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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 18:40

tetsav

Deux Torah pour Israël

Cette semaine, nous allons lire dans un premier sefer la paracha Tétsavé qui traite de la confection des habits des prêtres, puis dans un second nous lirons Zakhor « souviens-toi de ce que t’a fait Amalek ». Pourquoi cette seconde lecture ? Car Amalek est l’ancêtre d’Aman qui voulut détruire le peuple juif selon ce que nous rapporte le rouleau d’Esther, durant la fête de Pourim. De même que le peuple d’Amalek, descendant d’Esaü, attaqua par traitrise les Hébreux sortis d’Egypte, de même Aman usa de son influence auprès du roi Assuérus  pour tenter d’exterminer les juifs exilés dans son royaume (Vème siècle av. J.-C).

Le récit de la guerre contre Amalek est mentionné dans le rouleau de la Torah, celui du combat contre Aman, dans le rouleau d’Esther. Le rouleau d’Esther renvoie au rouleau de la Torah. Le rouleau d’Esther est la Torah de l’exil, comme le rouleau de la Torah est le livre des Hébreux. Dans le rouleau de la Torah Dieu est présent, Il parle à Ses prophètes, Il bouleverse les lois de la nature. Dans le rouleau d’Esther, le nom divin n’est pas mentionné une seule fois, Dieu est caché. Pourtant un même enseignement apparaît ici et là : la lutte contre Amalek.

Dans les deux cas de figure ce combat fut mené par les hommes, sans l’intervention directe de Dieu. Le combat contre Amalek est un combat à mener par nous, les hommes. Amalek symbolise le mal qui s’oppose à l’éthique monothéiste, c’est la barbarie à visage humaine.

Philippe Haddad

 

La sidra de Tetsavé (« Tu ordonneras ») décrit les vêtements que portaient les Cohanim, ainsi que le Cohen Gadol, dans le Michkan (Sanctuaire du désert), puis plus tard à l’intérieur des deux temples de Jérusalem. La vocation de ces vêtements était de conférer aux Cohanim la dignité et la prestance (« Lekhavod ouleTiférèt ») attachées à leur fonction sacerdotale. En hébreu, l’habit s’appelle Bégued, un terme qui provient de la racine Baguod signifiant tromper. L’habit peut, en effet, trahir et dissimuler la véritable personnalité de celui qui le porte. L’habit peut travestir la réalité et détourner l’homme du rôle qui doit être le sien. En fait, le vêtement est apparu, à partir de la faute du premier homme, qui, devenu mortel, devra désormais protéger son corps des tentations de la chair ainsi que des intempéries. Le vêtement va jouer un rôle protecteur, devenant une sorte de corps bis et il va inspirer à l’homme le sentiment de la pudeur, face à la faillibilité qu’a révélée sa transgression de l’ordre divin. En portant leurs habits, les Cohanim devront dorénavant, associer aux gestes de leur service la pureté de l’intention, afin que leur avoda (service divin) les rapproche de D. Le Rambam (Maïmonide) explique que, de nos jours, chacun d’entre nous est assimilé à un Cohen. Dans cette optique, nous devons avoir le souci d’inscrire le projet de D. dans notre vie, afin de faire apparaître, dans notre sanctuaire personnel, la présence divine. Dans le rendez-vous permanent auquel nous devons aspirer avec le sacré, il nous appartient de nous dépasser, afin qu’au travers de l’investissement de notre avoir, au profit de notre être, puisse se produire la rencontre avec D. afin que nous puissions vivre en proximité avec la Chékhina( voisinage de D.). Chacun, à son niveau, est invité à reproduire, dans son existence, cette générosité agissante vis-à-vis des autres (dont ont fait preuve, à l’époque, tous les donateurs du Temple) qui lui permettra, non seulement de dépasser son égoïsme, mais d’investir dans l’éternité ce que la mitsva ou la tsedaka lui aura fourni comme occasion de mériter de devenir l’associé de D., dans un monde à parfaire par nos actions solidaires. Dans le psaume 121 que nous disons tous les jours, à l’intérieur de nos prières, le roi David proclame : «  Hachem  tsilekha, l’Eternel est ton ombre ». Le Baal Chem Tov a expliqué ce verset de la manière suivante : De la même manière que l’homme a une ombre qui épouse son comportement (quand il lève la main, l’ombre lève la main, quand il avance, l’ombre avance,etc.), ainsi D. apporte dans le monde un répondant qui suit le geste de l’homme. Puissent nos actions nous valoir en permanence l’agrément des hommes et le sourire du Ciel

Rabbin Didier Weill

 

 

 

 

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