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8 janvier 2009 4 08 /01 /janvier /2009 09:29

 

En méditant la paracha

Vayé’hi Par Philippe Haddad

 

Dix-sept ans pour dix-sept ans !

 

Et Jacob vécut en Egypte dix-sept ans.

Genèse / Béréshith XLVII, 27

 

 La paracha de la semaine nous présente les dernières années de vie de notre patriarche Jacob, auprès de ses enfants, en Egypte. En particulier elle décrit quelques moments de dialogue entre le vieux père et son fils bien aimé Joseph, qu’il croyait mort.

Le Midrash va amplifier ce lien entre le père et le fils, en mettant en exergue le parallélisme entre leurs deux vies pleines d’épreuves.

 

 

 Jacob bénit les fils de Joseph.

Jan Victors (Amsterdam, 1620 – 1677)

 

Les dix-ans années en Egypte :

La paracha commence par le verset que nous avons cité en exergue.  Ceux qui sont familiarisés avec les textes bibliques feront sans doute un lien avec un autre passage où il est mentionné dix-sept ans :

 

« Voici les engendrements de Jacob : Joseph âgé de dix-sept ans, était berger avec ses frères. »

Genèse / Béréshith XXXVII, 2.

 

Ainsi Joseph avait-il dix-sept ans lorsqu’il quitta son père pour aller constater la « paix de ses frères, à Sichem », une mission qui ne connut pas de retour.

A travers ce chiffre « dix-sept » un clin d’œil est fait au lecteur pour montrer que l’existence de Joseph ressembla par beaucoup de points à celle de Jacob (haine des frères, exil, diffamation, lutte, etc.) Ce parallélisme est souligné par plusieurs midrashim.

Josephs vécut dix-sept ans à l’ombre de son père, en Canaan, et Jacob vécut dix-sept ans à l’ombre de son fils, en Egypte. Joseph put alors accomplir la mitsva du respect filial, ce qu’il ne put accomplir pendant plus de vingt ans.

C’est ce que dit le Midrash Hagadol[2] :

 

« Vis-à-vis des dix-sept ans où Joseph vécut chez son père, ainsi fut le temps où Jacob demeura à l’ombre de son fils, tel est le sens du verset : Voici les engendrements de Jacob : Joseph. »

 

Selon sa méthodologie propre, le Midrash ne respecte pas le sens littéral, et coupe le verset après le quatrième mot pour mieux poser ce lien entre le père et le fils.

 

Une espérance à la fin :

Ce que nous pouvons retenir en conclusion de cette courte analyse est la leçon suivante : Bien que les vies de Jacob et Joseph furent perturbées par la haine des frères (Esaü, les fils de Léa en particulier), il y eut des retrouvailles de paix. Esaü et Jacob se retrouvèrent et s’embrassèrent, Joseph et ses frères s’étreignirent. Jacob retrouva ses parents, Isaac et Rébecca ; Joseph retrouva son père[3].

C’est sur cette paix, tant attendue par Jacob, que se termine le livre de la Genèse / Béréshit.

L’histoire du peuple d’Israël peut se poursuivre, dans l’espérance.

P.H

 

 

Le Chabbat Vayé’hi du 14 Teveth

Est dédié à la mémoire de

Notre Ami

André MESGUISH

 

 



[1] Selon un enseignement du professeur Y. Leibowitz.

[2] Midrash écrit au Yémen vers le huitième siècle.

[3] Rachel était morte en mettant au monde Benjamin.

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7 janvier 2009 3 07 /01 /janvier /2009 14:01

La ville d'Hashdod en Israel lance un cri de détresse. voici le courriel reçu par notre président Mr Paul BENGUIGUI. nous ne pouvons rester sourds à ces appels de détresse. Aidez-les directement suivant vos possibilités ou adressez vous à vos responsables communautaires :

Mr Paul BENGUIGUI, tel : 06 76 11 32 72
Mr Claude SICSIC,   tel : 06 82 26 07 28





De :
אדר היקר [mailto:ederhayakar@neto.net.il]
Envoyé : jeudi 1 janvier 2009 15:53
À : paulbenguigui@orange.fr
Objet : Eder Hayakar - Aider l'enfance a Ashdod

Mr Benguigui

 Shalom

 Tout d'abord un grand merci pour votre reponse positive au soutien des enfants et des habitants d'Ashdod.

 Le Nom de l'Association est

Eder Hayakar 
Bank Habein Leumi Harishon - First International Bank of ISRAEL 
Ashdod - City - 033 
Numero : 409-271632 
Code Swift : FIRBILITXXX

Code IBAN: IL980310330000000271632

  Merci pour votre soutien, continuez à parler de notre activite autour de vous, amis, familles et tous ceux qui veulent participer à cette grande Mitsva de l'aide au peuple d'Israël en détresse.

 Moshe Fitoussi

Rehov Rogozine 24

Ashdod

Tel : 00-972-8-8529872

Tel : 00-972-524-317375

ASHDOD est une des villes Israélienne qui vit sous les roquettes kassam depuis des mois et des mois.

Les enfants sont terrorisés. Jusqu’à ce jour, les dons que l’association

Eder Hayakar recevait, servaient à acheter des jouets ou des friandises.

Maintenant, ils ont besoin de ces dons pour

Acheter de la nourriture !

 

Soyez généreux pour des enfants qui pourraient être

Les nôtres. Apportons leur un minimum de bien être en aidant

à les nourrir.

 

Le compte bancaire de cette association figure au haut de cette page

 

 

 

 

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5 janvier 2009 1 05 /01 /janvier /2009 08:46
On nous communique :


Départ de volontaires nîmois vers une base de Tsahal du dimanche 08 Mars au dimanche 22 Mars 2009 (possibilité d'écourter le séjour en repartant en France le dimanche 15 Mars 2009). Afin de constituer un groupe homogène, il serait bien d'être une quinzaine.
Le travail constituera à remettre aux soldats des cadeaux offerts par les généreux donateurs de France.
Parlez-en autour de vous, c'est très important pour le moral de l'armée en ces temps difficiles.
Il reste quelques places.
Contacter Mordékhaï au 06-42-65-41-88.



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1 janvier 2009 4 01 /01 /janvier /2009 13:41


Vayigach


 

Yéhouda, quatrième enfant de Yaacov, dans la chronologie des naissances, se révèle un homme d’action et d’initiative comme la Thora aime décrire ces personnages qui se dévoilent par leur force propre. Le terme YEHOUDI, qui se traduit par l’appellation générique de juif donc du judaïsme a sa source en YEHOUDA, une des futures tribus, base du peuple juif jusqu’à nos jours.

Cet homme arrive à convaincre son père Yaacov de lui confier Benjamin afin que le gouverneur de l’Egypte accepte de lui vendre les denrées qui manquent cruellement en terre de Canaan.

Les onze enfants de Yaacov se présentent devant Yosseph qui se cache toujours derrière son masque égyptien. Yéhouda s’adresse à ce premier personnage de l’Egypte pour clarifier une situation pesante et embarrassante. C’est au bout de ce plaidoyer que Yosseph va se dévoiler à ses frères pour leur apprendre deux nouvelles. La première la plus fracassante c’est qu’il est en vie et c’est lui qui dirige l’Egypte. La seconde la plus heureuse c’est qu’il reste fidèle à l’enseignement de son père et qu’il va se charger dorénavant de lui apporter aide et assistance à condition qu’il le rejoigne ainsi que le reste de la famille en Egypte.

Yéhouda va gérer toute cette nouvelle situation.

Au fond l’embryon de la naissance du futur peuple d’Israël vient de voir le jour. Toute l’histoire de notre peuple aura comme point de mire, notre réaction pour ne pas disparaître. C’est la moindre des choses. Mais cela n’est pas suffisant. Il faut aussi prendre en compte ce point de vue de l’esprit de coexister en exil ou sur sa Terre, sans perdre son âme.

Yéhouda nous apprend par exemple qu’il ne cédera pas même au péril de sa vie devant celui qui exigera qu’il renonce aux règles de la maison de son père. C’est l’engagement qu’il a concédé à Yaacov dans la sidra précédente ( ch. v. 9). En outre Yéhouda obligera Yosseph à se démasquer par les propos fermes et sans équivoques que la Thora relate dans le début de cette sidra. (ch.44 v.32)

Fermeté et dialogue cohabiteront toujours dans cet espace microcosmique comme les appartements de Yosseph ou macrocosmique dans la rencontre de Yaacov et le Pharaon.

En effet, Yaacov « descend » en Egypte pour revoir son fils Yosseph. Mais il se doit de se présenter au Pharaon. D’après les paroles du Pharaon à ses serviteurs nous comprenons l’intérêt de Yaacov et de sa famille à se montrer prêts au dialogue mais fermes sur l’essentiel : Vivre en harmonie avec les enseignements des patriarches. Ils obtiendront un territoire, la pays de Gochen, pour leur propre habitation et l’assurance de garder les trois mots d’ordre : la langue, le nom et la tenue vestimentaire. Ce comportement dans la détente et la cordialité les préservera dans le futur c’est à dire dans l’adversité et l’esclavage. Le peuple juif trouvera la sortie d’Egypte grâce à sa ferme conviction : l’Egypte, pays de transition donc provisoire..

Rabbin Salomon MALKA

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1 janvier 2009 4 01 /01 /janvier /2009 11:24
Le dimanche 28 janvier, le Rabbin Bitton et son épouse ont invité les jeunes de la communauté à venir allumer la huitième lumière de hanouka au Centre Communautaire.
les jeunes, garçons et filles ont répondu avec beaucoup de plaisir à cette invitation et ils ne l'on pas regretté. Ils ont ainsi passé, ensemble, un après-midi festif dont ils se souviendront.
Les photos prises à cette occasion montrent bien l'ambiance joyeuse et amicale qui régnait au Centre communautaire.
.
Une réunion très réussie que nous souhaitons voir se renouveler souvent, en toutes occasions.
Avant l'allumage...

L'allumage et la bénédiction...
et les grosses parties de toupie...
sous la surveillance souriantes de Mme Bitton (à droite)

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31 décembre 2008 3 31 /12 /décembre /2008 11:55

Faites un petit tour sur le site de présentation de la Communauté Juive de Nimes.
Il n'est pas nouveau et n'attends que vos visites et vos commentaires

http://membres.lycos.fr/macommunaute/index.html
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30 décembre 2008 2 30 /12 /décembre /2008 09:46

LETTRE D UN ISRAELIEN AUX HABITANTS DE LA TERREj

                                       (lire jusqu'au bout, même si cela vous parait long...)

 

 Chers Habitants de la Planète terre,
 
Navré de vous perturber ! 
 
Je comprends qu'en ce moment, nous autres, Israéliens, vous irritons. 
Il s'avère, en effet, que vous êtes vraiment contrariés, fâchés, voire indignés. 
En fait, vous êtes souvent fâchés contre nous.

  • Aujourd'hui, c'est pour l'utilisation excessive de la force contre les dirigeants "innocents !" du Hamas.
  • Récemment, c'était pour "la répression brutale des Palestiniens".
  • Avant cela, c'était pour le Liban.
  • Avant encore, c'était à cause du bombardement du réacteur nucléaire de Bagdad,
  • de la guerre de Kippour
  • et de la campagne du Sinaï.

Il s'avère que la victoire des Juifs et, par conséquent, leur survie, vous fâchent énormément. 
 
Naturellement, Chers habitants de la planète Terre, 
longtemps avant l'existence de l'Etat d'Israël, nous, membres du peuple juif, vous avons irrités.

  • Nous avons irrité le peuple allemand qui a élu Hitler.
  • Nous avons irrité le peuple autrichien qui l'a applaudi à son entrée dans Vienne.
  • Nous avons irrité un bon nombre de nations d'Europe de l'est, dont les Polonais, Slovaques, Lithuaniens, Ukrainiens, Russes, Hongrois, Roumains.

D'ailleurs, l' i r r i t a t i o n que nous causons au monde remonte à fort loin dans l'histoire.

  • Nous avons irrité les Cosaques de Chmielnicki, qui ont massacré des dizaines de milliers d'entre nous, entre 1848 et 1849.
  • Nous avons irrité les Croisés qui, en route pour libérer la Terre Sainte, étaient tellement irrités par les Juifs, qu'ils nous ont massacrés en quantité énorme.
  • Nous avons irrité, durant des siècles, une Eglise catholique qui a fait de son mieux pour établir notre parenté par des inquisitions.
  • Nous avons irrité l'ennemi juré de l'Eglise, Martin Luther, qui, dans son appel à brûler les synagogues - avec les Juifs à l'intérieur -, a fait preuve d'un remarquable esprit chrétien œcuménique !

Et c'est parce que nous étions fâchés de vous fâcher de la sorte, Chers habitants de la planète Terre, que nous avons décidé de vous quitter, si l'on peut dire, et de créer un Etat juif. 
 
Notre raisonnement était que, vivant en contact étroit avec vous, en tant que résidents étrangers dans les divers pays qui sont les vôtres, nous vous contrariions, vous irritions, vous dérangions. Y avait-il, dès lors, une meilleure idée que celle de vous laisser, afin de vous témoigner notre affection et de bénéficier de la vôtre ?
 
Et c'est ainsi que nous avons décidé de revenir chez nous, dans la patrie même dont nous avions été expulsés, 1.900 ans plus tôt, par un monde romain qu'apparemment, nous avions aussi irrité ! 
 
Hélas, Chers habitants de la planète Terre, il s'avère que vous êtes difficiles à contenter. 
 
Après vous avoir quittés, vous et vos pogroms, vos inquisitions, vos croisades et vos holocaustes, après avoir pris congé du monde en général pour vivre seuls dans un petit Etat à nous, nous continuons à vous irriter !

  • Vous êtes fâchés de ce que nous réprimions les pauvres Palestiniens.
  • Vous êtes très en colère de ce que nous ne renoncions pas aux territoires de 1967, qui sont, à l'évidence, l'obstacle à la paix au Proche-Orient.
  • Moscou est contrarié.
  • Washington est contrarié.
  • Les Arabes "radicaux" sont contrariés.
  • Et les doux Egyptiens modérés sont contrariés.

Eh bien, Chers habitants de la planète Terre, prêtez attention à la réaction d'un Juif normal d'Israël. 
 
En 1920, 1921 et 1929, il n'y avait pas de "territoires de 1967" pour faire obstacle à la paix entre les Juifs et les Arabes. 
 
En fait, il n'y avait pas d'Etat juif pour irriter qui que ce soit. 
 
Néanmoins, les mêmes Palestiniens, opprimés et réprimés, ont massacré des dizaines de Juifs à Jérusalem, Jaffa, Safed et Hébron. En 1929, rien que dans cette dernière ville, 67 juifs ont été massacrés en une journée. 
 
Chers habitants de la planète Terre, pourquoi les Arabes de Palestine ont-ils massacré 67 Juifs en un jour, en 1929 ? 
 
Etait-ce par colère contre l'agression israélienne de 1967 ? 
 
Et pourquoi 510 Juifs, hommes, femmes et enfants, ont-ils été massacrés durant les émeutes arabes, entre 1936 et 1939 ? 
 Etait-ce en raison de l'irritation arabe pour 1967 ? 
 Et quand vous, Chers habitants de la planète Terre, avez proposé, en 1947, un plan onusien de partition de la Palestine - qui aurait permis la création d'un "Etat palestinien" à côté d'un Israël minuscule -, et que les Arabes ont crié "Non!" et ont déclenché la guerre et tué 6.000 Juifs, cette irritation avait-elle pour cause l'agression de 1967 ? 

 Et à propos, Chers habitants de la planète Terre, pourquoi n'avons-nous pas entendu votre cri de colère à ce moment-là ? ! 
 
Les 'pauvres Palestiniens' qui, aujourd'hui, tuent des Juifs avec des mortiers, des explosifs, des bombes incendiaires et des pierres, font partie du même peuple qui, quand il avait tous les territoires dont il exige maintenant qu'ils lui soient donnés pour son Etat, a essayé de jeter l'Etat juif à la mer. 
 
Les mêmes visages grimaçants, la même haine, le même cri de "itbah-al-yahud, massacrez le Juif !", que nous voyons et entendons aujourd'hui, ont été vus et entendus alors. 
 Le même peuple, le même rêve : détruire Israël. 
 
Ce qu'ils n'ont pas réussi à réaliser hier, ils en rêvent aujourd'hui... 
 
Et nous ne devrions pas les réprimer ? 
 
Chers habitants de la planète Terre,

  • vous êtes restés les bras croisés durant l'Holocauste.
  • Vous êtes restés les bras croisés, en 1948, quand sept Etats déclenchaient une guerre que la Ligue Arabe comparait fièrement aux massacres perpétrés par les Mongols.
  • Vous êtes restés les bras croisés, en 1967, lorsque Nasser, follement acclamé par des foules déchaînées, dans toutes les capitales arabes du monde, fit le serment de jeter les Juifs à la mer.
  • Et vous resteriez les bras croisés demain, si Israël était menacé d'annihilation.

Et puisque nous savons que les Arabes Palestiniens rêvent chaque jour de cette annihilation, nous ferons tout ce qui nous est possible pour rester vivants sur notre terre. 
 
Si cela vous ennuie, Chers habitants de la planète Terre, eh bien, rappelez-vous combien de fois, dans le passé, vous nous avez causé des ennuis.

De toute façon, 
Chers habitants de la planète Terre, 
même si cela doit vous causer du tracas, 
il y aura toujours un Juif en Israël 
qui voudra rester vivant 
et garantir la sécurité de ses enfants et petits-enfants. 
 alors...
Navré de vous perturber !

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29 décembre 2008 1 29 /12 /décembre /2008 11:28

L’espérance

 

Quatre bougies brûlaient lentement.

J’entendis leur conversation.


La première dit :
Je suis la paix !
Les gens n'arrivent pas à me maintenir. Je crois que je vais m'éteindre.
Et elle s’éteignit.


La seconde dit :
Je suis la foi !
Je suis superflue, les personnes ne veulent rien savoir de moi.
Quand elle termina de parler, une brise souffla sur elle et l'éteignit.


Triste, la troisième bougie se manifesta à son tour:
Je suis l'amour !
Je n'ai pas de force pour continuer, les gens me laissent de côté .
Ils ne me comprennent pas.
Et, sans plus attendre, elle s'éteignit.


Soudain, un enfant entra et vit les trois bougies éteintes.
Il commença à pleurer, alors la quatrième bougie parla:
Ne sois pas triste, tant que ma flamme brûlera nous pourrons allumer les autres bougies.
Moi, je suis l’espérance.


Les yeux brillants, l’enfant prit la bougie et il ralluma les autres.

Car l’Espérance ne s'éteint jamais.

 

Espérance comme Hatikva, Hatikva comme Israël.

 

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26 décembre 2008 5 26 /12 /décembre /2008 09:30

Ils sont venus,

Ils étaient tous là...

Quel bonheur, quelle satisfaction que de voir en ce 24 décembre (27Kislev) à 19 heures le square de la Couronne à Nîmes noir de monde malgré un froid glacial. Ils étaient tous là, attendant avec impatience l'allumage de la quatrième bougie de Hanouka. Les Nimois et Nimoises bien sur mais aussi des fidèles à la communauté venus de Montpellier, Avignon, St Jean du Gard, Montélimar, etc...
Combien étaient-ils ? 300 ? 350 ? peu importe. l'essentiel a été démontré. Les Juifs du Gard, comme les Juifs de toute la terre sont attachés à leur religion, à leurs traditions.
Et notre Rabbin, Mr Lévy BITTON a su, avec le concours de son épouse Dvorah, réveiller les énergies. Il ont su trouver les mots et les arguments qui ont fait que, pour la première fois, Nîmes a célébré Hanouka de manière publique, aux yeux et à la face de toute la population Nimoise.
Qu'ils en soient remerciés. Je sais qu'avec le Conseil d'Administration de l'ACING, ils prendront d'autres initiatives pour permettre à la Communauté nimoise de redevenir ce qu'elle a toujours été : Une communauté phare de la région.
Un grand merci également à Monsieur le Sénateur Maire de Nimes Jean-Paul FOURNIER qui, sans hésitation, a bien voulu autoriser cette manifersation, et à laquelle il a participé de manière active.

Mr Le Rabbin BITTON pendant son commentaire


Mr le Président Paul BENGUIGUI pendant son allocution, en présence de Mr le Sénateur Maire de Nîmes Jean-Paul FOURNIER et des autorités religieuses Musulmanes qui nous ont fait l'amitié de participer à la cérémonie.
Madame NONIJOLY nous a adressé le message suivant :

 

Bien Cher Ami,

 Je vous remercie pour votre invitation à l'allumage de la menorah géante le 24 décembre.

Hélas, je ne pourrai être des vôtres puisque L'Eglise réformée de Nîmes célèbre la Veillée de Noël au Petit Temple, à 19h également.

Puisse la nouvelle année apporter à notre terre entière Paix et Espoir et aux dirigeants de ce monde la Sagesse.

Et pour vous et votre communauté, bonheur et joie !

Avec toute mon amitié,

 Marie-Hélène Bonijoly
Présidente Conseil Presbytéral
Eglise Réformée de Nîmes

Monseigneur l'évèque de Nîmes a, lui, téléphoné personnellement à Mr BENGUIGUI pour s'excuser de son absence bien compréhensible en ce soir de Nöel.

"NOS FRERES MUSULMANS VIENNENT D'HONORER L'AID EL KEBIR, ET COMMERERONS LE 6 JANVIER PROCHAIN LA FETE DES« NAIR »

DEPUIS DIMANCHE NOUS JUIFS CELEBRONS HANOUKA, ET CE JUSQUA DIMANCHE PROCHAIN,

DES MINUIT CE JOUR LA CHRETIENTE FETERA NOËL OU LA NATIVITE ET DANS HUIT JOURS LE NOUVEL AN OU LA CIRCONCISION ;

CES FETES, TOUTES JOYEUSES, NE PEUVENT QUE NOUS INCITER AU RAPPROCHEMENT, A LA REFLEXION, A LA FRATERNISATION, , A L'HUMILITE, A L'AMOUR DE SON PROCHAIN. A LA REELLE ET SINCERE RECHERCHE DE LA PAIX,"

                                                                                        Paul BENGUIGUI




 L'allumage des quatre bougies est effectué par le Rabbin BITTON

 



En présence  de notre ami Mr Isaac BORNE Survivant des camps de la mort, pour qui,
ces lumières de Hanouka éclairent en lui des zones noires qu'il ne peut oublier.
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24 décembre 2008 3 24 /12 /décembre /2008 09:34
En méditant la Paracha par Ph.Haddad

 

 

Distinguer les flammes

 

Ce Shabbath sera marqué par les flammes de Hanoukka que nous allumerons vendredi avant les veilleuses shabbatiques, l'occasion de consacrer notre réflexion hebdomadaire à cette solennité d'institution rabbinique.

La fête de Hanoukka, qui est la dernière inscrite dans notre calendrier, rappelle, entre autres, le miracle de la fiole d'huile du Temple. Selon notre tradition, cette fiole d'huile aurait dû permettre la combustion des mèches de la ménorah (chandelier) durant un jour, elles brûlèrent miraculeusement sept jours supplémentaires.

 

 

 

Rapide rappel des faits :

Au deuxième siècle avant l'ère chrétienne, le roi syro-grec Antiochus IV voulut imposer l'hellénisme comme religion de tout son royaume, dans lequel se trouvait la Judée. Cette idée assimilationniste a toujours caractérisé les civilisations conquérantes, babylonienne, perse, grecque ou romaine. De nos jours, nous pouvons dire que le modèle économique occidental constitue un projet assimilationniste avec ses normes, ses codes, son langage, ses "idoles".  Ce projet ne s'impose pas par la force militaire, mais par la séduction à travers la publicité, les médias, mais la finalité des "décideurs" reste la même : conquérir un public.

Le risque demeure une uniformisation des comportements, des consciences par un conditionnement des esprits et le basculement vers une « société spectacle » dont a parlé Guy Debord. Reconnaissons, cependant, une différence majeure entre les temps antiques que nous évoquons et notre temps contemporain : aujourd'hui, il nous est toujours possible de prendre ses distances face au système (en sélectionnant ses sources d'informations, en exprimant une critique du système, etc.), à l'époque d'Antiochus IV, la prise des armes est apparue comme la seule solution. Pour Juda Maccabée, qui mena la révolte, sa guerre était justifiée par la légitime défense d'un peuple (Israël) en danger de disparition.

 

Pérenniser une foi

 Après la victoire et le miracle de la fiole d'huile, les rabbins n'ont pas voulu s'en tenir à la commémoration d'une victoire militaire. Il ne fallait pas sacraliser la guerre, mais bien pérenniser la foi de ceux qui menèrent le combat. Or cette foi trouvait sa source dans la Torah qui enseigne dès ses premiers versets que Dieu créa un monde diversifié, pluriel. Il n'est pas exagéré de dire que le choix politique du Dieu créateur est un choix "démocratique" et non "dictatorial". Le mouvement créationnel va de l'indifférencié vers la différence, de l'impersonnel vers la personne.

Comment les rabbins du Talmud ont-ils ritualisé ce message ? Par l'allumage des bougies / veilleuses de la hanoukkia. Cette hanoukkia ne porte pas une torche, présentant une seule grande flamme, mais bien des mèches distinctes.

Ni fusion, ni confusion, chaque homme, chaque peuple porte sa lumière, reflet de la lumière de Dieu.

 

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