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30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 10:40

HORAIRES DES FÊTES

 

SOUCCOT – FÊTE DES CABANES

 

VENDREDI 2 OCTOBRE 2009      VEILLE DE FÊTE

ALLUMAGE                                                                                                                   19H06

MINHA SUIVIE DE ARVITH                                                                          18H30

KIDDOUCH SOUS LA SOUCCA

 

SAMEDI 3 OCTOBRE 2009

CHAHRIT SANS LOULAV                                                                                  8H30

MINHA -ARVITH                                                                                                  18H30

ALLUMAGE APRES                                                                                           20H04

 

DIMANCHE 4 OCTOBRE 2009

CHAHRIT  LOULAV                                                                                             8H30

MINHA - ARVITH                                                                                               18H30

ALLUMAGE APRES                                                                                           20H04

FIN DE YOM TOV                                                                                              20H02

 

LUNDI 5 A JEUDI 8 OCTOBRE 2009     :HOL HAMOED

CHAHRIT                                                                                                                7H00

 

JEUDI 8 OCTOBRE 2009

 

VEILLEE DE HACHAANA RABBA                                            21H00

 

VENDREDI 9 OCTOBRE 2009                HOCHAANA RABA

CHAHRIT                                                                                                              6H30

MINHA, CHIR ACHIRIM et ARVIT                                                                18H30

ALLUMAGE                                                                                                                     18H53

 

SAMEDI 10 OCTOBRE 2009            CHEMINI ATSERET

CHAHRIT,  PRIERE POUR LA PLUIE (GUECHEM)                                                8h30

MINHA ONEG CHABBAT ARVIT                                                                  18H30

ALLUMAGE APRES                                                                                           19H52

 

SIMHA TORAH      MEPE-EL                                                    19H52

PROCESSION SEFARIM AVEC LES ENFANTS

DISTRIBUTION DE FRIANDISES

 

DIMANCHE 11 OCTOBRE           SIMHA-TORAH

CHAHRIT  MONTEE GENERALE A LA TORAH                                           8H30

HATAN TORAH-HATAN BERICHIT

MINHA                                                                                                                   18H30

FIN DE FÊTE -                                                                                                      19H50

 

SAMEDI 17 OCTOBRE   CHABAT BERICHIT

CHAHRIT                                                                                                               8H30

MINHA-ONEG CHABBAT-ARVIT                                                                 18H30

SORTIE DE CHABBAT                              



Bonnes Fêtes à toutes et à Tous et Rendez-vous à la Synagogue.....

Claude   csicsic@aol.com                   
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30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 09:36
  


SOUCCOT

 

Souccot , appelée "fête des cabanes", est l'une des fêtes les plus joyeuses de la tradition juive ; elle est d'ailleurs appelée Époque du Réjouissement dans la prière. La fête de Souccot débute le 15 du mois juif de Tishri (octobre) et dure sept jours, dont les deux premiers sont chômés. Elle est immédiatement suivie par la fête de Chemini Atseret.

 

Lors de leur traversée du désert, après la sortie d'Égypte, les Hébreux étaient protégés en permanence par Dieu sous la forme de colonnes de feu la nuit et de nuées le jour. Ils pouvaient et devaient s'en remettre entièrement à lui de façon sincère et confiante, ce qui était en fait la condition pour que Dieu leur fournisse cette protection tandis qu'ils étaient vulnérables. Dès lors, il a institué la fête de Souccot, Fête des Cabanes, qui est la proclamation de l'abandon de soi à Dieu par la reconnaissance que la vie terrestre n'est qu'un épisode de l'âme, et que les biens matériels ne sont accordés que par le Créateur.

 

Aussi, pendant les sept jours de la fête, la Torah prescrit d'habiter dans des cabanes construites de feuillages et de bois, en signe de confiance en Dieu et d'indifférence au confort matériel. Toutefois la Halakha (loi) préconise de prendre les repas dans la Soucca, mais de n'y passer plus de temps que si le climat le permet, afin de ne pas dénaturer l'esprit de joie et de fête qui doit présider pendant cette semaine.

                    

Aussitôt après le Yom Kippour, toute la famille commence dans un esprit de réjouissance la construction de la Soucca, dans le jardin, sur le balcon ou dans tout autre lieu décent à ciel ouvert. La Soucca doit être construite selon des règles et des proportions précises, et le toît en est l'élément le plus important. A défaut, une caravane sera utilisée. Il est de coutume de décorer la Soucca, en y accrochant des fruits par exemple et en l'arrangeant de manière à la considérer comme un lieu d'habitation.

 

Le deuxième point clé de la fête de Souccot est le Loulav , ou rituel des Quatre Espèces (arba minim) : le saule, la myrte, la palme de dattier et le cédrat.

 

Il est ordonné de prendre en main ces quatre végétaux et de les utiliser pour se réjouir devant Dieu chaque jour de la fête (sauf le Shabbat), c'est-à-dire de les agiter dans les quatre directions et vers le haut et le bas, en symbole de l'omniprésence de Dieu. Les quatre espèces représentent les quatre caractères de l'ensemble des membres du Peuple d'Israël :

 

le palmier, sans parfum mais aux fruits savoureux ;

la myrte, odorante mais sans fruit ;

le saule, sans odeur ni fruit ;

le cédrat ( étrog) , fruit savoureux au parfum délicieux,

 

où les fruits symbolisent l'étude de la Torah, dont le goût est dit comparable à celui du miel, et le parfum fait allusion à l'observance des mitzvot, dont l'odeur est agréable à l'Éternel (dixit la Thorah). Elle dit aussi de réunir ensemble ces quatre espèces dans un élan de solidarité et d'unité complète du peuple d'Israël pour déclarer son attachement à Dieu.

 

Le dernier jour de Souccot est appelé Hoshanna Rabba qui est en lui-même un événement d'importance, et la fête se conclut par Chemini Atseret et Sim'hat Torah.


csicsic@aol.com  

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25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 11:17

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24 septembre 2009 4 24 /09 /septembre /2009 08:58


Haazinou

 

Pour réaliser le sens de la parole du prophète Osée : « Reviens, Israël, vers l’Eternel, ton Dieu » il faut non seulement à l’époque de repentance, mais tout le long de l’année, être conscient de notre passé. « Souviens-toi des jours antiques, médite les annales de chaque siècle ; interroge ton père, il t’apprendra, tes vieillards, ils te le diront ! » Nos Sages estiment que le terme « père » désigne le prophète, car pour comprendre les événements, même actuels, et en tirer des conclusions valables, il faut jouir d’une inspiration prophétique. Cette vue particulière nous permet de découvrir l’histoire, c’est à dire la morale de l’histoire et non pas sa transposition poétique. Alors, nous ne confondrons plus les problèmes extérieurs avec les problèmes intérieurs : techniques et religieux, économiques et politiques. La conscience du présent ne peut pas être réelle, sans que l’on comprenne au préalable l’enchaînement logique des faits et sans que l’on prenne position vis à vis de l’histoire.  Et cette attitude doit en premier lieu tenir compte du trait caractéristique du peuple d’Israël : sa religiosité, par laquelle il se distingue des autres nations et acquiert son vrai sens de personne morale impérissable.

 La sidra « Haazinou » renferme la quintessence morale et historique de la Torah. Elle exprime sa conception sur le peuple d’Israël, son sort et sur l’attitude que l’Eternel adoptera à son égard. Après une série de malheurs physiques et moraux, dus à la rupture de l’alliance, le peuple d’Israël sera sauvé. Son salut n’est soumis à aucune condition, car sa destinée irrévocable le ramènera vers D.

 En ce qui concerne le châtiment de ses ennemis, il est prévu d’avance, car ce n’est pas à cause de sa défaillance que ceux-ci le persécutaient, mais plutôt en raison de son attachement qu’ils supposaient réel, aux principes divins. (Nahmanide)

 Rabbénou Saadia Gaon prévoit deux périodes dans la délivrance finale : la repentance et la fin de l’exil ; il estime que le rassemblement des dispersés peut éventuellement précéder la repentance (Emounoth védéoth)

A notre époque cette explication prend un sens tout particulier, car si le rassemblement et la reconstruction ont recommencé, la conscience morale de la nation ne s’est pas encore éveillée.

Persécuté et maltraité, Israël n’a pas hésité d’invoquer D. dans la plus sombre nuit de son existence. Quoiqu’ayant détourné sa face du peuple indigne, l’Eternel, père miséricordieux, n’a pas omis de lui répondre, sans cependant révéler sa présence.

La renaissance du passé et de ses valeurs permanentes aura seule raison de notre scepticisme moderne et nous conférera cette étincelle prophétique qui nous aidera à enchaîner les faits et les événements par des liens de causalité et de continuité, si bien que notre histoire nous apparaîtra comme un tout, un tout sans fissure.

Rav Haim Harboun

HORAIRES DES OFFICES

DE

YOM KIPPOUR à NÎMES

 

DEUX LIEUX DE CULTE POUR CETTE JOURNEE :

SYNAGOGUE 40 RUE ROUSSY

CENTRE COMMUNAUTAIRE 5 RUE D’ANGOULEME

 

DIMANCHE 27 SEPTEMBRE 2009 :  VEILLE DE YOM-KIPPOUR 

SELIHOT CHAHRIT ANNULATION DES VOEUX                    5H45

 MINHA                                                                                         15H00

DEBUT DU JEUNE- ALLUMAGE                                             19H15

ARBITH et KOL NIDRE                                                             19H00

YOM-KIPPOUR

 

LUNDI 28 SEPTEMBRE 2009          

CHAHRIT                                                                                       8H00

SORTIE DES SEPHARIM                                                           11H00

MOUSSAF                                                                                     13H00

MINHA « JONAS »                                                                      16H30

YZKOR (A la mémoire de nos chers Disparus)                            18h00

APPEL A LA COMMUNAUTE                                                  18H30

NEILA                                                                                           19H15

CHOFFAR ET FIN DU JEUNE                                                   20H13

BIRKAT HA LEVANA-HAVDALA                                           20H15

 

 

Je souhaite à tous les visiteurs du Blog ainsi qu’à la communauté de Nîmes

Une très bonne journée de jeûne dans la paix et la sérénité

 

Claude SICSIC

csicsic@aol.com

 

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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 16:43


« Ben-Adama fut composé par le Rabbi Abraham Ibn-Ezra aux environs de 1150. L’auteur connu surtout pour ses célèbres commentaires de la Bible était aussi un grammairien. Il aurait vécu en Andalousie. Il semble qu’il soit né à Malaga et qu’il soit décédé en Israël après avoir parcouru le monde. Ben-Adama, c’est une méditation sur la vanité de l’homme à tous les âges. Il proclame la soumission à la volonté divine. C’est un vieux poème liturgique et il est demeuré inaltérable. Il est récité avant Minha de Kippour avec exaltation et sans aucune appréhension quant à la destinée de chacun. La langue utilisée à l’époque ayant été l’arabe, Ben-Adama s’est récité et se récite encore par les anciens dans un dialogue alternant hébreu et judéo-arabe. ». Seuls les âges pourraient être un peu modifiés; et encore.....

 

 

  

PSAUME BEN-ADAMA

 

Fils de la Terre, qu’il te souvienne de ta patrie, la Poussière

Car, au dénouement, tu retourneras vers ta mère, la Terre.

 

Cinq Ans

 

Lève-toi et puisses-tu réussir, dit-on à l’enfant de cinq ans

Il grandit par degrés comme le soleil qui monte,

Il dort au sein de sa mère et ne veut la quitter,

Et pour monture, il prend le cou de son Père.

 

Dix Ans

 

Pourquoi accablez-vous de morale l’enfant de dix ans ?

Encore un peu, il grandira et se corrigera,

Parlez-lui avec grâce et annoncez-lui d’agréables nouvelles,

Ses jouets à lui ce sont ses parents, les membres de sa famille.

 

Vingt Ans

 

Quelle douceur dans les jours d’un homme de vingt ans

Rapide comme le faon qui bondit sur les monts,

Il fait fi des conseils et se rit de ses maîtres,

Mais bientôt la biche pleine de grâce deviendra son filet et son rets.

 

Trente Ans

 

A trente ans, il est tombé aux mains d’une femme.

Il se lève, examine la situation : le voici pris au piège

De toutes parts des flèches le percent :

Les caprices de ses enfants et ceux de sa femme.

 

Quarante Ans

 

Errant et soumis il atteint les quarante ans

Content de son sort, qu’il soit bon ou mauvais,

Il court son chemin, abandonne ses amis,

Il reste à son poste pour remplir sa tâche.

 

Cinquante Ans

 

A cinquante ans, il se souvient des jours de vanité,

Il s‘attriste parce que les jours de deuil approchent

Il méprise alors tous les biens de ce monde,

Car il tremble à la pensée que son heure est proche.

 

Soixante Ans

 

Demandez donc ce qu’il advient à l’homme de soixante ans

Il n’agit plus : il a perdu ses branches, il a perdu ses racines,

Les forces qui lui restent s’appauvrissent et décroissent,

Elles ne lui sont plus d’aucun secours dans sa lutte.

 

 

 

Soixante dix Ans

 

Si ses années atteignent le chiffre de soixante dix,

Ses paroles ne sont adoptées ni même écoutées

Il n’est plus qu’une charge pour ses amis,

Un poids pour lui-même, un poids pour sa canne.

 

Quatre vingt Ans

 

A quatre vingt ans, c’est un fardeau pour ses enfants,

Son cœur n’est plus à lui non plus que sa vue,

Objet de mépris pour ses connaissances, de moquerie pour ses voisins,

Plein de poison est son verre, et son pain est amer.

 

Epilogue

 

A-t-il dépassé cet âge, il n’est plus alors qu’un mort,

Mais bienheureux qui est considéré

comme un étranger établi sur cette terre,

Lui n’a de pensée et de souci que pour l’avenir de son âme

Et pour le salaire qui l’attend dans le monde d’En-Haut. »

 

 

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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 10:48


 

 

Rencontre avec l’Être du temps

 

Le Shabbath entre Rosh Hashana et Kippour nous lisons traditionnellement un passage du prophète Osée (Oshéa) qui commence par : « Reviens Israël jusqu’à l’Eternel ton Dieu, car tu as trébuché dans ta faute ». « Reviens » se dit en hébreu « chouva », d’où le nom de ce samedi « Shabbath Chouva ».

 

Revenons sur cette notion de téchouva qui a donné son nom à cette période de dix jours entre Rosh Hashana et Kippour.

 

Contre une vision fataliste :

 

Le prophète Osée, qui eut des propos très durs à l’encontre d’Israël parce qu’il suivait les idolâtries cananéennes, appelle le peuple à revenir vers Dieu. La faute est entendue comme un éloignement de Dieu, d’où l’invite au retour, au rapprochement. Ici, le prophète refuse la fatalité de la faute. Il n’y a pas d’égarement qui ne puisse être corrigé, à condition de vouloir corriger. Pas de péché indélébile donc, mais une porte toujours ouverte pour accomplir la volonté divine. L’homme n’est prisonnier ni de son passé, ni de ses attitudes anciennes.

 

Si la conception fataliste envisage le temps comme une droite rectiligne où le passé est toujours derrière l’homme, la conception prophétique envisage le temps comme l’espace. De la même manière que le sujet peut se déplacer géographiquement d’avant en arrière et d’arrière en avant, de même la conscience peut réaliser un voyage équivalent, entre passé et futur et entre futur et passé[1]. Nous pouvons alors parler d’une conception spatiale du temps. Ce que la Torah nomme le ohel moëd « tente du rendez-vous », cette tente qui contenait l’arche d’Alliance, peut s’entendre aussi « l’espace du temps ». C’est de ce lieu que la parole divine parvenait à Moïse.

 

Cette approche spatiale du temps est très importante au plan de la foi religieuse, car elle sous-tend le principe de la téchouva.

 

La force de la volonté :

 

Maïmonide, qui a codifié les lois de la téchouva dans son Mishné Torah, donne les trois étapes de ce retour vers Dieu :

 

Rappel de la faute (Passé) : Tel est le travail de mémoire qu’un homme peut réaliser en n’importe quel temps et n’importe quel lieu, mais tout particulièrement pendant les dix jours de téchouva.

Enonciation de la faute (Présent) : c’est ce que nous faisons le jour de Kippour en énonçant les différents types de transgressions (en acte, en parole, en pensée, volontaires ou involontaires)

Engagement de ne plus fauter (Futur) : C’est souvent l’engagement de la fin de Kippour.

 

En fait la téchouva n’a pas besoin de Kippour, mais Kippour est donné pour prendre conscience de nos égarements et pour nous améliorer.

Depuis l’appel d’Osée jusqu’à la codification de Maïmonide, nous constatons bien que la tradition juive s’oppose à la conscience tragique de la faute indélébile. Une seule condition avons-nous dit : que l’homme veuille revenir vers Dieu.

 

Une formule rabbinique pose « rien ne résiste à la volonté » (ein davar ômed bifné haratson). Si l’homme à l’âge de ses artères, comme on le dit communément, l’homme a aussi l’âge de sa volonté.  Certes, on ne peut revenir à son corps de jeunesse, et tous les liftings du monde n’empêcheront pas l’usure du corps, mais l’âge de la volonté aura l’effet d’une eau de jouvence. Comme le chante le psalmiste, par la volonté, l’homme « renouvelle sa jeunesse ». Selon le midrash, le mot ratson, (volonté) vient de la racine rats = courir, à la forme superlative (comme tous les termes qui se terminent par « on »). La volonté est « une super course » qui qualifie l’esprit d’entreprendre.

 

Si l’homme veut entreprendre ce retour vers Dieu, alors il réussira à revenir. Telle est la grâce divine offerte aux fils d’Adam de pouvoir réaliser leur volonté au plan religieux et éthique.

 

L’Être et le temps :

 

Selon le Talmud, cette possibilité d’effacer le passé de la faute implique que les fautes deviennent des mérites. Comprenons que l’effort pour annuler les mauvaises habitudes, et pour se construire une nouvelle identité, offre une plus-value à celui qui entreprend ce mouvement. Comme l’enseigne un maître : « La première fois qu’un homme faute, il sait qu’il faute, mais la seconde fois, l’interdit est à ses yeux une permissivité ».

 

Nous avancerons que si ce retour dans le temps est possible, c’est que la rencontre avec le Dieu biblique n’est pas une rencontre spatiale, mais temporelle.

 

Tous les dieux de l’antiquité sont des dieux de l’espace, ils habitent telle montagne ou s’identifient avec telle force de la nature. Or le Dieu de la Torah se présente en tant qu’Être dans le temps. Telle est la réponse de Dieu à Moïse qui Lui demande Son nom : « éhié asher éhié – Je serai qui Je serai ou Je suis qui Je suis » répond l’Eternel.

 

Le tétragramme YHWH est la contraction de Haya – Howé – Yiyé « Il était – Il est – Il sera ». C’est face à l’Être dans le temps, que l’homme va pouvoir construire son propre être dans son temps personnel.

 

 La téchouva, principe d’espérance :

 

On voit le caractère révolutionnaire de la téchouva : rien n’est définitif, le déterminisme peut être brisé. Nous prendrons l’exemple de notre patriarche Abraham, qui se nomme encore Avram. Dieu lui annonce qu’il aura une descendance. Avram est vieux, Sarah est stérile, le vieillard émet des doutes. Dieu lui dit alors : « Sors et compte les étoiles si tu peux les compter, ainsi sera ta descendance. »

 

Rachi donne deux explications sur ce verset. « Selon le sens littéral, écrit-il, Dieu a demandé au patriarche de sortir physiquement de sa tente. Il arrive en effet que le simple déplacement géographique (sortir de chez soi) nous donne une autre vision des choses. Selon le midrash, poursuit-il, Dieu lui a dit : sors de ton thème astral, si Avram ne peut enfanter, Avraham enfantera ; si Saraï ne peut enfanter, Sarah enfantera. Je changerai vos noms et vous aurez un fils. »

 

Telle est la valeur de la téchouva, changer notre nom, renaître à une nouvelle vie, s’inscrire dans l’espérance du monde, face à l’Être source de vie.

                                                                            Ph. HADDAD

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[1] Il existe une règle de grammaire biblique qui se nomme la règle du waw conversif. Lorsque le waw est placé devant un verbe au futur, il le transforme en passé, lorsque le verbe est au passé, le waw le transforme en futur. Cette règle grammaticale n’est pas anodine, elle

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21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 09:06


Le repentir ( faire techouva)

 

Lorsqu'un individu se repent et regrette son erreur, concernant la transgression d'une obligation ou d'une interdiction de la Torah, qu'il l'ait fait volontairement ou involontairement, il doit se confesser à Dieu comme la Torah lui en fait obligation.

 

C'est à haute voix qu'il s'exprimera de la façon suivante :

"Oh ! Dieu. J'ai commis une erreur et ai péché en pleine conscience. Je me suis révolté contre Toi en violant Ta loi en faisant ceci... ou cela... mais je le regrette sincèrement. J'ai honte de mes agissements et plus jamais je ne referai ceci... ou cela".

 

Cette formulation est l'essentiel du "Vidouye" ou confession.

De même s'il s'agit d'un dommage causé à autrui, le seul dédommagement matériel ne suffit pas, un vrai et sincère repentir est indispensable pour obtenir le pardon divin.

 

En quoi consiste la Techouvah?

-          Il faut que le pécheur reconnaisse la transgression commise,

la repousse de ses pensées et prenne la ferme décision de ne plus

jamais la commettre à nouveau.

-          Il lui faut ensuite regretter le passé à un point tel que Dieu

qui connait le secret des cœurs puisse témoigner que ce

repentant a pris la ferme décision de ne plus jamais commettre

cette faute.

-          Enfin il lui faut confesser sa faute à Dieu et exprimer à haute

voix ce qui précède.

 

Yom Kippour est par excellence le jour du repentir et de la confession de ses fautes. Cette confession peut être répétée plusieurs fois, même au cours des différents Yom Kippourim ou même pendant un processus de Techouvah dans le temps (c'est entre autre la raison d'être des 10 jours de pénitence entre Roch Hachana et Kippour).

 

Il est possible de demander pardon à une personne décédée. Pratiquement c'est aux héritiers du défunt que l'on exprimera ses regrets.

Il est interdit d'être cruel en refusant pardon demandé par son prochain.

 

On ne peut espérer le pardon à Dieu à l'égard d'une faute commise envers un homme que si l'on a obtenu au préalable le pardon de la personne lésée.

 

Il ne faut pas faire seulement Techouvah de péchés où n'entrent en jeu que le geste ou l'acte, mais aussi à l'égard des fautes commises par la pensée ou dans ses attitudes comportementales, lesquelles ont aussi besoin d'être effacées.

En effet, il faut se repentir également de la colère, la haine, la jalousie, la raillerie, l'égoïsme et la cupidité, la poursuite des honneurs, etc.

 

Un des fondements de la Torah est la liberté qu'a l'homme de choisir entre le bien et le mal, la connaissance du bien et du mal étant innée chez tout individu.

 

Il ne faut pas commettre l'erreur fréquente de croire que la destinée de l'homme est décidée par Dieu à sa naissance ; chaque individu possède en lui les ressources nécessaires pour devenir un "tsadik" comme Moïse ou un "racha" comme Jéroboam.

Tout homme étant responsable de sa perte comme de sa réussite se doit en conséquence de faire Techouvah et pleurer ses erreurs.

 

C'est d'une véritable "maladie d'amour" dont doit être atteint celui qui ne pense, ne vit et n'agit que par amour de Dieu, une passion qui le lie à Dieu, d'un lien puissant et de tous les instants, plus fort encore que toutes les passions qui lient des êtres humains entre eux, comme il est dit dans le Chema, "de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton pouvoir".


csicsic@aol.com
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17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 16:41

BONNE ANNEE

En cette veille de Roch Hachana, je présente à toute la communauté Juive de Nîmes et du

Gard ainsi qu’à nous mes amis non-Juifs qui visitent régulièrement ce blog, tous mes souhaits
 
de Bonne et heureuse année 5770. Que cette année vous apporte douceur, amour, santé et

prospérité.

 

Je prie pour que cette année voit Israël avancer vers une paix durable

 

 

 


Claude SICSIC

csicsic@aol.com
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17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 12:43



Pour des raisons techniques indépendantes de sa bonne volonté, le Centre Communautaire Sarah et Aimé Grumbach se voit dans l'obligation d'annuler le
REPAS DE ROCH HACHANA
qui devait avoir lieu le
Vendredi 18 septembre 2009
,
et vous présente toutes ses excuses.
Pour tous renseignements, appeler : Janine au 0673041207

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16 septembre 2009 3 16 /09 /septembre /2009 08:43




Madame Jeanine GHANASSIA, Présidente du Centre Communautaire Sarah et Aimé Grumbach vous informe de

L'organisation du premier Seder de Rosh Hachana 5770 le

VENDREDI 18 Septembre 2009
à 20 h 30
 (après l'office)
(Les enfants de moins de 12 ans sont invités)
(P.A.F. : 20 €uros)

Pour tous renseignements et réservations, appelez :
Jeanine : 06 73 04 12 07
Fabien : 06 60 54 34 76

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  • Claude SICSIC
  • Responsable communautaire, j'ai souhaité créer, avec ce blog, le lien humain et amical qui nous fait tant défaut dans ce monde égoïste
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