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11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 12:36

Nous avons l’habitude, au cours d’une Bar Mitzvah, d’entendre l’intéressé faire un petit discours. Intervention traditionnelle au cours de laquelle il remercie ses parents de l’éducation reçue, le Rabbin pour les cours et  la compétence avec laquelle ces cours ont été donnés. Il remercie également les amis et la famille de leur présence.

 

Puis le Rabbin intervient avec un discours plus axé sur le rôle du nouveau Bar mitzvah au sein de la communauté.

 

Ensuite, le Président de la Communauté félicite tout ce petit monde et en particulier le Bar Mitzvah.

 

A ce jour, je n’ai pas souvenir d’un père de Bar Mitzvah qui soit intervenu en s’adressant à son fils.

 

C’est la raison pour laquelle, et avec son accord, je reproduis ci-dessous l’intervention de se père, heureux bien sur, mais surtout conscient des nouvelles responsabilités de son fils.


Claude SICSIC

 

 

 

Nathan,

 

II y a 13 ans nous, tes parents,   étions déjà réunis autour de toi pour la cérémonie de ta

Circoncision ta Brit-Mila

 

Nous étions déjà émus et fiers de te voir, si petit, l'objet de l'attention de toute l'assemblée : toi

tu étais sage et calme, inconscient de ce qui se passait autour de toi. Il est vrai qu'on ne t'avait pas demandé ton avis !!

 

Aujourd'hui, 13 ans après, nous somme avec toi pour ta Bar Mitsvah : nous avons vieilli, toi tu as grandi et tu donnes ton avis même quand on ne te le demande pas ! ! !

 

En ce jour de fête nous voulons te redire notre fierté et notre admiration devant le sérieux dont tu as fait preuve dans la préparation de cette étape essentielle de ta vie.

 

Nous avons aussi appris avec soulagement que nous étions déchargés de notre responsabilité religieuse de parent puisque tu es devenu un homme. Alors pour te passer le relais et dire adieu à l'enfant que tu fus nous voulons te dédier ces quelques lignes d'un poète Libanais, Monsieur Khalid Gibran qui a dit :

 

« Vos enfants ne sont pas vos enfants.

Ils sont les fils et les filles de l'appel de la Vie à elle-même.

Ils viennent à travers vous mais non de vous.    

Et bien qu'ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas.

Vous pouvez leur donner votre amour mais non point vos pensées, Car ils ont leurs propres pensées.

Vous pouvez accueillir leurs corps mais pas leurs âmes, Car leurs âmes habitent « la maison de demain », que vous ne pouvez visiter, pas même dans vos rêves.

Vous pouvez vous efforcer d'être comme eux, mais ne tentez pas de les faire comme vous, Car la vie ne va pas en arrière, ni ne s'attarde avec hier.

Vous êtes les arcs par qui vos enfants, comme des flèches vivantes, sont projetés ».

 

 Voilà, Nathan.   MAZAL TOV pour ton entrée dans la « Maison de Demain »

 

Papa, Maman

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11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 11:41


Le Grand Rabbin et le Roi d’Espagne...

 

 Il y a quelques années, le Roi Juan Carlos d'Espagne invita le Grand Rabbin d'Israël Rav Yonah Metzger à la commémoration du 800éme anniversaire du décès de Maïmonide, l'illustre Rabbi Moché BenMaimone (le Rambam) médecin,philosophe,Talmudiste et surtout décisionnaire hors  du commun, le Rambam était né à Cordoue, donc en Espagne.

 

Durant la cérémonie, Rav Metzger offrit au roi un magnifique Shoffar, trés long et recourbé ; le Shoffar avait, de plus, été serti d'argent et la couronne royale était gravée sur la gravée sur la garniture argentée.

Le roi Juan Carlos l'examina longuement et demanda quelle en était l'origine. Rav Metzger parlait en hébreu tandis que l'ambassadeur d'Israël en Espagne, M. Victor Harel, assurait la traduction en espagnol.

 

Cet objet vient-il d’Afrique ? demanda le roi, non, Majesté, il vient de la terre d'Israël.

De plus en plus perplexe, le roi demanda si cet objet devait être utilisé dans les corridas mais Rav Metzger expliqua poliment que le judaïsme interdisait de faire souffrir les animaux inutilement.

 

Alors quel est l'usage de cette corne d’animal ? Continua le roi. Rav Metzger profita de cette conversation pour rappeler au roi un chapitre douloureux de l'histoire des juifs d'Espagne, le roi l'écouta attentivement.

 

Majesté ! Ce cadeau-unique en son genre, nous permet de clore définitivement la boucle de l'histoire. Il y a plus de cinq cents ans, l’âge d'or du judaïsme espagnol prit fin brutalement quand votre ancêtre, le roi Ferdinand et son épouse Isabelle expulsèrent mes ancêtres, suite à l’incitation de l'Inquisiteur Torquemada.

 

Les juifs qui avaient tant contribué au développement de leurs pays durent s'enfuir, en abandonnant tous leurs biens pour s'installer dans des pays plus hospitaliers, mais certains juifs préférèrent rester en Espagne, se convertirent tout en gardant secrètement leurs lois et coutumes.

 

Ils se conduisaient comme de dévots catholiques mais respectaient les lois de la Torah clandestinement, allumant par exemple leurs bougies de Shabbat dans des placards afin que personne ne le remarque. Les jours de fête, ces Marranes se rassemblaient secrètement dans des caves pour prier. D'ailleurs notre prière de Kol Nidre, au début de l'office de Yom Kippour, est attribuée à ces Marranes qui ainsi annulaient leurs déclarations d'appartenance au catholicisme.

 

Ils priaient avec ferveur rare mais à voix très, très basse de façon à n'être pas découverts par l'inquisition qui savait torturer et finalement, brûler « les hérétiques » en public sur des bûchers. Pour Roch Hachana, ils étaient confrontés à un dilemme, oui, la prière pouvait être chuchotée, sans attirer l'attention des voisins, mais le Shoffar ?

 

Un chef d'orchestre-juif d'origine-trouva une solution originale. Il proposa au roi d'organiser un concert gratuit pour présenter divers instruments à vent, venus de tous les pays, de toutes les époques. Le roi qui adorait la musique en fut enchanté. Le chef d'orchestre proposa une certaine date, qui de fait, s’avérait être Roch Hachana.

 

Le roi, la reine, les ministres et les courtisans s'assirent au premier rang ; le reste des auditeurs prirent place à l'arriére. Parmi eux, se trouvaient de nombreux marranes.

 

Les musiciens présentèrent différents instruments, de la flûte du berger à la trompette du soldat, mais, à un moment donné ; le chef d'orchestre lui-même proposa de sonner dans une corne de bélier, qu’il présenta comme le plus ancien instrument à vent connu. Le roi et la reine s’intéressèrent à cette curiosité, contemplèrent l'instrument puis le maître la porta à sa bouche tandis qu'au fond de la salle, les marranes prononçaient à vox basse les deux bénédictions:

 

« Béni sois-Tu Eternel, notre D-ieu, Roi de l'Univers, qui nous à sanctifiés par Ses

Commandements et nous a ordonné d'écouter le son du Choffar » ainsi que « Béni sois-Tu Eternel, notre D-ieu, Roi de l'Univers, Qui nous a fait vivre, nous a maintenus et Qui nous a fait parvenir à cette période »

 

Le chef d'orchestre sonna du Shoffar, comme l'exige la Hala'ha et tous les spectateurs se turent. A la fin de la prestation, on l'applaudit.......

 

Aujourd’hui, Majesté, continua Rav Metzger, nous nous rencontrons cinq cents ans plus tard, dans des circonstances bien plus amicales. En  tant que Grand Rabbin d'Israël, je suis heureux de revenir en Espagne.

Je vous remercie au nom de notre peuple car maintenant les Juifs peuvent vivre librement dans votre pays, ils jouissent d'une totale liberté de culte et à Roch Hachana, ils peuvent sonner du Shoffar dans les synagogues restaurées.

 

Aujourd'hui je peux, D-ieu en soit loué, vous offrir publiquement ce Shoffar, sans me cacher car vous êtes un souverain soucieux de démocratie. Maintenant en Espagne, tous peuvent prier à leur guise, sans crainte!!

 

En acceptant le Shoffar, le roi déclara;

 

« Monsieur le Grand Rabbin ! J’ai reçu de nombreux cadeaux et trophées de nombreux chefs d'états des quatre coins du globe. Mais ce cadeau-là est porteur d'une signification historique et je vous suis extrêmement reconnaissant pour ce Shoffar et pour ce récit » !

 

Rav Metzger déclara alors au roi qu'il souhaitait le bénir, comme cela est recommandé par les Sages. Tous deux se levèrent. Rav Metzger ferma les yeux; leva ses mains vers la tête du roi et prononça la bénédiction avec une grande ferveur. Quand il termina, Rav Metzger ouvrit les yeux: il s'aperçut alors que le roi, saisi d'émotion, pleurait sans chercher à le cacher.....

 

En fait et historiquement, la mère de Ferdinand Ier Roi qui signa en 1492  l’expulsion des Juifs d’Espagne et qui laissa l’Inquisition s’installer pendant des siècles, était … Juive. Elle s’appelait Jeanne Enriquez, et sa maman Paloma bat Gedaliah

 

Le grand-père paternel de Jeanne Enríquez est Alonso Enríquez, seigneur de Medina de Rioseco (1354-1429) dont le père est Fadrique de Castille et la mère, Paloma bat Gedaliah (née juive), petite-fille de Shlomo Ha-Zaken ben David, traditionnellement issu d'une branche des descendants du roi David par les exilarques de Babylone. C'est ainsi que son arrière-petit-fils Charles Quint descendrait de ces Juifs de Babylone

 

Document : Publications des généalogistes H.R.Moser et Vajay, INRIA 2005

 

csicsic@aol.com

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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 14:35

WIZO NIMES :

 

 

 

16ème RENDEZ-VOUS NATIONAL DE LA SOLIDARITE :

 

 

Cher(e)s Ami(e)s ,

 

J’espère vous retrouver nombreux à ce rendez-vous de la solidarité devenu un des évènements incontournables de la Vie Communautaire Nîmoise .

 

Votre présence à ce dîner  sera  pour nous un encouragement dans notre mission au profit des enfants d’Israël et cette année plus particulièrement au profit des enfants accueillis ,après les heures de classe ,au Club de Jeunes Nitzanei Oz ,afin de les aider à surmonter leurs inquiétudes et leurs angoisses .

Gardons toujours en mémoire la très belle phrase de David Ben Gourion :

« La Wizo est la Mère de l’Etat «

Je compte donc sur vous pour être présents et pour être des ambassadeurs de la Wizo auprès de vos familles et de vos  amis afin que nous soyons très nombreux  le :

 

Samedi 17 Octobre à partir de 19h30

dans les salons de l’Hôtel Vatel

Dîner spécialement conçu pour la Wizo                            P.A.F :38 euros

Étudiants :30 eus

 

L’invité d’honneur sera

Monsieur PHILIPPE KARSENTY

 

 

Directeur de MEDIA-RATINGS :1ère Agence de Notations des Médias

 

Thème du débat (Vidéo à l’appui ) :

 

Affaire « Al Dura »

Bref Rappel des faits :

 

Le 30 Septembre 2000 ,France 2 diffusait le reportage de Charles Enderlin :un échange de tirs entre Palestiniens et  l’armée Israélienne aurait causé la mort d’un enfant Palestinien ,Mohamed Al Dura .Monsieur Karsenty démontrera ,vidéo à l’appui ,que les images de ce reportage étaient manipulées et n’étaient qu’un tissu de mensonges  .

 

Soyons donc très nombreux autour de notre invité   Philippe Karsenty  afin de le soutenir dans son combat contre la Désinformation et de toute l’équipe des Wizéennes Bénévoles qui vous remercient par avance de votre amical soutien .

Recevez mon très cordial Chalom et à très bientôt

Nicole Illouz

 

Pour nous permettre une bonne organisation de la soirée ,je compte sur vous pour nous adresser le plus rapidement possible vos réservations :

 

Nicole Illouz -1 rue Bel Horizon  30230  Bouillargues-  04 66 20 18 91

Josée Cohen - 23 rue Eugène Sue  30000  Nîmes - 04 66 23 73 37

Nathalie El Fassy -2 rue des Broquiers   30000 Nîmes - 04 66 21 02 72

 

 

 

 

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8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 09:04



Souccot, Chemini Atseret

Simha Torah

 

Une prière pour un exilé

 

             Dans l’une des hocha’not récitée à l’occasion de la fête de Souccot, le juif demande à D… « de délivrer celle qui a été exilée et qui s’est éloignée, celle qui ressemble à un palmier (gola vesoura, damta letamar) ». Ce texte évoque la nation d’Israël qui a été exilé et qui s’est éloignée du pays d’Israël. Mais pourquoi la comparer avec un tamar, avec un palmier ?

 

             Dans le Talmud (Meguila 14a), les maîtres s’interrogent sur les intentions de la prophétesse Déborah qui rendait la justice, assise sous un palmier. Ils y expliquent que de même que le palmier n’a qu’un seul cœur, de même les juifs de cette génération n’avaient qu’un seul cœur dirigé vers D… . Selon le commentaire du Maharcha, le cœur unique du palmier fait référence au tronc de l’arbre qui part de la terre et qui se termine au sommet. Contrairement aux autres arbres où le tronc se prolonge dans les branches, le palmier n’a pas de branche. Le cœur, c’est donc le tronc.

             Déborah insistait sur l’idée de l’unité du peuple juif car en position de juge, elle avait à faire face à des disputes, des controverses, des conflits. Aussi, devait-elle marteler que ce qui rapproche est plus fort que ce qui sépare.

 

             Israël est étranger aux quatre coins du monde. Errant sur les routes, perdu dans de lointaines contrées, dispersé comme un homme écartelé. Gola vesoura. Si Israël veut survivre, il n’a d’autre choix que de ressembler au palmier (damta letamar), de cultiver un amour du prochain très intense et d’agir pour la cohésion de la nation.

 

             Rabbi Elimélekh de Dinov propose une autre explication de cette prière (Bené Yssasskhar Tichri 12, 14). Selon cet auteur, Tamar ne renvoie pas au palmier mais à Tamar, la belle-fille de Yehouda, fils de Jacob. En effet, après avoir épousée successivement les deux premiers fils de Yehouda et  les avoir tous les deux perdus, Tamar est renvoyée par son beau père chez ses parents. Elle aurait dû épouser le troisième fils de Yehouda conformément à la loi du lévirat, mais le beau père ne voit pas d’un très bon œil cette union. Tamar connait donc l’exil. Elle est envoyée chez ses parents.

             Un jour, raconte le texte biblique, elle apprend que son beau père, entre temps devenu veuf, arrive dans la région où elle habite. Elle se déguise alors en prostituée et parvient à connaître Yehouda. De cette union, naîtra David et plus tard, le Messie. Tamar était une prophétesse. Elle savait que la lignée messianique serait le fruit de son union avec Yehouda ou l’un de ses fils. Malgré les obstacles qui se sont érigés contre elle, Tamar s’est montrée déterminée à accomplir son œuvre et n’est épargnée aucun effort.

 

             En ce sens, la nation d’Israël ressemble à Tamar. Israël est exilé, rejeté, chassé. Pourtant, il s’entête. Il n’a jamais renoncé à l’accomplissement de sa vocation et à revenir sur sa terre pour y bâtir la terre promise.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                La prière pour la pluie    

 

             « L’une des invocations les plus ardentes contenues dans le rituel de cette fête [Chemini ‘Atséret] apparaissait pour le moins intempestive : c’est la très ancienne prière pour l’eau. On y supplie le Maître du ciel et de la terre de nous envoyer la pluie en suffisance… Or, le chtettl en était précisément inondé ! Souvent, l’averse tombait si fort que les fidèles devaient se priver de prendre les repas dans la cabane si amoureusement décorée de verdure et de fruits. Les ruelles devenaient impraticables. Hommes, femmes et enfants pataugeaient dans la boue. Le long des maisons, on avait jeté tant bien que mal des planches qui servaient piteusement de trottoirs. Et transis…, les fidèles arrivaient à la maison de prières, vite ils se joignaient à la foule qui réclamaient à cor et à cri : « De l’eau, Eternel ! De grâce, donne-nous de l’eau ».

             Absurde, n’est-il pas vrai ?

             Pas tout à fait, pourtant. La vertu suprême des juifs, c’est de savoir braver le ridicule. Ils l’ont manifestée, cette vertu, au cours de nombreux siècles, en dépit des moqueries, des injures et même des mises à mort .

 

             Braver le ridicule revient donc à ne pas prendre en considération l’opinion des uns et des autres. Le juif est fidèle à son mode de vie originel quoiqu’en dise ou pense l’environnement. C’est de cette manière que le judaïsme a survécu durant les deux millénaires d’exil.

 

             Dans cette perspective, le Rabbi de Kotzk déclara que la plus grande erreur des explorateurs partis visités le pays d’Israël réside dans une phrase qu’ils prononcèrent en dressant le bilan de leur expédition, phrase évoquant les habitants de Canaan : « Nous étions à nos yeux comme des sauterelles et ainsi nous étions à leurs yeux ».

 

             De même, dans Genèse 11, 29, Sarah porte le nom de Yska. « Ainsi nommé parce qu’elle voyait dans l’esprit divin (saka veut dire voir). Ou encore parce que tous regardaient sa beauté pour l’admirer » (Rachi). Pour justifier ces deux explications, un maître enseignait que bien que tous regardaient Sarah et sa beauté, que tous l’admiraient et la contemplaient, Sarah n’avait d’yeux que pour l’Esprit sacré. C’est selon cet esprit qu’elle agissait et non en fonction de ceux qui la regardaient. D’ailleurs, à ceux-là, elle ne prêtait pas attention  (ibidem). En ce sens, elle était Sarah, c'est-à-dire une princesse, déterminée dans son mode de vie sans considérer ce que l’opinion penserait d’elle.

 

          Telle est la force d’Israël : regarder droit devant, vers l’objectif et ne pas écouter les voix provenant de droite ou de gauche nous invitant à choisir une autre direction.

 

Rabbin Jacky Milewski

 

 

csicsic@aol.com

 

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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 07:23


L'Europe est morte à Auschwitz.

 

Je viens de recevoir par mail un article intitulé « L'Europe est morte à Auschwitz » écrit par un journaliste chrétien espagnol, du nom de Sebastian Villar Rodriguez qui m'a semblé particulièrement  intéressant. Le voici :

 

« Je me promenais le long du cours Raval (Barcelone) quand je compris soudain que l'Europe était morte à Auschwitz. Nous avions assassiné 6 millions de Juifs pour importer finalement 20 millions de musulmans !

 

Nous avons brûlé à Auschwitz la culture, l'intelligence et la capacité de créer.  Nous avons brûlé le peuple du monde, celui qui s'autoproclame le peuple élu de dieu. Car c'est le peuple qui a donné  à l'humanité des figures emblématiques capables de changer la face de l'histoire (le Christ, Marx, Einstein, FreudÂ…) et est à l'origine d'essentiels acquis de progrès et bien-être.

 

On doit bien admettre qu'en relâchant ses frontières et en se pliant, sous un douteux prétexte de tolérance, aux valeurs d'un fallacieux relativisme culturel, l'Europe, a ouvert ses portes à 20 millions de musulmans souvent analphabètes et fanatiques que l'on peut rencontrer, au mieux, dans des lieux comme ce cours Raval évoqué plus haut, paupérisation du tiers monde et du ghetto et qui préparent, au pire, des attentats comme ceux de Manhattan ou Madrid, terrés dans des appartements que leurs ont été fréquemment fournis par les milieux sociaux officiels.

 

Ainsi, nous avons échangé la culture pour le fanatisme, la capacité de créer pour la volonté de détruire, l'intelligence pour la superstition. Nous avons échangé l'instinct de transcendance des  Juifs – qui, même dans les pires conditions imaginables ont toujours été à la recherche d'un monde meilleur de paix - , pour la pulsion du suicide. Nous avons échangé l'orgueil de vivre pour l’obsession fanatique de la mort. Notre mort et de celle de nos enfants. Quelle erreur nous avons commise ! «

 

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6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 13:32

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5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 20:52



SOUCCOT AU CENTRE COMMUNAUTAIRE

 

Madame Janine GHANASSIA,

Présidente du Centre Communautaire

Sarah & Aimé Grumbach

 

Vous informe que le

repas du Mercredi 7 Octobre

 

aura lieu dans la Soucca du Centre.

 

Pas d’invitation,

Pas de changement de prix,

 

Venez nombreux avec vos parents, vos enfants, vos amis.

Vous accomplirez ainsi la grande Mitzvah d’un

 

REPAS DANS LA SOUCCA

 

Mercredi 7 Octobre 2009 à 12 heures

5, rue d’Angoulême - Nîmes


csicsic@aol.com

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2 octobre 2009 5 02 /10 /octobre /2009 13:19

 

Ce soir, c’est Souccot !!

 

Notre Rabbin, Levi BITTON que, je crois il n’est plus utile de vous présenter, a décidé cette année, de doter la Synagogue de Nîmes d’une structure qui permet d’accueillir sous la Soucca en ce Vendredi soir 2 Octobre, un maximum de fidèles soucieux de partager le premier repas de fêtes sous la soucca.

 

Combien de personnes ? C’est vous qui le déciderez. La place ne manquera pas.

 

Alors hier jeudi, tout seul (ou presque), il a construit la Soucca. Pour ma part, je pensais qu’un rabbin ne savait que prier et transmettre son savoir. Je pensais qu’un Rabbin n’était pas un « manuel », que les outils, les plans de montage, la décoration n’étaient pas de son domaine. Quelle erreur !! Un rabbin sait tout faire puisqu’il est animé par la foi. La preuve ? Vous l’avez sur ces photos prises ce matin. La Soucca construite par notre Rabbin est superbe, vaste, accueillante. Jamais à Nîmes nous n’avions eu le bonheur de pouvoir accomplir la Mitzva de manger dans la Soucca comme nous allons pouvoir le faire cette année.

 

Mr Le Rabbin, soyez remercié de ce que vous faites pour la communauté de Nîmes. Je suis persuadé que ce soir vous allez êtes récompensé lorsque vous verrez que la communauté de Nîmes a répondu en nombre à votre appel.

 

Merci, Monsieur le Rabbin, Hag Sameah pour vous et votre famille.

 

Claude SICSIC

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2 octobre 2009 5 02 /10 /octobre /2009 12:39

Le Président et les membres du conseil approuvent totalement le message du Président MERGUI, et  aimeraient que la différence nettement sensible des dons enregistrés ne soit pas entérinée, mais diminuée au maximum par une réponse franche’ massive et rapide à l’appel qui a été longuement diffusé.

Nous comptons sur votre compréhension et sur votre générosité habituelle et vous en remercions par avance.

N’oublions pas qu’un reçu CERFA est systématiquement délivré, qui économise 66,66% du montant du don

Bonnes fêtes à vous toutes et tous

 

Paul BENGUIGUI

22 rue Claude Bernard

30000  NIMES

Tél:   04.66.29.15.55

Port: 06.76.11.32.72

Mailpaulbenguigui@orange.fr



 

MESSAGE DU PRESIDENT DU CONSISTOIRE CENTRAL

AUX COMMUNAUTES DE FRANCE

 

Mesdames, Messieurs, Chers amis,

C'est avec une vive émotion que je tiens à m'adresser à vous, à chaque juif de France en

ce début d'année 5 770.

 

Yom Kippour : au même moment partout en France, dans le monde et en Israël seront

dites les mêmes prières, les mêmes chants, comme cela s'est fait de génération en

génération.

Que fera la prochaine génération, celle de nos enfants ? Voudront-ils faire le choix

d'accepter notre héritage, de transmettre notre patrimoine ?

 

Cette question de la transmission est au cœur de notre identité. Il est de notre

responsabilité de leur donner le goût et la fierté d'être juif, le goût de l'étude de nos

Textes, le goût d'appartenir à une Communauté, l’envie de la soutenir, le besoin de

renforcer leur identité.

Chaque juif est essentiel, chaque Communauté indispensable, chaque synagogue

irremplaçable.

 

Dans une France multi culturelle, nous devons faire preuve d’une unité et d’une

solidarité exemplaires afin de construire un avenir juif pour nos enfants.

Un nouvel élan a été donné par le Consistoire en direction des jeunes, mais aussi pour

tendre la main aux Communautés isolées, continuons.

 

En France et dans le monde, nous pouvons constater que les clichés antisémites

actualisés aux couleurs de l’antisionisme se multiplient. Des discours négationnistes

trouvent des tribunes internationales, se banalisent avec une dangerosité renforcée.

Mais à quoi bon lutter contre l’antisémitisme si nous-mêmes renonçons à affirmer et à

renforcer notre judaïsme. Emmenons nos enfants au Talmud Torah ou à l’école juive,

inscrivons-nous à des cours, réapprenons nos traditions, nos chants, la cacheroute,

etc…Il n’y a pas de judaïsme sans synagogue, il n’y pas de judaïsme sans Communauté,

il ne peut y avoir de juif sans Communauté.

Nous vibrons tous avec Israël et chaque juif se sent concerné : qu'apportera cette

nouvelle année : une paix durable pour Israël ? Le retour de Guilad Shalit dans sa

famille ? La menace iranienne va-t-elle pouvoir être stoppée ? Soyons mieux informés,

ne laissons pas se propager de fausses rumeurs, et soyons solidaires : ne renonçons pas à

nos valeurs.

Chaque juif est toujours perçu comme un ambassadeur qui incarne les valeurs du

judaïsme.

A chacun d’entre nous de s’engager pour continuer l’extraordinaire tradition qui est la

nôtre, elle a besoin de nous comme nous avons besoin d’elle.

CHANA TOVA HATIMA TOVA

 

Joël MERGUI

Président du Consistoire Central

 

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1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 00:00

Les rendez-vous de Dieu

 

 

L’un des thèmes de notre paracha est celui des fêtes du calendrier hébraïque. Ces fêtes sont dites en hébreu qui signifie « rendez-vous ». Les fêtes sont entendues comme des rendez-vous avec Dieu, et aussi avec la communauté. Tout rendez-vous implique une rencontre, un échange et donc un enrichissement.

 

Valeur des fêtes juives :

 

L’une des caractéristiques communes à toutes les fêtes de la Torah (Shabbath, fêtes de pèlerinage, Roch Hashana ou Kippour) sont leur caractère chômé. On n’y travaille pas, c’est-à-dire que l’on sort durant un temps du circuit de production économique. Ne pas travailler ne signifie pas que les jours de fêtes soient des moments de loisirs pour faire ses courses ou repasser la deuxième couche de peinture dans sa maison. A priori, ils sont offerts pour vivre une journée plus spirituelle, pour se souvenir des bienfaits de l’Eternel et se ressourcer physiquement, moralement et spirituellement. Les repas, la prière et l’étude auront ici une place centrale.

 

Ecoutons le prophète Isaïe  dont les paroles sont toujours d’actualité :

 

 

 

« Si le Chabbat tu retiens ton pied pour ne point faire ton désir, dans Mon jour de sainteté, et si tu appelles mon Chabbat « délice », pour la sainteté de l’Eternel, jour honoré, et si tu l’honores en ne suivant point tes chemins, ne saisissant point l’occasion des affaires, et en ne prononçant aucune parole (profane), alors tu te délecteras devant l’Eternel. Je te ferai chevaucher sur les hauteurs de la terre, je te nourrirai de l’héritage de Jacob ton père, car c’est la bouche de l’Eternel qui l’a déclaré ».

 

 

Ces versets, qui sont lus au kiddouch du samedi matin, ainsi que durant la haftara du matin de Kippour, s’appliquent bien sûr au Shabbath, mais par extension aux jours de fêtes qui sont aussi appelés Shabbath (jour de cessation – du travail -).

 

Le prophète demande de distinguer ces solennités par une conduite différente de celle de la semaine. Selon Isaïe, il s’agit de se construire un nouvel univers où les soucis matériels sont mis entre parenthèses afin de vivre autant que faire se peut, cette proximité avec Dieu, et se reconnaître fils ou fille de notre patriarche Jacob - Israël.

 

Temps de la nature – temps de l’Histoire :

 

Dans la Tora, les fêtes ont un double caractère : un caractère agricole et un caractère historique. Cela est remarquable particulièrement avec les fêtes de pèlerinage.

 

Pessah qui est « la fête du printemps » rappelle la sortie d’Egypte.

Shavouoth qui est « la fête des moissons » rappelle le don des Dix Commandements.

Souccoth « la fête de l’engrangement » d’automne rappelle la traversée du désert.

En reliant ces moments, la Torah marque une rupture avec les cultes païens qui exprimaient une adoration des forces de la nature pour elle-mêmes. En Egypte, le Nil était déifié, et c’est en son nom, que le Pharaon sacrifia des milliers d’enfants hébreux.

 

L’un des grands messages prophétiques s’exprime ainsi : le Dieu qui crée la nature est le même Dieu qui délivre l’homme, afin qu’à son tour l’homme utilise la nature pour délivrer son frère de l’oppression et de l’aliénation.


Ph Haddad 

 

 

 

 

 

 

 

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