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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 15:20

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Puisque c’est dans l’air du temps , à mon tour de m’indigner, mais pas pour les mêmes raisons que Monsieur Stephane Hessel.

Oui, je suis indigné parce que dans l’indifférence générale, un site officiel iranien recommande d’attaquer immédiatement Israël par une pluie de missiles qui en neuf heures le mettrait à terre, causerait d’énormes pertes au sein de la population civile et en finirait définitivement avec l’Etat juif .

Bref une nouvelle Shoah mais avec d’autres méthodes qu’Adolf Hitler !

-Je m’indigne parce que dans ce but, des dizaines de milliers de missiles de toutes tailles et de toutes portées sont pointés sur Israël , à partir du territoire iranien, à partir du Liban et à partir de Gaza, prêts à être lancés dès que Téhéran en donnera le signal et que tout le monde trouve cela normal. Après tout, il ne s’agit que de Juifs.

-Je m’indigne parce que l’Iran des Ayatollahs s’arme à outrance et tente de s’équiper d’engins nucléaires uniquement pour détruire l’état juif et que les Nations, même celles qui se disent amies d’Israël , réagissent mollement et ne se décident pas à appliquer à l’Iran des vraies sanctions, de celles qui font mal et qui l’obligeraient à calmer ses ardeurs meurtrières.

Oui, je m’indigne parce que j’en ai assez de voir l’antisémitisme fleurir à nouveau de plus belle, nous ramenant aux années noires du siècle dernier comme si rien ne s’était passé,

-Je m’indigne parce que dans certains pays arabes après s’être débarrassé des minorités juives, on enseigne dès le berceau la haine des Juifs et que l’on bourre les crânes en invoquant des citations coraniques et des hadiths qui poussent à leur élimination.

-Je m’indigne parce que j’en ai assez de voir la façon dont les media traitent l’État d’ Israël, en paria, en juif des Nations et mettent en doute son droit d’exister

Je m’indigne parce que depuis sa création, ce pays dont mes ancêtres ont rêvé pendant deux mille ans vit sous la menace permanente de son effacement et n’a pas connu un jour, un seul jour de vraie paix

-Je m’indigne parce qu’il y a des individus, des groupements et des nations qui nient la Shoah ou s’ils la reconnaissent du bout des lèvres ,en minimisent les effets et osent s’en servir pour la retourner contre les Juifs , en transformant les victimes en cruels bourreaux qui se livrent à un génocide du peuple palestinien, devenu toutes affaires cessantes, l‘unique souci » du monde entier.

-Je m’indigne parce que les révolutions arabes ont été ou vont être confisquées par les islamistes

-Je m’indigne parce qu’à Tunis, on a crié « Égorgez les Juifs » sans que la police n’intervienne et que l’on parle sérieusement d’inscrire la détestation et le refus d’ Israël dans la constitution.

-Je m’indigne parce que tous nos gauchistes, nos djihadistes, nos droits-de-l’hommistes, nos moralistes, nos donneurs de leçons en tous genres, si prompts à se mobiliser contre Israël pour la moindre broutille et même sans raison aucune, ne descendent pas en masse dans la rue pour manifester leur soutien au peuple syrien, dont-ils se fichent éperdument.

-Je m’indigne parce que l’accord entre l’OLP et le Hamas, sans que ce dernier abandonne sa charte de mort et reconnaisse Israël et les accords internationaux conclus, va permettre à l’organisation terroriste de pousser ses tentacules en Cisjordanie , mettant un terme définitif à toute possibilité de paix .

Et pour tout vous dire, je m’indigne que de tout cela et du reste, personne ne s’indigne, Tout le monde s’en fout

André Nahum

 

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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 18:51

Michpatim 

Parmi les très nombreuses MITSVOTH contenues dans cette PARACHA, nous allons relever celle concernant le pauvre et nous pencher un peu sur son contenu.

Dieu nous demande de prêter de l'argent à celui qui est dans le besoin afin de lui permettre de retrouver son équilibre financier et de gagner convenablement sa vie dorénavant.

Notre aide ne doit pas avoir pour but d'assurer simplement la nourriture du pauvre au jour le jour, mais doit se fixer un objectif bien plus large et bien plus ambitieux, celui de relancer le malheureux dans le circuit du travail afin qu'il assure son existence par lui-même.

C'est la seule façon de remédier à son état d'une manière durable et d'éviter qu'il ne continue à tendre la main. C'est la seule manière de luifaire retrouver par le travail sa dignité d'homme.

D'une manière passagère, bien entendu, il est de notre devoir de l'assister en attendant qu'il ait retrouvé son gagne-pain, de l'aider à vivre jusqu'à ce qu'il assure lui - même la subsistance des siens.

C'est ce que nous demande ce texte de la Torah (Deutéronome, 15, I I) : " Ouvre largement ta main à ton frère pauvre ".

Cette obligation envers les pauvres, il nous est facile de l'observer si nous pensons que si nous avons réussi dans la vie, nous le devons en grande partie à l'aide que Dieu nous a apportée. Or, puisque Dieu nous a donné son soutien, puisqu'il a été si l'on peut dire, notre " associé " dans notre réussite, il a droit normalement à une partie de nos bénéfices. Mais comme l'Eternel n'en a guère besoin, il nous demande de verser sa " part " à ses enfants qui sont dans la misère. Ne pas le faire serait commettre une malhonnêteté : ce serait accaparer pour nous des richesses qui ne sont pas les nôtres.

N'oublions pas, par ailleurs, que la totalité des biens de ce monde appartient à l'ensemble des enfants de Dieu. Tous les frères que sont les êtres humains doivent également en profiter. La part du pauvre se trouve provisoirement auprès de son frère plus aisé. Mais celui-ci n'en est pas le propriétaire pour autant; il n'en est que le dépositaire et le gérant qui a le devoir de la remettre au plus tôt à celui qui est dans le besoin

 

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 10:47

10 commandements 1500X1050

 

 

Du général au particulier

Une réflexion à partir de Rachi

 

 

Nous lirons ce Shabbath matin les Dix Commandements, ou plus précisément les Dix Paroles, qui constituent la première législation religieuse et civile révélée à tout Israël. Certes à la sortie d’Egypte, Israël reçu les lois de Pessah, mais ils restaient circonscrits à la libération, tandis que le Décalogue constitue un code religieux et éthique permanent pour la société d’Israël.

Nous proposons cette semaine une réflexion à partir de Rachi (1040 – 1105), le célèbre rabbin de Troyes.

 

 

Analyse rapide

 

Le décalogue est inauguré par cette phrase :

« Dieu (Elo-him) prononça toutes ces paroles pour dire » (Exode XX, 1).

Commentons succinctement !

Elo-him : Dieu dans son attribut de justice, Il donne ici la loi

Pour dire : la parole divine doit être transmise, de génération en génération.

Toutes ces paroles : Nous avons ici un principe de yitour (un mot qui paraît en plus), ici le mot kol, « toutes ». Nous pourrions comprendre la même chose si le texte disait : « Dieu (Elo-him) prononça ces paroles pour dire ». Le Midrash cherche un sens à ce mot apparemment superfétatoire. Voici la réponse de Rachi

 

 

Lecture de Rachi

 

Et l’Eternel prononça toutes ces paroles en ces termes : Cela nous apprend que le Saint, béni soit-Il, prononça les dix paroles en une seule parole, ce qu’un homme ne peut réaliser. Si c’est ainsi que signifie « Je suis l’Eternel ton Dieu, tu n’auras pas d’autres dieux etc. ? Cela signifie qu’il recommença à exprimer chaque parole pour elle-même.

 

Pour Rachi la révélation commence par un phénomène surprenant : Dieu dit tout en une parole, en un instant, puis développe en détails.

Au début de la Genèse, Rachi offre une interprétation similaire (Gn I, 14) :

 

« Les cieux et la terre furent créés le premier jour, mais chaque élément fut placé en son jour. »

 

Interprétation

 

On peut prendre un exemple à partir de la fonction intellectuelle. Quand on trouve une solution, tous les éléments sont présents dans le flash de la solution, ensuite nous détaillons les éléments. Dans le langage de la Kabbale, l’illumination correspond à Hokhma (Intuition) et l’égrènement des idées se nomme Binah (Discernement).

L’ensemble de la Création et l’ensemble du Décalogue forment un tout, aucun élément n’est plus important qu’un autre, tout procède du Dieu un. Mais du fait que nous nous trouvons dans un monde qui est un espace – temps, alors les choses ont besoin de lieu et les mots de temps. C’est du haut des Cieux de la sagesse infinie de Dieu que procède toute réalité. Lorsque nous vivons le détail de la vie nous restons reliés à la source infinie.

 

Philippe HADDAD

 

 

 

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 15:17

 

Les pays dits de la civilisation moderne ont tenté, il y a quelques jours, par une résolution du Conseil de Sécurité de stopper le massacre de civils syriens par le bras armé de la famille Assad qui règne depuis plusieurs décennies sur le pays. Une maison que connaissent pourtant bien les hommes politiques de tout bord qui ont eu peu ou prou les commandes des manettes de leurs pays entre leurs mains. Peu ou pas, pendant leurs mandats, ont agi pour que ce carnage n’ait jamais lieu. Le business, la realpolitik étaient les raisons de leur impuissance commune. Les milliers de victimes actuelles, mais aussi les plus anciennes, sont donc d’abord les martyrs de ceux qui affirment à tout propos leur soit disant quête de paix et des droits de l’homme.

 

D’autres lieux sont aussi soumis à ce traitement inique. Ainsi, l’Iran ‘’négocie’’ depuis plusieurs années le droit au nucléaire ‘’civil’’ avec les puissants de la planète. Le bisness et la realpolitik sont, là encore, en œuvre. Ces derniers, bien qu’au fait de la réelle intention iranienne, bien que face au refus des ayatollahs de montrer patte blanche, discutent encore, sanctionnent régulièrement et, au final, n’ont toujours aucun résultat tangible. Voire, mènent la région vers une conflagration générale à laquelle ils réfléchissent s’ils devront ou non intervenir face à un Iran contraint de réagir sauf à perdre la face. Attitude contraire à l’Islam.

 

Le conflit proche-oriental est aussi une opportunité privilégiée pour ce monde assoiffé d’intérêts mercantiles et si oublieux des valeurs universelles. Le pétrole et les pétrodollars sont les baromètres de leurs rapports avec le monde musulman d’où découlent les décisions prises autour de ce conflit. Israël étant le bouc émissaire parfait pouvant endosser sans encombre leurs méfaits, établis toujours au mépris du bon sens et souvent à l’encontre de l’arrêt du sang versé. Un conflit qui perdure car ce monde n’a pas la dimension d’un faiseur de paix. Une communauté qui veut concilier les peuples sans trancher dans le vif et imposer définitivement le droit du peuple juif à s’autodéterminer librement sur sa terre !

 

La planète occidentale ne se conduit pas mieux pour ce qui la concerne directement. Une nouvelle civilisation s’impose par une immigration galopante. Des us et des coutumes peu appropriés à l’endroit réclament le droit du sol tout en exigeant l’abolition d’autres valeurs les restreignant. Telle la liberté de la femme lui permettant de choisir mari ou de s’habiller à sa guise. Ou encore celle de l’infidèle à l’être sans en rendre compte à quiconque. Mais celle aussi de bafouer la laïcité par des prières de rues, l’imposition de la séparation des sexes dans les piscines, celle du Halal ou encore la création de madrasa, ces écoles soumis au pouvoir d’une religion vivant encore à l’aube du septième siècle de notre ère.

 

Une civilisation, une culture qui est loin d’égaler celle du monde occidental et dont celui-ci s’accommode par lâcheté. Les peurs d’émeutes, d’interventions violentes étrangères en son sein, du manque d’hydrocarbure et des pétrodollars sont la signature de sa future déchéance

Victor PEREZ

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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 19:08

Coup de tonnerre géo-stratégique? Renversement d'alliance? L'Etat hébreu joue gros. Le gouvernement israelien va lancer avec la Chine et l'Inde le RedMed, une voie ferrée reliant la méditerranée à la mer Rouge pour concurrencer le Canal de Suez. Nous devinions les frictions entre Israel et les USA et la recherche d'un nouvel allié pour l'Etat hébreu: ce sera la Chine.

Une nouvelle considérable en provenance d'Israel qui risque de ne pas faire grand bruit mais qui reléve cependant d'une révolution géo-stratégique dans un futur extrêmement proche.

Le gouvernement israelien va lancer avec la Chine et l'Inde le RedMed une voie ferrée reliant la méditerranée à la mer Rouge pour concurrencer le Canal de Suez.. Nous devinions les frictions entre Israel et les USA et la recherche d'un nouvel allié pour l'Etat hébreu: ce sera la Chine.

Bataille à fleurets mouchetés ou grosse artillerie diplomatique, la rupture israelo-américaine qui ne dit toujours pas son nom en raison de la future présidentielle US est l'occasion de réviser les nouveaux jeux d'alliance entre grandes et moyennes puissances.

La crise qu'un Georges Soros prophétise en un chaos prochain et en guerres civiles à travers le monde et notamment aux Etas-Unis est l'occasion pour chaque Etat de se préparer à une guerre mondiale d'un nouveau type: renverser les alliances et les fronts et attendre tout en préparant la secousse finale.

Pour Israel les ressources en gaz et en pétrole récemment dévouvertes et qui le prémunit de tout besoin durant des décennies est le prétexte choisi pour nouer des alliances du troisième type. Toutes les grandes puissances sont interessées par cette alternative à un canal de Suez dont la fermeture est à la merci du moindre aléa politico-militaire issu des récentes révolutions arabes.

En s'offrant comme carrefour alternatif du transit international des ressources énergétiques Israel veut démontrer que son existence ne tient plus uniquement sur des considérations idéologiques, le sionisme, ni sur des considérations stratégiques, puissance occidentale en plein monde arabe, mais comme noeud géo-stratégique dans la nouvelle guerre économique et identitaire qui s'annonce.

En effet le gouvernement israélien examine en ce moment même un projet de voie ferrée reliant la Méditerranée et la mer Rouge qui offrirait une route alternative au Canal de Suez pour le trafic entre l'Europe et l'Asie.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a indiqué qu'une ligne ferroviaire courant sur 350 km à travers le désert du Néguev (sud) mettrait la station balnéaire d'Eilat (mer Rouge) à deux heures de Tel-Aviv.

Cette ligne serait en outre doublée d'une voie réservée au transport de marchandises entre l'Asie et l'Europe, a-t-il déclaré devant les membres de son gouvernement, en précisant qu'une extension vers le nord d'Israël est aussi envisagée.

Ce projet a suscité le plus grand intérêt parmi les puissances émergentes, notamment la Chine et l'Inde, et d'autres, a-t-il ajouté.

M. Netanyahu a estimé que ce lien entre continents est d'une importance stratégique tant au plan national qu'international.

Selon son site Internet, le ministère israélien des Transports a présenté diverses options pour la mise en oeuvre du projet, mais a privilégié le recours à des sociétés chinoises.

La capacité professionnelle des sociétés chinoises dans la construction de voies ferrées et de réseaux de transports est l'une des meilleures au monde, affirme le ministre des Transports Yisraël Katz sur ce site.

De même source, M. Katz a rencontré son homologue chinois à Pékin, et tous deux sont convenus de présenter un projet conjoint pour la ligne vers Eilat.

Selon des responsables israéliens, cette ligne ferroviaire, la Med-Red, pourrait aussi être utilisée pour des exportations de gaz israélien vers l'Inde et peut-être la Chine.

D'importants gisements de gaz, Tamar et Léviathan, ont été découverts en 2010 dans l'est de la Méditerranée à 130 km au large du port de Haïfa (nord d'Israël) et à 1.634 mètres de profondeur.

Il s'agit des plus importantes richesses sous-marines en hydrocarbures découvertes dans le monde depuis dix ans, soit un pactole estimé à des dizaines de milliards de dollars susceptible d'assurer à Israël une indépendance énergétique pendant plusieurs décennies.

En juin, une compagnie israélienne a en outre annoncé la découverte de deux autres très importants gisements de gaz naturel, Sarah et Mira, à environ 70 km au large de la ville de Hadera, plus au sud sur le littoral méditerranéen.

Cette annonce est-elle destinée à faire réfléchir "l'ami américain" ou la décision est-elle d'ores et déjà entérinée par le cabinet israelien de brouiller les cartes du proche et moyen-orient soigneusement établies par un Obama en quête de frontières géo-stratégiques claires, quitte à abandonner tout ses alliés d'hier. Israel vient de répondre. Nous attendons la suite de ce qui s'annonce porteuse de très lourdes conséquences.

Ghislain Allon pour News 26

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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 19:22

 

 

 

 

A NE MANQUER SOUS AUCUN PRETEXTE

toubichvat72 12news

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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 09:42

Bechallah

Peu après avoir laissé les Enfants d’Israël quitter l’Égypte, Pharaon les pourchasse pour les forcer à revenir et les Israélites se retrouvent pris au piège entre les armées égyptiennes et la mer. D.ieu ordonne à Moïse d’élever son bâton au-dessus des eaux. La mer s’ouvre pour laisser passer les Israélites et se referme sur les poursuivants égyptiens. Moïse et les Enfants d'Israël entonnent un cantique de louanges et de reconnaissance à D.ieu.

Dans le désert, le peuple souffre de soif et de faim et se plaint à plusieurs reprises auprès de Moïse et d’Aharon. D.ieu adoucit miraculeusement les eaux amères de Marah, et, plus tard, fait couler de l’eau d’un rocher en demandant à Moïse de le frapper avec son bâton. Il fait tomber de la manne chaque matin avant l’aube et des cailles apparaissent dans le camp hébreu chaque soir.

Il est commandé aux Enfants d’Israël de récolter une double portion de manne chaque vendredi, car celle-ci ne tombera pas le Chabbat, le jour de repos décrété par D.ieu. Certains désobéissent et partent récolter de la manne le septième jour, mais ne trouvent rien. Aharon préserve une petite quantité de manne dans une jarre, en témoignage pour les générations futures.

À Réfidim, les Enfants d’Israël sont attaqués par les Amalécites, qui sont vaincus par les prières de Moïse et une armée levée par Yéhochoua.

 

 

 

Tou bichvaT, la fête sioniste des kabbalistes

 

Tou bichvath est mentionné dans la Mishna Roch Hashana comme « le nouvel an des arbres ». Une discussion entre Hillel et Shamaï aboutit à la conclusion que ce Roch Hachana sera commémoré le 15 du mois de chvath. Non, nous ne sommes pas dans Alice au pays des merveilles, mais pour la tradition juive, les arbres ont aussi leur Roch Hashana comme les humains. Si l'homme est jugé le 1er tichri, sa nourriture originelle, le fruit, le sera quel mois plus tard. Bien entendu dans la Mishna, ce Tou bichvath s'entendait comme un jour lié à la terre d'Israël et aux mitsvoth qui lui étaient liées (dîmes, et autres).

 

Pourtant, à l'époque où la Mishna fut rédigée, ces mitsvoth avaient été réduites à une peau de chagrin (c'est le cas de le dire), puisque le Temple et Jérusalem avaient été détruits, et que l'empire romain imposait sa totale puissance sur les Juifs, rescapés de la catastrophe.

La nostalgie du retour fut incontestablement l'un des moteurs de la survie du peuple juif dans l'exil. Un jour Dieu se souviendrait de son peuple, comme des Hébreux en Egypte, Il enverrait un nouveau Moïse pour poser un terme à cette dispersion.

Certains maitres, plus que d'autres, furent sensibles aux signes de l'Histoire. Ce furent les kabbalistes. Déjà Juda Halévy dans son Kouzari fait de l'historiosophie juive une preuve de l'existence de Dieu : Israël devenait le cœur (au sens organique du terme) de l'histoire universelle ; l’exil et le retour représentaient les battements de ce cœur qui bat. Israël en exil transportait la Shékhina, la Présence divine dans ses malheurs. Ce malheur trouva l'un de ses points d'orgue dans l'Inquisition et l'expulsion des Juifs en 1492.

A cette époque la Kabbale avait élaboré ses idées maîtresses. Cette expulsion, devenait pour les mystiques le signe du retour. Les « étincelles de sainteté » (nétsoutsoth hakédousha) aspiraient à retourner à leur source. Langage hermétique sans doute qui signifiait concrètement retour en Israël (Palestine à l'époque). Jérusalem, depuis 70 et depuis les terribles Croisades, était interdit aux fils de notre peuple.

Mais cette domination ne put diminuer l'espérance dans le retour à une souveraineté juive sur le pays des ancêtres. De l’Espagne ingrate, quelques maîtres et leurs disciples partirent pour la terre des promesses. Jérusalem fermé, ils se dirigèrent vers Safed (Tsfat) en Galilée, là où quelques siècles auparavant, le Talmud de Jérusalem avait vu le jour.

Il n’est pas faux de parler d’un authentique esprit sioniste. Ces mystiques (Rabbi Moshé Cordovéro, Rabbi Yossef Caro, Rabbi Chlomo Elkabetz, Rabbi Isaac Louria Ashkénazi, …) avaient vu dans l’expulsion d’Espagne, le doigt de Dieu, et ce « doigt » faisait le signe du retour. [Ci-dessous la ville de Safed]

Il fallait trouver une fête à caractère religieux (le sioniste laïque ou socialiste était inconcevable à l’époque) qui soulignerait cet esprit de retour, cet attachement à la terre d’Israël. Ce fut Tou bichvath qui fut élu, « jour de l’Indépendance ». Manger les fruits du pays (blé, orge, le raisin, la grenade, la figue, la datte, l’olive) en récitant la bénédiction idoine, planter des arbres sur le sol ancestral, autant d’actes qui prenaient un caractère cosmique.

Nous devons être reconnaissants à ces maîtres d’avoir donné une telle ampleur, qui dans les textes talmudiques ne représentaient qu’une date dans le calendrier. La « date » devint « datte »…

 

Philippe Haddad

 

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 10:10

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Le 15 Chevat constitue le nouvel an des arbres



Nous honorons ce jour par la consommation de nouveaux fruits (que l'on a pas gouté depuis un an) sur lesquels on fera la bénédiction de Chééhéyanou.

Tou Bichevat représente un moment de prières et de jugement, même pour l'arbre;
La vertu du D.. Créateur, consiste à esquisser à chaque nouvel an, tous les moments jusqu'à la fin de l'existence de ses créatures; c'est aussi le moment, de prier pour la réussite de cet arbre.

La Torah a assimilé l'Homme à l'arbre des champs, et donc, le jour du jugement de l'arbre, est quelque part aussi, un jour de jugement pour l'Homme; en dépit de l'austérité d'un jugement, nous sommes malgré tout gais et Joyeux.

Ce nouvel an des arbres inaugure le renouveau de la nature de la terre d'Israel où la sève monte dans les troncs des arbres qui entrent en fleur et embellissent le paysage.

Tou bichevat,ne comporte pas d'interdiction de travailler, ni de festin, ni de prière supplémentaire. Aujourd'hui, nous le marquons par la consommation des sept fruits par lesquels a été bénie la terre d'Israel, et qui sont :
Ble, Orge, Raisin, Figue, Grenades, Olives, Dattes


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On compte quatre " Nouvel An " :

par Sarah WEIZMAN



Le 1er Nissan est le Nouvel An pour le compte des années des rois et pour les fêtes de pèlerinage ; le 1er Eloul est le Nouvel An pour la dîme du bétail; le 1er Tichri, pour le compte des années, des années sabbatiques, des jubilés, des plantations et des légumes ; le 1er Chevat est le Nouvel An pour l'arbre, selon l'Ecole de Chammaï, et le 15 du mois, selon l'Ecole de Hillel. " (Talmud Roch Hachana 1,1)

Tou Bichevat (Tou étant composé des lettres Teth et Vav, dont la somme des valeurs numériques est 15) est une fête qui tombe le 15 du mois de Chevat. C'est le Nouvel An des arbres : tous les fruits qui poussent à partir de cette date comptent pour l'année à venir pour le prélevement de la dîme des fruits de l'arbre. Cette date est sujette à discussion entre les deux sages talmudiques Hillel et Chammaï. Pour Chamaï, le Nouvel An des Arbres doit être fixé le 1er du mois, comme pour les autres Nouvel An. Hillel considère que le renouvellement de la nature est plus amorcé vers le 15 du mois ; c'est pourquoi, il le fixe à cette date, et c'est son opinion que la Loi retiendra, comme dans la plupart des cas. Ce jour a donc été fixé pour le compte des dîmes des fruits de l'arbre. Et ce n'est pas un hasard : on considère en effet que dans le climat de la Terre d'Israël, la saison des pluies touche à sa fin, la sève est montée dans les arbres qui commencent à bourgeonner (c'est d'ailleurs ce qu'explique Rachi, le commentateur médiéval, sur le texte que nous avons cité plus haut). Cet aspect très technique de ce Jour de l'An a été sublimé au XVIème siècle par les Kabbaliste de Safed. Le Nouvel An des arbres se pare désormais d'un habit symbolique et réitère l'attachement charnel des juifs exilés à leur terre.

QUELQUES COUTUMES

Les Kabbalistes ont fait du 15 Chevat un véritable jour de fête. Ils y ont introduit un rituel, que l'on nomme " Le Seder de Tou Bichevat ". Celui-ci est décrit pour la première fois dans l'ouvrage mystique "Hemdat Yamim " qui est publié en 1763, et il consiste en la consommation de vin rouge, de vin blanc, de " fruits d'Israël " (ce sont les fruits dont la Terre d'Israël a été bénie, à savoir le blé, l'orge, la datte, la figue, la grenade, le raisin et l'olive). Tout ceci est fait dans un ordre bien précis et accompagné de la lecture de textes de la Bible ou du Zohar (principal ouvrage de la Kabbale). Cette coutume s'est vite répandue à travers les communautés juives de diaspora, et elle est devenue un moment majeur de l'expression de la nostalgie du peuple juif de sa terre, à travers les siècles et les pays.

On s'efforce de consommer les 7 Fruits d'Israël et au moins un fruit nouveau.

Plusieurs coutumes ont été adoptées à Tou Bichevat, jour de fête non chômé. On a l'habitude de faire un repas de famille au cours duquel on déguste le plus de fruits possible ; au minimum 15 pour certains. On s'efforce de consommer les 7 Fruits d'Israël (qui ne viennent pas forcément d'Israël) et au moins un fruit nouveau (sur lequel on prononce la bénédiction Chéhé'héyanou). Depuis le retour du peuple juif sur sa Terre et la création de l'Etat d'Israël, on a décidé de marquer ce jour par la plantation d'arbres. Les écoliers sortent dans les forêts et plantent chacun leur arbre, et toute une pédagogie est mise en place autour des thèmes de l'attachement à la Terre d'Israël et aux valeurs écologiques.

" CAR L'HOMME EST UN ARBRE DES CHAMPS "

Si le Nouvel An des arbres est célébré de manière somme toute matérielle par la consommation de fruits, il n'en reste pas moins une fête à forte connotation spirituelle. Loin d'être une pure célébration écologique (dans le sens moderne du terme) et dénué de toute velléité de panthéisme, il se veut réflexion autour des interrelations entre l'homme, D.ieu, la nature, le peuple juif et la Terre d'Israël.
" Car l'homme est un arbre des champs ". (Deutéronome 20, 19) A travers ce verset, la Torah initie une réflexion sur le passé, le présent et le devenir de l'individu. Trois composants essentiels font qu'un arbre est arbre : les racines, le tronc et les produits : feuilles, fleurs et fruits. Les racines sont essentielles à la croissance d'un arbre : plus elles sont fortes et implantées dans un sol riche, plus fort sera l'arbre. Les racines, c'est l'ascendance, la famille, l'enfance, les bases de l'éducation, de la morale et de la foi ; c'est prendre pied dans une histoire familiale, c'est " avoir des racines " ancrées dans une tradition, c'est puiser son énergie dans un terreau nourricier. Se couper de ses racines, c'est un peu se couper les vivres : on peut en mourir. Les racines donnent le tronc : celui-ci représente l'éducation, l'enfance et l'adolescence, l'âge auquel l'on se " fait ". Encore faut-il qu'il soit assez fort et étoffé pour résister au vent et à la tempête ; l'éducation doit être fondée sur des principes moraux et religieux suffisamment cohérents pour que le futur adulte puisse résister à toutes les tentations négatives. Et de même que le tronc ne cesse de s'épaissir, l'étude et les connaissances sont indispensables à la bonne croissance de l'être humain.

L'homme doit produire des fruits et irradier autour de lui : accomplir les commandements divins, faire de bonnes actions.

Cependant, le seul développement personnel ne suffit pas à l'individu ; il serait stérile. Tout comme l'arbre justifie son existence par ses fonctions de producteur d'oxygène et de bois, de nourricier pour les hommes et le monde animal ou tout simplement, par le fait qu'il procure de l'ombre en été et du plaisir à la vue, l'homme doit produire des fruits et irradier autour de lui : accomplir les commandements divins, faire de bonnes actions, communiquer, échanger et partager. C'est là ce qui fait un être humain accompli, c'est là le devenir de l'homme, qui évolue dans le rapport à autrui. Et pour tout cela, pour que l'arbre puisse se développer, il est un élément indispensable : l'eau. Pour un juif, l'élément vital est la Torah : à plusieurs reprises dans la Bible, la Torah est comparée à l'eau, à un puits d'eaux vivifiantes (entre autres Deut. 32:2) ; c'est elle qui l'accompagne sa vie durant, c'est elle qui le guide et le fortifie. La fête de Tou Bichevat, est donc l'occasion de fêter la nature et de remercier D.ieu pour Sa création et la jouissance qu'Il nous en accorde. C'est aussi le temps d'une manifestation d'amour pour la Terre d'Israël. Mais c'est surtout le moment de faire le point sur notre croissance personnelle pour que notre arbre, poumon de la terre, puisse donner ses fruits et que tous en bénéficient.

Il est écrit dans Avot de Rabbi Nathan que Rabbi Yohanan ben Zakaï avait l’habitude de dire : « si tu as une graine dans ta main et que quelqu’un te préviens que le messie est arrivé, reste là où tu es, plante la graine et, ensuite, tu peux partir en courant pour lui souhaiter la bienvenue ». Il semblerait qu’il se soit mis d’accord avec Franz Kafka, quand il écrivait presque 2000 ans après dans ses « paraboles » que « le messie viendra seulement quand ce sera nécessaire ; il ne viendra que le jour après son arrivé. »

Tou Bichevat, prélude de cette époque messianique pléthorique de semences et de récoltes, nous fait revenir pour quelques instants dans ce jardin d’Eden duquel nous venons et vers lequel, depuis que nous en sommes sortis, nous essayons de retourner.


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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 09:01

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Le grand saut

La paracha de la semaine retrace la sortie d'Egypte et la naissance du peuple d'Israël. Avant la dernière plaie, les enfants d'Israël reçoivent les premiers commandements de l'Eternel, par la voix de Moïse et Aaron. Le premier concerne l'élaboration d'un nouveau calendrier, basé sur le renouvellement de la lune et dont le mois de Nissan sera le mois inaugural.

Dieu demande ensuite au peuple de s'investir dans trois rites spécifiques : la préparation puis la consommation de l'agneau pascal, la confection du pain azyme, enfin la circoncision des mâles pour pouvoir manger le sacrifice. Pour la tradition orale cette occupation et cette ferveur devaient permettre à la collectivité d'Israël, premièrement de s'attacher à la parole divine, deuxièmement d'obtenir un mérite suffisant afin de recevoir la protection divine.

Revenons sur ces commandements. Les deux premiers concernent l'alimentation. Dans la logique biblique chaque commencement d'Histoire est inauguré par un nouveau rapport à la nourriture.

À propos de l'agneau, la Torah exige exclusivement la grillade : « et vous ne le ferez point cuire dans l'eau. » Les ethnologues ont mis en évidence que tous les peuples primitifs, en devenant carnivore, ont fait griller leur viande dans le feu. L'apparition de la casserole, de la friture ou du bouillon est plus tardif et indique une évolution de la culture humaine par l'utilisation d'instruments intermédiaires dans la fabrication des mets. En sortant d'Egypte, Israël doit revenir au point originel de la consommation, il doit couper les ponts avec la civilisation égyptienne, entendue dans la Bible comme « lieu de double d'étroitesse » et comme enfer concentrationnaire. En badigeonnant les linteaux du sang de l'agneau, Israël entendait ainsi se distancier par rapport à la violence et à la barbarie.

Cette idée de renaissance spirituelle et de rupture sera renforcée par la consommation du pain azyme. En effet, la particularité de cet aliment est d'être privé de levain. Or le levain est un morceau de pâte de la veille ou de l'avant-veille laissée en repos et qui au contact de l'air a fermenté. Point de pain sans mémoire ! Pour quitter le pays du pharaon, il devient nécessaire d'inaugurer une nourriture sans la moindre trace de la terre d'esclavage. Cette analyse explique pourquoi ce commandement fut donné a priori avant la dernière plaie, la précipitation et la bousculade de la nuit de Pâque ne faisant que concrétiser ce qui était demandé originellement.

Enfin le dernier commandement, la circoncision, avait pour but de renouer avec l'alliance d'Abraham, inscrivant l'histoire des Fils dans la continuité de celle des Pères. Le sang n'était plus ici celui de la honte et de la mort, mais au contraire celui de l'alliance avec le Créateur, avec la source de la vie, avec Celui qui avait retenu le bras du patriarche pour ne pas immoler Isaac. Le sacrifice de l'agneau dans la continuité de celui du bélier, proclamait la vie de l'Homme au nom de Dieu.

La traversée (Ivri = Hébreu) d’Abraham puis le saut de Pessah ont marqué la mémoire juive du refus de toutes les idéologies de mort.

Philippe HADDAD

 

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 11:22
Les dernières statistiques démographiques israéliennes, arrêtées à fin novembre 2011, détaillées par groupe de population, viennent d’être publiées. Israël compte 7 818 000 habitants, dont 1 607 500 arabes, qui représentent 20.5% de la population totale.
 
Et c’est le point marquant.
 
Les arabe-musulmans font beaucoup d’enfants. Ils représenteront près de la moitié de la population française en 2040 (chiffre difficile à calculer, puisque les statistiques par religion sont interdites, pour que les français ne puissent pas se poser la question de savoir si cette immigration leur convient, ou pas).
Or depuis dix ans, en Israël, le nombre d’arabes est à peu près stable autour des 20%.
Cette stabilité s’explique de la façon suivante.
 
Les Juifs, avec 3 enfants en moyenne par femme font à peine moins d’enfants que les musulmans, qui ont 3.8 enfants par femme. (Par comparaison, les chrétiens ont le taux de natalité le plus bas, avec 2.1 enfant par femme)
Mais cette différence de 0.8 pour les arabes est compensée par trois facteurs.
 
Le premier est l’immigration juive, qui vient chaque année grossir les rangs de la population juive, et dans un second temps, la natalité.
 
En second, on assiste depuis trente ans à une baisse de la natalité chez les arabes musulmans israéliens, baisse qui est proportionnelle à l’augmentation de leur niveau de vie, de leur niveau d’éducation, et de leur statut social.
Troisièmement, et parallèlement à cette baisse, les Juifs orthodoxes, qui représentent 10% de la population totale, font trois fois plus d’enfants que la moyenne des Juifs. C’est en fait un groupe qui fait plus d’enfants aujourd’hui qu’il y a trente ans.
 
La résultante de ces facteurs croisés fait que les démographes prévoient, en 2040, une baisse légère, en proportion, de la population arabe, une augmentation très légère de la population juive, et une baisse chez les Chrétiens.
A cela doit s’ajouter un quatrième et dernier critère important : l’interdiction du regroupement familial pour les palestiniens mariés à des arabes israéliens. Et à ceux qui hurlent au racisme de cette loi, rappelons qu’elle est en vigueur depuis 2002, quand un terroriste du Hamas se fit exploser dans un restaurant, tuant 16 israéliens et faisant 40 blessés. L’islamiste s’était marié avec une arabe israélienne, et avait fait une demande de regroupement familial pour entrer en Israël et perpétrer son crime immonde.
 
Il y a là de quoi inspirer les européens, si les plus islamo-vigilants prennent conscience que c’est avec le ventre des femmes qu’il faut repousser l’envahisseur.
 
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© Jean-Patrick Grumberg pour www.Dreuz.info
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