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13 février 2009 5 13 /02 /février /2009 21:10

Un rapport inquiétant


Le rapport qui a été rendu public ces jours-ci par la Ligue anti-diffamation ne manque pas d’être inquiétant. Non parce qu’il nous révèle une situation que nous ignorions : nous savions les uns et les autres que le réveil de l’antisémitisme dans l’ensemble des pays européens a marqué ces dernières années un bond considérable. Ce que l’enquête menée dans sept pays par les délégués de l’organisation américaine montre désormais c’est l’acuité et le caractère dangereux du phénomène. C’est que la bête immonde touche désormais dans de notables proportions des pays que l’on croyait relativement à l’abri des stéréotypes racistes.

Ainsi près de la moitié des citoyens européens sont d’avis que les juifs ne sont pas loyaux à l’égard de leurs pays; 31 % des personnes interrogées considèrent par ailleurs que ce sont les juifs qui sont responsables de la crise financière mondiale.

Dans certains pays d’Europe, 40% des citoyens pensent que les juifs détiennent trop de pouvoir dans le monde des affaires. Bien plus, ce chiffre grimpe à 50 % en Hongrie, en Pologne et en Espagne. Dans notre pays lui-même que l’on aurait pu croire – eu égard à un récent passé - au moins prudent face à des dérives, le nombre de ceux qui affichent des idées résolument antisémites a augmenté de 5 %. Autre chiffre qui nous interpelle : 44 % des personnes interrogées (64 % en Espagne) pensent que les juifs ont tendance à trop parler de la Shoah.

Quelles leçons devons-nous tirer aujourd’hui des résultats d’une telle enquête ? En premier lieu sans doute le fait que se sont lourdement trompés tous ceux qui, dans nos propres rangs, y compris moi-même, nous invitaient à moins parler d’antisémitisme sous prétexte qu’il aurait pratiquement disparu. Nous n’avons pas réussi – par exemple - à convaincre nos concitoyens de ce que la conservation de la mémoire de la Shoah constitue pour nous une ardente obligation mais qu’elle est aussi pour tous les hommes d’aujourd’hui un devoir, une prudence et une nécessité.

Nous devons réfléchir aux meilleurs moyens de combattre dans nos sociétés le développement d’un antijudaïsme qui a aujourd’hui pour particularité de venir des deux extrémités du panorama politique en convergence avec un certain nombre de milieux islamistes radicaux. Nous entretenons les meilleures relations avec les responsables de la sécurité dans notre pays et nous leur faisons confiance pour continuer à protéger nos lieux de prière, nos centres communautaires et nos écoles. C'est dans cet esprit que nous avons alerté à la fois le Président de la République M. Nicolas Sarkozy, le Premier ministre M. François Fillon et la Ministre de l'Intérieur et des Cultes Mme Michèle Alliot-Marie.

Mais les tristes résultats de cette enquête doivent, avant tout, sonner l’heure du rassemblement de nos forces. Ce rapport rappelle chacun d’entre nous à sa responsabilité.

Amalek n’est pas mort.

Joël MERGUI
   Président du Consistoire Central de France 

 

 

 

 

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12 février 2009 4 12 /02 /février /2009 20:33

 

Quelle sainteté pour un peuple ? Yitro

Cette sidra est connue pour contenir les dix paroles prononcées sur le Mont Sinaï. Le personnage de Ytro, beau père de Moché, a eu le mérite de voir son nom associé à la plus grande participation divine de tous les temps. En effet, D. « descend » sur le Mont Sinaï et annonce le décalogue au peuple hébreu à peine libre de son asservissement égyptien.

Entre ces deux événements : la sortie d’Egypte et la donation de la Thora il s’est passé seulement cinquante jours. D. offre donc la Thora au peuple élu dans un décor exceptionnel, le désert du Sinaï. Il fait entendre les tonnerres. Les éclairs sillonnent le ciel. C’est un spectacle unique et depuis, il ne s’est plus renouvelé au monde. Il faut attendre la venue du Machiah pour que D., réalise une autre manifestation de cette haute tenue. Les rabbins enseignent que le prophète Ezéchiel, auteur de la description du char céleste, n’a pas vu ce que la servante des hébreux a pu contempler ce jour du Matan Thora. Nous atteignons ici une dimension sans pareil. Les sages ajoutent que toutes les âmes à naître ont assistées à l’annonce divine de l’offre de la Thora à son peuple. Vous et moi et les enfants à venir avons ainsi été présents comme spectateurs privilégiés et acteurs potentiels. Il ne peut exister de contestation future de la véracité de la Thora d’obédience divine. La recherche admise est la compréhension des textes souvent difficiles d’accès. Nous avons pour cela un outil indispensable c’est la Thora orale. Les siècles passés se sont enrichis de bibliothèques gigantesques renfermant des livres pour mieux appréhender chaque mot, chaque syllabe, chaque signe de ce trésor longtemps gardé dans les sphères célestes. Rabbi Aquiva a quant à lui obtenu une place d’honneur dans nos cœurs parce qu’il a expliqué certaines prépositions hébraïques ne justifiant apparemment pas leur utilité dans les textes sacrés. Moché a dû convenir, selon un midrash, de l’importance du pont qu’il a construit entre le divin et l’humain. Il est allé au Ciel pour ramener sur cette Terre,la Thora écrite. Depuis cette date les savants humains ne cessent d’argumenter par la Thora orale cette manne. Les nuits et les jours passés à la recherche du sens caché de l’écrit optimisent les lettres figées et réactualisent à souhait les mots gravés dans le parchemin.

Le Talmud est un océan. L’encre est comparée à l’eau qu’il draine et les pages noircies ressemblent à l’espace qu’il occupe dans le monde.

Nous avons une obligation parmi tant d’autres mais celle là est la base de toutes. Nous ne pouvons délaisser l’étude de nos textes même pour un temps restreint.

Chaque instant de notre existence terrestre doit être mis à profit pour se délecter de cet apport humain : l’omniscience et la satisfaction du devoir accompli. La Thora écrite est notre sève nourricière et la Thora orale est notre mémoire. L’une et l’autre ne se sépareront pas parce que l’une vit par l’autre. Le peuple juif a emmené avec lui dans les jours les plus sombres de son histoire les deux phares qui l’ont préservé et qui l’ont éclairé dans les chemins dangereux qu’il a traversés. Aujourd’hui où il retrouve son honneur bafoué, il continue à remercier D. de lui avoir offert la Thora. Tous les matins, chacun parmi nous commence la journée par cette évidente réalité.

                                                                              Rabbin Salomon MALKA

 

         csicsic@aol.com

 

 

 

 

Ce Shabbat est dédié à

                          La mémoire de

 

Moïse   hwm      BENGUIGUI

 

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12 février 2009 4 12 /02 /février /2009 13:06

D’OU VIENT LE NOM « PALESTINE » ?

 

On considère généralement que le terme "Palestine" provient du nom des Philistins, un peuple égéen qui, au XIIe siècle av. J.C., s’est établi le long de la plaine côtière méditerranéenne de ce qui est maintenant Israël et la bande de Gaza. Au deuxième siècle après J.C., après avoir

écrasé la dernière révolte juive, les Romains ont appliqué le nom Palaestina à la Judée (la partie sud de ce qui est maintenant nommé Cisjordanie) pour minimiser l’identification des Juifs avec la terre d’Israël. Le mot arabe « Filastin » est dérivé de ce nom latin. Les Douze Tribus d’Israël ont formé la première monarchie constitutionnelle en Palestine approximativement 1000 ans avant J.C. Le deuxième roi d’Israël, David, a été le premier à faire de Jérusalem la capitale nationale. Bien que la Palestine ait été ultérieurement divisée en deux royaumes distincts, l’indépendance juive sous la monarchie a duré plus de 400 ans. Pour mémoire, la République française a un peu plus de 200 ans, ce qui est approximativement l’âge des Etats-Unis. Quand les Juifs ont commencé à immigrer en Palestine en grand nombre en 1882, moins de 250,000 Arabes vivaient dans ce pays et la majorité d’entre eux était arrivée dans les décennies précédentes. « La grande majorité de la population arabe de ces dernières décennies était composée de nouveaux venus. Soit des immigrés récents ou des descendants de gens qui avaient immigré en Palestine durant les 70 années précédentes. »

 

La Palestine n.a jamais été un pays exclusivement arabe, bien que l’arabe soit progressivement devenu la langue de la plus grande partie de la population après les invasions musulmanes du VIIe siècle Aucun état indépendant arabe ou palestinien n’a jamais existé en

Palestine. Quand un célèbre historien arabe américain, le Professeur Philippe Hitti, professeur à l’Université Princeton, a témoigné contre la partition devant le Comité anglo-américain en 1946, il a déclaré que: « l’histoire ne connaît aucune entité telle que ’Palestine’, absolument aucune ». En fait, la Palestine n’est jamais mentionnée explicitement dans le Coran, où elle est plutôt désignée comme "la terre sainte" (al Arad - al - Muqaddash). Avant la partition, les Arabes de Palestine ne se considéraient pas comme un groupe à l’identité distincte. Lorsque le premier Congrès d’Associations musulmanes et chrétiennes s’est réuni à Jérusalem en février 1919 pour choisir des représentants palestiniens à la Conférence de la paix à Paris, il a adopté la résolution suivante : « Nous considérons la Palestine comme une partie de la Syrie arabe, dont elle n’avait jamais été séparée. Nous sommes liés à elle par des liens nationaux, religieux, linguistiques, naturels, économiques et géographiques. »

 

En 1937, un chef arabe local, Auni Bey Abdul-Hadi, déclara à la Commission Peel, celle qui suggéra ultérieurement la partition de la Palestine : « Il n’existe aucun pays [tel que Palestine] !La ’Palestine’ est un terme inventé par les sionistes ! Il n’y a aucune Palestine dans

la Bible. Notre pays a formé pendant des siècles une partie de la Syrie. » Le représentant du Haut Comité arabe aux Nations Unies a soumis en mai 1947 une déclaration à l’Assemblée Générale selon laquelle « la Palestine faisait partie de la province de Syrie » et précisant que

« politiquement, les Arabes de Palestine n’étaient pas indépendants dans ce sens qu.ils ne constituaient pas une entité politique distincte ». Quelques années après, Ahmed Shuqeiri, qui allait devenir, plus tard, président de l’OLP, déclara au Conseil de Sécurité: « Il est de notoriété publique que la Palestine n’est rien d’autre que la Syrie du sud. » Le nationalisme arabe palestinien est dans une large mesure un phénomène postérieur à la première guerre mondiale qui n’est devenu un mouvement politique important qu’après la Guerre de six jours en1967 et la conquête par Israël de la Rive Ouest du Jourdain, appelée Cisjordanie.

 

 MITCHELL G. BARD
Traduction Française de Liliane MESSIKA                                             csicsic@aol.com

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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 17:02

Bar Mitzvah

 

Cette cérémonie marque traditionnellement le commencement de la vie adulte d’un jeune juif et signifie pour lui l’accession à une responsabilité totale et entière vis-à-vis de la communauté et de l’ensemble du peuple juif. C’est pourquoi, nos Sages ont tenu dès l’époque de la Mishna à ce que ce moment soit marqué de manière solennel par une montée à la Torah qui symbolise le sens profond de l’expression bar- mitzvah : fils du commandement. La Michnah précise qu'un garçon âgé de 13 ans devient personnellement responsable de l'application des mitzvot. Cet âge est celui retenu par la Tradition. Au 13ème siècle, Rabbi Achèr ben Yehièl affirmait que c'était une loi donnée à Moïse sur le mont Sinaï que, en matière de transgression, un garçon devenait responsable à 13 ans.

Mais cette solennité s’inscrit dans une mitzvah plus large qui est celle d’éduquer nos enfants, en hébreu : talmud torah. La responsabilité de l'éducation juive d'un enfant se partage entre la famille et la communauté. C'est à la famille d'entourer l'enfant d'une atmosphère propice à son développement physique et moral, et c'est à la communauté d'organiser les institutions, de former les enseignants et de promouvoir la célébration du Chabbat, des fêtes et des événements de la vie. Enseigner les croyances et les traditions juives aux enfants de la communauté est une mitzvah aussi importante que de les enseigner à ses propres enfants.

C'est pourquoi les parents juifs doivent vivre leur judaïsme au sein de leur foyer aussi bien qu'à la synagogue. Ils doivent montrer l'exemple à leur enfant par leur participation à la vie communautaire, par la prière, par la discussion de sujets juifs, par des actes de tzedakah, l'acquisition et la lecture de livres ou de périodiques juifs… Tout parent juif doit se sentir particulièrement responsable du développement de la communauté. C'est une mitzvah d'intégrer l'enfant dans la vie de la communauté. Dès qu'ils le peuvent, les enfants doivent accompagner leurs parents aux offices et participer à la vie communautaire. Les enfants doivent participer, dès que possible, aux cours du Talmud Torah. Les parents devraient s'efforcer d'aider leurs enfants à saisir l'importance de cette mitzvah. C'est en emmenant leurs enfants aux cours et en participant aux activités et à la vie de la communauté qu'ils y arriveront le mieux.

En aucun cas la Bar-Mitzvah ne marque la fin de l'éducation juive d'un enfant. Les parents doivent aider leurs enfants à saisir la richesse et la diversité de leur patrimoine juif et leur faire comprendre la nécessité de poursuivre l'étude de leur héritage.

 

csicsic@aol.com

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10 février 2009 2 10 /02 /février /2009 18:22

 

 

Selon une idée fausse mais cependant fort répandue, les Juifs, après avoir été forcés par les Romains de se disperser au sein de la Diaspora à la suite de la destruction du deuxième Temple de Jérusalem en l.an 70 après J.C, seraient revenus subitement en Palestine 1800 ans plus tard pour demander qu’on leur rende leur pays. En réalité, le peuple Juif a maintenu des liens avec sa patrie historique pendant plus de 3,700 ans, en conservant une langue nationale et une civilisation propre. Le peuple juif fonde ses droits à la terre d’Israël sur quatre plans au moins :

 

Au plan religieux, Dieu a promis cette terre au patriarche Abraham ;

Au plan national, le peuple juif s’est établi sur cette terre et l’a développée ;

Au plan légal, la communauté internationale a accordé la souveraineté politique en Palestine au peuple juif

Et au plan du droit international relatif aux conflits, ce territoire a été conquis lors de guerres défensives.

 

Même après la destruction du deuxième Temple de Jérusalem et le commencement de l’exil, la vie juive a continué et a souvent été prospère en Palestine. D’importantes communautés ont été rétablies à Jérusalem et à Tibériade dés le neuvième siècle. Au XIe siècle, des communautés juives ont prospéré à Rafah, à Gaza, à Ashkelon, à Jaffa et à Césarée.

 

Les Croisés ont massacré beaucoup de Juifs au XIIe siècle, mais, durant les deux siècles suivants, la communauté s.est reconstituée avec l’immigration à Jérusalem et en Galilée d’un grand nombre de rabbins et de pèlerins juifs. Des rabbins célèbres ont créé des communautés, notamment à Safed, à Jérusalem durant les 300 années suivantes. Au début du XIXe siècle - bien avant la naissance du mouvement sioniste moderne - plus de 10.000 Juifs vivaient déjà

dans ce qui est aujourd’hui Israël.

Les 78 années de la construction d’une nation, qui ont débuté en 1870, ont abouti à la renaissance de l’État juif.

 

Le « certificat de naissance » international d’Israël a été validé, pour les croyants, par la promesse de la Bible; et pour tous les autres par la présence ininterrompue de juifs dans ce pays depuis l’époque de Josué jusqu’à aujourd.hui, par la Déclaration Balfour de 1917, par le Mandat de la Société des Nations qui intégrait la Déclaration Balfour, par la résolution de partage des Nations Unies de 1947, par l’admission d’Israël à l’ONU en 1949, par le fait que la plupart des autres états l’ont officiellement reconnu et, par-dessus tout, par la société créée par le peuple d’Israël en quelques décennies d’une existence nationale vigoureuse et dynamique.

 

 «Le droit d’Israël à l’existence, comme celui de la France, des États- Unis, de l’Arabie Saoudite et de 152 autres états, est évident et sans réserve. La légitimité d’Israël n’est pas suspendue en l’air en attendant une quelconque reconnaissance... »

 « Il n’existe certainement aucun autre état, grand ou petit, jeune ou vieux, qui considérerait la simple reconnaissance de son « droit à l’existence » comme une faveur, ou une concession négociable ». (Abba Eban, Premier ministre)


(A Suivre)
 

MITCHELL G. BARD

Traduction Française de Liliane MESSIKA                                                                                  csicsic@aol.com

 

 

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9 février 2009 1 09 /02 /février /2009 14:31

Bonjour à tous,

Merci de continuer à venir régulièrement sur le Blog de la Communauté.

Depuis aujourd’hui, une nouveauté demandée par de nombreux visiteurs est en place.

Je viens d’ajouter un calendrier Hébraïque qui peut être consulté à tout moment. Il vous donnera non seulement la date et le nom du mois en cours mais vous permettra également de rechercher toutes sortes de renseignements :

 

Heures d’entrée et de sortie du Shabbat à Nîmes ou dans toute autre ville de France

Date des fêtes religieuses,

Calcul des anniversaires,

Et beaucoup d’autres renseignements.

 

Pour consulter ce calendrier, il suffit de cliquer sur « calendrier Juif » sous le calendrier habituel.

 

A bientôt sur votre Blog,

 

Claude SICSIC

csicsic@aol.com

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8 février 2009 7 08 /02 /février /2009 11:51

LA BRIT MILA OU CIRCONCISION

 

La circoncision, Brit Mila en hébreu, est l'acte par lequel le jeune bébé de 8 jours est inscrit dans la communauté des descendants d'Abraham.

 

C'est sans aucun doute l'affirmation identitaire la plus forte du judaïsme, et même dans les familles peu pratiquantes cette cérémonie est maintenue.

Par delà la raison hygiénique ou médicale que l'on pourrait trouver à cette ablation du prépuce, il s'agit avant tout d'une alliance.

Depuis Abraham, le père d'Israël, le juif porte dans sa chair l'éthique du monothéisme, qui implique la reconnaissance d'un Dieu un, Créateur des cieux et de la terre, et qui a distingué Abraham et sa descendance afin de devenir une bénédiction pour toutes les familles de la terre.

 

La cérémonie se déroule à 8 jours si aucun problème de santé ne se présente.

Elle se déroule soit à la synagogue, soit au domicile, et est pratiquée par un Mohel (circonciseur) compétent.

Durant cette cérémonie, le garçon est nommé officiellement de son prénom hébraïque.

 

La veille de la circoncision

Une belle coutume lors du soir précédant la Brit Mila est de faire venir des enfants dans la maison du nouveau-né afin qu'ils récitent le "Chéma Israël" en sa présence. On leur donne des sucreries pour les encourager à venir.

De plus, cette nuit, on a l'usage de lire la Torah dans la maison du bébé.

Quels doivent être les préparatifs pour le jour suivant ? Il faut préparer principalement le repas de fête (séoudat mitsva) qui va suivre la Brit Mila et à l'issue duquel seront prononcés les bénédictions spéciales au cours des Actions de Grâces (Bircat HaMazon) dites à la fin du repas.

Le bébé est généralement habillé tout en blanc. Il faut également apporter du vin pour les bénédictions.

 

LE RACHAT DU PREMIER NE OU PIDYONE HABEN

 

Le rachat du premier fils est une cérémonie qui se déroule 30 jours après la naissance, et qui rappelle qu'à l'origine les premiers-nés auraient dû être consacrés comme prêtres du Temple (Cohen), mais qu'à la suite de la faute du veau d'or, ils furent disqualifiés et que seule la tribu de Lévi restée fidèle à Dieu, fut désignée comme tribu sacerdotale.

 

La cérémonie consiste à "racheter" le fils au Cohen contre une certaine somme d'argent, pour montrer l'irréversibilité de l'acte.

Le pidyone haben ne se fera que si le garçon est bien premier-né "ouverture de matrice", (pas de mort-né avant, pas de césarienne) et que le père ou la mère ne soit ni Cohen ni Lévi.

 


C'EST UNE FILLE : COMMENT CELEBRER LA NAISSANCE


La naissance d'une fille emplit les parents d'une joie qu'ils voudraient concrétiser de manière officielle. Pour un garçon, il y a le Chalom Za'har (le Chabbat précédant la circoncision) ou la lecture du Zohar, la Brit Mila (la circoncision) et quelques fois le Pidyon Haben (rachat des aînés). Un repas est servi (séoudat mitzva), il y a de nombreux invités et souvent un photographe et un cameraman vidéo.

Mais que devons-nous faire pour une fille ?

La réponse se trouve dans la Torah qui dit que Abraham fut béni "en toutes choses" (Genèse 24,1). Le Talmud explique que cette "grande bénédiction" se réfère à une fille (Baba Batra 16b).

Pourquoi décerne-t-on à une petite fille une telle louange ?

La vie atteint sa plénitude quand on est béni par la naissance d'une petite fille. Il y a une chanson qui dit : "Merci mon D.ieu de m'avoir donné des filles". Le peuple juif a toujours remercié le créateur pour les femmes juives parce que notre survie, en tant que nation, leur est fondamentalement due.

- Les mères du peuple juif, Sarah, Rébecca, Rachel et Léa, l'ont guidé pour édifier la nation et pour relever les défis nés au sein de la famille.
- Durant l'esclavage en Egypte, les femmes ont conservé la foi et ont continué à avoir des enfants malgré le faible espoir de salut.
- Au cours des années d'errance dans le désert, les femmes ont refusé de participer au péché du veau d'or et à la faute des explorateurs.
- L'héroïne de Pourim est Esther et celle de 'Hanoucca est Judith.

A chaque carrefour critique de l'histoire juive, les femmes se sont trouvées au premier plan et ont mis le peuple juif sur la bonne voie.

Du fait que la judéité provient de la mère, nous voyons que la femme est gratifiée de l'impressionnante charge d'inculquer la foi en D.ieu, l'observation des Commandements et la fierté d'être juif. D'une manière métaphorique, on pourrait dire que la mère donne au bébé sa nourriture et l'amour qui va mettre en valeur ses ressources potentielles internes. Fêter la naissance d'une petite fille est donc célébrer la survie juive, les valeurs juives et la destinée juive.

 

Réalisé avec le concours de www.lamed.fr

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6 février 2009 5 06 /02 /février /2009 08:30
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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 11:04

Action de Dieu, responsabilité de l'Homme

La paracha / sidra Béchalah présente deux moments clefs de la sortie d'Egypte qui marque la naissance du peuple d'Israël : La traversée de la mer Rouge et le commencement de la traversée du désert.

Ces deux aspects sont si bien distingués ici que le nombre de versets qui constituent la première partie est équivalent au nombre de versets de la seconde partie, soit  58 versets. Ce découpage précis ne peut laisser le lecteur ou la lectrice indifférent. Parmi les soixante-dix visages qui s'offrent en autant de lectures possibles, nous retiendrons une idée majeure de la pensée juive.

 

Quand Dieu agit pour l'homme :

La première partie de notre paracha tourne autour de ce grand miracle que constitue la traversée de la mer Rouge (ou mer du Jonc). Pour la majorité des commentateurs et des exégètes, ce miracle fut bien supérieur aux dix plaies d'Egypte réunies. On se souviendra par exemple de la discussion mentionnée dans la Haggadah de Pessah dans laquelle les maîtres, chacun selon son herméneutique, démontrent que l'intervention divine au bord de la mer fut de loin plus manifeste que Son intervention en Egypte.

Cette manifestation du Transcendant dans l'immanence du monde sera-t-elle, qu'elle dispensera pratiquement les Hébreux de combattre. « L'Eternel combattra pour vous, et vous taisez-vous ». Israël reçoit un seul ordre : « Parle aux enfants d'Israël et qu'ils avancent ». Tais-toi et marche ! dirait, en quelque sorte, Moïse. 

Dieu, tel un père protecteur, tel un aigle majestueux, tel un chef d'armée prend en charge ces esclaves affranchis. Dans un langage théologique, nous nous trouvons ici dans un temps de grâce. Or cette grâce totale ne dure qu'un temps.

 

Quand la Nature reprend ses droits :

Que se passe-t-il après ce moment de grâce « extra-ordinaire », ce moment « sur-naturel » ? La Nature reprend ses droits.

Le peuple arrive près d'une source d'eau amère, ce qui entraînera les premières récriminations de l'impatience. Ainsi, Dieu n'aplanit-Il pas immédiatement les difficultés. Il semble vouloir préparer le peuple à un monde normal, « un monde qui suit son cours », le monde du « septième jour » offert en lieu de réalisation de l'humanité de l'Homme.

L'évènement le plus marquant de ce retour à la norme naturelle nous est présenté à la fin de notre paracha, lorsque le peuple d'Amalek attaque, lâchement, Israël. Amalek attaque par derrière, à l’image de pharaon avec son armée. Mais dans ce cas de figure, aucun miracle, le ciel reste silencieux, point de séisme, point de tremblement de terre ; Dieu se trouverait sans doute dans « la voix d'un doux silence ».

Dans l'urgence de la situation, Moïse demande à Josué de mener le combat, tandis que le prophète se tiendra sur la colline, les bras tendus vers les Cieux. Afin d"éviter d'y voir une quelconque attitude magique, nos maîtres expliquent que les mains de Moïse ne faisaient pas la guerre, mais elles renforçaient la foi des Hébreux.

 

De la grâce au mérite :

La leçon est importante : le judaïsme s'est toujours refusé à attendre les miracles du Ciel. Ni les patriarches, ni Moïse, ni les rabbins après eux ne prônèrent une fuite du monde au profit d'un attentisme salutaire. La émouna elle-même n'est pas comprise comme un mouvement de Dieu vers l'homme, mais bien de l'homme vers Dieu.

Dieu construit le monde en « six jours », le septième jour est béni. Ce septième jour représente notre temps d’histoire, celui de notre responsabilité ici-bas.

Sortir d’Egypte signifie prendre en charge le projet de Dieu, …grâce à Dieu !Shabbat Shalom


Philippe Haddad

      
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4 février 2009 3 04 /02 /février /2009 17:05

Qui sont les Palestiniens ?

 

Si vous êtes si sûr que l'existence de la " Palestine " remonte très loin dans l'Histoire, je suppose que vous serez capable de répondre aux questions suivantes sur ce pays, la " Palestine " :

1) Quand a-t-elle été fondée, et par qui ?
2) Quelles étaient ses frontières ?
3) Quelle était sa capitale ?
4) Quelles étaient ses principales villes ?
5) Qu'est-ce qui constituait la base de son économie ?
6) Quelle était la forme de son gouvernement ?
7) Pouvez-vous nommer un chef palestinien avant Arafat ?
8) La Palestine a-t-elle déjà été reconnue par un pays dont l'existence, à l'époque ou aujourd'hui, ne laisserait aucune place à l'interprétation ?
9) Quelle était la langue de la Palestine ?
10) Quelle était la religion dominante en Palestine ?
11) Quel était le nom de sa monnaie ? Choisissez une date dans l'Histoire, et citez le taux de change à cette date de la monnaie palestinienne contre le dollar US, le mark allemand, la livre britannique, le yen japonais ou le yuan chinois.
12) Quels objets archéologiques les Palestiniens ont-ils laissés ?
13) Connaissez-vous une librairie où l'on pourrait trouver une œuvre littéraire palestinienne produite avant 1967 ?
14) Enfin, puisqu'un tel pays n'existe plus, quelle a été la cause de sa disparition, et quand a-t-il disparu ?


Si vous vous lamentez sur le " lent naufrage " de cette nation autrefois " fière ", pourriez-vous dire quand, exactement, cette " nation " a été fière, et de quoi elle était fière ?


Et maintenant, la moins sarcastique de toutes les questions : si cette population que vous appelez par erreur "palestinienne" n'est pas seulement constituée d'Arabes génériques mais en grande partie d'Arabes provenant - ou plutôt expulsés - du monde arabe alentour, si elle possède vraiment une identité ethnique qui lui donnerait un droit à l'autodétermination, pourquoi n'a-t-elle jamais essayé d'accéder à l'indépendance avant qu'Israël n'inflige aux Arabes une défaite cuisante lors de la guerre des Six-jours ?


J'espère que vous éviterez la tentation d'invoquer un lien entre les " Palestiniens " actuels et les Philistins de la Bible : substituer l'étymologie à l'Histoire ne saurait être de mise.


La vérité devrait être évidente pour qui veut la connaître. Les Arabes n'ont jamais abandonné le rêve de détruire Israël: ils continuent de le chérir. N'ayant pu détruire Israël par la force militaire, ils tentent aujourd'hui de le faire par procuration. À cette fin, ils ont créé une organisation terroriste qu'ils ont appelée non sans cynisme le " peuple palestinien " et qu'ils ont installée à Gaza, en Judée et en Samarie. Autrement, comment expliquez-vous le refus par la Jordanie et l'Égypte, après la guerre des Six-jours, d'accepter inconditionnellement de reprendre l'une la " Cisjordanie" et l'autre Gaza ?


Le fait est là, la population arabe de Gaza, de Judée et de Samarie est bien moins fondée à revendiquer un statut national, que la tribu d'Indiens américains qui s'est rassemblée avec succès dans le Connecticut pour y créer un casino détaxé : au moins cette tribu était-elle motivée par un but constructif.

Les soi-disant " Palestiniens ", eux, n'ont qu'une motivation : la destruction d'Israël, et cela ne saurait suffire à faire d'eux une nation - ni rien d'autre à l'exception de ce qu'ils sont vraiment : une organisation terroriste qui finira par être démantelée.

Ce serait la fin du peuple palestinien. Vous disiez qu'il vient d'où, déjà ?

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