Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 16:31
La Sidra de la semaine : BAMIDBAR

C'est cette semaine que nous lisons la paracha "Bamidmar", qui est la première du livre du même nom: le sepher "Bamidbar", quatrième livre de la Torah.

Le terme "Bamidbar" signifie "Dans le désert".

Le désert est le lieu dans lequel les juifs ont séjourne suite a leur sortie d'Egypte, et ce jusqu'a leur entrée en Erets Israël. Le "moment fort" de cette période fut le don de la Torah, sur le mont Sinaï, que nous allons d'ailleurs célébrer la semaine prochaine.

La paracha Bamidmar a un lien particulier avec la fête de "Chavouôt", la fête du don de la Torah, car c'est la paracha qui est toujours lue le Chabbat qui précède la fête.

Apres quarante neuf jours d'une préparation adéquate à la réception de la Torah, les juifs ont déclaré à son sujet :

"Nous ferons et nous comprendrons".

Cette déclaration, en réalité, en comporte trois :

1- Nous ferons. Il s'agit de la mise en application des mitsvot (commandements) de la Torah.

2- Nous comprendrons. Il s'agit de l'étude de la Torah, de la compréhension des mitsvot.

3- "Nous ferons" précède "Nous comprendrons", c'est a dire que La mise en application des mitsvot en précédera l'étude.

Nous comprenons facilement les deux premiers points:

D'une part, si D-ieu nous a donne la Torah, avec tout l'éventail de lois qu'Il y a fixé, celles qui concernent toute l'humanité comme celles qui sont spécifiques au peuple juif, c'est bien pour que nous les mettions en application.

Et d'autre part, la Torah étant la parole de D-ieu, créateur et possesseur de l'univers, qui le fait exister à chaque instant dans ses moindres détails, le transcende et s'y habille, et en particulier maintient l'existence de chacun de nous, il parait plus que naturel d'étudier ce qu'il a décidé de nous transmettre.

C'est par contre la troisième déclaration, dans laquelle il s'agit de faire précéder l'etude par l'action, qui semble la plus difficile à comprendre.

La logique veut que pour accomplir quelque chose, il est avant tout nécessaire de l'avoir compris. Nos sages se sont d'ailleurs interroges dans le Talmud, pour savoir ce qui est plus important, de l'étude ou de l'action. Leur conclusion fut que l'étude est plus importante puisque c'est elle qui conduit à l'action, et donc bien sur à la condition qu'elle conduise à l'action, à la pratique des mitsvot, qui est le but véritable du don de la Torah.

Il semblerait donc préférable, voire même indispensable, que l'accomplissement des mitsvot soit précédé de l'étude de la Torah. Car si nous ne savons pas comment accomplir un commandement, comment nous est-il possible de le faire?

Mais nous nous trouverions alors face à un problème insoluble.

Comme nous l'avons expliqué la semaine dernière (paracha Be'houkotai), le plus haut niveau que nous puissions atteindre dans l'étude de la Torah, est celui auquel nous percevons que nous ne sommes pas capables de comprendre. Ceci est lié au fait que la Torah est illimitée, contrairement à notre intellect qui est, quant à lui, limité.

La pratique des commandements est également illimitée, en ce sens qu'elle provoque un lien infini entre nous et notre créateur. Ce sujet avait été explique il y a plusieurs mois (paracha Vayera). Mais les capacités mises en œuvre pour y parvenir ne dépassent pas nos limites. Cela nécessite, certes, des efforts, mais demeure cependant à la portée de chacun d'entre nous.

Si nous faisions dépendre l'accomplissement des mitsvot, qui est à notre portée, de leur compréhension, dont la portée réelle nous dépasse, nous diminuerions alors systématiquement nos possibilités de pratique.

Il faut donc au contraire accomplir tout ce que la Torah demande de nous, sans nous limiter à ce que nous pensons comprendre. Et la pratique elle-même améliorera notre compréhension, comme ceci peut être constate dans de nombreux domaines.

Bien entendu, l'étude parallèle des lois liées à l'accomplissement des commandements est nécessaire, afin de ne pas se tromper dans leur accomplissement.

Tout ceci, bien sur, ne retire rien a la nécessité d'étudier toutes les parties de la Torah, chacun selon ses capacités. Cela fait également l'objet de l'un des commandements.

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Clovis Simard 08/12/2013 14:01

Noël à Jérusalem.fermaton.over-blog.com

Présentation

  • : Le blog de Claude SICSIC
  • Le blog de Claude SICSIC
  • : La vie d'une communauté
  • Contact

Profil

  • Claude SICSIC
  • Responsable communautaire, j'ai souhaité créer, avec ce blog, le lien humain et amical qui nous fait tant défaut dans ce monde égoïste
  • Responsable communautaire, j'ai souhaité créer, avec ce blog, le lien humain et amical qui nous fait tant défaut dans ce monde égoïste

Recherche

Archives