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9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 18:15
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9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 17:58



TRANCHES DE VIE 

Qui est donc le Juif apparemment religieux qui joue le quatrième mousquetaire sur les affiches électorales de la Liste Antisioniste ?

 Itinéraire de Jean-Baptiste Borreman, l'ancien communiste belge devenu le Juif antisioniste de service.

 

Sur les affiches de la Liste Antisoniste, il sourit avec ses trois complices, Dieudonné, Alain Soral et Yahia Gouasmi. Seulement, il y a une différence : les trois se présentent aux élections européennes dans l'Hexagone tandis que lui n'est là que pour servir de caution, pour permettre de dire que les candidats antisionistes sont tout sauf antisémites. Et ce dans la mesure où un vrai Juif, barbu et chapeauté de surcroît, les soutient.

 

Or, ce dernier a une curieuse histoire. Né et baptisé dans une petite ville proche de Bruxelles, Jean-Baptiste Borreman -puisque tel était son nom avant qu'il devienne Shmil Mordche - commence sa car¬rière « publique » en tant que communiste pur et dur. Si pur et si dur d'ailleurs que le militantisme en Belgique ne lui suffit pas. Il part donc s'installer en Allemagne de l'Est où, convictions obligent, il devient même officier dans l'armée. C'est aussi en Allemagne de l'Est, où il restera environ dix-sept ans, qu'il épouse sa première femme dont il divorcera lorsqu'elle refusera de le suivre sur le chemin de la conversion au judaïsme. Après ces années passées à l'Est, Jean-Baptiste revient vivre en Belgique, à Anvers, sans que l'on sache les réelles motivations qui président à ce retour à la case départ.

 

Quasiment immédiatement, il cherche à se convertir. Il est aidé dans sa démarche par des gens de bonne foi qui ne se doutent pas de ce que va devenir l'apprenti converti. Mais outre-quiévrain, il n'y a pas d'instances de conversion. Jean-Baptiste Borreman traverse donc la frontière et vient se convertir devant un beit-din français. «Le beit-din était dirigé par un rabbin. Dans la mesure où Borreman ne considère pas les sionistes comme des Juifs, je ne sais

pas quelle valeur peut avoir sa propre conversion à ses yeux », explique Pinhas Kornfeld, membre du Consistoire de Belgique et l'un des responsables de la communauté juive d'Anvers, laquelle a depuis longtemps « mis à la porte » Schmil Mordche et qui rappelle régulièrement cette exclusion.

Des discours partout où les pro palestiniens veulent bien l'inviter

Quoi qu'il en soit, à peine est-il devenu Schmil Mordche (version yiddish et abrégée de Shmouel Mordechai), que l'intéressé rejoint la communauté Satmar d'Anvers. « Beaucoup de membres de cette communauté se sentent mal à l'aise avec lui, explique un Anversois. Il en a d'ailleurs déjà été mis à la porte puis il est revenu parce qu'il y a chez les Satmars, quelques personnes qui sont ses amis. Et que les gens ont peur d'eux»

.

Silencieux pendant une courte période, S. Mordche se lance très vite dans des activités « d'un antisionisme enragé », selon l'expression même de P. Kornfeld. Il veille ainsi devant l'hôpital français où Yasser Arafat se meurt, intervient à la radio et à la télévision hollandaise lorsque la Haute Cour de Justice de La Haye se penche sur la question du mur de séparation en Israël et participe aux activités du Centre Zara, une association musulmane chiite du nord de la France. Pour mémoire, celle-ci a organisé, en juillet dernier, une conférence pour que se forme « une alliance stratégique amicale entre judaïsme et is¬lam contre le sionisme » à laquelle était bien évidemment présents S. Mordche mais aussi Mohamed Latrèche, responsable du Parti des Musulmans de France et ami du négationniste Serge Thion.

Outre ces événements médiatiques, S. Mordche tient des discours partout où les pro-palestiniens veulent bien l'inviter. En Belgique, bien sûr, mais aussi dans l'Hexagone comme en témoigne son intervention, le 3 mai dernier, à Nanterre, lors d'un événement intitulé « Stop au conflit en Palestine », auquel participaient cheikh Hassan Bounamcha, imam à Aubervilliers et cheikh Zakkaria Seddoki, membre de l'association mondiale des Oulémas. De source sûre et si l'on excepte les grands événements médiatiques, S. Mordche est payé pour un certain nombre de ses interventions.

Ce dernier possède aussi un site internet dénommé « Yeshouroun » où il dit puiser ses sources spirituelles chez Rav Shimshon Raphaël Hirsch et ses descendants. Or, ces derniers qui dirigent la communauté de Washington Heights à New York ont plusieurs fois désavoué les activités des amis idéologiques de S. Mordche, la faction extrémiste des Netourei Karta. Sur le site, on trouve aussi, pêle-mêle, un appel à voter Dieudonné, des invectives contre « le collabo (Mahmoud) Abbas » traité de « cochon sioniste bête et méchant » et une diatribe délirante de la compagne du chef, Hadassah Borreman qui écrit notamment : « Le CRJF et les organisations sionistes équivalentes dans les autres pays sont le lobby sioniste, le Mossad, ce sont de gros hypocrites, de gros racistes, de gros antisémites qui instillent le poison du sionisme partout où ils ont accès pour exercer leur influence dans les déci¬sions : dans les gouvernements, les communautés juives, l'enseignement, les médias el associations de bienfaisance».

Reste une dernière question. Si l'on comprend bien l'intérêt pour certains de voir un Juif avec barbe et shtreimel, « quelqu’un qui a l'air comme un Juif » comme dit ui autre Anversois, prendre officiellement le: positions qu'il prend, on a plus de mal i cerner les motivations du sieur Borremai qui ne semble s'être converti que pour s'ei prendre aux Juifs. « Pourquoi a-t-il voulu devenir juif, demande P. Kornfeld ? Peu être était-il antisémite avant et qu'il l'es resté après ? Ou peut- être se sentait-il m£ d'avoir quitté ces anciennes conviction communistes et qu'il a ainsi trouvé 1 moyen de cultiver ses anciens idéaux anti impérialistes et anti-américains ? ». Quelle que soit la réponse, le peuple juif n'a ps gagné grand chose dans l'affaire.

Catherine Garso

                                                                                                                                                                                 Actualité Juive

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8 juin 2009 1 08 /06 /juin /2009 09:11

" Tu déclares, mon ami, que tu ne hais pas les Juifs, que tu es seulement anti-sioniste. A cela je te dis, que la vérité sonne du sommet de la haute montagne, que ses échos résonnent dans les vallées vertes de la terre de Dieu : quand des gens critiquent le sionisme, ils pensent Juifs, et ceci est la vérité même de Dieu. L'antisémitisme, la haine envers le peuple juif, a été et reste une tache sur l'âme de l'humanité. Nous sommes pleinement d'accord sur ce point. Alors sache aussi cela, antisionisme signifie de manière inhérente antisémite, et il en a toujours été ainsi. Pourquoi en est-il ainsi ? Tu sais que le sionisme n'est rien moins que le rêve et l 'idéal du peuple juif de retourner vivre sur sa propre terre. Le peuple juif, nous disent les Ecritures, vécut en union florissante sur la Terre sainte, sa patrie. Ils en furent expulsés par le tyran de Rome, les mêmes romains qui assassinèrent notre seigneur. Chassé de sa patrie, sa nation en cendres, le peuple juif fut forcé d'errer sur le globe. Encore et encore, le peuple juif souffrit aux mains de chaque tyran qui vint à régner sur lui.

Le peuple noir sait, mon ami, ce que signifie souffrir les tourments de la tyrannie, sous un joug que l'on a pas choisi. Nos frères en Afrique ont supplié, plaidé, demandé, exigé la reconnaissance et la réalisation de leur droit naturel de vivre en paix sous leur propre souveraineté, dans leur propre pays. Pour quiconque chérit ce droit inaliénable de toute l'humanité, il devrait être si facile de comprendre, de soutenir le droit du peuple juif à vivre sur l'antique terre d'Israël. Tous les hommes de bonne volonté se réjouiront de la réalisation de la promesse de Dieu, que son peuple retourne dans la joie sur la terre qui lui a été volée. C'est cela le sionisme, rien de plus rien de moins.

Et qu'est l'antisionisme ? C'est le déni au peuple juif d'un droit fondamental que nous réclamons à juste titre pour le peuple d'Afrique et accordons librement à toutes les nations de la terre. C'est de la discrimination envers les Juifs, mon ami, parce qu'ils sont Juifs. En un mot c'est de l'antisémitisme. L'antisémite se réjouit de chaque occasion qui lui est donnée d'exprimer sa malveillance. L'époque a rendu impopulaire, à l'Ouest, de proclamer ouvertement sa haine des Juifs. Ceci étant le cas, l'antisémite doit à chaque fois inventer de nouvelles formes et de nouveaux forums pour son poison. Combien il doit se réjouir de la nouvelle mascarade ! Il ne hait pas les Juifs, il est seulement antisioniste.

Mon ami, je ne t'accuse pas d'antisémitisme délibéré. Je sais que tu ressens, comme je le fais, un profond amour pour la vérité et la justice, et une révulsion envers le racisme, les préjugés, la discrimination. Mais je sais que tu as été trompé, comme d'autres l'ont été, en te faisant croire que tu pouvais être antisioniste tout en restant fidèle aux principes que nous partageons, toi et moi, du fond du cœur. Que mes paroles sonnent dans les profondeurs de ton âme : quand les gens critiquent le sionisme, ne te trompes pas, ils pensent les Juifs. "


Extrait de la lettre à un ami antisioniste de Martin Luther King, publiée dans la Saturday Review en août 1967
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6 juin 2009 6 06 /06 /juin /2009 17:26




La Kippa : une bénédiction sur notre tête


La singularité du couvre-chef juif est sous-entendue dans la bénédiction que nous récitons chaque matin, lorsque nous remercions D.ieu de « couronner Israël de splendeur » (Talmud, Berakhot 60b).
Beaucoup s’interrogent sur la nécessité de se couvrir la tête. A la maison, dans la rue, au travail… quelques éléments de réponses…

Le Talmud nous apprend que le port de la kippa a pour but de nous rappeler que D.ieu est l'Autorité suprême "au-dessus de nous" (Kiddouchin 31a).Du fait que nos actions suscitent généralement un éveil intérieur, placer "quelque chose" de tangible et de symbolique au-dessus de nos têtes peut renforcer l'idée que D.ieu nous observe en permanence. La kippa est donc un moyen d'exprimer notre sens profond de respect pour D.ieu. Tant que nous sommes à la synagogue ou assis à la table de Chabbat, il nous est facile de penser à D.ieu. Mais, idéalement, la conscience de notre identité juive doit dominer chacun des aspects de notre vie : nos relations avec les autres,la manière dont nous conduisons nos affaires, notre vision du monde. Il est donc significatif que le mot yiddish pour couvre-chef « yarmulke », vienne de l'araméen « yira malka » qui signifie « crainte du Roi ».
En hébreu, le couvre-chef est appelé « kippa », littéralement « dôme ».

Porter la kippa est une façon d'affirmer « Je suis fier d'être Juif ». Il est intéressant de constater que lorsque les Juifs non observants se rendent en Israël, ils portent souvent la kippa, pendant la durée de leur séjour. Ceci provient peut-être du sentiment que la Terre d'Israël toute entière a le même degré de sainteté qu'une synagogue. Ou bien de la disparition de cette gêne qui accompagne souvent l'expression publique de notre judaïté dans la Diaspora.
Le port de la kippa est d'ailleurs une affirmation de taille car elle oblige celui qui la porte à adopter un certain niveau de conduite. Une personne doit alors réfléchir à deux fois avant de doubler dans une file à la banque, ou de tancer vertement un serveur incompétent.
Le port de la kippa fait de nous des ambassadeurs de la Torah et a un retentissement sur tous les autres juifs.

 


csicsic@aol.com
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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 14:31



Dimanche le dépouillement des bulletins de vote sera suivi avec une sensibilité particulière par chaque membre de la Communauté juive. En effet, une liste menée par un présumé humoriste ouvertement anti-sioniste, négationniste, va recueillir, peut-être, des voix.

 

Chaque voix qu'aura obtenue cette pseudo liste qui se veut antisioniste, pour ne pas se déclarer antisémite, sera une insulte aux valeurs de la République qui font la grandeur de la France. Chaque voix sera une tâche sur le drapeau tricolore auquel nous sommes si fiers de nous référer face à l'intolérance et à la haine. Chaque voix sera une honte pour notre démocratie, fille de la Déclaration Universelle des droits de l'Homme, du siècle des Lumières, et de la Résistance, pour sa conception de la laïcité fondée sur le respect mutuel. Le « respect » auquel le président Obama vient de redonner toute sa place - dans son discours du Caire - en le désignant comme un préalable indispensable à tout dialogue.

 

Ici, en France, pays des Droits de l'Homme, au même moment, une liste électorale a pu bénéficier d'une tribune médiatique au nom de la soi-disante liberté d'expression. La liberté n'est-elle pas aussi définie comme devant s'arrêter là où commence celle de l'autre. Quelle est la liberté lorsqu'une liste de ralliement prend pour signe de ralliement le bras du salut nazi pour en faire un geste insultant d'une rare vulgarité ? Sommes-nous en France ? Oui, nous sommes bien en France où se déroule actuellement le procès du gang dit des barbares. Nous sommes bien en France où Marwan Marghouti, condamné et les mains tâchées de sang d'hommes, de femmes et d'enfants israéliens, vient d'être déclaré citoyen d'honneur de la ville d'Ivry sur Seine, comme à Gennevilliers, Stains et ailleurs encore ? Nous sommes bien en France où les appels au boycott de produits israéliens ne font l'objet que de trop rares signes de réprobation.

 

Tous ces faits, mis bout à bout, donnent un sentiment de dégoût et de déjà vu. L'indifférence et certains silences qui les accompagnent ne le sont pas moins.

Nombreux sont ceux qui s'interrogent sur l'avenir dans notre pays où de tels appels à la haine bénéficient d'une telle tribune.

 

Les récentes commémorations de Yom Hashoah ont permis d'entendre des témoignages de survivants. Ces rescapés ont quitté les terres d'Europe pour Israël sur les premiers bateaux. Ils sont venus raconter simplement ce qu'était Auschwitz ou la Marche de la Mort. Nous n'avons pas pu leur épargner d'avoir à lire sur les panneaux électoraux l'intitulé « liste antisioniste ». Le Grand Rabbin Jacob Kaplan, grand français et grand amoureux d'Israël, disait déjà une phrase d'une actualité toujours aigüe: « Quand on commence à haïr les Israéliens qui sont des juifs, on finit par détester les juifs qui ne sont pas israéliens ». Il semble que nous en soyons toujours là. Et les enfants, tous les petits français qui entendent de telles choses que vont-ils penser ?

 

A ces négationistes - antisionistes, je veux dire que je suis affirma-sioniste. Cela veut dire que j'affirme mon attachement à l'existence d'Israël et à l'histoire du peuple juif dans sa spécificité et sa singularité, à ses traditions, à sa culture, à sa langue, à sa religion. Cela veut dire aussi, bien sûr, que j'ai le devoir de transmettre ce que fut la Shoah et la question de ce qui, alors, aurait pu être évité si Israël avait déjà existé. Etre affirma-sioniste c'est affirmer que, sans la moindre incompatibilité, comme ce fut la cas par exemple pour le déjà cité grand rabbin Kaplan, on peut être citoyen français et soutenir Israël. Parce que c'est une démocratie pleine de vitalité et d’humanité, parce que c'est un pays à la pointe de la recherche médicale, scientifique et technologique, parce que le cinéma israélien est de haut niveau ou pour mille autres raisons. Ou simplement sans raison.

 

Etre affirma-sioniste, ce n'est pas une idéologie, c'est considérer le droit à l'existence d'Israël non plus comme un rêve millénaire, mais comme un droit légitime et imprescriptible.

 

Et cette décision des Nations Unies, qui reçut le vote favorable de la France, mérite au moins le respect.


Joël MERGUI
Président du Consistoire Central
 

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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 21:58


 

L’Ambassade de l’Etat d’Israël à Paris a le triste devoir de vous annoncer que le quatrième Président de l’Etat d’Israël, Monsieur Ephraim Katzir, est décédé samedi dernier, 30 mai 2009, à l’âge de 93 ans dans sa résidence de Revohot en Israël. Les funérailles ont déjà eu lieu en date du 31 mai 2009 en Israël.

 

Déclaration du Premier Ministre Benjamin Netanyahu concernant  l’ancien Président Ephraïm Katzir.

 

Le premier Ministre Benjamin Netanyahu a annoncé que l’Etat d’Israël tire sa révérence à son ancien 4ème président Ephraïm Katzir. Ephraïm Katzir s’est voué complètement à l’Etat d’Israël et a été un excellent scientifique de l’Institut des Sciences Weizmann. Il a aussi contribué à la sécurité d’Israël. Son intégrité et sa modestie étaient un exemple pour tous.

 

« Hier, le 4ème Président de l’Etat d’Israël le Professeur Ephraïm Katzir s’est éteint.  Il combinait comme rarement des capacités personnelles et publiques. Il a partagé sa vie entre la science et la sécurité, entre le volontarisme et l’éducation, entre la réussite et la modestie.

Il était un homme extrêmement modeste. Sa vie n’a été que combats, défis, succès et réalisations, et tout cela pour l’Etat d’Israël. Bien avant qu’il ne devienne Président, il a construit un important édifice dans la vie nationale de notre pays. En tant que Président, il n’a jamais cessé d’agir avec compétence et modestie.

 

L’Etat d’Israël et ses citoyens ont perdu un de ses frères chéris, un homme qui a tout fait pour le bien du pays. Même si il a vécu ses dernières années en fauteuil roulant,  il a continué à assister aux cérémonies, par souci de profond dévouement et véritable patriotisme envers Israël. Il était une figure historique qui a contribué au développement, à la sécurité et à l’établissement de l’Etat d’Israël. Au nom du gouvernement, nous présentons nos condoléances à la famille Katzir ».

 

 

 

 

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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 15:31
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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 08:42

NASSO

 

C’est la sidra la plus longue. Elle comporte cent soixante seize versets. Ce chiffre se retrouve dans les versets du psaume 119 intitulés Alpha Bêta parce que les vingt deux lettres de l’alphabet hébraïque sont répétées par huit versets successifs. Le nombre de pages du Traité Baba Batra dans le Talmud Babli est aussi égal à 176.

 

Plusieurs sujets sont abordés notamment la sotta c'est-à-dire le problème d’un homme qui soupçonne sa femme d’adultère. Le Grand Prêtre fait boire à l’épouse indélicate un breuvage qui l’innocente ou la condamne selon les faits réels tels qui se sont produits, en l’absence de témoins certifiant ou contredisant les soupçons du mari.

 

Le nazairéen est une personne qui décide volontairement de s’abstenir de boire les boissons alcoolisées, de ne plus se couper les cheveux et de s’éloigner de toute impureté, dans un laps de temps déterminé. Il apporte un sacrifice au Temple à l’issue de cette épreuve volontaire.

 

Parmi les naziréens célèbres, Samson fait figure d’homme colossal ayant une force herculéenne. Le texte précise que sa puissance résidait dans sa chevelure. L’histoire trop brève de cet homme s’achève à cause de la tonte de ses cheveux et son ultime combat contre les philistins. Samson prisonnier, affaibli, les yeux crevés, s’appuie sur les piliers du palais dédié au Dagone, divinité des philistins pour mourir. Il écrase et entraîne dans sa mort tous les idolâtres qui s’étaient entassés dans les travées de cet édifice. L’épisode de Samson nous fait oublier une évidence. Cet homme a été choisi par D. pour faire partie des prophètes. Il a volontairement provoqué les philistins pour les isoler et leur livrer un combat permanent. Cela fut aussi sa mission. Pendant toute sa vie, les ennemis d’Israël n’avaient qu’une idée en tête. Ils ont usé de mille stratagèmes pour capturer ce provocateur et le neutraliser. Le peuple d’Israël au cours de la vie de Samson a vécu totalement indépendant sans la peur de cet ennemi héréditaire. Samson est mort en martyr, défendant durant vingt années, son peuple.

 

La bénédiction des pontifes reste un moment très élevé dans nos synagogues. Les trois versets qui la composent forment un total de quinze mots. C’est le même chiffre que les chants entonnés par les lévites au cours des sacrifices. Ces psaumes commencent tous par Chir Hamaalot : chant des degrés.

 

Le dernier texte relate les sacrifices inauguraux du sanctuaire étalés sur douze jours. Chaque tribu pouvait être honorée chaque jour par une série de services sacrificiels, identiques.

 

Rabbin S. Malka

 

 

 

 

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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 08:37


     

 

 

Le Shabbat   

 

« Quiconque se réjouit du Chabbat percevra le monde comme une source de bien infini et verra se réaliser ses aspirations spirituelles, rabbi Shimon bar Yohaï enseigne : si Israël gardait deux Chabbat de suite il serait immédiatement sauvé. »  

 

 

Les temps forts du Chabbat  

 

 

La préparation :  

 

 

Elle consiste à arranger la maison, ses vêtements, à organiser les repas avant l'entrée du Chabbat. Le Chabbat est comparé à une reine (Chabbat hamalka) que l'on accueille avec joie, chaque membre de la famille a ici sa responsabilité dans la mise en ordre générale.  

 

L'office du vendredi soir :  

 

Il est marqué par quelques prières particulières comme les psaumes, le chéma Israël ou la amida, et surtout le lekha dodi de rabbi Salomon Halévy Elkabetz maître kabbaliste de Safed (XVIe siècle) qui rappelle dans ce chant la rencontre entre Dieu et Israël comme le fiancé et la fiancée le jour du Chabbat.  

 

Le Kiddouch :  

 

A la maison les bougies ont été allumées par l'épouse, et la table est dressée. Deux beaux pains recouverts d'un napperon et une coupe de vin sont accompagnés de différents mets raffinés. Le père entouré de sa famille récite le kiddouch, sanctification du jour, avant de partager le vin. Puis un bout de pain est offert à chaque convive et le repas commence, accompagné des chants du Chabbat et des commentaires de la Torah.  

 

Les trois repas :  

 

Le Chabbat est marqué par trois repas. « Si le repas de la semaine est un accident, celui du Chabbat est un évènement " (Grand Rabbin Emmanuel Chouchana). La tradition associe ces trois repas aux trois patriarches comme pour signifier le lien entre le Chabbat et les pères fondateurs.  

 

La lecture de la Torah et des Prophètes :  

 

Le point culminant de la liturgie du Chabbat est atteint par la lecture publique du passage hebdomadaire de la Torah (paracha ou sidra). Cette section lue dans le Sepher Torah est suivie de la lecture d'un passage des Prophètes Néviim (Aphtara). Ces quelques chapitres sont en général l'occasion du commentaire rabbinique ou de l'étude de l'après-midi.  

L'aspect communautaire : 

 

A côté de l'aspect familial, c'est l'aspect communautaire qui apparaît le jour du Shabbat : la prière, l'étude, le kiddouch à la synagogue. Cette ambiance conviviale contribue à faire du Shabbat un jour de ressourcement spirituel important.  

 

L'oneg Shabbat :  

 

Le délice du Shabbat s'exprime par le bien être physique et psychologique : le repas, le sommeil, l'unité familiale, l'étude, la discussion.  

 

La sortie du Shabbat :  

 

Le Shabbat doit être honoré à son entrée et à sa sortie. La cérémonie de la havdala (séparation) est suivie du quatrième repas en l'honneur du prophète Elie et du roi David, ancêtre du Messie. Ainsi, nous affirmons notre foi dans la venue d'une époque qui sera un Shabbat éternel, annoncé par le prophète Elie

 
csicsic@aol.com

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2 juin 2009 2 02 /06 /juin /2009 19:36

Pour un chrétien, qu’est-ce qui est le plus intéressant en Israël ?

Un lieu, un sol, des paysages, un lac, un coucher de soleil sur une colline ?

Des oliviers, un tombeau vide ou plutôt rempli de bougies et d’objets divers ?

 

Imaginons un homme qui adore prendre des photos. Chaque fois qu’il fait une promenade avec sa femme, ses enfants, ses parents il leur dit, poussez- vous je vais prendre une photo. Il photographie les arbres, un monument, une fleur.

 

Pourquoi est-ce qu’on entend parler de la terre sainte - expression que je n’ai jamais lue dans la Bible. Et pourquoi est-ce qu’on ne parle du peuple élu - expression biblique, que de façon négative ? Les chrétiens ne font pas le lien entre le peuple élu et les Israéliens. Ceux qui se risquent sur ce chemin sont étiquetés " fondamentalistes «, c’est à dire aussi graves que les évangéliques américains d’avant Obama, ou même que des extrémistes musulmans.

 

Certains chrétiens vont jusqu' à la Shoah, puis ils s’arrêtent comme si les Israéliens en bonne santé ne pouvaient pas être le peuple élu de Dieu. Ah bon ?

 

Il serait temps que nous comprenions qu'il nous est avantageux qu’Israël ne soit pas seulement un vestige, un souvenir, une relique qui se conjugue à l’imparfait. Le peuple juif, nos pères dans la foi ont compris qu'Israël est leur présent et aussi leur avenir. Qu’attendons-nous pour entrer dans la danse, pourquoi est-ce que nous boudons comme des jaloux qui méprisent la piste qui leur est ouverte.

 

Car il nous est avantageux que le peuple élu retourne sur sa terre, comme il nous est avantageux que les prophéties s’accomplissent. La Bible n’est pas seulement un livre d' hier. La Bible est le livre d’aujourd’hui et de demain. Ceux qui l’emprisonnent dans le passé ne se rendent pas compte qu’ils se privent de Vie et d’Espérance. Israël est le peuple élu, choisi pour une responsabilité à notre égard, à l' égard de tous. Le haïr par jalousie, par ignorance ou par bêtise, c’est se haïr soi-même. Car si Dieu a choisi ce peuple pour se faire connaître à nous, chaque fois que nous le blessons, chaque fois que nous lui fermons la bouche, nous nous privons de la proximité du Dieu d' Israël, existe-t' il un autre Dieu ?

 

Que les incroyants ne comprennent pas mon langage, ils ont raison. Que les croyants ne comprennent pas c’est qu’ils sont malades, atteints de cécité, ils ont un bandeau sur les yeux. C’est une maladie grave, mais elle n’est pas incurable.

 

Mon grand-père m’a raconté que pendant la guerre de 14, un jour il s’est retrouvé avec tous ses compagnons soldats encerclé par les allemands. Et tout à coup un de ses compagnons a crié :

" Qui veut sauver sa vie me suive !», ils ont tous été sauvés.

 

Qui veut savourer la parole de Dieu reconnaisse Israël, qui veut être heureux photographie sa femme, ses enfants, ses parents au milieu des fleurs, des collines et des couchers de soleil .

 

Simone Charrier

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