Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
20 juillet 2009 1 20 /07 /juillet /2009 10:59

Une cérémonie en mémoire des crimes racistes et antisémites de l'Etat français s'est déroulée hier dimanche.

 

 Entre le flot continu des voitures ou encore celui des balayeuses, une trentaine de personnes ont participé, hier matin, derrière la gare, à une cérémonie organisée dans le cadre de la journée nationale à la mémoire des crimes racistes et antisémites de l'État français et d'hommage aux "Justes" de France. Sur ces mêmes lieux, il y a plus de soixante ans, des juifs gardois arrêtés sont arrivés en cars puis sont partis vers les camps d'extermination. La date de cette cérémonie se veut symbolique : à Paris, près de 13 000 personnes (hommes, femmes et enfants) furent arrêtées les 16 et 17 juillet 1942 lors de la rafle du Vel'd'Hiv.

 

 Il ne s'agissait pas de la première opération menée à l'encontre de la communauté juive, a déclaré Paul Benguigui, le président de la communauté juive de Nîmes, rappelant le rôle joué par l'État français, Laval, Darquier de Pellepoix ou Bousquet. « Et aujourd'hui encore l'actualité nous contraint à la plus grande rigueur, a-t-il poursuivi, car le fléau du racisme, de l'antisémisme et de la xénophobie est toujours aussi présent ».

 

La secrétaire générale de la préfecture, Martine Laquièze, a lu le message d'Hubert Falco, secrétaire d'État à la Défense et aux Anciens combattants. Puis, le rabbin de Nîmes a récité la prière aux morts et le kaddish.

 

 Cet hommage s'est déroulé en présence de la communauté juive, de monseigneur Wattebled, évêque de Nîmes, du colonel Marietti, patron du groupement de gendarmerie du Gard, des élus du conseil régional et de la mairie, des autorités militaires et de quelques membres de la communauté musulmane.

 

A l'avenir, la stèle pourrait être déplacée sur un autre lieu. Depuis un an la communauté juive et ses amis, via le comité gardois pour Yad Vachem et les "Justes" du Gard, se mobilisent pour la création d'un « monument un peu plus digne », a rappelé Paul Benguigui.

 

Vous pouvez aider se comité en y adhérant.

 

Copiez ce bulletin d’adhésion et retournez-le à l’adresse indiquée. Vous recevrez par retour un reçu CERFA.

Contact et renseignements au 04 66 29 51 81 



 

NOM :……………………………………

PRENOMS :……………………………

ADRESSE :………………………………

VILLE :…………

CODE POSTAL

COURRIEL :……………………………

TELEPHONE :FIXE…………………

PORT…………………

MONTANT SOUSCRIT 

DATE :………………………..

SIGNATURE……………………...

« Cotisation de base :             25€

                     De soutien         50€

                     D’Honneur       100€   et plus

(Bulletin à compléter et à retourner à : COMITE GARDOIS POUR YAD VACHEM chez Paul BENGUIGUI 22 rue Claude BERNARD

30000 NIMES) Un reçu CERFA vous sera adressé


csicsic@aol.com 

 

 

Repost 0
16 juillet 2009 4 16 /07 /juillet /2009 10:21


La faute du vœu

 

Cette semaine nous lirons deux parachioth ou sidroth Matot et Massê qui clôtureront le livre des Nombres, le livre de Bamidbar, "dans le désert". Ce livre a présenté quelques aspects de la vie de nos ancêtres, la génération sortie d'Egypte, et celle qui allait entrer en terre de Canaan, terre promise aux promesses.

Ce voyage de quarante ans ne se sera pas fait sans heurts, sans difficultés. Les ennemis se trouvaient autant à l'extérieur (Balak, Bilâm, Sihon, Og, etc...) qu'à l'intérieur (les explorateurs, Korah, etc...).

 

Une génération ambiguë :

 

Cette génération du désert est vue sous un double regard par la tradition d'Israël. Parfois, elle est présentée comme une génération exceptionnelle, surnommée « génération de la connaissance» (dor déâ) qui mérita d'écouter l'Eternel au mont Sinaï, et de bénéficier de Ses bienfaits nombreux (nuée, manne, puits de Myriam, etc...). Et lorsque Bilâm voulut maudire Israël, il reçut cette réponse, sans équivoque, du Ciel : « Tu ne maudiras pas ce peuple, car il  est béni. »

 

Quelques siècles plus tard, le prophète Jérémie (II, 2) comparera cette génération à la fiancée de l'Eternel, comme il est dit : Va, crie à Jérusalem : Ainsi parle l’Éternel : Je me souviens de ta fidélité de jeune fille, de ton amour de jeune mariée, quand tu me suivais au désert, sur une terre où rien ne pousse. »

 

Parfois, cependant, cette génération est perçue dans son aspect négatif, rebelle et insoumise, qui commit la faute du veau d'or. Ceci est d'ailleurs rappelé dès l'entrée du Shabbath dans le premier psaume du vendredi (Ps XCII, 10 et 11), lorsque le psalmiste s'écrie au nom de Dieu : « Pendant quarante ans, j'ai eu cette génération en dégoût et J’ai dis : C'est un peuple au cœur égaré; ils ne connaissent pas mes voies. Aussi J'ai juré dans Ma colère qu’ils n'entreront dans mon repos !.. »

 

Cette ambiguïté apparaît de façon manifeste, tout particulièrement, dans le Coran, mais aussi dans la mentalité universelle : les uns vouant aux gémonies le peuple juif, d'autres exprimant une grande considération.

 

Ce rapport ambigu laisse entendre que le peuple d'Israël demeure un peuple qui doit choisir son destin : assumer ou non sa vocation de « royauté de prêtres » (Exode XIX, 6). C'est dans l'engagement permanent, dans le cheminement halakhique (halakha = chemin religieux) que l'être juif assume son identité d'Israël, qui ne s'identifie pas à une définition nationale, mais au titre redoutable et honorable celui de « serviteur de Dieu » (Isaïe XLI, 8).

 

 

La faute du vœu :

 

Le début de la paracha Matot traite d'une loi particulière, celle du vœu, le néder. La Torah envisage le cas d'une personne qui prononcerait un engagement religieux (devant l'Eternel) à faire ou ne pas faire telle ou telle chose. La valeur de cet engagement religieux s'exprime par la formule : « Tout ce qui sortira de sa bouche, il fera. » (Nb XXX, 3) La Bible prend la parole humaine au sérieux, parce qu'elle considère l'homme comme conscient de ce qu'il dit. Si de plus cette personne prend l'Eternel à témoin de son engagement, alors il se trouvera lié à cette parole jusqu'à son accomplissement.

 

« Manger de tous les fruits du jardin : le premier commandement de Dieu »

 

Les lois du vœu sont si nombreuses et complexes qu'un traité talmudique lui est consacré : le traité Nédarim (Vœux). Cette semaine, nous nous arrêterons sur ce curieux enseignement mentionné par Rabbi : « Rav Dimi enseigne : Quiconque s'engage par un vœu est appelé fauteur, même s'il accomplit son vœu. » (TB Nédarim 77 b). Dans un autre passage il est dit « méchant » (idem 22 a). Voilà des termes extrêmement forts, pour une conduite somme toute fréquente dans les traditions religieuses. Le vœu ne traduit-il pas une conduite piétiste ? Combien de maîtres, voire des écoles entières dans le judaïsme, ont prôné cette conduite en exemple (par exemple, les hassidim rhénans au XIIème siècle) ?

 

En fait, nous touchons là l'esprit biblique qui, au final, se méfie de toutes tendances religieuses excessives. Comme dans le cas du nazir, comme dans l'épisode des fils de Aaron, la Torah nous met en garde contre des choix personnels qui restent toujours suspects.  « Ce que la Torah t'a interdit ne suffit-il pas que tu t'interdises ce qui est licite ? » s'exclame le Talmud de Jérusalem (Nédarim IX, 1).

 

A priori, le système des 613 mitsvoth devrait offrir le cadre nécessaire et suffisant pour servir l'Eternel avec amour, sans rien ajouter ou retrancher. Pour autant, a posteriori, la Torah reconnaît que l'homme est un être de désir, désir d'en faire plus, désir d'en faire moins. Elle offre alors un cadre supplémentaire qui réglemente la conduite pour éviter le basculement dans un excès, ici le cas du vœu.

 

Le vœu serait une propédeutique qui permettrait de maîtriser son désir par une volonté accrue. Mais au fond, si l’individu accomplit son vœu, cela signifie qu’il possédait en lui cette volonté. La faute, selon Rav Dimi, se situerait peut-être là, dans le doute qu’un homme exprime devant sa propre volonté d’accomplir la volonté divine, alors qu’il a été créé pour ce service même.

 

Ph HADDAD

Repost 0
16 juillet 2009 4 16 /07 /juillet /2009 09:58

 


1) Fondamentalement, l’Etat d’Israël doit être inconditionnellement juif.

Un jour, Pierre Mendes France confia à Golda Méïr qu`il était juif mais, précisa-t-il, français, socialiste, juif, dans cet ordre”. – “Peu importe, lui répondit-elle, nous, nous lisons de droite à gauche”.

 

2) La culture doit elle aussi puiser aux sources juives. Nous aimons et revendiquons notre patrimoine, la Bible, le Shabbat, la “kashrout” (le respect des lois alimentaires).

 

3) Une éducation juive. Inutile de rappeler que nos enfants sont ce que nous avons de plus chers. Nous voulons leur donner impérativement une éducation authentiquement juive.

 

4) La Famille. Fondement de toute chose, la cellule familiale doit être bonne, saine, solide, ce qui vaut, d’abord, pour les relations entre le père et la mère.

 

5) Nous ne formons qu’une seule famille. Ne sommes-nous pas frères ? C’est pourquoi on doit aider les pauvres et essayer de les mettre en situation de sortir de leur pauvreté. “Non, il n`y aura plus de pauvres parmi vous” (Deut. XV, 14).

 

6) C`est notre pays – En entier, sans partage. Ne nous laissons pas abuser, il s’agit bien du “pays d’Israël”, et non pas de celui d’Ismaël, ce qui ne nous empêche pas d’avoir un comportement humain et démocratique à l’égard des minorités. Les Arabes ont, autour d’Israël, vingt-deux pays d’une superficie cinq cents fois supérieure à la nôtre. Cela devrait leur suffire pour y installer les « réfugiés » non ?

 

7) La Sécurité – “Ne t’endors pas en montant la garde”. A l’extérieur, nous avons des centaines de millions d’ennemis ; à l’intérieur, un million. Militairement et politiquement parlant, ils voudraient nous éliminer. Ne leur faisons pas de cadeaux. Neutralisons-les, au contraire avant qu’ils ne nous frappent.

“Préviens la menace de celui qui veut te tuer. (Sources, passim).

 

 Juguler le crime – Comment, d’un seul coup, a-t-il pu voir le jour, “organisé” ou non ? On doit lutter contre lui corps et âme, et pour cela, renforcer la police et l`appareil judiciaire.

 

9) un gouvernement aux mains pures - Nous sommes las de toutes ces affaires de corruption, de ces chefs éphémères, qui se font complices de voleurs, qui aiment les dons corrupteurs et qui courent après les gains illicites (d’après Is. I, 23). Nous voulons des dirigeants droits, bons, moraux ; grâce à Dieu, il en existe.

 

10) Un gouvernement réellement représentatif – Nous voulons que les députés de la “Knesset” représentent nos intérêts et non pas les leurs. De la sorte, nous aurons un gouvernement fort et uni. Nous en avons assez de ces partis éphémères où chacun embouche sa petite trompette pour faire sonner la vérité et la justice qu’il croit être le seul à détenir.

 

Repost 0
15 juillet 2009 3 15 /07 /juillet /2009 16:24

Jean-Paul Fournier

Sénateur du Gard

Maire de Nîmes

Président de Nîmes Métropole

 

Monique Boissière

Conseillère Municipale déléguée aux relations avec l'armée et le monde combattant

 

Paul Benguigui

Président de la Communauté Israélite de Nîmes

 

vous prient d'honorer de votre présence

 

La journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l'Etat français et d'hommage aux « Justes » de France

 

Dimanche 19 juillet 2009 à 9 heures 30

 

Devant la stèle située avenue Général Leclerc, face à l'arche de la S.N.C.F.

 

Repost 0
14 juillet 2009 2 14 /07 /juillet /2009 09:29

Nous sommes entrés dans cette période de trois semaines,”Bein Hameizarim”,qui débute le 17 du mois de Tammouz, et se termine le 9 du mois de Av.

Le 17 Tammouz commémore la chute des Murailles de Jerusalem, et le 9 Av, la destruction de chacun des deux Temples, a plusieurs siècles d’intervalle.

Cette période, qui correspond aux grandes equinoxes d’Ete, est marquée par un ensemble de lois et coutumes, toutes ayant pour propriété de marquer le Deuil et la Contrition, avec pour paroxysme le jeune du 9 de Av.

Nul n’est besoin de raconter cet épisode célèbre de la vie de Napoléon, qui, passant devant une synagogue ce jour-la, et entendant les Lamentations des fidèles, fut profondement impressionné par ces Juifs qui pleuraient la destruction de leur Temple…19 siècles plus tot !

Quant à nous,nous sommes revenus sur Notre Terre, nos Soldats ont libéré les vestiges du Temple, avec l’Aide du Créateur, mais voila: le Monde nous refuse toujours la Souverainté sur cette Terre, nous ne pouvons pas encore fouler le Sol de l’Esplanade du Mont du Temple, sans que cela n’entraine un “tollé” général, y compris de la part de certains citoyens d’Israel, ceux-la même, qui ont participé a la Libération de la Terre, de la Ville de Jérusalem, du Mont du Temple lui-même!

Alors, en ces jours de “Bein Hamezarim”, nous devons “crier” ce Chant “terrible”:

אבינו מלכנו

Repost 0
12 juillet 2009 7 12 /07 /juillet /2009 15:28

Aux alentours de 22 heures, Vendredi soir, alors que régnait dans le box une grande angoisse, la cour d'assises des mineurs a rendu sa décision. Les peines sont les suivantes :

 

- Youssouf Fofana : Perpétuité avec une peine de sûreté de 22 ans.

- Jean-Christophe S. : 18 ans de prison.

- Samir A.A : 15 ans de prison.

- Jean-Christophe G., mineur au moment des faits : 15 ans de prison.

- Nabil M. : 13 ans de prison.

- Cédric BSY. : 11 ans de prison.

- Yahia K. : 11 ans de prison.

- Fabrice P. : 11 ans de prison.

- Christophe M. : 10 ans de prison.

- Jérôme R. : 10 ans de prison.

- Yalda, mineure au moment des faits : 9 ans de prison.

- Tifenn : 9 ans de prison.

- Gilles Serrurier : 9 ans de prison.

- Alexandra S. : 8 ans de prison.

- Francis N'G. : 7 ans de prison.

- Guiri N'G : 6 ans de prison.

- Franco L. : 5 ans de prison.

- Sabrina F. : 3 ans de prison.

- Jérémy P. : 3 ans de prison.

- Alcino R. : 8 mois de prison.

- Christine G. : 6 mois de prison avec sursis.

- Audrey L. : 2 ans de prison, dont 16 mois avec sursis.

- Leïla A. : 6 mois de prison avec sursis, avec effacement du casier judiciaire.

- Isabelle M. : 6 mois de prison avec sursis.

- Muriel I. : Acquittée.

- Alassane D. : Acquitté.

 

 

Un ensemble de peines qui se situent globalement légèrement en dessous de celles requises par l'avocat général, Philippe Bilger, mais qui en respectent l'esprit, c'est-à-dire la hiérarchie. Avec deux écarts un peu plus importants : Franco L., défendu par Maître Yassine Bouzrou, écope d'une peine deux fois moins élevée que celle suggérée par l'avocat général (5 ans). Samir A.A, représenté par maître Arnaud Miel, est condamné à 15 années de détention alors que l'avocat général en avait requis 20.

 

Aucun des accusés n'a pour l'instant envisagé de faire appel de ce verdict. Youssouf Fofana, qui ces derniers jours y songeait, semblait revenir hier soir sur cette idée, considérant qu'une telle décision exposerait ses co-accusés au risque d'écoper de peines plus lourdes encore. Ce qu'il ne souhaite pas.

 

Après l'énoncé du verdict, les réactions des avocats des parties civiles ont été immédiates. Au pied des escaliers de la cour d'Assises, le conseil de la famille Halimi, maître Francis Szpiner, a déclaré :

  

« La peine de prison à perpétuité assortie de 22 années de sûreté pour Youssouf Fofana est juste. La cour a cependant été particulièrement indulgente avec les autres accusés. Ce crime est un défi pour la République et la société française. La répression aurait en conséquence dû être exemplaire. Vous le savez, les parties civiles ne peuvent pas faire appel. J'invite donc le Garde des Sceaux, Michèle Alliot-Marie, à demander au parquet général de faire appel de cette décision s'agissant de ceux qui ont participé à l'enlèvement d'Ilan Halimi. Le ministre doit agir en conséquence. Les peines sont inférieures aux réquisitions de l'avocat général qui n'étaient déjà pas d'une énergie extrême. L'intérêt des deux mineurs l'a emporté sur l'intérêt général. »

 

 

 

 

Repost 0
10 juillet 2009 5 10 /07 /juillet /2009 08:41

ET DIEU CREA LA TERRE....

 

Lutter contre les changements climatiques, préserver la biodiversité et les ressources naturelles, faire évoluer les pratiques agricoles, comment développer la culture des O.G.M, le difficile rapport entre la santé et l'environnement, tels furent les principaux thèmes abordés, le mois dernier, lors du «GRENELLE» de l'environnement organisé à l’initiative du gouvernement français.

Si les mouvements écologiques, dont certains se sont transformés en parti politique, ont  réussi de réelles percées aux dernieres election europeenes, leurs combats, pour un environnement maîtrisé ont, pour autant, semble-t-il, permis de sensibiliser l’opinion publique sur ces questions, mettant l'accent sur l'urgence qu'il y a à venir en aide à un paysage environnemental fortement endommagé. Leur message est clair et de plus en plus entendu : il est plus que temps, pour le bien-être et l'équilibre de l'humanité toute entière, à l'heure de la mondialisation à outrance, de prendre conscience des mutations de notre planète due en partie aux avancées technologiques et scientifiques, mais aussi, et plus encore aux bouleversements naturelles.

L'environnement reconnait Nicolas Hulot, l'un des chefs du courant écologique, «est arrivé à l'âge de raison» et peut donc s'inviter tout naturellement à la tête des préoccupations, des habitants de ce monde, et des gouvernants, et devenir l'un des enjeux vitaux de société et du politique.

Un monde meilleur, un monde plus équilibré pour une société humaine, plus juste.

Différents règnes cohabitent sur terre : la flore, la faune, le minéral et l’homme. Tous sont indispensables à l’équilibre de notre planète.

L’ensemble de ces éléments est censé se mettre au service d'une évolution positive de l'environnement.

L’homme demeure le garant de ce respect. Il nous parait particulièrement utile de

Situer la position du Judaïsme en ce domaine.     

 

Chacun de ces mondes est mis en valeur par une célébration qui lui est propre par la célébration d’une journée anniversaire :


- Le végétal et le minéral-

Les arbres sont célébrés à Tou Bichevat, le 15 du mois de Chevat, à un moment où, les pluies sont déjà abondamment tombées, annonçant un réveil imminent de la Nature. A cette période, on commence à voir apparaître les premiers bourgeons sur les arbres, puis à s'émerveiller des premiers amandiers en fleurs...


- Les animaux - au mois de Eloul.

-L'ensemble de l'humanité célèbre son anniversaire le 1er Tichri  à  Roch Hachana .


Nous allons à présent montrer combien le Judaïsme est attentif au respect que l’homme doit porter au monde qui l’entoure.




La protection de la Flore :

Après avoir créé l’homme, Dieu lui fit faire le tour (du propriétaire !) du Jardin d'Eden S’adressant à l’homme, D… lui dit: «Quand D.ieu créa le premier couple, Il les bénit en leur disant: « Remplissez la terre et conquérez-la » (4). Conquérir la terre signifie se l’approprier ; en tirer profit. Cependant, quelles sont les limites à ne pas dépasser ?

Le Midrash Rabba (ecclésiaste VII, 13 sur verset réhé) nous apprend que lorsque.

«..Vois mon œuvre, combien sont-ils beaux et de premier choix...Fais attention de ne pas abîmer et détruire Mon monde car si tu le détériores, il n’y aura personne après toi pour le réparer. »

La Torah considère donc, que c'est à l’homme de se charger de la gestion du monde de manière ordonnée et responsable, et de ce fait il lui incombe le devoir d'éviter de le détruire.

Plus proche de nous, cette année en Israël est une année de Chemita «ou le repos des sols» qui a lieu tout les sept ans. Ce rite a pour fonction de redonner à la nature toute sa quiétude et lui rendre sa pleine liberté.   

Une manière de protéger les sols de la terre de la surexploitation.

Autre façon, pour le Judaïsme, de manifester son attention et sa considération à l'égard de la nature et de l’environnement : Tou Bichvat, la fête de l'arbre.

En inscrivant cette célébration dans le calendrier juif, nos sages, veulent rendre un hommage tout significatif à la magnificence et à la primauté de l'arbre au sein du règne végétal.

Toujours dans le domaine végétal, le croisement des espèces variées reste également proscrit, tout comme l'est la greffe du raisin sur le blé. Cet interdit a une explication. Chaque espèce doit pouvoir conserver ET garantir SA spécificité d’origine, atteindre SA maturité ET maintenir SA fonction initiale.

La protection de la Faune

Faut-il le rappeler ? Lorsque Dieu décide de détruire le monde par le déluge, il implorera Noé de sauver les animaux mâles et femelles du naufrage du navire dans lequel on les a embarqué. N'est-ce pas là un concept moderne de la protection de l'espèce animal ?

Envers l'animal, le Judaïsme adopte un comportement «humain». Il a le devoir de le nourrir, d'éviter de lui infliger une souffrance injustifiée, lui limiter le travail (par le repos Sabbatique).

Cela ne concerne pas uniquement le peuple juif, mais l’ensemble de l’humanité (lois nohahides), interdiction de consommer un morceau de viande arraché à un animal vivant (gen 9 4).

Le Talmud enseigne au peuple juif que l’homme ne doit se mettra à table qu’après avoir nourri ses animaux (Talmud Berakhot 40 a).

La Torah nous commande, par exemple, de ne jamais faire labourer la terre par le bœuf et l'âne, ensemble (Dt 22,10). On doit aider un animal tombé sous le poids de son fardeau à se relever (ex 23,5). On ne peut pas abattre une vache, une chèvre ou une brebis le même jour que son petit (Lev 22 28). De même, qu’il est interdit de prendre des oisillons ou des œufs en présence de la mère ( Deut 22, 6 - 7).

Mikael JOURNO

Rabbin de Fontenay-aux-Roses et de sa région

 

Repost 0
9 juillet 2009 4 09 /07 /juillet /2009 17:59

 

Un feu pour l’Eternel.

 

Une paix cassée :

 

La paracha de la semaine dernière s’achève par un meurtre : celui de Pinhas exécutant Zimri, l’un des chefs d’Israël, coupable d’idolâtrie avec la prêtresse Kozbi. Celle de cette semaine s’achève par la longue présentation des sacrifices qui devaient être offerts au Temple, quotidiennement, le Shabbath et les fêtes.  Certes, la Torah ne condamne pas (vraiment) Pinhas ; une « alliance de paix », Bérith Shalom, est même conclue avec lui, par Dieu. Mais dans le texte de la Torah, le mot Shalom possède un waw cassé. C’est la règle de la Massorah, de la tradition orale. Alors qu’en général, la moindre faille dans l’écriture rend le sefer Torah impropre à l’usage public (passoul), ici la loi juive exige cette faille d’écriture. En quelque sorte, le texte doit porter la trace du meurtre. Car une paix fondée sur le meurtre, sur la guerre, n’a pas la même valeur qu’une paix signée par la paix. Le traité de paix après la Shoah n’aura jamais le même goût que celui qui aurait été signé auparavant, sans ces millions d’être humains morts à cause de la folie d’un homme et de ses acolytes.

 

Dans le même ordre d’idée, la halakha interdit à un Cohen meurtrier, même par inadvertance, de bénir l’assemblée, de lever les mains pour cette bénédiction pontificale qui se termine par le mot Shalom.

 

De la mort à la vie :

 

Ce qui nous paraît important ici c’est la manière dont la paracha a été construite, et le fait qu’elle s’achève par le sacrifice animal. Bien entendu, il existe une intention dans l’écriture et dans l’agencement. Cette logique d'écriture peut nous faire penser à un  transfert, le transfert originel : le non-sacrifice d’Isaac par Abraham. Le bélier recevra le coup décisif, à la place du fils. Le thème du bouc émissaire qui joue un rôle majeur dans la conscience humaine (et le peuple juif ne le sait que trop) est structurant de la loi juive. Pensons au bouc émissaire de Kippour, et aussi à la génisse à la nuque brisée. Mais, comme nous aimons à la répéter, pour le judaïsme : le bouc émissaire est un bouc. Or la fin de la paracha traite des sacrifices d’animaux, celui du Shabbath et celui des fêtes, et celui quotidien, du matin et du soir. Sur ce dernier point, l’opinion du Maharal de Prague est éloquente : les deux agneaux quotidiens symbolisent Abraham et Isaac, comme si ce double sacrifice de l’agneau  rappelait que l’homme ne devait pas être sacrifié. La paracha Pinhas présenterait le mouvement de la logique biblique : la fin du sacrifice humain pour le sacrifice animal, séparation de la mort et choix de la vie, évolution de la guerre à la paix.

 

Les sacrifices des fêtes :

 

Le culte du Temple était essentiellement un culte sacrificiel. L’ensemble des ces rites, choix des animaux, mode d’abattage, type de sacrifices, etc., tout ceci fut mentionné dans la Torah (notamment le Lévitique, et notre paracha) et développé par tradition orale, depuis l’inauguration du tabernacle du désert (et sans doute, depuis la sortie d’Egypte, avec l’agneau pascal).

En lisant les chapitres 29 et 30, nous apprenons que lors du Rosh Hodesh (Nouveau Mois) et des fêtes de pèlerinage (Pessah, Shavouoth, Souccoth et Shémini Atséreth), ce culte se composait des holocaustes (ola), accompagnés d’offrandes de gâteaux de farine et d’huile, des sacrifices expiatoires (hatat) et des libations.

 

Ceci posé nous pouvons mieux comprendre l’enseignement de Maïmonide dans son Guide (III, 46).

Maïmonide sur le sacrifice du Nouveau Mois :

 « Je vais appeler ici ton attention sur une chose très remarquable, même si le sujet semble étranger à ce chapitre, à savoir que seulement à propos du bouc du Roch Hodesh il est écrit  ‘’expiatoire pour l'Eternel’’ (Hatat LaShem).Or, cette formulation ne se trouve utilisée ni pour les boucs (expiatoires) offerts aux fêtes, ni pour les autres sacrifices expiatoires. L'explication est selon moi évidente : Tous les sacrifices supplémentaires (moussaf), offerts par la communauté, en des temps particuliers, étaient tous des holocaustes (ola), auxquels on ajoutait, durant ces jours, un bouc expiatoire (hatat) qui, lui, était mangé. Les holocaustes étant totalement brûlés par le feu (de l’autel), le verset utilise « feu pour l’Eternel. »

Commentons.

Une analyse minutieuse des chapitres29 et 30 nous montre que chaque fois qu’il est écrit « pour l’Eternel », il s’agit d’holocaustes - sacrifices totalement brûlés sur l’autel - d’où les expressions « feu d’odeur apaisante pour l’Eternel », « feu pour l’Eternel », « holocauste, en odeur apaisante pour l’Eternel » ou « holocauste pour l’Eternel ». En d’autres termes, pour tout holocauste, il est mentionné « pour l’Eternel ». Maïmonide justifie cette écriture par le fait qu’ils sont totalement brûlés (l’homme n’en tire aucun profit). Par contre pour les sacrifices expiatoires, l’expression « pour l’Eternel » n’apparaît pas. Pourquoi ? Car le sacrifice hatat était mangé par les hommes

 

Il existe cependant une exception : Le sacrifice de la néoménie, pour lequel il est dit « expiatoire pour l’Eternel ». Maïmonide insiste bien : pourquoi de ce sacrifice, qui était consommé, il est dit « pour l’Eternel » ? Voici sa réponse :

 

« Du fait que l’on pouvait considérer que les boucs du Rosh Hodesh était offert pour la lune[1]… il est dit expressément ‘’Pour l’Eternel » »… et ceci afin de détruire les erreurs enracinées dans le cœur gravement perturbé (des Israélites sortis d’Egypte). Et pénètre-toi bien de cette idée remarquable.»

 

Servir Dieu par la vie  :

 

Nous pouvons actualiser cet enseignement suite aux différents attentats qui ensanglantent l’Etat d’Israël et depuis 2000, des pays occidentaux, et même des pays musulmans. Notre paracha constitue une réponse : le meurtre d’un homme, même au nom d’une valeur religieuse, entache à jamais le parchemin de la parole divine. La tendance sanguinaire doit être canalisée sur l’animal. De quelle nature peut-être faite une foi qui dénigre la vie, celle des autres et la sienne propre ? Quel malheur que ces dirigeants fous, qui envoient leurs propres enfants et disciples à la mort, n’aient pas compris la valeur de l’éthique monothéiste qui aurait permis, par une collaboration fraternelle, d’apporter aux hommes, la nourriture spirituelle dont ils ont besoin pour vivre (et non pour mourir) !

 

Philippe HADDAD

FIN DE SHABBAT à NÎMES : 22 h 19

 

 


Repost 0
8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 09:07

Jeudi 9 juillet 2009

Jeûne du 17 Tamouz

 

OFFICES à LA SYNAGOGUE :

Chaarith : 7 heures

Minha : 19 heures

 

 

Le 17 Tamouz est un jour de jeûne, en commémoration de plusieurs malheurs.

 

La principale raison de cette journée de jeûne est la réparation, génération après génération, de la faute du Veau d'or commise par les Bnei Israel, après leur libération de l'esclavage.

En effet, quelques mois après sa sortie d'Egypte, le peuple qui attendait le retour de Moïse monté sur le Mont Sinaï pour y recevoir la Torah, s'était abandonné à des pulsions idolâtres. Lorsque Moïse, vit ce que le peuple avait fait en ce jour du 17 Tamouz, les Tables de la Loi lui tombèrent des mains et se brisèrent.

 

Cet épisode traduit la faiblesse de la confiance de l'Homme. D'une gravité considérable dans l'histoire juive, il constitue l'acte de trahison absolu envers le Créateur qui venait de prendre le peuple sous Sa protection.

 

Moïse implora et obtint de Dieu un jour d'expiation (Yom Kipour) et une deuxième chance pour le peuple. Mais le 17 Tamouz demeure un jour de regret de cette faute en particulier, ainsi que de toutes les fautes que le peuple commet, dans chaque époque.

 

Mais d'autres tragédies accablèrent la Nation d'Israël ce jour.

 

L'offrande perpétuelle fut discontinuée pour la première fois de l'histoire, pendant le siège de Jérusalem avant la destruction du Premier Temple.

 

Une brèche fut percée dans les murailles de Jérusalem, qui conduisit à la destruction du Second Temple.

 

Apustamus, un officier grec de la période du Second Temple, fit brûler tous les séfarim dans le but d'éradiquer la Tora et ses fidèles.

 

Une idole fut placée dans le Sanctuaire.

 

Pour ces raisons, on observe un jour de contrition, du lever du jour à la tombée de la nuit, sans nourriture ni boisson. Ce n'est pas un jour chômé : il n'est pas interdit d'effectuer des travaux.


csicsic@aol.com  

 

Repost 0
8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 00:00

Une occasion de rendre hommage à une famille qui a, pendant l'occupation et au péril de leur vie, a caché des des Juifs et leur a sauvé la vie.
Repost 0

Présentation

  • : Le blog de Claude SICSIC
  • Le blog de Claude SICSIC
  • : La vie d'une communauté
  • Contact

Profil

  • Claude SICSIC
  • Responsable communautaire, j'ai souhaité créer, avec ce blog, le lien humain et amical qui nous fait tant défaut dans ce monde égoïste
  • Responsable communautaire, j'ai souhaité créer, avec ce blog, le lien humain et amical qui nous fait tant défaut dans ce monde égoïste

Recherche

Archives