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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 14:59
La Sidra de la semaine : Nasso

Un Moment d’Elévation

La Paracha de Nasso est lue habituellement le Chabbath qui suit la fête de Chavouoth,. Il serait donc logique de trouver, dans la Paracha de Nasso, une allusion au caractère spécifique du premier Chabbath après le Don de la Torah.

Avant le Don de la Torah, il y avait un schisme entre les dimensions Célestes et celles de ce monde : « Ceux qui étaient en Haut ne pouvaient pas descendre en Bas ; ceux qui étaient ici-bas ne pouvaient pas monter vers le Haut. » Le Don de la Torah annula ce décret ; les Cieux et le Terrestre pouvaient, alors, s’unir. Ainsi, les Mitsvoth appliquées avant le Don de la Torah n’avaient pas la même valeur que celles qui sont appliquées aujourd’hui, après le Don de la Torah.

Il en est ainsi pour la Mitsva du Chabbath. Bien que les Juifs aient observé le Chabbath avant même le Don de la Torah, il est clair que cette pratique ne peut pas être comparée à la façon avec laquelle ils l’observèrent une fois que la Torah fut donnée.

Nos sages nous apprennent que chacun des événements important de notre calendrier se reproduit chaque année. Ainsi, ce Chabbath qui est le premier Chabbath après la fête de Chavouoth devrait être vécu comme le premier Chabbath que nos ancêtres ont observé après le Don de la Torah.

L’homme appelle par la pratique des Mitsvoth les dimensions « supérieures » à descendre dans les réalités terrestres. Or, avant Matan Torah – le Don de la Torah – il était impossible à l’homme de produire ceci par ses propres moyens. En conséquence, les objets matériels ne pouvaient être investis de Sainteté.

Grâce à nos actions, depuis le Don de la Torah, les dimensions spirituelles habitent notre entourage matériel. Car les Mitsvoth émanent de l’Essence de D-ieu. Ainsi, l’homme, qui pratique les Mitsvoth, n’est plus limité à ses forces personnelles, car il est missionné par D-ieu ; il est donc investi par l’Essence du Divin et ses actes matériels s’imprègnent alors de Sainteté.

Ce concept est intimement lié au Chabbath : le Chabbath a cela de magique d’être plus haut que la Création, car en ce jour, nous cessons toutes actions créatives. Le jour de Chabbath, le Juif est investi « d’un amour pur pour D-ieu, d’un amour qui transcende l'intellect ». Cet amour est plus haut que celui qui l’habite pendant la semaine, car ce dernier est le fruit du labeur et de l’effort – la raison et la rationalité. Le niveau d'amour atteint le Chabbath transforme l’individu et ses désirs ne sont pas les mêmes que ceux qu’il a dans le courant de la semaine.

Le Chabbath traduit, donc, le lien entre les deux composantes de l’existence : il est, d’une part, la révélation de la plus haute des saintetés ; mais son impact s’inscrit, d’autre part, dans les aspects les plus concrets de la Création. En ce jour, les désirs les plus bas se trouvent transformés.

C’est cette idée maîtresse qui s’exprime chaque année en ce Chabbath particulier où nous lisons au début de la Paracha de Nasso : « Compte les descendants de Guerchon… »

Le nom Guerchon découle du mot hébraïque Guérech qui signifie, d’une part, produire (en termes d’agriculture), mais aussi Guérech – chasser. Ceci représente dans sa lecture symbolique, le pouvoir de révéler l'amour latent que l’homme a pour D-ieu (comme le fruit dans la terre) ; ainsi que la faculté de chasser le mal. Ces deux actions sont, comme nous l’avons vu plus haut, intimement liées au Chabbath.

13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 09:32
CHAVOUOT : Le don de la Torah...

L'ABSENCE DE SYMBOLE

Pourquoi, contrairement aux autres fêtes, Chavouot est-elle dépourvue de tout symbole ? Pessa'h possède la Matsa, Roch Hachana le Chofar, Yom Kipour le jeûne, Souccot le bouquet de fête et la Soucca, et Chavouot, la fête parmi le fêtes, qui commémore le jour ou la Torah fut donnée au peuple juif, serait dénuée de tout symbole?

Le symbole a toujours quelque ressemblance avec l'objet qu'il doit représenter. A l'instar de D.ieu qui l'a transmise, la Torah est unique en son genre. Aucune image, aucune représentation de D.ieu ne doivent être faites. De même il n'existe pas de symbole pour la Torah. L'absence de toute représentation symbolique à Chavouot fait allusion à l'unité et au particularisme de la Torah. Ce fait en lui-même s'oppose à toutes les tentatives consistant à comparer la Torah à une œuvre humaine.

CENTRALITE DE LA LOI ORALE

Dans la Bible nous ne trouvons nulle part mentionné le fait que Chavouot est la fête de la Promulgation de la Loi. C'est la Loi orale, appelée " Torah ché-beal pè ", qui le porte à notre connaissance. Chavouot nous fournit par ailleurs encore une autre preuve de l'importance de cette dernière. Laquelle ?

L'existence d'un juif issu de cette souche est donc une preuve de plus pour l'authenticité et la véracité de la Loi Orale.

Le deuxième jour de Chavouot, nous lisons l'histoire de la généalogie du roi David, car c'est le jour anniversaire de sa naissance et de sa mort. La Meguilat Ruth nous apprend que David descend de Ruth, une Moabite. Quelle coïncidence étonnante! La plus noble famille en Israël, la dynastie royale de David, est issue de souche païenne! Or la Torah nous enseigne: "Un Ammonite ou un Moabite n'entrera pas dans la Communauté de l'Éternel" (Deutéronome, 23,4). Selon l'interprétation littérale de ce texte, l'accès au Judaïsme aurait donc été interdit à Ruth. Par conséquent un descendant d'une Moabite, devenue juive à l'encontre de cette loi, n'aurait jamais pu revêtir la dignité royale. Mais la Loi orale précise que seule la conversion des hommes moabites et ammonites est interdite. Ruth pouvait donc devenir juive et donner naissance à la maison royale de David.

L'existence d'un juif issu de cette souche est donc une preuve de plus pour l'authenticité et la véracité de la Loi Orale. Porter atteinte à celle-ci aurait eu pour conséquence l'impossibilité pour les descendants de Ruth d'occuper le trône. L'histoire de Ruth lue à Chavouot, fête de la Promulgation de la Torah, est un symbole vivant à travers les siècles de l'importance capitale de la Loi Orale.

UNE INTERPRETATION DE L'ORIGINE DE L'ETOILE DE DAVID

Certaines parties du Talmud traitent de la réception de la Loi au Sinaï. (Chabbat, 87). On y trouve un passage susceptible de nous donner une interprétation de l'origine obscure de l'étoile de David.

Ce sont Israël et la Torah, inséparablement liés l'un à l'autre, comme le corps et l'âme, la Torah étant l'âme du peuple.

On nous y rapporte en effet la parole d'un Sage de Galilée: "Béni soit l'Eternel qui transmit la lumière de sa triple parole (Pentateuque, Prophètes, Hagiographes) aux trois parties du peuple (Cohen, Lévi, Israël) le 3éme mois (Sivan) par le 3ème enfant (Moïse, troisième enfant de Yo'heved) ". Indépendamment d'une explication plus profonde de cette parole, on en déduit que le peuple juif ainsi que la Torah, peuvent être considérés comme étant divisés en trois parties. Le " Maguène-David " est-il autre chose que deux triangles étroitement enlacés ? Ce sont Israël et la Torah, inséparablement liés l'un à l'autre, comme le corps et l'âme, la Torah étant l'âme du peuple. Ce signe est à juste titre le "bouclier" de chaque roi juif, voire de tout Juif, aussi longtemps qu'il reconnaît faire partie de cette nation et accepte de recevoir en lui, son âme, la Torah.

CHAVOUOT, LA FÊTE DE JACOB

Les fêtes de pèlerinage, excepté Chavouot, ont toutes leur 'Hol Hamoed (demi-fête). Pourquoi ?

Jacob a voué 14 années de sa vie à l'étude exclusive de la Torah auprès de Sem et Eber. C'est lui qui représente la " Torah ".

Les motifs en sont expliqués dans une parole profonde citée par le Zohar au sujet des fêtes de pélerinage. Selon le Traité des Pères (1,2) notre monde repose sur trois piliers: " Torah, Avodah, Guemilout 'Hassadim" (l'étude, le Culte divin, la Charité). Ces trois piliers sont également représentés par nos trois patriarches : la " Guemilout 'Hassadim", c'est-à-dire l'altruisme, l'amour du prochain, trouve toute son expression dans le caractère d'Abraham. Malgré la chaleur torride il attend les voyageurs inconnus pour remplir envers eux les devoirs de l'hospitalité. Le sacrifice d'Isaac, c'est la " Avodah "; c'est le dévouement pour D.ieu qu'Isaac a manifesté par son sacrifice volontaire; il restera toujours un exemple incomparable de l'homme au service de son D.ieu. Enfin, d'après la tradition, Jacob " assis dans les tentes" dans le chemin qui sépare- Beérchèva de 'Haran, a voué 14 années de sa vie à l'étude exclusive de la Torah auprès de Sem et Eber. C'est lui qui représente la " Torah ".

De même pour les trois fêtes de pèlerinage : Pessa'h, qui tire son nom de l'agneau pascal, fait allusion à Isaac. Chavouot, la fête de la Torah se rattache à Jacob. Enfin, Soucot, la fête célébrée par l'humanité entière, se rapporte à Abraham.

Mais, on pourrait objecter qu'Isaac n'était pas le fils unique d'Abraham. II y avait aussi Ismaël et les fils de Ketoura. Par ailleurs, Isaac était aussi le père d'Esaü, or, c'est uniquement Jacob qui est l'héritier spirirituel de la maison d'Abraham.

Si donc Pessah et Soucot, ces fêtes rappelant Isaac et Abraham, ont à côté de leur jours fériés aussi le 'Hol Hamoed, c'est une allusion à ceux de leurs descendants dont le caractère n'était pas empreint de sainteté. Par contre, Chavouot, la fête de Jacob, ne connaît pas de 'Hol Hamoed, car Jacob a transmis son héritage spirituel à tous ses enfants sans exception.

Dr. EHRMANN

12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 10:57
L'Islam en évolution ou en révolution ? la faute à qui ?

Les musulmans font du juif la cause de tous leurs maux – et n’assument aucun échec

Les Musulmans ne sont jamais responsables de rien. Ils ne sont jamais coupables de rien. C’est toujours la faute au juif.

S’ils sont empêtrés dans la misère, la violence et le sous-développement dans n’importe quel coin du monde : la faute à Israël. S’ils en sont là où ils en sont, c’est à cause du juif, qui veut leur disparition. Et si ce n’est pas à cause du juif, c’est à cause du colonisateur blanc.

Même quand ils s’entretuent comme en Syrie ou au Yemen, ils n’y sont pour rien, c’est le juif. Le juif qui conspire contre leurs intérêts.

Le juif leur sert d’exutoire pour apaiser leur colère. Il est leur antidote à la frustration de se trouver à la traîne de l’humanité.

Si le juif n’avait pas existé, l’auraient-il inventé ?

Les musulmans voient sa main partout dans les bouleversements politiques qu’ils viennent de connaître. Ils en font l’instigateur et le chef régisseur. Sont-ils dépourvus de volonté propre ?

L’éternelle obsession du complot juif devenu sioniste semble être l’unique assertion stratégique et géopolitique des pays arabisés, depuis la déferlante islamiste.

Les islamistes seraient les agents du Mossad alors que l’islamisme est l’enfant de l’islam ? Alors il n’y a pas pire ennemi et plus traitre à l’islam que les musulmans eux-mêmes.

En faisant du juif hier et du sioniste aujourd’hui, dans un léger glissement sémantique, le bouc-émissaire de tous leurs maux, même domestiques, les musulmans se couvriraient de ridicule sans la complicité des médias gauchistes, qui arrangent leurs affaires et réparent leur image.

En quoi le retard des musulmans depuis que l’islam existe est-il la faute à Voltaire ou à Rousseau, ou au juif ?

A la traîne du progrès humain, sans libertés humaines et publiques, humiliant leurs femmes, ils se complaisent dans le rôle de victimes.

Et le jour où les musulmans apprendront à faire leur examen de conscience, à assumer les causes de leurs retards, cela les éloignera des dogmes scélérats de leur foi. Cela, leurs guides religieux ne le permettront pas.

S’ils sont en proie au despotisme éternel, à la violence, aux conflits confessionnels, aux appels aux meurtres des laïcs et des apostats, à la terreur, au climat insurrectionnel et inquisitorial permanent, aux attentats meurtriers qui peuplent leur quotidien et frappent leurs lieux de culte, à l’arriérisme, au fanatisme, à la profanation des cimetières, à l’endoctrinement religieux, est-ce la faute à Israël, aux anciens colonisateurs, ou à l’islam ?

Qu’ils se posent la question : pourquoi sont-ils encore au stade archaïque de peuples guerriers, en Syrie, en Somalie, en Afghanistan, au Pakistan, au Soudan, hier en Algérie et en Libye, et demain encore en Tunisie, en Egypte, au Yémen, au nord du Nigéria, en Jordanie, à Gaza et en Iran… ? A cause du juif et du blanc colonisateur ? Une piste de réflexion : qu’ils regardent le chemin parcouru par la Corée du Sud, libérée du blanc colonisateur il y a 60 ans…

Israël, qu’ils accusent du talent extraordinaire de muer les djihadistes d’Allah en forces supplétives, Israël à l’expansionnisme et au colonialisme imaginaire (il n’y a toujours qu’un seul Etat juif, alors que l’islam revendique maintenant 54 Etats musulmans, le double d’il y a un siècle), Israël moteur du complot, Israël quoi encore !?

Salem Ben Ammar

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Salem Ben Ammar pour www.Dreuz.info

10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 17:55
8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 16:31
La Sidra de la semaine : BAMIDBAR

C'est cette semaine que nous lisons la paracha "Bamidmar", qui est la première du livre du même nom: le sepher "Bamidbar", quatrième livre de la Torah.

Le terme "Bamidbar" signifie "Dans le désert".

Le désert est le lieu dans lequel les juifs ont séjourne suite a leur sortie d'Egypte, et ce jusqu'a leur entrée en Erets Israël. Le "moment fort" de cette période fut le don de la Torah, sur le mont Sinaï, que nous allons d'ailleurs célébrer la semaine prochaine.

La paracha Bamidmar a un lien particulier avec la fête de "Chavouôt", la fête du don de la Torah, car c'est la paracha qui est toujours lue le Chabbat qui précède la fête.

Apres quarante neuf jours d'une préparation adéquate à la réception de la Torah, les juifs ont déclaré à son sujet :

"Nous ferons et nous comprendrons".

Cette déclaration, en réalité, en comporte trois :

1- Nous ferons. Il s'agit de la mise en application des mitsvot (commandements) de la Torah.

2- Nous comprendrons. Il s'agit de l'étude de la Torah, de la compréhension des mitsvot.

3- "Nous ferons" précède "Nous comprendrons", c'est a dire que La mise en application des mitsvot en précédera l'étude.

Nous comprenons facilement les deux premiers points:

D'une part, si D-ieu nous a donne la Torah, avec tout l'éventail de lois qu'Il y a fixé, celles qui concernent toute l'humanité comme celles qui sont spécifiques au peuple juif, c'est bien pour que nous les mettions en application.

Et d'autre part, la Torah étant la parole de D-ieu, créateur et possesseur de l'univers, qui le fait exister à chaque instant dans ses moindres détails, le transcende et s'y habille, et en particulier maintient l'existence de chacun de nous, il parait plus que naturel d'étudier ce qu'il a décidé de nous transmettre.

C'est par contre la troisième déclaration, dans laquelle il s'agit de faire précéder l'etude par l'action, qui semble la plus difficile à comprendre.

La logique veut que pour accomplir quelque chose, il est avant tout nécessaire de l'avoir compris. Nos sages se sont d'ailleurs interroges dans le Talmud, pour savoir ce qui est plus important, de l'étude ou de l'action. Leur conclusion fut que l'étude est plus importante puisque c'est elle qui conduit à l'action, et donc bien sur à la condition qu'elle conduise à l'action, à la pratique des mitsvot, qui est le but véritable du don de la Torah.

Il semblerait donc préférable, voire même indispensable, que l'accomplissement des mitsvot soit précédé de l'étude de la Torah. Car si nous ne savons pas comment accomplir un commandement, comment nous est-il possible de le faire?

Mais nous nous trouverions alors face à un problème insoluble.

Comme nous l'avons expliqué la semaine dernière (paracha Be'houkotai), le plus haut niveau que nous puissions atteindre dans l'étude de la Torah, est celui auquel nous percevons que nous ne sommes pas capables de comprendre. Ceci est lié au fait que la Torah est illimitée, contrairement à notre intellect qui est, quant à lui, limité.

La pratique des commandements est également illimitée, en ce sens qu'elle provoque un lien infini entre nous et notre créateur. Ce sujet avait été explique il y a plusieurs mois (paracha Vayera). Mais les capacités mises en œuvre pour y parvenir ne dépassent pas nos limites. Cela nécessite, certes, des efforts, mais demeure cependant à la portée de chacun d'entre nous.

Si nous faisions dépendre l'accomplissement des mitsvot, qui est à notre portée, de leur compréhension, dont la portée réelle nous dépasse, nous diminuerions alors systématiquement nos possibilités de pratique.

Il faut donc au contraire accomplir tout ce que la Torah demande de nous, sans nous limiter à ce que nous pensons comprendre. Et la pratique elle-même améliorera notre compréhension, comme ceci peut être constate dans de nombreux domaines.

Bien entendu, l'étude parallèle des lois liées à l'accomplissement des commandements est nécessaire, afin de ne pas se tromper dans leur accomplissement.

Tout ceci, bien sur, ne retire rien a la nécessité d'étudier toutes les parties de la Torah, chacun selon ses capacités. Cela fait également l'objet de l'un des commandements.

5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 16:17
YOM YEROUCHALAIM : Mercredi 8 Mai 2013

Jérusalem

La ville de Jérusalem est immuablement liée à l'histoire du peuple juif. La place essentielle qu'elle tient dans les traditions juives plonge ses racines il y a plus de quatre millénaires, avec le sacrifice d'Isaac sur le mont du Temple, le mont Moriah, appelé à devenir le site du Temple.

En l'an 1004 avant l'ère chrétienne, le roi David s'empara de la petite cité jébusite qu'il transforma en capitale de son royaume. Son héritier, le roi Salomon, y édifia le Premier Temple. La ville resta la capitale du royaume pendant les quatre siècles où régnèrent les souverains de la dynastie davidique, jusqu'à sa conquête et sa destruction par les Babyloniens en 586 avant l'ère chrétienne. Quand la Perse conquit Babylone, les Juifs obtinrent le droit de retourner dans leur patrie, Erets-Israël. 70 ans plus tard, la ville et le Temple furent reconstruits. Pendant les 500 ans qui suivirent le retour d'exil, Jérusalem resta au coeur du culte et de la culture juive.

YOM YEROUCHALAIM : Mercredi 8 Mai 2013
3 mai 2013 5 03 /05 /mai /2013 16:35
2 mai 2013 4 02 /05 /mai /2013 17:45

Dieu impose un rythme à son monde : 6 + 1.

Il crée le monde en six jours (disons 6 périodes et peu importe leur durée) et Il fait Chabat.

Il donne aux hommes cette mémoire de l’antériorité, dès le premier chapitre de la Bible. Sans doute pour leur rappeler que la terre appartient à Dieu. Ne pas oublier que nous ne sommes que « des étrangers, en séjour ».

Quatrième parole du Décalogue : « Six jours tu travailleras la terre, mais le septième jour, Chabat / Cessation en l’honneur de l’Eternel ». 6+ 1.

Et puis cette semaine : « Six années tu travailleras la terre, mais la septième année, Chabat / Cessation en l’honneur de l’Eternel ». 6+1.

Laisser la terre (adamah) se reposer. Adamah, la mère, la matrie, dont est issu Adam. Telle mère, tel fils ! L’humain de l’humus. Le glébeux de la glèbe. Le terrien de la terre.

La terre doit se reposer. Se reposer de nos exploitations incessantes. De nos désirs de bénéfices à l’excès. De nos pollutions inconséquentes. Des semences de nos folies. « Du sang de ton frère qui crie depuis la terre ».

Tous les sept ans : respirer au rythme de la terre, au rythme de Dieu. Pour régénérer nos corps, nos poumons et nos âmes. Et nos fraternités aussi !

Philippe Haddad

2 mai 2013 4 02 /05 /mai /2013 12:30
La Sidra de la semaine : B. Bé'houkotaï

« Il a parlé à Moché au mont Sinaï en disant » (Vayikra 25, 1)

Nos Sages disent que le nom du mont Sinaï lui est attribué du fait que la Torah y a été donnée à Israël, car depuis ce moment-là les idolâtres se sont remplis de haine pour Israël, or le mot « Sinaï » s’apparente au mot « Sin’a » (haine) (Chabbat 89b). Mais ce midrach suscite chez moi une grande question : pour quelle raison le don de la Torah a-t-il provoqué chez les nations du monde une si grande haine envers le peuple d’Israël ? De toute façon, Hachem avait commencé par proposer la Torah à tous les peuples, et ce sont eux qui n’en ont pas voulu, jusqu’à que les bnei Israël viennent et proclament « Nous ferons et nous écouterons » ! Apparemment, les nations du monde auraient dû se réjouir du fait que les bnei Israël acceptent le joug de la Torah et des mitsvot, car ils savaient déjà par Bil’am que « Si Mon pacte ne pouvait plus subsister jour et nuit, J’aurais cessé de fixer les lois du ciel et de la terre (de faire exister le monde). » En d’autres termes, le monde entier et tous les peuples qui y vivent ont la possibilité d’exister uniquement si la voix de la Torah est entendue dans le monde. Ainsi donc, les peuples étrangers auraient dû être reconnaissants au peuple d’Israël d’avoir accepté la Torah, car grâce à son étude ils peuvent, eux, subsister dans le monde.

Au moment où D. a proposé la sainte Torah aux bnei Israël, Il leur a dit : « Si vous voulez recevoir la Torah, tant mieux, sinon, ici sera votre sépulture. » Puisque le monde entier vit et subsiste grâce à l’existence du peuple d’Israël, le peuple élu, il est évident que si les bnei Israël étaient effacés de la surface de la terre, les nations du monde l’auraient été avec eux. En effet, en l’absence du peuple juif, l’existence des autres peuples n’a aucun but et aucune raison d’être. S’il en est ainsi, pour cette seule raison les autres peuples auraient dû aimer le peuple juif, ou du moins ne pas le haïr.

Quiconque analyse l’histoire remarquera facilement qu’à toutes les générations, le peuple juif a subi poursuites et exils causés par les peuples étrangers. Avraham a été le premier à être appelé « Avraham l’hébreu (ha’ivri) », c’est pourquoi il a fondé la chaîne du judaïsme, car il était d’un côté (‘ever) du monde, tandis que tout les autres hommes se trouvaient de l’autre côté (‘ever). Déjà au temps d’Avraham, avant même toute existence du peuple juif, s’est exprimée une forte haine envers lui, et il a été jeté dans la fournaise parce qu’il était différent de tous les autres. Puis le peuple d’Israël s’est retrouvé en exil en Egypte, où il a été persécuté et poursuivi durant deux cent dix ans. Quand les bnei Israël ont enfin mérité d’être sauvés et de s’installer sur leur terre, les rois du monde n’ont cessé de les combattre et de les attaquer. Ensuite, le premier Temple a été détruit, puis le second, et les bnei Israël ont été dispersés de toutes parts. Mais leurs souffrances ne se sont pas arrêtées là puisqu’ils ont continué à être persécutés par les croisés, les cantonistes… puis les hommes du troisième Reich qui ont amené la destruction sur les juifs des communautés d’Europe. Enfin, même depuis que les juifs sont retournés sur leur terre, ils ne trouvent toujours pas de repos, et chaque jour des ennemis se lèvent pour nous exterminer. Si Hachem ne nous sauvait pas de leurs mains par le mérite de la Torah qui est étudiée en terre sainte, ils nous auraient anéantis.

Il y a quelques temps, j’ai étudié le Séfer Ha’hinoukh sur la mitsva de se tremper au mikvé, et il dit : « C’est une mitsva d’aller au mikvé. Les eaux purifieront tout homme impur afin qu’il se sente après l’immersion comme s’il venait d’être créé. »

En d’autres termes, l’idée de se tremper au mikvé est d’inciter l’homme à sentir que son immersion a fait de lui une nouvelle créature. Avant la création du monde, tout l’univers était rempli d’eau, et c’est ensuite seulement que D. a créé l’élu de la création, qui est l’homme. De même, l’homme doit s’imaginer que les eaux du mikvé ont purifié son âme au point de faire de lui une créature nouvelle. Il faudrait consulter les livres de Rabbi Na’hman de Breslev, qui livre des explications à ce sujet.

A la lumière de cet enseignement du Séfer Ha’hinoukh, je suis arrivé à la conclusion que seul un juif peut atteindre un niveau si élevé, lui permettant de se considérer, pendant l’immersion, comme une nouvelle créature, et donc de devenir vigilant dans toutes ses actions. En revanche, si on dit à un non-juif de se tremper dans les eaux du mikvé et de purifier ainsi son âme, il haussera les épaules, car il ne parvient pas à appréhender une telle notion. Il en est de même pour la mitsva de nidda, qui exige un dévouement et une abnégation considérables : un étranger ne comprendra pas cela, seule l’âme d’un juif, ciselée par les sphères célestes et possédant des forces exceptionnelles, est capable d’accomplir cette mitsva. Je connais un homme de valeur qui, à cause des circonstances, a dû observer ces lois d’éloignement durant près de quatre ans, au prix d’un sacrifice extraordinaire.

Quiconque essaie de comprendre logiquement à cause de quoi on nous hait, au point qu’un petit pays qui se voit difficilement sur la carte attire l’attention du monde entier, perdra certainement son temps. Il n’existe pas de réponse correcte et satisfaisante pouvant expliquer cette puissante haine dont nous sommes victimes. C’est obligatoirement un décret du Ciel, un décret qui est descendu sur le monde au mont Sinaï en même temps que la Torah. Mais en réalité, ce décret est également un salut pour les bnei Israël, car son but est de préserver le peuple juif de l’assimilation : du fait de la haine qui brûle dans le cœur des peuples étrangers, ils n’accepteront pas de se marier avec nous, et ainsi, le peuple d’Israël restera éternel et sa braise ne s’éteindra jamais.

Parallèlement, nous avons l’obligation de respecter le non-juif en tant que créature de D. Ainsi, il est interdit de défier un non-juif, afin de ne pas profaner le nom de D. Le Ben Ich ‘Haï rapporte au nom des kabbalistes qu’il est défendu de voler un non-juif, pour éviter que son ange accuse dans le Ciel et que cette accusation puisse avoir une incidence et permette au non juif de voler les mitsvot du juif. Je me souviens que mon père avait l’habitude d’agir avec bienveillance et bonté avec ses voisins arabes et d’éveiller en eux le respect vis-à-vis de D. Mais malgré tout, il faut toujours marcher entre les gouttes et préserver le cachet juif qui nous a été accordé, afin que l’éternité d’Israël ne soit pas démentie.

25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 10:02

Questions à poser à un militant pro-palestinien :Poser les questions, c'est y répondre

1) Explique-moi pourquoi tu considères que c'est Israël qui a pris la terre aux Palestiniens, alors que c'est la Jordanie qui occupe 80% de la Palestine ?

2) Explique-moi pourquoi tu considères logique que la Palestine soit aux Palestiniens, alors qu'il ne t'est jamais venu à l'esprit que la Judée puisse être aux Juifs ?

3) Explique-moi pourquoi, tandis qu'un Arabe peut se promener tranquillement à Tel-Aviv et à Haïfa alors qu'un Juif qui s'égare à Ramallah ou à Shehem (Naplouse) fait l'objet d'un lynchage, c'est Israël que tu accuses d'apartheid ?

4) Explique-moi pourquoi tu trouves normal qu'il y ait des Arabes vivant en Israël mais qu'il t'est impensable qu'un seul Juif puisse vivre dans un état palestinien ?

5) Explique-moi pourquoi c'est seulement après qu'Israël ait pris Gaza à l'Egypte et la Judée-Samarie à la Jordanie, que tu as commencé à les appeler « les territoires palestiniens » ?

6) Explique-moi pourquoi les Palestiniens n'ont jamais cherché à créer un état dans ces fameux territoires tout le temps qu'ils étaient sous domination arabe ?

7) Explique-moi enfin pourquoi tu dédaignes de répondre à ces questions de peur de comprendre que ton soutien indéfectible à la cause palestinienne contre Israël n'est rien d'autre que l'expression humaniste de ton antisémitisme déguisé

Hubert ZAKINE

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