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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 18:43

Liberté

S’il y a une idée qui surgit avec force dans cette période si particulière du calendrier juif, c’est bien celle de liberté. Oui, la liberté qui fait que, de Roch Hachana en Yom Kippour, il nous appartient de choisir de nous rapprocher de D.ieu de toute la force de notre volonté. Cette liberté que rien, jamais, ne peut contraindre ni même restreindre. Pour tout dire, la liberté est sans doute le déterminant majeur de la condition humaine.

 N’est-ce pas ainsi que le Créateur nous fit, nous donnant ainsi cette qualité unique et quasi miraculeuse : la liberté absolue du choix à chaque instant, même si ce choix est absurde ou fondamentalement opposé à ce que nous devrions être ? La liberté de l’homme est ainsi une sorte de don Divin et, pour cela, elle n’est jamais négociable. Si des hommes ont pu choisir de mourir pour elle au fil des temps, c’est aussi parce qu’elle est chevillée à la nature humaine. Elle ne peut donc être soumise aux aspirations idéologiques ou aux convictions socioculturelles des uns ou des autres ; elle est à peine limitée par les nécessités sociales.

C’est dire que la dimension religieuse, c’est-à-dire celle du lien avec D.ieu, ne peut, sans se trahir, interdire l’expression d’une pensée, même si celle-ci est offensante ou simplement stupide. Elle peut certes en dénoncer haut et fort le contenu. Elle peut dire que la sagesse doit tempérer les opinions afin de maintenir une certaine harmonie universelle. Elle ne peut pas vouloir faire tomber un couvercle de plomb sur la prise de parole car celle-ci est, justement, ce qui nous distingue du reste des créatures.

Dès lors, lancer des anathèmes ou pire ouvrir un cycle de violences résonne comme un terrible aveu : celui de la perte du sens de la transcendance. Mal assuré de son propre lien avec le Divin, on en vient alors à de dramatiques errements, on a recours à la force pour faire silence autour de soi. En vain bien sûr car, en, tout état de cause, la liberté ne peut rester enchaînée.

Quant à nous, nous continuons notre chemin. Même si les temps semblent tout à coup devenus difficiles, même si l’orage gronde, rien n’arrête celui qui avance libre. Et l’âme l’est toujours, hors de portée de toute atteinte. Yom Kippour est à notre porte. Il nous ouvre à la liberté qui n’est rien d’autre que celle de la vie même. Sachons donc le vivre librement.

Haïm Nisenbaum

 

 

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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 11:44

 

VAYELEH

Moïse, âgé de cent vingt ans, arrive au bout de sa mission. En tant que guide d’Israël durant quarante ans il est préoccupé par la pérennité d’Israël. Il lui faut donc préparer la continuité de la direction sachant pertinemment qu’il ne rentrerait pas en Israël.

Cependant il a l’assurance de l’Eternel  continuera à préserver Israël en leur livrant tous les peuples idolâtres qui habitent encore dans le pays de Canaan. Josué, qui a été le second de Moïse est tout à fait indiqué pour prendre la succession de Moïse.

Ce dernier le présenta officiellement au peuple et lui donna ses instructions en s’adressant d’abord au peuple en ces termes : «  Soyez forts et courageux, ne vous laisser effrayer ni intimider par eux (les peuplades idolâtres)  Car l’Eternel ton D. marche  lui-même avec toi, il ne te laissera pas succomber, il ne t’abandonnera pas » Puis se tournant vers Josué il lui dit : «  Sois fort et vaillant. Car c’est toi qui entreras avec ce peuple dans le pays que l’Eternel a juré à leurs pères de leur donner, et c’est toi qui leur en feras le partage. L’Eternel lui-même sera à tes côtés, il ne te laissera  fléchir ni ne t’abandonnera : sois donc sans peur et sans faiblesse ! »

La deuxième partie de la Sidra  est réservée à la mort de Moïse. Avant sa mort Dieu lui annonce que le peuple d’Israël sans lui «  se laissera débaucher par les divinités du pays barbare où il va pénétrer, et il abandonnera l’Eternel et il brisera l’alliance que D. avait conclu avec lui »

Cette conduite entraînera  beaucoup de malheurs pour Israël. Afin que le peuple qui rentrera en terre de Canaan, n’oublie pas les conséquences de l’Alliance qu’il a contractée avec D. il devra consigner par écrit toute la Torah qui portera témoignage le moment voulu et qui engagera les générations à venir. « Et Moïse écrivit le cantique le jour même et le fit apprendre aux enfants d’Israël »

Commentaire

Le Titre de la Sidra  est « vayélèkh » ce qui signifie « Il alla » Il s’agit bien entendu de Moïse. Le texte aurait du commencer par « Moïse parla » en fait, il alla où ? Les commentaires à propos de ce terme sont nombreux. Selon les uns Moïse, après avoir  dit à Israël : «  Vois, je te propose en ce jour d’un côté la vie avec le bien, de l’autre, la mort avec le mal » alla ensuite  vers le peuple pour lui annoncer que son âge avancé ne lui permet plus de rester à la tête du peuple et que sa mort n’allait pas tarder » selon d’autres commentateurs, Moïse, respectueux de la démocratie alla annoncer son départ aux chefs des tribus et les encourager dans leur effort de répandre la Torah.

On peut dire aussi que lorsque Moïse sentit le moment ou il allait quitter ce monde il s’adressa au peuple pour lui annoncer la décision de nommer Josué comme le nouveau guide d’Israël. De la conduite de Moïse nous apprenons un grand enseignement. Jusqu’à la fin de sa vie Moïse, le plus grand des prophètes, est resté humble. En général quand un homme sait qu’il va mourir, il ne se préoccupe pas de  consulter qui que  ce soit. L’humilité est un trait de caractère qui peut dévoiler la nature de toute la personnalité de l’homme.

Il n’est pas facile de dominer son Ego et de rester humble jusqu’au dernier moment de la vie. Le deuxième enseignement de cette Sidra est la place capitale, primordiale de la Torah dans l’identité juive. Affirmer qu’on est juif sans torah est un non-sens. De nombreux Juifs ont emprunté l’expression  « Je suis un juif non pratiquant » De cette Sidra nous apprenons que sans la Torah il n’y a pas d’identité juive. Ne pas conformer sa vie à l’exigence des Mitsvoth a très certainement comme conséquence la mort du Juif en tant que juif. Il sera autre chose. Il y a à travers la terre des milliers  de non-juifs qui ont une ascendance juive sans Torah.

Rabbin Haïm HARBOUN

 

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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 11:01

image010

A Rosh Hachana, nous avons prié  le ciel de nous être clément.

Toutes ces prières n'ont de sens que si elles nous engagent à tout faire pour devenir meilleurs !

Nous avons prié pour la paix et pour la vie.

Comment tolérer qu'au nom d'un dieu, qui j'en suis certain, n'aspire qu'à voir les êtres à vivre ensemble, s'aimer et construire un monde meilleur pour les générations à venir, certains intégristes prônent la haine et font couler le sang de ceux qu'ils condamnent sans procès et appellent les "infidèles".

Je ne fais ici aucun amalgame ni aucune généralisation mais force est de constater que les intégristes islamiques refusent tout droit à la différence et manipulent les foules crédules, afin de mener leur " guerre sainte" contre le reste de l'Humanité.

L'affaire du pseudo film anti islam, que je condamne avec force tant il est insultant, ridicule et infâme, a donné l'occasion aux Salafistes, d'orchestrer des assassinats à travers toute la planète afin de manipuler les foules au nom d'une idéologie totalitaire qui cherche à éliminer tous ceux qui refusent de se soumettre à ces imams déformant la parole divine et cherchant à dominer le Monde !

TROP C'EST TROP !

Ce n'est pas être anti musulmans que de condamner ces intégristes et ce n'est pas manquer de tolérance que de ne pas baisser les bras devant ces tyrans qui massacrent les musulmans en pays arabes, les chrétiens en terre d'Islam et appellent à l'élimination des juifs.

Hier, en plein Paris, ils étaient une centaine à crier leur haine.

Une centaine à peine mais une centaine de trop !

Une centaine qui n'a pas sa place dans notre république.

Musulmans modérés, que l'on n'entend pas assez, chrétiens, juifs, athées et agnostiques, nous devons tous nous unir afin de ne pas laisser l'obscurantisme se développer et éteindre la Lumière que le créateur et les Hommes de bonne volonté ont offert en cadeau à toute l'humanité.

Nous en sommes tous les héritiers et les garants !

Gil TAIEB

 

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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 16:17

oeil

Entre le début de Rosh hachana et la clôture de Yom Kippour, il y a dix jours, pendant lesquels le "Livre de la Vie" reste ouvert et tout est possible. Ces dix jours sont "les jours redoutables" (yamim nora'im) où nous nous tenons devant le Tribunal de D. C'est le moment de faire le bilan de l'année qui vient de s'écouler, et d'engager notre volonté en vue de celle qui commence. C'est la raison pour laquelle Rosh ha Shana et Yom Kippour sont aussi appelés "les Fêtes austères".

D. inscrit ceux d'entre nous qui vivront et ceux qui mourront dans les douze prochains mois. Certes, nous savons qu'un jour, il nous faudra mourir, mais pour le Juif, la vie est la valeur fondamentale, celle qui prime toutes les autres. C'est pourquoi nous implorons D. de nous inscrire dans le "Livre de la Vie" ainsi que ceux que nous aimons, mais aussi tous ceux que nous rencontrons, et à qui nous présentons nos vœux.

Inévitablement, l'année qui est derrière nous est une année au cours de laquelle nous avons commis des fautes, des manquements et des transgressions. Pendant la longue liturgie de Yom Kippour, à plusieurs reprises, nous énumérons les différents types de fautes ou de transgressions que nous aurions pu commettre, … ou que nous avons commises. La liste en est impressionnante. Même si nous n'avons pas commis personnellement tous les péchés dont il est question, meurtres, vols, mais aussi dureté de cœur, paroles inconsidérées, mensonges, jugements téméraires, négligences,.... nous nous en accusons. Nous reprenons à notre compte tous les péchés du peuple d'Israël et nous en demandons pardon, car si D. est lent à la colère, il est prompt au pardon et, comme il est écrit dans le Lévitique, en ce jour-là, Il nous pardonnera. En nous purifiant devant D., nous serons purifiés de toutes nos fautes.balance-et-marteau

Ce retour en arrière, ce passage en revue de l'année écoulée, permet "la Techouvah". Techouvah est un mot hébreu qui signifie retour et par extension: repentir (Techouvah signifie aussi: réponse). Faire Techouvah, c'est reconnaître que nous avions pris un mauvais chemin et que nous désirons à présent nous engager dans la bonne voie. Les dix jours qui vont de Rosh Hashana à Yom Kippour sont essentiellement des jours de Techouvah. Nous prenons conscience de nos manquements et de nos faiblesses pendant l'année écoulée et nous nous engageons à mieux faire, à progresser, à essayer d'aller de l'avant pendant l'année nouvelle. Mais pour que la Techouvah soit sincère, pour que nous puissions espérer le pardon de D., nous devons d'abord demander le pardon des hommes. Nous pouvons nous tenir devant le Créateur et lui demander pardon, uniquement si au préalable, nous avons demandé pardon à celui ou à celle que nous avons offensé(e), et si nous avons réparé dans la mesure du possible tout le mal que nous lui avons causé. Or, il est bien plus difficile de demander pardon à une créature qu'au Créateur, c'est cependant la condition absolue pour que nous puissions nous présenter devant Lui.

L'Office de Yom Kippour se termine par la triple sonnerie du shofar. A ce moment, D. referme son Livre, l'année est en principe scellée

 

marteau

 

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 11:44
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13 septembre 2012 4 13 /09 /septembre /2012 08:40

32028

Tichri est un mois bien particulier. N’est-il pas le premier mois de l’année ? Celui du jour J, Yom Kippour. L’unique occasion pour de nombreuses personnes de renouer avec le judaïsme. Mais il est surtout une succession de fêtes, un mois où l’on retrouve tous les aspects de la vie religieuse : du sérieux de Roch Hachana à la joie de Simh’at Torah.

Tout ceci n’est pas le fait d’une simple coïncidence. Tichri est en effet un nouveau départ, et toutes ces journées solennelles doivent nous permettre de « faire le plein » et nous servir d’enseignement pour le reste de l’année.

Tout d’abord Roch Hachana : il ne s’agit pas là d’un simple « premier janvier » marqué par une nuit de réveillon, mais bien – et c’est d’ailleurs la traduction littérale du terme Roch Hachana – de la tête de l’année. La tête est ce qu’il y a de plus élevé. C’est le centre nerveux du corps tout entier. À son niveau le moindre accident a des effets désastreux sur le reste de l’organisme. Roch Hachana donne donc vraiment le ton. Contrairement à ce que l’on pense communément, cette fête n’est pas l’anniversaire de la création du monde, mais de celle de la création du premier être humain. Ceci vient nous enseigner que c’est l’être humain qui donne à l’ensemble de l’univers son sens ultime, sa finalité.

Tandis que les autres religions fixent le début de leurs calendriers à partir d’un événement important de leur histoire (une naissance, l’Hégire…), le judaïsme voit dans Roch Hachana un événement plus universel. Les Sages relèvent le fait qu’Adam fut créé seul afin qu’il ne puisse pas dire « mon sang est plus noble que le tien », et aussi parce qu’un individu, seul, peut changer le cours de l’histoire. Le mois de Tichri est d’ailleurs placé sous le signe de la balance. Maïmonide souligne que chaque être humain doit se considérer comme étant à moitié coupable, et à moitié innocent. De quoi donner matière à réflexion avant d’entreprendre une action. À chaque instant et particulièrement au seuil de la nouvelle année, nous sommes à la croisée des chemins. Nous pouvons continuer de végéter, de stagner ou au contraire progresser. Chana, année, vient de la racine répéter, mais Chana c’est aussi Chinoui, le changement, le progrès. Pour y parvenir encore faut-il prendre conscience, comme le dit l’antique prière que « nous sommes Ton peuple et que tu es notre Roi».

Le son si troublant du chofar nous invite à la réflexion. Il vient sortir l’homme de sa torpeur, de son aliénation quotidienne. La forme courbée de cette corne de bélier suggère l’humilité et l’attitude qui consiste à se plier devant la volonté du Créateur, du Maître de l’Univers. La Torah ne nous prescrit pas l’utilisation d’un ensemble d’instruments, mais uniquement d’un seul, et qui ne peut guère produire de compositions musicales sophistiquées. C’est en effet la simplicité, le retour vers la nature, sa propre nature, qu’il nous faut chercher pour faire le bilan en ce jour du jugement. L’accent est ainsi mis sur la nécessité primordiale de s’orienter, dans un premier temps sur l’individualité, puis seulement après sur la collectivité.

 

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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 10:58

 

  

La paracha Nitsavim est toujours lue avant Roch Hachana.


Elle débute par le verset suivant : "Atem nitsavim hayom koul'hem lifnei Ha-chem
Elo-ke'hem ..."
; ce qui signifie : "Vous vous tenez aujourd'hui, vous tous, devant Ha-chem votre D-ieu ...".

nitsavim 3Le Zohar explique que ce verset allusionne le jour de Roch Hachana, le mot "Hayom", (Aujourd'hui), désignant le jour de Roch Hachana.

De fait, tout le verset, mot après mot, indique la façon dont on doit se préparer pour le grand jour de Roch Hachana.

Le mot "Atem" (Vous), désigne le peuple juif.

"nitsavim" (vous tenez), évoque l'idée de se maintenir fortement.

C'est a dire que les juifs doivent maintenir avec force leur judaïsme, l'étude de la Torah et la pratique des mitsvot, servir D-ieu sans flancher.
Nous devons compenser notre petit nombre, comme il est écrit "car vous êtes le petit d'entre les peuples", par un service de D-ieu fort et une confiance solide.

La suite du verset nous indique comment y parvenir :

"Koul'hem", c'est a dire "vous tous". Nous devons être unis entre nous et nous aimer. C'est cette union qui peut nous permettre de nous "maintenir fortement".
Il peut parfois paraitre difficile de parvenir a un véritable amour de son prochain.
On peut constater, effectivement, les différences qui existent entre nous: différences d'opinion, coutumes différentes, différences de moyens, chemins différents dans la vie de tous les jours ...

Par rapport a toutes ces différences, il est possible de se demander comment il est possible d'aimer sincèrement chaque juif.

C'est donc la suite de notre verset qui vient nous éclairer a ce sujet :

"Lifnei Ha-chem Eloke'hem" (Devant Ha-chem votre D-ieu).
C'est par le lien puisant qui nous lie a D-ieu que nous pouvons parvenir également a établir un lien puissant entre nous.

Car lorsque l'on réfléchit a soi-même, a ses propres qualités, objectifs, opinions, etc..., on se sent si différent de l'autre qu'il est difficile d'atteindre cet amour véritable.

Par contre, lorsque l'on réfléchit au lien puissant qui nous unit a D-ieu, ceci permet a notre "nechama", a notre âme, de s'exprimer. Or cette âme, véritablement partie intégrante de D-ieu "tout en haut", ressent profondément l'union et la ressemblance que tous les juifs ont entre eux, car chaque juif possède cette ame divine.
C'est cette réflexion qui nous permet d'être a l'écoute de notre âme, et donc de parvenir a une union véritable entre nous.

Reprenons maintenant tout ce sujet de façon concise :
Afin de se préparer a Roch Hachana, nous devons réfléchir au lien qui nous unit a D-ieu, par le biais de notre "nechama", de notre "âme divine".

Ceci fera naitre chez nous une unité réelle et sincère, et alors nous pourrons nous tenir fortement dans notre judaïsme.
C'est ainsi que nous serons véritablement prêts pour le grand jour de Roch Hachana.
Et puissions-nous tous avoir une année bonne et douce, matériellement et spirituellement, d'un bien visible et ressenti.

 

 

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HORAIRES DES OFFICES

Synagogue de Nîmes

40, rue Roussy

Dimanche 16 septembre --Veille deRoch Hachana

  • Allumage des bougies :               avant 20h29
  • Min’ha suivit de Arvit :                           19h00

Lundi 17 septembre ----- 1er jour de Roch Hachana

  • Cha’harit et Choffar :                                 8h00
  • Min’ha, Tachli’h et Arvit :                      18h00
  • Allumage des bougies :               après 20h29

Mardi 18 septembre ---2ème jour de Roch Hachana

  • Cha’harit et Choffar :                                 8h00
  • Min’ha suivit de Arvit :                           19h00
  • Allumage des bougies :               avant 19h09

Mercredi 19 septembre

 JEÛNE DE GUEDALIA

Sélihot   Cha’harit :                                    6h00

Min’ha :                                                       19h00

  • Fin du jeûne:                                20h20

 

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 09:30

Tichri consistoire

 

5772 va s’achever et voici que déjà 5773 arrive. Puisse cette année nous apporter toutes les bénédictions que chacun souhaite pour lui-même, ses proches et le monde entier.

 

C’est qu’il ne faut pas ici se laisser prendre aux illusions du calendrier. Il serait facile de croire qu’il ne s’agit que d’un changement de millésime, du passage d’une unité supplémentaire sur les pages de nos éphémérides. Pourtant, il n’en est rien. C’est beaucoup plus loin et beaucoup plus profond qu’il faut voir.

 

En une image bouleversante, la tradition juive définit Roch Hachana : il est le jour du couronnement du Roi. Pendant toute l’année écoulée, D.ieu a accordé la vie au monde, renouvelant à chaque instant l’œuvre se la création. Mais voici que cette puissance s’épuise, qu’il est nécessaire de la renouveler. Voici que D.ieu doit accepter de maintenir l’univers à l’existence. Et cela dépend de nous. Le proclamant comme notre Roi le « couronnant » au son du Choffar, nous établissons avec lui un lien privilégié qui existe entre le souverain et ses sujets. Il décide, d’année en année, d’accorder au monde la vie demandée.

 

Roch Hachana est ainsi un moment bien solennel dont il nous faut vivre chaque minute avec la plus grande intensité. C’est l’instant des décisions suprêmes que Yom Kippour puis Soukkot viendront confirmer. Nous sommes au début d’un grand voyage spirituel, dont les escales nombreuses et diverses, seront toutes aussi précieuses et nécessaires. Roch Hachana contient, comme un résumé, toute l’année qui commence. Sachons écouter le Choffar, hommes, femmes et enfants. Lorsqu’il retentira, c’est l’univers entier qui l’entendra et c’est D.ieu qui en acceptera le message. Ce sera alors le prélude au grand Choffar décrit par les Prophètes, annonciateur de la venue de Machia’h.

Mais encore, au cœur de ce grand voyage de l’âme, un jour reste différent des autres comme il est différent de toute l’année : Yom Kippour.

 

Dans ces deux mots tient tout un monde d’images et de pensées, d’espoir et de solennité. Yom Kippour : le jour où la création a rendez-vous avec son créateur. Chaque année, les synagogues se remplissent. Chaque année, elle ce révèlent insuffisantes et les espaces les plus inattendus doivent être alors loués. Cinémas, théâtres ou gymnases : ils retentissent pour l’occasion des mots eternels de la liturgie du jour. Voici que ceux qui, toute l’année durant, semblent oublier le chemin de la synagogue le retrouvent en ce jour. L’habitude communautaire les appelle « juifs de Kippour » comme pour souligner qu’ils sont brusquement à la recherche d’un lien renouvelé avec D.ieu. Il est vrai que l’appellation est belle et qu’en ce jour qui passe peu à peu au fil de la journée de l’ombre à la lumière, nous sommes tous en quête de cette vie nouvelle.

 

Priant, jeûnant, détaché de toutes les préoccupations du monde, nous ressentons alors comme un gout d’essentiel. L’atmosphère parait avoir changé. Au-dehors la routine quotidienne peut continuer, elle peut battre de ses vague furieuses les murs de nos lieux de prière, elle ne peut pas y pénétrer. Nous sommes décidément dans un autre espace et dans un autre temps.

 

Lorsqu’au soir de Yom Kippour, le jour baisse, c’est aussi une autre lumière qui monte : celle du pardon de D.ieu. L’année peut vraiment commencer. Notre attachement à D.ieu ainsi raffermi nous conduit à des hauteurs nouvelles. A nous d’entreprendre le voyage : il nous entraine vers le lendemain d’éternité.

 

 

 

 

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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 09:12

guide0Tichri

Septembre, la rentrée, les vacances sont bien finies. Qui n’a pas eu sur les lèvres ces paroles traditionnelles. Elles sont d’autant plus vraies pour nous car elles comportent une connotation supplémentaire : Roch Hachana, Kippour … les fêtes solennelles du fameux mois de Tichri, premier mois de l’année Israélite, qui tombent généralement à cette même période.

    N’est-ce pas singulier que la rentrée des classes coïncide pratiquement  avec le nouvel an de notre calendrier ! N’y a-t-il pas ici un message implicite ?

Nous aussi devons retrouver le chemin de la Torah, le chemin du savoir. On a tendance à traduire le précieux mot de Torah par loi. Or certains vont découvrir maintenant son sens étymologique : « enseignement ». En effet sa racine est « horaha » qui signifie « enseigner». Les mots « moré, mora », maître, maîtresse – bien connus des élèves et étudiants – procèdent de la même racine.

    Mais n’oublions pas que ce nouvel an qui se doit être un jour de fête, est aussi un jour de jugement.  De quoi nous surprendre – fête et jugement – deux termes pratiquement contradictoires. Là aussi nous devons apprendre, et saisir la véritable signification de cette nouvelle période qui s’offre à nous. Célébrer le passage à une nouvelle année ne revêt pas qu’un aspect symbolique, en marquant le coup par le biais d’un jour férié savoureusement attendu pour rester plus longtemps au lit.

     La vie avance, ne soyons pas comme des lecteurs crédules qui auraient tendance à tourner furtivement les pages d’un beau livre. Car le beau livre en question est celui qui relate notre propre existence. Connaissez vous un écrivain un peu sérieux qui ne prendrait même pas la peine de se relire, d’améliorer son style, de parfaire sa maîtrise du texte ou de l’expression.  Le jugement céleste ne passe-t-il pas au travers de notre propre jugement ? Nous demander de le célébrer par la consécration d’un temps, voire plusieurs temps, n’est ce pas une invitation des plus nobles dans le dessein de lui donner toute l’importance qu’il doit revêtir ?

     Voici quelques réflexions parmi tant d’autres, toutes intéressantes, profondes… Nous ne doutons pas un instant qu’un seul d’entre nous aurait une maigre appréciation des valeurs de notre Sainte Torah. Mais dans la réalité objective et honnête des choses, à qui parlons nous ? Pour des esprits convaincus, pas besoin de longs discours, ils sont au courant des enjeux.

Pour d’autres, moins engagés, la Torah et ses grands rendez-vous, tiennent certainement une place de toute importance.

Mais en fait, pour nous tous, Roch Hachana, Kippour ces si grands mots ont-ils une si grande signification ? Et comment ! Ou alors : peut-être ! ou plutôt : honnêtement pas tout à fait… chacun choisira la mention qui lui convient, qui lui correspond. Mais direz-vous : « A quoi bon se poser de telles questions ? ». C’est exact, nous ne sommes pas mandatés pour effectuer une enquête, un sondage.

 Pourtant, de grands événements se profilent à l’horizon. Toute personne respectable se prépare à chaque étape de la vie. Certains savent mieux organiser leur existence que d’autres. Comment doit-on appréhender l’événement qui nous concerne ? Et pour reprendre notre réflexion initiale, sommes-nous vraiment comparables, en ce jour de fête et de jugement, à des écoliers qui vont aborder un nouveau cycle d’apprentissage ?

    L’enseignement suivant de nos Sages, va nous aider à répondre à cette interrogation. La Torah nous dit, pardon, nous enseigne :

 « Quel est le grand peuple qui a un D. proche de lui, comme notre D. chaque fois que nous nous adressons à lui ? ».

 Le Midrach – recueil de commentaires profonds sur la Torah – interprète ce texte de la manière suivante : Dans le monde, quelle attitude adopte tout prévenu traduit en justice ? tenue vestimentaire négligée, cheveux ébouriffés, barbe hirsute, visage anxieux…tous les signes de l’inquiétude transparaissent de sa personne. On le conçoit, il ne connaît pas l’issue de son jugement, il craint le pire.

       Qu’en est-il des enfants d’Israël, comment vont-ils se présenter à leur jugement ? Ils s’habillent bien, se coiffent correctement, arborent une mine sereine.

 A se demander s’ils n’agissent pas avec inconscience ou ne célèbrent qu’une tradition. Pourtant les textes sont formels, il s’agit d’un véritable jugement, qui plus est, devant le Juge Suprême !

Et le Midrach d’expliquer : « car ils savent que D. va les gratifier d’un miracle, il va les juger favorablement ». Voilà le pourquoi de cette attitude sereine, de ce jour de jugement qui revêt les mêmes apparats qu’un jour de fête. C’est cette conviction qui anime ce peuple le jour de son jugement. Il sait que le D. plein de miséricorde va lui accorder la vie, va lui octroyer une année de plus, une chance supplémentaire.

     Nous comprenons mieux maintenant le sens de « cette rentrée » du peuple d’Israël. C’est cette idée profonde que D. veut notre bien mais espère notre éveil. Il attend notre retour vers le chemin de la vie tel qu’il l’a conçu pour nous, à travers les enseignements inaltérables de la Torah. Mais plus encore, il nous en donne les moyens, oserait-on dire, les outils pour réussir notre tâche. Ce sont toutes ces Mitsvot – prescriptions – spécifiques dont l’effet secret va nous permettre d’accéder à cette dimension. C’est dans cette optique que nous allons percevoir les bienfaits de ce jugement de clémence. Accorder la vie, c’est offrir le cadeau le plus précieux qui existe. Mais le plus beau présent n’a de valeur que si le bénéficiaire est capable de l’apprécier, d’en retirer tous les bienfaits. A quoi bon une année de plus, si on venait à la gâcher même involontairement, même par ignorance.

    Que le son du choffar (la corne de bélier) à Roch Hachana, les lumineuses prières de Kippour le jour le plus saint de l’année, l’ambiance sereine de la Soucca et de la joie de la Torah, nous transportent dans cette nouvelle année !

    Notre dernière pensée se tourne vers tous ceux qui souffrent autour de nous ou loin de nous, que nous connaissons ou ignorons. Que nous tous soyons inscrits dans le livre de la vie, que nous tous soyons comblés de bonheur et de satisfaction. Que cette année bonne et douce soit une année de progression et d’élévation dans les valeurs éternelles et ineffables de notre sainte Torah.

 

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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 11:56

Ki Tavo

A propos du « peuple élu »

Am ségoula :

 Dans notre paracha Ki Tavo nous découvrons l'expression « am ségoula » traduit par « peuple précieux » ou « peuple joyau ». C'est Moïse, notre maître, qui prononce cette formule dans ce verset (Deutéronome XXVI, 18) : « Et l'Eternel t'a distingué pour être pour Lui un peuple précieux. » Ce n'est pas, néanmoins, la première fois que l'expression apparaît, puisqu'elle a déjà été exprimée à deux reprises auparavant. La première fois lors de la révélation du Sinaï : « Vous serez pour Moi précieux (ségoula) d'entre tous les peuples. » (Exode XIX, 5) ; l'autre fois, en ouverture du Deutéronome, paracha Vaéthanan (VII, 6) : « C'est toi que l'Eternel ton Dieu a choisi afin d’être pour Lui un peuple précieux (am ségoula) d'entre tous les peuples. »

Cette notion de « peuple élu » a fait couler beaucoup d'encre parmi les sages et les penseurs d'Israël, comme elle a interpellé la conscience non juive. Il reste certain que si Moïse a tenu à doubler cette expression dans son discours ultime, c'est qu'il s'agit d'une notion importante. Le peuple d'Israël devait l’entendre en son temps, comme chaque génération devrait intégrer comme élément constitutif de son identité profonde, en tant que peuple de la Torah.

Dans le discours antijudaïque :

Dans le discours antijudaïque (qui s'est développé ensuite en antisémitisme) l'expression « peuple élu » définirait une qualité intrinsèque du peuple d'Israël. Israël est l'élu de Dieu, selon un choix arbitraire du Tout Puissant. Dans cette logique de lecture, l'humanité serait disqualifiée, ou tout au moins aurait une valeur humaine inférieure. Partant de cette interprétation, le peuple juif fut vilipendé en paroles quand ce ne fut pas en actes. Du coup, le Dieu créateur d'Adam et Eve fut réduit à une divinité nationale, et le monothéisme ramené à une simple monolâtrie.

Voir le contexte :

Or cette lecture partisane et idéologique est fausse ; elle occulte le contexte dans lequel l'expression am ségoula apparaît. Relisons, en effet, les trois passages qui mentionnent cette locution pour constater de façon significative que les verbes qui la précèdent sont toujours au futur (ou à l'inaccompli). En d'autres termes, la notion de « peuple élu » ou « peuple précieux » ne désigne pas un état de l'être israélite, mais un projet, un devenir. Il s'agit d'une demande divine à l'égard de la collectivité d'Israël. De plus, si l'identité d'Israël était « naturellement » précieuse aux yeux de Dieu, comment expliquer que le même Moïse puisse déclarer quelques paragraphes plus loin, dans la paracha Haazinou (XXXII, 6) : « Peuple corrompu, et point sage" ou (Ib. 20) « car c'est une génération versatile, des enfants qui n'ont pas eu confiance / foi (émouna) » ?

Autre argument : A l'analyse, nous découvrons effectivement que l'expression am ségoula n'apparaît pas dans un rapport (gratuit) de l'Eternel vis-à-vis d'Israël, mais, bien au contraire, dans un rapport d'exigence à l’égard d'Israël vis-à-vis de Dieu. Cet argument s'inscrit du reste tout à fait dans la logique de notre paracha, qui pose « si vous écoutez la voix de Dieu... et si vous n'écoutez pas... ».

Corollairement, dans aucun des trois passages nous ne trouvons cette expression isolée ; elle est toujours suivie (immédiatement) d'un appel au respect de la Torah et des mitsvoth, c'est-à-dire ce qui dans l'alliance (bérith) entre Dieu et Israël exprime la part qui incombe au peuple d’Israël.

Si un érudit de la Torah venait argumenter disant : « Mais n'est-il pas écrit sous forme de promesse (Deutéronome XXVI, 19) : ‘afin qu'Il te place très haut en honneur, en renommée et en splendeur, au-dessus de toutes les nations qu'Il a faites, et que tu sois un peuple saint pour l’Eternel, ton Dieu, comme Il l'a dit’. »?

Les conditions de l’alliance :

A cela nous répondrons que la réponse se trouve dans la question elle-même, puisque le verset se clôture par « comme Il l'a dit ». Et où cela a-t-il été dit précédemment ? Au moment du don de la Torah, quand l'Eternel définit ainsi la vocation d'Israël au milieu de l'humanité (Exode XIX, 5) : "Et maintenant si vous écoutez Ma voix et si vous gardez Mon alliance, [alors] et vous serez pour Moi un joyau entre tous les peuples. » En d'autres termes, si Israël ne garde pas l'alliance, s'il n'écoute pas la voix de l'Eternel, il ne pourra mériter ce titre de noblesse, il ne pourra prétendre être « l'émir de Dieu » ici-bas.

L'on comprend donc qu'il ne s'agit là ni d'une supériorité biologique ou d'une qualité d'âme plus raffinée, mais bien d'un projet qui concerne les hommes d'Israël, en tant qu'hommes invités à devenir

Philippe Haddad

 

 

 

Haftarath parachath Ki tavo

 « Malheur aux nations du monde… »

Dans cette haftara, Hachem promet aux enfants d’Israël de leur « apporter de l’or au lieu de cuivre, de l’argent au lieu de fer, du cuivre au lieu de bois, et du fer au lieu de pierres » (Isaïe 60, 17). Comme l’explique Radaq, Hachem réparera de cette façon les spoliations que nous ont fait subir les peuples du monde, qu’Il obligera ainsi à nous indemniser de nos dommages.

Mais suffira-t-il à nos pires ennemis, pour se racheter de leurs crimes, de nous verser de l’or et de l’argent ?

« Rabbi Yo‘hanan a enseigné : Malheur aux nations du monde qui n’ont d’autre moyen de réparer leurs torts que par de l’or et de l’argent ! Mais répareront-ils la mort de rabbi Aqiba et de ses collègues qu’ils ont massacrés ?

Pour eux il est écrit : “Je les purifierai, certes, [des autres transgressions], mais de leur sang [de rabbi Aqiba et de ses collègues] Je ne les purifierai pas” (Joël 4, 21). » (Adapté de Roch hachana 23a selon le commentaire du Maharcha).

Comment ne pas penser ici aux assassins de tous les âges qui, après nous avoir massacrés, ont cherché à réparer leurs crimes en nous versant des indemnisations !

 

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