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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 09:08

250px-Korah Botticelli

Cette paracha nous relate la révolte de Kora'h.

Kora'h s'est élevé contre la nomination de Aaron, la frère de Moshe, a la fonction de Cohen Gadol. Il mettait en cause l'origine divine de cette nomination et prétendait que Moshe réservait les meilleurs postes a sa famille.

Apres la fin tragique que connut cette histoire, D-ieu ordonna a Moshe de planter en terre un bâton pour chaque tribu, les noms des tribus étant indiques sur leurs bâtons respectifs.

Il allait faire par un signe quelle tribu il avait désigné pour assumer le rôle de Cohen : "Vehaya haich acher evra'h bo, mateou yifra'h" "Et l'homme que j'aurai désigné, son bâton fleurira".

Le lendemain, le bâton d'Aaron avait fleuri : "Et voici que le bâton d'Aaron, pour la maison de Levi, avait fleuri, des fleurs étaient sorties, des bourgeons avaient germes et des amandes avaient poussées".

Une question se pose : Puisque déjà le bâton avait fleuri, cela était suffisant. Pourquoi a-t-il fallu que ce miracle respecte un ordre naturel : des fleurs, des bourgeons et des fruits. Et si les amandes étaient nécessaires, D-ieu n'aurait-il pas pu les faire pousser sans qu'il n'y ait aussi besoin de fleurs ?

Une question similaire peut se poser par rapport a l'événement qui s'est produit a Guibon, ou le soleil s'est fige peu avant son coucher afin de laisser le temps a Yéochoua de vaincre les peuplades cananéennes.

D-ieu n'aurait-il pas pu tout simplement faire en sorte que Yéochoua gagne la guerre plus  rapidement et que le soleil continue sa course normalement ?

Quelle importance y-a-t-il a ce que les amandes aient pousse selon un ordre naturel, et quelle importance y-a-t-il a ce que la guerre ait pu continuer normalement ?

On constate ici une volonté de D-ieu d'unir la nature et le miracle au sein d'une même action.

Il désire que la nature et le divin forment un tout. Il n'est pas suffisant que le divin soit une entité en soi et la nature une autre entité, même dépendante du divin, mais Il désire au contraire que la nature elle-même ne soit qu'un véhicule de la volonté divine.

De la nous apprenons plusieurs enseignements :

De même que D-ieu agit dans le sens de l'union entre le surnaturel et le naturel, il doit en être de même de notre service personnel  vis-à-vis de D-ieu. Nous devons unir la soumission, lie a l'ordre divin, surnaturel, avec la compréhension, liée a l'ordre naturel.

Le fondement du service divin est la soumission, l'annulation de soi-même vis a vis de D-ieu. Mais ceci n'est pas suffisant. D-ieu demande également de nous l'effort de comprendre les sujets de la Torah et des commandements dans notre intellect, et de les ressentir dans notre cœur.

Un autre enseignement important qui dérive de notre paracha est que chacun de nous doit avoir conscience que tout nous vient de D-ieu, sous forme de bénédiction, et que notre rôle est simplement de créer le "récipient" destine a recueillir cette bénédiction divine.

Pour autant, ce récipient est nécessaire, et il ne faut pas se contenter de savoir qu'il existe une bénédiction divine distribuée avec largesse.

Nous devons vraiment recueillir cette bénédiction, par nos actions naturelles, afin de pouvoir servir D-ieu comme il se doit,

étudier Sa Torah et accomplir Ses mitsvot, dans la largesse et la detente.

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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 16:50

Chelah Lekha

La sidra " BEHA'ALOTEKHA " s'était achevée sur un bref récit concernant une critique du comportement de Moïse par son frère Aharon et sa sœur Myriam. Cette critique, fût-elle dépourvue de malveillance, s'apparente à la médisance, et comme nous l'avons vu dans la sidra " METSORA' ", c'est une faute qui est punie par une maladie de la peau, le " NEGA' TSARA'AT ". Myriam " hanevia " (la prophétesse) n'a pas échappé au châtiment, en dépit de tous ses mérites. Elle a donc dû quitter le campement des Bené Israël le temps de sa guérison, soit sept jours. La médisance peut prendre un aspect occulte : on fait courir une rumeur en pensant que personne n'en connaîtra la source. Mais Dieu, qui sonde les reins et les cœurs, frappe ceux qui s'en rendent coupables et leur faute devient publique, car leur état d'impureté leur impose d'en prévenir ceux qu'ils rencontrent.

  Dans la sidra " CHELAH' LEKHA ", il est question également de médisance, mais d'un autre ordre : les Israëlites ont entamé leur mouvement vers la Terre Sainte. Cependant, ils ont exprimé le souhait de savoir où ils allaient. Ils ont demandé à Moïse d'envoyer des explorateurs -des espions- qui puissent recueillir des informations sur le pays, ses habitants, ses fortifications, ses fruits,… Un représentant de chaque tribu a été désigné et les douze espions se sont partagés les différentes missions. Ce périple dura quarante jours, au bout desquels ils retournèrent avec " une grappe de raisin, qu'ils portèrent à deux au moyen d'une perche, de plus, quelques grenades et quelques figues " [Nombres XIII, 23].

  Dix des douze espions firent un récit démoralisant de ce qu'ils virent.

Les deux autres, Calev Ben Yefouné et Yehochoua' Bin Noun rapportèrent des informations tout à fait inverses, sachant que l'Eternel, fidèle à Sa Promesse, ne conduirait pas son peuple vers un pays imprenable. Hélas ! cefût la médisance qui prévalut, et à force de mensonges et d'exagérations, la rumeur se répandit que la montée vers Canaan était pleine de périls et que le peuple serait exterminé avant même de s'y installer. A nouveau, l'idée du retour en Egypte fut lancée et tout le peuple, abusé par la désinformation des dix espions de peu de foi, se mit à gémir. L'on menaça même de lapider Moïse, Aharon, Calev et Yehoshoua'. A bout d'arguments, Moïse se tourna vers Dieu. Celui-ci, dans la colère, fit périr immédiatemnt les dix explorateurs qui avaient dit du mal de la Terre Promise, et condamna le peuple à errer dans le désert durant quarante ans, afin que tous ceux qui avaient plus de vingt ans périssent sans pouvoir entrer en Canaan.

  Une tentative d'expédition vers Canaan, désapprouvée par Moïse -car Dieu maintenait sa sentence- se solda par une défaite cuisante : " L'Amalécite et le Cananéen (…) les battirent et les taillèrent en pièces " [Nombres XIV, 45].

  Le manque de confiance dans la Providence Divine, et surtout la diffusions de fausses nouvelles sur Eretz-Israël se soldèrent par une errance de quarante ans, une année par journée d'exploration. Cependant, pour bien montrer que le châtiment se terminerait bien par l'entrée en Canaan, Dieu indiqua à Moïse un certain nombres de mitzvoth (préceptes) à observer " quand vous serez arrivés dans le pays que je vous destine pour votre établissement " [Nombres XV, 2].

La sidra se termine par le dernier paragraphe du " CHEMA' ", concernant la mitzva du tsitsit (frange) à porter sur soi " dont la vue vous rappellera tous les commandements de l'Eternel, afin que vous les exécutiez et ne vous égariez pas à la suite de votre cœur et de vos yeux, qui vous entraînent à l'infidélité " [Nombres XV, 39].

Leon Masliah

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 09:43

bernheim gilles

Par le Grand Rabbin de France Gilles Bernheim

Toulouse hier, Villeurbanne aujourd’hui, la révulsion que ces actes suscitent se traduit par des condamnations énergiques et des messages de sympathie.

Mêmes réquisitoires contre le racisme et l’antisémitisme. Mais lutte-t-on seulement contre les avatars de l’antijudaïsme islamiste ou de l’antisémitisme en s’écriant : « Non à l’antisémitisme » ? Les criminels et les antisémites endurcis sont-ils impressionnés par ces émotions collectives ? Je serais tenté de croire que cela répond pleinement à leurs attentes, puisqu’ils cherchent avant tout à faire peur, à déstabiliser.

Alors quoi faire ? Un intense travail de « réarmement moral » est indispensable.

Prévenir sans relâche par l’éducation, nommer le mal d’où qu’il vienne et réprimer avec vigueur les manquements à l’ordre républicain. Il faut une volonté politique d’arrêter les hors-la-loi et de les livrer à la justice. Tout le reste n’est que littérature et théâtre. Cela implique des enquêtes poursuivies sans relâche jusqu’au démantèlement de tous les réseaux.

Un Etat qui n’est pas en mesure de l’assurer est un Etat condamné.

 

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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 10:34

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Un des sujets que traite cette Sidra est la question de la Prophétie. Quatre points essentiels retiennent notre attention :

1-       L’essence même de la prophétie.

2-       Ses moyens d’expression : vision et rêve.

3-       L’inspiration de Moïse et celle des autres prophètes.

4-       L’attitude de Moïse envers Eldad  et Médad.

Pour atteindre la connaissance de D. il faut que l’être humain ouvre son intelligence aux phénomènes naturels, aux événements historiques, et que la réaction de sa conscience se fasse très rapidement. L’énergie et la sincérité doivent aller de pair avec la réceptivité des sens. Si ces conditions sont remplies, l’homme pour  bénéficier de l’inspiration doit encore s’isoler du monde physique et de consacrer totalement au monde spirituel.

« L’Eternel descendit dans une nuée et lui parla ( à Moïse )et, détournant une partie de l’esprit qui l’animait, la reporta sur ses soixante-dix  personnages, sur les anciens. Et aussitôt que l’esprit se fut posé sur eux, ils prophétisèrent . . .  »(Nb. XI, 25)

Moïse ici fait fonction d’un formateur. Il enseigne aux soixante-dix anciens  comment arriver à la  concentration  capable de leur permettre d’atteindre la connaissance la plus profonde de l’Eternel. Sa formation est fondée sur la stimulation, et  la discipline. L’inspiration ne doit pas rester une affaire privée, elle doit permettre à celui qui en est sujet de rayonner sur ceux qui l’entourent et désirent en recevoir l’investigation. Cependant, cette manière de procéder, ne permet qu’une révélation du second  degré. Ils apprennent la vérité divine sous forme de vision ou de rêve.

Quelle différence existe-t-il entre un rêve normal, ordinaire et un rêve prophétique ? C’est un problème difficile  car à priori on ne peut pas distinguer un rêve ordinaire d’un rêve prophétique. Selon Abrabanel  la différence consisterait dans l’intensité de la sensation et dans la clarté des images. Seul Moïse avait atteint le plus haut degré d’inspiration. En effet la Torah dit : «  Moïse est mon serviteur. De toute ma maison c’est le seul dévoué. Je lui parle face à face, dans une claire apparition et sans énigmes ; C’est l’image de D. même, qu’il contemple. » 

L’avantage qu’avait Moïse sur les autres prophètes venait du fait qu’il ne poursuivait aucune ambition personnelle. Il ne désirait pas être au-dessus du peuple. Il appelait de ses vœux l’inspiration prophétique sur tout le peuple sans restriction.

C’est la raison pour laquelle il ne partage pas du tout le point de vue de Josué, en ce qui concerne Eldad et Médad. Qui se sont dissociés des anciens et se sont mis à prophétiser en dehors de la Tente d’assignation. Nos Sages voient, au contraire, dans l’attitude de ces deux anciens un signe de modestie : «  Ils se considéraient indignes de la grâce divine et n’ont pas osé prendre un rang élevé. Leur humilité fut largement récompensée » ( Sanhédrin 17 a )

Quand Josué est venu exprimer sa colère contre ces deux anciens qui se sont permis de prophétiser, Moïse s’exclama : « Plût au Ciel que tout le peuple de D. se composât de prophètes, que l’Eternel fit reposer son esprit sur eux »(XI, 29 )

La leçon de cette Sidra, en ce qui concentre ce sujet de la prophétie, est  l’espoir  de voir tout Juif  capable d’avoir l’inspiration divine. Chaque Juif doit faire en sorte d’être le prophète de la Torah. Ce n’est que lorsque tous les Juifs seraient dignes de recevoir cette inspiration que les temps messianiques  commenceront. Un temps où la terre entière sera remplie de la connaissance de D. «  Après cela, je répandrai mon esprit sur toute chair, si bien que vos fils et vos filles prophétiseront, que vos vieillards songeront des songes et que vos jeunes gens verront des visions » (Joel III, 1 )     

Rabbin Haim HARBOUN

 

 

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 15:41

C’était avant la Shoah...! Bien avant la création de l’Etat d'Israël,

« ...Mais un spectacle étonnant et vraiment unique est de voir un peuple expatrié n’ayant plus ni lieu ni terre depuis près de deux mille ans, un peuple altéré, chargé, mêlé d’étrangers depuis plus de temps encore, n’ayant plus peut-être un seul rejeton des premières races, un peuple épars, dispersé sur la terre, asservi, persécuté, méprisé de toutes les nations, conserver pourtant ses coutumes, ses lois, ses mœurs, son amour patriotique et sa première union sociale quand tous les liens en paraissent rompus.

Les Juifs nous donnent cet étonnant spectacle, les lois de Solon, de Numa, de Lycurgue sont mortes, celles de Moïse bien plus antiques vivent toujours. Athènes, Sparte, Rome ont péri et n’ont plus laissé d’enfants sur la terre. Sion détruite n’a pas perdu les siens, ils se conservent, ils se multiplient, s’étendent par tout le monde et se reconnaissent toujours, ils se mêlent chez tous les peuples et ne s’y confondent jamais ; ils n’ont plus de chefs et sont toujours un peuple, ils n’ont plus de patrie et sont toujours citoyens »...

Jean-Jacques Rousseau (1712-1718)

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 15:21

Kaddish

Le kaddish des petits-fils

J'arrive à l'âge où les parents ont fait le plein d'années et où nous accompagnons nos amis dans le douloureux chemin de la séparation. Il est un temps pour tout. Il fut un temps où nos amis se mariaient. Puis vinrent les naissances, les miloth, les bar et bat-mitsva. Enfin, les enfants se marièrent à leur tour, et apparurent des petits-enfants... Aujourd'hui, c'est la vie !, si les sema'noth, les fêtes continuent, s'y ajoutent malheureusement les deuils. Si la période de deuil est un moment particulièrement triste, c'est aussi l'occasion de compter ses amis, de ressentir leur présence, leur proximité, leur chaleur. Pour ces amis, c'est aussi le temps de témoigner de leurs sentiments, ce que l'on a parfois de la peine à faire dans la vie quotidienne. La tradition qui veut que l'on participe aux offices domestiques ou que l'on rende visite aux endeuillés permet de pénétrer dans leur intimité, de se rapprocher d'eux, souvent de mieux les connaître en ces moments d'épreuves. Les hespédim, les souvenirs sur la vie du défunt, les récits des proches donnent une autre dimension à ces amis que l'on croyait pourtant bien connaître, que l'on a côtoyés des années durant à la Choule. Tel 'Hassid que l'on voyait un peu guindé, caché par son caftan et son grand chapeau, apparaît soudain proche et convivial. Cet autre fidèle, joyeux et à l'air superficiel, se montre d'une grande profondeur religieuse et intellectuelle. Ce juif, moins fidèle, que l'on voyait occasionnellement dans la communauté, vit intensément son judaïsme et se rattache avec force à ses ancêtres.

Le deuil est un moment de vérité. C'est à cela que j'ai pensé, à plusieurs reprises ces dernières années, lorsque j'ai pris conscience, lors des offices de chiva (semaine de deuil), de certains décalages entre la réalité et l'image que nos avons parfois de nos amis. Nos grands-parents, pour la plupart, parfois nos arrière-grands-parents, non seulement connaissaient le kaddish et le récitaient par cœur lors des deuils et des yartseit (anniversaires de deuil), mais étaient à l'aise pour davenen, pour faire l'office que la tradition impose pour l'occasion. Les sefarim (ouvrages rabbiniques) sont pleins de ces conflits de priorité qui pouvaient survenir au moment ou deux avélim (endeuillés) sollicitaient le 'amoud (le pupitre de prière).

Si la génération suivante connaissait encore le kaddish, il n'était pas évident qu'elle récite les prières. Et dans certaines Choules, pour ne faire honte à personne ou pour ne pas troubler la dignité des offices, on ne laissait tout simplement plus les simples fidèles conduire la prière, mission dévolue à un 'hazan professionnel. La « génération de mai 1968 », si elle s était fait reconnaître par ses diplômes universitaires, n'était plus en mesure ni de dire kaddish, ni de faire la prière. Heureusement, à cette époque les parents étaient encore jeunes. C'est cette génération qui est aujourd'hui en âge d'accompagner ses parents à leur dernière demeure. Grâce à D., un fort mouvement de techouva a ramené à notre communauté des milliers de juifs, devenus conscients, engagés, curieux de l'étude et de la pratique des mitsvoth.

Pourtant, il y a des choses que, lorsque l’on ne les a pas apprises dans sa jeunesse, on rattrape difficilement. La lecture hébraïque, la récitation des prières en public posent souvent problème à cette génération. Et lors des offices de chiva, nous remarquons tout d'un coup que cet ami, profondément  froum, que ce loubavitch si dynamique, que ce « pilier de Choule » qui ne manque aucun office, n'est pas en mesure de faire la tefila, la prière et que parfois même, il lit avec effort le kaddish. J'imagine combien, en ce moment si difficile, où il souhaite se consacrer totalement à l'élévation de l'âme de son parent, il doit souffrir de ne savoir prononcer les mots dans leur pureté et leur précision.

Mais j'ai fait un constat qui me réjouit, comme il doit certainement réjouir ces endeuillés. C'est à cette occasion que l'on voit un fils, voire un petit-fils, se rendre avec détermination devant le 'amoud, remplaçant son père, son grand-père et prier avec la force et la conviction d'une jeunesse engagée. Et je sais que le père, le grand-père n'en éprouvent que de la fierté. L'officiant n'a pas beaucoup plus de treize ans, ou alors il est déjà à I âge de la yesniva et arbore fièrement un grand chapeau, signe distinctif de sa dignité, voire même, il est père de famille, et de jeunes enfants, autour de lui, témoignent de la continuité des générations. Oui, il y a eu une génération ou deux « sacrifiées » à un siècle de barbarie, que certains ont confondue l'ère des Lumières, des lendemains qui chantent et de la fraternité universelle. Mais, pour la première fois dans l'Histoire, depuis la Révolution française le mouvement s'est inversé pour certains. Les enfants et les petits-enfants ont renoué avec la tradition de leurs aïeux. Grâce, il faut bien le souligner, à l'engagement, à la volonté, à la messirouth  nefech, au dévouement de leurs parents, qui se sont formés, qui ont renonces à des existences parfois faciles, qui ont tourné le dos à des idéologies totalitaires, à la pensée unique de leur époque, pour ouvrir à leurs enfants des voies nouvelles, leur offrir une éducation juive de qualité. Grâce à ces parents, qui ne lisent pas toujours bien l'hébreu et hésitent dans la récitation du kaddish, il y a aujourd'hui dans notre communauté, une merveilleuse jeunesse, honneur du judaïsme. Le plus beau kaddish que des enfants puissent réciter pour leurs parents et grands-parents !

Gabriel VADNAI

Directeur de la Fondation CASIP-COJASOR

 

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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 19:09

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Agression antisémite de Villeurbanne : la Licra demande que la candeur ne fasse pas obstacle à la vérité.

 

La Licra condamne avec la plus grande fermeté l’intolérable agression de trois jeunes juifs portant la kippa par un groupe d’une dizaine de personnes samedi soir à Villeurbanne.

 

Depuis la tuerie de Toulouse, les exactions antisémites sont hebdomadaires dans les villes à forte population juive.

 

Les crachats, les invectives, les insultes et parfois les coups, sont devenus le quotidien de familles juives dont beaucoup préfèrent désormais scolariser leurs enfants dans des établissements confessionnels plutôt que dans l’école de la République.

 

 Devant cette recrudescence d’actes antisémites, la candeur ne doit plus faire obstacle à la vérité : ces actes sont le plus souvent commis par de jeunes délinquants issus de l’immigration maghrébine. Ni islamistes, ni terroristes, ils sont les vecteurs d’une propagande concertée visant à importer le confit proche-oriental sur le territoire français en leur faisant croire qu’il serait légitime de s’attaquer à des passants portant une kippa sous couvert d’un prétendu antisionisme.

 

Il est temps de prendre la mesure de cette nouvelle forme d’antisémitisme qui gangrène nos banlieues. Ce n’est pas rendre service à la communauté arabo-musulmane de France, qui en est victime, de feindre de l’ignorer.

 

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 20:58

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Le NAZIR constitue, dans la communauté juive, un individu d'un genre particulier.

 Qu'est-il au juste? Un homme quia décidé de s'abstenir de consommer le raisin et tous les produits à base de raisin tels que vin, alcool, jus. De plus, il laisse pousser ses cheveux et applique plus sévèrement qu'il ne le doit certaines règles de pureté.

A première vue, un tel homme peut nous sembler digne de respect: non content d'appliquer les H de la Torah, il prend sur lui des obligations supplémentaires, s'interdit même ce que l'Eternel a autorisé.

Et effectivement, on serait tenté de le considérer comme un "saint", car en agissant de la sorte il veut se consacrer, plus que n'importe qui, à D.ieu.

Pourtant l'Eternel ne l'entend pas ainsi. Il nous fait d'abord remarquer que le NAZIR arrivera fatalement à enfreindre les lois supplémentaires de pureté qu'il veut s'imposer; il ne pourra pas s'empêcher de devenir impur au contact d'un mort.

De plus, la Torah nous signale que le NAZIR devra apporter un sacrifice "pour se faire pardonner la faute qu'il a commise envers lui-même" en devenant NAZIR Quelle faute en vérité?

Tout simplement, le fait qu'il s'est imposé de. s'abstenir de consommer des produits que l'Eternel a pourtant mis à sa disposition et qu'il l'a autorisé à manger et à boire.

En effet, si nous avons à observer certaines restrictions alimentaires, par contre, nous avons le devoir de profiter des aliments que l'Eternel veut bien nous accorder.

Les biens de la création sont à notre portée; à nous d'en jouir sans oublier pour autant le Créateur, qui en est l'auteur et le Souverain-maître. Ajouter des obstacles et des interdictions sur le chemin que l'Eternel nous a permis de parcourir n'est pas à conseiller, loin de là! En agissant ainsi, nous aurions l'air de vouloir améliorer la Torah et perfectionner le message divin et de lui dénier, du même coup, la valeur éternelle et immuable qui est la sienne.

 

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29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 10:53

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 Cette question n’est pas aussi étrange que cela puisse paraître à première vue. Examinons cette créature libre qui a été isolée et opprimée, foulée aux pieds et poursuivie, brûlée et noyée par tous les dirigeants et les nations, mais qui n’en est pas moins vivante et prospère en dépit de tout le monde.

Qu’est-ce qu’un Juif qui n’a pas succombé à toutes les tentations mondaines offertes par ses oppresseurs et persécuteurs de sorte qu’il aurait renoncé à sa religion et qu’il aurait abandonné la foi de ses pères?

Un Juif est un être sacré qui s’est procuré un feu éternel du ciel et, avec lui il éclaire la terre et ceux qui y vivent. Il est le printemps et la source d’où le reste des nations ont puisé leurs religions et leurs croyances.

Un Juif est un pionnier de la culture. Depuis des temps immémoriaux, l’ignorance était impossible en Terre Sainte, de même que de nos jours dans l’Europe civilisée. En outre, au moment où la vie et la mort d’un être humain ne valaient rien, Rabbi Akiva s’est prononcé contre la peine de mort qui est maintenant considérée comme une peine acceptable dans la plupart des pays civilisés.

Un Juif est un pionnier de la liberté. Retour dans les temps primitifs, quand la nation a été divisée en deux classes, les maîtres et les esclaves, l’enseignement de Moïse interdit la tenue d’une personne comme esclave pendant plus de six ans.

Un Juif est un symbole de la tolérance civile et religieuse, « donc montrez votre amour pour l’étranger, car vous avez été étrangers dans le pays d’Égypte. » Ces paroles ont été prononcées au cours de lointains, et barbares temps où il était communément acceptable entre les nations d’asservir les autres.

En termes de tolérance, la religion juive est loin de recruter des adhérents. Bien au contraire, le Talmud stipule que si un non-Juif veut se convertir à la foi juive, il faut lui expliquer combien il est difficile d’être Juif et que les justes des autres religions aussi héritent le royaume céleste. Un Juif est un symbole de l’éternité.

La nation qui ne n’abat, ni ne torture pourrait exterminer, la nation que ni le feu ni l’épée des civilisations ont été en mesure d’effacer de la surface de la terre, la nation qui la première annonce la Parole de Dieu, la nation qui a préservé la prophétie depuis si longtemps et qui l’a passé au reste de l’humanité, une telle nation ne peut pas disparaître.

Un Juif est éternel, il est une incarnation de l’éternité.

Léon Tolstoy, 1891

 

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 09:12

loukhot

C'est la gloire du peuple d'Israël que d'avoir transmis le Décalogue au monde entier.

Le 6 du mois de Sivane, nous célébrons l'anniversaire de la promulgation du Décalogue. C'est une fête solennelle' une des fêtes appelées « Chaloch Regalim » c'est à dire Trois pèlerinages : en effet, à l'époque du Temple de Jérusalem, les Juifs étaient tenus de célébrer ces trois fêtes dans le sanctuaire : ils y arrivaient en joyeux cortèges de tous les coins du pays. Ces fêtes sont : Pessah' Chavouot et Souccot.

Chavouot (la Fête des Semaines) porte ce nom parce qu'elle a lieu sept semaines après Pessah. Les Grecs donnèrent à cette fin le nom de Pentecôte parce que, en grec, "Pentecôte veut dire : cinquantième. Or, cette fête a lieu le cinquantième jour après Pessah. Elle dure deux jours et est très importante,  car elle nous rappelle la révélation de la Torah. En hébreu on l'appelle aussi : Zemane mattane Torahténou. En Eretz Israël, en même temps que Chavouot, on célèbre aussi la fin de la moisson et l'offrande des prémices : "Hag habikourim. Autrefois, les Juifs portaient les prémices de leurs champs au Temple lors d'une cérémonie solennelle. Aujourd'hui, en Eretz Israël, les enfants des écoles et les travailleurs des champs, la tête ornée de fleurs, apportent au Kèrén Kayèmet (le Fonds National Juif), dans de grandes corbeilles, les prémices de la terre dans un grand cortège populaire.

Voici les Dix Commandements (Assèrèt ha-dibrot) que les Juifs entendirent prononcer par une Voix puissante, pendant que le Mont Sinaï était enveloppé de flammes et de fumée. Les flancs de la montagne tremblaient et l'on entendait le son puissant d'une corne de bélier (chofar).

1. "Je suis l'Eternel' ton Dieu, qui t'ai fait sortir d'Egypte, de la maison d'esclavage.

2. "Tu n'auras pas d'autres dieux devant Ma face, tu ne te feras aucune idole, ni aucune image de ce qui est en haut dans les Cieux, ou sur la Terre en bas, ou dans les Eaux au-dessous de la Terre et tu ne les adoreras pas...

3. "Tu ne proféreras pas en vain le nom de l'Eternel ton Dieu, car l'Eternel ne laisse point impuni celui qui profère Son nom pour le mensonge.

4. "Souviens-toi du jour du Sabbat pour le sanctifier. Six jours tu travailleras et tu feras tout ton ouvrage. Mais le septième jour est le Sabbat consacré à l'Eternel ton Dieu. Tu ne feras aucun travail, toi, ton fils, ta fille, ton serviteur, ta servante, ton bétail ni l'étranger qui se trouve dans tes portes. Car en six jours l'Eternel a fait les Cieux, la Terre, la Mer et tout ce qu'ils renferment, et il s'est reposé le septième jour. C'est pourquoi l'Eternel a béni le septième jour et l'a sanctifié.

5. "Honore ton père et ta mère, afin que tes jours se prolongent sur la terre que l'Eternel ton Dieu t'a donnée.

6. "Tu ne tueras point.

7. "Tu ne seras point adultère.

8. " Tu ne déroberas point.

9. "Tu ne porteras point contre ton prochain un faux témoignage.

10. "Tu ne convoiteras point la maison de ton prochain, ni rien de ce qui lui appartient.

Telles furent les paroles immortelles que le peuple d'Israël entendit, tandis que la terre même tremblait au milieu du tonnerre et des éclairs. Epouvantés par un spectacle aussi terrible, les Juifs dirent à Moïse : "Nous ne voulons plus entendre directement la Voix du seigneur; va toi-même sur le Mont Sinaï, et rapporte-nous Ses paroles. "Par la suite, Dieu communiqua à Moïse, l'une après l'autre, toutes les lois du judaïsme. Moïse les répéta au peuple et les transcrivit dans la Torah.

Tous les peuples civilisés finirent par reconnaître, puis par accepter en grande partie le Décalogue donné par Dieu à Moïse et à son peuple : c'est le fondement de toutes les grandes religions monothéistes.

 

 

 

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