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9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 14:58

Laissez la théologie aux théologiens !

Les campagnes électorales sont souvent des moments pleins de surprise. Quand les hommes en lice sont emportés par l’affrontement, les luttes et leurs enjeux, surgissent parfois des situations littéralement surréalistes. Si elles étaient apparues dans un rêve – ou dans un cauchemar – on n’y aurait pas prêté beaucoup d’attention. Elles se seraient évanouies avec le jour.

Malheureusement, c’est d’ici et de maintenant qu’il faut parler. La France est donc probablement aujourd’hui un pays qui ne connaît aucun problème. Tant à l’extérieur qu’à l’intérieur, tant économiquement que socialement, rien sans doute ne la menace. Son présent et son avenir sont manifestement d’un rose à faire pâlir d’envie les plus belles réussites de l’art floral. C’est seulement de cette façon qu’on peut comprendre le fait que, brusquement, le débat électoral s’empare avec passion de… l’abattage rituel

Ce serait donc sur ce thème que les Français devraient s’empoigner et finalement, peut-être, choisir leur président ? Puisqu’on disait qu’il n’y a pas d’autre sujet. Surréaliste, non ? Mais le plus surréaliste est ailleurs. Nous avons eu le bonheur de voir un sage premier ministre exposer avec sérieux ce que les religions devraient faire pour changer, échapper à leurs traditions, bien sûr dépassées. Certes, a-t-il bien voulu ensuite préciser, ce n’était qu’une opinion personnelle. Il s’est du reste employé à rassurer tous ses interlocuteurs, y compris représentant la communauté juive.

Mais ne constatons-nous pas, ici, une transformation aussi impressionnante qu’inattendue : le premier ministre, homme politique avisé, s’est mué en théologien audacieux ! Le voici qui prend position sur ces difficiles questions qui touchent à de grandes et anciennes mystiques, ainsi qu’à la foi et au mode de vie de centaines de milliers de citoyens. On veut croire que c’est après mûre réflexion et étude ! Ou bien, faudrait-il lui rappeler que les religions dont il parle appartiennent à cette famille monothéiste issue d’une révélation et que la parole d’un ministre, fut-il premier et très digne, n’est pas de nature à y  modifier le moindre élément ? Faut-il aussi lui dire qu’un premier ministre, quel qu’il soit, qui, publiquement, interpelle la (ou les) religion(s) entre dans un domaine qui ne peut pas être le sien ? Que ceci n’est du reste rien d’autre qu’une conséquence de la séparation, si exigeante en France, entre la religion et l’Etat.

Et surtout, ne nous laissons pas entraîner, par je ne sais quelle dérive, dans ce qui finirait par mettre en cause la liberté de culte. Laissons parler la sagesse populaire : ministre ou théologien, à chacun son métier et, qu’elles soient Halal, cachères ou étourdies, les vaches seront bien gardées.

 

Mendel SAMAMA

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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 16:25

En partenariat avec le Cercle Adolphe-Isaac Crémieux,

 

« ALEXANDRE  SAFRAN  ET  LA  SHOAH  EN  ROUMANIE »

 

Conférence donnée par M. Carol  IANCU

 JEUDI  15   MARS   2012,  à   19   heures

 

Au Centre Culturel de Nîmes 5, rue d’Angoulême

                                      

Alexandre Safran (1910-2006) est l’une des plus prestigieuses figures du judaïsme contemporain. Issu d’une importante dynastie rabbinique, il est né à Bacau (Roumanie). Elu aux fonctions de Grand Rabbin de Roumanie en 1940, il devient, à l’âge de 29 ans, le chef spirituel de ce qui fut alors, par son importance démographique (environ 800.000 âmes),  la troisième communauté juive en Europe et la quatrième au monde. Confronté à la tragédie de la Shoah il réussit, par son attitude courageuse et dans des circonstances dramatiques, avec l’aide d’autres dirigeants, à sauver près de la moitié de sa communauté, en évitant la déportation dans les camps d’extermination en Pologne, des Juifs de la Transylvanie du Sud, de Moldavie et de Valachie. Chassé de son poste et de son pays fin 1947, il est élu en 1948 Grand Rabbin de Genève où il dirigera la communauté juive pendant un demi-siècle, œuvrant pour la réconciliation entre Juifs et Chrétiens. Il y élabore, grâce à son immense érudition, une œuvre de philosophie religieuse d’envergure, notamment dans le domaine des études kabbalistiques, ses livres étant traduits dans de nombreuses langues. Personnalité lumineuse, doté d’un grand charisme, esprit exigeant vis-à-vis de lui-même mais d’une grande ouverture de pensée, il fut un partenaire actif du dialogue interreligieux. 

 

Carol IANCU, professeur d’Histoire contemporaine à l’Université Paul-Valéry Montpellier 3 et directeur de l’Ecole des Hautes Etudes du Judaïsme, vient de recevoir, le 20 décembre 2011,  le titre de docteur honoris causa de l’Université d’Oradea (Roumanie) Membre de l’Académie de Nîmes, auteur de nombreux ouvrages consacrés à l’histoire des Juifs et aux relations internationales, il a notamment publié : « Alexandre Safran et la Shoah inachevée en Roumanie ». Recueil de documents (1940-1944)  (Bucarest, 2010).

 

ENTREE   LIBRE

BUFFET convivial après la conférence

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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 16:01

Ki Tissa

Cette sidra présente un intérêt capital pour la compréhension des relations hors pair entre l'Eternel et le peuple qu'il a choisi pour apporter au monde les lumières de la Thora, Israël.

Nous apprenons, cette semaine, le retour de Moïse notre Maître après son séjour au Mont Sinaï, séjour durant lequel il a été chargé de révéler à la Communauté d'Israël les 613 mitzvoth, et lui donner les Tables de la Loi portant le Décalogue " burinées par le doigt de D.eu " [Exode XXXI, 18]. Ces Tables de pierre devaient être conservées dans l'Arche Sainte pour témoigner de l'Alliance contractée entre l'Eternel et les enfants d'Israël, le 6ème jour du 3ème mois de la sortie d'Egypte, ainsi que nous l'avons lu dans la sidra " YITRO ".

Il s'est trouvé que le retour de Moïse a pris un retard par rapport aux 40 jours et 40 nuits prévus initialement, retard de 6 heures selon nos Sages. Et là, nous voyons que les égyptiens qui se sont mêlés aux enfants d'Israël à la sortie d'Egypte -" une tourbe nombreuse les avait suivi " [Exode XII, 38]- et que Moïse, de sa propre initiative, n'a pas rejetés en se disant il vaut mieux les rapprocher de la Présence Divine et les convertir, ceux-là ont détourné les enfants d'Israël du droit chemin : ils ont usé de leur magie égyptienne pour pousser Aharon à faire le veau d'or.

Moïse, en descendant de la montagne, a pris conscience du désastre et, dans un geste de colère, il a brisé les Tables de la Loi.

La colère divine s'était déchaînée contre Israël, tandis que Moïse enjoignait aux enfants de la tribu de Lévi de se livrer à la vengeance de l'Eternel contre les fauteurs du veau d'or, car n'oublions pas les termes du deuxième commandement du Décalogue " car Moi, l'Eternel ton D.eu, je suis un D.eu jaloux " [Exode XX, 5].

A ce moment, D.eu sous-entend qu'il est prêt à pardonner cette faute impardonnable, si Moïse l'en prie, ce que ce dernier fait sans tarder en rappelant la Promesse faite à " Avraham, Itzhak et Israël [Yaakov], tes serviteurs, à qui tu as juré par toi-même leur disant : Je ferai votre postérité aussi nombreuse que les étoiles du ciel ; et tout ce pays que j'ai désigné (Canaan), je le donnerai à votre postérité, qui le possédera pour jamais ! L'Eternel révoqua le malheur qu'il avait voulu infliger à son peuple " [Exode XXXII, 13 et 14].

C'est à cet instant propice au pardon que Moïse a demandé à " voir la Gloire de l'Eternel ". D.eu lui a alors révélé les termes précis de la supplique à utiliser par Israël pour obtenir le pardon. Ces paroles sont appelées les 13 attributs divins - " YAG , yod guimel = 13, MIDDOTH ".

Ensuite, Moïse est invité à graver de nouvelles Tables et à remonter sur le Mont Sinaï : c'était le 1er jour du mois d'Eloul. Ce séjour durant également 40 jours et 40 nuits, le dernier jour étant le 10 Tichri, jour de Kippour, JOUR DU PARDON. C'est en quelque sorte la réconciliation entre D.eu et son peuple, et un rendez-vous annuel - pour toutes les générations- destiné à l'absolution des péchés d'Israël, privilège qui n'est donné à aucune autre nation sur terre.

PROVERBE DE LA SEMAINE : "L'homme de sens maîtrise sa colère c'est son honneur de dédaigner l'offense" [Proverbes XIX, 11]

Leon Masliah

 

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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 17:07

pourim72 2npourim72 1n

 

Nous devons écouter la lecture de la Méguila deux fois.

je sais que de nombreuses personnes, pour des raisons différentes, ne peuvent accomplir cette Mitzvah.

Jai donc pensé que pour ces personnes, pouvoir l'écouter devant son ordinateur pourra leur apporter un réconfort qu'elles recherchent. Ce n'est peut-être pas la voix ni le chant dont elles ont l'habitude, mais C'EST LA MEGUILA D'ESTHER et là est l'essentiel.

 

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 16:58

L’actualité « ultrareligieuse » israélienne n’offre pas un spectacle enviable, j’ai toujours un dégout profond pour toutes formes de violence qu’elle soit religieuse ou pas. Mais quand elle est religieuse, elle éclabousse sur les autres, même ceux qui ne partagent pas leurs opinions.

Afin de faire taire les amalgames et de démontrer que religieux ne rime pas toujours avec intolérance et fanatisme, la condamnation de ces actes va de soi, mais peut-on se contenter de dire que ce n’est pas bien ?

Sans prétendre être un expert de la situation israélienne, sans connaître l’histoire des clans qui anime l’actualité, sans analyser les motivations qui poussent les médias à ne parler que des extrêmes ou des extrémistes, alors que la société israélienne dans son ensemble est intelligente et sait vivre harmonieusement avec sa diversité de conviction ; le constat est pourtant affligeant : la violence d’une infime partie des religieux est une réalité.

Le diable dira qu’il n’y a pas d’autres moyens de réagir, que les valeurs sacrées sont violées, que l’éducation de nos enfants est en danger, que sur la Terre Sainte, la loi de la Torah doit primer ; certes, d’ici il m’est impossible de peser la pertinence de ces arguments. En revanche, ce qui ne fait pas de doute, c’est que la Torah que nous aimons tant, ne se grandit pas de ce genre d’actualité.

Pourtant il y a un autre moyen… la Torah n’est-elle pas un chemin agréable et ses voies gages de paix ? Comment auraient réagi les grands leaders des générations précédentes, ceux qui ont exprimé une affection et un amour profonds pour chaque membre du peuple juif ?

Un site internet a publié une vidéo du Rabbi de Loubavitch où l’on voit qu’il est certes possible de faire respecter les principes de pudeur de la Torah avec une délicatesse exemplaire.

Il s’agit d’un moment où le Rabbi distribue du vin de la Havdala à la sortie des fêtes… Le public y est joyeux, chante avec allégresse et puis, près du micro, une petite fille qui se trouve près de son père se met à fredonner avec lui et sa voix se fait alors entendre très clairement.

Imaginez cette scène avec des milliers de religieux, contraints d’entendre une voix de femme (d’après la loi juive, la petite fille est assez grande pour « rentrer » sous les lois de la pudeur interdisant aux femmes de chanter devant des hommes). Quelle réaction aurait-il fallu avoir ? Quitter les lieux ? Impossible, car le Rabbi était présent... La faire taire ? Certainement le plus évident, mais comment ?

La réaction du Rabbi ne s’est pas faite attendre et dans un élan d’attention et de délicatesse, il fit signe à la petite fille de taper des mains. Mais mesurant le risque d’une déception de se voir privée de chanter tandis que toute l’assemblée le faisait, le Rabbi ne se contenta pas de cela, dans un geste fort et un élan rythmique avec ses mains, il exhorta tout le public à frapper des mains et suivre cette petite fille, qui devint tout à coup le chef d’orchestre des milliers de ‘Hassidim.

Le sentiment de fierté qui envahit cette fille la marqua certainement à vie et le respect de la loi le voilà préservé !

 

 

Sommes nous capable d’allier cette délicatesse à nos actes ? De tenir compte de l’humanité et de la sensibilité d’autrui qui est un principe de base de la Torah, au moins autant important que les valeurs que nous voulons défendre.

Parce que la Torah n’a été donnée que pour harmoniser la société, s’en servir pour la diviser c’est lui faire perdre son âme. Gardons l’espoir d’un sursaut de sagesse !

Mendel Samama

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 18:40

tetsav

Deux Torah pour Israël

Cette semaine, nous allons lire dans un premier sefer la paracha Tétsavé qui traite de la confection des habits des prêtres, puis dans un second nous lirons Zakhor « souviens-toi de ce que t’a fait Amalek ». Pourquoi cette seconde lecture ? Car Amalek est l’ancêtre d’Aman qui voulut détruire le peuple juif selon ce que nous rapporte le rouleau d’Esther, durant la fête de Pourim. De même que le peuple d’Amalek, descendant d’Esaü, attaqua par traitrise les Hébreux sortis d’Egypte, de même Aman usa de son influence auprès du roi Assuérus  pour tenter d’exterminer les juifs exilés dans son royaume (Vème siècle av. J.-C).

Le récit de la guerre contre Amalek est mentionné dans le rouleau de la Torah, celui du combat contre Aman, dans le rouleau d’Esther. Le rouleau d’Esther renvoie au rouleau de la Torah. Le rouleau d’Esther est la Torah de l’exil, comme le rouleau de la Torah est le livre des Hébreux. Dans le rouleau de la Torah Dieu est présent, Il parle à Ses prophètes, Il bouleverse les lois de la nature. Dans le rouleau d’Esther, le nom divin n’est pas mentionné une seule fois, Dieu est caché. Pourtant un même enseignement apparaît ici et là : la lutte contre Amalek.

Dans les deux cas de figure ce combat fut mené par les hommes, sans l’intervention directe de Dieu. Le combat contre Amalek est un combat à mener par nous, les hommes. Amalek symbolise le mal qui s’oppose à l’éthique monothéiste, c’est la barbarie à visage humaine.

Philippe Haddad

 

La sidra de Tetsavé (« Tu ordonneras ») décrit les vêtements que portaient les Cohanim, ainsi que le Cohen Gadol, dans le Michkan (Sanctuaire du désert), puis plus tard à l’intérieur des deux temples de Jérusalem. La vocation de ces vêtements était de conférer aux Cohanim la dignité et la prestance (« Lekhavod ouleTiférèt ») attachées à leur fonction sacerdotale. En hébreu, l’habit s’appelle Bégued, un terme qui provient de la racine Baguod signifiant tromper. L’habit peut, en effet, trahir et dissimuler la véritable personnalité de celui qui le porte. L’habit peut travestir la réalité et détourner l’homme du rôle qui doit être le sien. En fait, le vêtement est apparu, à partir de la faute du premier homme, qui, devenu mortel, devra désormais protéger son corps des tentations de la chair ainsi que des intempéries. Le vêtement va jouer un rôle protecteur, devenant une sorte de corps bis et il va inspirer à l’homme le sentiment de la pudeur, face à la faillibilité qu’a révélée sa transgression de l’ordre divin. En portant leurs habits, les Cohanim devront dorénavant, associer aux gestes de leur service la pureté de l’intention, afin que leur avoda (service divin) les rapproche de D. Le Rambam (Maïmonide) explique que, de nos jours, chacun d’entre nous est assimilé à un Cohen. Dans cette optique, nous devons avoir le souci d’inscrire le projet de D. dans notre vie, afin de faire apparaître, dans notre sanctuaire personnel, la présence divine. Dans le rendez-vous permanent auquel nous devons aspirer avec le sacré, il nous appartient de nous dépasser, afin qu’au travers de l’investissement de notre avoir, au profit de notre être, puisse se produire la rencontre avec D. afin que nous puissions vivre en proximité avec la Chékhina( voisinage de D.). Chacun, à son niveau, est invité à reproduire, dans son existence, cette générosité agissante vis-à-vis des autres (dont ont fait preuve, à l’époque, tous les donateurs du Temple) qui lui permettra, non seulement de dépasser son égoïsme, mais d’investir dans l’éternité ce que la mitsva ou la tsedaka lui aura fourni comme occasion de mériter de devenir l’associé de D., dans un monde à parfaire par nos actions solidaires. Dans le psaume 121 que nous disons tous les jours, à l’intérieur de nos prières, le roi David proclame : «  Hachem  tsilekha, l’Eternel est ton ombre ». Le Baal Chem Tov a expliqué ce verset de la manière suivante : De la même manière que l’homme a une ombre qui épouse son comportement (quand il lève la main, l’ombre lève la main, quand il avance, l’ombre avance,etc.), ainsi D. apporte dans le monde un répondant qui suit le geste de l’homme. Puissent nos actions nous valoir en permanence l’agrément des hommes et le sourire du Ciel

Rabbin Didier Weill

 

 

 

 

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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 11:32

Meguila Blog

Présentation de la fête de Pourim

La fête de Pourim (les sorts), le 14 Adar (8 mars 2012), est la célébration du miracle qui a sauvé le peuple juif en Perse, vers l’an 480 avant l’ère courante. L’histoire de Pourim est racontée dans le livre d’Esther.

Peu de temps après la construction du Second Temple, il restait une forte population juive en Perse, dont Suse était la capitale. Le roi Assuérus (485 à 465 avant l’ère courante), petit-fils de Cyrus, après avoir répudié son épouse Vashti, choisit pour nouvelle reine la belle Esther. Mais Esther n’avait pas révélé au roi qu’elle était juive, sur les conseils de son oncle Mordékhaï. Ce même Mordékhaï, dans ce temps-là, avait sauvé la vie du roi en ayant déjoué le complot de ses gardes contre le souverain. Le fait fut inscrit dans les annales du royaume.

Haman l’amalécite, un homme orgueilleux et cruel, était le conseiller du roi ; et il haïssait Mordékhaï, car ce dernier avait refusé de se prosterner devant lui, les Juifs ne se prosternant que devant Dieu. Il en conçut une haine pour le peuple juif entier, et complota pour le détruire en un discours malheureusement trop connu : « Il y a dans toutes les provinces de ton royaume un peuple dispersé et à part parmi les peuples, ayant des lois différentes de celles de tous les peuples et n’observant point les lois du roi. Il n’est pas dans l’intérêt du roi de le laisser en repos. » (Est 3,8)

Et le roi lui confia le soin de faire ce que bon lui semblerait. Haman, muni du sceau du roi, envoya dans toutes les provinces l’ordre de massacrer les Juifs le 13 Adar, date qu’il avait tirée au hasard.

Mordékhaï persuada Esther de parler au roi au nom du peuple juif. Pour s’apprêter à risquer sa vie en allant voir le roi sans avoir été convoquée, Esther passa trois jours en prière et en jeûne et avait demandé à tous les Juifs d’en faire autant. Le roi la reçut avec bienveillance, elle demanda à parler lors d’un festin qu’il organiserait le lendemain.

Ne pouvant dormir, le roi se fit lire les annales du royaume, où on lui rappela comment Mordékhaï avait déjoué la conspiration contre lui, et qu’il n’avait été fait aucune récompense à cet homme. Au matin, il demanda à son conseiller Haman quel traitement il se devait de réserver à un homme qu’il souhaitait honorer. Haman donna son avis en croyant que le roi pensait à lui : une parade en ville sur le cheval du roi. Assuérus lui ordonna alors de faire ce qu’il avait dit pour Mordékhaï.

Le soir, lors du festin, le roi demanda à Esther quelle était sa requête, qu’il promettait de lui accorder d’avance. Esther lui demanda la survie ainsi que celle de son peuple, que Haman avait condamnées. C’est ainsi qu’Assuérus publia un nouvel édit pour annuler celui de Haman, qui fut pendu sur la potence qu’il avait lui-même dressée pour Mordékhaï.

Le peuple juif, sauvé, passa du deuil à la réjouissance ; on célébra des fêtes. C’est ainsi que fut instaurée, le 14 Adar, la fête de Pourim.

Pourim dans le judaïsme

La fête de Pourim a une signification fondamentale dans le judaïsme. Le miracle de Pourim stigmatise l’espoir que les Juifs gardent toujours dans ces épreuves.

Le rouleau d’EstherIl est un fait particulièrement marquant au sujet du Livre d’Esther : il s’agit du seul texte de la littérature juive sacrée dans lequel pas une fois il n’est fait mention de Dieu. Plus exactement, Dieu n’est pas cité explicitement, mais par de nombreuses allusions subtiles dans le récit. C’est que, si Pessah est l’histoire de la libération du peuple juif par de grands miracles surnaturels, Pourim est la délivrance invisible, l’action cachée de Dieu à l’intérieur des lois de la nature. Par leur seule prière, les juifs du temps d’Esther furent sauvés ; aujourd’hui seul le croyant qui place toute sa confiance en Dieu, peut reconnaître la vraie grandeur du miracle.

C’est même le sens de nom de la fête. Pourim, la fête des "hasards", exprime l’idée que précisément, rien n’est laissé au hasard par Dieu. Ce qui semble être, à première vue, une conséquence de l’histoire, un enchaînement d’événements fortuits, n’est en fait que le moyen choisi par Dieu pour déployer Son Œuvre de Bien.

La fête de Pourim aujourd’hui

Le 13 Adar est un jour de jeûne et de repentir. Le jeûne est diurne uniquement ; il s’adresse à tous, mais comme d’habitude les personnes faibles ou malades en sont dispensées. Le 14 Adar est une journée de réjouissances.

Quatre particularités s’appliquent au jour de Pourim, 14 Adar :

 - On écoute la lecture publique de la méguila, deux fois : la veille au soir, et le matin du 14 ;

- on envoie des cadeaux comestibles aux amis et aux pauvres, en symbole de solidarité dans l’épreuve ;

- en souvenir du demi-shéquel que l’on donnait pour le Temple, l’usage est de donner une contribution pour les œuvres d’Israël ;

- on prend en banquet, dans l’après-midi, à l’image du festin d’Esther.

La coutume est également de se déguiser, car la vraie nature des personnages s’est révélée et leurs masques sont tombés. Lors des années embolismiques, Pourim est célébré au mois de Adar II.

Les bénédictions

Avant la lecture de la Méguila, on récite trois bénédictions. La première est celle habituellement prononcée avant l’accomplissement d’un acte religieux : "Baroukh... ashèr qidshanou be-mitsvotav ve-tsivanou ’al miqra Meguila"

La seconde : "Baroukh... shé-’assa nissim la-avoténou ba-yamim ha-hèm ba-zman ha-zè" (Béni... qui a opéré des miracles pour nos ancêtres en ces jours-là, à cette époque).

Un commentateur explique que l’expression "à cette époque" signifie qu’à chaque époque, et donc aussi à la nôtre, ces événements sont revécus et prennent une actualité nouvelle. La troisième bénédiction est celle de shè-hè’hèyanou qui exprime notre gratitude pour le temps que nous vivons maintenant. Ces berakhot rappellent qu’il ne suffit pas de fêter, mais qu’il faut aussi revivre.

 

Le rouleau déployé

Meguila veut dire "rouleau", ce mot venant du verbe galol : enrouler.

Mais Meguila peut aussi venir de galoh : mettre à découvert. Il est vrai que, dans l’Antiquité, tous nos livres étaient écrits sous forme de rouleaux ; pourtant, celui d’Esther est le seul que nous désignons sous la simple appellation "la Meguila". Peut-être est-ce dû au fait qu’il évoque la mise à découvert de la main de la Providence cachée derrière la scène de l’Histoire.

Ne plus distinguer entre Haman et Mordékhaï

La même idée est exprimée, d’après certains exégètes, dans la règle suivante : "Il faut boire à Pourim jusqu’à ne plus distinguer entre "baroukh Mordekhaï" et "arour Haman" (entre "béni soit Mardochée" et "maudit soit Aman"). Vue ainsi, cette règle ne doit pas être prise à la lettre : elle exprime que l’homme doit tellement s’imprégner de l’idée de la finalité de l’histoire et s’en émerveiller qu’il ne voit plus - sous cet angle - de différence fondamentale entre les deux personnages. En effet, les deux contribuent au déroulement d’une étape historique importante.

La joie et l’optimisme

Le cachet principal de cette fête est la joie débordante qui en marque toutes les manifestations. Cela contraste avec les autres festivités où une certaine sérénité est toujours de rigueur.

Mais la vie juive, et plus particulièrement son calendrier, exprime plusieurs aspects complémentaires. Le sérieux et la rationalité ne sont pas opposés à l’optimisme et à la joie.

Il n’existe même pas de contradiction réelle entre la tristesse apparente de Tish’a be-Av et la gaieté de Pourim : on peut être amer en raison de la déchéance spirituelle du monde et plein de confiance quant à son avenir.

A Pourim, on s’élève en quelque sorte au-dessus de son engagement journalier, on voit le monde dans la perspective de sa finalité et là, tous les personnages, toutes les époques ont leur rôle positif à jouer.

La dernière fête du calendrier juif

Pessa’h est la première fête de l’année et Pourim la dernière. Un contraste frappant les oppose. A Pessa’h, on insiste énormément sur le côté intellectuel de la vie juive, et Pourim semble mettre le poids plutôt sur le côté spontané. A Pessa’h, il importe qu’une discussion s’engage entre le père et le fils, le maître et l’élève, et à Pourim, il importe d’être joyeux, naturel et sans problèmes.

On peut expliquer ce contraste de la manière suivante. Chaque année, l’homme doit acquérir une conscience plus élevée des vérités fondamentales de l’existence : cela se passe à Pessa’h. Ensuite, tout au long de l’année, il doit essayer de donner une expression existentielle aux réflexions qu’il a conçues. Jusqu’à ce qu’à Pourim, avec peu d’explications et de discours, il se sente heureux d’être juif et donne libre cours à son enthousiasme. Le but final de la Tora n’est pas de former un intellectuel sophistiqué, mais un être sain, simple et droit.

 

Au temps d’Aman, le judaïsme et les Juifs furent remis en question en bloc : tout devait disparaître. Pourim, par réaction, représente cette prise de conscience totale du fait juif. C’est l’exaltation de cette sainteté incarnée dans notre peuple et que personne n’effacera jamais.

La fête éternelle

Les Sages du judaïsme enseignent que toutes les fêtes seront abolies après la venue du Messie, excepté Pourim. Toutes les fêtes, en effet, ont trait à la sortie d’Egypte, insistant sur le chemin qu’il reste à parcourir vers le progrès. Ce sont des étapes qui seront un jour dépassées par les temps messianiques. Pourim, en revanche, exprime la richesse spirituelle et existentielle déjà acquise. Cette fête ne sera jamais déphasée, car elle aura toujours un sens nouveau. "Ces jours de Pourim ne disparaîtront pas du sein des Juifs et leur souvenir ne quittera pas leurs descendants".

 

Source : Ziv,

 

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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 18:15

La France a une longue expérience du monde arabe mais n’en a jamais tiré la moindre leçon. Elle continue à cultiver des complexes de culpabilité pour avoir été un horrible colonisateur. Ce qui est pire est sa propension à voir les événements du Moyen Orient à travers les prismes déformants de son ancienne histoire de colonisateur et de sa présente histoire de colonisé.

Ainsi, la France et tout particulièrement les drogués d’arabisme qui se succèdent au Quai d’Orsay, ne s’est jamais inquiétée de savoir si dans toute l’histoire de l’Humanité, un seul traité signé par des arabes a tenu dans le temps. Sans en revenir à Mahomet qui a le premier donné l’exemple du non respect d’un traité, sans se référer aux multiples accords de cessez le feu des ennemis d’Israël, sans même prendre en considération les fédérations et accords interarabes bafoués, il eut suffit de considérer les accords d’Evian. Ils n’ont même pas tenu ce que « tiennent les roses » !

Les Français furent expulsés, les Juifs interdits de séjour et « la valise ou le cercueil » devint la loi. On les a appelé des « rapatriés » car de retour dans leur pays d’origine après parfois un siècle de présence constructive en Afrique du nord. Ils furent tous réintégrés dans la communauté nationale en France ou en Israël.

La centaine de million de réfugiés, chassés de leurs foyers dans le dernier siècle pour raisons politiques ou pour échapper à des guerres, ont été réinsérés dans les terres d’accueil choisies. Le soutien des pays d’immigration et d’une agence internationale pour les réfugiés leur a permis en quelques années de reconstruire leur vie.

La seule exception concerne les arabes qui ont quitté Israël à l’appel de leurs « propres » dirigeants afin de laisser les armées arabes attaquer le tout nouveau Etat juif et perpétrer le massacre prévu.

Les « réfugiés palestiniens »…

Ceux que l’on appelle les «réfugiés palestiniens » ont reçu ce titre privilégié après avoir vécu un an et trois mois dans les frontières du futur Etat Juif. Leur statut de réfugié est transmissible de génération en génération et le fait d’être un réfugié « palestinien » est devenu la profession la plus lucrative au monde. Les quelques centaines de milliers d’arabes qui ont quitté leurs champs de sable et de malaria entretenus par leur incapacité chronique à construire un cadre de vie édifiant, ont reçu des subventions colossales et une organisation onusienne, l’ UNRWA, qui ne s’occupe que de leur cas. On reste « réfugié palestinien » de père en fils ad aeternam! Ces parasites de l’Histoire vivent aux crochets du monde occidental car les pays de la ligue arabe, les pays frères, ne leur accordent aucune possibilité d’intégration, n’ont pas le droit de leur accorder la citoyenneté et ne participent que symboliquement aux milliards d’euros déversés dans ces « camps de refugiés » ou fleurissent villas luxueuses et corruption totale.

Un nombre au moins équivalent à ces « réfugiés arabes » a été constitué de Juifs ayant abandonné derrière eux en Terre d’Islam, des véritables richesses, maisons, domaines et cultures. Nul soutien des Nations Unies, nulle subvention annuelle et une parfaite et harmonieuse intégration en Israël.

San Remo…

Les accords de San Remo signés par la France en 1920 établissent l’obligation des grandes puissances à l’établissement d’un état juif sur toute l’étendue de la Palestine sur les deux rives du Jourdain. Nulle mention n’apparaît d’un quelconque droit ou d’une présence arabe sur cette terre désertifiée par l’absence de son seul peuple légitime. Les amputations de la Terre d’Israël n’ont jamais amené la paix mais bien au contraire attisé les désirs arabes de destruction de l’Etat Juif.

L’Union Européenne dont la situation économique est tellement optimale, vient d’accorder cent millions d’euros au gouvernement de l’autorité « palestinienne » et à ses activités d’éducation de la haine et d’encouragement au terrorisme. La France est ponctionnée depuis plus de six décennies dans des projets qui restent au stade de planification par suite de l’immense corruption ou qui rouillent suite à la totale incompétence. Tout comme le Quai d’Orsay avait considéré l’Allemagne nazie digne d’un traité pour s’acheter la paix des couards, il pense acheter la paix et la sérénité en cédant au racket du terrorisme arabe. Ce n’est pas un hasard si les arabes « palestiniens » s’étaient mobilisés massivement aux côtés des nazis, puis de la dictature communiste et s’engagent aujourd’hui dans la guerre contre les valeurs démocratiques et morales prévalant en Occident.

Munich…

Daladier et Chamberlain pensaient vraisemblablement que le sacrifice des Juifs sur les terres de la croix gammée, sauverait leur pays ! On connaît la suite et c’est vraisemblablement le même calcul qui régit les décisions françaises face aux arabes. Mais l’Etat d’Israël n’est pas la Tchécoslovaquie, la Judée et la Samarie ne sont pas les Sudètes et les Juifs ont un Etat souverain et Tsahal !

La France en votant l’entrée de la « Palestine » au sein de l’Unesco, s’est ridiculisée tout en reniant ses engagements antérieurs envers l’Etat d’Israël. Même si des mesures prises par les nouveaux gouvernements islamistes dans les pays de l’hiver arabe, et qu’elles seront provisoirement éventuellement positives, elles ne dureront que le temps nécessaire pour établir le couperet de la charia et relancer le Djihad.

Le candidat Républicain à la Présidence des USA, Newt Gingrich, a qualifié les « palestiniens » de « peuple inventé ». Il connaît l’Histoire. Il sait également que l’Etat d’Israël est le barrage le plus sûr et le plus exposé face au danger du déferlement de l’Islam et de ses guerres saintes contre le monde civilisé.

Les Juifs continueront…

Serait-ce trop demander à la France et à ses dirigeants que d’arrêter d’être les ignares et les inconscients de l’Histoire ? Serait-ce trop leur demander que de mettre un terme à la politique munichoise, au reniement des amitiés et à la gabegie absolue des centaines de millions d’euros déversés annuellement dans les caisses terroristes ? Serait ce trop leur demander que de mettre un terme aux agissements hostiles du consulat de France à Jérusalem qui sert de soutien actif à la propagande anti-israélienne ?

En attendant le jour où l’ambassade de France sera établie dans la capitale réunifiée et libérée du peule et de l’Etat juif, nous devrons nous habituer à une politique française manquant de courage, de lucidité et de perspective.

Un nouveau « drapeau » de haine flotte sur les bâtiments de l’Unesco à Paris et jette son ombre hideuse et de ténèbres sur ce qui fut la ville lumière.

Quant aux Juifs, ils continueront à construire le rêve sioniste, rebâtir et repeupler la Judée et la Samarie, récolter les Prix Nobel en science et développer l’économie nationale.

Jacques Kupfer

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24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 09:40

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Dans le dossier iranien, les dés sont pratiquement jetés, ce n'est plus qu'une question de prise de décision par les dirigeants israéliens, dès qu'ils auront répondu à trois questions essentielles qui se posent à eux: Israël a-t-il les moyens d'attaquer l'Iran ? Disposons-nous de la légitimité internationale ? Toutes les autres options ont-elles été épuisées ?

Selon les responsables de Tsahal, Israël a effectivement les moyens d'entreprendre une action militaire contre l'Iran. Ehoud Barak estime que le temps presse, car les Iraniens s'apprêtent à débuter les travaux d'enfouissement de leurs installations nucléaires, ce qui rendra la tâche de les bombarder très difficile, voire quasiment impossible, même si Jérusalem a obtenu de Washington la livraison de bombes anti-bunkers ayant un fort pouvoir de pénétration.

 

Le problème, c'est que notre armée de l'Air dispose d'appareils tactiques qui peuvent porter certaines bombes, mais pas les plus lourdes, nécessaires aux frappes stratégiques pour atteindre les sites enfouis, comme les MOB (Massive Ordnance Bomb) de 13 tonnes qui peuvent pénétrer 60 mètres de béton armé ou 40 mètres de roches moyennement dures. Or le site à proximité de la ville sainte de Qom, qui comprend les centrifugeuses d'enrichissement de l'uranium, serait à 60 mètres, voire à 100 mètres sous terre…

 

Le déclenchement d'une opération israélienne fera, bien entendu, l'objet de réactions et de représailles du monde musulman dont le Hezbollah, le Hamas et nos voisins islamistes égyptiens. Il faut s'attendre à ce que le territoire israélien soit la cible de roquettes du Hezbollah, mais celui-ci traverse actuellement une crise de confiance sans précédent, ayant perdu pratiquement simultanément ses deux seuls alliés, l'Iran qui n'est plus à même de livrer des armes aux terroristes chiites libanais en raison des sanctions internationales, et la Syrie, car le régime de Bachar el Assad n'est plus en mesure de compter de manière fiable sur sa propre armée et a d'autres chats à fouetter que les problèmes existentiels du Hezbollah. Donc, le mouvement terroriste chiite libanais va se retrouver avec un ennemi syrien acharné, le jour prochain où Assad aura disparu et le moment est très mal choisi pour tenter quoi que ce soit contre Israël, même de manifester sa colère et mal lui en prendrait, selon de hauts responsables militaires israéliens.

 

Le Hamas, quant à lui, lancera vraisemblablement ses salves contre le sud d'Israël, mais cette éventualité a été prise en compte par Benny Gantz, le chef d'état-major de Tsahal, qui s'est engagé à en venir à bout.

 

La seule véritable inconnue reste l'Egypte, mais tant que les militaires détiennent encore le pouvoir, il ne devrait pas y avoir trop de casse.

 

Je n'ai pas oublié une éventuelle réaction de l'Iran. Bien sûr, dans un premier temps, dans l'affolement, Ahmadinejad et les ayatollahs lanceront des attaques, mais les Américains et les Occidentaux en général devraient pouvoir gérer cette situation, non pour les beaux yeux des Israéliens, mais pour se défendre eux-mêmes.

Donc, selon Ehoud Barak, il faudrait peut-être penser à y aller maintenant, avant qu'il ne soit trop tard, sachant qu'une opération ne fera, dans le meilleur des cas, que retarder de trois à cinq ans la réalisation du programme nucléaire des Iraniens. En se disant que d'ici là, les pressions et les sanctions pourront peut-être avoir eu raison du régime des ayatollahs.

 

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 09:31

Terouma

"Le Sanctuaire, entre mémoire et avenir" 

Avec la paracha de cette semaine, la paracha Térouma, nous entrons dans les chapitres du livre de l’Exode / Shémoth qui traitent de la construction du mishkan, le sanctuaire du désert.

 La construction du Temple peut nous paraître un sujet anachronique ; tout d’abord parce que nous n’en avons plus, et ensuite parce que la religion d’Israël semble avoir glissé du culte sacrificiel au culte synagogal. Déjà à l’époque du retour de l’exil de Babylonie, au cinquième siècle avant l’ère chrétienne, et la construction du deuxième Temple, la synagogue jouait un rôle important. En relisant Térouma, il nous semble (en tout cas pour ceux qui comprennent l’hébreu) que nous devenons des archéologues à la recherche de l’arche perdue.

Aujourd’hui j’écris de Jérusalem, sous un ciel clair et dans une atmosphère agréablement tiède. Les gens vaquent à leurs occupations. Au loin on entend le bruit des travaux de la construction du futur tramway. Quelques vagues conversations, des rires, des appels parviennent jusqu’à ma fenêtre. La vie quotidienne, tout simplement. Mais est-ce si simple ? Est-ce si simple pour des Israéliens d’être ici à Jérusalem, à Tel-Aviv ou à Nataniya ?

Pardonnez-moi cette digression, qui en fait n’en est pas une. Car entre mon premier paragraphe qui traite du sanctuaire du désert et le second qui parle de la vie aujourd’hui à Jérusalem, se tisse un lien invisible mais solide comme le roc.

Le sanctuaire était ce temple mobile que les lévites allaient transporter jusqu’à la terre promise. Les Hébreux portaient la « résidence de Dieu » parmi leurs bagages. Entre ce premier lieu de culte, on l’on pratiquait les sacrifices et la réalité d’Israël, il y a eu le temps des synagogues, comme d’autres on chanté le temps des cathédrales. Mais les synagogues n’ont été que des poteaux indicateurs d’un seul lieu : Jérusalem (selon l’orientation de nos lieux de prière).

La question du passage du culte sacrificiel au culte liturgique est fort intéressante, mais elle reste une question de spécialistes. Par contre, relire chaque année que nos ancêtres ont construit un temple « en kit », de telle et telle dimension, avec tel et tel matériau, pour réaliser tel et tel objet ou habit, et ce, pour marcher vers la terre jurée à Abraham, Isaac et Jacob, nous a aussi donné la force de continuer la marche de nos pères.

Nous ne lisons pas la paracha pour être des nostalgiques du passé, mais pour mieux savoir d’où l’on vient et mieux savoir où nous allons.

Philippe HADDAD

 

 

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