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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 16:45


PARACHA KI TESTSE

 

Le vrai combat de l’homme

 

La paracha de la semaine commence par : « Lorsque tu sortiras en guerre contre ton ennemi ». Déjà dans la paracha précédente, Shoftim, il était question de guerre. La Torah ne parle pas que de l’idéal. La Torah n’est pas pour les anges, mais pour les hommes. L’histoire des hommes peut se ramener aussi à l’histoire des conflits. Depuis que l’homme est homme, la violence, la rivalité demeure permanente. Pensons à Caïn et Abel, Romulus et Remus. Les hommes et les peuples se sont fait la guerre, et toujours pour de bonnes raisons : un territoire, la nourriture, « la belle Hélène », la religion, etc. Même Freud dans « Totem et Tabou » fonde toute la psyché humaine autour du meurtre du père.

 

La guerre est sans doute liée à notre fonction animale. A défaut d’avoir des griffes et une carapace solide, nous avons inventé les armes pour tuer. Mais quelque chose d’animal réapparaît dans la guerre : l’abus de sa force. Et encore ? Lorsque l’animal a montré sa puissance, il cesse d’agresser ; quand l’homme se sent le plus fort, il use (et jouit souvent) de sa domination. Des femmes sont violées, des biens enlevés. Des lois modernes tentent d’empêcher ses abus, mais ces abus sont toujours là.

 

La Torah connaît l’homme. Elle connaît ses faiblesses. Elle demande que même en période de conflit, le soldat reste un homme, un être humain, un « mensh » dit-on en yiddish. Elle annonce au soldat de ne pas abuser de la belle captive, mais de canaliser en quelque sorte sa pulsion. « La Torah parle contre le mauvais penchant » enseigne Rachi. La Torah parle de la vie, elle est « enseignement de vie », même au moment de la guerre, dans ce temps de la mort.

 

Pourtant, les maîtres n’ont pu se contenter de cette lecture par trop réaliste. L’Eternel s’est révélé à l’homme non pour lui donner des consignes de guerre extérieure (même si cela est parfois nécessaire) mais surtout pour que l’homme parachève Sa création en passant du stade de « Adam » (terrien, terreux) au stade de « Ich », d’homme réalisé. Et pour que cette métamorphose morale et spirituelle puisse s’opérer, il n’y a d’autre voie que le combat : le combat contre soi-même.

 

Ecoutons ces adages rabbiniques ! « Quel est le héros ? Celui qui dompte ses passions. » Ou bien « Quel est le héros ? Celui qui fait de son ennemi, un ami. »

 

« Lorsque tu sortiras en guerre contre ton ennemi », cet ennemi, aux yeux du Midrash, est le yétser ara, le mauvais penchant.

 

Il faut bien comprendre cette idée. Dieu nous a créés avec ce mauvais penchant, qui est au fond la conscience de soi, l’énergie du vivre, le Moi de chacun. Ce combat ne signifie donc pas destruction de cette conscience de soi, mais gestion de ce « désir de recevoir la vie »

 

Cette paracha est lue au mois d’éloul, au mois qui précède tichri.

Elle invite à ce combat permanent pour passer de l’égoïsme à l’altruisme, de l’avoir à l’être. Elle propose un autre bonheur qui n’est plus dans la domination des êtres et des choses, mais dans la capacité de sortir grandi de nos passions destructives.

C’est ce combat, long et parsemé de miroirs aux alouettes, qui ouvre sans aucun doute à la véritable rencontre avec Dieu.

Ph. HADDAD



Chers Amis,

Vous le savez, depuis le début du mois d'aout que j'essaie, avec les moyens du bord, de continuer à faire vivre ce blog qui, je le sais maintenant a sa place au sein de la Communauté.
Je devais normalement rentrer de vacances cette semaine et par là même, avant les fêtes solennelles de Tichri, donner un nouveau départ à ce que je considère comme un bulletin de liaison et de communication.

Malheureusement, pour des raisons personnelles, je ne serai pas opérationnel avant début septembre. Je vous demande donc de ne pas me tenir rigueur si, lors de l'un de vos passages ici, vous ne trouvez pas ce à quoi vous pouvez vous attendre. Ce n'est que partie remise et dés que possible, votre blog retrouvera toute la vitalité que vous lui avez connue.

En attendant, je vous adresse un trés cordial Shalom et vous dit :

A TRES BIENTOT

Claude SICSIC          
       csicsic@aol.com

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20 août 2009 4 20 /08 /août /2009 11:29



PARACHA SHOFTIM 

 

Un roi exemplaire

 

La paracha de la semaine contient plusieurs thèmes, comme c’est le cas dans le livre de Dévarim (Deutéronome). Cela est compréhensible. Non seulement Moshé rappelle au peuple (en fait la nouvelle génération née dans le désert) les grands évènements du passé et les principes de l’Alliance (Bérith), mais aussi les grandes règles sur lesquelles sera bâtie la société hébraïque.

 

Parmi ces thèmes, nous trouvons les lois concernant le roi. La Tora présente trois interdits, ou plus précisément trois restrictions à son pouvoir : Pas trop de chevaux, pas trop de richesse, pas trop d’épouses ; et ajoute un commandement positif : écrire un sefer Tora et méditer la parole divine.

 

Le roi dans la société hébraïque joue un rôle fondamental : il doit rappeler par sa conduite, la royauté divine (malkhouth chamayim). Seul Hachem est le roi d’Israël. (Dans le rite sépharade nous récitons au début de l’office ce principe « HM mélekh, HM Malakh, HM Yimlokh Léolam vaëd ».) On lira l’histoire de Gédéon dans le livre des Juges où justement ce dernier refusa le titre royal se référant à la royauté divine. Samuel lui-même émit les plus grandes réserves au moment de la nomination de Saül.

 

La vocation d’Israël, ne l’oublions pas, est une vocation de témoignage. « Vous serez pour Moi (dit l’Eternel) une royauté de prêtres et une nation vouée à la sainteté » est-il écrit juste avant la révélation du Sinaï.

 

Etre Israël est un titre, plus qu’un état de fait (Pensons au combat de Jacob contre l’ange). Il est important de le rappeler.

 

Le roi, reconnu dans sa fonction, doit devenir un exemple pour le peuple (même si ce fut rarement le cas dans l’histoire, il suffit de relire le livre des Rois.)

Au fond, chaque membre d’Israël est un roi, qui doit voir dans le roi de la nation l’exemple à suivre. Or être roi ne signifie pas abuser de son pouvoir, mais justement restreindre son pouvoir, son appétit de vivre. D’une certaine manière, la Tora fait des concessions à celui qui possède le pouvoir. Soit, il peut posséder plus que le commun, il peut posséder des richesses, des épouses (18 au maximum !), mais il doit savoir mettre des limites. Il faut se méfier du « trop ».

Telle est la différence entre l’homme et l’animal. L’animal ne connaît pas de limite, il s’arrête de consommer le monde quand il est rassasié du monde. L’homme est doté du pouvoir de restriction, à l’image de Dieu qui laisse une place à sa créature, sans l’écraser de Sa toute puissance.

 

Or qu’est-ce qui peut donner cette force de limitation, (qui est l’un des principes de la sainteté selon Nahmanide) ? La Tora. Cette Tora que le roi doit écrire de sa propre main et méditer jour et nuit. Ou bien l’homme suit les lois de sa propre nature, et il consomme du monde, abuse de sa force ; ou bien il apprend à mettre son pouvoir au service des autres. Il se construit une nouvelle nature par la révélation divine.

C’est cela être bar-mitsva, « fils des commandements », c’est-à-dire s’engendrer soi-même sur le plan spirituel, et d’une certaine manière dépasser l’engendrement biologique. Pour le judaïsme, David est l’exemple du roi accompli, non qu’il ait eu un parcours sans faute dans son existence, mais il sut reconnaître ses erreurs. Son humilité traduisait sa foi en l’Eternel. Il avait su intégrer les enseignements de la Tora.

Tous les passages de la Tora parlent à chaque juif, il suffit d’entendre le texte pour soi.

 

Philippe Haddad

 

 

 

 

 

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13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 12:11

«Vois», dit Moïse au peuple, «je présente devant vous aujourd’hui la bénédiction et la malédiction»: la bénédiction qui résultera de l’accomplissement des commandements et son contraire de leur abandon. L'une et l'autre seront proclamés sur le Mont Guerizim et sur le Mont Ebal quand le peuple aura traversé le Jourdain.

Le Temple devra être établi «au lieu que D.ieu choisira pour y faire demeurer Son nom». Le peuple y apportera ses sacrifices ; nulle part ailleurs on ne pourra faire d’offrandes à D.ieu . Il reste permis d’abattre, en dehors de ce lieu, des animaux, simplement pour en manger la viande. Le sang, cependant, (qui  est versé sur l'autel dans le Temple) ne doit jamais être consommé.

Un faux prophète ou celui qui entraîne son prochain à servir les idoles doit être condamné à mort; une cité idolâtre doit être détruite. Les signes qui permettent d’identifier les poissons et les animaux cachers, ainsi que la liste des oiseaux non cachers sont répétés. (Il avaient d'abord été mentionnés au chapitre 11 du Lévitique.)

Un dixième de toutes les productions devra être consommé à Jérusalem ou bien être vendu pour de l’argent, lequel servira à acheter des nourritures là-bas et à les y manger. Certaines années, cette dîme est donnée aux pauvres. Les premiers nés du gros et menu bétail doivent être offerts dans le Temple et leur chair est consommée par le Cohen (prêtre).

La Mitsva de charité oblige un Juif à aider son prochain nécessiteux par un don ou un prêt. L'année sabbatique (qui intervient tous les sept ans), toutes les dettes doivent être abandonnées.

La paracha s’achève avec les lois régissant les trois fêtes de pèlerinage, Pessa’h, Chavouot et Souccot, durant lesquelles chacun doit venir "voir et être vu" devant D.ieu au Saint Temple


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11 août 2009 2 11 /08 /août /2009 16:24
Bonojur à tous les visiteurs du blog, peut-être surpris de le voir un peu en sommeil depuis début Aout.
Eh oui !! les vacances prennent du temps et n'en laissent pas assez pour alimenter cette chronique.

Les vacances, et puis un heureux évènement survenu dans la famille qui fait de moi un arrière grand-père !
Ne rigolez pas ! vous verez lorsque cela vous arrivera. C'est en tous cas ce que je vous souhaite de bon coeur.

Alors, en attendant de retrouver mes esprits et du temps de libre c'est à dire vers la fin du mois d'Aout, je vous adresse mon sincère et cordial Shalom et vous dit à bientôt.

Vous pouvez toujours m'écrire en cas d'urgence, je lis mon courrier régulièrement.

Claude SICSIC        
csicsic@aol.com
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6 août 2009 4 06 /08 /août /2009 11:07




Si on devait qualifier les textes de la Thora de cette semaine on les résumerait par un mot : ISRAEL. En effet, D. a accordé à son peuple un pays où coule le lait et le miel. Mais en réalité, cette abondance n’est pas permanente. Elle est soumise à un ensemble de règles. Quand le peuple juif n’est pas sur sa terre, le sol de ce pays ne produit plus. Les deux mille ans qui viennent de s’écouler en sont la preuve criante. Depuis seulement une cinquantaine d’années, le désert s’est mis à refleurir.

En outre, la Thora impose à tout un chacun les actions de grâce, bénédictions récitées après un repas à base de pain. C’est une Mitsva positive inscrite sans ambages dans le chapitre 8 v. 10.

Il existe une sorte d’accord entre le comportement des humains et la réaction du sol d’Israël. On a l’impression que la météo sur ce pays ne se comporte pas selon les influences climatiques obéissant à des principes de la nature. Le produit terrien augmente selon un baromètre qui indique le pourcentage des lois divines appliquées. C’est ainsi que nous comprenons le sens du Bircate Hamazone, cette quadruple bénédiction récitée après avoir mangé du pain. La première s’adresse à D. pour avoir permis de subvenir aux besoins de tous. Elle fait probablement référence à la manne octroyée au peuple hébreu durant son séjour dans le désert du Sinaï. On dit que c’est Moché qui a institué cette première bénédiction. La seconde remercie D. de nous avoir accorder le pays « beau et vaste » ayant un sol fertile et nourrissant ses habitants. C’est Josué, premier dirigeant à avoir foulé le sol de cette contrée promise à son illustre prédécesseur Moché.

La troisième bénédiction spécifie le caractère sacré de Jérusalem lieu du Temple, seul garant de notre indépendance. D’après les commentateurs, ce sont les rois David et son fils Salomon qui l’ont introduite dans cet ensemble. La quatrième bénédiction qui est une suite de rappels des bienfaits divins commence par le terme Harahman, le miséricordieux. Il s’agit de D. qui a permis d’ensevelir les héros de Massada après le douloureux épisode de leur héroïque suicide. Les rabbins de l’école de Yavné ont introduit cette bénédiction pour ne jamais oublier la relation entre la terre et ses habitants. L’une produit et les autres prient.

 

 

 

 

 

Rabbin S.MALKA



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31 juillet 2009 5 31 /07 /juillet /2009 14:06


VAETHANAN

 

Croire en Dieu ne repose pas sur la foi.

 

La connaissance de D-ieu, nos affirmations concernant Son existence, Son action, Sa volonté ne reposent pas sur une foi, produit instable de la sensibilité humaine, mais sur une certitude. Une certitude qui résulte d'une expérience collective de plus de plusieurs millions de témoins.

La seule raison de toutes les manifestations auxquelles Israël a assiste depuis l'Egypte, c'est précisément d'oter de l'esprit inquiet de l'homme les hypothèses et les analogies douteuses en vue d'etablir sa foi sur les fondements solides de l'expérience et de la realite.

 

 

ECOUTE, ISRAEL

 

"Shema Israel Hachem Elokenou Hachem Hekhad" (Ecoute Israël l'Eternel est notre

 D-ieu, l'Eternel est Un.)

Cette profession de foi qui accompagne le juif tout au long de sa vie est introduite par le mot "Shema" qui signifie "Ecoute" et non pas "crois" ou "vois".

A la sortie d'Egypte et lors de la révélation au Mont Sinaï, plusieurs phénomènes se sont produits qu'Israël a vus de ses propres yeux et qui l'ont convaincu.

Par conséquent, il n'est nul besoin de renouveler a chaque génération le miracle de la vision de phénomènes : la tradition des ancêtres suffit a donner a la conscience l'assurance de la vérité: "Shema" devient alors le mot d'ordre.

Ce n'est pas la croyance qui est demandée, ni davantage l'expérience personnelle, mais de savoir en se fondant sur la tradition.

 

Comment peut-t-on considérer comme un commandement la première des dix paroles ? "Je suis l'Eternel ton D-ieu ..."

 

En fait cette injonction ne nous commande pas de croire que D-ieu existe, mais bien de croire que D-ieu n'est pas simplement possible, mais nécessaire en soi.

Le caractère obligatoire de son existence ne relève pas de la foi.

Tous nous sommes convaincus de la présence en nous d'une âme, c'est-a-dire de l'existence d'un souffle qui anime notre corps. Nous savons que le corps ne vit pas de lui même.

Bien que l'on n'ait jamais "vu" ce souffle de vie et que nous n'ayions aucune notion de sa structure ni de sa définition, nous sommes tous profondément persuades de son existence, et ceci grâce a une démarche intellectuelle.

 

Il en est de même avec l'univers qui dans son ensemble est un minéral.

En voyant l'univers vivre et exister, on peut se demander : d'ou provient ce souffle de vie qui l’anime ?

C'est bien D-ieu qui prodigue par son émanation, la vie a tous les êtres.

Comme l'âme remplit le corps, D-ieu remplit le monde.

 

 

L'ETERNEL EST NOTRE D-IEU


Les scientifiques sont arrives a la conclusion que l'univers résulte du "Big-bang": c'est a dire que la matière est née d'une explosion qui a marque le début de l'univers, une explosion cosmique d'une force incommensurable. Cette force c'est D-ieu.

 

Chacun admet sans réserve que la manifestation d'un phénomène quelconque suppose l'existence d'une cause a ce phénomène. Autrement dit, que la perception d'un phénomène prouve l'existence d'une énergie.

Comme l'énergie électrique qui n'est pourtant pas perceptible en elle même seuls ses effets nous apparaissent les effets produits sont pour tous une preuve irréfutable de l'existence du courant électrique.

 

Si, par exemple, on entre dans une usine entièrement automatisée, ou l'on ne voit aucun homme, on n'imaginera pas, et cela sans aucune réserve, que cette usine puisse fonctionner sans un mécanicien qui en ait pense l'organisation des machines et des pièces qui la composent.

 

Nous savons grâce au progrès scientifique de ces dernières décennies, que chaque corps est composée de dizaines de milliards d'atomes qui contiennent chacun un certain nombre de particules.

Pour le sens commun, le désordre, le chaos le plus total aurait du régner entre eux !

Or nous constatons qu'il existe un ordre extraordinaire, une concordance étonnante entre les parties les plus petites et les plus grandes de ce monde, une correspondance entre les parties du microcosme et celles du macrocosme : il est donc clair, sans l'ombre d'un doute qu'un "mécanicien" préside cet ordre.

 

Nous pouvons logiquement arriver a la conclusion qu'il existe une force supérieure qui contrôle tout l'univers et son contenu jusque dans ses moindres détails. Cette force supérieure, c'est D-ieu.

 

 

L'ETERNEL EST UN


L'Eternel est Un, cette sentence exclut toutes formes de polythéisme, de dualisme, ou de trinité. Elle implique par contre l'Unité de l'univers, la fraternité de tous les hommes, l'Unité de l"Histoire et le règne de D-ieu sur toute la terre.

 

D-ieu est absolument parfait et rien ne lui manque, il n'est dépendant de rien et rien ne l'affecte.

Son existence ni ne commence ni ne finit, Il a toujours été, et il sera toujours.

Il est a l'origine de tout etre mais lui ne résulte d'aucune cause.

 

Maintenant il nous faut avoir recours a des métaphores inadaptées a la nature authentique de D-ieu, afin de comprendre les rapports que nous entretenons avec Lui.

Mais il ne peut être en aucune manière appréhendé par notre imagination et notre intellect.

Par exemple la Thora nous parle de la main droite de D-ieu; il est évident que D-ieu n'as pas de mains. C'est pour nous parler de son action (la main) de grâce (droite) dans le monde.

Dieu n'est pas compose et n'y a en lui aucune pluralité. Il n'y a pas en lui de multiplicité ni rien qui soit joint a son essence.

Les nombreux attributs de sens divers employés dans les livres sacres pour designer D-ieu indiquent la multiplicité de ses actions, et non pas une multiplicité de son essence.

 

Les vrais attributs de D-ieu sont ceux ou l'attribution se fait au moyen de négations, ce qui ne fait appel a aucune expression impropre, et ne fait attribuer a D-ieu nulle imperfection. Alors que l'attribution énoncée affirmativement renferme l'idée d'association et d'imperfection.

En effet, les attributs affirmatifs, alors même qu'ils ne particularisent pas le sujet, indiquent toujours une partie de la chose que l'on désire connaitre, tandis que les attributs négatifs ne prétendent aucunement nous faire savoir ce qu'est réellement l'essence que nous désirons connaitre.

 

A mesure que l'on accroit le nombre des attributs d'un sujet, celui-ci est mieux déterminé et on saisit de mieux en mieux sa véritable nature.

De meme, a mesure que tu augmentes les négations a l'égard de D-ieu, ta perception de son entité s'affine.

 

Basé sur: La voix de la Thora du Rabbin Elie Munk

L'Etre du divin du Tsemah Tsedek

Essais sur les fondements du judaisme de Rabbi Moshe Haim Luzzato.

Le guide des egares de Rabbi Moshe Maimonide (Rambam)

Lettre a des etudiants du Rabbi de Loubavitch Menachem Schneerson

 

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30 juillet 2009 4 30 /07 /juillet /2009 09:03

TICHA BEAV : ENSEMBLE POUR TOUJOURS

 

Si les deux premiers Temples ont été détruits, et que le troisième n’a pas encore été construit, c’est que nous devons réfléchir à notre action pour en provoquer l’édification. Et ce travail nous apportera le bonheur, chassant la haine de notre cœur…

 

Le Talmud (Taanith 26b) nous apprend que la date du 9 av commémore cinq événements dramatiques de l’histoire du peuple juif : l’épisode tristement célèbre des explorateurs, qui entraîna le décret par lequel les Juifs ne purent entrer en Erets Israël ; la prise de la ville de Bétar, grande ville de Torah de l’époque, dont tous les habitants furent assassinés ; l’anéantissement de Jérusalem, qui fut rasée, ses assaillants ne laissant qu’un terrain labouré ; la destruction des premier et second Temples.

 

Nos Sages (Yoma 9b), soulignent une différence dans les raisons qui ont causé les destructions successives des Temples. Le premier Temple fut rasé parce que les Juifs avaient commis les trois pêchés capitaux : l’idolâtrie, les relations interdites et le meurtre (avoda zara, gilouï arayot, chefi’houth damime).

 

Les trois pêchés capitaux

 

Ces trois pêchés capitaux se caractérisent par le fait que, même sous la menace, un Juif doit préférer perdre la vie plutôt que de commettre ces délits. A l’époque du Temple, les hommes avaient fauté de manière volontaire, sans pression extérieure, aggravant ainsi leur faute.

 

Le Maharal de Prague, dans Netsa’h Israël (chapitre 4), explique que la caractéristique du premier Temple était d’abriter la Présence divine (che’hina). Les trois pêchés capitaux, pour leur part, représentent l’impureté (touma) : ils ont littéralement chassé la présence de D.ieu de l’enceinte du Temple.

 

Nos Sages poursuivent en expliquant que la destruction du second Temple était due, quant à elle, à la haine gratuite (sinat ‘hinam). Notons que si la haine gratuite a pu causer le même désastre que les trois pêchés capitaux, c’est que la haine entre deux Juifs est aussi grave que l’idolâtrie, l’adultère, et le meurtre réunis. Le Maharal (idem) explique que la dimension qui fut dégradée à l’époque du deuxième Temple, fut la notion d’unicité. Car le Temple était le lieu de la réunion d’un peuple uni dans un objectif commun : révérer son Créateur. En effet, il y avait un seul Cohen Gadol, un seul Autel (misbéa’h), un seul Temple, un seul peuple pour un seul D.ieu.

 

Pendant la conquête d’Israël par Yéochoua, la Torah permettait la construction d’Autels « particuliers » (héter habamoth). Mais lorsque le Temple fut érigé, il devint le lieu unique des sacrifices (Zeva’him 112b).

 

L’amour chasse la haine

 

Cependant, en ressentant de la haine gratuite envers leurs frères, les Bné Israël foulèrent du pied ce qui était incarné par le Temple. Le Temple ne pouvait réunir que des personnes qui souhaitaient se rassembler. Mais lorsqu’on ressent de la haine les uns pour les autres, le Temple n’a plus de raison d’être.

« Toute génération qui ne peut jouir de la reconstruction du Temple, doit considérer qu’il a été détruit de son temps » (Sefer haz’hout p.61). Selon cet enseignement de nos Sages, nous n’avons pas le droit de considérer nos ancêtres, contemporains de la destruction du Temple, comme coupables, nous considérant nous-mêmes comme « non-concernés » par cet événement. Le Temple n’est pas reconstruit de nos jours : cela a la même signification que s’il avait été détruit de nos jours. Toute génération qui ne provoque pas cette reconstruction est considérée comme responsable.

 

Pour espérer faire la réparation du second Temple et amener la venue du Machia’h bimhéra beyaménou, nous avons l’obligation de travailler sur les points qui ont causé sa destruction : chercher à se rassembler autour d’un seul Cohen, autour d’un seul Autel, pour une même cause. Peut-être faut-il voir, dans les événements qui, tout au long de notre histoire et encore aujourd’hui, arrivent à l’approche du 9 av, l’occasion de se sensibiliser tous ensemble ; de redéfinir nos priorités ; de retrouver le sens de l’essentiel ; et de se sentir un peuple uni lorsque les Juifs sont touchés en Israël et en diaspora.

 

Noter unité amènera, nous l’espérons, la réparation (tikoun) de la haine gratuite (sinath ‘hinam). En travaillant sur l’amour et le respect, nous parviendrons à éradiquer les mauvais sentiments que nous ressentons. Le 9 av, en dehors de sa connotation de recueillement, est aussi la date de naissance du Messie. Il apporte l’espoir que le peuple juif pourra se rassembler autour d’un même lieu pour recevoir la présence divine. C’est notre vocation et notre raison d’être : s’unir pour accomplir la volonté de Dieu.

 

Chabbat Chalom

 

 

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27 juillet 2009 1 27 /07 /juillet /2009 10:28

L’importance de l’Aliyah pour les chrétiens d’Israël 


Par le Pasteur Gérald FRUHINSHOLZ


Je voudrais expliquer l’importance pour les chrétiens d’être participants de l’Aliyah juive. Il existe des organisations internationales comme « Ebenezer » qui vont au devant des Juifs, particulièrement en ex-URSS pour les ramener en Israël, ou les conduire aux bons soins de l’Agence juive.

L’ordre vient « d’En-haut » en fait : « Voici ce que déclare le Seigneur, l’Eternel : Je lèverai la main vers les nations païennes, Je dresserai mon étendard en direction des peuples : ils ramèneront tes fils dans leurs bras, ils chargeront tes filles sur leurs épaules… » - Esaïe 49 :22.

« Opération Exodus » pourvoit au transport de familles juives jusqu’aux aéroports par car, train, ou voiture et sur des vols intérieurs afin qu’elles puissent partir en Israël. De nombreux voyages sont ainsi rendus accessibles à des familles et des personnes juives dans les immenses étendues de l’ex-URSS. La majorité des familles ne seraient pas en mesure de payer le coût élevé de ces voyages sans cette aide providentielle.

Les équipes sur le terrain composées de bénévoles font connaître les Ecritures prophétiques aux futurs Olim, leur donnent des informations pratiques et les encouragent à partir en Israël. La distribution d’aide humanitaire est un service essentiel de « Ebenezer - Opération Exodus » en ce qu’il contribue à établir la confiance et à construire des ponts avec les familles juives. Les équipes sur le terrain n’apportent pas que des paroles, mais également un secours pratique et réel là où il est le plus nécessaire. Dans ce travail, tout prosélytisme est exclu et interdit.

Dans les situations difficiles, les familles juives ont souvent besoin d’aide pour les papiers et les passeports parce que sous le régime communiste et pendant la Seconde Guerre Mondiale, beaucoup d’entre elles ont détruit toute trace de leur identité juive par crainte de perdre la vie. Opération Exodus les aide à retrouver les preuves de leurs racines juives grâce à des recherches dans les archives. Et tout se fait en concertation avec l’Agence juive.

Le soutien des chrétiens se fait sentir de plus en plus. Récemment, 4 000 chrétiens évangéliques se sont massés à Washington devant le Capitole pour manifester contre le gouvernement américain qui prend actuellement une position anti-Israël.

Bienvenue donc à ces Olim de France. Cela fait chaud au cœur de voir « les colombes rentrer au colombier » - Esaïe 60 :8.

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23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 14:43

AV : 5ème mois de l´année sacrée mais 11ème mois de l´année civile. Mois de 30 jours correspondant à Juillet-Août. Son signe zodiacal est le Lion souvent associé au lion babylonien puis au lion romain qui s´est acharné sur Israel durant ce mois. -9, Tichah be-Av ou jour de jeune et de deuil du 9 Av qui commémore deux événements les plus tristes de l´histoire d´Israel qui se sont produit à 550 années d´intervalle mais à la même date ; 1) : 586 avt N. E. destruction du temple et de la ville de Jérusalem par Nabuchodonosor roi de Babylone et, 2) : 70 de N.E. même catastrophe mais cette fois-ci par les légions romaines de Titus. Le 9 Av est également associé à beaucoup d´autres catastrophe de l´histoire juive ; 135 de N.E redition de la forteresse de Bétar dans la 2ème guerre juive contre Rome. 1290, expulsion des juifs du royaume d´Angleterre. en 1492, les derniers juifs à être expulsés d´Espagne quittèrent le pays aux alentours du 9 Av, et enfin vers cette même date en 1942 fut décrétée par le nazi Heydrich à la conférence de Großwannsee la solution finale des Juifs européens dans les camps d´extermination d´Europe de l´Est. Le 15 était autrefois à l´époque du temple un jour de réjouissance durant lequel les jeunes célibataires choisissaient leur futures épouses mais il disparut avec le temps à cause du 9 Av qui avait assombri ce mois. En Eretz Israel, les températures estivales atteignent leur maximales et descendent rarement au dessous de 35°. C´est toutefois le commencement des vendanges.


csicsic@aol.com 
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23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 11:30
 

DEVARIM

 

Code de lois contre code de foi

 

Cette semaine nous commençons le cinquième et dernier livre de la Torah, Dévarim, « Paroles ».

Ces « paroles » sont celles que Moïse prononce devant tout Israël avant de quitter ce monde. Par ce discours, il révèle une dimension majeure du prophétisme hébraïque.

 

Dire la mémoire d'un peuple :

 

L'une des caractéristiques du discours de Moïse, sans doute le plus important, est de rappeler au peuple ses devoirs vis-à-vis de Dieu. Celui qui est désigné par : « Il ne se leva pas un prophète comme Moïse en Israël » ne révélera nulle vérité sur Dieu, aucun mystère ne sera percé.

 

Moïse a totalement intégré la leçon du Sinaï, lorsque demandant à voir la face divine, il reçut pour toute réponse : « L'homme ne peut me voir et vivre. » Par cette réponse, Moïse comprend que Dieu se perçoit dans Son existence, à travers des attributs moraux, et non dans Son essence infinie.

 

Certes, Moïse prononce cette parole fondatrice de la foi d'Israël : « Écoute Israël, YHWH est notre Dieu, YHWH est un ». Pour autant, cette unité ne peut-être entendue au plan mathématique. Dieu est un, cela signifie qu'il n'existe nul autre divinité que Dieu.

 

Si le théologique est évacué du discours mosaïque, la notion de responsabilité du peuple est mise, elle, bien en évidence. La religion d'Israël ne se présente pas un code de foi, mais un code de lois, à travers la pratique des mitsvoth. Dans sa longue histoire, seule cette dimension a unifié le peuple juif à travers le monde.

 

Cette idée d'un peuple consacré à une vocation sacerdotale constitue une véritable révolution religieuse. D'une certaine manière ce n'est pas la conception de Dieu, en Lui-même, qui est signifiante ici, mais plutôt la manière dont le peuple d'Israël assume sa relation avec Lui. C'est là toute l'essence du prophétisme hébraïque.

 

De fait, le prophétisme ne se caractérise pas tant par la révélation divine (plusieurs personnages bibliques reçurent des révélations sans être des prophètes : Caïn, Abimélekh, Laban, etc.), mais bien par cet appel à agir selon la volonté divine.

 

Moïse ne devint pas prophète parce qu'il perçut la voix de Dieu, mais parce qu'il fut investi d'une mission divine. D'où ses réticences : « Je ne suis pas un homme de paroles.» Dans tout le livre de Dévarim, « Paroles », une seule question reste récurrente : Israël acceptera-t-il le défi de Dieu ?

 

                                                                                                                                  Ph.HADDAD

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