Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
4 juillet 2009 6 04 /07 /juillet /2009 15:32

CONSCIENCE OU ES-TU ?

 

  

Celui qui n'est pas touché par ces images terribles et monstrueuses de ces jeunes iraniens pendus pour avoir oser défier le régime, a un problème avec sa conscience. Ou du moins celle-ci s'est sérieusement émoussée. On pensait ces choses révolues depuis la Seconde guerre mondiale et "ses images" insoutenables...

 

Le monde nous a hélas depuis longtemps habitué à la barbarie. Yad Vashem, le Musée de la Shoah à Jérusalem en témoigne et c'est peut-être pour cela que les nations en veulent tant au peuple juif. Il leur renvoie en pleine figure leur propre image. Israël, "la conscience de l'humanité"... Oui, en quelque sorte.

 

Le silence des grands de ce monde

En fait, ce qui est choquant n'est pas tant le choc de ces photos, dégradantes pour l'homme, mais l'absence de réactions des autorités morales, politiques et religieuses. Comment ne pas être "choqué" quand les leaders du monde "libre" s'attachent plus à faire cesser la construction d'une maison juive en Judée-Samarie que de faire cesser ce massacre de jeunes gens en Iran ?

 

Pourquoi le monde veut-il absolument s'ingérer dans les affaires d'Israël et pourquoi personne ne réagit contre la barbarie des mollahs... ou contre le Hezbollah ou le Hamas tenant enfermé (sous la torture, qui sait ?) le seul Juif existant de Gaza, le soldat Gilad Shalit ? Une réponse : on ne risque rien en s'en prenant à Israël...

 

Où êtes-vous Monsieur Ban Ki-moon, chef de l'ONU ?... N'y a t-il pas là matière à faire voter une résolution, comme celles qui ont tant frappé l'Etat hébreu - 65 résolutions de l'ONU votées contre Israël depuis 1948 ! Jamais un Etat membre n'a fait l'objet d'autant de condamnations et de résolutions. L'Iran ne peut-il pas "bénéficier" d'une petite résolution de l'ONU avec la "tuerie du 20 juin"  qui a fait 150 morts et des milliers de blessés et d'arrestations ? Mme Maryam Radjavi, Présidente élue de la Résistance iranienne, a appelé le Conseil de sécurité de l'ONU à des sanctions contre le régime des mollahs.

 

Où êtes-vous Benoît XVI, et vous Instances Protestantes ? L'Iran, avec six autres pays islamiques, est sur la liste des plus grands persécuteurs de chrétiens. En Iran,  "l'année 2008 a été une des pires que l'Eglise ait connue depuis la révolution islamique de 1979. Les églises de maisons ont subi une forte répression. Plus de 50 chrétiens ont été arrêtés, interrogés et même battus. Un couple est mort suite aux blessures infligées par la police. Il arrive que ceux qui sont reconnus coupables d'apostasie soient automatiquement condamnés à mort" (infos Portes Ouvertes).

 

Où êtes-vous, ONG et autres organisations des droits de l'homme, qui êtes si promptes à clouer Israël au pilori, vous qui aviez réagi avec tant de vigueur contre l'Etat hébreu lors de la guerre à Gaza ? Ces six pendus et les 150 morts, coupables de soif de liberté, ne valent-ils pas de défiler et de protester ? Et vous, médias et journaux, ces faits ne vous inspirent-ils pas plus que les maisons qui se construisent en Judée-Samarie ?

 

Deux poids, deux mesures

On en arrive toujours à cette formule : "Deux poids, deux mesures", lorsqu'il s'agit d'Israël. Une mesure pour les nations, un poids de jugement certain pour Israël. Mais là, il ne s'agit pas d'Israël, il s'agit de l'Iran, de simples jeunes gens pendus sur la place publique comme au Moyen-âge, pour la seule faute d'avoir manifesté... et le monde qui ne réagit pas.

 

Ô monde, où est ta conscience ? Comme Caïn, tu peux tenter de la cacher, l'œil de D.ieu te voit. Tu peux la déguiser ou tenter de la revêtir d'habits complaisants, ta conscience sera toujours nue devant le Créateur.

 

L'Iran n'est pas n'importe quel pays. Du temps biblique, c'était la Perse. Le méchant Haman était perse, mais la belle et juive reine Esther était perse, et le grand roi Cyrus l'était aussi - D.ieu disait de Cyrus qu'il était son Oint, son Messie. Or Cyrus a permis de reconstruire le 2e Temple. N'en sommes-nous pas là finalement... en un temps prophétique lié au Temple messianique ?...

 

Curieusement, les mollahs s'énervent lorsqu'il est question d'Israël. Pour tout problème, ils en veulent aux "sionistes". N'est-ce pas l'esprit d'Haman qui voulait faire disparaître le peuple juif déjà ? Mais oui, voilà pourquoi le monde n'est pas pressé de réagir contre cette ploutocratie (1) religieuse. Il connaît au fond de lui la connexion avec Israël - l'empêcheur de "tourner en rond" et de faire la paix au Moyen-Orient. On préfère alors garder le silence...

 

Attention, conscience en danger !

Pourtant, en dehors de toute considération théologique et de cette parenthèse historique, refusons net de nous habituer à cette violence qui n'honore pas l'humanité. Libérons et aiguisons notre conscience, elle est en danger  d'apathie et d'anesthésie générale ! Si le Créateur a voulu pour l'Homme une conscience, c'est bien pour le distinguer de l'animal. Cela vaut le coup de redonner à notre conscience son sens premier, sa fonction véritable, celle de la connaissance du bien et du mal - ce sera à l'honneur de l'homme et de son Créateur. L'homme est tout de même le plus beau des projets de D.ieu !

 

(1) La ploutocratie (du grec ploutos : richesse et kratos : pouvoir) parle d'une  concentration du pouvoir dans les mains d'une classe sociale s'accompagnant de fortes inégalités. Cela définit le régime corrompu des mollahs (voir le site Iran Libération)

Pasteur Gérald FRUHINSHOLZ

Repost 0
2 juillet 2009 4 02 /07 /juillet /2009 14:41

HOUKAT - BALAK

 

Cette semaine, nous lisons deux parachioth : Houkat et Balak. Sous un certain angle, elles sont « antinomiques ». L’amour de la vie contre l’amour de la haine.

 

Se purifier, c’est choisir la vie :

 

La première traite des lois de la vache rousse, prescription qui n’est plus appliquée depuis la destruction du Temple (comme pratiquement toutes les lois concernant la pureté et l’impureté). Retenons que la Torah propose des rituels de purification, c’est-à-dire des cérémonials pour se couper de la mort, et pour choisir la vie.

 

La Torah est obsédée par la vie, par l’existence ici-bas, comme seul espace du service de Dieu (avodat Hahem). « Une heure de téchouva-repentir- et de bonnes actions vaut tout le monde à venir » enseignent les Pirkey Avoth. On ne peut plus clair.

 

Comprenons que l’impureté ne renvoie pas à une quelconque salissure ou souillure physiologique, mais à une notion purement religieuse liée à l’expérience de la mort. La mort est une réalité, une certitude humaine. Elle signifie la fin des projets, la fin des informations, transmises ou reçues. L’existentialisme biblique nous oblige, à travers les mitsvoth, à choisir la vie. Un Cohen qui normalement n’avait pas le droit d’entrer en contact avec un mort (entrer dans un cimetière, par exemple), devait préparer les cendres de la vache rousse, et réaliser le rituel de purification. Le Cohen devait donc se rendre impur pour purifier l’impur. Belle idée de solidarité humaine n’est-ce pas !

 

 

 

Maudire, dire le mal :

 

Dans la seconde paracha, nous lisons l’épisode de Bilam, le devin (kossem). Il apparaît comme un professionnel de la médisance. On le paie cher pour qu’il maudisse. Maudire = Dire le mal ; Bénir = Dire le bien. Son but : détruire par les mots. Faire jouir son auditoire de paroles fielleuses, venimeuses et haineuses. Dieu l’en empêchera, mais l’intention demeurera.

 

En ce sens, les deux parachioth (sidroth) sont antithétiques. Pendant qu’Israël s’occupe à purifier l’impur, à redistiller de la vie, là où se trouve la mort, Bilaam injecte du poison dans les corps vivants.

 

Un texte qui nous parle encore :

 

Sur le plan symbolique, cet enseignement nous parle encore. Nous sommes une génération sortie des cendres d’Auschwitz. Et si Hitler n’avait pas été défait, nous et nos enfants et petits enfants, nous aurions été les esclaves de sa folie barbare et meurtrière. Avec l’Etat d’Israël, le peuple juif a voulu renouer avec la vie. Que nous vivions en Israël ou en diaspora ne change rien, car nous sentons bien, intimement, que notre destin en tant que peuple ou communauté est lié à cet Etat, par delà les clivages politiques. Face à ce projet, qui appelle évidemment pour nous une redécouverte de la dimension profonde de la judéité, des Bilam se lèvent, orateurs haineux, pourvoyeurs de propagandes.

 

L’histoire d’aujourd’hui ressemble à celle d’hier, nous pouvons alors penser que les espérances d’hier deviendront les réalités de demain. Avec l’aide de Dieu…

 

Philippe HADDAD

 

 

 

Repost 0
2 juillet 2009 4 02 /07 /juillet /2009 09:50

LE  SHABBAT



Verre de Kiddouch

La Sanctification du Temps

Le Shabbat et les Jours de Fêtes sont des Temps de Rendez-vous entre « l’Homme et Dieu » et les « hommes entre eux ».
Ces rendez-vous sont considérés comme un Temps saint.
Le Kiddouch est une Cérémonie autour d’un verre de Vin qui permet de Sanctifier le temps.
Lors de la Bénédiction il est rappelé que le Shabbat est un Souvenir de la Création du Monde par Dieu.
« Qui a Cessé ce Même Jour toute Œuvre de Création... »






Les bougies de Shabbat

Une lumière pour éclairer le monde

Les bougies de Shabbat apportent la paix dans la maison. Il est donc naturel que ce soit la femme, « le pilier de la maison », qui les allume chaque vendredi, 18 minutes avant le coucher du soleil.

« Béni sois-Tu, Eternel notre D.ieu, qui nous a sanctifiés par Ses commandements et nous a ordonné d’allumer les bougies du saint Shabbat »

Le regretté Rabbi Israël Abouhassira (affectueusement appelé « Baba Salé ») s’attacha également avec enthousiasme à propager cette « ancienne » tradition remise à l’ordre du jour : « Je supplie chacun d’éduquer ses filles, dès leur plus jeune âge, à allumer leur bougie chaque veille de Chabbat. Cette Mitsva protégera le peuple saint et la terre sainte ».



Les Halots

Les deux pains de Shabbat


Il est enseigné dans le Traité Shabbat 117 : " Rabbi Abba a dit : Tout homme a le devoir de faire le Motsi Shabbat, sur deux pains. Comme il est dit propos de la Manne : Ils la récolteront le vendredi en double part ; d’où les 2 pains."

On fait la bénédiction sur les deux Halot (deux pains) qui rappellent les deux couches de manne (le pain du vendredi) qui tombaient le vendredi dans le désert.
Bénédiction du pain
Baroukh ata Hachem elokeynou melekh ha olam , ha motsi lehem min ha arets
puis on coupe des morceaux, on met dans le sel et l'on donne à chacun des attablés

la table sera recouverte d'une nappe , et les deux pains seront posés et recouverts d'un napperon en souvenir de la rosée qui recouvrait la manne.



Bons préparatifs !! Shabbat, c'est demain soir...

Repost 0
1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 17:50


LIGUE INTERNATIONALE CONTRE LE RACISME ET L'ANTISEMITISME

Organisation Non Gouvernementale dotée du statut consultatif spécial  auprès  du Conseil économique et social de l’ONU et du Conseil de l’Europe

Paris, le 30 juin 2009

COMMUNIQUÉ DE PRESSE


GAD ELMALEH MENACÉ PAR LE HEZBOLLAH

LA LICRA APPORTE SON SOUTIEN A L’HUMORISTE


La LICRA apporte son soutien à l’humoriste et comédien Gad Elmaleh qui s’est vu, suite à la multiplication des manifestations hostiles et antisémites à son encontre, contraint d’annuler sa tournée au Liban prévue en juillet.


L’instigateur de cette campagne haineuse n’est autre que la chaîne du Hezbollah Al Manar, coutumière d’une propagande antisémite la plus grossière, dont la LICRA avait demandé et obtenu en décembre 2004 l’interdiction de diffusion sur le territoire français.


Pour la LICRA, alors que des appels au meurtre ont été enregistrés ces derniers jours sur le forum d’Al Manar, Gad Elmaleh a raison de ne pas prendre de risque et de renoncer aujourd’hui à cette tournée, son talent ayant le reste du monde pour s’exprimer.


La LICRA est solidaire de tous les Libanais qui ont manifesté leur entière réprobation face à ce terrorisme intellectuel, qui ne pensent pas comme le Hezbollah, qui rejettent et combattent cette organisation raciste à la solde de l’Iran d’Ahmadinejad.


Contact presse :

Tel : 01 45 08 08 08 - E-mail : licra@licra.org

 

 

Repost 0
29 juin 2009 1 29 /06 /juin /2009 16:01

« QUE TES TENTES SONT BELLES, JACOB »

Par Gérard Darmon


 

L’aubaine pour les ennemis d’Israël, qui à l’instar du prophète Bilam, décèlent et ‘’travaillent’’ le point vulnérable qui pourra faire chanceler le peuple juif.

Comme les Chinois exportaient de l’opium pour affaiblir les forces occidentales, le hezbollah infiltre en Israël de la drogue pour corrompre sa jeunesse, c’est-à-dire sa force vive, espérant, le moment venu, donner le coup de boutoir final.

C’est, plus que tout, le niveau de sa morale qui peut assurer l’assise et la légitimité d’Israël au regard du peuple juif et de celui des nations. C’est sa fidélité aux principes du judaïsme qui fut sa seule lumière durant vingt siècles de ténèbres et de persécutions, et qui le hissa enfin au grand jour sur sa terre retrouvée.

Au regard de l’image d’Israël que l’on malmène aux quatre coins du monde, de ses valeurs que l’on s’efforce d’occulter pour mieux le mépriser, pour mieux le combattre, de sa légitimité que l’on remet de plus en plus en question, Israël ne peut se permettre de perdre sur le terrain de la morale qui est sa donnée existentielle fondamentale.

On pourrait se demander si, derrière la mise en place de la gay-pride, il n’y a pas une entreprise de sape de ce critère. Sodome et Gomorrhe ont été détruites par la débauche, et, que l’on soit croyant ou non, la leçon et l’avertissement sont là. Qui peut jouer impunément avec cette donnée ?

Que cache en fait ce carnaval criard, débordant de chair et de couleur, déversé dans les rues – de préférence celles de Jérusalem et de ses lieux saints - , violant de postures ostentatoires le regard du passant et celui des enfants, étalant au grand jour ses appétits de luxure, asservi au plaisir prôné comme une idole dévorante ?

Est-ce pour eux l’aboutissement de 2000 ans d’espérance et d’endurance du peuple juif pour retrouver un jour Jérusalem que cette mascarade de liberté ?

Que dissimule en fait cette parade se revendiquant comme programme de société pour le plus grand divertissement de ses acteurs et des détracteurs d’Israël ?

Pour qui roulent-ils donc, les tenants de la gay-pride, pour investir tant d’énergie dans un pays qui a d’autres chats à fouetter avec ses problèmes de sécurité, ses difficultés économiques, politiques, sociales ?

Ce déballage au grand jour n’est rien d’autre qu’un acte sexuel imposé à l’autre à son corps défendant, ce qui se définit comme étant un viol ici travesti en fête bon enfant mais dont la portée n’est pas innocente du tout.

La liberté d’expression invoquée comme alibi, n’est qu’un asservissement des acteurs de la parade à leurs pulsions les plus débridées avec la volonté délibérée de faire plier une société à leurs caprices fantasmatiques.

Que l’on s’entende, on ne juge pas ici l’homosexualité, - ‘’car c’est bien la nature qui… !’’ - mais l’utilisation qui en est faite.

Des sociétés qui sont loin d’être des plus rétrogrades définissent dans leur code pénal des délits d’attentat à la pudeur pour préserver la société des agressions qui, ici, font loi chez les tenants de la parade.

Les Ecritures affirment ; ‘’ La terre vous vomira de votre turpitude et de votre corruption’’. Ne suffit-il pas aux participants de provoquer et les hommes et les cieux ?

Mais là n’est pas leur problème. Mon nombril à moi, et après moi le déluge ! Somme toute un sérieux programme d’avenir proposé à la société israélienne !

Mais, est-ce pour qu’Israël accède à sa mission d’être le phare du monde que le maire de Tel-Aviv prétend faire de sa ville la capitale mondiale de l’homosexualité, la Gomorrhe internationale ? On imagine déjà s’y organiser des circuits touristiques sexuels comme en certains lieux sinistres de l’Asie. Mais quel prestige pour lui d’être à la tête d’une ville qui serait le déversoir libidineux du monde !

Il se félicite déjà pour les devises qui vont affluer dans la cité qu’il administre, mais qui aura perdu son âme ainsi que nombre de ses touristes qui préfèreront trouver ailleurs un autre voisinage. Ah mais, qu’on se rassure, on apprend qu’il concèderait à interdire, lors de la parade, les objets à caractère sexuel. Ouf !

Bien sûr, vous parlez de l’excitation que cela procure de provoquer les religieux à Jérusalem ! Le top vraiment ! Faire sauter d’un coup tous les tabous rétrogrades qui y règnent. Quels bienfaits ! Et sans risque, quelque jurons, ou cailloux, tout au plus !

Mais sous d’autres cieux, combien ce plaisir serait décuplé si la gay-pride se produisait à La Mecque ou à Téhéran, à Khartoum ou à Tripoli ! L’héroïsme alors, et quel panache ! Au moins en solidarité avec les homosexuels de là-bas qui sont brimés, traqués, torturés, pendus, qui ne revendiquent même pas le droit à l’exhibition, eux, mais simplement le droit de vivre libres tels que la nature les a conçus.

Alors, la liberté oui, mais où vont les sociétés qui offrent le droit de la bafouer.

Gérard DARMON

Repost 0
26 juin 2009 5 26 /06 /juin /2009 14:28

Trois ans, 1094 journées.

 

Guilad Shalit avait dix-neuf ans lorsqu'il a été enlevé par le Hamas. Aujourd'hui il en a vingt deux.

 

Souvenons-nous de nos vingt ans. Essayons d'imaginer ses vingt ans. Noam Shalit, son père, en ce triste jour du troisième anniversaire, a eu raison de demander à ses compatriotes de fermer les yeux trois minutes pour tenter d'imaginer, de ressentir la souffrance de son fils.

 

Guilad Shalit est le seul détenu au monde, privé de tout droit y compris du droit de visite de la Croix Rouge. Pas un jour ne s’est passé sans que les responsables israéliens, civils et militaires, n’aient déployé toutes sortes d’efforts pour ramener ce fils d’Israël à sa famille et aux siens. Ils ne sont pas complètement seuls : des défenseurs de la démocratie partout se sont levés.

 

Ici, en France, le Président Nicolas Sarkozy a marqué non seulement son attention à cette cause mais, lui aussi, a pris des contacts, fait des démarches et s'est, lui aussi, heurté à un mur. Les parents de Guilad continuent à se battre jour après jour pour obtenir un signe, une lettre, un miracle : sa libération. Ils sont animés par l'énergie la plus forte, celle née du désespoir absolu et de l'espoir absolu.

 

Le sort de Guilad Shalit est encore aujourd’hui perçu comme une cause israélienne, donc juive, donc... moins juste. Il n’est pas une de nos communautés à travers le monde qui ne se soit mobilisée; cela ne peut pas rester qu'une cause juive.

 

En France, Guilad Shalit a six cent mille parents qui espèrent son retour sain et sauf.

 

Pourquoi ? Parce que, après la Shoah, la vie de chacun et de chacune de nos enfants nous est chère. Parce que notre propre avenir en dépend. Parce que notre loi et notre éthique nous imposent de voler au secours de notre frère quand il est privé de liberté. Parce qu’enfin Guilad Shalit est devenu notre propre fils et notre frère.

 

Qui peut contester qu’il a aujourd’hui pour nous tous valeur de symbole ?

 

Huit mairies des Hauts de Seine - Boulogne, Issy les Moulineaux, Meudon, la Garenne Colombes, Puteaux, Neuilly sur Seine et Suresnes - ont accepté d’afficher la photo de Guilad soit un quart des villes du département.

 

Nous remercions ces villes qui ont répondu à notre demande et ont valeur d'exemple. Comme l'ont fait avant elles la Mairie du XVIème, Nice, Cannes et quelques autres, peu trop peu. Rêvons, envisageons qu'un quart des communes de France fasse de même et réponde de façon positive : cela ferait neuf mille communes. Alors la cause de ce jeune juif franco-israélien serait une cause nationale, toutes nuances politiques confondues. Alors le pays des Droits de l'Homme serait à la hauteur de l'idée de la France. D'autant plus que cela permettrait d'atténuer quelque peu l'indignation suscitée par certaines municipalités qui ont choisi d'élever au rang de citoyen d'honneur le terroriste Marwan Barghouty, dont les mains sont pleines de sang de civils israéliens.

 

Guilad Shalit est juif et franco-israélien. C'est un jeune garçon à la santé fragile dont nous souhaitons qu'un jour il puisse à nouveau sourire. Guilad Shalit est devenu le symbole de l'humanité pris en otage par les tenants de l'inhumanité. C'est en ce sens que nous continuons à espérer une réaction universelle.

 

Depuis le début, diverses initiatives ont été prises par les Consistoires : des offices, des rencontres avec la famille et des appels multiples. Dans ce cadre, la journée de demain sera un « Shabbat Shalit ».

 

Afin de manifester sa présence et la présence de la Communauté française aux côtés des proches de Guilad et à Israël, si profondément affectée, le Consistoire Central a adressé à toutes les synagogues de France une prière spéciale dédiée à la libération de Guilad Shalit.

 

Cette prière sera dite partout en France durant l'office du shabbat matin à partir de ce samedi 27 juin puis tous les samedis jusqu'à sa libération.

 

Chabbat chalom.

 

 

Joël MERGUI

      Président du Consistoire Central


Repost 0
25 juin 2009 4 25 /06 /juin /2009 19:04


KORAH

 

L'aveuglement d'un homme

 

La paracha de la semaine nous présente la contestation de Korah contre l'autorité de Moïse et d'Aaron. Ce cousin des deux frères rassembla autour de lui toute une assemblée de militants, qui espérait chacun devenir Grand Prêtre (Cohen Gadol) à la place d'Aaron.

 

L'étonnement de Rachi :

 

Rachi s'interroge sur l’aveuglement de Korah et de ses hommes à vouloir être « vizir à la place du vizir ». Moïse les mit pourtant en garde, un seul homme sera choisi par Dieu, les autres risquant la mort.

 

Le rabbin de Troyes répond en deux temps. Les activistes furent aveuglés par leur orgueil, chacun se disant « c'est moi qui survivrai ». Cette attitude nous rappelle celle d'Haman qui, lorsque le roi Assuérus lui demanda comment honorer un homme (en fait Mardochée) pensa immédiatement à lui. La vanité les rendit aveugle sur leur fin.

 

Quant à Korah, ce n'était pas un simple contestataire, il possédait l'esprit prophétique dit Rachi, et il avait vu que l'un de ses descendants serait le grand prophète Samuel. « Si un tel homme est attaché à ma descendance, c'est que je vivrai, assurément », pensa Korah. Et pourtant, il mourut, englouti dans un tremblement de terre, lui et toute son assemblée.

 

La soif du pouvoir :

 

En fait, comme l'enseigne le verset « les fils de Korah ne moururent pas » (car ils firent téchouva au dernier moment, précise le Midrash), et c'est par eux que la descendance de Korah se perpétua.

 

Ce Rachi nous dit quelque chose d'essentiel de la vie des hommes, à savoir que l'orgueil, la vanité sont des forces puissantes qui peuvent conduire un individu et tout un groupe à leur propre perte. Cela fut vérifier avec Hitler et toute son assemblée, et cela pourra encore être vérifié.

 

"Les fils de Korah ne sont pas morts" :

 

Un verset ne se limite pas à une seule interprétation et le sens littéral laisse une porte ouverte à d'autres lectures, d'autres paroles. L'expression "autre parole" (davar aher) est fréquente dans le Midrash. Ainsi le verset « les fils de Korah ne sont pas morts » peut s'entendre au sens premier, à savoir que ses enfants survécurent à leur père. Mais, les fils de Korah symbolisent aussi l'esprit de querelle et de discorde, et ces « fils »-là, nous le savons, ne sont pas morts.

 

Ph. Haddad

 

Repost 0
25 juin 2009 4 25 /06 /juin /2009 18:55

KORAH

 

L'aveuglement d'un homme

 

La paracha de la semaine nous présente la contestation de Korah contre l'autorité de Moïse et d'Aaron. Ce cousin des deux frères rassembla autour de lui toute une assemblée de militants, qui espérait chacun devenir Grand Prêtre (Cohen Gadol) à la place d'Aaron.

 

L'étonnement de Rachi :

 

Rachi s'interroge sur l’aveuglement de Korah et de ses hommes à vouloir être « vizir à la place du vizir ». Moïse les mit pourtant en garde, un seul homme sera choisi par Dieu, les autres risquant la mort.

 

Le rabbin de Troyes répond en deux temps. Les activistes furent aveuglés par leur orgueil, chacun se disant « c'est moi qui survivrai ». Cette attitude nous rappelle celle d'Haman qui, lorsque le roi Assuérus lui demanda comment honorer un homme (en fait Mardochée) pensa immédiatement à lui. La vanité les rendit aveugle sur leur fin.

 

Quant à Korah, ce n'était pas un simple contestataire, il possédait l'esprit prophétique dit Rachi, et il avait vu que l'un de ses descendants serait le grand prophète Samuel. « Si un tel homme est attaché à ma descendance, c'est que je vivrai, assurément », pensa Korah. Et pourtant, il mourut, englouti dans un tremblement de terre, lui et toute son assemblée.

 

La soif du pouvoir :

 

En fait, comme l'enseigne le verset « les fils de Korah ne moururent pas » (car ils firent téchouva au dernier moment, précise le Midrash), et c'est par eux que la descendance de Korah se perpétua.

 

Ce Rachi nous dit quelque chose d'essentiel de la vie des hommes, à savoir que l'orgueil, la vanité sont des forces puissantes qui peuvent conduire un individu et tout un groupe à leur propre perte. Cela fut vérifier avec Hitler et toute son assemblée, et cela pourra encore être vérifié.

 

"Les fils de Korah ne sont pas morts" :

 

Un verset ne se limite pas à une seule interprétation et le sens littéral laisse une porte ouverte à d'autres lectures, d'autres paroles. L'expression "autre parole" (davar aher) est fréquente dans le Midrash. Ainsi le verset « les fils de Korah ne sont pas morts » peut s'entendre au sens premier, à savoir que ses enfants survécurent à leur père. Mais, les fils de Korah symbolisent aussi l'esprit de querelle et de discorde, et ces « fils »-là, nous le savons, ne sont pas morts.

 

Ph. Haddad

 

Repost 0
24 juin 2009 3 24 /06 /juin /2009 17:56

EDITION SPECIALE

 

3 ans après :   Gilad Shalit, franco-israélien,  toujours otage

 

 

 

 

Portrait - Gilad Shalit

 

Gilad est né le 28 août 1986 à Nahariya, de Aviva et Noam. Il a un frère, Yoël et une sœur, Hadas. Il a été élevé dès l’âge de 2 ans à Mitzpe Hila, en Galilée.

 

Gilad a passé un baccalauréat scientifique, il aime les mathématiques et le sport, faisait du basket-ball et avait l’habitude de suivre toutes les grandes compétitions sportives. C’est un jeune homme poli, calme et timide. C’est aussi quelqu’un de généreux toujours prêt à aider les autres.

 

Gilad a été appelé sous les drapeaux fin juillet 2005. Malgré un profil médical peu favorable, il a insisté pour servir dans une unité combattante et s’est engagé dans les blindés, comme l’avait fait son frère aîné Yoël, un an auparavant. Lorsqu’il a été enlevé, il effectuait une mission de surveillance en Israël, à la frontière près de la bande de Gaza. Depuis son enlèvement à Kerem Shalom le 25 juin 2006, Gilad est otage du Hamas dans la bande de Gaza.

 

Enlèvement de Gilad Shalit : les faits

 

Le dimanche 25 juin, au cours d’une infiltration et d’une attaque par des terroristes dans la zone du kibboutz Kerem Shalom, littéralement les Vignes de la paix (à l’ouest de Beer Sheva, tout proche de la pointe sud de la bande de Gaza au niveau du passage Sufa), 2 soldats de Tsahal ont été tués - Hanan Barak, 20 ans, et Pavel Slutzker, 20 ans - un soldat a été enlevé - Gilad Shalit, 19 ans - et 4 autres ont été blessés, dont un grièvement.

 

A 5h40 du matin, des terroristes du Hamas se sont infiltrés en territoire israélien grâce à un tunnel percé depuis la zone de Rafah dans la bande de Gaza. Tirant des obus de mortier et utilisant des armes antitanks, les terroristes ont attaqué des cibles militaires, dont un tank israélien. Tsahal a répliqué, tuant au moins deux des assaillants.  

 

Le porte-parole du Hamas, Sami Abu Zahari, a pris la responsabilité de cette attaque et a loué ses auteurs comme étant des héros du peuple palestinien.  

 

Israël considère l’Autorité Palestinienne conduite par le Hamas comme étant totalement responsable de cette attaque à Kerem Shalom ainsi que de l’enlèvement du soldat.  

 

Israël ne cesse d’œuvrer par tous les moyens nécessaires pour ramener en vie Gilad.

 

 

Repost 0
23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 21:36


 

CONSISTOIRE REGIONAL DU LANGUEDOC ROUSSILLON

 

 

A TOUS les Membres de la Communauté Juive de la Région,

Mesdames, Messieurs, Chers Coreligionnaires, Chers Amis,

 

C'est avec une réelle et immense joie, que mon Conseil d'Administration et moi-même sommes heureux de vous faire part de l'ouverture des travaux de construction de la

 

« Maison de Retraite et d'Accueil » CACHER.


Ce complexe regroupera outre une partie hébergement pour les Seniors, une partie ouverte à tout public sans distinction avec restaurant, halte garderie, jardin d'éveil, zones de vie sociale, piscine avec sauna et hammam, zone de soins physiques et de massages...

Grâce à l'appui de Monsieur Georges PRECHE, Président du Conseil Régional du Languedoc Roussillon ce projet en gestation depuis si longtemps va enfin voir le jour.

Nous vous convions, très chaleureusement à

 

LA POSE DE PREMIERE PIERRE

Le Mardi 30 Juin 2009 à 11 heures

Rue de Pommessargues (Zone Parc Eurêka)

 

Cette cérémonie organisée par le Consistoire Régional du Languedoc-Roussillon se déroulera en présence de :

 

Monsieur BERNHEIM, Grand Rabbin de France,

Monsieur MERGUI, Président du Consistoire Central de France,

Monsieur FRECHE, Président du Conseil Régional du Languedoc-Roussillon.

 

Du fait de l'importance de ce projet pour toute notre Communauté et pour célébrer ce grand événement à sa juste valeur, nous vous invitons à venir nombreux et vous prions de le faire savoir autour de vous.

 

Dans l'attente de vous accueillir et de vous présenter cet audacieux projet tant attendu, nous vous adressons notre plus cordial Shalom.

 

Monsieur Joseph BENSOUSSAN

 Président du C.R.L.R

 

Repost 0

Présentation

  • : Le blog de Claude SICSIC
  • Le blog de Claude SICSIC
  • : La vie d'une communauté
  • Contact

Profil

  • Claude SICSIC
  • Responsable communautaire, j'ai souhaité créer, avec ce blog, le lien humain et amical qui nous fait tant défaut dans ce monde égoïste
  • Responsable communautaire, j'ai souhaité créer, avec ce blog, le lien humain et amical qui nous fait tant défaut dans ce monde égoïste

Recherche

Archives