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23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 14:53

 

Photo0119-1000X800.jpgLe mois d’éloul est, selon la Tora, le sixième mois de l’année. Le mois de nissan y est en effet appelé le « premier mois » (Chemoth 12, 2). Mais si on le considère par rapport à Roch hachana, il est le douzième et dernier des mois.

 

Comme les noms de tous les mois du calendrier hébraïque, le mot éloul est d’origine babylonienne, et il viendrait de l’akkadien « ouloulou ». Il marquerait, dans les écrits de nos Sages (Voir notamment Yoma 29b) les chilhei de-qayta (« fin de la chaleur »). Le signe du zodiaque correspondant au mois d’éloul est celui de la Vierge, concordance qui fait référence au verset : « Retourne, vierge d’Israël, retourne à ces tiennes villes » (Jérémie 31, 20), comme pour marquer que ce mois est essentiellement celui du « retour » vers Hachem par le repentir.

 

Dans le même esprit, les rabbins ont fait des quatre lettres hébraïques du mot éloul les acronymes de ani le-dodi we-dodi li (« Je suis à mon bien-aimé, et mon bien-aimé est à moi » - Cantique des cantiques 6, 3), façon de rappeler que ce mois est propice à un rapprochement du peuple d’Israël et de son Créateur.

 

Signalons également que le Targoum Onqelos traduit le mot « explorèrent » du verset : « Ils montèrent, “explorèrent” le pays, depuis le désert de Tsin jusqu’à Re‘hov, à Lavo-‘Hamath » (Bamidbar 13, 21) par we-élilou, mot qui n’est pas sans ressembler à éloul et qui peut signifier « chercher ». On trouve par conséquent dans le nom de ce mois une idée d’introspection et de retour sur soi, le repentir étant essentiellement une recherche et une renaissance.

 

C’est le livre de Néhémie qui, pour la seule fois dans le Tanakh, contient le mot éloul : « Et la muraille [de la Jérusalem reconstruite] fut achevée le vingt-cinquième jour du mois d’éloul, en cinquante-deux jours » (6, 15).

 

La tradition talmudique énumère trois événements qui se sont produits pendant le mois d’éloul :

   C’est le 1er éloul que Moïse est remonté sur le Mont Sinaï pour y recevoir les secondes Tables de la loi, et il en est descendu quarante jours plus tard, le jour de Yom kippour. C’est cette période qui, depuis lors, est considérée par nos Sages comme la plus propice à notre élévation spirituelle.

 

   Selon Rabbi Eliézèr, contrairement à Rabbi Yehochou‘a qui situe cet événement en nissan, c’est en tichri que l’univers a été créé (Roch hachana 11a). Il s’ensuit, si l’on considère que notre Roch hachana marque l’anniversaire du premier homme et de la première femme, que le premier jour de la « Création » s’est situé le 25 éloul.

 

   C’est le 17 éloul que sont morts les explorateurs qui avaient calomnié Erets Yisraël (Bamidbar 14, 37). Ils avaient présenté leur rapport le 8 av, et Hachem était resté en colère pendant quarante jours, autant qu’avait duré leur mission. Le 17 éloul a donc été le jour de leur mort (Séfèr ha-toda‘a, chapitre 35).

 

Le Ba‘al chèm tov appelait les jours d’éloul ceux « où le roi est dans le champ », image qu’il expliquait par une parabole :

Quand un des sujets d’un roi veut être reçu par son souverain, il lui faut franchir de nombreux obstacles : faire une demande, se déplacer jusqu’à la capitale, etc. Et même une fois obtenue la permission de pénétrer dans le palais royal, il doit souvent attendre de longues heures avant d’être reçu. Une fois devant le roi, le temps lui est mesuré, tant et si bien qu’il peut, dans son émoi, oublier la requête qu’il voulait lui présenter. Une fois par an, cependant, le roi part en tournée dans les différentes régions de son royaume, et son arrivée dans chaque ville est, bien entendu, annoncée à l’avance, et le peuple est invité à se presser à sa rencontre pour l’accueillir.

 

De la même façon, Hachem se rend plus accessible pendant le mois d’éloul. A nous de faire l’effort de L’accueillir.

 

Jacques KOHN

 

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18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 14:34

JERUSALEM VILLE SYMBOLE

 

Si j’ai cité Jérusalem, c’est d’abord et avant tout parce que cette ville est indissociable de la terre et du pays d’Israël, j’en veux pour preuve et dieu sait si les preuves de la présence des juifs à Jérusalem ne manquent pas. Comme cette fresque sur l'Arc de Triomphe à Rome. L'Arc a été construit après la mort de Titus pour en célébrer la victoire sur les judéens et la destruction du Temple de Salomon en 71 après J.-C. L'épisode du triomphe est visible sur les bas-reliefs qui décorent la paroi interne.

 

Le cortège impérial est représenté au début de la cérémonie, au moment où il traverse la Porte Triomphale. Les trophées pris au temple de Jérusalem défilent et l'on voit pour la première fois le chandelier à sept branches. Ensuite, c’est que cette ville représente à mes yeux, le symbole de toutes les craintes et de toutes les ambitions qui hantent ma réflexion.

 

Je l’ai dit précédemment je ne suis qu’un français moyen, un européen moyen ayant une vie moyenne, entouré d’une famille moyenne jouissant moyennement de cette terre, jusqu'à mon souffle dernier qui sera à n’en pas douter, moyen.

Mais je ne peux m’empêcher de faire un rapide retour en arrière sur ma famille qui vécut plus de cinq siècles au milieu des arabes. Natif d’Alger en 1944, je suis descendant de cette lignée juive chassée pas l’inquisition médiévale espagnole de 1391. Mes ancêtres, dont la plus célèbre étoile, Simon Ben Semah DURAN dit RASHBAZ, figure dans le grand livre du judaïsme algérien. Depuis cette date, ma famille a vécu dans la casbah d’Alger. Fermez la parenthèse.

J’ai cru bon de citer ces références pour évoquer à présent mes remarques et mon combat pour la sauvegarde de Jérusalem et à travers elle, du monde libre.

Depuis ma plus tendre enfance, les musulmans sont en guerre. Sans doute l’étaient-ils avant ma naissance, avant 39-45 avant 14-18 etc…etc…

 

Jérusalem est la proie de toutes les convoitises. Pourquoi ? Tout simplement, parce qu’elle fait partie d’un plan de conquête expansionniste des Arabes qui a commencé depuis la nuit des temps (Rappelez vous de Charles Martel, l’Espagne conquise, les Maures, les croisades..) et qui se terminera dans le sang des infidèles à moins qu’un sursaut des nations judéo-chrétiennes ne brandisse la bannière de la révolte. Rappelez-vous le Royaume Arabe Uni tant vanté par Nasser ! Les pays où il faisait bon vivre : le Liban, l’Egypte, la Syrie, la Jordanie, l’Algérie, la Tunisie, le Maroc sont tous devenus indépendants en perdant tous les enfants de Jésus et d’Abraham contraints de quitter un pays qu’ils aimaient tant. Il n’existe dans aucun pays arabe de place pour ceux qui prient d’autre dieu qu’Allah, tout au plus sont-ils tolérés ou tournent-ils à l’entour du pouvoir comme c’est le cas au Maroc.

Mais pourquoi cette conquête expansionniste du reste du monde ? Pourquoi cette volonté croissante de vouloir peindre le monde aux couleurs de l’Islam ?

 

Jérusalem est le symbole de la résistance à la barbarie car, ville trois fois sainte, elle est la capitale d’un petit pays qui résiste depuis 1948 à la poussée des fanatiques de la région, bien qu’elle soit obligée de composer avec deux millions d’Arabes qui vivent en ses murs. Deux millions d’Arabes qui ne supportent cette situation qu’avec l’intime conviction qu’une démographie galopante jouera en leur faveur à plus ou moins longue échéance. Alors pourquoi Jérusalem ? Pourquoi cette microscopique entité qui résiste à tous les vents contraires et, dieu sait s’ils sont contraires, pour donner aux juifs du monde entier une terre, une patrie, un pays qui ne soit pas seulement la halte bienfaisante au cours de l’éternelle errance des enfants d’Abraham?

Tout simplement, car elle symbolise à elle seule toutes les options qui sont en possession de la résistance pour conjurer la déroute occidentale face à la folie meurtrière que nous réserve le monde musulman. Je dis bien le monde musulman car comment séparer le grain de l’ivraie quand on ne distingue pas le bon Islam du mauvais, le gentil du méchant, le savant du prosélyte ?

 

Que l’Islam balaie devant sa porte et qu’en son sein se dressent, loin des démagogues de circonstance, des hommes et des femmes, adeptes d’une démocratie évidente, quitte à lutter de l’intérieur. Soutenus par les pays qui œuvrent pour l’émancipation politique en refusant que le religieux prenne une place prépondérante et pourquoi ne pas le dire, dictatoriale. Que la controverse apparaisse dans la mentalité musulmane et alors, tout sera possible. Pour lors, le débat est à sens unique, la dictature est reine, la parole est étouffée et les femmes n’ont pas droit au chapitre. Alors, que les pays arabes versent dans le plus obscur des obscurantismes et demeurent cette monstrueuse machine à fabriquer le fanatisme, seule arme des faibles et des illettrés, ce que tout homme sensé rêve de voir disparaître de la planète.

 

Il est vrai que s’élèvent des voix de l’Islam modéré qui rencontrent l’écho nécessaire dans la bourgeoisie mais qui sont mises à l’index et condamnées sans aucune autre forme de procès. Les musulmans doivent se démarquer du fanatisme et lutter avec les démocrates pour porter la voix de la modernité jusqu’aux confins du désert. Alors et alors seulement, tous les hommes de bonne volonté, quelle que soit leur origine, marcheront d’un même pas vers la lumière porteuse de l’espérance en une vie meilleure.

 

Si Jérusalem est au centre des débats, c’est qu’elle représente l’arbre qui cache la forêt. Mettre le Moyen Orient à feu et à sang pour rayer Israël de la carte, voila l’horrible destin que réservent les fanatiques arabes aux enfants d’Israël, en attendant de conquérir le monde. Le Moyen Orient appartient aux Arabes et à personne d’autre. Et quiconque transgresse cette vérité première transgresse l’ordre établi. Les Nations Unies, ce machin qui mérite, aujourd’hui plus que jamais, ce surnom, doivent s’incliner devant l’Islam, un point c’est tout ! Non mais !

 

Les maîtres du monde futur seront les pays arabes qui détiennent la parole sacrée. Quiconque ne respecte pas la parole du prophète se met hors la loi et démontre son incapacité à définir son propre avenir.

 

Jérusalem est la proie de toutes les convoitises. Le nouveau Président des Etats-Unis déclare que Jérusalem-Est est une colonie. Mais une colonie de quel pays ? D’Israël ? De la Palestine ? Des Nations Unis ? Ce qui reviendrait à dire que la capitale d’Israël n’existe pas. Les Arabes s’en réjouissent. Si Israël n’a pas de capitale, c’est qu’Israël n’existe pas. Car, il ne faut pas se tromper, avec la chute de Jérusalem, on passera de la capitale d’un état souverain, reconnu démocratiquement par les grandes nations, à celui d’un ersatz de camp de réfugiés pour rescapés de la Shoah et des pays arabes.

 

Mais, avec mon petit cerveau d’homme moyennement intelligent, je me pose la question de savoir pourquoi ceux qui dénient le droit d’exister à Israël se se sont mis en quatre pour adopter une résolution des Nations Unis qui eut la guerre pour unique conséquence. Une guerre que les armées arabes déclenchèrent, dès 1948, contre le nouvel état hébreu. Etaient-ils donc insensés ces hommes et ces femmes politiques de l’époque pour voter la naissance d’Israël sans mesurer les conséquences d’un tel choix. Bien sur que non mais, il est bien connu que la vérité d’un jour est rarement la vérité du lendemain.

 

Alors deux poids, deux mesures ou bien, Israël est-il, à présent, considéré comme quantité négligeable dans le concert des nations? Dans le grand concert des nations du monde arabe, sans aucun doute.

 

La grande bataille de Jérusalem et de toutes les grandes capitales du monde occidental est commencée depuis plus longtemps que certains feignent de croire, la France en tout premier lieu.

Sans doute, par une propension à se battre la coulpe plus qu’il ne faut, notre pays ne s’est jamais remis d’avoir permis à des pays africains d’être sortis de régimes moyenâgeux. Au lieu d’énumérer les bienfaits de sa présence, la France n’a eu de cesse de dénigrer sa propreaction au-delà de l’indépendance de ces pays. Alors, le pays des droits de l’homme est devenu terre promise pour tous les déshérités de la colonisation et même de la décolonisation. Dès lors, la France chrétienne est devenue la France plurielle, multi ethnique, pour finir, dans un avenir plus proche qu’on pourrait le penser, la France islamique.

 

Il n’est que voir, avec quel détachement, les nations dites occidentales condamnent les positions israéliennes et disculpent toutes les avancées arabes dans cette partie du monde, il est vrai, imprégnées d’odeur de pétrole moyen oriental. Tout ce qui, de près ou de loin, touche le pétrole prend des accents antisémites car aujourd’hui, il faut se rendre à l’évidence, tout ce qui est anti juif est antisémite et tout ce qui est antisémite est anti israélien. Il n’est plus question de jouer au plus fin, un juif est pro-israélien d’essence et de raison car seul, Israël reste le garant des juifs du monde entier tout en sachant que par ci, par là, subsiste des poches de résistance pro-occidentales, donc pro-israéliennes.

 

Voilà une ville, Jérusalem, trois fois sainte qui n’a été déclarée ville ouverte aux autres religions qu’à partir du moment où Israël l’a gouvernée. Il faudra s’en souvenir lorsque les Nations Unies évoqueront son avenir.

 

Israël est le garant des juifs mais également des autres religions non fanatiques car Israël est la seule démocratie du Moyen Orient. Les grandes démocraties le savent et pourtant, elles ne font aucune différence avec des pays comme l’Algérie, la Syrie ou la Libye. Pourquoi? Parce que le pétrole joue un rôle prépondérant dans le concert des nations selon le vieil adage « il vaut mieux être riche et en bonne santé……. ».

Jusqu’au Pape qui soutient le droit du peuple palestinien à posséder une patrie souveraine, ce que je ne conteste nullement, sur la terre de ses ancêtres, ce que je conteste vigoureusement. En effet, tout au long de son histoire, la Palestine n’a jamais, je dis bien, jamais existé en tant qu’entité politique.

Se sont succédés les Romains, les Croisés Chrétiens, les Musulman, les Ottomans et les Britanniques dans cette région que les pays arabes contrôlent à 99,9%, Israël se répartissant seulement sur 0,1% de la superficie régionale.

 

A la lumière de ces quelques chiffres, il est bien aisé de constater que c’est encore trop. Les pays arabes, par palestiniens interposés, désirent voir les juifs, ces sionistes qui ont le toupet de faire un jardin là où ne poussaient que des cailloux, déguerpir et les laisser entre eux, sans doute pour se manger la tête comme ce fut le cas avec la guerre Iran-Irak de 1980 avec son cortège de morts, 1 million de victimes si mes souvenirs sont exacts.1 million d’hommes que les vierges du paradis d’Allah durent contenter si l’on en croit Allah !!!!

Et ce n’est pas fini lorsqu’on se penche, un tant soit peu, sur les pays islamistes avec son cortège d’attentats meurtriers, de guerres ethniques ou fratricides.

 

Allah, et encore Allah, pris en flagrant délit de mystification quand les imams et autres mollahs prétendent sur la foi des écrits saints que Jérusalem avec la Mosquée Al Aqsa et le Dôme du Rocher est le troisième lieu saint de l’Islam après Médine et la Mecque. Tout cela prête à confusion car le Coran, livre saint par excellence pour les Musulmans, ne fait aucune mention de Jérusalem contrairement aux villes de Médine et la Mecque citées à de très, très, nombreuses reprises. Bizarre, vous avez dit bizarre, comme c’est bizarre ! Pour information, Jérusalem est cité à 669 reprises dans le livre des Juifs, la Thora !

 

Benoît XVI confirme sa solidarité avec l’ensemble des Palestiniens qui attendent de retourner sur leur terre natale. Tous les Palestiniens pour submerger, par le nombre, les Israéliens ?

Que pense-t-il, ce pape bienveillant du mouvement des juifs originaires des pays arabes, obligés de quitter leurs maisons et leurs terres natales qui choisirent la valise au cercueil que promettaient les nouveaux maîtres. Et que pense ce Pape si sensible aux tourments qui assaillent les palestiniens, à ce monde arabe qui dénie le droit à tout juif de s’y installer et où les chrétiens voient leur présence se réduire telle une peau de chagrin en raison des brimades (quel doux euphémisme !) dont ils sont victimes.

 

Seuls les Palestiniens, réfugiés de luxe, souffriraient d’un mal chronique qui les exonère de s’acclimater à d’autres pays musulmans ? Pourquoi ne se sont-ils pas adaptés à leur état comme l’ont fait d’autres réfugiés d’un monde en ébullition. Ils sont demeurés des réfugiés depuis 1948. Se sont-ils accommodés de leur malheur en raison d’une part, de l’oreille bienveillante et des fortunes que débourse le concert des nations aux pauvres palestiniens et d’autre part pour encourager l’expression “les pauvres palestiniens” à se faire une place au soleil de la mystification?

 

Hubert ZAKINE

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18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 10:12

« Dieu » ou « Bon Dieu » ?

 

 

Saviez-vous que l’origine du mot « Dieu » est Deus qui est Zeus. Eh oui, quand un rabbin parle de « Dieu », il évoque le grand maître de l’Olympe. C’est pourquoi écrire « Dieu » avec un « D. » ne nous paraît pas justifié.

 

Dans certains cas, Dieu est même mentionné comme « Bon Dieu ». Nous allons voir que cette expression peut poser question selon quelques-uns uns de nos maîtres.

 

Le nid de l’oiseau :

 

Dans la paracha de la semaine, il est fait mention de la mitsva du nid de l’oiseau (kan tsipor)

 

Si tu trouves sur ton chemin un nid d'oiseau, sur un arbre quelconque ou sur la terre, avec des petits ou des oeufs, et la mère couchée sur les petits ou sur les oeufs, tu ne prendras pas la mère avec les petits : tu laisseras s'en aller la mère et tu ne prendras que les petits, afin que tu sois heureux et que tu prolonges tes jours.

Dt XXII, 6 et 7.

 

 A première vue, ce commandement pourrait être justifié par la bonté divine, Sa miséricorde à l’égard de ses créatures. Enlever les enfants devant leur mère paraît horrible, barbare pour une conscience civilisée.

 

 Cependant une mishna enseigne :

 

« Celui qui dit, à propos de Dieu, Ta miséricorde s’étend jusqu’au nid de l’oiseau, […] on le fait taire. »

Bérakhoth – Bénédictions- V, 3.

 

Dans son commentaire sur la Mishna, Rambam (Maïmonide) justifie la raison de « faire taire » un tel discours de la manière suivante :

 

« Voici le sens de cette formule Ta miséricorde s’étend jusqu’au nid de l’oiseau. Il s’agit de quelqu’un qui prie en disant à Dieu : de même que Tu as pitié du nid de l’oiseau, en déclarant : tu ne prendras pas la mère avec les petits, ainsi ait pitié de nous ! Celui-là, on le fera taire. (C’est-à-dire qu’on lui expliquera que du point de vue du judaïsme, il se trouve dans l’erreur. Pourquoi ?) Car il justifie le commandement (taam hamitsva) par la miséricorde du Saint, béni soit-Il, sur un oiseau (référence au « Bon Dieu »). Il n’en est pas ainsi, car s’il s’agissait de miséricorde divine (à l’égard des animaux), l’abattage rituel (chéhita) aurait été interdit. En fait, il s’agit d’un commandement à écouter (à accepter comme décret divin = hok), qui n’est pas justifié par une raison, (humainement perceptible).

 

Cause et conséquences :

 

Nous conclurons cette courte étude, en posant la différence entre la cause qui justifie la mitsva, et les conséquences de la pratique de la mitsva. Car ces deux domaines sont souvent confondus.

 

 

Du point de vue de la justification d’un commandement, elle reste d’abord liée à l’acceptation de la royauté divine et de Ses commandements. En d’autres termes, toute mitsva traduit un acte relationnel, un acte éthique avec Dieu.

 

Conséquemment, la répétition de ces actes religieux aura des répercussions sur ma vie, sur mon rapport avec le monde. L’abattage rituel, par exemple, est licite, comme décret divin, mais la manière d’abattre un animal peut éduquer la conscience humaine à sortir de la barbarie.

 

Philippe Haddad

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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12 août 2010 4 12 /08 /août /2010 18:35

 

Le désir de Mr Delanoë de voir toutes les communautés religieuses de la France vivre en bonne entente l´honore mais force est de constater que son souhait de voir supprimer deux fêtes chrétiennes du calendrier français pour être remplacées par une fête juive et une fête musulmane et ce, au motif que la société française a évoluée et qu´elle est aujourd'hui laïque …est une aberration et un non sens.

 

D´une part, les juifs n'ont jamais rien demandé et se sont toujours arrangés pour vivre leurs croyances sans  jamais rien imposer à personne et sans jamais poser de  problème de nature religieuse dans le pays où ils vivent.

 

Cette tentative de se servir de la communauté juive pour noyer le poisson des revendications musulmanes est malhonnête. Vous ne verrez jamais les représentants de la communauté juive demander que la fête de Kippour ou de Rosh Hashana devienne des fêtes nationales françaises ! Vous n' entendrez jamais des juifs français exiger que la nourriture dans les cantines scolaires soit cachère;

 

La religion est une pratique personnelle, familiale et communautaire  mais toujours dans le respect des lois françaises et sans prosélytisme aucun.

 

Lorsqu´une fête juive ne permet pas à un enfant de venir à l´école, ou bien il s´absente et apporte un mot d excuse mais il n'est pas question que toutes les classes de France s´absentent " par souci identitaire " !

 

Et puis, les fêtes juives ne concernent que les juifs et une fête n´est nullement une bonne occasion de se réjouir mais est un rendez-vous spirituel qui s´inscrit dans une histoire qui a un sens pour un peuple qui se rattache à ses Pères.

 

Mr Delanoë devrait prendre le temps de saisir que l´identité française n´est nullement faite de toutes les identités, sinon la France se noie dans des eaux sans couleur ni saveur ou plutôt, la France se noie dans les eaux troubles d´un islam intolérant et majoritaire qui a bien compris que le meilleur moyen de faire de la France un pays musulman est justement de se servir de l´angélisme des français attachés au respect d´Autrui.

 

Vivre dans une société qui affirme son souci de laïcité ne veut nullement dire qu´il faille renoncer à l´histoire de la France, à ses valeurs et à ses fêtes. S´il en est ainsi, la France ne sera bientôt plus laïque et ne pourra même plus se payer le luxe de se souvenir de son histoire et de son identité.

 

Rachel Franco

11 Août 2010

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11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 11:56

 

Un roi exemplaire

 

La paracha de la semaine contient plusieurs thèmes, comme c’est le cas dans le livre de Dévarim (Deutéronome). Cela est compréhensible. Non seulement Moshé rappelle au peuple (en fait la nouvelle génération née dans le désert) les grands évènements du passé et les principes de l’Alliance (Bérith), mais aussi les grandes règles sur lesquelles sera bâtie la société hébraïque.

 

Parmi ces thèmes, nous trouvons les lois concernant le roi. La Tora présente trois interdits, ou plus précisément trois restrictions à son pouvoir : Pas trop de chevaux, pas trop de richesse, pas trop d’épouses ; et ajoute un commandement positif : écrire un sefer Tora et méditer la parole divine.

 

Le roi dans la société hébraïque joue un rôle fondamental : il doit rappeler par sa conduite, la royauté divine (malkhouth chamayim). Seul Hachem est le roi d’Israël. (Dans le rite sépharade nous récitons au début de l’office ce principe « HM mélekh, HM Malakh, HM Yimlokh Léolam vaëd ».) On lira l’histoire de Gédéon dans le livre des Juges où justement ce dernier refusa le titre royal se référant à la royauté divine. Samuel lui-même émit les plus grandes réserves au moment de la nomination de Saül.

 

La vocation d’Israël, ne l’oublions pas, est une vocation de témoignage. « Vous serez pour Moi (dit l’Eternel) une royauté de prêtres et une nation vouée à la sainteté » est-il écrit juste avant la révélation du Sinaï.

 

Etre Israël est un titre, plus qu’un état de fait (Pensons au combat de Jacob contre l’ange). Il est important de le rappeler.

 

Le roi, reconnu dans sa fonction, doit devenir un exemple pour le peuple (même si ce fut rarement le cas dans l’histoire, il suffit de relire le livre des Rois.)

Au fond, chaque membre d’Israël est un roi, qui doit voir dans le roi de la nation l’exemple à suivre. Or être roi ne signifie pas abuser de son pouvoir, mais justement restreindre son pouvoir, son appétit de vivre. D’une certaine manière, la Tora fait des concessions à celui qui possède le pouvoir. Soit, il peut posséder plus que le commun, il peut posséder des richesses, des épouses (18 au maximum !), mais il doit savoir mettre des limites. Il faut se méfier du « trop ».

Telle est la différence entre l’homme et l’animal. L’animal ne connaît pas de limite, il s’arrête de consommer le monde quand il est rassasié du monde. L’homme est doté du pouvoir de restriction, à l’image de Dieu qui laisse une place à sa créature, sans l’écraser de Sa toute puissance.

 

Or qu’est-ce qui peut donner cette force de limitation, (qui est l’un des principes de la sainteté selon Nahmanide) ? La Tora. Cette Tora que le roi doit écrire de sa propre main et méditer jour et nuit. Ou bien l’homme suit les lois de sa propre nature, et il consomme du monde, abuse de sa force ; ou bien il apprend à mettre son pouvoir au service des autres. Il se construit une nouvelle nature par la révélation divine.

C’est cela être bar-mitsva, « fils des commandements », c’est-à-dire s’engendrer soi-même sur le plan spirituel, et d’une certaine manière dépasser l’engendrement biologique. Pour le judaïsme, David est l’exemple du roi accompli, non qu’il ait eu un parcours sans faute dans son existence, mais il sut reconnaître ses erreurs. Son humilité traduisait sa foi en l’Eternel. Il avait su intégrer les enseignements de la Tora.

Tous les passages de la Tora parlent à chaque juif, il suffit d’entendre le texte pour soi.

 

Philippe HADDAD

 

 

 

 

 

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5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 09:07

301.jpgIl fut un temps où un Protestant était automatiquement qualifié d' "ami des Juifs". Pourquoi ?... Parce qu'il y a entre ces deux peuples un même amour de la Torah et des prophètes, parce que les Vaudois, les Huguenots ou les Moraves, ancêtres des Protestants, avaient également souffert de la persécution par une Eglise officielle se donnant le titre de « Verus Israël » - nouveau et vrai Israël. A l'inverse, les Protestants s'identifiaient aux Juifs sans en prendre la place, leur accordant un vrai soutien.

 

Après la seconde guerre mondiale, le Musée de la Shoah à Jérusalem «Yad Vashem» a distingué de nombreux Protestants comme "Justes des Nations" (non juifs qui ont sauvé des Juifs), dont les pasteurs Marc Boegner (Président d'alors de la Fédération Protestante de France - F.P.F.), Roland de Pury, André Trocmé (héros du Chambon-sur-Lignon), ainsi que des laïcs telle Madeleine Barot (fondatrice de la Cimade !). Ces héros ont sauvé quantité de Juifs durant la guerre. Il y eut bien sûr d'autres "Justes", catholiques ou laïcs...

 

Des pasteurs allemands comme Dietrich Bonhoeffer ou Martin Niemoller surent sauver l'honneur de l'Eglise brillant par son silence, en combattant le Nazisme. Bonhoeffer dira : « Celui qui ne crie pas en faveur des Juifs ne peut louer Dieu ». Un autre pasteur français, Charles Westphal (1) succédant à Marc Boegner à la présidence de la F.P.F. (1961 à 1970) écrira : « ... le mystère d'Israël est inséparable du mystère de l'Eglise, il est notre mystère. Le mystère de notre péché et le mystère de notre grâce. Objets de la même révélation, de la même vocation, appelés au même jugement, promis au même Royaume, nous ne serons pas sauvés, au dernier jour, les uns sans les autres... La question juive est la question des questions. A la manière dont ils parlent des Juifs, on peut juger sûrement de la valeur spirituelle d'un homme, d'une Eglise, d'un peuple, d'une civilisation. L'antisémitisme est, pour l'Église, la plus grave méconnaissance du Christ, le plus secret refus de la foi, la plus insidieuse perversion de l'Evangile de l'Incarnation. ». (tiré des « Cahiers d'études juives »)

 

Qu'en est-il aujourd'hui ?...

Allons sur le site de l'Eglise Réformée de France ou celui de la Fédération Protestante de France: l'atmosphère semble avoir changé : « Le blocus de Gaza doit cesser ! ». Concernant le sujet d'Israël, les prises de position sont rarement positives. Voyons quelques exemples :

 

La Cimade, l'association protestante que l'on connait, s'exprime sur "la Flottille" : « La violence de l'assaut israélien contre la Flottille de la Paix, qui tentait de briser le blocus de Gaza, est inouïe et consternante... (La Cimade et l'Action Chrétienne en Orient) expriment leur profonde indignation et leur extrême inquiétude de voir l'Etat israélien recourir à de tels procédés, qui ruinent pour longtemps tout espoir de règlement pacifique au Proche-Orient. Toute la lumière doit être faite sur ces tragiques événements et les sanctions appropriées doivent être prises».

 

La Cimade s'est résolument placée au côté des Palestiniens, cautionnant à l'encontre d'Israël la campagne BDS - Boycott, Désinvestissement, Sanctions . Quand on connait la virulence de cette campagne anti-israélienne issue de l'association CAPJO-Euro-Palestine, on peut s'interroger sur l'engagement de la Cimade.

 

Il y a aussi l'affaire Agrexco : "La Cimade est à l'initiative de la création en Languedoc Roussillon de la « Coalition contre Agrexco ». Lancée en mai 2009, la Coalition compte aujourd'hui plus d'une centaine de membres (partis, associations, syndicats) qui ensemble s'opposent au projet d'implantation de la société israélienne Carmel-Agrexco dans le port de Sète. Détenue à hauteur de 50 % par l'Etat israélien, Agrexco est l'exportateur principal des produits issus des colonies, notamment celles de la vallée du Jourdain où 7 000 colons se sont appropriés 95% des terres des paysans palestiniens et contrôlent 98% de l'eau, réduisant à la misère ou à l'exil les paysans palestiniens. Agrexco est un maillon indispensable au système d'oppression et de spoliation de la terre et des droits du peuple Palestinien" [...].

 

Comment ne pas voir que ce discours rejoint les idées les plus extrémistes de l'Autorité Palestinienne (AP) voulant éradiquer Israël et prendre sa place ... C'est aussi le projet du Hamas.

Dans tous ces cas d'accusation, il y a un vrai manque de réserve et de connaissance des événements, ainsi que du conflit israélo-arabe, et l'on perçoit un parti-pris contre Israël. Aujourd'hui où la vérité est révélée, nous connaissons l'attitude  fausse du gouvernement turc et de l'association IHH à l'origine de la Flottille : le juge Bruguières a précisé que l'IHH turque était déjà  classée en 1996 comme « une organisation terroriste et non pas une association charitable à but humanitaire ». Cette affaire relevant davantage du terrorisme que de l'humanitaire, ne serait-il pas juste de faire amende honorable et de s'excuser devant Israël ?...

 

Protestants, résistez !

"Résistez!" - C'était le mot d'ordre des Huguenots face à l'Injustice. Nous sommes devant un cas formidable d'injustice par la manière dont certains chrétiens traitent Israël. Sur le site du Defap, se trouvent les adresses-emails des intervenants des cinq ONG chrétiennes accusant Israël dans une lettre ouverte. Réagissons, écrivons, résistons ! Il y a va de la santé morale de l'Eglise et de son crédit aux yeux des hommes. Il y va de l'honneur du D.ieu de Jacob.

"A la manière dont ils parlent des Juifs, on peut juger sûrement de la valeur spirituelle d'un homme, d'une Eglise, d'un peuple, d'une civilisation" (pasteur Charles Westphal)

 

De Jérusalem,
Pasteur Gérald FRUHINSHOLZ



 

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4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 17:15

Reeh

 

 

PARACA REEH

Rav Yitshak Jessurun

Tout père souhaite l'obéissance de la part de ses enfants. L'obéissance est bien une vertu de taille ! Il est probable qu'un père voudra récompenser un enfant lorsque celui-ci se montrera d'une obéissance exemplaire. Cela aussi fait partie de la mitsva de 'hinoukh, d'éduquer les enfants.

 

Cependant, que pensez-vous d'un père qui sanctionne la désobéissance par une malédiction ? Un père, une mère, peuvent-ils maudire leurs enfants n'obéissent pas aux règles du foyer ?

 

Un tel comportement semble improbable, car l'amour parentale a généralement tendance à prendre le dessus dans la relation avec les enfants, même lorsque les enfants agissent mal.

 

Or, à première vue, c'est bien cela que Moché semble nous dire dans les premiers versets de cette paracha : Regardez, je pose aujourd'hui devant vous la berakha et la kelala (bénédiction et malédiction). La berakha si vous écoutez les mitsvoth d'Hachem, votre D. que je vous ordonne aujourd'hui, et la malédiction si vous n'écoutez pas les préceptes d'Hachem et que vous déviez du chemin que je vous ordonne aujourd'hui...

 

C'est Moché qui parle mais au nom de D. Comment D. peut-il envisager de maudire Ses enfants, même si ceux-ci n'écoutent pas ?

 

Le texte original, en langue hébreu, nous fournit la clef de la réponse.

 

Le verset promet la berakha "si" vous écoutez, en utilisant le terme acher tichme'oun pour la préposition "si". (habituellement ce mot acher signifie plutôt "que".) Pour la malédiction la Torah dit im lo tichme'oun, avec ici le terme im pour la même proposition "si".

 

C'est que la bénédiction et la malédiction ne doivent pas être comprises comme "récompense et sanction". L'homme ne doit point s'attendre à des récompenses dans ce monde ici bas. Toute rémunération de mitsvah est réservée pour le monde futur. Pareillement la malédiction du verset n'est pas une simple sanction.

 

L'expression la berakha acher tichme'oun, se traduit plus correctement par la bénédiction que vous écoutez... C'est que l'écoute même de la mitsvah est en soi déjà la plus grande berakha qui puisse exister dans la vie ! L'écoute attentive et le respect sincère de la mitsvah procure en soi déjà la sérénité à l'homme. L'écoute attentif des mitsvoth contient en elle la plus grande berakha du monde, la berakha est réellement constituée directement par la mitsvah ! En fait il s'agit ici d'une équation : mitsvah égal berakha, d'une certaine manière ces deux termes sont synonymes.

Mais si l'homme ne respecte pas les mitsvoth ; et ceci n'est qu'un "si", dans le conditionnel, il attire sur lui les malédictions. De la même manière qu'une personne qui ne nourrit pas son corps s'attire des graves ennuis de santé, ainsi celui qui néglige sa nechama, son âme, abîme lui même sa propre vie intérieure et ainsi il sera confronté à la malédiction ; le sentiment de vivre pour rien et que rien n'a de sens réel, ce sont la dépression et la frustration qui règnent alors. Ce n'est certes pas le père qui envoie ces malédictions ; c'est que les actes des mitsvoth sont infiniment plus chargés de puissance et de pouvoir de ce que l'on s'imagine.


Et qu'en est-il du libre arbitre ? Ce premier verset de notre paracha, qui assure bénédiction et malédiction, est parfois (mal) compris comme contradictoire au principe du libre arbitre. Après les "menaces" de la calamité de la malédiction dispose-t-on encore de la liberté de rejeter la mitsvah ?

 

C'est, comme nous avons vu plus haut, que ce verset ne parle point d'une menace mais plutôt d'une "technique".

Il convient de prendre conscience du sens du mot kelala, malédiction. Le radical de ce mot est kal, qui signifie "léger". Et c'est là la confrontation au choix bénédiction/malédiction, car justement la malédiction, la kelala, se présente comme une vie légère dans le sens "non pesante". Elle fait miroiter une vie douce et agréable, de permissivité et de loisirs, une vie facile sans contraint et sans comptes. C'est là que la Torah nous "informe" que cette apparence n'est qu'une façade, derière laquelle se découvrira (mais alors "trop tard") incontournablement la malédiciton...

 

La Torah nous invite également à découvrir toute la richesse et tout le bonheur qui se trouvent "cachés" dans la l'accomplissement des mitsvoth.

 

Le premier mot de cette paracha est re'eh, regarde ; sois vraiment lucide, avec un regard très attentif pour pouvoir discerner barrahka de kelala.


Rav Yitshak Jessurun

Centre d'Etudes Juives Ohel Torah



 

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3 août 2010 2 03 /08 /août /2010 09:45

 

"Ani Lédodi Védodi Li" - "Je suis à mon bien-aimé et mon bien-aimé est à moi" (Cantique des Cantiques 6,3)

ELOUL, le dernier mois de l'année juive est, non seulement le mois du bilan spirituel mais, prédestiné au pardon divin,

il est aussi est consacré à la Téchouva, c'est-à-dire, au retour vers Hachem

 

La tradition nous enseigne que c'est à ROCH HODECH ELOUL (le 1er jour du mois) que Moïse

notre Maître est remonté au Sinaï. C'était la troisième période de 40 jours que Moché passait dans la proximité d'Hachem :

* La première fois, c'était pour recevoir la Torah. Rabbi Yéhochoua ben Korha dit :

" Moché est resté 40 jours sur le Mont Sinaï... il y étudia la loi écrite et la loi orale.

Au bout de quarante jours, il prit les Tables de la Loi et descendit vers le camp, c'était le 17 Tamouz.

En voyant le veau d'or, il brisa les Tables ".

* Les quarante jours suivants, Moïse les passa en dehors du camp, dans une tente au pied du Mont Sinaï,

priant D'ieu afin qu'il pardonne à Ses enfants. Mais ses prières ne furent pas agrées.

* La troisième fois, ce fut à Roch Hodech Eloul. Hachem dit à Moché, " Monte sur la montagne vers moi ".

Ce jour là, commença une période de grâce et de miséricorde qui prit fin quarante jours plus tard (à Yom Kipour),

quand Moché redescendit avec les secondes Tables de la Loi, apportant avec lui la merveilleuse nouvelle du Pardon Divin.

Nos Sages nous enseignent qu'à partir du 1er Eloul, on sonna du chofar chaque jour dans le camp,

rappelant ainsi aux enfants d'Israël que Moïse était au Mont Sinaï, priant pour eux.

L'acrostiche des mots, " Ani Lédodi Védodi Li " que l'on trouve dans le Chapitre 6, verset 3 du Cantique des Cantiques,

forme le mot ELOUL.

Ce verset fait allusion à la possibilité pour l'homme de se rapprocher davantage, pendant ce mois, d'Hachem,

car c'est en cette période qu'Il est plus proche de l'homme. En relisant ce verset " Ani Lédodi Védodi Li "

nous remarquons que ces quatre mots se terminent chacun par la lettre " Youd ".

La valeur numérique de cette lettre étant de 10, nous obtenons : 10 x 4 = quarante ! allusion à cette période unique de l'année juive.

Si la repentance, est en tout temps agréable à Hachem, elle l'est encore plus pendant le mois d'Eloul

" L'Eternel Hachem circoncira ton cœur et le cœur de ta descendance " (Deutéronome 30,6),

le ciel lui-même nous soutiendra dans notre effort de retour vers Hachem.

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28 juillet 2010 3 28 /07 /juillet /2010 08:01

 

livres

 

Commentaires sur la Torah :

Poursuivant la récapitulation des préceptes religieux, MOISE en vient à parler de la récompense qui attend ceux qui accomplissent une prescription religieuse. La sidra débute donc par le terme EKEV, qui signifie parce que ou désigne le talon (origine du nom de JACOB (Genèse 25, 26).

Le Midrash prend en compte la seconde définition en disant que la récompense ne doit pas se trouver sous nos yeux, comme si on la recherchait. Elle est essentiellement fonction des démarches que nous accomplissons pour réaliser une bonne action, autrement dit, des efforts en tous genres que nous consentons pour agir dans le sens du bien. En un mot, la récompense qui doit intervenir doit être la conséquence à laquelle on ne pense pas, elle ne doit pas être le but exclusif de nos préoccupations. Elle se mérite par les efforts que nous consentons, en utilisant pour cela notre corps qui agit pour réaliser ce que demande notre âme.

Selon nos commentateurs, en utilisant le terme EKEV pour désigner le TALON, le texte veut aussi nous enseigner que nous ne devons pas fouler les mitzwoth aux pieds. Chaque chose est importante en soi. Il n’y a aucune échelle de valeurs dans les prescriptions religieuses. Il n’est pas possible de dire laquelle d’entre elles a plus d’importance qu’une autre. Tel est d’ailleurs ce que vient nous dire le texte des PIRKE ABOTH, Chapitre deux, michna un, au nom de Rabbi JUDA HANASSI (qui a mis en forme l’ensemble de la MICHNA). Il nous dit en effet : « Sois attentif à l’accomplissement d’une mitzwa d’apparence facile comme celle qui te semble difficile, car tu ne connais pas la récompense qui s’attache à chacune d’entre elles. »

En somme, il faut savoir que la Torah est un ensemble de principes dont on ne saurait dissocier aucune de ses composantes, de la même manière que l’on ne peut théoriquement savoir si telle partie du corps humain est plus vitale qu’une autre pour la conservation et le bon état de l’ensemble.

Il convient surtout de remarquer que notre paracha contient un verset pouvant nous servir de devise. Il est dit en effet : « Car ce n’est pas de pain uniquement que se compose la nourriture de l’homme, mais l’homme vit de tout ce que produit le verbe du Seigneur. » (Deutéronome VIII, 3).

En clair, cela signifie d’une part, que D.ieu pourvoit toujours à nos besoins matériels, mais que d’autre part, pour la partie spirituelle de notre existence, ce qui compte, c’est de savoir s’inspirer de la parole divine pour suivre la bonne voie consistant à craindre D.ieu, à Le servir de tout notre cœur et de toute notre âme. (Deutéronome X, 12). Ce passage donne en fait tout son sens à l’ensemble de nos engagements religieux.

HAPHTARA :

Notre texte, placé au milieu d’un discours émanant de D.ieu, est précédé d’un rappel de la mission universelle d’ISRAEL, destinée à apporter la lumière et la liberté à l’ensemble de l’humanité. Ensuite, on nous annonce le retour d’ISRAEL à SION, car, précise le début de notre Haphtara : « SION disait : le Seigneur m’a abandonnée, il m’a oubliée. » (ISAIE XLIX, 14). En vérité, le prophète veut expliquer que la longueur de l’exil d’ISRAEL n’est pas due à l’oubli par D.ieu de Ses enfants. Ce sont eux, qui par leurs agissements, ont contribué à prolonger cet exil dans lequel ils se trouvent depuis si longtemps, cet exil qui constitue la source de tous leurs malheurs. (MALBIM).

Pour nous donner un aperçu de la consolation que le prophète est chargé d’annoncer, nous pouvons nous référer au texte suivant tiré du chapitre XLIX, verset 16 : « Vois donc, je t’ai gravée sur les paumes de mes mains, tes remparts sont constamment devant moi. » Ces paroles contiennent une forme de consolation inépuisable pour tous ceux qui, à travers le temps, se sont érigés en défenseurs, en remparts de la Torah, pour empêcher qu’elle ne soit oubliée ou méconnue. D.ieu n’a certes pas oublié son alliance avec ISRAEL. Pour ce dernier, sa meilleure protection contre sa disparition tient à la manière par laquelle il respecte la Torah. Ceux qui l’étudient et la mettent ensuite en pratique, sont assurément les meilleurs garants du caractère inaliénable de cette alliance.

Depuis la destruction du Temple dont nous venons récemment de rappeler le souvenir par le jeûne du 9 AB, nous avons connu de très nombreuses persécutions. Le peuple juif les a subies dans sa chair. (« J’ai tendu le dos à ceux qui me frappaient, et mes joues aux violences. » (ISAIE L, 6). A relire ces versets et bien d’autres passages de la même trempe, on ne peut s’empêcher de penser à la sombre période du Moyen-Age, de celle de l’Inquisition ou plus près de nous à celle de la SHOAH, et à méditer ainsi sur la difficile condition des Juifs.

Animé d’une confiance inébranlable en D.ieu, ISAIE a subi les épreuves qui lui étaient imposées, qu’elles fussent d’ordres physiques ou spirituelles. Les ennemis d’ISRAEL voulant s’attaquer à la vérité que proclamait le prophète ont alors utilisé des méthodes bien souvent remises en vigueur : frapper les personnes, ou encore jeter le discrédit en forgeant des mensonges. Cela fait partie de l’enseignement du mépris et de l’art de la désinformation si souvent utilisée de nos jours. C’est ce que semble d’ailleurs suggérer le verset 8. Nous en avons quotidiennement bien des exemples.

Nous terminerons par une dernière citation, elle aussi digne d’intérêt. C’est celle que nous offre le chapitre LI, verset 2 : « Considérez ABRAHAM , votre père, SARA, qui vous a enfantés ; lui seul je l’ai appelé, je l’ai béni et multiplié. » Ce rappel des origines lointaines d’ISRAEL indique que nous ne devons pas désespérer des promesses divines. Le père de tous les croyants était seul, mais sa descendance spirituelle s’est considérablement multipliée. Nous en sommes tous les témoins vivants.

De la même manière, ISRAEL, seul au milieu des nations, finira par amener d’autres hommes à partager sa croyance dans le D.ieu Unique. D’autre part, de même qu’ABRAHAM et SARA ont eu le bonheur d’avoir un fils, et ce, malgré leur âge avancé, conformément aux promesses divines, ainsi, ISRAEL verra un jour la fin de son long exil, quelles que soient les difficultés qu’il puisse rencontrer sur son chemin (RADAK), même quand celles-ci semblent en apparence aller à l’encontre de toutes les visions prophétiques.

Alain Goldmann, Grand Rabbin

 

 

 

 

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27 juillet 2010 2 27 /07 /juillet /2010 14:00

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JERUSALEM VILLE SYMBOLE

 

 

Jérusalem ! Cette ville représente à mes yeux, le symbole de toutes les craintes et de toutes les ambitions qui hantent ma réflexion. Je ne suis qu’un français moyen, un européen moyen ayant une vie moyenne, entouré d’une famille moyenne jouissant moyennement de cette terre, jusqu'à mon souffle dernier qui sera à n’en pas douter, moyen.

Mais je ne peux m’empêcher de faire un rapide retour en arrière sur soixante années passées au milieu des arabes. Natif d’Alger en 1944, je suis issu d’une famille juive chassée pas l’inquisition médiévale espagnole de 1391. Mes ancêtres, dont la plus célèbre étoile, Simon Ben Semah DURAN dit RASHBAZ, figure dans le grand Livre du judaïsme algérien. Depuis cette date, ma famille a vécu dans la casbah d’Alger. Fermez la parenthèse.

J’ai cru bon de citer ces références pour évoquer à présent mes remarques et mon combat pour la sauvegarde de Jérusalem et à travers elle, du monde libre.

Depuis ma plus tendre enfance, les musulmans sont en guerre. Sans doute l’étaient-ils avant ma naissance, avant 39-45 avant 14-18 etc…etc…

Jérusalem est la proie de toutes les convoitises. Pourquoi ? Tout simplement, parce qu’elle fait partie d’un plan de conquête expansionniste des Arabes qui a commencé depuis la nuit des temps (Rappelez vous de Charles Martel, l’Espagne conquise, les Maures, les croisades..) et qui se terminera dans le sang des infidèles à moins qu’un sursaut des nations judéo-chrétiennes ne brandisse la bannière de la révolte. Rappelez-vous le Royaume Arabe Uni tant vanté par Nasser ! Les pays où il faisait bon vivre : le Liban, l’Egypte, la Syrie, la Jordanie, l’Algérie, la Tunisie, le Maroc sont tous devenus indépendants en perdant tous les enfants de Jésus et d’Abraham contraints de quitter un pays qu’ils aimaient tant. Il n’existe dans aucun pays arabe de place pour ceux qui prient d’autre dieu qu’Allah, tout au plus sont-ils tolérés ou tournent- ils à l’entour du pouvoir comme c’est le cas au Maroc.

Mais pourquoi cette conquête expansionniste du reste du monde ? Pourquoi cette volonté croissante de vouloir peindre le monde aux couleurs de l’Islam ?

Jérusalem est le symbole de la résistance à la barbarie car, ville trois fois sainte, elle est la capitale d’un pays qui résiste depuis 1948 à la poussée des fanatiques de la région, bien qu’elle soit obligée de composer avec deux millions d’Arabes qui vivent en ses murs. Deux millions d’Arabes qui ne supportent cette situation qu’avec l’intime conviction qu’une démographie galopante jouera en leur faveur à plus ou moins longue échéance. Alors pourquoi Jérusalem ? Pourquoi cette microscopique entité qui résiste à tous les vents contraires et, dieu sait s’ils sont contraires, pour donner aux juifs du monde entier une terre, une patrie, un pays qui ne soit pas seulement la halte bienfaisante au cours de l’éternelle errance des enfants d’Abraham?

Tout simplement, car elle symbolise à elle seule toutes les options qui sont en possession de la résistance pour conjurer la déroute occidentale face à la folie meurtrière que nous réserve le monde musulman. Je dis bien le monde musulman car comment séparer le grain de l’ivraie quand on ne distingue pas le bon Islam du mauvais, le gentil du méchant, le savant du prosélyte ?

Que l’Islam balaie devant sa porte et qu’en son sein se dressent, loin des démagogues de circonstance, des hommes et des femmes, adeptes d’une démocratie évidente, quitte à lutter de l’intérieur. Soutenus par les pays qui œuvrent pour l’émancipation politique en refusant que le religieux prenne une place prépondérante et pourquoi ne pas le dire, dictatoriale. Que la controverse apparaisse dans la mentalité musulmane et alors, tout sera possible. Pour lors, le débat est à sens unique, la dictature est reine, la parole est étouffée et les femmes n’ont pas droit au chapitre. Alors, que les pays arabes versent dans le plus obscur des obscurantismes et demeurent cette monstrueuse machine à fabriquer le fanatisme, seule arme des faibles et des illettrés, ce que tout homme sensé rêve de voir disparaître de la planète.

Heureusement, s’élèvent des voix de l’Islam modéré qui rencontrent l’écho nécessaire dans la bourgeoisie mais qui sont mises à l’index et condamnées sans aucune autre forme de procès. Les musulmans doivent se démarquer du fanatisme et lutter avec les démocrates pour porter la voix de la modernité jusqu’aux confins du désert. Alors et alors seulement, tous les hommes de bonne volonté, quelle que soit leur origine, marcheront d’un même pas vers la lumière porteuse de l’espérance en une vie meilleure.

Si Jérusalem est au centre des débats, c’est qu’elle représente l’arbre qui cache la forêt. Mettre le Moyen Orient à feu et à sang pour rayer Israël de la carte, voila l’horrible destin que réservent les fanatiques arabes aux enfants d’Israël, en attendant de conquerir le monde. Le Moyen Orient appartient aux Arabes et à personne d’autre. Et quiconque transgresse cette vérité première transgresse l’ordre établi. Les Nations Unies, ce machin qui mérite, aujourd’hui plus que jamais, ce surnom, doivent s’incliner devant l’Islam, un point c’est tout ! Non mais !

Les maitres du monde futur seront les pays arabes qui détiennent la parole sacrée. Quiconque ne respecte pas la parole du prophète se met hors la loi et démontre son incapacité à définir son propre avenir.

Jérusalem est la proie de toutes les convoitises. Le nouveau Président des Etats-Unis déclare que Jérusalem-Est est une colonie. Mais une colonie de quel pays ? D’Israël ? De la Palestine ? Des Nations Unis ? Ce qui reviendrait à dire que la capitale d’Israël n’existe pas. Les Arabes s’en réjouissent. Si Israël n’a pas de capitale, c’est qu’Israël n’existe pas. Car, il ne faut pas se tromper, avec la chute de Jérusalem, on passera de la capitale d’un d’Etat souverain, reconnu démocratiquement par les grandes nations, à celui d’un ersatz de camp de réfugiés pour rescapés de la Shoah et des pays arabes.

Mais, avec mon petit cerveau d’homme moyennement intelligent, je me pose la question de savoir pourquoi ceux qui dénient le droit d’exister à Israël se s’ont mis en quatre pour adopter une résolution des Nations Unis qui eut la guerre pour conséquence. Une guerre, dès 1948, que les armées arabes déclenchèrent contre le nouvel état hébreu. Etaient-ils donc insensés ces hommes et ces femmes politiques de l’époque pour voter la naissance d’Israël sans mesurer les conséquences d’un tel choix. Bien sur que non mais, il est bien connu que la vérité d’un jour est rarement la vérité du lendemain.

Alors deux poids, deux mesures ou bien, Israël est-il, à présent, considéré comme quantité négligeable dans le concert des nations? Dans le grand concert des nations du monde arabe, sans aucun doute.

La grande bataille de Jérusalem et de toutes les grandes capitales du monde occidental est commencée depuis plus longtemps que certains feignent de croire, la France en tout premier lieu.

  

Zakine

 

 

 

 

 

 

 

 

 Hubert ZAKINE

qui se définit ainsi :

"je suis un français d'Algérie, je suis un juif d'Algérie, je suis un pied noir d'Algérie."
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