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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 19:19

Les Palestiniens sont victimes d’une injustice inacceptable

 Par Pierre Jourde

Les Palestiniens sont victimes d’une injustice inacceptable. Soit.
Depuis soixante ans, sans relâche, les médias du monde entier se focalisent sur ce conflit. On se dit tout de même que la rentabilité injustice/information est très faible, si l’on ne considère que le rapport entre le nombre de morts et la quantité de papiers et d’images déversés sur le monde en général, et les masses arabes en particulier. Même rentabilité faible si l’on prend en compte la quantité de personnes concernées, importante certes, mais moins qu’en d’autres lieux de la planète.
Quant aux atrocités commises, n’en parlons pas, une plaisanterie.
Au nombre de morts, de réfugiés, d’horreurs, il y a beaucoup mieux, un peu partout. Remarquons, à titre d’apéritif, qu’avec la meilleure volonté du monde, Tsahal aura du mal à exterminer autant de Palestiniens que l’ont fait, sans états d’âmes, les régimes arabes de la région, notamment la Syrie, le Liban et la Jordanie, qui n’en veulent pas, eux non plus, des Palestiniens, et qui ont peu de scrupules humanitaires lorsqu’il s’agit de s’en débarrasser.
Mais Israël est un coupable idéal, non seulement dans nos banlieues, mais en Europe en général. Nous le chargeons de toute notre mauvaise conscience d’anciens colonisateurs. Une poignée de Juifs qui transforme un désert en pays prospère et démocratique, au milieu d’un océan de dictatures arabes sanglantes, de misère, d’islamisme et de corruption, voilà un scandale. Il faut donc bien que cela soit intrinsèquement coupable, sinon où serait la justice ?
L’injustice est avant tout israélienne. Ce n’est même pas un fait, c’est une métaphysique.
Cent chrétiens lynchés au Pakistan valent moins, médiatiquement parlant, qu’un mort palestinien.
Pourquoi l’injustice commise envers les Palestiniens reçoit-elle vingt fois plus d’écho que celle faite aux Tibétains, aux Tamouls, aux chrétiens du Soudan, aux Indiens du Guatemala, aux Touaregs du Niger, aux Noirs de Mauritanie ?
Y a-t-il plus de gens concernés, plus de sang versé, une culture plus menacée dans son existence ? En fait, ce serait plutôt l’inverse. Que la Papouasie soit envahie par des colons musulmans qui massacrent les Papous et trouvent, en plus, inacceptable de voir les rescapés manger du cochon, voilà qui ne risque pas de remporter un franc succès à Mantes la Jolie. Que des sales Nègres, considérés et nommés comme tels, soient exterminés par des milices arabes au Darfour, les femmes enceintes éventrées, les bébés massacrés, voilà qui ne soulève pas la colère des jeunes des cités. Et c’est dommage : si l’on accorde des circonstances atténuantes à un jeune Français d’origine maghrébine qui s’en prend à un Juif à cause de la Palestine, alors il serait tout aussi logique de trouver excellent que tous les Maliens, Sénégalais ou Ivoiriens d’origine s’en prennent aux Algériens et aux Tunisiens. Voilà qui mettrait vraiment de l’ambiance dans nos banlieues. Le racisme franchement assumé des Saoudiens ou desEmiratis envers les Noirs, les Indiens ou les Philippins, traités comme des esclaves, ne soulève pas la vindicte de la tribu Ka, ni des Noirs de France. La responsabilité directe des Africains dans la traite des Noirs n’induit pas des pogroms de guinéens par les Antillais.
Pourquoi seulement Israël ?
A moins que la haine d’Israël ne soit que le paravent du bon vieil antisémitisme ; mais non, cela n’est pas possible, bien entendu. Israël, 20.000 km2, 7 millions d’habitants, dont 5 millions de Juifs, est responsable du malheur des Arabes, de tous les Arabes, qu’ils soient égyptiens, saoudiens ou français. Israël est l’Injustice même.
En le rayant de la face du globe, en massacrant les Juifs, on effacerait l’injustice. C’est bon, de se sentir animé par une juste colère. C’est bon, d’éprouver la joie de frapper et de persécuter pour une juste cause.
Voilà pourquoi il ne faut pas dire aux « jeunes des cités » que les deux millions d’Arabes israéliens ont le droit de vote, élisent leurs députés librement.
Ne leur dites pas qu’Israël soutient financièrement la Palestine.
Ne leur dites pas que des milliers de Palestiniens vont se faire soigner dans les hôpitaux israéliens.
Ne leur dites pas que l’université hébraïque de Jérusalem est pleine de jeunes musulmanes voilées.

Ne leur demandez pas où sont passés les milliers de Juifs d’Alexandrie. Il en reste trente aujourd’hui.
Ne leur demandez pas ce qu’il est advenu de tous les Juifs des pays arabes.
Ne leur demandez pas s’ils ont le droit au retour, eux aussi.
Ne leur demandez pas quelle est la société la plus « métissée », Israël ou la Syrie.
Ne leur dites pas que, s’il y a de nombreux pro-palestiniens en Israël, on attend toujours de voir les pro-israéliens dans les pays arabes.
Ne leur dites pas que le négationnisme ou l’admiration pour Hitler ne sont pas rares dans les pays arabes ; que, lorsqu’il s’est agi d’illustrer les différentes cultures par leurs grands textes, la bibliothèque d’Alexandrie a choisi d’exposer, pour le judaïsme, le Protocole des Sages de Sion ; que ce ‘faux’ antisémite est largement diffusé dans les pays arabes.
Ne leur dites pas que, du point de vue des libertés, de la démocratie et des droits de l’homme, non seulement il vaut mille fois mieux être arabe en Israël que juif dans un pays arabe, mais sans doute même vaut-il mieux être arabe en Israël qu’arabe dans un pays arabe..
Ne leur dites pas qu’Alain Soral, du Front national, qu’ils détestent tant, est allé manifester son soutien au Hezbollah, qu’ils admirent si fort.
Si on leur enlève la méchanceté d’Israël, que deviendront ceux d’entre eux qui s’en prennent aux feujs, sinon des brutes incultes, bêtement, traditionnellement antisémites ?
Il ne faut pas désespérer Montfermeil. Mais après tout, on peut tout de même essayer de leur dire tout cela sans trop de risque. Ils traiteront l’informateur de menteur, d’agent du Mossad, de représentant du lobby sioniste ou de raciste.
Ils auront raison. Pourquoi se défaire de la commode figure du Croquemitaine responsable de toute la misère du monde ? Elle évite de s’interroger sur ses propres insuffisances.

Pierre Jourde est romancier ( »Paradis noir » sortira chez Gallimard en février), essayiste ( »Littérature monstre » vient de paraître) critique littéraire ( »La littérature sans estomac ») et professeur à l’université de Grenoble III, du moins tant que quelque chose comme l’université existe encore ; ça ne devrait pas durer.


NB : Pierre Jourde n’est pas juif……!!!

 

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22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 09:46


LE KADDISH

 

J’arrive à l'âge où l’on commence à regarder davantage son passé que son avenir et où, bien souvent, nous accompagnons nos amis sur le douloureux chemin d'une séparation qui n'est que provisoire.. La marche du temps étant inexorable.

 

Il y eut le temps où nos amis se mariaient. Puis vinrent les naissances, les miloth, les bar et bat-mitsva. Enfin, nos enfants et ceux de nos amis se marièrent à leur tour, et apparurent des petits- enfants... Aujourd'hui, et c'est la vie,... Si les fêtes familiales continuent, s'y ajoutent malheureusement les deuils. Si la période de deuil est un moment particulièrement triste, c'est aussi l'occasion de compter ses amis, de ressentir leur présence, leur proximité, leur chaleur. Pour ces amis, c'est aussi le temps de témoigner de leurs sentiments, ce que l'on a parfois de la peine à faire dans la vie quotidienne.

 

La tradition qui veut que l'on participe aux offices au domicile du défunt ou que l'on rende visite aux endeuillés permet de pénétrer dans leur intimité, de se rapprocher d'eux, souvent de mieux les connaître en ces moments d'épreuves. Les souvenirs sur la vie du défunt, les récits des proches donnent une autre dimension à ces amis que l'on croyait pourtant bien connaître, que l'on a côtoyés des années durant à la Syna :

 

Ce fidèle que l'on voyait un peu guindé, apparaît soudain proche et convivial.

 

Cet autre fidèle, joyeux et à l'air superficiel, se montre d'une grande profondeur religieuse et intellectuelle.

 

 Ce juif, moins fidèle, que l'on voyait occasionnellement dans la communauté, vit intensément son judaïsme et se rattache avec force à ses ancêtres.

 

Le deuil est un moment de vérité. C'est à cela que j'ai pensé, à plusieurs reprises ces dernières années, lorsque j'ai pris conscience, lors des offices de chiva (semaine de deuil), de certains décalages entre la réalité et l'image que nos avons parfois de nos amis.

 

Nos grands-parents, pour la plupart, parfois nos arrière- grands-parents, non seulement connaissaient le kaddish et le récitaient par cœur lors des deuils et des anniversaires de deuil, mais étaient à l'aise, pour faire l'office que la tradition impose pour l'occasion.

 

 Si la génération suivante connaissait encore le kaddi­sh, il n'était pas évident qu'elle récite les prières, et dans certaines Synagogues pour ne gêner personne ou pour ne pas troubler la dignité des offices, on ne laissait tout simplement plus les simples fidèles conduire la prière, mission dévolue à un 'hazan professionnel.

 

 

La «génération de mai 1968», si elle s'était fait reconnaître par ses diplômes universitaires, n'était plus en mesure ni de dire kaddish, ni de faire la prière. Heureusement, à cette époque les parents étaient encore jeunes. C'est cette génération qui est aujourd'hui en âge d'accompagner ses parents à leur dernière demeure.

 

 Grâce à D., un fort mouvement de techouva a ramené à notre communauté de très nombreux juifs, devenus conscients, engagés, curieux de l'étude et de la pratique des mitsvoth. Pourtant, il y a des choses que, lorsque, si on ne les a pas apprises dans sa jeunesse, on rattrape difficilement. La lecture hébraïque, la récitation des prières en public posent souvent problème à cette génération. Et lors des offices de 7 jours, nous remarquons tout d'un coup que cet ami, qui ne manque à aucun office, n'est pas en mesure de faire la prière, et que parfois même, il lit avec effort le kaddish. J'imagine combien, en ce moment si difficile, où il souhaite se consacrer totalement à l'élévation de l'âme de son parent, il doit souffrir de ne pas savoir prononcer les mots dans leur pureté et leur précision.

 

Mais j'ai fait un constat qui me met du baume au cœur, comme il doit certainement réconforter ces endeuillés et à travers eux toute la communauté. C'est à cette occasion que l'on voit un fils, voire un petit-fils, occupant à la Synagogue la place qu’occupait son père, son   grand-père et prier avec la force et la conviction d’une jeunesse engagée. Et je sais que le père, le grand-père   n'en éprouvent de là haut, que de la fierté.

 

Plais à D.ieu que ce mouvement de retour vers nos valeurs, encore faible, se poursuive et s’amplifie dans les années à venir….

 

                                                                                                          C.S.

 

 

 

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20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 11:02

A TOI MON FRERE JUIF, A TOI MA SOEUR JUIVE

STOP! SOUFFLE UN PEU & REFLECHIS AVEC TA CONSCIENCE JUIVE SUR TA VIE.

Mais au fait! Qui t'accorde ce souffle? Qui t'a doté de cette Reflexion même?..

LA VIE QUOTIDIENNE : Jusqu'à quand la routine Metro Boulo Dodo Disco ou je ne sais quoi! Sache que Tout Homme a une mission sur terre. Tu n'as pas été créé pour juste vivre bêtement (manger, dormir et gambader ou kiffer) comme un mouton, un âne ou une vache! sans te poser de questions existentielles! Sinon pourquoi avoir un cerveau si ce n'est pour reflechir? L'homme est doté d'une capacité de reflexion et d'une conscience pour penser ses actes et donner un vrai sens à sa vie.

Et si tu es JUIF(ve), Tu as un code de vie à suivre sur terre pour acquérir les plus belles « valeurs » au monde, Tu seras toujours relayé au premier rang de l’humanité car Tu es membre du « peuple élu au mont Sinaï depuis plus de 3000ans », Tu as donc comme Tous tes frères et sœurs de par le monde, la mission de respecter les lois de notre sainte Torah, et Tu devras a ton tour les transmettre à Tes chers enfants avec si possible autant d’amour et fidélité que l’ont fait nos pères & mères au fil des générations, et ce, souvent au péril de leur VIE.

Leur VIE !! Etaient ils réellements fous ? Où alors sommes nous à ce point inconscients ou ignorants ?... Quoi qu’il en soit, pour le savoir il faut revoir la définition de ce que l’on est :
« JUIF(VE) c’est quoi ? » mais en un mot, pour être un Bon Juif, il faut rester "connecté" à son peuple et sa terre qui ne font qu'un, "Israël", Et cette connexion ne peut se faire qu'avec ce qui nous lie TOUS depuis des millénaires : La Torah !

LES VACANCES : Pour les vacances c'est vrai qu'à Tel Aviv ou Puntacana c'est peut etre super! Mais est ce le BUT essentiel de ta vie? De travailler toute l'année pour griller au soleil comme une merguez et tuer le temps 2 ou 3 semaines, en fermant les yeux sur ces valeurs & devoirs.. Non! c'est du gachis. Et puis, depuis quand celui qui revient de vacances avec la face la plus cramée est celui qui a passé de meilleures vacances?
Pour le dire crûment! Tout homme à sa mission sur terre, et un juif ne peut la réaliser qu'en etant dans le chemin de Torah & Mitsvot. L'Objectif est d'Etre un bon juif sinon D.ieu enverra un oppresseur qui nous rappellera que l'on est un sale juif afin de reveiller notre conscience et de donner un vrai sens à la vie.

                                                                                                                       Joel Amar

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19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 21:42



Comme chaque année ,la Wizo est heureuse de vous proposer des plateaux de pâtisseries orientales à l'occasion des fêtes de Hanoucca .

 

Ces pâtisseries sont faites par quelques Wizéennes dévouées, dans les cuisines du Centre Communautaire.

Etant donné le succès grandissant de cette opération, il est recommandé de passer rapidement vos commandes auprès de :

 

Nicole Illouz       04 66 20 18 91

1 rue Bel Horizon

 30230 Bouillargues  -

 

P.A.F   : 25 €uros

 

Grâce à cette participation, nous parviendrons à agrandir le Club de jeunes du Mochav Nitzaneï Oz, situé sur une zone frontalière sensible, afin de venir en aide aux adolescents en difficulté .C’est notre objectif ,cette année.

 

Par avance je vous remercie.

Cordial Chalom

Nicole Illouz

Présidente WIZO Nîmes




 


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19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 14:30

 

« Le juif qui suit dans la sincérité de son cœur la voie de ses pères, sans excès, marche sans aucun doute dans la lumière de Dieu. »



TOLDOTH

 

La paracha Toldoth (Engendrements) nous présente en son début la naissance des frères jumeaux, Esaü (Essav) et Jacob (Yaakov), fils d'Isaac (Yitshak) et de Rébecca (Rivka). Des faux-jumeaux à en croire le texte, puisque Esaü naît avec un système pileux développé (d'où son nom Essav, de assouy = « celui qui est fait ») alors que Jacob restera un homme à la pilosité réduite (« je suis un homme à la peau lisse »). Mais cette différente physiologique semble mineure par rapport à une autre différence plus signifiante pour la Torah, la différence dans leurs options de vie.

 

 Fils de juste ou fils de méchant :

 

Isaac et Rébecca sont présentés comme des justes, Isaac est juste fils de juste (Abraham) et Rébecca, juste fille de méchant (Laban). L'idée est importante, elle signifie que si le second couple patriarcale est juste ce n'est pas par hérédité, mais par choix de la justesse du comportement en conformité à la volonté divine. La vertu ne s'hérite pas, elle se mérite.

 

Ce choix existentiel d'être juste se repose à la génération suivante entre Esaü et Jacob ; l'un comme l'autre sont fils de justes. Ils vivent dans un environnement propice à l'épanouissement spirituel, à l'intégration de l'éthique monothéiste. Pourtant le verset dit d'Esaü qu'il épousa des femmes cananéennes « ce qui fut amertume de souffle pour Isaac et Rébecca.» En d'autres termes, Isaac et Rébecca furent dépités par ce double mariage.

 

Trouver la femme :

 

La question du choix de l'épouse est récurrente dans les premiers récits de la Bible. On se souvient notamment qu'Abraham délègue son serviteur (que la tradition identifie à Eliézer, puisque le verset ne donne pas son nom) pour aller chercher une épouse pour son fils Isaac. On note l'insistance du patriarche pour trouver une épouse hors de Canaan car en Canaan les femmes s’adonnent à l'idolâtrie. Abraham connaissait bien les mœurs et coutumes de ses concitoyens cananéens, s'il avait trouvé une femme vertueuse pour Isaac, il lui aurait demandé d'être sa bru.

 

Plus tard, Juda aura le mérite de découvrir en Tamar une cananéenne vertueuse, comme Moïse rencontrera Tsipora la midianite au grand cœur. Mais Abraham ne connut pas une telle femme dans son environnement, et il envoya donc en Mésopotamie, son pays d'origine, Eliézer pour trouver une femme pour son fils.

 

Le serviteur savait très bien ce qu'il cherchait : une épouse digne de s'inscrire dans l'éthique abrahamique, aimant l'étranger et pratiquant l'hospitalité. Sa prière fut exaucée puisqu'il rencontra la belle Rébecca qui courut pour étancher la soif du serviteur et de ses compagnons de voyage, et même de ses chameaux.

 

Isaac et Rébecca s'étaient donc rencontrés, unis et aimés autour d'un projet commun : perpétuer le message d'Abraham. On peut alors comprendre leur déception en apprenant l'union d'Esaü avec deux femmes cananéennes qui allaient couper leur mari de ses racines hébraïques.

 

C'est sans doute ce fait, souvent passé sous silence, qui pourrait justifier le choix décisif de Rébecca de faire passer Jacob à la place d'Esaü pour la transmission de la bénédiction paternelle. Esaü avait au final choisi une autre voie que celle d'Abraham et d’Isaac.

 

Un jour les enfants grandissent, et ils opèrent leur propre choix : être juste ou non. Et là, seule la volonté individuelle peut trancher. Un texte talmudique rapporte qu'un ange est préposé à la semence d'un homme pour la conception. Il se nomme Laïla "Nuit". Il présente la semence devant Dieu et demande : « Quelle sera la nature de ce futur humain : grand ou petit, sage ou sot, riche ou pauvre ? Mais il ne demande sera-t-il juste ou injuste, car cela n'est pas décrété par le Ciel. Car tout est entre les mains du Ciel sauf la crainte du Ciel. »

 

Philippe HADDAD

 

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16 novembre 2009 1 16 /11 /novembre /2009 11:29


Joindre l'utile à l'agéable et vivre une expérience inoubliable


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15 novembre 2009 7 15 /11 /novembre /2009 11:46

Vieillir !

 

 

Et Avraham vieillit et fut avancé dans les jours ; et D.ieu bénit Avraham en tout.

 

(Genèse 24, 1)

 

La Torah considère l’âge avancé comme une vertu et une bénédiction. Tout au long de la Torah, Zaken, « vieux » est synonyme de « sage ». La Torah nous enjoint de respecter toutes les personnes âgées, quels que soient leurs niveaux d’érudition et de piété, parce que les nombreuses épreuves et expériences qu’a apporté chaque nouvelle année véhicule une sagesse que le plus accompli des jeunes prodiges ne peut égaler. Quand le verset, cité plus haut, précise, quand Avraham vieillit, « il fut avancé dans les jours » , cela signifie que les jours accumulés, chacun rempli d’étude et d’accomplissement, ne faisaient que renforcer son mérite. Aussi, l’âge avancé est-il considéré comme l’une des plus grandes bénédictions que l’homme puisse recevoir.

 

Cela va à l’encontre de l’attitude qui prévaut dans les pays « développés »   du monde contemporain. Dans le monde occidental, la vieillesse est une faiblesse. La jeunesse est vue comme la plus crédible dans tous les domaines. C’est pourquoi, la société dicte que les plus âgés doivent être condamnés à la passivité et au déclin. Ils sont considérés comme inutiles voire pesants et sont souvent confinés, au meilleur des cas, dans des lieux de villégiature pour « les aînés »  ou dans des maisons de retraite.

 

Apparemment, l’attitude moderne paraît au moins partiellement justifiée. N’est-il pas un fait avéré que la personne s’affaiblit physiquement plus elle avance en âge ? Il est vrai que l’inactivité de la retraite s’avère être un facteur clé dans la détérioration physique des personnes âgées. Mais n’est-ce pas un fait inéluctable de la nature que le corps d’un être de soixante-dix ans ne soit pas le même que celui de trente ans ?

 

C’est justement là le point central : le mérite d’une personne doit-il se mesurer à ses forces physiques, par la quantité de travail qu’elle peut accomplit chaque semaine ? C’est vrai qu’un jeune de vingt ans peut danser toute la nuit alors que sa grand-mère se fatigue au bout de quelques minutes. Mais l’homme n’a pas été créé pour danser sans fin. L’homme a été créé pour rendre la vie sur terre plus pure, plus claire et plus sainte qu’elle ne l’était avant qu’il n’apparaisse. A cette lumière, la maturité spirituelle des personnes âgées vient plus que compenser leur force physique amoindrie. Si l’âme n’est rien de plus qu’un moteur qui dirige la façon dont le corps va se procurer ce dont il a besoin alors il est certain que l’affaiblissement physique du corps, dû à l’âge, s’accompagnera d’une détérioration spirituelle, une descente dans l’ennui, la futilité et le désespoir. Mais quand l’on considère le corps comme un accessoire de l’âme, c’est tout le contraire qui est vrai : le grandissement spirituel du vieil âge vient revigorer le corps, lui permettant de mener une existence productive aussi longtemps que le Tout Puissant accorde le don de la vie.

 

La vie : une définition

 

Mais il y a encore plus à tout cela. A la base d’une maison de retraite est la notion que la vie est composée de périodes productives et de périodes non productives. Les premières vingtaines de la vie sont considérées comme n’apportant que peu ou pas d’accomplissement, puisque c’est le moment où l’individu acquiert les connaissances et s’entraîne dans la préparation de la période productive de sa vie. Les trente à quarante années suivantes sont celles où se réalisent ses énergies créatrices : il utilise maintenant ce qui a été investi pour lui par ses aînés désormais passifs et investit à son tour dans la génération plus jeune, elle, encore passive. Et finalement quand il pénètre dans sa période crépusculaire, il met son existence de « véritables »  accomplissements derrière lui, il a travaillé dur toute sa vie, il est temps maintenant de s’installer et de jouir des fruits de son dur labeur.

 

Cependant, la Torah ne reconnaît pas une telle distinction entre les étapes de la vie car elle considère la productivité comme l’essence même de la vie. Il existe des différences marquées entre la jeunesse et l’âge adulte etc., mais leurs différences résident dans la manière dont la personne est productive et non dans le fait qu’elle le soit ou non. Le fait même que D.ieu donne à un homme un simple jour supplémentaire de vie physique signifie qu’il n’a pas encore achevé sa mission dans la vie, qu’il existe toujours quelque chose qu’il doit accomplir dans ce monde.

 

Pourquoi ?

 

Parce que telle est la nature humaine : la vie n’a de sens que lorsqu’elle est productive. Mais pourquoi ? Parce que D.ieu a créé l’homme pour qu’il soit Son partenaire dans la création. Le Midrach nous dit que D.ieu a dit au Juste : « Tout comme Je suis un Créateur de mondes, ainsi dois-tu faire » . D.ieu est l’Initiateur et le Donneur ultimes, nous accordant l’existence et la vie et nous octroyant les aptitudes et les ressources nécessaires. Mais D.ieu veut plus que des récipiendaires passifs pour Ses dons. Il veut une association avec nous, une association, dans laquelle nous créons et nous donnons comme Il créée et donne, et Il désire recevoir de nous comme nous recevons de Lui. C’est ainsi qu’Il a fait du désir d’accomplissement l’essence même de la vie humaine.

 

Le cours de l’action

 

Et pourtant, la retraite, obligatoire ou pas, est un fait de la vie moderne. Année après année, elle détruit des millions de vie et condamne des ressources humaines de valeur à un gâchis complet ou presque.

 

Que faire face à cette tragédie humaine et sociale ? Nous devons changer les attitudes de ceux qui sont à la tête du monde du travail et de la société en général. Mais surtout, nous devons changer la perception que nous avons de l’âge avancé. Nous devons dire aux seniors : vous n’êtes pas inutiles, bien au contraire. Vous êtes d’une valeur encore plus grande qu’avant et chaque jour votre valeur augmente. Les changements physiques que vous subissez sont le résultat de l’avancée de votre âge, mais pas une raison de retraite de la vie productive. C’est au contraire l’occasion de découvrir de nouveaux moyens pour vous développer vous et votre environnement.

 

Il existe d’innombrables personnes à la retraite qui cherchent désespérément comment remplir leur temps. Permettons-leur d’établir des centres d’étude de la Torah où elles peuvent venir quelques heures par jour et accroître leurs connaissances et leur productivité. Ouvrons de tels centres dans chaque communauté et établissons des classes et des ateliers dans chaque maison de retraite. Si les difficultés de la vie ne leur ont pas permis auparavant d’acquérir la perspective lumineuse de la Torah sur la vie, la retraite offre une occasion en or d’étudier et de grandir : l’éducation comme la productivité est une entreprise qui dure toute la vie. La Torah leur donnera une nouvelle prise sur la vie, elle les éclairera sur leur véritable valeur et leur potentiel et transformera leur statut en luminaires pour leurs familles, leur environnement et leur communauté.

 

Adapté des enseignements du Rabbi de Loubavitch

 

 

 

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13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 15:25

9 novembre en Allemagne:
"ne pas oublier la Nuit de Cristal"

 

  L’Allemagne ne doit pas oublier que le 9 novembre n’est pas seulement l’anniversaire de la chute du Mur de Berlin mais aussi celui de la « Nuit de cristal » en 1938, un pogrom qui marqua le prélude à l’Holocauste, a rappelé lundi la communauté juive allemande.

« Bien sûr, on peut et on doit se souvenir des moments historiques » vécus par les Allemands il y a 20 ans lorsque « les portes de la liberté se sont ouvertes », a souligné dans un communiqué Charlotte Knobloch, la présidente du Conseil central des juifs d’Allemagne.

 

« Bien sûr que les gens peuvent se réjouir. Mais en même temps nous ne devons pas oublier (...) qu’il y a 71 ans, avec le pogrom de novembre, on a vu se profiler l’ouverture des portes d’Auschwitz », a-t-elle ajouté.

 

Le président allemand Horst Köhler, pour sa part, a rappelé que le 9 novembre 1938 et le 9 novembre 1989 étaient irrémédiablement liés.

 

Ce n’est que « parce que nous Allemands avons appris la leçon de notre histoire entre 1933 et 1945 » que le monde a pu nous faire confiance en 1989 et a permis la réunification un an plus tard des deux Allemagne, a-t-il dit.

 

« Nous aurons toujours en Allemagne de nous souvenir de ce lien et de cette responsabilité », a ajouté le président.

 

Le hasard du calendrier, qui a voulu que le Mur de Berlin soit tombé un 9 novembre, jour anniversaire de la « Nuit de Cristal », a empêché l’Allemagne de faire de ce jour sa Fête Nationale. Elle lui a préféré pour cela le 3 octobre, anniversaire de la Réunification en 1990.

 

Au cours de la « Nuit de cristal », le 9 novembre 1938, des centaines de synagogues et des dizaines de milliers de commerces et de maisons appartenant à des Juifs furent endommagés ou détruits. Quelque 90 Juifs moururent dans le pogrom et 30.000 furent arrêtés puis internés dans des camps de concentration.

 

Jerusalem post

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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 16:11


La vie PLUS FORTE QUE la mort

 

 

Les dix épreuves d’Abraham :

 

Nous l'avons souvent écrit, le judaïsme, en tant que fait religieux, pose le choix de la vie en impératif catégorique. Dieu est le Dieu de la vie, Elo-him Haïm, qui demande à chacun :  « tu choisiras la vie » (Deutéronome / Dévarim XXX, 19). Comprenons que lorsqu'un choix, un acte libre doit être posé dans l'existence, alors ce sera celui qui pousse à la vie, à plus de vie, qui devra être choisi. Le masochisme, la fascination de la mort, voire l’aspiration au suicide (même pour un monde meilleur), traduit, pour le judaïsme, une pathologie qui ne peut trouver sa justification dans les textes bibliques.

 

La vie d'Abraham constitue une belle illustration de ce principe. Dans les Chapitres des Pères (Pirkey Avoth V, 3) nous lisons : « Abraham, notre père, a été éprouvé par dix épreuves, et il les surmonta toutes.  C'est pour te faire connaître son amour (pour Dieu). »

 

Parmi les différents événements de la vie d'Abraham, la Torah a donc choisi de nous relater ses dix épreuves – depuis l’abandon de sa maison paternelle jusqu’à l’épreuve du Moriah, afin de nous décrire l'amour d'un homme pour Dieu.

 

A l’analyse, nous remarquons un fait intéressant : toutes ses épreuves ont constitué un déchirement, une perte par rapport à une situation antérieure : Dès le départ, Abraham doit quitter pays, amis et famille, puis il doit se séparer de Loth son neveu, il doit pratiquer sur lui l'alliance de la circoncision (la perte de sa chair), renvoyé Ismaël son fils bien aimé et Agar, sa concubine. A chaque fois, son amour pour Dieu lui offre le moyen de vaincre sa nature généreuse et ses sentiments premiers. Pour autant, il faut bien comprendre combien ses deuils furent douloureux. (Comme l’enseigne, la Kabbale, l’épreuve de l’homme de charité consiste justement à se confronter à la rigueur).

 

La révolution religieuse du Moriah :

 

Pour autant la dernière épreuve ne se conclut pas comme les autres. Ce n'est pas la rupture et la mort du fils qui expriment l'ultime épilogue. Bien au contraire, ces  retrouvailles entre Isaac et Abraham, vont fonder pour la tradition rabbinique la solennité de Rosh Hashana et même de Kippour : Le Juge de toute la terre appelle à choisir la vie, la sienne et celle d'autrui. Il ne désire pas plus la mort du méchant, mais que celui-ci se repente et qu'il vive (Ezéchiel XVIII, 23, fin de l’office de Kippour).

 

La paracha de la semaine dernière (Vayéra) ne s'achève pas, toutefois, sur le happy-end de la non-mort d’Isaac, mais sur la naissance de Rébecca, fille de Béthouel. La structure d'écriture est ici éloquente : Isaac, l'enfant que l'on attendait plus, naît, et est sauvé de l’infanticide ; de plus son alter ego voit le jour après l'événement du Moriah.

 

 De l’enterrement au mariage :

 

Dans la paracha de la semaine, même structure. Par quoi commence-t-elle ?  Par l’enterrement de Sarah. La mort nous surprend et nous rappelle (contre notre fonctionnement de conscience) que nous ne sommes pas éternels. Cette mort implique les devoirs envers le défunt. Abraham achète donc la caverne de Makhpéla, y enterre Sarah et la pleure. Mais juste après, le verset nous apprend que le patriarche devenu vieux décide de marier son fils Isaac. La vie triomphe de la mort, et ce triomphe se traduit concrètement dans un rapport d’espérance au monde.

 

Les Pharisiens contre les Sadducéens :

 

Je voudrai conclure mon propos de la semaine en mentionnant un fait d'Histoire : l'approche dogmatique qui opposa, il y a deux mille ans, les Pharisiens des Sadducéens. Dans cette Judée occupée par Rome, les premiers représentaient l'assemblée des rabbins, issus généralement du peuple, les seconds constituaient l'aristocratie juive, attachée au culte du Temple et collaborant avec les Romains. 

 

Après la destruction de Jérusalem, en 70, seuls les Pharisiens se maintinrent, offrant au peuple juif sa chance de survie, en rédigeant le Mishna qui donnera le Talmud. En faisant du peuple juif, le peuple de l'interprétation du Livre, les Pharisiens ont insufflé aux communautés la force de résister dans les temps d'exil, même aux périodes les plus noires de son Histoire. Incontestablement, notre reconnaissance à leur égard doit être soulignée.

 

Sur quel point dogmatique, entre autres, s'opposaient-ils aux Saducéens ? Sur la question de la résurrection des morts. Alors que les Saducéens posaient la porte de la tombe en porte du néant, les rabbins affichaient en dogme de foi, leur croyance en la résurrection. Ils allèrent jusqu'à trouver des appuis scripturaires (assmakhta) pour étayer la thèse. Quelques pages talmudiques évoquent ces âpres discussions entre les tenants des deux thèses.

 

Nous pouvons nous interroger sur les motivations philosophiques et psychologiques qui sous-tendaient le débat. L'une des réponses trouverait sa source dans l'esprit même de la Torah. Au fond, les rabbins refusaient d'offrir à la mort le dernier mot. Dieu était présenté dès le prélude biblique, comme le Créateur, Celui qui avait insufflé la vie à un être de poussière, la fin de l'existence devenait un long sommeil. Les Patriarches furent ainsi surnommés les « dormants de Hébron ».

 

Qu’est-ce que cette conception a offert dans le rapport du Juif au monde ? Un certain esprit : L’espérance révolutionnaire. Aucune fatalité mortifère ne peut triompher de la volonté de vivre. Nous en sommes un exemple vivant !

 

Philippe Haddad

 

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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 16:05

Désolé pour la mauvaise qualité de l'image et du texte


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