Vendredi 24 février 2012 5 24 /02 /Fév /2012 09:40

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Dans le dossier iranien, les dés sont pratiquement jetés, ce n'est plus qu'une question de prise de décision par les dirigeants israéliens, dès qu'ils auront répondu à trois questions essentielles qui se posent à eux: Israël a-t-il les moyens d'attaquer l'Iran ? Disposons-nous de la légitimité internationale ? Toutes les autres options ont-elles été épuisées ?

Selon les responsables de Tsahal, Israël a effectivement les moyens d'entreprendre une action militaire contre l'Iran. Ehoud Barak estime que le temps presse, car les Iraniens s'apprêtent à débuter les travaux d'enfouissement de leurs installations nucléaires, ce qui rendra la tâche de les bombarder très difficile, voire quasiment impossible, même si Jérusalem a obtenu de Washington la livraison de bombes anti-bunkers ayant un fort pouvoir de pénétration.

 

Le problème, c'est que notre armée de l'Air dispose d'appareils tactiques qui peuvent porter certaines bombes, mais pas les plus lourdes, nécessaires aux frappes stratégiques pour atteindre les sites enfouis, comme les MOB (Massive Ordnance Bomb) de 13 tonnes qui peuvent pénétrer 60 mètres de béton armé ou 40 mètres de roches moyennement dures. Or le site à proximité de la ville sainte de Qom, qui comprend les centrifugeuses d'enrichissement de l'uranium, serait à 60 mètres, voire à 100 mètres sous terre…

 

Le déclenchement d'une opération israélienne fera, bien entendu, l'objet de réactions et de représailles du monde musulman dont le Hezbollah, le Hamas et nos voisins islamistes égyptiens. Il faut s'attendre à ce que le territoire israélien soit la cible de roquettes du Hezbollah, mais celui-ci traverse actuellement une crise de confiance sans précédent, ayant perdu pratiquement simultanément ses deux seuls alliés, l'Iran qui n'est plus à même de livrer des armes aux terroristes chiites libanais en raison des sanctions internationales, et la Syrie, car le régime de Bachar el Assad n'est plus en mesure de compter de manière fiable sur sa propre armée et a d'autres chats à fouetter que les problèmes existentiels du Hezbollah. Donc, le mouvement terroriste chiite libanais va se retrouver avec un ennemi syrien acharné, le jour prochain où Assad aura disparu et le moment est très mal choisi pour tenter quoi que ce soit contre Israël, même de manifester sa colère et mal lui en prendrait, selon de hauts responsables militaires israéliens.

 

Le Hamas, quant à lui, lancera vraisemblablement ses salves contre le sud d'Israël, mais cette éventualité a été prise en compte par Benny Gantz, le chef d'état-major de Tsahal, qui s'est engagé à en venir à bout.

 

La seule véritable inconnue reste l'Egypte, mais tant que les militaires détiennent encore le pouvoir, il ne devrait pas y avoir trop de casse.

 

Je n'ai pas oublié une éventuelle réaction de l'Iran. Bien sûr, dans un premier temps, dans l'affolement, Ahmadinejad et les ayatollahs lanceront des attaques, mais les Américains et les Occidentaux en général devraient pouvoir gérer cette situation, non pour les beaux yeux des Israéliens, mais pour se défendre eux-mêmes.

Donc, selon Ehoud Barak, il faudrait peut-être penser à y aller maintenant, avant qu'il ne soit trop tard, sachant qu'une opération ne fera, dans le meilleur des cas, que retarder de trois à cinq ans la réalisation du programme nucléaire des Iraniens. En se disant que d'ici là, les pressions et les sanctions pourront peut-être avoir eu raison du régime des ayatollahs.

 

Par Claude SICSIC
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Mercredi 22 février 2012 3 22 /02 /Fév /2012 09:31

Terouma

"Le Sanctuaire, entre mémoire et avenir" 

Avec la paracha de cette semaine, la paracha Térouma, nous entrons dans les chapitres du livre de l’Exode / Shémoth qui traitent de la construction du mishkan, le sanctuaire du désert.

 La construction du Temple peut nous paraître un sujet anachronique ; tout d’abord parce que nous n’en avons plus, et ensuite parce que la religion d’Israël semble avoir glissé du culte sacrificiel au culte synagogal. Déjà à l’époque du retour de l’exil de Babylonie, au cinquième siècle avant l’ère chrétienne, et la construction du deuxième Temple, la synagogue jouait un rôle important. En relisant Térouma, il nous semble (en tout cas pour ceux qui comprennent l’hébreu) que nous devenons des archéologues à la recherche de l’arche perdue.

Aujourd’hui j’écris de Jérusalem, sous un ciel clair et dans une atmosphère agréablement tiède. Les gens vaquent à leurs occupations. Au loin on entend le bruit des travaux de la construction du futur tramway. Quelques vagues conversations, des rires, des appels parviennent jusqu’à ma fenêtre. La vie quotidienne, tout simplement. Mais est-ce si simple ? Est-ce si simple pour des Israéliens d’être ici à Jérusalem, à Tel-Aviv ou à Nataniya ?

Pardonnez-moi cette digression, qui en fait n’en est pas une. Car entre mon premier paragraphe qui traite du sanctuaire du désert et le second qui parle de la vie aujourd’hui à Jérusalem, se tisse un lien invisible mais solide comme le roc.

Le sanctuaire était ce temple mobile que les lévites allaient transporter jusqu’à la terre promise. Les Hébreux portaient la « résidence de Dieu » parmi leurs bagages. Entre ce premier lieu de culte, on l’on pratiquait les sacrifices et la réalité d’Israël, il y a eu le temps des synagogues, comme d’autres on chanté le temps des cathédrales. Mais les synagogues n’ont été que des poteaux indicateurs d’un seul lieu : Jérusalem (selon l’orientation de nos lieux de prière).

La question du passage du culte sacrificiel au culte liturgique est fort intéressante, mais elle reste une question de spécialistes. Par contre, relire chaque année que nos ancêtres ont construit un temple « en kit », de telle et telle dimension, avec tel et tel matériau, pour réaliser tel et tel objet ou habit, et ce, pour marcher vers la terre jurée à Abraham, Isaac et Jacob, nous a aussi donné la force de continuer la marche de nos pères.

Nous ne lisons pas la paracha pour être des nostalgiques du passé, mais pour mieux savoir d’où l’on vient et mieux savoir où nous allons.

Philippe HADDAD

 

 

Par Claude SICSIC
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Vendredi 17 février 2012 5 17 /02 /Fév /2012 15:20

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Puisque c’est dans l’air du temps , à mon tour de m’indigner, mais pas pour les mêmes raisons que Monsieur Stephane Hessel.

Oui, je suis indigné parce que dans l’indifférence générale, un site officiel iranien recommande d’attaquer immédiatement Israël par une pluie de missiles qui en neuf heures le mettrait à terre, causerait d’énormes pertes au sein de la population civile et en finirait définitivement avec l’Etat juif .

Bref une nouvelle Shoah mais avec d’autres méthodes qu’Adolf Hitler !

-Je m’indigne parce que dans ce but, des dizaines de milliers de missiles de toutes tailles et de toutes portées sont pointés sur Israël , à partir du territoire iranien, à partir du Liban et à partir de Gaza, prêts à être lancés dès que Téhéran en donnera le signal et que tout le monde trouve cela normal. Après tout, il ne s’agit que de Juifs.

-Je m’indigne parce que l’Iran des Ayatollahs s’arme à outrance et tente de s’équiper d’engins nucléaires uniquement pour détruire l’état juif et que les Nations, même celles qui se disent amies d’Israël , réagissent mollement et ne se décident pas à appliquer à l’Iran des vraies sanctions, de celles qui font mal et qui l’obligeraient à calmer ses ardeurs meurtrières.

Oui, je m’indigne parce que j’en ai assez de voir l’antisémitisme fleurir à nouveau de plus belle, nous ramenant aux années noires du siècle dernier comme si rien ne s’était passé,

-Je m’indigne parce que dans certains pays arabes après s’être débarrassé des minorités juives, on enseigne dès le berceau la haine des Juifs et que l’on bourre les crânes en invoquant des citations coraniques et des hadiths qui poussent à leur élimination.

-Je m’indigne parce que j’en ai assez de voir la façon dont les media traitent l’État d’ Israël, en paria, en juif des Nations et mettent en doute son droit d’exister

Je m’indigne parce que depuis sa création, ce pays dont mes ancêtres ont rêvé pendant deux mille ans vit sous la menace permanente de son effacement et n’a pas connu un jour, un seul jour de vraie paix

-Je m’indigne parce qu’il y a des individus, des groupements et des nations qui nient la Shoah ou s’ils la reconnaissent du bout des lèvres ,en minimisent les effets et osent s’en servir pour la retourner contre les Juifs , en transformant les victimes en cruels bourreaux qui se livrent à un génocide du peuple palestinien, devenu toutes affaires cessantes, l‘unique souci » du monde entier.

-Je m’indigne parce que les révolutions arabes ont été ou vont être confisquées par les islamistes

-Je m’indigne parce qu’à Tunis, on a crié « Égorgez les Juifs » sans que la police n’intervienne et que l’on parle sérieusement d’inscrire la détestation et le refus d’ Israël dans la constitution.

-Je m’indigne parce que tous nos gauchistes, nos djihadistes, nos droits-de-l’hommistes, nos moralistes, nos donneurs de leçons en tous genres, si prompts à se mobiliser contre Israël pour la moindre broutille et même sans raison aucune, ne descendent pas en masse dans la rue pour manifester leur soutien au peuple syrien, dont-ils se fichent éperdument.

-Je m’indigne parce que l’accord entre l’OLP et le Hamas, sans que ce dernier abandonne sa charte de mort et reconnaisse Israël et les accords internationaux conclus, va permettre à l’organisation terroriste de pousser ses tentacules en Cisjordanie , mettant un terme définitif à toute possibilité de paix .

Et pour tout vous dire, je m’indigne que de tout cela et du reste, personne ne s’indigne, Tout le monde s’en fout

André Nahum

 

Par Claude SICSIC
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Mercredi 15 février 2012 3 15 /02 /Fév /2012 18:51

Michpatim 

Parmi les très nombreuses MITSVOTH contenues dans cette PARACHA, nous allons relever celle concernant le pauvre et nous pencher un peu sur son contenu.

Dieu nous demande de prêter de l'argent à celui qui est dans le besoin afin de lui permettre de retrouver son équilibre financier et de gagner convenablement sa vie dorénavant.

Notre aide ne doit pas avoir pour but d'assurer simplement la nourriture du pauvre au jour le jour, mais doit se fixer un objectif bien plus large et bien plus ambitieux, celui de relancer le malheureux dans le circuit du travail afin qu'il assure son existence par lui-même.

C'est la seule façon de remédier à son état d'une manière durable et d'éviter qu'il ne continue à tendre la main. C'est la seule manière de luifaire retrouver par le travail sa dignité d'homme.

D'une manière passagère, bien entendu, il est de notre devoir de l'assister en attendant qu'il ait retrouvé son gagne-pain, de l'aider à vivre jusqu'à ce qu'il assure lui - même la subsistance des siens.

C'est ce que nous demande ce texte de la Torah (Deutéronome, 15, I I) : " Ouvre largement ta main à ton frère pauvre ".

Cette obligation envers les pauvres, il nous est facile de l'observer si nous pensons que si nous avons réussi dans la vie, nous le devons en grande partie à l'aide que Dieu nous a apportée. Or, puisque Dieu nous a donné son soutien, puisqu'il a été si l'on peut dire, notre " associé " dans notre réussite, il a droit normalement à une partie de nos bénéfices. Mais comme l'Eternel n'en a guère besoin, il nous demande de verser sa " part " à ses enfants qui sont dans la misère. Ne pas le faire serait commettre une malhonnêteté : ce serait accaparer pour nous des richesses qui ne sont pas les nôtres.

N'oublions pas, par ailleurs, que la totalité des biens de ce monde appartient à l'ensemble des enfants de Dieu. Tous les frères que sont les êtres humains doivent également en profiter. La part du pauvre se trouve provisoirement auprès de son frère plus aisé. Mais celui-ci n'en est pas le propriétaire pour autant; il n'en est que le dépositaire et le gérant qui a le devoir de la remettre au plus tôt à celui qui est dans le besoin

 

Par Claude SICSIC
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Mercredi 8 février 2012 3 08 /02 /Fév /2012 10:47

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Du général au particulier

Une réflexion à partir de Rachi

 

 

Nous lirons ce Shabbath matin les Dix Commandements, ou plus précisément les Dix Paroles, qui constituent la première législation religieuse et civile révélée à tout Israël. Certes à la sortie d’Egypte, Israël reçu les lois de Pessah, mais ils restaient circonscrits à la libération, tandis que le Décalogue constitue un code religieux et éthique permanent pour la société d’Israël.

Nous proposons cette semaine une réflexion à partir de Rachi (1040 – 1105), le célèbre rabbin de Troyes.

 

 

Analyse rapide

 

Le décalogue est inauguré par cette phrase :

« Dieu (Elo-him) prononça toutes ces paroles pour dire » (Exode XX, 1).

Commentons succinctement !

Elo-him : Dieu dans son attribut de justice, Il donne ici la loi

Pour dire : la parole divine doit être transmise, de génération en génération.

Toutes ces paroles : Nous avons ici un principe de yitour (un mot qui paraît en plus), ici le mot kol, « toutes ». Nous pourrions comprendre la même chose si le texte disait : « Dieu (Elo-him) prononça ces paroles pour dire ». Le Midrash cherche un sens à ce mot apparemment superfétatoire. Voici la réponse de Rachi

 

 

Lecture de Rachi

 

Et l’Eternel prononça toutes ces paroles en ces termes : Cela nous apprend que le Saint, béni soit-Il, prononça les dix paroles en une seule parole, ce qu’un homme ne peut réaliser. Si c’est ainsi que signifie « Je suis l’Eternel ton Dieu, tu n’auras pas d’autres dieux etc. ? Cela signifie qu’il recommença à exprimer chaque parole pour elle-même.

 

Pour Rachi la révélation commence par un phénomène surprenant : Dieu dit tout en une parole, en un instant, puis développe en détails.

Au début de la Genèse, Rachi offre une interprétation similaire (Gn I, 14) :

 

« Les cieux et la terre furent créés le premier jour, mais chaque élément fut placé en son jour. »

 

Interprétation

 

On peut prendre un exemple à partir de la fonction intellectuelle. Quand on trouve une solution, tous les éléments sont présents dans le flash de la solution, ensuite nous détaillons les éléments. Dans le langage de la Kabbale, l’illumination correspond à Hokhma (Intuition) et l’égrènement des idées se nomme Binah (Discernement).

L’ensemble de la Création et l’ensemble du Décalogue forment un tout, aucun élément n’est plus important qu’un autre, tout procède du Dieu un. Mais du fait que nous nous trouvons dans un monde qui est un espace – temps, alors les choses ont besoin de lieu et les mots de temps. C’est du haut des Cieux de la sagesse infinie de Dieu que procède toute réalité. Lorsque nous vivons le détail de la vie nous restons reliés à la source infinie.

 

Philippe HADDAD

 

 

 

Par Claude SICSIC
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