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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 16:03

Victimes

Il faut avoir vu la photo de ce petit bonhomme haut comme trois pommes et suçant sa tétine pour saisir l’incompréhensible. Gabriel (z ‘’l) n’est plus maintenant de ce monde. Il est aux côtés de son frère aîné Arié (z’’l) de son père Jonathan Sandler (z’’l) et de la fille de son directeur d’école Miryam Monsonégo (z’’l) dans un cimetière de Jérusalem. Il faut voir la photo de son petit minois pour saisir toute la douleur de sa mère, en deuil de deux enfants mais aussi d’un mari. La douleur également des grands-parents enterrant le même jour un fils et deux petits-fils assassinés parce que Juifs.

Les ‘’bien-pensants’’ nous ont affirmé aussitôt que ce ne peut être l’œuvre que de néonazis. S’il est vrai qu’il faut être un véritable nazi pour s’en prendre à des enfants juifs de trois, six et huit ans, leur assassin n’a pas la couleur tant souhaité par ceux-ci. Il n’est pas « souchien » il est musulman et a affirmé avoir voulu « venger l’assassinat des enfants de Gaza ». Ainsi le néologisme nazislamiste n’est pas vide de sens. Il définit bien une réalité. Entre autres, celle qui voit en tout juif un soutien inconditionnel des Israéliens forcément assassins comme le définit l’air du temps. Le B A BA de l’antisémitisme !

Comment en est-on arrivé à ce stade ? Mohammed Mehra est français et algérien d’origine. Il a donc accès aux télévisions satellitaires des pays musulmans dont l’antisémitisme est l’un sinon le premier de leurs commandements. Vivant cependant en France son  environnement immédiat aurait dû, quelque peu, contrebalancer cette influence néfaste.

Etait-ce le cas ?

N’est-ce pas en France qu’ont lieu régulièrement les appels au boycott des produits israéliens car « volant la terre et l’eau des ‘’Palestiniens’’ » ? La semaine dénonçant « l’apartheid israélien » n’est pas plus interdite dans les universités françaises que le rapport d’un député de la République, condamnant « l’apartheid de l’eau » pratiqué par les autorités israéliennes, n’est jeté aux orties. Des actions non combattues par les pouvoirs en place, voire encouragées par un grand nombre d’hommes et de femmes de tous bords politiques.

N’est-ce pas dans ce pays qu’existe librement un parti politique dénommé le Parti Anti Sioniste ? Un groupuscule autorisé à prêcher librement l’éradication de l’état d’Israël sans être importuné par quelque procès.

N’est-ce pas dans la patrie des droits de l’homme que sont systématiquement censurés, boycottés tous les intellectuels qualifiés de pro-Israël ? Guy Millière en est un parfait exemple. Pierre-André Taguieff un second. Les alter juifs ne sont-ils pas, en revanche, incités à y publier leur fiel contre l’état juif par des livres, des chroniques et dans des débats publics où Israël occupe toujours le rôle de l’accusé ? Shlomo Sand, par exemple, s’est rempli les poches des royalties de son livre « Comment fut inventé le peuple juif ».

A s’interroger si ce sont vraiment des Juifs et non des usurpateurs qui ont été assassinés à Toulouse !

N’est-ce pas dans cette belle nation que l’icône française de la ‘’morale suprême’’ a édité un best-seller en s’indignant uniquement du sort de la « Palestine » ?

N’est-ce pas dans ce pays des lumières que l’association ‘’d’intellectuels’’ juifs JCall, ne représentant qu’elle-même, fut reçu par le Président de la République ? Association criant haut et fort l’illégitimité du gouvernement israélien pourtant élu démocratiquement par les électeurs du pays qu’elle dit aimer. Cela plaît tant au politiquement correct !

N’est-ce point les médias français qui ont assuré que la Cour de Cassation a lavé ‘’l’honneur’’ de Charles Enderlin en renvoyant Philippe Karsenty se faire juger de nouveau ? Ont-ils jamais donné la parole à celui qu’ils considèrent comme un ‘’médisant’’ pour qu’il développe sa thèse attestant d’une mise en scène de l’Affaire A-Dura ? Le Syndicat National des Journalistes a-t-il tenté de faire respecter, en ce cas, la déontologie de la profession ?

Bien sûr que non !

La liste pourrait s’allonger presque sans fin. Même en ignorant la politique arabe illogique pratiquée depuis plusieurs décennies par tous les pouvoirs en place. Mohamed Mehra n’a donc pu que se sentir soutenu dans sa haine envers un peuple inculpé autant par tant et tant de concitoyens mais pas seulement. La course aux électeurs musulmans, de plus en plus nombreux, contraignant les hommes politiques à des compromissions avec les valeurs universelles, ceux-ci quelque soit leur bord politique n’ont jamais rien fait pour contrer ce qui est, sans aucun doute possible, un climat de plus en plus antisémite incluant des pratiques qu’on aurait crues d’un autre âge, d’un autre siècle.

Aujourd’hui la communauté juive française en paie le prix. Une facture due à la lâcheté et au confort des gouvernements successifs. Rien ne dit, à ce jour, que le courage sera partie prenante de leurs futurs programmes.

Victor PEREZ

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 10:12

Vayikra

 l'appel

 « Vayiqra èl Moché » « Il appela Moïse ». Le texte ne dit pas qui adresse cet appel, mais il est évident que c'est D.ieu qui appelle Moïse pour lui parler. D.ieu aurait pu lui parler directement comme il le fait habituellement « Vaydabère Hachem el Moché » ! Pourquoi le texte est différent ici ?

La première fois que D.ieu s’adresse à Moïse, c’était du milieu du buisson ardent. D.ieu avait pris la voix d’Amram, pour ne pas effrayer Moïse qui croyait entendre parler son père. Nos sages en déduisent qu’il ne faut jamais adresser la parole à quelqu'un, sans l'avoir interpellé et attiré son attention auparavant. L'idée développée ici est importante. Toute parole doit avoir un auteur et un destinataire. Toute parole devient un lien entre celui qui parle et celui ou ceux qui l'écoutent et ce lien a besoin de préparation, d'entrée en matière. L'interlocuteur saura ainsi que c’est à lui que l'on s'adresse. L’entrée en matière conférera à l’interlocuteur, à la fois existence et importance. Il va devenir le dépositaire de la parole. S'il s'agit d'un message suivi d'un engagement, l'interlocuteur se sentira concerné, impliqué.

Relations humaines

Ce principe est général et s'applique dans bien des domaines de la vie, dès qu'il s'agit de relations humaines. Entre parents et enfants, le discours éducatif peut prendre différentes formes : dictat, indiscuté et indiscutable ou au contraire, interpellation sous forme de concertation et d’élaboration d’un projet commun. L'enfant se sentira impliqué, partie prenante. Il comprendra son intérêt et ressentira la manifestation d’amour à son égard. Même s'il se sait « petit », l'interpellation le grandit, lui confère une certaine stature. Il devient un associé dans l’œuvre commune, dans le projet des parents. Lorsque des parents se donnent la peine d’expliquer un ordre, son exécution se fera dans un tout autre état d'esprit, avec enthousiasme et entrain. L’enfant se sentira soutenu et encouragé dans l'action entreprise. Cette situation psychologique se retrouve dans le domaine du travail, dans les relations entre patrons et ouvriers, entre chef de service et employés, et surtout dans le domaine familial, entre mari et femme. Plus d’une femme se sent frustrée parce que son mari se réserve jalousement un domaine où le plus souvent, il prend tout seul des décisions pour «son travail », c’est son domaine réservé, secret, intime. Même s'il aime sa femme plus que tout au monde, même s'il l'entoure d'attentions affectueuses, cette femme sentira qu'il existe un domaine d'où elle est exclue, entraînant tristesse et sentiment d'abandon. Au contraire lorsque la femme est consultée, elle apprécie l’importance qu’on lui accorde, et elle ressent une fierté certaine.

Donner de l’importance

Le second appel adressé à Moché se situe au moment de la Révélation sur le Mont Sinaï: « Et D.ieu appela Moché au sommet de la montagne » (Ex. 19/20). D.ieu l'appelle pour le distinguer des autres, pour le montrer du doigt à la foule. Dans une manifestation publique, on appelle à monter à la tribune les personnalités, et les personnes à qui on veut manifester un signe d'honneur.

Le troisième appel est différent de ceux qui l'ont précédé du point de vue du déroulement de l'histoire d'Israël. Dans le Livre de l'Exode, le peuple juif se trouve en situation de récepteur, « Il est le peuple qui reçoit les bienfaits de D.ieu », qui bénéficie de l'amour gratuit de D.ieu. Dans le Livre de Vayiqra apparaît une nouvelle dimension au plan historique. Le peuple juif va désormais devenir également « celui qui donne » et « C'est D.ieu qui reçoit ». C'est une forme nouvelle de relation, un face à face où chacun des partenaires est en mesure d'apporter quelque chose à l'autre.

La Loi sur les sacrifices introduit cette nouvelle dimension dans la vie du peuple juif. VAYIQRa s'écrit avec un petit Aleph. Cette lettre en réduction a été interprétée comme un signe d'humilité. Même si l'homme se sent tellement petit et insignifiant par rapport à la grandeur divine, son « sacrifice » est néanmoins le bienvenu et il sera agréé par le Créateur comme une grande chose.

La Tora veut nous montrer que Moïse a pu entendre l'appel de D.ieu, simplement parce qu'il était à son écoute. Ainsi, toute personne à l'écoute peut finir par entendre l’appel de D.ieu. Celui qui est à l'écoute de son devoir, en perçoit continuellement le signal et sait se soumettre à ses exigences. Signalons enfin que l'Eternel appelle Moché par le nom que lui a donné une étrangère, une païenne ; mais du fait que ce nom a été donné avec amour et affection, il apparaît comme le plus beau nom donné au sauveur d'Israël. Langage d'amour et de paix, voilà le seul chemin qui, en vérité, peut changer la face de notre monde.

Grand Rabbin Jacques Ouaknin

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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 21:29
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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 11:46

races

François Hollande a trouvé la solution : pour supprimer un problème, il suffit de supprimer le mot. Pour lutter contre le racisme, éliminer le mot race, et hop !
A dire vrai, ce truc de prestidigitateur est déjà utilisé par le langage officiel, qui déploie des trésors d’imagination pour ne pas appeler un chat un chat mais, par exemple, un voyou un jeune ou une cité en insurrection une banlieue sensible.
Cette fois, le candidat du PS a annoncé, samedi, vouloir faire disparaître le mot race de l’article 1 de la Constitution qui stipule :
"La France (...) assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion (...)."
Pour Hollande, "il n’y a qu’une seule race, qu’une seule famille, la famille humaine (...) Il n’y a pas de place dans la République pour la race".
A ceux qui doutaient de l’enlisement de la gauche dans le politiquement correct et sa peur des mots, la proposition du candidat à la présidentielle vient rappeler à quel point l’idéologie des bons sentiments et son déni des réalités imprègnent le parti socialiste qui se caricature ici dans l’angélisme niais.
Non seulement la proposition de Hollande ne réglera évidemment pas le racisme, mais l’article de la Constitution entend justement dénoncer ce mal.
Supprimer le mot race (qui est aussi employé dans la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948) revient à nier une réalité anthropologique qui fait qu’il y a, en effet, des blancs, des noirs, des jaunes, ainsi désignés d’ailleurs par ceux-là mêmes qui se réclament de leur "visibilité" tout en se disant victimes de racisme.
S’il faut supprimer le mot, l’antiracisme n’a plus de sens (on ne lutte pas contre quelque chose qui n’existe pas), et l’éloge du métissage non plus puisque cet aboutissement espéré de l’homme parfait est le produit du mélange de races.
A passage, il faudrait s’interroger sur cet éloge du métis qui ressemble beaucoup à l’éloge du mythe aryen tel que l’entendait Gobineau.
Traquer des mots, c’est porter atteinte à l’intelligence.
C’est pourquoi cette proposition est idiote.
 
Ivan Rioufol le 12 mars 2012
 
ABSURDE VOUS AVEZ DIT ABSURDE : supprimons les mots assassinat, kalachnikov, guerre, bêtise, envers et le monde tournera obligatoirement à l'endroit.
Par qui sommes nous gouvernés, mon dieu?
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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 09:41

Un peu d’histoire

Pessah a lieu au début du printemps : c’est peut-être la fête juive la mieux connue. à la maison comme à la synagogue, prières et rituels célèbrent la fertilité de la terre dans l’attente d’une nouvelle récolte ; ils célèbrent également l’exode biblique de l’esclavage égyptien. Cet événement fut le facteur qui détermina la création du peuple juif il y a environ 3,500 ans. Des restrictions semblables à celles du Chabbat s’appliquent pour les deux premiers et les deux derniers jours de cette fête, qui dure huit jours : une restriction sur toute nourriture contenant du levain s’applique à toute la période de la fête.

 La fête commence par un festin élaboré. Le Seder, composé d’aliments qui revêtent une importance symbolique spéciale et au cours duquel la famille revit l’expérience de la rédemption et ou elle se concentre sur ce qu’implique le fait d’appartenir au peuple juif. Plus largement, c’est le moment de considérer le sort de tous les gens qui sont victimes de toute forme d’esclavage. On constate qu’en conjuguant les efforts de l’être humain et l’assistance divine, toute l’humanité peut prétendre aux joies et aux responsabilités de la liberté.

 Bedikat ’Hamets

La coutume est de placer dans différents endroits de la maison, 10 petits morceaux de ’Hamets enveloppés dans du papier. Quand le ’Hamets est retrouvé, on le mettra dans un sac afin de brûler le lendemain avant 12h40.

 Le Plat du Seder sera placé au centre de la table. Il contiendra les différents mets symbolisant l’esclavage en Egypte et la délivrance du peuple juif.

La préparation du Seder

La composition du plat

 Zro’a On prendra un os (de poulet ou d’agneau) en souvenir du "bras étendu" avec lequel D’ nous délivra d’Egypte. Cet os grillé symbolisera le quorban Pessa’h (le sacrifice de Pessa’h). On ne le mangera pas au séder, de même qu’il nous est défendu de consommer ce soir-là toute viande grillée. On pourra toutefois le manger le lendemain.

 Beitsa Un oeuf dur (que l’on fait parfois griller). On le mange en signe de deuil, en souvenir de la destruction du Temple, comme il est dit : "je placerai Yerouchalayim au-dessus de mes plus grandes joies".

 Maror Des herbes amères comme des Egyptiens rendirent amère la vie de nos ancêtres. Parmi les légumes autorisés pour accomplir la mitswa de maror, la laitue est utilisée le plus couramment. On trempera le maror dans le ’harosseth pour atténuer un peu son gout amer, mais on prendra garde de ne pas trop adoucir le maror.

 ’Harosset Il symbolise le mortier avec lequel nos ancêtres fabriquèrent des briques pour les Egyptiens. Il est composé de dattes, de noix, de pommes, d’amandes et d’autres ingrédients que l’on ajoute parfois. Le vin rouge servant à délayer le mélange, rappellera le sang des nouveau-nés d’Israël qui fut versé par le décret de Pharaon.

 Karpas On utilise généralement le persil, le céleri, le radis ou la pomme de terre, que l’on trempe dans de l’eau salée en souvenir des larmes versées par nos ancêtres, esclaves en Egypte.

 ’Hazéreth C’est en fait de la laitue tout comme le maror. Certaines illustrations du plat du séder indiquent en effet maror une seconde fois, à la place de ’hazéreth. De nos jours on nomme - à tort - ’hazéreth le raifort. Cette méprise est due à l’ancienne coutume d’ajouter du raifort à la laitue mangée avec la matsa, pour la rendre un peu plus amère.

Définition du ’Hamets :

 La fête de Pessa’h se caractérise par une triple interdiction concernant le ’hamets : de le consommer, d’en profiter et d’en posséder.

 Le ’hamets est un terme désignant tout aliment ou boisson ou tout autre produit fait à partir du blé, de l’orge, du seigle, de l’avoine, de l’épeautre ou de leurs dérivés, ayant fermenté, même si le produit n’en contient qu’une toute petit partie.

David Levy

Le Rituel de Pessah

D’où savons-nous qu’il faut boire quatre coupes de vin à Pessah?

R. Yohanan répond: elles correspondent aux quatre délivrances: Je vous ferai sortir, Je vous sauverai, Je vous délivrerai, et Je vous prendrai.

Les quatre coupes font aussi allusion aux quatre coupes de châtiment que les nations devront boire lors de la rédemption messianique. Elles évoquent la chute des 4 grands Empires auxquels le peuple juif a été tour à tour assujetti, depuis la destruction du premier Temple (Babylone - Perse -Grec et Romain). Cette défaite des royaumes ennemis d'Israël sera la condition de la délivrance définitive.

Les 15 étapes de libération, dans la soirée du Sédér de Pessa'h:

1- le kiddouche

2- le lavage des mains

3- la consommation de céleri

4- la brisure de la matsa

5- le récit de la haggada

6- le lavage des mains avant le repas

7- la bénédiction sur le pain

8- la bénédiction précise sur la matsa

9- la consommation de la laitue amère

10- la consommation de maror et de 'harossète

11- le repas

12- le découvrement de la partie de matsa cachée

13- la bénédiction après le repas

14- la récitation du hallél

15- le récit de l'accomplissement

 Hagada

 

Rabbi Eliézer, Rabbi Yehochoua, Rabbi Elazar ben Azaria, Rabbi Akiba et Rabbi Tarfone étaient attablés à Bné-Brak et s'entretinrent de la sortie d'Egypte pendant toute la nuit de Pessa'h jusqu'au moment où leurs disciples vinrent leur dire : " Maîtres, il est l'heure de réciter le Chema du matin ". (Haggadah de Pessa'h)

 

 seder-plate-40005

Nos Sages nous ont prescrit de boire au Sédèr quatre coupes de vin en rappel des quatre expressions employées par D.ieu pour annoncer notre libération d'Egypte :

wehotséti, wehitsalti, wegaalti, welaqa'hti .

Wehotséti - Nous avons été pris hors de l'Egypte.

Wehitsalti - Nous avons été libérés de l'esclavage.

Wegaalti - D.ieu nous a " acquis " comme Ses serviteurs .

Welaqa'hti - D.ieu S'est fiancé avec le peuple juif

 

Le Très Haut est arrivé, béni soit-il,

Et a tué l’ange de la mort

Qui a tué l’égorgeur qui a égorgé le bœuf

Qui a bu l’eau qui a éteint le feu

Qui a brûlé le bâton qui a battu le chien

Qui a mordu le chat qui a mangé le chevreau

Que pour deux pièces mon père avait acheté.

Un petit chevreau, un petit chevreau.

Had Gadia

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16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 09:51
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16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 09:26

 Un franco-israélien apporte la  500e signature à Marine Le Pen

 

Oui. Il aura fallu que la 500e signature, dont Marine Le Pen avait besoin pour se présenter à l’élection présidentielle, lui soit apportée par un franco-israélien, apprend-on par le Point.

Sylvain Semhoun est un élu de l'Assemblée des Français de l'étranger sur la circonscription d'Israël, et ancien délégué UMP en Israël.

 

Juif marocain, vivant à Jérusalem, il a tenu à remettre en mains propres son formulaire de parrainage à Marine Le Pen, lors d’un déplacement en France.

 

Interrogé par Said Mahrane sur ses motifs, Semhoun a répondu : « l’esprit civique. Il eut été intolérable de voir des millions d’électeurs privés d’un candidat. La bataille, je la préfère dans les urnes que dans la rue » ajoute t-il.

En 2007, il mena activement campagne en faveur de Nicolas Sarkozy. Depuis, confie-t-il, « c’est la déception. Le président n'a pas tenu toutes ses promesses. Le ministère des Affaires étrangères n'a pas du tout rééquilibré sa position s'agissant du conflit. Le président se dit à l'écoute du peuple ? Les Franco-Israéliens attendaient beaucoup plus de lui. »

 

Son ressentiment à l'égard de l'UMP est tel qu'il n'exclut pas de voter Marine Le Pen à la présidentielle : « J’attends de voir l'intégralité de ses propositions. »

 

Il dénonce les « préjugés » dont est « victime » la candidate du FN, qui jouirait, selon lui, d'une popularité grandissante en Israël.

 

Pour ma part, je ne sais pas si cette 500e signature est celle qui manquait à Marine Le Pen, ou si elle a dépassé le nombre fatidique, mais je suis très satisfait qu’elle soit éligible – et je ne voterai pas pour le FN.

J’imagine la tête perplexe de certains, parmi les millions qui vont pouvoir voter pour Marine Le Pen grâce à l'aide d'un sioniste.

 

Bienvenue dans un monde qui n'est pas que noir ou blanc !

 

Reproduction autorisée, et même vivement encouragée, avec la mention suivante et impérativement le lien html ci dessous : © Jean-Patrick Grumberg pour  www.Dreuz.info et source citée.

 

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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 16:11

mishkanheart

Comme cela se produit très fréquemment, nous lirons cette semaine deux sections ensemble, celle de VAYAKHEL et celle de PEKOUDE. Elles constituent la fin du Livre de l’Exode (CHEMOTH). Elles nous rapportent pour la dernière fois la description de la construction du Tabernacle, des objets qu’il contenait, ainsi que la manière particulièrement scrupuleuse par laquelle MOÏSE rendait compte au peuple de toutes les sommes d’argent et de l’inventaire de tous les matériaux ayant servi à la réalisation de ce lieu sacré.

Ainsi, le premier verset de la seconde paracha PEKOUDE nous offre-t-il la formulation suivante : « Telle est la distribution du tabernacle, résidence du Statut, comme elle fut établie par l’ordre de MOÏSE ; tâche confiée aux Lévites, sous la direction d’ITHAMAR, fils d’AARON le pontife. » (Exode XXXV, 21)

Par le décompte précis donné pour tous les matériaux fournis et toutes les sommes d’argent qui lui ont été confiées, MOÏSE juge indispensable d’en redonner tous les détails. C’est là un enseignement toujours valable pour toutes les générations futures de responsables communautaires d’avoir à fournir des comptes précis, transparents à leurs mandants. Nul n’aurait eu l’idée de soupçonner MOÏSE de la moindre malversation. La Torah fournit à son égard le plus beau des éloges : « MOÏSE est mon serviteur ; de toute ma maison c’est le plus dévoué. » (Nombres XII, 7). Sur ce verset repris par le Midrach, voici un texte pouvant s’appliquer à MOÏSE et disant : « L’home loyal est comblé de bénédictions ; qui a hâte de s’enrichir n’échappe pas au malheur. » (Proverbes XXVIII, 20)

En récompense à cette loyauté extraordinaire, le Midrach souligne que c’est donc MOÏSE qui eut le mérite de mettre le Tabernacle en place, aucun des autres artisans, pourtant nombreux pour son édification n’ayant réussi à en assurer l’assemblage. Lui seul fut capable de mettre la dernière main à ces travaux. C’est donc par une sorte de miracle que le Tabernacle se dressa en quelque sorte de lui-même, ainsi qu’il est écrit : « le Tabernacle fut érigé » (Exode XL, 17). C’est pour cette raison qu’il est associé au nom de MOÏSE, selon le principe talmudique disant que « le mérite d’une mitzwa revient à celui qui l’a terminée, exécutée finalement. »

Selon l’enseignement de nos Sages, c’est en expiation de la faute du veau d’or dont il était question dans la paracha de KI TISSA, que fut érigé le Tabernacle, le MICHKANE, dont le terme est redoublé au début de PEKOUDE, comme pour nous indiquer qu’il sert de MACHKONE, de gage, à la fois pour le premier Temple et pour le second, tous deux détruits par notre faute collective. Celle du veau d’or fut donc pardonnée, car MOÏSE avait fortement intercédé en faveur de son peuple auprès de D.ieu. Il était donc normal que lui revienne en définitive le mérite d’avoir pu à lui seul procéder à l’édification de ce lieu de culte, tant attendu par le peuple.

Une autre raison permettant d’expliquer que nul autre que MOÏSE pouvait avoir ce mérite nous est fournie dans notre paracha. En effet, nous lisons ceci : « L’Eternel parla à MOÏSE en ces termes : A l’époque du premier mois, le premier jour du mois, tu érigeras le Tabernacle de la Tente d’assignation (OHEL MOËD). Tu y déposeras l’arche du Statut, et tu abriteras cette arche au moyen du rideau. » (Exode XL, 1 - 3)

Les commentateurs nous expliquent que la Torah a voulu désigner le premier jour du premier mois, à savoir NISSAN, comme étant le jour marqué par la réception de dix couronnes. En effet, le Midrach nous rappelle que le Tabernacle était déjà prêt dès le premier du mois de TEVETH, soit trois mois auparavant. Dans ces conditions, pour quelle raison fallut-il attendre tout ce laps de temps pour inaugurer cet édifice sacré ? C’est le passage suivant de la Torah qui nous en donne la raison : « Ce mois-ci est pour vous le commencement des mois ; il sera pour vous le premier des mois de l’année. » (Exode XII, 2)

De ce texte nous pouvons comprendre que l’inauguration du Temple a coïncidé avec la néoménie (ROCH ‘HODECH ) du mois de NISSAN au cours duquel nous célébrerons la fête de la Pâque. Il fallut que D.ieu montre à MOÏSE la lune dans son renouvellement en disant : HA’HODECH HAZEH - ce mois ci, comme pour signifier que c’était le jour précis où devait être inauguré le Tabernacle. Les textes bibliques nous indiquent par ailleurs que c’est également à cette date du premier NISSAN qu’autrefois les rois d’Israël étaient intronisés.

A l’interrogation par les enfants d’ISRAËL de la raison pour laquelle après avoir été achevé le Tabernacle n’était pas encore inauguré, MOÏSE jugea utile de répondre que telle était la décision divine d’attendre jusqu’au premier NISSAN, date privilégiée entre toutes, car elle vit l’entrée de la CHE’HINA, la présence divine dans le Sanctuaire. Cette présence devait être permanente au milieu du peuple d’ISRAËL, pour que ne se reproduise plus une faute aussi grave que celle du veau d’or.

Le pardon divin comme l’édification du Tabernacle reposaient donc exclusivement sur MOÏSE. A travers des textes en apparence techniques, avec la description de toutes sortes de précisions pouvant nous laisser qu’ils étaient anachroniques, nous comprenons mieux le rôle essentiel rempli par MOÏSE qui s’est dévoué corps et âme pour la construction du Tabernacle, mais surtout pour la direction du peuple dont il avait la lourde charge.

Tout cela est donc clairement indiqué dans notre paracha. La Torah a surtout voulu rendre un hommage particulier et éclatant à MOÏSE, en soulignant à dix-huit reprises, à propos de chaque objet qu’il mit en place, l’arche, la table des pains de proposition, l’autel et surtout le Candélabre, qu’il le fit « ainsi que l’avait ordonné D.ieu - kaacher tsivah HACHEM eth MOCHE. »

Pour conclure, rappelons également que cette lecture, comme cela se produit de temps à autres, aura lieu en ce chabbat HA’HODECH durant lequel nous sommes invités à relire dans le second rouleau de la Torah, le début du chapitre douze du livre de l’Exode, dans lequel nous sont fournis toutes les indications relatives aux préparatifs de la fête de PESSA’H, toute proche. Puisse-t-elle sonner pour nous comme autrefois pour nos ancêtres, l’heure tant attendue de la délivrance finale.

Grand Rabbin Alain GOLDMANN

 

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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 19:02

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Une pièce ancienne de Judée a atteint la somme record d'1,1 million de dollars lors d'une vente aux enchères à New York, a-t-on appris vendredi 9 mars auprès de la maison d'enchères Heritage.

Ce prototype du shekel, qui date de 66 après Jésus-Christ, était l'une des toutes premières pièces frappées au début de la première grande révolte juive contre les Romains au 1er siècle. Un seul autre exemplaire est connu, a précisé la maison d'enchères.

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9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 19:23

La Commission sur le Statut de la femme, une des commissions les plus respectées de l'ONU, devrait faire franchir un nouveau palier dans l'hystérie anti israélienne qui habite l’organisation, avec malheureusement la probable complicité de l’Europe. Cette commission s’apprête en effet à voter une résolution condamnant Israël, « pour sa responsabilité dans la dégradation de la conditions des femmes palestiniennes ».

« L'Onu n'arrive pourtant toujours pas à condamner le massacre de plus de 8500 civils innocents en Syrie »

 

L'Onu n'arrive pourtant toujours pas à condamner le massacre de plus de 8500 civils innocents en Syrie, n'en finit plus de se discréditer. Elle n’a rien dit non plus sur les femmes torturées ou violées en Iran, ou place Tahrir. Ni sur les lapidations pour adultère en Arabie saoudite, ou dans d'autres pays du monde arabo-musulman. Ni sur le tourisme sexuel entretenu en Asie. Décidément, il n’y a que la cause palestinienne qui vaille mobilisation aux Nations Unies…

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