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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 21:21

POURIM7

La valse des gâteaux

 

Quand approchait Pessah, mes parents achetaient
Deux fois plus de galettes qu'ils n'en consommeraient.
Je les revois encor, craquantes et craquelées,
Ces galettes Gourion, aux formes dentelées.

Selon son habitude, ma mère prélevait
La part de nos voisins, puis elle la réservait,
En l'ayant disposée dans de belles assiettes,
Recouvertes aussitôt d'éclatantes serviettes.

Dahan, Alonzo, Grima et Djilali,
Martin, Pinto, Lucas, Cerdan, Ousmani,
Chaque année, autrefois, en recevaient l'offrande,
Car le cœur est altruiste, quand l'amitié est grande.

Au temps du Ramadan, Ousmani, Djilali,
Nous faisaient apporter un grand plateau garni
De pâtisseries fines, plaisamment décorées,
Au parfum de cannelle, aux couleurs mordorées.

Des petits gâteaux secs, nappés de sucre glace,
Chamarrés de bonbons sur toute leur surface,
De blondes zlabillas aux formes bigarrées,
Ruisselantes de miel, quelques dattes fourrées.

Et ces autres merveilles dont ils avaient recette,
Des cornes, des kindlettes ou bien des skandriettes,
Des mekrods mielleux, que chacun redemande,
Des cigares enrobés à la pâte d'amandes

Pour célébrer Pâques, Alonzo et Martin
Pâtissaient la mouna. Pétrie dans son levain,
La brioche onctueuse, à l'arôme léger
Finement parfumée à la fleur d'oranger,


Jaunie par l'apport d'œufs, aux formes redondantes,
Sous sa croûte dorée, savoureuse et fondante,
Chaude encor du fournil, nous était apportée,
Sur un plateau, soigneusement empaquetée.

Car en ces temps heureux de confraternité,
Où l'amitié sincère avait droit de cité,
Où prévalait l'estime et le respect d'autrui,
Car, en ces temps heureux dont nous fûmes instruits,

Par-delà cette valse d'assiettes garnies,
Galettes, mekrods, mounas, aux saveurs infinies,
Qui circulaient alors dans un ballet réglé,
Par-delà cette valse de plats fignolés,

C'étaient trois religions, étroitement unies,
Trois cultes, s'exprimant en parfaite harmonie,
Et qui coexistaient d'un élan fraternel,
Sous l'égide d'un Dieu, Un et universel.

 

                                                

                                                          C.S. Mars 2002

 

Très bonnes et Joyeuses fêtes de Pessah à toutes et à tous. Paix et sécurité pour nos frères d'ISRAEL



 

 

 

 

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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 09:15

Cette petite fille s'appelait Myriam Monsenego, 7 ans !!

Regardez son regard attendrissant, comment peut-on lui vouloir du mal, c'était une poupée comme on aimerait que tous les enfants soient.

Elle a été tuée par une saloperie, une chose immonde., qui a osé lui courir après, l'attraper par les cheveux et lui tirer une balle dans la tête.

Myriam-Monsenego

 

Je pensais qu'on avait atteint les summuns de la barbarie, il faut croire que non.

Certains diront qu'il ne faut pas faire d'amalgame entre ça et l'islam...

Ce Mohammed à priori n’était pas un fou, il me paraissait au contraire, malin, rusé, il a tué sept personnes froidement. Ses actes ont été calculés.

Il est allé s’entrainer dans les camps de la mort en Afghanistan, Pakistan. Il en est revenu plus déterminé que jamais, ce qu’il y a de pire, si c’est possible, c’est qu’il est loin d’être le seul.

Son frère, sa mère, ses amis étaient au courant et personne n’a rien dit.

C’est là que l’amalgame avec l’islam a lieu d’être, ce type va devenir un martyr un héros, pour qui ?

Pour des gens dépendants, endoctrinés à cette religion qui à mon avis tue trop de monde actuellement.

Si ce sourire, ce regard vous ont marqués et que vous ne voulez plus que ça arrive, alors soyez vigilants et faites suivre ce message à vos correspondants..

HUBERT ZAKINE

 

 

 

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4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 21:26

Gilles-Bernheim 1

Paru dans Actualité Juive du 4 avril 2012.

 Au-delà de toutes ses significations symboliques, la fête de Pessah est très concrètement la fête de la libération, de l’affranchissement, voire de la décolonisation. D’où sa signification permanente pour le peuple juif, et sa portée universelle qui n’a pas échappé aux Noirs persécutés dans leurs « negro spirituals » : « Let my people go », « Laisse partir mon peuple ». Que cesse l’esclavage, l’oppression, l’exploitation d’une collectivité par une autre. Le destin de l’homme, c’est d’être libre et de sortir de toutes les Egyptes qui le broient, l’aliènent, l’enchaînent. La vraie libération, c’est de cesser d’être « les serviteurs de serviteurs », non pas pour se livrer à nos fantaisies et à nos passions, ou pour remplacer un arbitraire par un autre arbitraire, mais pour devenir vraiment les servants du D-ieu Unique et Vivant.

 A cet égard, Pessah est aussi important dans la pensée juive que Roch Hachana ou que Yom Kippour. Dans le rituel du judaïsme, la sortie d’Egypte est fréquemment mise sur le même plan que la Création du monde. Et même dans les Dix Commandements, D-ieu se présente d’emblée non comme le Créateur de l’univers mais comme « Celui qui t’a fait sortir d’Egypte, de la maison de servitude ». C’est là sa principale Révélation, sur un plan humain. Et c’est là notre principal titre de reconnaissance à son égard. D’ailleurs, l’une des sources de notre morale, c’est non pas je ne sais quel raisonnement philosophique, mais le rappel lancinant : « Souviens-toi que tu as été esclave en Egypte ». Et notre Haggada, lue au cours du seder de Pessah, précise : « De génération en génération, l’homme est tenu de se considérer comme étant lui-même sorti d’Egypte ». Il ne s’agit pas uniquement d’une formule de style mais d’une expérience et d’une responsabilité historiques malheureusement bien tangibles.

 Tout le déroulement du seder illustre avec force et pénétration ce dur processus d’émancipation, de cheminement de la servitude vers la liberté, de la détresse vers la joie, du deuil vers la fête, des ténèbres vers la lumière, et de l’oppression vers l’affranchissement. La succession des rites est elle-même une pédagogie de la libération, libération d’autant plus exemplaire qu’elle concernait un peuple au sein d’un autre peuple.

 Par exemple, pourquoi montre-t-on les herbes amères après l’agneau pascal et après la matsa alors que chronologiquement l’amertume aurait dû précéder les signes du salut ? Un maître hassidique, reb Simh’a Bounim de Psichkhe, explique ainsi cette inversion paradoxale : aussi longtemps que les Hébreux ne voyaient pas approcher la délivrance, ils ne ressentaient pas vraiment la misère de leur sort. Mais aussitôt que Moïse leur eut parlé de liberté, ils s’éveillèrent et comprirent l’amertume de l’asservissement. Nous trouvons là comme un écho de la profonde pensée du Midrach : « La servitude abaisse les hommes jusqu’à s’en faire aimer ». Pour transformer un clan en une nation, il lui faut à la fois un libérateur et un législateur. Si l’un et l’autre se confondent comme chez Moïse, on est en présence d’une situation privilégiée.

 Pessah coïncide avec le début du printemps, avec les prémices de l’orge, avec le fleurissement des arbres – tous événements qui sont célébrés par le judaïsme en même temps et presque au même titre que la liberté recouvrée. C’est le temps de toutes les promesses, de toutes les espérances, le printemps des peuples. C’est le prélude, le commencement, l’avant-goût aussi du grand Pessah des temps messianiques.

 On ne peut être libre seul. On ne peut savourer égoïstement sa liberté. C’est pourquoi la commémoration de Pessah s’ouvre par cette invitation « Kol dikhfin yeté veyekhoul », « Que tous ceux qui ont faim viennent et mangent, et que tous ceux qui en ont le besoin puissent avoir leur Pessah ».

Hag Saméah.

 Le Grand Rabbin de France Gilles Bernheim

 

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3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 21:16

DSCF0061

 

La communauté Juive de Nîmes

 

Recherche son

 

Ministre officiant confirmé

 

Souhaitant résider à Nîmes, et nous apporter son concours

 

Pour avancer dans la voie du Judaïsme traditionnel.

 

Premier contact : csicsic@aol.com

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3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 08:33

mess5772n

Chaque jour de la fête,

Chaque jour de la fête, nous sortons deux Sifré Thora. Nous lisons dans le premier des textes chaque fois différents, relatifs à la fête de Pessah. Dans le second, nous lisons toujours le même texte. Une phrase mnémotechnique permet de suivre l’ordre des textes lus:

1- Mechokh (tire) 2-Toura (un agneau) 3-Kadesh (sanctifie) 4-Bekaspa (par l’argent) 5-Pessol (sculpte) 6-Bemadbera (dans le désert) 7-Shelah (renvoie). En voici le détail:

Premier jour de pessah et shabbat: « Mechokh »: (Exode 12-14-Sidra Bo):

והיה היום הזה לכם לזכרון..

Dieu explique à Moché comment les Hébreux devront tirer (Mechokh) l’agneau pascal pour le sacrifier quatre jours plus tard, lors de la sortie d’Egypte. On partage la lecture en 7 montées (puisque c’est chabbat).

Dans un second Sepher Thora nous lisons le Maphtir dans la paracha de Pinhas (nombres-28-16): ובחודש הראשון בארבעה עשר יום… qui décrit les sacrifices de Pessah.

La Haftarah (Josué chapitre 5-2) relate la circoncision du peuple entrant en terre d’Israël.

Second jour (dimanche): « Toura » (Lévitique 22-26- Sidra Emor-):

שור או כשב או עז…

Un agneau (Toura) ne peut être sacrifié qu’après son huitième jour. Description des trois fêtes: Pessah, Chavouot et Souccot. Ce texte est partagé en trois montées (car nous sommes Hol-Hamoed).

Dans un second Sepher Thora nous lisons le même texte de la paracha Pinhas lu la veille, sur les sacrifices de Pessah, mais en sautant les 3 premiers versets (nombre 28-19). On commence donc par: והקרבתם אשה עלה…

Il n’y a pas de haftarah pendant le Hol-Hamoed.

Troisième jour (lundi): « Kadesh » (Exode chap. 13- fin de la Sidra Bo):

קדש לי כל בכור…

Tout premier né est sanctifié (Kadesh). Ce sont deux textes qui sont également écrits dans les tefillins. Ils sont partagés en trois montées.

Dans le second Sepher, comme la veille, nous lisons:

והקרבתם אשה עלה…

Quatrième jour (mardi): « Bekaspa » (Exode-2-24- milieu de la Sidra Michpatim):

אם כסף תלווה את עמי…

Si tu prêtes de l’argent (Bekaspa), n’opprime pas l’emprunteur. Le texte qui relate des lois diverses se termine par le rappel des trois fêtes. Il est partagé en trois montées.

Dans le second Sepher, nous lisons, comme la veille: והקרבתם אשה עלה…

Cinquième jour (mercredi): » Pessol » (Exode -34- Sidra Ki -Tissa):

פסל לך…

Après la faute du veau d’or et le pardon, Dieu demande à Moché de tailler (Pessol) deux nouvelles tables pour y inscrire, à nouveau, les 10 paroles.

Le texte est partagé en trois montées.

Dans le second Sepher on lit comme la veille: והקרבתם אשה עלה..

Sixième jour (jeudi): « Bemadbera » (Nombres-9- Sidra Behaalotekha)

וידבר ה’ אל משה במדבר סיני..

Le peuple fête Pessah dans le désert (Bemadbera) la seconde année de la sortie d’Egypte. Pour ceux qui ne peuvent accomplir le sacrifice pascal, ils le feront un mois plus tard, lors d’un « second Pessah ». Le texte est partagé en trois montées.

Dans le second Sepher, comme la veille, on lit: והקרבתם אשה עלה…

Septième jour (vendredi- 2ème fête): « Shelah » (Exode- 13-17- Sidra Bechalah):

Nous lisons le passage de la mer des joncs et la Shira, le cantique de la traversée, puisqu’elle s’est déroulée le septième jour de la sortie d’Egypte. Le texte est partagé en cinq montées car nous sommes un jour de Yom-Tov.

Dans le second Sepher, nous lisons le Maphtir comme la veille: והקרבתם אשה עלה..

La haftarah est lue dans le livre de Samuel 2 (chap. 22.) C’est le cantique de David à la suite de sa délivrance de la poursuite du roi Saül.

Chabbat Chemini: (Ce n’est plus Pessah!). Nous lisons la Sidra shabbatique qui relate l’inauguration du Michkan. Partagée évidemment en sept montées, elle est suivie de la Haftarah dans Samuel 2 chapitre 6.

Dr Michel Bensoussan

 

 

 

 

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Dr Michel Bensoussan

 

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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 10:14

Gilles Bernheim 376x407

Quelques jours après le drame de Toulouse, je souhaite partager avec vous ma réflexion sur le drame de Toulouse publiée dans le journal Actualité Juive de cette semaine.

D’abord l’horreur, l’effroi, la compassion. Un Français, Mohamed Merah, 23 ans, assassine trois enfants poursuivis jusque dans la cour du collège Ozar Hatorah, un enseignant père de deux d’entre eux, et auparavant trois militaires. Comment ne pas être sidéré, bouleversé, indigné ? La période des Chiva vient de s’achever. Des familles sont détruites, nous prions pour elles. Le meurtrier est hors d’état de nuire. La France et, en son sein, la communauté juive sont en état de choc. Ne pas se laisser emporter par la haine car elle est du côté des assassins. Lui opposer la détermination, la justice et aussi la réflexion. C’est dans cet esprit, avec encore beaucoup de douleur et peu de recul, que j’ai souhaité réunir ici les propos publics que j’ai tenus depuis le 19 mars, mais dont je constate qu’ils n’ont pas, tous, été repris dans les médias.

La très forte émotion et le réflexe d’union nationale qui ont saisi notre pays ne doivent pas rester sans lendemain si nous voulons que de telles tueries ne se reproduisent pas. Je souhaite que ces événements horribles éclairent les consciences de ceux qui, sous l’influence de discours pervers, terroristes ou racistes, pourraient être tentés par des actes qui nient D-ieu et l’humanité. En amont de ces actes monstrueux, j’invite les responsables politiques, les journalistes et faiseurs d’opinion et, plus largement, chacun de nos concitoyens à faire reculer la haine, à toujours exprimer leurs positions avec mesure, dignité et responsabilité. A refuser les amalgames mensongers et, en premier lieu, ceux sur Israël car ce sont eux que le meurtrier a invoqués pour expliquer la tuerie du 19 mars. Je les invite aussi à ne rien laisser passer à ceux qui jouent sur d’autres amalgames et qui soupçonnent ou accusent injustement l’ensemble des Français musulmans au nom des actes commis par un d’entre eux. Car les Français musulmans sont nombreux à faire plus qu’adhérer à la nation, comme c’était le cas de deux des parachutistes assassinés.

Pour autant, les autorités religieuses musulmanes ne peuvent pas faire l’impasse sur l’interpellation sanglante que leur adressent les drames de Toulouse et de Montauban, commis au nom d’Allah qui ordonnerait de tuer les juifs et de faire la guerre aux mécréants, même si – surtout si – ces actes sont en contradiction avec les fondements de leur religion. Il revient aux musulmans qui disent redouter les amalgames entre islam et islamisme de se désolidariser clairement et massivement de ces drames, par exemple en manifestant en très grand nombre. En effet, a-t-il souvent existé, dans l’histoire, des discours de cette nature, mêlant l’invocation divine, la prière, l’invitation au meurtre, le désir d’extermination ? Puisqu’Allah est cité à chaque phrase du tueur, les autorités morales de l’islam ne se doivent-elles pas de condamner, mais aussi de prévenir, d’une seule voix et avec la plus grande fermeté, ce genre de délire ? Ce sont elles les gardiennes de l’image que le monde islamique veut donner de D-ieu. Si elles condamnent les attentats, elles se montrent jusqu’à présent peu enclines à aller au-delà de propos émotionnels que nous avons, hélas, beaucoup entendus ces dernières années, comme si elles hésitaient à se couper de la faction la plus intégriste de leurs fidèles.

Eviter « le choc des civilisations » exige un double mouvement. De la part de l’Occident, qui doit s’abstenir de tout anathème contre l’islam et de toute assimilation abusive. Mais aussi de la part des autorités musulmanes, sous peine de voir leur retenue alimenter les pires fantasmes. Depuis Mein Kampf, nous n’avons jamais entendu de tels appels au meurtre. Le stalinisme assassinait en masse, mais sans s’en glorifier. L’assimilation avec le nazisme choque sans doute à cause de la disproportion des crimes. Mais si al-Qaïda était à la tête d’un Etat structuré et puissant – l’exemple de l’Iran suffit à nous en convaincre – que nous promettrait cette organisation qui soit différent du programme d’Hitler ? Elle irait, à sa manière, plus loin, la menace de génocide des juifs n’étant que la première étape d’une extermination élargie aux autres occidentaux.

Le terrorisme fanatique est un danger mortel. Un autre danger, plus sournois, nous environne : le nouvel antisémitisme qui, loin d’éliminer l’ancien, le revigore, le rafraîchit, lui confère une puissance mentale inégalée. Sinon, comment expliquer que tant de gens, et pas des moindres, ne parviennent pas à faire la différence entre la tuerie de Toulouse et la situation à Gaza, nous confirmant hélas que le mal est profond, y compris dans les plus hautes sphères publiques ?

Cet antisémitisme n’est pas seul. Il avance, armé de poncifs. On entend ainsi que la haine serait causée de l’extérieur, par la misère, l’oppression, l’humiliation. Comme si tous ceux qui vivent dans la détresse se laissaient ravager par la haine. Quel mépris pour les pauvres ! Quelle insulte pour les malheureux ! Non, il n’y a aucune mécanique inexorable, aucun lien de cause à effet entre un désastre économique ou social et le terrorisme. Le terroriste n’est pas un mannequin manipulé par des déterminations matérielles ou idéologiques – une « victime » des circonstances. Sa décision lui appartient.

« Oubah’arta bah’ayim » « Tu choisiras la vie » (Deut. 30, 19)

Gilles Bernheim,  Grand Rabbin de France

 

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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 21:22

Tsav

 

les sacrifices

 Le Lévitique consacre de nombreux chapitres aux sacrifices d'animaux. Cette pratique est étonnante lorsqu'on sait combien la Torah est soucieuse de protéger les animaux en interdisant de leur infliger des souffrances inutiles. En quoi tuer un animal peut-il réparer une faute commise par l'homme ? En quoi faire mourir une bête innocente peut-il nous réconcilier avec notre Créateur et notre conscience ?.

Harmonie de la Création

Pour comprendre le monde des sacrifices, il est nécessaire de rappeler l'existence du Créateur. L'Eternel a introduit dans sa création un certain ordre. Respecter cet ordre est source d'harmonie et de bonheur pour toute la création et en particulier pour l'homme, couronnement de cette oeuvre. Perturber cet ordre est source de malheurs et d'épreuves. Une faute est-elle irréversible et irrécupérable ? Lorsque l'ordre du monde est perturbé, existe-t-il une possibilité de retrouver l'harmonie? La Torah donne une réponse claire et sans ambiguïté : toute faute est réparable. Un vase brisé dont on recolle les morceaux demeure un vase, même s’il n’est plus jamais comme auparavant.

Les sacrifices font partie de cette catégorie de lois, désignées sous le nom de 'Houkim, lois irrationnelles inaccessibles à notre compréhension, décrets divins dont D.ieu seul connaît le secret.

Le mot hébraïque qui désigne le sacrifice a une signification très précise éloignée du concept exprimé par ce mot dans d'autres civilisations. En hébreu « Korbane » dérive du verbe Karov « se rapprocher ». La faute, le péché, le délit, le crime, éloignent l'homme de D.ieu en créant entre eux un écran. L'expression « D.ieu se voile la face » traduit cette réalité. Le sacrifice déchire ce voile et laisse passer de nouveau la lumière divine, en direction de l’homme

Le sens des sacrifices

Chez les nations de l'antiquité, le sacrifice humain ou animal avait pour but de « pacifier la divinité », c'est-à-dire d'agir sur la divinité pour « l'amadouer ». Dans la tradition juive, le Korbane est une action qui permet de se rapprocher de D.ieu après s'en être éloigné. Le Korbane n'agit pas sur D.ieu mais sur la personne qui l'offre. La Torah parle « d'odeur agréable à l'Eternel » pour exprimer la joie de D.ieu de voir revenir à lui ses enfants. Les sacrifices d’animaux n’ont plus cours en l’absence du Temple.

Le Sefer Hahinoukh rappelle que le cœur est directement influencé par les actes. L'homme qui a péché ne peut pas retrouver un coeur pur, par de simples paroles de regret. Il lui faut un acte important pour expier ses fautes. En lui demandant de choisir un bélier de son troupeau, de l'amener lui-même au Temple et d’y accomplir tout le rite prescrit pour le sacrifice expiatoire, cet homme réalisera combien sa négligence était grave et il ne récidivera pas de sitôt !

Ramban fait remarquer que les oeuvres de l'homme se trouvent achevées en pensée d'abord, puis en parole et enfin dans un acte. Quand la personne ayant péché, vient offrir un sacrifice expiatoire, elle doit imposer les mains sur l'animal pour réparer la mauvaise action ; elle doit aussi exprimer sa faute à haute voix pour réparer le mauvais usage qu'elle a fait de sa parole, et enfin, elle fera brûler sur l'autel les entrailles et les organes de l’animal qui sont le siège du désir, pour chasser ses mauvaises pensées.

La manière dont la Torah donne l'ordre d'offrir des sacrifices, exprime ce que D.ieu attend de l'homme.

« Adam ki Yaariv mikème - Un homme qui offre un sacrifice de vous ! ». Midrach Rabba souligne que notre offrande doit être semblable à celle d'Adam, c’est-à-dire provenant de notre bien propre et non le produit d'un vol, ni celui de la violence. « de vous » souligne que ce qui est offert est, en réalité une partie de nous même. La véritable finalité du sacrifice, c’est d’offrir à D.ieu ce qu'il y a d'animal en nous, nos inclinations matérielles et bestiales, c’est à dire notre instinct animal. En mettant nos actes, nos pensées, nos aspirations au service de la glorification du Nom de D.ieu, nous déposons notre plus belle offrande au pied du trône céleste. Toutes ces tentatives d’explications n’annulent pas l'acte même du sacrifice. Comme touts les autres Mitsvot, il s’agit avant tout de décrets divins. Nos sages enseignent que le monde repose sur trois fondements: La Torah, la Avoda et la Guemilouth Hassadim : La torah, le culte et l’amour d’autrui. Ces trois forces spirituelles vitales sont indispensables pour assurer l'existence du monde.

En plus de leur aspect intellectuel et culturel, l’étude et la pratique de la Torah constituent l'un de ces piliers. Aujourd'hui, les prières remplacent les sacrifices ; elles représentent le lien entre les mondes supérieurs et inférieurs et permettent à l’homme d’accéder à D.ieu.

Grand Rabbin Jacques Ouaknin

 

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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 13:16

 

En une semaine, nous avons vu quatre sortes de salauds à « l’œuvre » : le monstre méthodique, froid et fanatisé. Il assassine sept personnes, dont trois enfants juifs. Celui-ci agit de sang-froid. Quelle différence avec un nazi ? Seconde catégorie, ceux qui absolvent l’assassin (sur Internet) et cherchent je ne sais quelle excuse. Troisième catégorie : les négationnistes qui sévissent sur Internet et crachent sur nos morts. Dernière catégorie, ceux qui ont profané des tombes juives à Nice.

-Dans la première catégorie donc : un ancien paumé narcissique, névrotique et anxiogène qui avait été condamné par la justice pour coups et blessures volontaires, vol et recel de vol. Après de nombreux voyages à l’étranger (Pakistan, Afghanistan...), il s’est transformé en un tueur froid et méthodique. Mais ce monstre a été probablement endoctriné par d’autres fous furieux qui veulent en découdre avec les « judéo-croisés ». Leur idéologie raciste et antisémite suinte la haine.

-Dans la seconde catégorie, les « bonnes âmes » (peu nombreuses, pour le moment). Par tous les moyens, ils cherchent à excuser le monstre. Comme si, d’évidence, il faudrait (encore) incriminer notre société. Faut-il comprendre et entendre que tous les exclus doivent ou devraient se transformer en assassins méthodiques, parce qu’ils sont exclus ou discriminés ? D’autres, plus perfides, font un parallèle avec les enfants palestiniens. Comme si la mort d’un enfant palestinien (en temps de guerre) devait justifier que des enfants juifs soient méthodiquement assassinés, en France. Œil pour œil, dent pour dent ?

Par ailleurs, certains pensent que les Israéliens agissent et se comportent comme des nazis. Ils sont tellement endoctrinés et fanatisés qu’Israël les empêche de dormir. Ceux-là sont mus par une incroyable haine (d’Israël).

-Troisième catégorie : les vidéos postées sur Youtube par cette clique et les textes particulièrement nauséeux qui nient la Shoah. La haine et l’antisémitisme sont les deux seuls ressorts de cette clique nauséeuse. Rappelons au passage que les textes qu’ils publient et que les vidéos qu’ils déposent sont passibles des tribunaux.

-Dernière catégorie : ceux qui ont osé profaner des tombes juives à Nice, le 24 mars. Ceux-là veulent nous rappeler que même les morts n’auront pas la paix. Ils profanent la sacralité. Des salauds aussi et encore.

Toujours des salauds.

 Marc Knobel

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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 16:09

G1RELIGION

Contre la barbarie : la fraternité

L’acte barbare qui a frappé la conscience de tous, le lâche assassinat de militaires français puis celui, sauvage, d’enfants juifs dans leur école de Toulouse, exige qu’on s’y arrête encore à présent. Certes, on dira que le coupable est un fou et on mettra en garde contre tous les amalgames d’autant plus dangereux qu’ils sont évidemment faciles. Tout cela est, sans aucun doute, juste et nécessaire. Pourtant, si c’est ainsi que ce type particulier de folie explose, n’est-ce pas également parce qu’un terreau fertile a d’abord permis qu’elle naisse ? On incriminera donc avec raison les pyromanes qui ont fait d’Israël le seul objet de leur « indignation », oubliant qu’ils désignaient, par là-même, tous les Juifs à la fureur de fanatiques à l’esprit fragile. Mais, si l’on veut donner une meilleure chance à l’avenir, c’est peut-être aussi un mode de régulation sociale dans son ensemble qui doit être aujourd’hui interrogé.

Au fronton de tous les édifices publics s’inscrit la noble devise républicaine : « liberté, égalité, fraternité. » La liberté est un acquis trop précieux pour qu’on n’y veille pas. L’égalité est un combat difficile mais de tous les jours. C’est la fraternité qui pose question. Car c’est là un terme bien ambitieux. Il va beaucoup plus loin que la seule solidarité invoquée régulièrement. Il implique qu’on ressente ce que l’autre vit, que, même s’il est différent, on ait, envers lui, une indispensable capacité d’empathie. Plus encore, même si on est, avec l’autre, dans le plus grand désaccord – et sur des sujets fondamentaux – la fraternité demande que ce lien essentiel n’en soit pas, pour autant, remis en cause.

L’objectif est grand et beau. Quant aux moyens d’y parvenir… Car c’est d’abord à la société, et à la culture qu’elle diffuse, de faire en sorte que ce troisième terme de la devise nationale puisse se développer véritablement. Quand la violence s’empare des discours, quand le rejet devient, pour tous les camps en présence, la façon privilégiée de résoudre les contradictions, c’est qu’un mécanisme s’est bloqué. Il y a là, alors, comme une pulsion de mort. Il n’est pas question ici de suggérer la mise en place d’un unanimisme de façade ou de militer pour une uniformisation de la pensée. Mais comprendre l’autre, refuser de le juger sans le connaître, tout en soutenant sans faiblir le respect des valeurs républicaines et des règles de vie commune, c’est aussi une manière d’exprimer toute la richesse de civilisation que l’on porte en soi. C’est enfin recréer – ou peut-être créer – une société d’harmonie. Un rêve ? Comme tout ce qui fait le tissu de la vie des hommes.

Mendel samama

 

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 08:44

http://victor-perez.blogspot.fr/

 

Un adresse que j'aurais du vous communiquer depuis longtemps.

Jamais trop tard pour le faire...

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