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3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 11:39

Vayichla'h :Conquête éthique :

 

Selon la Torah, l'homme est appelé à conquérir le monde : « Dieu les (homme et la femme) bénit, et Dieu leur dit : fructifiez et multipliez, remplissez la terre, et conquerrez-la » (Gn.I, 27).

 

Cette conquête peut s'entendre d'au moins deux manières différentes.  Tout d'abord dans un sens négatif : conquérir en détruisant, c'est-à-dire de façon irresponsable. Nous connaissons aujourd'hui les conséquences d'un tel état d'esprit : la pollution atmosphérique, la dégradation de la nature, la disparition d'espèces végétales et animales, le percement de la couche d'ozone. En fait, l'homme occidental du XXème a continué sur la lancée de la révolution industrielle du XIXème siècle, entendant « conquerrez-la » comme un impératif de domination aveugle. Seuls le développement et les intérêts économiques ont justifié le mouvement.

 

Or, selon la tradition juive, « conquête » signifie « gestion », c'est-à-dire utilisation des forces en présence dans le sens d'une amélioration de l'antériorité. Il ressort que l'homme biblique est entendu comme un travailleur de la terre, un jardinier (selon Gn. II, 15). Cela signifie que non seulement le « jardinier » sache faire fructifier au mieux l'espace géographique dont il a la charge, mais également que sa préoccupation reste la terre. S'occuper de l'ici bas plutôt que du ciel, induit un certain comportement religieux : l'action précède la prière.

 

En fait, la conquête mentionnée dans le verset étant exprimée en bénédiction et impératif divin, le travail prend une dimension spirituelle. A la limite, l'homme biblique travaille, non parce qu'il faut travailler, mais parce que Dieu l'a demandé. Ainsi, avant d’ordonner le respect du Shabbath, Dieu dit : « Six jours tu travailleras » (Ex. XX, 9).

 

L'exemple de cette attitude nous est offert par les patriarches eux-mêmes, et en particulier le héros de notre paracha : Jacob (Yaakov avinou).

 

 Les préparatifs de Jacob :

 

Voici le fils d'Isaac et de Rébecca, de retour sur sa terre natale. Vingt ans se sont écoulés. Il n'a pourtant pas oublié la colère d'Esaü qui voulait le tuer, suite à l'affaire de la bénédiction d'aînesse (Gn. XXI, 47). Que fait le patriarche ? Se met-il à implorer le ciel, attend-t-il le miracle ? Non.

 

La Torah décrit les différentes phases de son comportement. Tout d'abord, il envoie des émissaires, une « délégation diplomatique » dirions-nous aujourd'hui. Le rapport est inquiétant : Esaü vient avec quatre cent hommes armés. Jacob a peur. Confie-t-il, pour autant son âme à Dieu ? Toujours pas. Il prépare le terrain comme un chef militaire : deux camps : « Si Ésaü vient contre l'un des camps et le bat, le camp qui restera pourra se sauver ». Pure stratégie !

 

Est-ce à dire que toute relation à Dieu soit proscrite, en période de danger ? Non, car Jacob finira par prier. « Sauve-moi de mon frère, d'Esaü ! » Prière brève de quatre versets, comme souvent dans la Bible (hormis le livre des Psaumes), mais surtout prière qui apparaît au bout de l'action humaine.

 

La leçon est importante : Dieu a créé le monde en ce que la Bible nomme les « six jours », comprenons qu’un monde nous précède. Toute conscience humaine est seconde, puisqu’elle découvre toujours une antériorité. Ce monde suffisamment achevé, du point de vue divin, nous est confié. Le maintien de ce monde, son aménagement dépendent à présent de l’homme. L’être humain doit aller aussi loin qu'il peut dans son action. C'est lorsque tout a été pensé et réalisé, selon son intelligence et ses possibilités que l'homme peut se tourner humblement vers l'Eternel pour lui demander Son secours et Son aide pour que l'investissement soit béni.

 

Une pensée actuelle :

 

Dans notre temps contemporain qui a vu l'assassinat de six millions de nos pères et mères, et où la bête antisémite ne cherche qu'à dévorer « l'agneau dispersé », nous comprenons la valeur de cet enseignement : Aide-toi, le ciel t'aidera !

 

Philippe HADDAD

 

 

 

Jacob devient Israël


 

Jacob retourne en Canaan. Avant sa rencontre avec son frère Esaü, il lutte dans la nuit avec un « homme » mystérieux qui n’arrive pas à le vaincre. Au matin Jacob oblige cet agresseur à le bénir, celui-ci nomme Jacob : Israël. Le prix Nobel de littérature Samuel Agnon a vu dans les lettres Y.S.RA.E.L une allusion à toute la vie du patriarche.

 

 Youd : Initiale de Yithak son père ; Initiale de Yossef, son fils perdu puis retrouvé. Initiale de Yabok, le fleuve près duquel il combattit l’ange. Initiale de Yéhouda son fils qui prit la responsabilité de lui ramener Benjamin.

 

 le Sin : Initiale de Sichem, la ville massacrée par ses fils Simon et Lévi.  Initiale de Simon, l’associé de Lévi, dans le massacre de Sichem.

 

 Rech : Initiale de Rébecca : sa mère, qui le guida pour recevoir la bénédiction d’Isaac. Initiale de Rachel, sa femme bien-aimée ; Initiale de Réouven le fils qui perturba sa couche.

 Aleph : Initiale de Edom (Rouquin), surnom de son frère Esaü. Initiale de Ich « homme » mystérieux qui combattit Jacob.

 

Lamed : Initiale de Laban, son beau-père. Initiale de Léa son autre femme. Initiale de Lévi, l’associé de Simon, dans le massacre de Sichem.

 

 

 

Un nom c’est une histoire !

 

 

 

 

 

 

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2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 11:57

 

HANOUKA

 

Nous allumons les lumières de la 'Hanoukiya pendant les huit jour de 'Hanouka, du 25 kislev au 2 Téveth, pour célébrer le miracle que D… fit au temps des Hasmonéens : la seule fiole d'huile pure disponible dont la quantité était à peine suffisante pour un jour, servit à allumer le candélabre pendant huit jours jusqu'à la préparation d'une nouvelle quantité d'huile pure. Nous commémorons par cet allumage le miracle de la pérennité de la foi juive capable d'enflammer le peuple et le monde entier à partir d'une petite flamme, à condition qu'il existe un noyau pur : une fiole intacte.

 

La victoire des Maccabées - Hasmonéens, une poignées d'hommes faibles animés d'un dévouement sans borne pour la sauvegarde de la pratique de la Torah face à un puissant empire révèle la supériorité de la force spirituelle du judaïsme. Ce miracle nous exhorte à nous identifier avec cette fiole pure de Judaïsme intégral et à embrasser sans compromis chaque détail de notre Loi sacrée.

 

La tradition rabbinique ne vise pas à évoquer de simples faits historiques, mais nous transmet des enseignements fondamentaux pour nous guider dans la manière de servir D… L'allumage de la 'Hanoukiya, qui se perpétue de génération en génération, entend maintenir le miracle vivant, à nos yeux, afin d'en dégager la leçon.

 

En effet, lorsqu'une génération se dévoue pour une Mitsva spécifique, le dévouement pour cette Mitsvah s'imprime dans l'âme du peuple. Le dévouement de la génération des Maccabés pour la sauvegarde du Judaïsme fut profondément gravée dans le cœur de la nation jusqu'à s'affirmer et se perpétuer à tout jamais.

 

Choul'hane Aroukh de RABBI YOSSEF CARO

 

 

Première Bougie : La Hanoukiya

 

Deuxième Bougie : La lumière

 

Troisième Bougie : Le miracle

 

Quatrième Bougie : Shabath

 

Cinquième Bougie : L'Héroïsme

 

Sixième Bougie : La langue Hébraïque

 

Septième Bougie : La solidarité Juive

 

Huitième Bougie : La paix

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1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 21:20


Hanoucca, la raison de cette fête :

 par le Grand Rabbin Moshé M. Levy

 

Si un non-juif passe devant une maison juive et voit par la fenêtre les lumières de Hanoucca, alors que la maison est illuminée, il se posera sûrement la question sur l'importance et la raison de ces petites flammes.

 

Tous ceux qui connaissent l'histoire juive savent (ou devraient savoir) la raison de cette fête : c'est l'histoire du roi grec de Syrie, Antiochus Epiphanes qui a occupé la Palestine (Judée) et, aidé par la complaisance de Juifs héllénisants, a voulu hélléniser la vie du peuple juif.

 

Pour la première fois dans l'histoire, le peuple d'Israël a dû se mesurer à une culture étrangère qui a voulu l'absorber, le réduire et l'assimiler. Ce n'est pas la première fois que le peuple juif a dû affronter des ennemis beaucoup plus importants et plus puissants, mais la lutte n'a jamais eu un tel caractère.

 

800 ans avant l'ère commune, les armées de Chalmanassar sont entrées dans le territoire du Royaume de Chomron et ont déporté les dix tribus d'Israël qui le composaient. Comme la majeure partie du peuple juif en opposition au Royaume de Judée, était à moitié idôlatre, assimilée parmi les ennemis vainqueurs, il disparut facilement..

 

130 ans plus tard, les armées de Nabuchodonosor, roi de Babylone, occupèrent la Judée. Après des guerres particulièrement violentes entre les soldats d'Israël et les Babyloniens, Jérusalem fut détruite, le Beith Hamikdach du roi Salomon fut brûlé et le peuple déporté à Babylone. Là en exil, on leur a imposé la domination politique, mais les autorités babyloniennes ne sont pas intervenues dans le mode de vie religieuse des fils d'Israël.

 

Aux Babyloniens ont succédé les Perses. Cyrus, roi de Perse s'est montré très bon avec les Juifs. Il les a encouragés et leur accorda la liberté de retourner dans leur patrie, de la reconstruire et de rebâtir le Temple, de s'y organiser à leur manière, étant donné qu'ils n'avaient pas été contaminés par le paganisme.

 

Ce ne fut pas la même chose avec les Grecs de Syrie. Sûrs de la supériorité de leur haute culture, ils traitaient les autres peuples dominés de barbares et d'arriérés. Ils ont voulu imposer leur civilisation et leur religion. C'était une obligation d'adhérer à leur manière de vivre. Si une personne était contraire ou résistait à leur culture et à leur religion, elle était tuée.

 

Et c'est cette situation qui sévissait en Israël en l'an 165 avant l'ère commune. Les familles qui formaient l'élite de la population juive, les Saducéens hellénisants, n'avaient pas attendus d’y être forcés, ils trouvaient cette culture très séduisante. Ils soutinrent Antiochus Epiphane dans ses projets.

 

A son retour d'une guerre perdue en Egypte, Antiochus Epiphanes favorisé par cette situation et par les intrigues qui séparaient les Hassidim des héllénisants, entra un jour de shabbat dans le temple de Jérusalem, tua tous les Juifs fidèles à leur D. Il mit à sac tous les objets sacrés ainsi que trésor qui contenait les dons du peuple. Peu de jours après, il introduisit la statue de Zeus dans le Temple obligeant les Juifs à prendre part avec les prêtres paiens, aux sacrifices qui étaient immolés en l'honneur de l'idole de Zeus.

 

Cette provocation a suffit, pour que le drapeau de la révolte soit hissé par Mathatias, de la famille des Hasmonéens, du Cohen Gadol, accompagné de ses 5 fils, avec le cri : " Mi l'Amonai elai " (Tous ceux qui sont pour D., me suivent). Dès ce moment, la guerre du Judaïsme contre le paganisme fut engagée.

 

Des combats terribles eurent lieu avec différentes armées dirigées par différents généraux grecs, comme Nikanor et Gorgias. Grâce à l'appui de D., qui s'est dressé dans toute Sa miséricorde, la petite armée des Maccabées a soutenu différents combats. Ils arrivèrent avec .l'aide de D., à repousser l'ennemi de Jérusalem. Ils entrèrent dans le temple, le nettoyèrent de toutes les graisses des sacrifices faits en l'honneur de Zeus. Ils enlevèrent la statue de Zeus, pour la réduire en poussière. Ensuite, ils purifièrent le sanctuaire et allumèrent les lumières ainsi qu'il est écrit : " Veidlikou nerot behatzrot kodcheha ". Ainsi cet événement fut célébré avec une grande allégresse durant 8 jours et la fête de Hanoukka, consacrée.

 

Sans l'assistance divine, puisque c'est une petite armée que les Maccabés ont portée à la victoire du judaïsme sur le paganisme, on n'aurait plus parlé de la religion juive et du peuple d'Israël. Ainsi la première crise de l'assimilation fut annihilée par la victoire et la liberté des Maccabés.

 

C'est pour cela qu’à Hanoucca, on lit le Hallel : chant de joie et d'hommage à D. pour les merveilles qu’Il fait en faveur de Son peuple.

 

Il faut célébrer la fête de Hanoucca tous les ans. Les docteurs de la Loi ont dit : " Si toutes les fêtes sont supprimées un jour, la fête de Hanoucca continuera à être célébrée avec joie dans nos maisons et nos cœurs seront illuminés par ses lumières. " Les flammes de Hanoukka évoquent la valeur morale, les sentiments nobles et constants de l'âme juive.

 

Bonne fête de Hanoucca !

 

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1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 18:06

LES JUIFS DANS LE MONDE

 

La répartition de la population juive a subi de tels bouleversements ces dernières décennies (y compris avec les migrations d’Ethiopie, Argentine, Russie) qu’il est nécessaire de faire régulièrement le point sur ses fondamentaux dont certains surprendront nos lecteurs…

 


La population juive est de 13.5 millions (17 à 11 millions post Shoah), 0,22% du monde
   - Israël (5,35) ; USA (5,27) ; (en millions)
   - France (0,42) ; Russie (0,4) ; Canada (0,37) ;
   - Argentine (0,17) ; Allemagne (0,13 dont 90% de Russie) ; Australie-Brésil (0,1) chacun
   - Ukraine-Afr. du Sud (0,08) ; Hongrie (0,05) ; Mexique-Venezuela (0,04) ; Belgique (0,03)
Répartition des juifs par pays
Hors USA et Israël, les plus grandes villes juives sont :
   - Paris/Banlieue (0,30), Londres (0,2), Buenos Aires (0,18)
   - puis Toronto, Moscou, Montréal, Saint Petersbourg.
   - Israël a dépassé les USA (du fait des Russes/ Ethiopiens) avec 5.3 millions chacun. Cet écart s’amplifie : taux de natalité et des migrations vers Israël, des mariages mixtes aux USA.
   - Les USA et Israël comptent 80% des juifs du monde. Hors Israël : 6 pays regroupent 90% des juifs du monde : USA, France, Russie, Canada, UK, Argentine.
   - La Russie ne compte plus que 400 000 juifs (2 millions en 1960). Un flot continu de migration de quelques milliers par an reste à prévoir vers les USA, l’Allemagne et Israël.
   - 75% sont anglophones, 6% francophones, plus de 3% hispanophones ou russophones.
Pays aux taux de Juifs le plus important
Taux de juifs par principaux pays  Les juifs sont plus de 0,5% de la population dans
7 pays NB : Israël (86%) : USA, Canada, France, Uruguay, Australie, Hongrie, UK.
   - USA (1,8%), Canada (1,1%), France (0,8%), Uruguay (0,7%),
   - Australie/ Hongrie/ UK (0,5%) Argentine (0,45%),
   - Russie/ Belgique (0,3%), Ukraine/ Allemagne/ Afr. du Sud (0,15%)

Juifs Ashkénazes et Séfarades
   - 75% des juifs (hors Israël, 87%) sont Ashkénazes (pourtant affectés par la Shoah).
   - En Israël les ashkénazes (55% des juifs) représentaient 80% du pays. Depuis l'arrivée des juifs des pays arabes à plus forte fécondité, ils sont devenus minoritaires (45%),  avant de revenir à 55% des juifs du fait des renforts de l'Alya russe.
   - Aux USA/ Canada, 90% des juifs sont ashkénazes (Montréal 25% de séfarades).
   - Les grands pays (sauf la France) sont ashkénazes (sauf Venezuela-Mexique 50%)
   - Les Juifs de France sont à 65% séfarades du fait de l’arrivée massive des juifs des pays arabes à forte fécondité et moindre assimilation.
Les Juifs de France

Par ville :
Les 420 000 juifs de France sont
   - à plus de 70% en Ile de France 280 000,
   - Marseille 60000,
   - Lyon 20000, puis Nice, Toulouse, Strasbourg 15000 chacun.
Judaïsme des Juifs de France

   - 5 à 8% des juifs de France se disent strictement pratiquants
   - plus de 50% sont traditionalistes.
   - Massortis et Réformés, avec moins de 1% des juifs de France fréquentant leurs institutions, ne sont, malgré leurs prétentions, qu’une poignée.
 Importance de l’Alya par pays             Les 20000 Alyas/an, contribuent à une hausse de 0,4% /an des juifs d’Israël.
   - Russie (7500), Ethiopie (3600), France (3000), USA (2000)
   - UK (500), Argentine - Perou+Colombie - Reste Asie - Reste Europe (chacun 400),
   - Bresil-Canada (250), Reste Europe Est - Reste Amériques (200) - Afr. du du Sud (120)
Hors Russie et Ethiopie, il y a 8000 Alyas/an et seuls 4 pays ont plus de 400 Alyas/an
France (3000/an) et USA (2000/an) et, loin derrière, UK (500/an) et Argentine (400/an).
          Le premier contributeur est la France avec près de 40% des Alyas hors Russie-Ethiopie. En % des populations juives nationales :
   - France (0,6%), Belgique (0,33%),
   - Argentine (0,22%), Hongrie- Mexique (0,2%)
   - UK (0,17%), Afr. du Sud (0,15%).
   - USA (moins de 0, 05%) 10 fois inférieur à celui de la France en % de leur population juive.
A noter sur 2000-2010 : 120 000 alyas de Russie, 25 000 de France et 20 000 des USA.
Pour 5000 Alyas/an de France
          Le contexte de faible croissance en Europe, d’antisémitisme islamiste, allié à une attraction d’Israël, devrait conduire l’Agence Juive à intensifier ces efforts vers la France, pour atteindre les 5000 Alyas par an qui sont l'objectif du Yerouchalmi (au lieu de les disperser, elle pourrait centrer sur les pays essentiels : France, USA, Argentine puis UK, Brésil & Canada).



Sources : yerouchalmi.com 

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30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 10:30



Comme chaque année ,la Wizo est heureuse de vous proposer des plateaux de pâtisseries orientales à l'occasion des fêtes de Hanoucca .

 

Ces pâtisseries sont faites par quelques Wizéennes dévouées, dans les cuisines du Centre Communautaire.

Etant donné le succès grandissant de cette opération, il est recommandé de passer rapidement vos commandes auprès de :

 

Nicole Illouz       04 66 20 18 91

1 rue Bel Horizon

 30230 Bouillargues  -

 

P.A.F   : 25 €uros

 

Grâce à cette participation, nous parviendrons à agrandir le Club de jeunes du Mochav Nitzaneï Oz, situé sur une zone frontalière sensible, afin de venir en aide aux adolescents en difficulté .C’est notre objectif ,cette année.

 

Par avance je vous remercie.

Cordial Chalom

Nicole Illouz

Présidente WIZO Nîmes


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28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 19:05


Un mur pour vivre !

Simone Charrier

samedi 28 novembre 2009

Ce matin à Nîmes , devant la médiathèque il y avait un petit groupe de personnes autour d’ un mur fait de boîtes en carton . J’ai compris tout de suite qu’il s’agissait des militants pro-palestiniens du samedi . Il m’arrive de les voir et de faire un détour pour les éviter , car parler avec eux , c’ est parler ...à un mur.



Aujourd’hui, peut-être parce que j’étais avec une amie, je me suis approchée . Je voulais leur dire :
Ce mur est sacré, il a sauvé des vies humaines . Ce n’est pas une vie humaine, une vie d’Israélien ou d’Israélienne ?
Je n’ai pas pu le dire, il m’a fallu le crier pour couvrir leurs vociférations haineuses . J’ai eu droit à l’armée israélienne et aux chars de Gaza et quand j’ai parlé des arabes chrétiens massacrés par le Hamas, on m’a répondu : Arabe chrétien ? ça ne veut rien dire !

Ils le savent eux, les Arabes chrétiens que pour les Islamistes, ils n’existent pas . Car ils résistent, ils gardent leur liberté de penser, leur liberté de ne pas haïr Israël, leur liberté de ne pas mentir . Ils en paient le prix fort . Certains quittent le pays, d’autres restent par courage ou parce qu’ils ne peuvent pas faire autrement.

Je n’aurais pas dû leur parler à ces pro-Palestiniens du samedi, car parler, c’est croire que le dialogue est possible . Les anti-sionistes sont souvent des antisémites qui s’ignorent . On ne peut pas parler avec eux, leur haine est viscérale . Ils ne connaissent pas l’histoire, le raisonnement ne les atteint pas, ils sont dans l’irrationnel de la haine.

Je les soupçonne de se réjouir chaque fois qu’un Palestinien est blessé, tué ou arrêté en Israël .À défendre les Palestiniens, autant les défendre pour quelque chose . Ils éprouvent ce même bonheur affiché dans les manifs anti-Israéliennes de l’hiver dernier . Une jeune musulmane en disait devant moi : On dirait la eid ! Elle avait raison c’était la fête de la haine contre Israël.

Moi, j’ai appris l’hébreu et j’ai appris l’arabe . Mais les mots ne servent à rien . La prochaine fois, le samedi je ne passerai pas devant la médiathèque, je ferai un détour . Sur le mur de la haine anti-sioniste, on se cogne, on se blesse et ça ne sert à rien.

Pour me consoler, je pense au vrai Israël que je connais :

Shalom et vive Israël !

Une protestante nîmoise, Simone Charrier


 

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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 09:38
                                                                      csicsic@aol.com
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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 21:03


Quelques lois concernant le Kaddich.

 

On se doit d’être très attentif, quand on entend le Kaddich et répondre Amen au moment voulu.

 

Nos sages ont enseigné dans le Traité Chabbat 119 : «Quiconque répond Yéhé Chémé Rabba Mévorakh, que son grand nom soit béni, de toutes ses forces verra ses mauvais décrets annulés. »

 

Nos maîtres ont expliqués : « De toutes ses forces, signifie avec toute sa Kavana : toute sa concentration, c'est-à-dire qu’il faut réunir toutes ses forces et son esprit aux mots que l’on prononce : « Yehé Chéméh Raba Mévarakh ».

 

Il est aussi enseigné dans Pirké Hékhalot : « Au moment où les Béné Israël entrent dans les synagogues et disent « Yéhé Chémé raba » à haute voix, ils annulent les mauvais décrets. » C’est pourquoi, on doit s’efforcer de courir pour écouter le Kaddich, afin d’y répondre « Amen » à haute voix et avec Kavana.

 

Il est évident que parler pendant le Kaddich est tout à fait « mal placé » ; même dire des Divré Torah à ce moment là, n’est pas autorisé. Il n’y a aucune différence entre un Kaddich et un autre, tous ont tout à fait la même valeur et importance.

 

Au moment où le Hazan récite le Kaddich, le Tsibour ne doit pas le réciter à voix basse en même temps que lui, mais il doit être attentif, et ne répondre qu’aux Amen.

 

Rav F. Elbaz

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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 13:51


VAYETSE

 

Jacob quitte sa famille et sa patrie fuyant devant son frère. Il erre seul sur le chemin qui le mène vers une contrée inconnue. La nuit tombe, Jacob se couche par terre et en guise d’oreiller il met une pierre sous sa tête. C’est à ce moment que l’Eternel lui apparaît pour la première fois à travers un songe.

 

Le livre de la genèse est très riche en rêves. Mais ils ne sont pas de même nature. On peut les classer en deux catégories. Dans la première, l’Eternel apparaît et parle au dormeur, ( Gen. 20,31) dans la deuxième,  le dormeur est en présence d’une scène, sous-tendue par un message.  C’est dans la deuxième catégorie que l’on peut classer les rêves de Pharaon, de son échanson et son panetier et enfin  les rêves de Joseph. L’interprétation de ces derniers est plus ardue que les rêves  figurant dans la première catégorie. Cependant, même dans le rêve de Jacob, nous avons  la présentation de l’échelle qu’il convient d’interpréter.

 

Nos Sages ont relevé dans la manifestation du rêve de Jacob, une expression qui revient par trois fois. Il s’agit de  « Véhiné » ( et voici)

 

Et voici qu’une échelle était dressée sur la terre et son sommet touchait le ciel.

 

Et voici  que des anges de l’Eternel y montaient et y descendaient.

 

Et voici que l’Eternel se  présente sur elle (  l’échelle.)

 

Le Midrache Tanhouma  écrit : « Et voici que des anges de l’Eternel montaient et descendaient. Il s’agit des protecteurs  des peuples idolâtres. L’Eternel avait montré à Jacob  le protecteur  de Babel qui, après avoir escaladé soixante dix  échelons, redescendait. Jacob vit

 

ensuite, le protecteur des Mèdes monter cinquante-deux échelons et redescendre, puis il assista à la montée du protecteur  d’Edom sans pouvoir compter les innombrables échelons qu’il gravissait. Il montait, montait et ne redescendait pas. Jacob, pris de peur, s’écria : «  Est-ce que celui-là ne redescendra pas ? . L’Eternel lui cita alors les paroles du prophète Jérémie : «  N’aie pas peur, mon serviteur Jacob, ne tremble pas,  Israël. Même si tu le voyais  monter jusqu’au sommet, même si tu le voyais s’asseoir à mes côtés, de là je le ferai descendre ainsi qu’il écrit  (Obadia I ) : «  Même si tu montes comme l’aigle et construis ton nid parmi les étoiles, de là je le ferai descendre, ainsi parle l’Eternel.

 

 On se demande vraiment ce que tout cela vient faire dans le rêve de Jacob. Quel rapport existe-t-il entre le rêve  et les futures civilisations qui marqueront l’histoire, et qui disparaîtront l’une après l’autre ? C’est que pour le Midrache, Jacob ne représente pas la l’individu  Jacob, mais tout le peuple d’Israël. Jacob est justement en route pour jeter les fondations de la maison d’Israël. L’errance de Jacob est celle de tout le peuple, face à des civilisations brillantes qui le mettent en danger. Aucune civilisation n’a pu souffrir la présente d’Israël. Pour la simple raison qu’il a toujours constitué un témoin  gênant. Le Midrache  veut nous assurer de la pérennité du peuple qui sera fondé par Jacob. Israël assistera à l’apparition de nombreux empires. Puis à leur déclin. Il a vu la splendeur de la civilisation égyptienne qui avait dominé le monde. Mais c’est lui qui a continué l’histoire. Il a vu la puissance de la civilisation assyrienne, qui a  fait disparaître dix tribus. Mais les deux qui survécurent ont vu sa chute. Puis vint la civilisation babylonienne  qui a détruit le temple et exilait la moitié du peuple. Mais c’est encore Israël qui a traversé la tourmente en laissant  des plumes mais il est resté vivant. Vint l’Empire perse qui accabla Israël  en lui imposant des lourds tributs. Israël s’acquitta de ces tributs, et il enterra la Perse qui laissa la place  à la Grèce qui a submergé le monde, et dont la civilisation est toujours en vigueur. A la Grèce, succéda  Rome, le Edom du rêve de Jacob. Civilisation brillante, avec de grands philosophes, mais qui n’avaient strictement aucune influence sur la masse des peuples qu’elle dominait.

 

L’échelle, où tous ceux qui montent sont condamnés tôt ou tard à redescendre pour faire place à d’autres, image saisissante de toutes les civilisations antiques et modernes qui s’édifient sur les ruines de leurs prédécesseurs cette échelle sera remplacée, à la fin des temps, par « la montagne de l’Eternel qui dépassera toutes les autres montagnes et vers laquelle afflueront fraternellement tous les peuples » ( Isaïe 11 )

 

 

Rabbin HARBOUN

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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 10:06

 

 

 

 

 

 

Jeanine GHANASSIA, la dévouée Présidente du Centre Communautaire de NIMES, me demande de vous communiquer les informations suivantes. Je le fais avec d’autant plus de plaisir que le Centre Communautaire qu’elle dirige depuis peu, n’a pas le rayonnement qu’il devrait avoir, compte tenu des structures modernes qu’il met à la disposition de l’ensemble de la communauté Gardoise.

 

C’est notre devoir que d’aider Jeanine à réussir dans sa tâche difficile mais oh combien utile à la communauté.

                                                                                                            Claude SICSIC

 

 

 

 

 

Dimanche 29 NOVEMBRE 2009 à 17h 30

 

« 9ème Journée du Livre »

Au Centre Communautaire Sarah et Aimé Grumbach

5, rue d’Angouême – NIMES

 

CONFERENCE

 

Avec

 

Stéphane ENCEL, écrivain

 

Qui présentera son dernier ouvrage

« Les Hébreux »

 

Entrée libre, possibilité de restauration sur place

 

 

 

 

VENDREDI 11 DECEMBRE 2009 à 20 HEURES

Au Centre Communautaire

 

GRAND REPAS SHABBATIQUE

 

P.A.F. : 22 €

Enfants à partir de 10 ans: demi-tarif

 

Inscriptions obligatoires Réponse avant le mercredi 2 décembre 2009

Jeanine GHANASSIA 06.73.04.12.07

Lydie LEVY 06.62.52.43.43.

 

 

 

 

DIMANCHE 13 DECEMBRE 2009

 A PARTIR DE 15 HEURES

 

FÊTE TRADITIONNELLE DE HANOUKA

 

avec la présence du Rabbin.

 

Animation et surprises pour les enfants

Un goûter avec les beignets de Hanouka sera servi aux enfants suivi d'un apéritif pour l’ensemble de la communauté présente

 

 

 

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  • Claude SICSIC
  • Responsable communautaire, j'ai souhaité créer, avec ce blog, le lien humain et amical qui nous fait tant défaut dans ce monde égoïste
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