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22 avril 2012 7 22 /04 /avril /2012 10:19

Hazikaron

 

Yom Hazikaron

La journée du Souvenir des soldats tombés pour la défense d'Israël et des victimes du terrorisme (Yom Hazikaron) est commémorée le 4 Iyar (cette année le 25 Avril au soir).

Une sirène retentit deux fois au cours de Yom Hazikaron. Toute activité, y compris la circulation, cesse immédiatement. Les gens sortent de leur voiture, même au milieu des autoroutes, et observent une minute de silence en mémoire du sacrifice de ceux qui sont morts en défendant Israël. La première sirène marque le début de Yom Hazikaron, et la seconde annonce la récitation publique des prières dans les cimetières militaires.

La veille, les sirènes retentiront pendant deux minutes dans le pays. et, en silence, la nation tout entière se souvient de sa dette et exprime sa reconnaissance éternelle à ses fils et à ses filles qui ont donné leur vie pour que le pays parvienne à l'indépendance et poursuive son existence. Cette cérémonie est également dédiée aux victimes du terrorisme.

 Peut-être parce que la plus grande partie de la population israélienne a des parents ou des amis proches qui ont ainsi perdu la vie, Yom Hazikaron est largement respectée, à l'exception de la plupart des Arabes (sauf les Druzes et les Bédouins, dont beaucoup ont servi dans l'armée) et des Haredi non-sionistes. Tout au long de la journée (la veille au coucher du soleil, selon le calendrier lunaire juif) les magasins, restaurants, cinémas, lieux de divertissement, etc sont fermés par la loi. Radio et télévision passent des programmes sur les guerres d'Israël.

 Malgré une forte composante laïque, Il y a une composante religieuse dans Yom Hazikaron. On lit un yizkor particulier, la prière "El Male Rahamim" ainsi que le Kadich.

Au coucher du soleil, Yom Hazikaron cède la place aux festivités de Yom Haatsmaout, Jour de l'indépendance

 

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Yom Haatsmaout

La journée de Yom Hazikaron est immédiatement suivie par le jour de l'Indépendance (Yom Haatsmaout), l'anniversaire de la Proclamation de la création de l'Etat d'Israël, le 14 mai 1948. Le drapeau d’Israël est levé lors d’une cérémonie officielle au Mont Herzl et 12 torches sont allumées.

 La veille du jour de l'Indépendance, les municipalités organisent des célébrations publiques, les haut-parleurs diffusent de la musique populaire et les foules descendent dans la rue pour participer à l'atmosphère de la fête. Dans la plupart des synagogues ont lieu des offices spéciaux marquant la renaissance nationale d’Israël, au cours desquels sont récités les hymnes de louange qui composent le Hallel. C'est ce jour-là que sont décernés les Prix Israël de littérature, des arts et des sciences et qu'a lieu le concours international de Bible organisé pour la jeunesse juive. Les bases militaires sont ouvertes au public et l'armée de l'air et la marine procèdent à des parades militaires.

Un peu d'histoire...

 Motivés par leur attachement historique à Israël, les juifs s'efforcèrent, au cours des siècles, de retourner au pays de leurs ancêtres pour y reconstituer leur Etat. Tout au long des dernières décennies, ils s'y rendirent en masse : pionniers, maapilim et défenseurs. Ils y défrichèrent le désert, firent renaître leur langue, bâtirent cités et villages et établirent une communauté en pleine croissance, ayant sa propre vie économique et culturelle. Ils n'aspiraient qu'à la paix encore qu'ils aient toujours été prêts à se défendre. Ils apportèrent les bienfaits du progrès à tous les habitants du pays. Ils nourrirent toujours l'espoir de réaliser leur indépendance nationale.

 En 1897, inspiré par la vision de l'Etat juif qu'avait eue Théodore Herzl, le premier congrès sioniste proclama le droit du peuple juif à la renaissance nationale dans son propre pays. Ce droit fut reconnu par la Déclaration Balfour du 2 novembre 1917 et réaffirmé par le mandat de la Société des nations qui accordait une reconnaissance internationale formelle des liens du peuple juif avec la terre d'Israël, ainsi que de son droit d'y reconstituer son foyer national.

 La Shoah qui anéantit des millions de juifs en Europe, démontra à nouveau l'urgence de remédier à l'absence d'une patrie juive par le rétablissement de l'Etat juif dans le pays d'Israël, qui ouvrirait ses portes à tous les juifs et conférerait au peuple juif l'égalité des droits au sein de la famille des nations. Les survivants de la Shoah en Europe, ainsi que des juifs d'autres pays, revendiquant leur droit à une vie de dignité, de liberté et de travail dans la patrie de leurs ancêtres, et sans se laisser effrayer par les obstacles et la difficulté, cherchèrent sans relâche à rentrer au pays d'Israël.

 Au cours de la Seconde Guerre mondiale, le peuple juif dans le pays d'Israël contribua pleinement à la lutte menée par les nations éprises de liberté contre le fléau nazi. Les sacrifices de ses soldats et l'effort de guerre de ses travailleurs le qualifiaient pour prendre place à rang d'égalité parmi les peuples qui fondèrent l'Organisation des Nations unies.

 Le 29 novembre 1947, l'Assemblée générale des Nations unies adopta une résolution prévoyant la création d'un Etat juif indépendant dans le pays d'Israël et invita les habitants du pays à prendre les mesures nécessaires pour appliquer ce plan.

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21 avril 2012 6 21 /04 /avril /2012 16:16

Toutes les manifestations humaines ont leurs faussaires et le monde juif n’y échappe pas. Sous couvert d’une barbe fournie et d’un grand chapeau, présentant toutes les apparences d’une orthodoxie pointilleuse, certaines personnes s’arrogent le titre de "Rav", sans la moindre preuve attestant de leur savoir rabbinique et peuvent ainsi agir en toute impunité, car il est très difficile à distinguer les vrais des faux.

Ces soi-disant « sauveurs d’âmes » en profitent pour s’approprier en quelque sorte leurs victimes en grande souffrance spirituelle. Ils les culpabilisent, et les éloignent de leur famille qualifiée de « pas assez cacher » afin de faire tomber sous leur emprise ces êtres fragiles.

Ils sont alors en mesure d’exercer sur eux une influence néfaste, de façon à obtenir ce qu’ils veulent, en l’occurrence de l’argent. Tout cela au mépris total des lois de la Torah qui interdisent le culte de la personne conduisant tout droit à l’idolâtrie et à la superstition.

Ils plongent leurs adeptes dans l’obscurantisme le plus délirant, alors que la Torah, telle qu’elle est enseignée par les vrais maîtres, mène à la lumière. Les plus faciles à capter sont ceux qui sont engagés dans un processus de "techouva", désirant sincèrement retourner à la pratique religieuse.

Avides de spiritualité et d’enseignements, ils font pleinement confiance à ces "faux maîtres" à qui ils vouent une admiration sans bornes. Ils sont attirés par leur apparente " sainteté " et leur prétention de tout connaître de la halakha, y compris les données les plus cachées. Séduits, impressionnés, ils écoutent leurs discours qui aboutissent à une véritable emprise mentale sur eux et finissent par être totalement sous leur dépendance.

Tous les fervents d’une orthodoxie sincère et authentique sont déchirés face à de telles pratiques. La théologie juive est très claire, à cet égard : si on laisse agir le faux prophète, il met en péril la vie même de la Communauté, qui peut être détruite par ses agissements.

C’est la raison pour laquelle, en ces temps de retour à nos valeurs éternelles, il importe de distinguer le vrai du faux, le juste de l’injuste, l’authentique du plagiat, afin que chacun trouve le véritable chemin de la Torah.

Moise COHEN

Président d’Honneur du Consistoire de Paris

Commentaire : Le but est, on l’a compris, de ne pas stigmatiser tel ou tel courant ou groupe religieux. Par contre, si le danger dont il est question dans cet article existe, il est important de savoir de qui on parle afin de protéger nos enfants. Parce qu’il n’est plus question de groupe religieux mais véritablement de secte. Secte "juive", mais secte à tout point de vue.

 

 

 

 

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 09:41

Mr Jacques DECALO, fils de déportés a été très émouvant lorsque, après que six bougies eurent été allumées à la mémoire des six millions de juifs exterminés dans les camps nazis, il a retracé l'effroyable histoire de la Shoah.

En voici les premiers mots. (L'ensemble de l'intervention sera adressée à ceux qui m'en feront la demande)

 

Decalo yom hashoah

Mesdames, Messieurs,Bonsoir,

 

 

Certains parmi-vous ont été surpris que nous commémorions aujourd'hui "jeudi" le Yom HaShoah, alors que nous aurions peut-être été plus nombreux un dimanche. Il est vrai que ce soir, nos bancs me paraissent moins garnis que l'année dernière.

 

Pour les Juifs du monde, il y a une journée dans l'année qui est tout particulièrement consacrée à l'effort de mémoire : se souvenir de ceux qui ont souffert, de ceux qui se sont battus, de ceux qui sont morts. Six millions de Juifs, soit un tiers des Juifs du monde, furent assassinés ; des familles entières totalement décimées.

 

Cette journée du Yom HaShoah fut proposée par les survivants de cette effroyable époque de l'histoire de l'humanité ; en particulier par les rescapés du soulèvement du ghetto de Varsovie qui débuta le 19 avril 1943. Mais cette date était le premier jour de Pessah (la Pâque juive), et les autorités rabbiniques ne purent associer ce jour de joie et de délivrance à la sinistre tuerie nazie. En 1950, il fut décidé que le jour de la Shoah serait fixé au 27 Nissan du calendrier hébraïque. Cette date anniversaire était encore comprise dans la période du soulèvement du ghetto de Varsovie.

 

Ce jour-là, un Kaddish s’élève à l’unisson de toutes les synagogues du monde pour ceux qui sont partis sans prière, et l'officiant récite le "El Malé Rahamim" dédié à nos martyrs.

 

La commémoration se fait de diverses façons, qui ne sont pas établies par le rite religieux. Certains, comme nous le faisons ici, allument six bougies en mémoire des six millions de morts ; des poèmes et des prières sont récités ; des survivants racontent ; malheureusement, ce soir plus un seul n'est parmi-nous. Certains organisent des cérémonies où l'on lit des pages du Livre des Noms, comme nous l'avions fait l'année dernière en citant les enfants du Gard exterminés dans les camps de la mort, pour donner une idée de l'immense nombre des victimes.

 

En 1959, la Knesset proclama le Yom a Shoah comme jour férié national de recueillement en Israël. En 1961, une loi fut promulguée pour fermer les établissements de loisirs le jour de la Shoah. A dix heures du matin, une sirène retentit pour inviter toute la population d'Israël à s'immobiliser, éventuellement sortir de voiture, et observer une minute de silence.

Si le 27 Nissan tombe un vendredi ou un samedi, le Yom a Shoah est commémoré le dimanche suivant.

 

 

 

Il y a un, je me suis adressé à vous au moment de la commémoration dans cette synagogue du Yom a Shoah.

 

Nous sommes à nouveau réunis dans cette Maison de l'Assemblée (Beit a Knesset), où la tradition juive veut que ce soit un lieu de prière, mais aussi un lieu d'études et d'échanges polémiques.

 

Le peuple juif, tout au long de son histoire, a cultivé, en matière religieuse, la critique; et les débats rabbiniques restent un modèle de liberté par leurs controverses quelquefois volcaniques, mais toujours respectueuses du contradicteur.

 

Certains esprits chagrins ont estimé par des remarques irréfléchies que parler des victimes non juives de la Shoah, et leur rendre hommage, n'avait pas forcément leur place en ce jour, puisque le dernier dimanche d'avril est consacré à toutes les victimes de la déportation.

 

A ceux là, je réponds qu'il n'y a ni jour ni heure pour rappeler cette pénible page de notre histoire, et que je persiste, et signe mon respect envers tous nos frères humains, chrétiens, musulmans, athées, tziganes, homosexuels, résistants et autres, qui ont subi tout comme nos parents le joug de la barbarie nazie.

 

Isy BORNE, dernier témoin déporté de notre communauté était parmi nous. Aujourd'hui, il n'est pas à nos côtés pour témoigner, car très fatigué il ne peut se déplacer. Je souhaite qu'il puisse se rétablir, et que nous puissions encore le rencontrer pendant de longues années.

Vous vous souvenez sans doute que lorsque j'ai terminé de prendre la parole, cet homme respectable et fatigué a fait l'effort de se lever pour venir m'embrasser et me parler.

Ce qu'il m'a dit, vous ne l'avez pas tous entendu. Mais ceux qui étaient à côté de nous, et qui l'aidaient à se tenir debout se rappellent avec émotion qu'il m'a remercié des propos que j'avais tenu et surtout de n'avoir oublié personne, ni rien…

Il m'a aussi demandé de continuer la transmission de cette monstrueuse page de l'histoire de l'humanité, afin que cela ne se reproduise plus......

 

Cette intervention fut suivie de la prière

à la mémoire des six millions de Juifs torturés par les Nazis

dont voici la traduction :

 

El malé rahamim

Dieu plein de miséricorde, Toi qui résides dans les hauteurs, accorde un repos éternel, sous les ailes de Ta providence, à l'instar des saints et des purs qui brillent et étincellent comme la lumière du firmament, aux six millions d'âmes d'Israël, aux déportés et exterminés pendant la Shoah, hommes, femmes, enfants, qui furent assassinés, brûlés, dans les camps de la mort, en particulier à :

Auschwitz-Birkenau, Belzec, Chelmno, Sobibor, Maïdanek, Treblinka, Stuthof, Dachau, Büchenwald, Mathausen

Par la prière exprimée par notre communauté pour l'élévation de leur âme, ô Père miséricordieux, recouvre-les des Tes ailes à jamais, que leur âme soit protégée dans le faisceau de vie éternelle, que l'Eternel soit leur héritage, que le souvenir de leur opprobre ne s'efface jamais, et que leur mérite se pose en permanence sur nous et sur tout Israël.

ô terre ne recouvre pas leur sang, que leurs cris restent vivants, qu'ils reposent en paix et qu'ils se relèvent à la fin des temps, et disons amen.

 

 

 

 

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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 11:17

Chemini

Poser des limites à l'enthousiasme religieux

 

Notre paracha présente deux sujets, à première vue, indépendants :

  1. L'inauguration du Temple du désert, le mishkan
  2. Les lois alimentaires et celles concernant l'impureté.

Entre ces deux sujets, un événement tragique : la mort des fils d'Aaron qui selon le verset ont "approché un feu étranger devant l'Eternel qui n'avait pas été commandé". En d'autres termes, leur initiative ou leur manque de vigilance a entraîné leur mort.

On peut comprendre que dans la ferveur de l'inauguration, les fils d'Aaron se soient laissé aller à un enthousiasme débordant. La Bible se méfie toujours de la liesse populaire (pensons à la faute du veau d'or, la faute des explorateurs), même quand l'intention semble justifiée par une bonne cause religieuse.

Juste après la mort de Nadav et Avihou, Dieu édicte des règles :

  1. Interdiction pour les prêtres d'entrer dans le temple s'ils ont bu (boire ou servir, il faut choisir !)
  2. Impératif pour chaque Israël de se soumettre à une législation concernant le choix des animaux à manger,
  3. Lois concernant l'impureté.

La Torah ne justifie pas ce règlement, sauf qu'elle précise à la fin de notre paracha :

Ne vous rendez point vous-mêmes abominables par toutes ces créatures rampantes; ne vous souillez point par elles, vous en contracteriez la souillure. Car je suis l'Éternel, votre Dieu; vous devez donc vous sanctifier et rester saints, parce que je suis saint, et ne point contaminer vos personnes par tous ces reptiles qui se meuvent sur la terre. Car je suis l'Éternel, qui vous ai tirés du pays d'Egypte pour être votre Dieu; et vous serez saints, parce que je suis saint. Afin qu'on distingue l'impur d'avec le pur, et l'animal qui peut être mangé de celui qu'on ne doit pas manger." afin qu'on distingue l'impur d'avec le pur, et l'animal qui peut être mangé de celui qu'on ne doit pas manger."

 

 

La seule raison donnée (qui ne satisfait pas la raison) est l'acceptation de la loi de Dieu qui pose les limites à notre rapport au monde. Ce que l'on nommera plus tard la kasherouth, et les lois de pureté et d'impureté constituent une discipline de vie. Sans aucun doute la Torah se méfie de toutes les ferveurs, mêmes religieuses (surtout !) ; en apprenant à l'homme à mettre un frein à sa manière de manger, elle espère engendrer un être qui saura maîtriser sa nature pour la mettre au service de Dieu et du prochain.

Philippe HADDAD

 

 

La fin de la paracha Chémini traite des lois concernant de ce que l'on nommera plus tard les lois de la cacherouth (le terme "kacher" n'est jamais utilisé dans la Torah), c'est-à-dire les lois alimentaires d'Israël. Ici la Torah donne les signes des animaux purs, plus précisément pour les animaux terrestres (ruminants ayant les sabots fendus) et les poissons (possédant écailles et nageoires), et 24 oiseaux interdits (des prédateurs ou des migrateurs). 

 

Parfois les lois liées à la cacherouth nous trouvons un mode d'abattage spécifique appelé ché'hita qui est l'abattage rituel des animaux terrestres et des volatiles kacher. A ce sujet, le Midrach s'interroge : "En quoi le Saint, béni soit-Il,   est-Il concerné si Israël mange avec ou sans ché'hita ? Si la bête est tuée par son coup ou sa nuque ?" Et de répondre : "Sache que la ché'hita n'a été ordonnée que pour épurer le peuple d'Israël."

Ce thème que les commandements (mitsvoth) n'ont été donnés que pour épurer Israël constitue un thème majeur et important qui revient souvent dans des sources diverses, mais que signifie exactement cette notion d'épurement ?

Il est connu que de nombreuses critiques (notamment venus du christianisme) ont été émises contre la Torah de l'Eternel telle qu'elle s'est exprimée dans le peuple d'Israël [c'est-à-dire à travers la tradition orale], à savoir que cette Torah s'occupe d'aspects matériels, au lieu de s'occuper des choses spirituels [Paul oppose ainsi la lettre (le judaïsme) à l'esprit (le christianisme)].

Par rapport à ce sujet, il convient de remarquer qu'il n'existe pas d'impureté intrinsèque aux aliments interdits ; mais qu'il y a là un principe éducatif afin de faire acquérir à l'homme une valeur, à savoir de soumettre ses tendances et ses penchants naturels dans le service de Dieu. C'est par cela qu'un homme de foi accepte par un acte volontaire l'interdit divin, c'est ainsi que l'homme peut s'épurer, comme a dit le prophète Zacharie (13, 9) "Je les épurerai comme on épure l'argent", tel est le sens de la sanctification et de la sainteté.

 

D'après un enseignement du professeur Yéshayahou Leibowitz.

 

 

 

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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 10:22

Alors que nous sortons à peine de la fête de Pessah qui rappelle au peuple juif sa libération de l'esclavage, son alliance avec l'éternel et son droit sur Eretz Israël, certains lui contestent encore son droit sur la terre de ses ancêtres.

Les pharaons d'Egypte du passé se sont mutés en tyrans de Téhéran et leurs troupes sont aujourd'hui composées de militants antisémites habillés du masque de l'antisionisme.

Au nom d'un combat pour la liberté pour un peuple inventé, ils font tout pour empêcher le peuple juif d'avoir sa terre et sa capitale éternelle.

Pour la deuxième fois, c'est par les airs que ces perturbateurs veulent s'attaquer à la souveraineté d'Israël et violer le sol de la seule démocratie d'un Moyen Orient au bord de l'explosion générale.

Aveuglés par leur haine, ils n'ont de cesse d'attaquer et de boycotter tout ce que produit ou réalise ce jeune état qui devrait forcer l'admiration.

Faisant fi des milliers de morts en Syrie, ils n'ont qu'une obsession, salir l'image d'Israel.

Au nom d'une soi-disant liberté, ils piétinent celle de tous ces peuples qui à travers le monde souffrent de l'islamisme intégriste qui massacre au Soudan au Burkina Fasso et au Mali.

Ils ne disent mot face aux milliers de corps sans vie ou mutilés qui jonchent les rues de ces pays abandonnés de tous.

Ils piétinent ces milliers de malheureuses victimes de ces tyrans qui continuent leur épuration.

Pas une manifestation n'est organisée dans les capitales de monde par tous ces tiers-mondistes et gauchistes toujours prêts à vilipender Israël.

Pas un mot de nos indignés.

Pas une seule mission humanitaire.

Pas une seule flottille maritime ou aérienne pour aller porter secours à ces hommes, ces femmes et ces enfants.

Non ! rien que ce silence complice qui comme par le passé, reconnaîtra sa responsabilité lorsqu'il sera trop tard.

Face à ce silence, cette collaboration et ce danger, il n'y a qu'une réponse: la justice, la force et la fermeté.

Tout doit être fait afin de les empêcher de nuire !

Bravo aux compagnies aériennes qui ne les ont pas laissé monter à bord respectant ainsi le droit international.

Bravo à l'état d'Israël de ne rien tolérer qui vienne mettre en danger ou en question sa sécurité.

Honte à ces militants de la haine, à ces complices des terroristes, à ces falsificateurs et manipulateurs de l'histoire.

Honte à ces Indignés sélectifs et à leur icône Stéphane Hessel.

Honte à ceux qui les soutiennent comme à ceux qui recevant Salam Hamouri, font de ces ennemis d'Israël, des symboles qui demain donneront naissance à d'autres terroristes et Mohamed Merah.

Il y a des millénaires, le peuple juif sortait de l'esclavage et aujourd'hui, rien ni personne ne l'y fera retourner.

Il a 64 ans, il retrouvait sa terre, rien ni personne ne l'en privera.

Gil Taieb

 

Yom Hasmaouth

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16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 16:17

 

 

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La communauté Juive de Nîmes

Recherche son

Ministre officiant confirmé

Souhaitant résider à Nîmes, et nous apporter son concours

Pour avancer ensemble dans la voie du Judaïsme traditionnel.

Premier contact :  csicsic@aol.com

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15 avril 2012 7 15 /04 /avril /2012 11:52

Yom Hashoah

Qu’est-ce que Yom HaShoah ?

Le 12 avril 1951, le Parlement Israélien a proclamé la date hébraïque du 27 nissane à la fois jour de commémoration du soulèvement du ghetto de Varsovie (19 avril 1943) et de la Shoah (en hébreu : catastrophe), où six millions de juifs ont péri, victimes des nazis.

 Cette date a été choisie parce que se situant entre l’anniversaire de la révolte du ghetto de Varsovie et le Yom Hazikarone, jour du souvenir, qui précède l’anniversaire de la création de l’Etat d’Israël.

 Comme seul ce qui est ritualisé est mémorisé, il a été préconisé en Israël et dans la plupart des communautés juives d’observer la journée du 27 nissane comme journée d’évocation de l’histoire de la Shoah, au seuil de laquelle il faut allumer une bougie ou une veilleuse, comme on le fait traditionnellement à l’anniversaire de la disparition d’un être cher. Cette flamme allumée symbolise la vie spirituelle qui perdure au-delà de la mort charnelle.

holocaust_rep-copie-1.jpgLa Shoah en France

De mars 1942 à août 1944, 74 182 personnes ont été déportées de France, principalement vers Auschwitz, parce qu’elles étaient juives. Parmi elles, 11 400 enfants de moins de 18 ans dont 2 000 âgés de moins de six ans. Aucun enfant de moins de 14 ans n’est revenu.En outre, 645 juifs des départements du Nord et du Pas de Calais ont été arrêtés en France, et déportés vers le camp de Malines, en Belgique.

Un peu plus de 3 000 déportés depuis la France ont survécu, dont quelques centaines sont encore en vie aujourd'hui.

Environ 2 500 autres Juifs, surtout des vieillards et des enfants en bas âge, sont décédés dans les camps d’internement ouverts par le régime de Vichy, essentiellement en raison des mauvaises conditions sanitaires. En outre, plus de 1 200 autres personnes ont été exécutées ou abattues sommairement en France par les Allemands et leurs collaborateurs (principalement la Milice) parce qu’elles étaient juives.Il y avait environ 330 000 Juifs en France métropolitaine en 1940. Les trois quarts ont survécu, entre autre grâce à l'aide des organisations juives qui se sont impliquées dans le sauvetage des Juifs, et grâce à l’aide d'une partie de la population française non juive. « Les Justes », y compris de nombreuses institutions catholiques ou protestantes, ont caché et sauvé plusieurs milliers d’enfants juifs.

Sur les 330 000 Juifs en France métropolitaine en 1940, environ 140 000 étaient des immigrants, essentiellement venus de Pologne et d’ailleurs en Europe de l’Est, généralement après la Première Guerre Mondiale, ou des réfugiés d’Allemagne et d’Autriche, arrivés juste avant la Deuxième Guerre Mondiale.

Quelque 86 000 autres personnes ont été déportées de France par mesure de répression ou de représailles, dont environ 40 000 à 45 000 résistants Parmi ces déportés, il y avait un petit nombre de Juifs non identifiés en tant que tels par l’occupant et ses auxiliaires français. Le nombre de morts en déportation parmi les 86 000 est d’environ 35 000.

Si le pourcentage des survivants est plus élevé, c’est parce qu’il s’agissait uniquement d’adultes, déportés dans des camps de concentration situés à l’intérieur du Reich, alors que 80% des Juifs déportés à Auschwitz ont été immédiatement gazés à l’arrivée des convois, sans être enregistrés.

Quelque six millions de Juifs d’Europe, dont environ trois millions de Juifs polonais, ont été tués entre 1939 et 1945. La moitié sont morts à Auschwitz-Birkenau, Treblinka, Belzec, Sobibor, Chelmno et Maïdanek.

 

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12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 15:23

 

Bonne et heureuse fête à nous les visiteurs.....

 

 

 

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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 10:00

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Après avoir observé scrupuleusement les préceptes contraignants liés à la fête de Pessa'h, les juifs séfa­rades, notamment originaires du Maroc et de l’Oranais clôturent les sept jours célébrant la sortie du peuple juif d'Egypte par l'une des plus somptueuses cérémonies:

 

La Mimouna.

 

 

Cette fête qui marque la fin de Pessah commémorant la fin de l'esclavage en Egypte ainsi que la libération du peuple juif, est en fait un hymne à l'espoir et à la liberté. Elle constitue depuis des siècles, l'événement convivial par excellence de la communauté sépharade du monde entier.

 

C'est une soirée « Portes ouvertes » où les familles et les amis, se visitent pour se retrouver autour de belles tables garnies de mets traditionnels afin de se souhaiter mutuellement bonheur et prospérité.

 


Ce folklore remonte à des temps immémoriaux, bien que son origine demeure, somme toute, assez floue. Le terme 'mimouna' a donné lieu à diverses interprétations étymologiques, parfois très fantaisistes, mais dont l'objectif principal était de relier le rituel de la fête avec la culture juive.

'Mamon (fortune) mazal (chance) 'emouna1 (foi) mais aussi Rabbi Moshé ben Maïmon (Maïmonide), Lala Mimouna (dame fortune) 'mouna' (brioche consommée par les Chrétiens espagnols le lundi de Pâques) ; voici pour les plus célèbres exégèses auxquelles se sont livrés les juifs du Maghreb, témoignant ainsi de la richesse de ce patrimoine culturel qui se transmet de génération en génération et qui donne à cette nuit son caractère magique.

 

Cette fête représentait également la rencontre informelle des communautés juives et arabes. C'est en effet grâce à ces derniers que le levain, "banni des foyers Juifs durant ta fête de Pessa'h, pénétrait à nouveau dans les maisons. Ils  en profitaient alors pour prêter des bijoux et de superbes caftans aux femmes juives afin que celles-ci soient honorées comme il se doit. La Mimouna était également l'occasion de procéder aux présen­tations des jeunes fiancés.

 

Alors que la nuit vient de tomber, les femmes s'af­fairent à dresser une table qui doit, par chacun de ses mets, symboliser prospérité et bonne fortune. Poisson, lait, dattes et miel, beurre, farine et fèves, pièces d'or reposant dans un levain augurant du renouvellement heureux d'une année féconde, le tout consommé sur la phrase clé qui rythmera la longue soirée : "Prospérez et réjouissez-vous (teb'ho outess'ado)"

 

L'apothéose de la fête étant bien sûr la fabrication des fameuses mouflétas qui occuperont la maîtresse de maison de longues heures devant les fourneaux. Cette dernière se fera une joie de les servir à chacun de ses invités en adressant bénédictions et autres formules de prospérité. Pour les Juifs originaires d'Algérie, le couscous au beurre fera l'affaire, tandis que les Juifs de Tunisie se précipiteront sur des sandwichs appétissants.

 

La symbolique de la Mimouna, dont la date coincide avec l'apparition des premiers bourgeons, n'est finalement qu'un grand hymne à la joie, au renouveau de la nature et à la convivialité. La nuit entière, les juifs feront la 'tournée des grands ducs' en se rendant de maison en maison afin de se souhaiter mutuellement santé et prospérité.

Le lendemain, les Juifs du Maroc avaient pour coutume de se rendre dans les champs pour bénir des sources et autres points d'eau, rituel que les populations arabes atten­daient avec impatience.

 

Cette sortie était également une occasion pour les Juifs, enfermés dans le melah (sorte de ghetto des pays du Maghreb), de repousser les frontières d'un horizon limité. La Mimouna demeure la seule fête juive locale que les Juifs séfarades ont conservée

En Israël, longtemps raillée par les premiers pion­niers originaires d'Europe centrale, la Mimouna est devenue, grâce aux efforts de Séfarades influents,  une véritable fête nationale, que les hommes politiques se font un devoir d'ho­norer à travers tout le pays. Pour les descendants des nobles juifs d'Espagne longtemps pourchassés, la Mimouna en Terre d'Israël symbolise la victoire d'un peuple qui s'est multiplié et a prospéré confor­mément aux souhaits formulés lors de cette soirée hors du commun. –

 

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9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 17:02

Omer

A l’époque si regrettée du Temple, dès l’issue de la première fête de Pessah, on sortait dans les champs et les campagnes autour de Jérusalem afin de procéder au cérémonial du « Omer » qui comprenait d’ailleurs le décompte des journées qui nous séparait de la fête de « Chavouot ».

 Cela peut expliquer la coutume jusqu’à ce jour d’organiser des sorties champêtres en famille pendant le « Hol Hamoed » de Pessah.

En Algérie, les parents avaient pour habitude d’emporter des cordes épaisses pour les enrouler autour des arbres et balancer les enfants, garçons et filles étaient disposés les uns face aux autres, et tout cela était agrémenté d’un chant mélancolique traditionnel. J’ai la Nostalgie de cette époque même si je ne l'ai pas vécu personnellement. J'ai le sentiment Que nous avons beaucoup perdu ces dernières années en tradition, en écoute mutuelle,

En charme, en partage, en convivialité, peut-être même en conviction, non? Rien n'est irrévocable, irréversible, il ne dépend que de nous de revenir à ces moments de pur bonheur.

Aujourd’hui alors que le temple n’a pas été reconstruit nous continuons à opérer à ce décompte tous les jours, la nuit tombée…

Quel est le sens de cet usage qui peut paraître pour le moins bizarre ?

Pessah est la fête de la liberté : libération de l’esclavage égyptien, des souffrances endurées, d’un mode de vie qui nous était tout autant hostile qu’étranger de par les valeurs qu’il véhiculait.

Mais la libération à elle seule n’a de sens que dans la mesure où elle nous permet de conquérir la vérité.

« Pessah »est le point de départ et « Chavouot »celui de l’arrivée, c’est l’objectif final qui nous permettra, après l’émancipation de vivre la délivrance.

Il en va de même pour chacun d’entre nous, sur un plan un peu plus personnel…

Les contingences et autres contrariétés de notre quotidien, de même que les moments heureux qui peuvent nous profiter n’ont de sens que s’ils nous servent de tremplin pour approcher puis atteindre nos objectifs ici bas.

Entre la libération physique et celle spirituelle, des épreuves peuvent surgir, nous devrons les surmonter pour parvenir à la délivrance véritable.

Rappelons nous qu’une année se déroule entre le moment où la première plaie affecte les égyptiens et celui où les enfants d’Israël quittent l’Egypte.

Durant cette année, les hébreux sont déjà mieux considérés ; qui oserait s’en prendre à ceux qui semblent bénis et protégés par D… ?

En même temps, lorsque ce dernier demande par le biais de Moshé que les enfants d’Israël quittent le pays, il est de ceux qui perdent de leur motivation à le faire.

Quitter une société prospère, matérialiste, pour un désert sans vie, pour une loi, la Thora, aux contours encore flous…

Nous connaissons le sort de ceux qui ont choisi d’y demeurer et qui représentaient la grande majorité des hébreux, seul 1/5 du peuple est finalement délivré.

L’espoir

Le décompte, nous le comprenons, c’est l’espoir d’un lendemain qui chante…

Lorsque l’on aspire à quelque chose très fortement on décompte le temps qui nous en sépare… C’est cela le Omer.

D’aucuns diraient mais en quoi est-il si enthousiasmant ou exaltant de recevoir et accepter cette loi ?

La rencontre de l’individu avec sa finalité est une équation simple, elle ne peut déboucher que sur une forme de plénitude… Or nous sommes tous en quête de cette sensation de sérénité…

« J’ai cherché ma bien aimée sans jamais la trouver »dit le Roi Salomon dans le Cantique des Cantiques. Il est deceux qui recherchent parfois toute une vie la plénitude sans jamais pouvoir la retrouver. On pense parfois qu’il suffit d’un confort supplémentaire, d’une émotion complémentaire pour se sentir rasséréné…Ce n’est pas si simple :être en accord avec soi même, lever les contradictions qui nous tourmentent parfois même sans qu’on le sache, cela exige un effort de tous les instants.

Ainsi, chacun à son niveau, on peut s’inscrire dans une dynamique de délivrance. Ceci est valable pour l’individu mais dans notre cas particulier, également pour la collectivité…

Notre différence d’ailleurs repose sur notre collectivité et sur l’interdépendance entre les prérogatives personnelles et celles relatives à notre peuple…

C’est fort probablement la raison pour laquelle le retour à  la Terre d’Israël intervient entre Pessah et Chavouot…YOM HAATSMAOUT dont on reparlera d'ici peu .

Plus que quelques pas, quelques jours avant la délivrance finale… Amen.

Guil ZENOU

 

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