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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 10:30

Des Murs de délimitations géopolitiques
Voir § 5.2 ci-dessous

Des Murs immatériels mais solides

          Pour démolir Jéricho, ville entourée de murs, D. donna ses bizarres mais efficaces instructions : les soldats portant trompettes et Arche d’Alliance devaient faire un tour de la ville en silence le 1er jour, jusqu'à sept le 7è jour, avec sonneries et clameurs.
Face à des événements qui nous tourmentent tels des forteresses imprenables, Jéricho apprend à ne pas se fier au seul raisonnement humain en recourant à l’aide de D., comme les Hébreux qui ont attendu 7 longs jours, armés de patience et de confiance en Lui !
        Un mur n’est que l’expression d’une impasse politique qui, si elle durait, mènerait dans … le mur. On est loin du 'rideau de fer' attribué à l’URSS par les Nazis, formule reprise par Churchill qui l’adopta pour l’histoire. On ne parlera pas du 'mur du silence' qui entoure certaines situations indélicates ni de 'mur du mépris', tel le titre du livre de Sartre ou de ce film américain sur l’antisémitisme US.
          Les murs rassemblent aujourd’hui ceux que l’extrême droite vilipendait dans les années 40 et qui restent la cible des rouges-bruns-verts, même s’ils ne sont pour rien dans la maçonnerie évoquée dans cet article : les francs-maçons avec leurs secrets enfermés dans un mur de silence, les juifs avec les 2 murs d’Israël, et la grande finance... à Wall Street** même : la Rue du … Mur !   
NB : L'étymologie de "Wall Street" vient des Wallons francophones qui y habitaient. Comme il y avait aussi un mur, l'histoire a retenu à tort une étymologie issue du mot Wall = Mur...

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5.2 Les Murs d'Israël et ceux des Nations
Du fait du Mur érigé pour le protéger des terroristes, Israël est vilipendé par les médias. Nombreux sont les pays ayant construit des murs afin d'éviter, par exemple, l'immigration clandestine, mais sans subir de telles critiques...

Le Mur USA / Mexique représente une barrière contre des millions de Mexicains illégaux voulant pénétrer aux USA pour y trouver une réponse à leur misère. Construire un mur pour se protéger d'immigrants en détresse  serait-il plus légitime que le faire pour empêcher l'entrée de terroristes ?

Le Mur Corée du Sud / Corée du Nord
  La Corée du Sud se protège de la Corée du Nord par un mur de séparation sur une grande partie de leur frontière commune.

Le Mur Thaïlande / Malaisie
  La Thaïlande l'a édifié sur la partie peu accessible de sa frontière pour empêcher les terroristes de traverser ses provinces agitées musulmanes.
Le Mur Zimbabwé / Botswana, véritable barrière électrifiée se situe le long de sa frontière avec le Botswana. Officiellement, son but est d'empêcher les animaux de ferme d'entrer dans le pays pour éviter les risques de contamination. En réalité sa fonction est d'empêcher ceux qui fuient les troubles d'arriver au Zimbabwé.

Le Mur Ouzbékistan / Tadjikistan
  L'Ouzbékistan a érigé un mur équipé de capteurs sur sa frontière avec le Tadjikistan.

Le Mur Inde / Pakistan
  Pour les mêmes raisons, l'Inde a construit une barrière de 3300 km pour figer sa frontière avec le Pakistan qui la conteste.

Le Mur  Pakistan / Afghanistan
  construit par le Pakistan sur 2400 km.

Le Mur EAU / Oman
  construit par les EAU sur leur frontière avec le Sultanat.

Le Mur Arabie Saoudite / Yemen
  L'Arabie, 1ère à pousser des hauts cris contre le Mur israélien, a construit une muraille en béton munie de caméras, afin d'empêcher les infiltrations venus du Yemen, sans hésiter à empiéter de plusieurs km sur le Yemen.

Le Mur Arabie Saoudite / Irak
  Id. pour L'Arabie sur ses 900 km le long de l'Irak.

Le Mur Koweït / Irak
  Fort de son expérience de l'invasion irakienne de 1991, le Koweït a renforcé le mur déjà existant de 215 km le long de sa frontière avec l'Irak.

Le Mur Turquie / Chypre
  La Turquie a construit une barrière pour bien figer les territoires qu'elle revendique face aux revendications de Chypre.

Le Mur Maroc / Sahara
  La "ceinture de sécurité" de 2700 km construite par le Maroc dans le Sahara marocain pour se protéger contre les invasions du Front Polisario.

Le Mur Croates / Bosno-musulmans. Début des années 90, la guerre croato-bosniaque fait 2000 morts à Mostar. De nombreux murs partagent la ville en 2 dans une forte tension intercommunautaire : l’Ouest et 40.000 croates, l’Est et 30.000 Bosno-musulmans.

Le Mur Espagne / Maroc   L'Espagne a construit une barrière électrifiée, gardée sur une partie de sa frontière Marocaine pour empêcher les immigrés marocains d'entrer en Espagne, touchée par un chômage record de 20% ! 

Les Murs Irlandais  Des dizaines de murs y séparent catholiques et protestants. Pour en permettre la construction : rues coupées pour mettre un terme aux attaques, quartiers entiers de Belfast défigurés, maisons rasées et habitants expulsés,

Le Mur Israélien  Parmi les plus de 20 murs de séparation entre pays, existant dans le monde, c'est le mur israélien, et lui seul, qui est vilipendé par les médias qui refusent de comprendre que ce mur a pour seul but de protéger la vie des israéliens (arabes ou juifs) face aux attentats kamikazes terroristes de tout genre.
Le bilan est clair : le nombre de victimes d'attentats est tombé de 450 à moins de 10 ! La diminution progressive a suivi le rythme d'avancée de la construction du mur. Par exemple, les derniers attentats de début 2007 et 2008 ont été commis par des kamikazes à Dimona et à Eilat,soit dans les dernières zones où le Mur n'avait pas encore été érigé ! CQFD...

                                                                         Yerouchalmi

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10 novembre 2009 2 10 /11 /novembre /2009 11:25

Puisque les médias Français passent cette information sous silence,
faisons-la circuler au maximum


Edition spéciale

10 novembre 2009

 

La marine israélienne saisit de l’armement en provenance d’Iran

 

 

L’arraisonnement du Francop par la marine israélienne et l’inspection de ses containers de marchandises, notamment ceux libellés IRISL ont permis d’identifier un trafic secret de tonnes de munitions et d’armement (Photos: Porte-parole de Tsahal)

 

La présence d’armement iranien saisi dans des containers dissimulés à bord du Francop constitue une violation grave de la résolution 1747 du Conseil de Sécurité de l’ONU.

La nuit du 3 au 4 novembre 2009, la marine israélienne a arraisonné un cargo navigant sous pavillon d’Antigua et Barbade en route vers la Syrie après une escale planifiée à Beyrouth. Lors d’une inspection menée à son bord, en accord avec les autorités compétentes, plusieurs containers ont été découverts remplis d’armement d’origine iranienne. Une ordonnance a immédiatement été délivrée pour exiger son acheminement vers le port d’Ashdod pour compléter cette inspection. Le capitaine du navire a accédé à la requête.

Le Francop, appartenant à la compagnie maritime chypriote UFS, transportait des containers distinctement labellisés IRISL - Lignes maritimes de la République Islamique d’Iran – comme en attestent plusieurs photographies prises lors de la saisie à bord au port d’Ashdod. Ces derniers mois, d’autres navires de la compagnie iranienne tels le Monchegorsk sous pavillon russe ou le Hansa India sous pavillon indien ont été découverts transportant de l’armement de contrebande.

La Résolution 1747 de l’ONU interdit tout transport d’armes exportées par l’Iran : « L’Iran ne fournira, ne vendra ou transférera, directement ou indirectement à partir de son territoire ou par l’intermédiaire de ses nationaux au moyen de navires ou d’aéronefs battant son pavillon, aucune arme ni matériel connexe et tous les États devront interdire l’acquisition de ces articles auprès de l’Iran par leurs ressortissants, et ne pas les transporter au moyen de navires ou d’aéronefs battant leur pavillon, qu’ils proviennent ou non du territoire iranien ».

La présence d’armes iraniennes dissimulées dans les containers chargés à bord du Francop et destinées aux organisations terroristes, représente par conséquent une nouvelle violation sévère de cette résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU. De plus, cet incident prouve une fois encore, quelle que soit l’entité qui conduit ce trafic, que le régime iranien encourt le risque de violer, directement ou non -en utilisant ses lignes maritimes IRISL- les résolutions de l’ONU.

 

 

Sous couvert de commerce autorisé, et navigant de ports en ports sous pavillons innocents, l’Iran transforme la Méditerranée en base d’activités malveillantes, pour parvenir à déstabiliser la sécurité régionale. L’ensemble de ces pays devrait entreprendre des mesures préventives afin d’assurer leur propre protection et celles de leurs compagnies maritimes, telles que mentionnées dans les résolutions du Conseil de Sécurité. Un bon exemple de ce type de décision : celle du gouvernement britannique le mois dernier interdisant aux entreprises du secteur privé tout commerce avec l’IRISL, conformément à la législation anti-terroriste.

La provocation iranienne vis-à-vis de l’autorité du Conseil de Sécurité est un pied de nez à la communauté internationale et à ses institutions. L’Iran représente une menace stratégique à la paix et la stabilité mondiales. La communauté internationale doit agir résolument contre les efforts incessants de l’Iran pour parvenir à la capacité nucléaire dans le seul but de renforcer son soutien aux organisations terroristes et de réprimer sa propre population. Le récent tir-test d’une roquette par le Hamas  sur un rayon de 60 km renforce le danger que représente l’Iran envers la stabilité de tout le Proche-Orient.

Maintenant qu’il est clair que les armes étaient destinées à des organisations terroristes au Liban, ceci constitue une violation de la résolution 1701 du Conseil de Sécurité de l’ONU. Le trafic d’armes de l’Iran puis de la Syrie au Hezbollah se poursuit sans encombre avec l’intention de renouveler et rendre encore plus dangereuses les armes ainsi fournies.

 

 


Une douzaine de diplomates étrangers et d’attachés militaires en poste en Israël se sont rendus à la base militaire où ont été entreposées les armes dissimulées à bord du « Francop ». Ainsi ils ont pu voir, de leurs yeux, quelles méthodes de camouflage avaient été utilisées pour entreposer de telles quantités d’armes dans les containers maritimes. Ils ont pu témoigner de l’origine de ces diverses armes découvertes en provenance d’Iran et se rendant en Syrie, Etat qui soutient activement les organisations terroristes. En conclusion de cette visite, le Directeur général du ministère israélien des Affaires étrangères et un officier supérieur de l’Armée de Défense de l’Etat d’Israël ont procédé sur place à un récapitulatif détaillé de l’arraisonnement.

 

 

Se référant à l’utilisation cynique par l’Iran d’Etats innocents derrière les pavillons  desquels il dissimule ses agissements terroristes et faisant appel à une action internationale pour faire cesser le soutien à ces organisations terroristes financées et soutenues par l’Iran et ses partisans, Yossi Gal a souligné qu’Israël poursuivrait son devoir de protection envers ses citoyens et se réservait le droit à la légitime défense  comme tout autre Etat de droit. Il a ajouté que la menace ne vise pas uniquement Israël mais consiste en une menace stratégique envers la stabilité des Nations et la paix dans le monde, par conséquent envers chaque Etat souhaitant vivre en harmonie et en sécurité. Il a appelé les gouvernements à travers le monde à se concentrer sur la réelle menace internationale qui vient d’être démontrée par ce trafic d’armes dont la saisie a été effectuée juste à temps.

Israël a pu intercepter des centaines de tonnes d’armes, roquettes et munitions emballées dans des caisses de ferraille libellées « pièces de bulldozers » et « matériel de construction


 

 

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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 11:44


Préambule sur la paracha Vayera

  

Nous apprenons de cette paracha l’importance que nous, Juifs donnons à l’hospitalité.

 

En effet Avraham a interrompu sa conversation avec D.ieu pour aller accueillir et recevoir chez lui des voyageurs.

 

La tente d’Avraham comportait 4 portes, une à chaque point cardinal, afin d’éviter aux voyageurs d’avoir à contourner la maison pou y entrer.

 

 Plus tard dans l’histoire, la tente de Job comportait elle aussi 4 portes. Pourtant, D.ieu reprocha à Job son manque d’hospitalité qui était à peine la moitié de celle d’Avraham.

 

 Comment comprendre cela ? Que faisait de plus Avraham ? D.ieu dit à Job : « Avraham sortait chercher les voyageurs. Une fois arrivés chez lui, même s’il s’agissait de pauvres gens, il les honorait en leur servant les mets les plus raffinés et les invitait à bien manger, Alors que toi, Job, tu attends passivement les voyageurs chez toi, et tu leur donnes à manger ce qu’ils mangent habituellement. » A cause de cela, Job, bien qu’il fut un grand homme, subit de lourdes épreuves.

 

Essayons donc d’honorer un maximum les personnes que nous recevons. Faisons-nous un devoir d’être toujours prévenants, quelle que soit leur position sociale, leur activité ou leur notoriété.

 

C.S.

 





VAYERA

 

 

Cette Sidra poursuit l’énumération des qualités d’Abraham, Notre Patriarche devenant de ce fait notre modèle à suivre.

 

 La première qualité mentionnée est l’accueil, le partage, et la générosité.

 

Abraham venait  de subir l’opération de la circoncision. Trois jours après cette lourde épreuve, le voici souffrant, mais néanmoins décidé à accueillir des gens de passage. C’était un jour caniculaire, où rares sont les personnes qui quittent leurs domiciles. Abraham, souffrant et épuisé par la chaleur d’un soleil brûlant, s’installe à la porte de sa tente, et attend patiemment les passants. Trois étrangers se présentent à l’horizon. Abraham se rend immédiatement à leur rencontre et les invite à entrer dans sa tente.  Rachi qui rapporte les paroles du Midrach dit : « Il est clair que ces trois passants étaient des arabes qui se prosternent jusqu’à la poussière de leurs pieds. » ; Et malgré tout, il se précipite pour aller à leur rencontre. Le Midrach ajoute : « Quand l’Eternel a constaté que personne ne sortait à cause de la chaleur intense, il a sorti le soleil de son enveloppe pour qu’il chauffe encore plus afin qu’Abraham ne soit pas dérangé par des invités ; et pour le mettre à l’épreuve il lui a envoyé trois anges sous l’aspect de trois personnes.

 

Parmi les missions assignées à ces anges, il y avait une qui consistait à élever Abraham au stade de la sainteté. Ceci est corroboré par la sémantique du texte. Au début il est écrit   : « Et voici trois personnes nitsavim alav » ce qui signifie dressés devant lui. Autrement dit, ces personnes étaient d’une noblesse plus grande que la sienne. Mais quand Abraham a entamé les préparatifs de la réception, et tout ce que nécessite la mitsva de l’accueil des hôtes le texte écrit : « Il vit et courut à leur rencontre » Nos Sages expliquent ce verset en disant ; «  Abraham par son comportement s’est mis à l’égalité de ces trois personnes (anges). Puis Abraham prépara le festin et c’est lui en personne qui les sert, alors il dépassa en sainteté ces trois hôtes. En effet le texte dit : Véhou ‘omèd ‘aléhèm que nos Sages traduisent par : « Il était supérieur à eux. »

 

Abraham dans la conscience collective personnifie l’accueil des étrangers. Le midrach dit que la tente d’Abraham avait quatre ouvertures qui faisaient face aux quatre points cardinaux. Ainsi il avait la possibilité de voir de tous les côtés.  On se demande pourquoi cette qualité est –elle attribuée à Abraham seul. Mais son neveu Loth pratiquait aussi l’accueil des étrangers ? (Genèse 19,1) Quelle Différence y a-t-il entre la mitsva pratiquée par Abraham et la mitsva pratiquée par Loth ? Abraham considérait les hôtes comme des étrangers, c’est pourquoi Rachi dit qu’ils étaient des arabes et malgré tout le texte précise « Il courut à leur rencontre » Mais à propos de Loth le texte dit Vayavoou hamalakhim sédoma ce qui signifie « deux anges sont venus à Sodome. » Il va de soi qu’il existe une différence quand on reçoit des anges ou même un grand personnage que si on accueille des sans domicile. Abraham n’a pas cherché à connaître ni  la situation sociale ni l’origine des personnes accueillies. La générosité pour Abraham soit être de rigueur quelle que soit la situation matérielle ou la position sociale des individus.

 

 La deuxième qualité mise en exergue dans notre Sidra est l’empathie  et le sens de la justice. En apprenant que l’Eternel envisage de détruire Sodome et Gomorrhe  il ne reste pas insensible à ce qui lui parait comme  une injustice. Il intervient et cherche à connaître les motifs de cette décision. Mais lorsqu’il se rend à l’évidence que ces deux villes méritent leur sort il essaye encore de sauver une famille qui ne méritait pas la mort.

 

 La troisième qualité est l’amour sans condition d’Abraham pour l’Eternel ; au point qu’il était prêt à sacrifier son fils pour prouver cet amour. Abraham a mis D. au centre de toute la Création. Tout émane de lui, et tous les regards doivent converger vers ce centre. Il est l’Absolu de toute chose et l’homme dans ce monde doit tendre, dans ces actions, à imiter D.

 

La Tradition juive vénère deux montagnes : le Mont Moria et le Mont Sinaï. Le Temple n’a pas été construit sur le Mont Sinaï sur lequel la Torah fut promulguée ; mais sur le Mont Moria sur lequel Abraham voulait sacrifier son fils pour prouver son amour pour D. De là, nous devons tirer la leçon, que toute personne qui sanctifie le Nom Divin est supérieure aux autres.

 

Rabbin Haim Harboun

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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 16:16



LA MENORAH

 

Le chandelier ou ménorah est un emblème spécifiquement biblique, devenu également un des symboles de l'Etat d'Israël et de nombreuses institutions. La ménorah est l'un des ustensiles de la Tente du Rendez-vous et du Temple de Jérusalem, qui a disparu physiquement après la destruction du deuxième Temple par les Romains, au début de l'ère courante. Chandelier à sept branches, il devait rester allumé en permanence, et, d'après la Tradition, il sera de nouveau allumé dans le troisième Temple, celui des temps messianiques.

 

Est-ce à dire qu'en allumant la ménorah, on cherche à annoncer des temps nouveaux? Son allumage lors de la création de l'Etat d'Israël en 1948 semble avoir initié des temps différents.

[…]La tradition biblique du chandelier commence au mont Sinaï, après la révélation de Dieu aux Hébreux et la divulgation de la Torah. Au chapitre 25 de l'Exode, Dieu demande à Moïse de réaliser un chandelier d'or pur, d'une seule pièce, chandelier devant être placé dans le Saint (ou Sanctuaire) de la Tente du Rendez-vous dans le désert, pour témoigner de la relation permanente et réciproque entre Dieu et son peuple. Je rappelle que le Saint des Saints de la Tente, espace contigu au Sanctuaire mais secret et interdit, abritait les tables de la loi ainsi que les chérubins entre lesquels on pensait que la Présence divine se déployait.

 

La tâche de fabriquer cet ustensile incombe à Betsal-El, artisan ayant aussi bien la Sagesse que le Discernement et travaillant à l'ombre de Dieu, c'est à dire ayant la Connaissance du divin. La description biblique est minutieuse et donne les plus petits détails de fabrication. Les images symboliques qui s'en dégagent sont par exemple les suivantes: l'arbre qu'on a déjà vu, notamment l'amandier, l'or, les chiffres "sept" pour les lampes et "trois" pour les niveaux des branches, ainsi que la dualité entre la droite et la gauche, la description biblique insistant bien sur une symétrie différenciée.

 

La ménorah était placée au Sud, dans le "Saint" à gauche en allant vers l'intérieur, face à la table des pains de proposition, qui était au Nord. Pour la situer aujourd'hui, quand on regarde le mur occidental à Jérusalem, la ménorah se situait vers la gauche, au-delà du mur, en direction de la mosquée d'Omar.

 

Sur le plan historique, la ménorah est donc restée allumée pendant une période de plus de quinze siècles, à l'exception de deux interruptions, lors de son vol par Nabukhanetsar, après le destruction du 1er temple, et lors de l'exil des Judéens à Babel qui a duré 48 ans et lors de la profanation du 2ème Temple par Antiochus Epiphane, pendant 11 ans.

 

Lors de l'exil de Babel, les juifs ont adopté la ménorah comme emblème : après avoir représenté la lumière intérieure d'un peuple constitué en nation, désormais elle représentait la nation juive disloquée et dispersée.

 

Pour Philon d'Alexandrie, philosophe juif de l'époque romaine, le chandelier était l'image du ciel, avec le système planétaire au centre duquel brille le soleil : il pouvait donc illustrer la vie éternelle, et c'est peut-être à ce titre qu'on le trouvait sculpté sur les sépultures juives de Rome. Historien du 1er siècle, Flavius Joseph décrit le chandelier ainsi : "il y avait un chandelier d 'or non pas massif, mais creux par le milieu: il était enrichi de petites boules rondes, de lys, de pommes de grenade; il était composé de sept branches, en relation avec les sept planètes"

 

Toujours est-il qu'après avoir détruit le deuxième Temple, l'empereur romain Titus captura le candélabre et ordonna à ses sculpteurs de le reproduire dans tous ses détails sur l'arc de triomphe célébrant sa victoire sur la Judée : il imaginait ainsi avoir éteint pour toujours la lumière d'Israël en se l'appropriant; on peut voir cette sculpture aujourd'hui sur la face intérieure de l'une des colonnes de l'arc de Titus, dans le Forum romain. Au gré des invasions, le chandelier changea de mains plusieurs fois puis disparut.

 

Le sept représente la plénitude, la satisfaction, le shabbat, un cycle complet; avec le "huit", il y a un plus, un surplus d'huile, le début d'un nouveau cycle, une ère nouvelle. La ménorah éclairait un espace intérieur fermé ; la h'anoukiah est aux fenêtres, et sa lumière donnant vers l'extérieur, éclaire les autres nations à travers sa dispersion. Si la ménorah est un arbre de vie intérieur et intime résumant la relation du juif avec le divin, la H'anoukiah est ouverte et séculière. Rappelons qu'elle commémore une victoire militaire contre des armées païennes profanant le symbole de la nation juive qu'était le Temple, victoire obtenue grâce au courage et à l'intelligence de combattants menés par Yéhouda Maccabi; elle nous enseigne aussi comment une fiole d'huile d'un jour a pu miraculeusement allumer le chandelier pendant huit jours.

 

Les dix versets de la Bible qui décrivent comment devait être fabriquée la ménorah se terminent par ce verset qui porte le numéro 40 : "Médite et exécute, selon le plan qui t'est indiqué sur cette montagne". N'est-ce pas tout un programme de vie, d'équilibre et de sagesse, dans lequel on aurait tendance à oublier le premier terme.

 

Albert SOUED

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31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 14:12

Il y a parmi les visiteurs et visiteuses réguliers du Blog, des amis qui, en privé, ne manquent pas de me faire part de leurs commentaires. Une de ces visiteuses, discrète, qui n’a d’égal à sa fidélité au Blog que son amour pour Israël et à notre communauté, m’a adressé ce texte que je m’empresse de vous faire partager :

C.S. 

 

On nous déteste ?

Nous, nous plantons un arbre, notre force de toujours

 

 

Golda Meir a dit « nous, les Israéliens nous en avons contre Moïse : il nous a fait marcher dans le désert pendant 40 ans pour nous conduire vers l’unique endroit du Moyen-Orient où il n’y a pas de pétrole ». En effet ce Moïse-là, fuyant d’Égypte aurait pu nous emmener vers les ressources pétrolifères, au lieu de nous conduire dans la terre du lait et du miel où il n’y avait ni lait ni miel mais tant de sable et dont la seule richesse était l’amour que les hébreux lui portaient.

 

 

Cet amour a prouvé qu’il était éternel, qu’il pouvait surmonter les énormes difficultés, les persécutions, l’exil, les génocides ; à la fin de chaque expérience douloureuse un cri d’amour répétait : « l’année prochaine à Jérusalem ». Quand il y a deux siècles a commencé l’aventure épique du retour à la terre, nous sommes devenus palestiniens et nous avons dû travailler une terre dure et inculte en faisant attention aux Syriens et aux Irakiens qui voulaient nous voir morts.

 

Golda Meir disait encore : « je suis palestinienne mais je n’aime pas ce nom. La Palestine est le nom que les Romains ont donné à Eretz Israël avec l’intention de supprimer les juifs. Pourquoi devons-nous utiliser un nom qui peut seulement nous humilier et nous rappeler le vol de notre terre » ?

 

Malheureusement le vol de la terre n’a pas seulement été une particularité des Romains, les Anglais aussi n’ont pas plaisanté et en 1921, 78 % de ce que la Société des Nations avait désigné comme « Foyer National du Peuple juif » ont été donnés par ces mêmes Britanniques perfides à Abdallah, le fils du Sharif Hussein ibn Ali, autoproclamé émir hachémite de la Mecque.

 

En 1948 les juifs sont devenus israéliens et ont dû faire la guerre contre des Syriens, des Irakiens, des Jordaniens, des Soudanais, ils ont gagné la guerre et en 1967, les Arabes locaux se sont fait appeler Palestiniens, un nom qu’ils ne savaient même pas prononcer et qu’ils ont déformé immédiatement en filastin, donnant en pâture au monde le plus grand mensonge du Moyen-Orient depuis ce jour. Le monde s’est abreuvé de ce mensonge et s’est nourri de la haine la plus grande de l’histoire du monde, des origines à nos jours.

 

La haine pour les juifs, la haine pour Israël, une haine tellement immense qu’elle fait perdre la raison à ceux qui y goûtent et que nous, chaque jour nous pouvons toucher avec la main. Tout le monde nous déteste à sa manière, ceux qui nous calomnient, ceux qui nous boycottent, ceux qui nous insultent, ceux qui nous dénient le droit de vivre et de se défendre et nous chargent de tous les péchés du monde.

 

Mais savoir supporter en continuant à vivre toujours mieux, voici notre force de toujours. Si nous ne l’avions pas eue, nous aurions disparu il y a 2000 ans mais nous sommes ici, nous avons construit un beau pays en partant de zéro.

 

On nous déteste ? Nous, nous plantons un arbre. On nous calomnie ? Nous, nous plantons une forêt. On nous boycotte ? Nous, nous construisons une centrale solaire dans le désert. On devrait nous admirer et nous respecter, on devrait se rendre compte de l’énorme travail accompli par les Israéliens, dans des conditions de vie à la limite du supportable pour transformer une terre de sable, de marais et de paludisme en ce jardin d’Éden actuel.

 

Je vais souvent dans Néguev et après avoir dépassé Beersheba, vous entrez dans le Far-West d’Israël, le règne des bédouins et de leurs chameaux. Ici on peut se rendre compte de l’immense effort déployé pour transformer, en respectant la nature, tous ces rochers, tout ce sable du désert en jardins, en culture de raisins précieux, en villages d’étudiants où les scientifiques se consacrent à la recherche la plus avancée et vivent là avec leurs familles dans un type de société pastorale très proche de la vie du kibboutz.

 

Là, dans un de ces endroits magiques, après avoir fait quelques pas dans le silence, on arrive sur une terrasse naturelle surplombant le désert de Judée et sur cette terrasse de terre et de pierres blanches se trouvent, ombragées par deux arbres, deux tombes de marbre rose, celles de David Ben Gourion et de Paula Ben Gourion.

 

Le père d’Israël et son épouse reposent devant la merveille de ce désert, entouré de familles de bouquetins super protégés qui n’effrayent personne. Ces bouquetins sont les seigneurs de ce territoire avec ses deux tombes sous les arbres qui semblent dire aux visiteurs : « Moïse nous a amenés ici, il n’y a pas de pétrole, il n’y a pas de richesse. Ici, il y a l’amour que nous portons à notre terre dans laquelle nous élèverons nos enfants à jamais ».

 

Face à ces spectacles, à la lumière d’une telle force, une force qu’ici on respire à pleins poumons, un amour qui nous noue la gorge, que peut bien nous faire un pauvre homme qui hait Israël et nie la Shoah ?

 

Seulement de la douleur et du dégoût.

 

Deborah Fait - informazionecorretta.it

Adapté par Danielle Elinor Guez

 

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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 00:00


« ABRAHAM DECOUVRE DIEU », SELON MAÏMONIDE

 



Pour Maïmonide (1135 – 1204), c’est Abraham qui découvre le Dieu créateur dans une démarche personnelle. Le médecin de Cordoue reste fidèle à sa conception de la foi (émouna), à savoir un mouvement de l’homme vers Dieu et non un mouvement de Dieu vers l’homme. La formule « si j’avais la foi » perd son sens ici, c’est à l’homme de décider- ou non- d’aller vers son Créateur.



          « Dès que fut sevré [Abraham] ce géant (de la foi) se mit à penser. Encore petit, commença-t-il à réfléchir jour et nuit. Il se demandait comment la course du cosmos pouvait se justifier sans guide ? Qui en était la cause ? Car il était impossible qu’il soit sa propre cause. Il n’avait aucun maître et ne savait rien. Il était plongé à Ur en Chaldée, au milieu d’idolâtres bornés. Son père, sa mère et tout le peuple pratiquaient l’idolâtrie, et lui aussi la pratiquait. Néanmoins, son cœur voyageait et s’instruisait jusqu’à ce qu’il perçoive le chemin de la vérité, et qu’il distingue la bonne voie de la justice. Il sut qu’il existait un Dieu, guide du cosmos, qui avait tout créé, et qu’il n’existait aucun autre Dieu que Lui. Il comprit que le monde se trompait. La cause qui entraîna cet égarement fut le fait qu’ils servirent les étoiles et les signes zodiacaux, au point d’occulter la vérité de leur savoir.

         A quarante ans, Abraham reconnut son Créateur. Dès qu’il connut et sut, il commença à répondre aux questions des habitants d’Ur en Chaldée, et à mener des disputations, leur disant qu’ils n’étaient pas sur le vrai chemin. Il brisa leurs idoles et commença à faire connaître au peuple qu’il ne fallait servir que le Dieu du monde, c’est devant Lui qu’il fallait se prosterner et offrir des sacrifices et des libations, pour que toutes les créatures Le reconnaissent. Il était donc convenable de détruire et de briser toutes les formes idolâtres pour que le peuple ne se fourvoie pas et n’imagine plus qu’il existât un autre Dieu que Lui.

         Lorsque son message se développa, le roi voulut le tuer. Abraham bénéficia d’un miracle, et il sortit vers Haran. Alors il commença à se lever et à invoquer, d’une voix forte, dans tout le monde qu’il n’existait qu’un Dieu pour le monde entier, et qu’il fallait Le servir.

         Il allait ainsi de ville en ville, d’un royaume à l’autre, jusqu’à ce qu’il arrive dans le pays de Canaan. Là, il invoqua, ainsi qu’il est dit : « Il invoqua le nom de l’Eternel, Dieu du monde. »

         Du fait que le peuple se rassemblait autour de lui et l’interrogeait sur ses propos, il faisait savoir à tout un chacun selon sa connaissance, jusqu’à ce qu’il les amène sur le vrai chemin, au point que se rassemblèrent vers lui des milliers de personnes qui formèrent « la maisonnée d’Abraham ».

         Ainsi planta-t-il dans leur cœur ce grand principe. Puis il écrivit des livres et les fit connaître à son fils Isaac. A son tour, Isaac s’initia par l’étude. Puis Isaac transmis ce savoir à Jacob et le désigna pour instruire, afin qu’il enseigne et renforce tous ceux qui dépendaient de lui. Jacob enseigna donc à tous ses fils et distingua Lévi, qu’il désigna comme chef. Il le plaça dans une maison d’étude afin d’apprendre le chemin de Dieu et de garder les commandements transmis à Abraham. Puis il ordonna à ses fils que la transmission ne s’arrête jamais dans la tribu de Lévi, afin que le contenu de l’étude ne soit jamais oublié. 

         Cette transmission se développa parmi les fils de Jacob et ceux qui s’y rattachaient, au point qu’ils devinrent une nation dans le monde, connaissant Dieu. Du fait qu’Israël passa de longs jours en Egypte, ils commencèrent à se conduire comme les Egyptiens, imitant leurs actes, adorant les étoiles, sauf la tribu de Lévi qui se maintenait dans les commandements des patriarches. Et jamais la tribu de Lévi ne pratiqua l’idolâtrie ! Mais petit à petit les principes qu’Abraham avait plantés furent arrachés, et les enfants de Jacob retournèrent vers les erreurs du monde et leur divagation.

 

         Cependant, par Son amour pour nous et par fidélité au serment juré à Abraham, notre père, Dieu, choisit Moïse, le maître de tous les prophètes et en fit son émissaire. Dès que Moïse, notre maître, prophétisa et que Dieu choisit Israël comme héritage, Il les couronna des mitsvoth et leur fit connaître la manière de Le servir, et quel jugement adopté face à l’idolâtrie et ceux qui s’égaraient par elle. »


Philippe HADDAD


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27 octobre 2009 2 27 /10 /octobre /2009 11:21


 

Regarder la réalité en face

 

 

PAR ARMAND ABECASSIS*

 

Pourquoi aucun juif français, solidaire d'Israël, ne met-il le feu à une mosquée ? Parce que le judaïsme l'interdit. Pourquoi aucun Israélien ne se fait-il exploser dans un lieu public palestinien ? Parce que le judaïsme l'interdit. Pourquoi ne trouve-t-on pas d'enfant israélien aux premières lignes d'une lutte ? Parce que le judaïsme l'interdit. Pourquoi les Israéliens, du fond de leur âme, cherchent-ils la paix ? Parce que le judaïsme enseigne que Chalom est un nom divin. Pourquoi des avis contradictoires s'expriment-ils en Israël et s'y expriment-ils librement ? Parce que le judaïsme est dialogue et démocratie. Pourquoi nombreux sont les Israéliens qui combattent pour la justice à rendre aux Palestiniens ? Parce que le judaïsme l'ordonne. Pourquoi les Israéliens reconnaissent-ils l'importance et la nécessité d'un Etat palestinien ? Parce que le judaïsme le prescrit. Encore faut-il poser les mêmes questions aux dirigeants arabes. Nous connaissons malheureusement leurs réponses depuis 1936.

 

En ce temps-là, le mandat britannique, à la suite de la commission Peel, avait décidé de la partition de la Terre sainte en deux États. Les Arabes répondirent par une intifada contre les Anglais. Le mufti Hadj Amin Housseini les poussa à la confrontation. C'est lui qui avait demandé aux nazis d'exterminer tous les juifs. Le même scénario tragique se répéta en 1947 où la 47e résolution fut rejetée, puis en 1967 où le sommet de Khartoum ne reconnut en aucune façon l'existence de l'Etat d'Israël, puis en 2000 quand Arafat répondit par une intifada à la proposition de Barak de lui rendre les 95 % des Territoires et la moitié de Jérusalem. A l'ouverture et à la vision d'un avenir, les leaders palestiniens opposent la régression et le regard en arrière. Le sommet de Beyrouth vient de montrer qu'ils ne cherchent pas à s'occuper de leur histoire, de la paix, de la tolérance et du progrès. Ceux qui ont décidé d'y participer ont totalement changé l'esprit de la proposition du régent d'Arabie, accueillie avec intérêt par le gouvernement israélien.

 

La violence a pour origine l'aveuglement des leaders palestiniens. Les Israéliens se défendent car ils sont engagés malgré eux dans le cercle de la violence. Ils sont attaqués : il faut bien qu'ils se défendent. Le judaïsme le leur ordonne par légitime défense surtout depuis ces attentats qui frappent aveuglément, tel celui de Natanya à la soirée du Seder de Pessah. Ce ne sont pas des militaires ou des policiers ou des agents secrets qui sont morts ou qui furent blessés, ce soir de grande spiritualité et de liberté. Ce sont des juifs traditionnels, en prière, en veillée biblique, fidèles à leur mémoire et à l'événement fondateur de l'humanité représentant la libération de l'esclavage et de l'oppression, qui furent abattus. Ce ne sont donc pas les Israéliens qu'on a attaqués mais des juifs.

 

Derrière Israël, derrière le sionisme, c'est le judaïsme qu'on veut abattre. Pourquoi ? Parce que l'Etat juif fut fondé en Terre sainte, 1 600 ans avant la naissance du prophète Muhammad – que la paix soit sur lui. Parce que Jérusalem fut déclarée capitale de l'Etat juif 1 600 ans avant la naissance du prophète Muhammad – que la paix soit sur lui. Parce que Jérusalem n'est jamais mentionnée dans le Coran, le livre saint de l'islam qui parle du Djihad à mener contre soi-même et contre le diable qui s'y blottit. Parce que les musulmans se tournent vers La Mecque pour prier et non vers Jérusalem, alors que les juifs ne peuvent prier qu'en direction de cette ville déclarée sainte depuis 3 000 ans, avant les chrétiens et avant les musulmans. Parce que Jérusalem a été occupée par les Perses, les Grecs, les Romains, les Ottomans en 1517 et par les Anglais en 1917. Elle n'a jamais été capitale d'aucun peuple arabe comme elle l'est depuis toujours pour le peuple juif. Et tel est le drame d'Israël : accorder aux Palestiniens un Etat non par devoir mais par don gratuit, par responsabilité à l'égard d'êtres humains qui ont besoin de recouvrer leur dignité et leur liberté bafouées par leurs leaders et sacrifiés à l'incompétence et à l'aveuglement de leurs dirigeants.

 

Le cercle de la violence, dans lequel ceux-ci engagent en retour de promesses financières et religieuses, ne peut que s'exaspérer à leurs dépens, car Israël ne peut-être effacé de la carte comme ils le pensent. Ils ont intérêt à briser ce cercle afin que les Israéliens ne soient plus obligés de se défendre, à s'asseoir à la même table qu'eux pour étudier les conditions d'existence d'un Etat palestinien nécessaire et légitime et à recevoir d'eux l'aide nécessaire à leur développement économique, social, et surtout politique. Il ne suffit pas d'arrêter la violence et la guerre ; il faut que les « Palestiniens » comprennent le bien qu'ils peuvent recevoir du seul état démocratique de la région. Ils savent bien que de tels courants et de telles manifestations en faveur des Israéliens n'existent dans aucun pays arabe.

 

La réalité est la suivante : le peuple juif est revenu sur sa terre, sur sa géographie prête à recevoir désormais son histoire après près de deux millénaires de souffrances, d'exclusions et de morts. Cette terre est à lui : il en a été dépossédé par les Romains en 70. Il a répété pendant deux mille ans environ : « L'an prochain à Jérusalem. » Ce n'est que justice. Malheureusement, cette justice a entraîné une injustice qui a déplacé des êtres humains ; car ceux-ci ont vu revenir les propriétaires légitimes. C'est en ce sens que les Israéliens ont le redoutable devoir de trouver une solution juste à cette conséquence malheureuse d'un retour légitime. Les Palestiniens pourraient-ils les y aider ? Ou sont-ils décidés à nier la légitimité du retour du peuple juif sur sa terre ?

 

Ce sera encore la grandeur d'Israël de créer un Etat palestinien qui n'a jamais existé auparavant et de l'aider à apprendre ce que signifie la liberté, le dialogue et la paix. Ce sera encore la noblesse d'Israël de fonder une citoyenneté palestinienne, inconnue dans l'histoire de la Terre sainte. Pourquoi ne rencontre-t-on pas dans l'un ou l'autre pays arabe un mouvement comme « La paix maintenant » (Shalom Akhshav) ? Pourquoi ne trouve-t-on pas un groupe d'intellectuels arabes proclamant la légitimité de l'Etat d'Israël ? Pourquoi aucun chef palestinien n'interdit-il qu'on dénigre, déforme ou salisse le judaïsme ? Pourquoi les leaders palestiniens cherchent-ils à convaincre leurs coreligionnaires que les efforts de paix d'Israël ne sont rien d'autres que les signes de son recul et de sa défaite ? Ils encouragent et légitiment ainsi les attentats ! Pourquoi la masse palestinienne n'a-t-elle d'autre choix que de se laisser confisquer et manipuler par ses chefs qui n'obéissent qu'à leurs propres intérêts financiers et politiques ? Pourquoi l'Europe ne demande-t-elle pas à Mahmoud Abbas des comptes sur l'emploi qu'il fait des millions d'euros qu'il en reçoit ? Pourquoi les musulmans français s'attaquent-ils aux synagogues où prient des juifs français ?

 

Pourquoi défilent-ils dans les grandes villes de France avec des slogans antijuifs ? Pourquoi se laissent-ils manipuler en France, pays de liberté, par leurs extrémistes et par leurs fanatiques ? Pourquoi n'essaient-ils pas de dialoguer lucidement et patiemment avec leurs compatriotes juifs et chrétiens pour trouver éventuellement une ouverture et une solution aux violences qui se commettent au Moyen-Orient ? Pourquoi transportent-ils au contraire cette violence en France, trahissant ainsi les lois de la République, les droits naturels de l'homme et, bien plus, l'idéal islamique de la spiritualité monothéiste ?


* Professeur des universités, écrivain et philosophe. Acteur efficace pour le rapprochement entre Juifs et Chrétiens
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26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 14:51

Compte rendu de l'exposition organisée par la LICRA NIMES
(Quotidien "La Marseillaise du Lundi 26 octobre 2009)








csicsic@aol.com
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25 octobre 2009 7 25 /10 /octobre /2009 11:15
Je ne peux résister au plaisir de vous communiquer les résultats officiel du Blog de la communauté de Nîmes, résultats du mois d'Octobre.

Merci de vos visites et de vos commentaires judicieux. Merci à celles et à ceux qui, en perso, m'encouragent à continuer.
C'est ce que je vais essayer de faire.

Claude SICSIC
csicsic@aol.com

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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 18:29

NOA’H

 

 

Trois vertus, plus une

 

« Voici les engendrements de Noé, Noé (était) un homme juste, intègre ; Noé marchait avec Dieu. »

 

 

 

Notre Paracha débute en soulignant les vertus de Noé, un homme (ish) juste (tsadik) et intègre (tamim). Pour la tradition, le verset ne révèle pas deux, mais trois vertus, que nous allons mettre en lumière.

 

Être un homme :

 

Nous pourrions penser que les deux vertus mentionnées sont justice et intégrité, mais sous un certain angle nous pouvons considérer que le terme « homme » (ish) représente une qualité en soi, une vertu.

 

En hébreu biblique, le terme ish désigne le pouvoir, la capacité de dominer, mais au plan moral, cela signifie la capacité de se maîtriser.

 

Dans les Pirkey Avoth (II, 5) Raban Gamliel enseigne : « Là où il n'y a point d'homme, efforce-toi d'être un homme. »

 

Pour montrer la valeur de cette puissance, citons quelques exemples :

 

·     Dieu est, Lui-même, surnommé « homme de guerre » (Exode / Shémoth XV, 3), à entendre dans le sens de « maître de la guerre».

 

·     De même, ce personnage mystérieux qui combat contre Jacob toute la nuit est-il désigné par ish, un homme ou un ange qui possède un pouvoir d'action (Genèse / Béréshith XXXII, 25).

 

·     Enfin Moïse est appelé « homme de Dieu » ish haElohim (Deutéronome / Dévarim XXXII, 1) que l'on peut entendre celui qui reçoit son pouvoir de Dieu.

 

Sur cette expression, écoutons ce commentaire du kabbaliste, Rabbi Yossef Haïm de Bagdad (fin du XIXe siècle). Il fait remarquer que Moïse est appelé tantôt  Ish haElohim = « homme de Elohim » (l'un des noms pour désigner Dieu) et tantôt Eved Hashem = « Serviteur de YHWH » (Deutéronome / Dévarim XXXIV, 5). Selon la Kabbale, Elohim désigne Dieu dans son attribut de rigueur, de justice, d'ailleurs Elohim désigne parfois les juges dans la Torah (Exode / Shémoth XXII, 8). YHWH (le tétragramme) désigne Dieu dans son attribut de charité, d'amour. Voici donc son commentaire : Quand Dieu exprime son amour vis-à-vis d’Israël, alors Moïse est serviteur de ce Dieu d'amour. Mais quand Dieu révèle sa colère (comme dans l'épisode du veau d'or), alors Moïse devient Ish haElohim, « homme de Dieu », à entendre comme celui qui use de son pouvoir pour s'opposer à la rigueur divine, et la transformer en pardon (après la faute du veau d'or notamment).

En posant Noé, en ish tsadik, homme juste, le verset souligne que notre héros sut exercer son pouvoir sur lui-même pour ne pas imiter les conduites violentes et iniques de ses contemporains.

 

Résister à la pensée ambiante, aux modes, quand elles remettent en cause l'éthique monothéiste relève d'une grande force d'âme.

 

Homme de justice, homme de justesse :

 

On ne peut être juste que par rapport à une loi. Juste dix grammes, cela signifie de se conformer au poids (la loi) énoncé de façon précise. Noé est juste car il connaît la loi de Dieu, et il l'applique dans son existence. Ce n'est pas parce qu'il a reçu la grâce divine, qu'il se considère au-dessus de la loi, bien au contraire, la grâce oblige à s'ajuster à la bénédiction offerte. 

 

Quelle est le contenu de cette loi divine, puisque nous sommes avant le don de la Torah. La Tradition parle d'une loi universelle,  qui remonte à Adam et qui passe par les grands justes des générations jusqu'à Abraham. Elle parle même de la yéshiva de Shem et Ever où les patriarches étudièrent. Cette loi trouve son origine dans l'impératif posé à Adam : « De tous les arbres du jardin tu mangeras, mais de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, tu ne mangeras pas. » La loi se résume à la limitation de son appétit d'être. Pas d'annihilation de son instinct de vie, mais sa gestion pour laisser une place à l'instinct de vie de l'autre. Cette loi peut permettre de sortir de la violence inhérente à la rencontre des vivants. Noé connaît cette loi, il l’applique dans son existence, alors que les hommes de sa génération agissent dans l’excès.

 

Intègre, pas intégriste :

 

Derrière qualité tamim, traduit par « intègre », dans le sens de sans défaut .Pour Abraham ibn Ezra, tamim est la forme complète de tam, et non son pluriel. Ce terme tamim sera utilisé plus tard lorsque le verset dira : « Tu seras intègre avec l’Eternel ton Dieu » (Deutéronome / Dévarim XVIII, 13). Dans le contexte du Deutéronome, cela signifie de ne pas consulter les magiciens, les augures et les cartomanciennes.

 

Nous nous permettrons d’ajouter que l’intégrité signifie autant de respecter son entièreté (sa probité) que celle des autres. Dans un temps où les attentats au nom de Dieu (mais en vérité au nom de la haine) font littéralement éclater les corps des victimes, nous pouvons avancer que l’intégrité n’est pas l’intégrisme. Noé est non seulement un homme qui assume son présent, face à Dieu, sans chercher à deviner l’avenir, puisque l’avenir dépend des choix présents, mais qui respecte la totalité des êtres face à lui.

 

Comment faire l’éloge du prochain :

 

Terminons par cet enseignement du Talmud à méditer ce Shabbath :

 

 

 

« Il est ici que Noé était un homme juste et intègre, mais plus loin [lorsque Dieu s’adresse à Noé pour lui demander de construire l’arche] il est dit : Car Je t’ai vu juste devant moi [Dieu ne mentionne pas la vertu d’intégrité]. Rabbi Yirmiya ben Eléazar enseigne : cela t’apprend que l’on dit la moitié de l’éloge de quelqu’un en sa présence, et tout son éloge en son absence. » (Talmud Erouvin 18 b).

 

Le commentaire Torah Témima explique que si l’on dit tout le bien de quelqu’un en sa présence, cela peut être pris pour de l’hypocrisie. Et bien que cet argument ne sied pas à Dieu, il nous faut retenir que tout ce qui est dit sur Dieu ne sert que de modèle pour la conduite des hommes.

 

Philippe Haddad

 

 

 

 

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