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La vie d'une communauté

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Une belle histoire : La Synagogue d'Oran

Ce matin, j'ai eu envie de vous présenter un lieu que personne ne verra plus jamais comme je l'ai connu : La grande Synagogue d'Oran. C'est la Synagogue que je fréquentais. Non pas tous les jours car lorsqu'on a vingt ans, on pense  à la prière du Shabbat mais on pense aussi aux sorties, aux amis et amies.On a envie des'amuser, et d'essayer d'oublier le drame qui nous entourait : La guerre. Cependant j'y allais régulièrement pour les fêtes.
Alors, Ma Synagogue, la voilà...





La Synagogue d’Oran

C’est en 1877 que le consistoire israélite, à l’initiative de Simon Kanaoui un riche commerçant, décide de construire une Synagogue à Oran car les lieux du culte existants ne suffisent plus, ils sont trop petits et trop dispersés. Ils ne favorisent pas le rassemblement de la communauté en un même lieu.

Le terrain est donné gratuitement par la municipalité. Il est situé au Boulevard Joffre, près de « derb l’ihoud » le quartier Juif. En 1880 la première pierre est posée. La construction va se faire par souscription volontaire en Afrique du Nord, en France et même en Angleterre.  Il a fallu une foi extraordinaire pour recueillir les fonds nécessaires mais aussi la détermination, et le courage politique pour mener à bien l'organisation et la direction de l'œuvre. L'achèvement des travaux a pris le temps d'une génération.

Il faudra attendre 38 ans pour que se réalise le grandiose projet, on avait vu grand et les devis ont été largement dépassés.

Enfin le grand rabbin Weil peut réceptionner l'édifice religieux.

C'était la récompense pour les milliers de croyants anonymes chargés de recueillir des fonds, qui ont cru à la réussite de leur projet malgré les innombrables entraves, les difficultés financières et les résistances conservatrices et antisémites (Affaire Dreyfus).

Le 12 Mai 1918 la synagogue est inaugurée en présence d'une foule énorme évaluée à plus de 10000 personnes venues de tous les coins d'Algérie mais aussi de France et de l'étranger.

L'émotion atteint son comble, lorsque les portes se sont ouvertes pour laisser entrer les fidèles.

Il n'y eut pas assez de place pour tous, peu importe, tous étaient là, et les prières et les chants allaient jusque dans les rues avoisinantes.

Toute la nuit rires et chants se sont fait entendre, et dans les maisons, les Juifs levaient leur verre en chantant et en récitant des psaumes

Nous sommes en 1918. La guerre n'est pas encore terminée, le grand rabbin Weil termine son allocution "en suppliant Dieu de protéger la France, de lui conserver sa force et son prestige, et de lui donner enfin la victoire qu'elle a si bien méritée"  .

Vue de l'extérieur, le bâtiment est très important. La façade où une splendide rosace aux vitraux multicolores illuminent l'intérieur est parée de chaque côté de 2 tourelles de 20 mètres de hauteur. A l'intérieur trois grandes portes surmontées de vitraux s'ouvrent sur la nef.

Celle ci est séparée des bas-côtés par des arcades que supportent des colonnes de marbre rouge.

Le cœur est réservé à la teba portant gravé les 10 commandements et l'étoile de David que l'on retrouve sur tous les vitraux.

L’ekhal, est décoré d’une draperie de velours rouge brodée d'or datant de 1845.

En avant de la teba Il y a une magnifique menora géante.

960 sièges, en chêne massif, occupent le rez-de-chaussée de la Synagogue.

Au ler étage, sur les côtés et devant les grandes orgues, les plus grandes d’Algérie toutes religions confondues, se trouvent les places réservées aux femmes.

Au premier étage également, il y a deux salles qui servent, l'une aux assises du Beth Din, l'autre au Conseil d’Administration du consistoire.

Les juifs d'Oran peuvent être fiers de leur œuvre. Leur synagogue est là, magnifique digne de la foi qu’ils ont en Dieu.

 

 C’est dans cette Synagogue que, le Dimanche 5 aout 1961, je me suis marié. C’est le Grand Rabbin Léon FIMA qui nous a unis, en présence du Grand Rabbin Léon ASKENAZI.

Le vent de l'histoire a soufflé, une fois de plus dans le mauvais sens. Ma belle synagogue est devenue une mosquée…Comme toutes les Synagogues d'Algérie.


                                                          Claude SICSIC
csicsic@aol.com  


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A
Je suis très triste par l'état dans lequel se trouve cet édifice. Nous sommes en 2019, il est en ruine.<br /> Cette belle synagogue est ma voisine, son architecture m'réveillait quand j'étais gamin, de mon balcon je le regardait des heures durant, admirant sa beauté et le courage et la détermination et surtout l'intensité du rêve ou de la foi qui ont animé ces concepteurs.<br /> Hélas, en 1976 elle devenue un lieu où l'on hurle cinq fois par jour, des immondices sont alentour, sa beauté tombe en ruine.<br /> Je suis né a coté de cette belle synagogue, on avait un certain moment des personnes de confession juive, que mon père nous recommandait de respecter, il a travaillé sa vie durant avec les juifs.<br /> Comme eux, il aimait le travail bien fait, l'amour de la perfection et son mépris de la médiocrité.<br /> Heureux, ceux qui ne voient pas ce qu'est devenu la synagogue et le pays après le départ de ceux qui l'ont batti.<br /> Pour ma part, je ne suis ni musulman, ni juif, ni chrétien, je ne crois à aucune religion car elles sont toutes le poison de l'esprit.<br /> Je suis un amazigh(berbère) qui voit l'arabisme et l'islamise avec leur corollaire l'intégrisme et le meurtre s'insinuer comme une maladie virale.
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!
Je suis triste de savoir que la synagogue ou mon cousin s'est marié teboul René mon père surnommé lolote bisous
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E
<br /> Je suis bcp + jeune que vous et c bien le Rabbin Léon Fima qui nous a circoncis mes freres é moi.Peut etre que vos parents ont connu mon regretté pere David Elbase Ben Samuel (zal) issu d'une<br /> famille de 9 freres et soeurs.Il était enfant de coeur à la synagogue d'Oran et était trés connu dans le quartier.<br /> <br /> <br /> Bien cordialement,<br />
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P
<br /> <br /> Ce que je ne comprend pas, pourquoi les juifs d'algerie n'ont soutenu leurs pays (l'algerie), qui les a acceuiilie depuis des sicles vivant avec les musulmans en paix, puis quand le vent a<br /> soufflee, vous retournez votre veste pour la france, on appelle ca de la traiterie.<br /> <br /> <br /> L'islam a toujours toloere les autres religions et vous le savez, donc il faut assumez les consequences aussi.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Merci <br /> <br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> Une seule réponse : ou sont passés les juifs qui vivaient aussi pendant des siècles dans les pays musulmans (Syrie, Egypte, Iran etc, etc) ils ont été chassés ou soumis à l'esclavage. Un Juif<br /> n'et jamais soumis à l'esclavage.<br /> <br /> <br /> <br />
B
<br /> <br /> bonjour,  je me demande pkoi vous regrettez que le synagoge est devenu un mosquee? pkoi pas regrettez que vous l'avez quitté? un synagoge qui persiste comme un lieu de prières religieuses<br /> (musulmanes ou chrétiennes) est mieux qu' un synagoge vide...<br /> <br /> <br /> <br />
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<br /> <br /> A aucun moment je n'ai écris que je regrettais que la Synagogue ne soit devenue une mosquée.<br /> <br /> <br /> je regrette seulement que la plus belle Synagogue d'Algérie ne soit pas restée une Synagoque, même s'il n'y a plus aucun Juif à Oran  (Il y en avait 70000 en 1960). Ce monument, au même<br /> titre que la cathédrale, aurait pu témoigner de l'histoire religieuse de ma ville et de son passé multicultuel.<br /> <br /> <br /> Par ailleurs, je n'ai pas quitté ma Synagogue. elle est toujours avec moi, elle me suit partout.<br /> <br /> <br />  Disons que c'est Oran, ma ville, qui n'a plus voulu de moi. Pourquoi? C'est une autre histoire<br /> <br /> <br /> <br />