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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 09:31

Terouma

"Le Sanctuaire, entre mémoire et avenir" 

Avec la paracha de cette semaine, la paracha Térouma, nous entrons dans les chapitres du livre de l’Exode / Shémoth qui traitent de la construction du mishkan, le sanctuaire du désert.

 La construction du Temple peut nous paraître un sujet anachronique ; tout d’abord parce que nous n’en avons plus, et ensuite parce que la religion d’Israël semble avoir glissé du culte sacrificiel au culte synagogal. Déjà à l’époque du retour de l’exil de Babylonie, au cinquième siècle avant l’ère chrétienne, et la construction du deuxième Temple, la synagogue jouait un rôle important. En relisant Térouma, il nous semble (en tout cas pour ceux qui comprennent l’hébreu) que nous devenons des archéologues à la recherche de l’arche perdue.

Aujourd’hui j’écris de Jérusalem, sous un ciel clair et dans une atmosphère agréablement tiède. Les gens vaquent à leurs occupations. Au loin on entend le bruit des travaux de la construction du futur tramway. Quelques vagues conversations, des rires, des appels parviennent jusqu’à ma fenêtre. La vie quotidienne, tout simplement. Mais est-ce si simple ? Est-ce si simple pour des Israéliens d’être ici à Jérusalem, à Tel-Aviv ou à Nataniya ?

Pardonnez-moi cette digression, qui en fait n’en est pas une. Car entre mon premier paragraphe qui traite du sanctuaire du désert et le second qui parle de la vie aujourd’hui à Jérusalem, se tisse un lien invisible mais solide comme le roc.

Le sanctuaire était ce temple mobile que les lévites allaient transporter jusqu’à la terre promise. Les Hébreux portaient la « résidence de Dieu » parmi leurs bagages. Entre ce premier lieu de culte, on l’on pratiquait les sacrifices et la réalité d’Israël, il y a eu le temps des synagogues, comme d’autres on chanté le temps des cathédrales. Mais les synagogues n’ont été que des poteaux indicateurs d’un seul lieu : Jérusalem (selon l’orientation de nos lieux de prière).

La question du passage du culte sacrificiel au culte liturgique est fort intéressante, mais elle reste une question de spécialistes. Par contre, relire chaque année que nos ancêtres ont construit un temple « en kit », de telle et telle dimension, avec tel et tel matériau, pour réaliser tel et tel objet ou habit, et ce, pour marcher vers la terre jurée à Abraham, Isaac et Jacob, nous a aussi donné la force de continuer la marche de nos pères.

Nous ne lisons pas la paracha pour être des nostalgiques du passé, mais pour mieux savoir d’où l’on vient et mieux savoir où nous allons.

Philippe HADDAD

 

 

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