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25 février 2009 3 25 /02 /février /2009 17:28

Nous sommes depuis ce matin dans le mois de Adar. Encore une semaine et fêterons Pourim, la fête fête de la joie par excellence. Il nous a paru interessant de rappeler l’essentiel de cette journée

 

LES 4 MITSVOT DE POURIM

OU LES 4 « מ » :

 

Ces 4 mitsvot furent adoptées par le Sanhédrin de l’époque.

Elles sont mentionnées dans la méguila. Il s’agit de :

 

- La lecture de la méguila : מקרא מגילה

Il nous incombe d’écouter la lecture de la méguila, la veille au

soir ainsi que le matin de Pourim. Cette dernière sera lue avec

beaucoup de joie (joie ne signifiant pas légèreté).

Les femmes sont également obligées d’entendre la méguila.

Toute mitsva de la Tora doit céder le pas à cette lecture.

Afin de donner à la célébration de Pourim la plus grande

publicité possible, on se réunit, hommes, femmes et enfants à la

shull pour écouter la lecture de la méguila.

On a le devoir d’entendre chaque mot de cette lecture.

Deux bérakhot (trois le soir) précéderont la lecture de la

méguila et une seule la clôturera.

 

-  מתנות לאביוני ou dons aux pauvres :

On enverra des dons au moins à deux personnes

nécessiteuses. Même celui qui est dans le besoin donnera aux gens

plus pauvres que lui. On accomplira cette mitsva le jour, après la

lecture de la méguila de préférence. Le don peut être fait en nature

(nourriture, vêtements) ou en espèces.

Les femmes sont également astreintes à l’accomplissement

de cette mitsva.

L’habitude à Pourim est de donner à tout celui qui tend la

main, même si on ignore son identité et son besoin. De la même

façon, Hachem aussi exaucera nos demandes, sans examiner nos

mérites.

Mordékhaï instaura cette mitsva pour l’âme de Moché

rabbénou qui s’associa à ses prières pour sauver le peuple juif.

 

משלוח מנות- , ou envoi de cadeaux :

On enverra deux « cadeaux » à un de ses amis au minimum.

Ces cadeaux seront de nature comestible, et pourront être

consommés immédiatement. Cette mitsva incombe aux hommes

comme aux femmes. Même un pauvre devra accomplir cette mitsva.

Comme tous les cadeaux, ces cadeaux devront être envoyés

de manière à faire plaisir.

On accomplira cette mitsva, le jour.

Ces mitsvot ont pour but de rétablir l’unité et l’harmonie entre

les différentes couches de la population juive. Ainsi, l’ennemi

n’aura plus d’emprise sur tout le peuple juif.

 

משתה- , le festin :

Ce festin fait partie des Mitsvot de Pourim. Véritable

repas de fête, il doit comporter des mets variés et succulents,

agrémentés par de bons vins.

Il aura lieu le jour et se prolongera jusqu’à la nuit.

Le vin a joué un rôle essentiel dans l’histoire de Pourim (le

festin de Ahachvéroch, premier fait de la méguila, était plein de

vin !) En raison de cela, nos sages dirent qu’à Pourim, on est tenu

d’abuser du vin.

Certains mangent des légumineuses à ce repas, en souvenir

de l’alimentation de Esther au palais royal.

Ce repas se passera dans la joie, entouré de nos amis.

Bien que ce festin soit une mitsva, il est préférable de

privilégier les dons aux pauvres auxquels on donnera largement. Il

n’y a pas de plus grande joie que de procurer un peu de bien-être

aux déshérités.

Ce festin est célébré en souvenir du festin qu’Esther avait

préparé à l’intention du roi et d’Aman. C’est pour cette raison qu’il a

lieu le jour, et pas la nuit.

Ce festin a une valeur inestimable :

Bien qu’il s’agisse d’une jouissance purement physique, il peut

avoir le même pouvoir que la mortification du jour de Kippour !

(D’où l’analogie des termes Kippourim et Pourim).

En fait, l’idéal de la Tora est d’introduire la sainteté dans les

actes les plus courants de la vie, d’où cette mitsva du michté.

Il est recommandé de faire une courte étude de la Tora avant

le repas, afin que l’éclat de la Tora ne fasse pas défaut dans notre

joie. Certains étudient à ce moment les lois concernant Pessah

(ayant lieu dans 30 jours).

 

QUELQUES CONSEILS :

 

- N’oubliez pas de vous réjouir, Pourim étant la fête la plus

gaie de notre calendrier. Les mitsvot accomplies avec joie ont

tellement plus d’impact !

- Déguisez-vous !

- Pourim est un moment propice à la prière. La prière est exaucée

ce jour-là. Levez vous tôt et priez !

- Profitez de cette atmosphère de joie !

Rassurez-vous : au temps messianique, seule la fête de Pourim

sera maintenue !

 

 

La fête ne peux exclure d’avoir une pensée pour notre frère, notre enfant aux mains de barbares depuis tellement longtemps.

Nous pensons à toi, Guilad Shalit, nous sommes avec toi.

 

 

 

csicsic@aol.com

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24 février 2009 2 24 /02 /février /2009 14:42

  

…”Je crois au réveil (quelque peu tardif…) du peuple juif en Israël. S’il avait entendu la sonnerie plus tôt, il n’y aurait peut-être pas eu de shoah. Mon grand-père (dont je porte le nom) aurait eu le temps de danser une dernière valse avec ma grand-mère sur les rives du fleuve Hayarkon…Je suis sioniste.

 

 

L’hébreu est ma langue naturelle, celle dans laquelle je prie D., celle aussi dans laquelle j’insulte ce chauffard imprudent au feu rouge. Le légumier, ou encore l’automobiliste cherchant son chemin m’interpellent “mon frère…”. C’est vrai, je suis leur frère. La Bible, ce n’est pas seulement mon histoire, c’est aussi ma géographie: Le roi Saul a cherché les ânesses de son père sur la départementale 443. Jonas, le prophète, a pris la fuite par le port de Jaffa a quelque pas du restaurant de Margareth Tayar. C’est sur l’une des terrasses de Jerusalem (qui appartient à un oligarque russe) que le roi David espionnait Bat Sheva. Je suis sioniste.

 

La première fois que j’ai vu mon fils en uniforme de Tsahal, j’ai explosé en sanglots. Depuis au moins 20 ans, je ne rate plus les célébrations de l’Indépendance. Et si mon plasma est coréen, il a appris à vibrer pour la « nivheret » (la sélection israélienne de football). Je suis sioniste.

 

Je crois en nos droits sur cette terre. Ces gens pourchassés, opprimés ont le droit a leur nation, avec un F16 en prime. Je condamne avec fermeté l’antisémitisme de Londres à Bombay. Et pourtant, mes frères juifs, vivant en Diaspora, n’ont pas compris une chose élémentaire sur ce monde, Israel ne s’est pas construite dans le but de faire disparaitre l’antisémitisme, mais pour ne plus avoir à rendre compte à quiconque. Je suis sioniste.

 

En 1982, on m’a tire dessus au Liban. Une roquette m’a rate de quelques mètres à Kyriat Shmone. Des Scuds sont tombés à coté de chez moi pendant la guerre du Golfe. J’étais à Sderot lorsque la sirène “Tseva Adom” a retenti. Des terroristes kamikazes ont explosés non loin de la maison de mes parents. Mes enfants ont connus l’abri avant meme qu’ils ne puissent prononcer leur nom, blottis dans les bras de leur grand-mère venue de Pologne pour échapper à la mort. Et malgré tout, j’éprouve un profond sentiment de chance de vivre ici, je ne me sens vraiment bien dans aucun autre endroit. Je suis sioniste.

 

Je crois au principe que tout citoyen vivant en Israël doit servir son pays, payer ses impôts, voter et connaitre au moins une chanson de Shalom Hanor…

 

Je pense que l’Etat d’Israel n’est pas seulement un pays mais une idée, un concept. J’ai foi en trois nouveaux commandements gravés sur le mur du musée du mémorial de l’Holocauste à Washington: « …tu ne pacteras pas avec le mal, tu ne te défileras pas, tu ne te porteras plus en victime…”. Je suis sioniste.

 

J’ai contemplé la chapelle Sixtine au Vatican, j’ai même acheté des souvenirs devant Notre-Dame à Paris. J’ai contemplé en extase Bouddha au palais du roi à Bangkok. Mais Tel Aviv reste la ville la plus amusante, la Mer Rouge plus bleue, les tunnels derrière le Kotel plus émouvants. C’est vrai, je ne suis pas objectif. Mais je ne suis pas non plus objectif vis-à-vis de ma femme et mes enfants. Je suis sioniste.

 

Je suis un homme moderne qui vit pleinement son passé. Je fais partie d’un peuple qui compte: Moise, Jésus, Maimonide, Freud, Marx, Einstein, Woody Allen, Bobby Fisher, Bob Dylan, Franz Kafka, Herzl et Ben Gurion. Je fais partie d’une toute petite minorité oppressée depuis la nuit des temps et qui a pourtant influencé l’humanité plus que n’importe quel autre peuple au monde. Pendant que les autres ont investis toute leur énergie dans le feu et le sang, nous avons eu l’intelligence d’investir dans l’intelligence. Je suis sioniste.

 

Je regarde autour de moi et je suis fier. Je vis mieux qu’1 milliard d’indous, 1.3 milliard de chinois, que toute l’Afrique réunie, 250 millions d’indonésiens, que les thaïlandais, les philippins, les russes, que les ukrainiens, et que tout le monde musulman (sauf peut-être le Sultan de Brunei). Je vis dans un pays ou les frontières sont quasiment fermées, sans aucune ressource énergétique. Et pourtant, les feux aux intersections fonctionnent sans arrêt, les ordinateurs sont connectés à Internet à haut débit, et si je t’oublie, O Jérusalem, que ma main droite se dessèche… Je suis sioniste.

 

Le sionisme m’est naturel comme il m’est naturel d’être fils, papa ou mari. Certains se disent représentants du vrai sionisme, ils me font bien rire. Le sionisme ne se mesure pas à la taille de ta kippa, du quartier dans lequel tu vis ou encore pour quel parti tu votes. Mon sionisme, il est né bien avant moi, quelque part au cœur des rues enneigées de Budapest. Il a pris racine la ou mon père était occupé à comprendre pourquoi le monde lui en voulait tellement. Je suis sioniste.

 

Je compatis a la mort de chaque victime innocente car moi aussi je fus jadis une victime innocente. Je n’ai aucune envie ou volonté d’adopter les principes moraux de mes ennemis. Je ne veux pas leur ressembler. Je ne pointe jamais mon glaive, je le tiens tout simplement près de moi au cas où…. Je suis sioniste.

 

Je ne porte pas simplement l’héritage de mes pères, je suis responsable du devenir de mes enfants. Nos pères ont créés ce pays dans des circonstances quasi impossibles pourtant ils ne se sont pas contentés de survivre. Ils ont fondés un pays basé sur des valeurs humaines et morales. Ils étaient prêts à mourir pour elles. Moi, je m’efforce de vivre pour celles-ci.”

 

 

Yair LAPID

Journaliste Israelien,

Présentateur à la télévision Israëlienne

 

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23 février 2009 1 23 /02 /février /2009 09:37

Quand la joie est réalité

Le mois de Adar

 

 

 

A l’œil nu, rien n’y paraît peut-être mais quelque chose d’essentiel, à la fois subtil et profond, vient de changer dans le monde : le mois de Adar commence cette semaine. Il faut s’arrêter un instant, imposer silence au tumulte extérieur et sentir une joie nouvelle monter comme la sève dans les arbres au temps du renouveau. C’est que la joie du mois qui commence est différente de toutes les autres. Elle ne se laisse dissiper par rien. Elle grandit de tout ce qu’elle voit ou touche et entraîne chacun dans une élévation constante. Les Sages n’ont pas dit autre chose : « Quand entre le mois de Adar, on multiplie la joie ».

Mais la joie peut-elle être simplement liée à l’arrivée d’un mois ? Tout se passe comme s’il s’agissait de fermer les yeux sur la réalité des choses, comme si problèmes et difficultés n’existaient plus, comme si, enfin, l’humanité toute entière avançait indéniablement dans la direction d’un bonheur assuré ! Hommes et femmes de ce monde, nous savons tous que, si une telle félicité reste bien dans le champ de notre espérance, elle n’appartient pas pour autant, à ce jour, au domaine du concret. Comment, dès lors, vivre une joie qui doit être, par nature, sans pareille ?

C’est justement là tout à la fois la puissance et le défi du mois de Adar. Eclairé depuis son début par la fête de Pourim qui, en son sein, incarne ce brutal passage des ténèbres à la lumière, de l’angoisse à l’allégresse, il porte en lui une véritable force de transformation. Il illumine chacun des jours qui passent de cette perspective indépassable. Ce mois habité a ainsi comme une texture différente. Il est, minute après minute, notre cadre de vie obligatoire pendant la période, quelles que soient nos activités, et, pour cette raison, c’est toute notre existence qui en est transformée. Il n’est pas nécessaire de fuir une réalité parfois morose pour cela.

 

par Haim Nisenbaum

Les droits du contenu de cette page sont réservés par l'auteur. Si vous appréciez cet article, nous vous encourageons à le distribuer à vos connaissances, à condition de respecter le copyright.

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21 février 2009 6 21 /02 /février /2009 20:50

Celui qui fut Grand Rabbin de France se pose et nous pose la question : "peut-on être Juif sur Internet ?
Il apporte la réponse que je vous soumets.  le moin que l'on puisse dire, c'est qu'elle est pleine de sagesse.

Peut-on être juif sur internet ?

 

  Yoseph ‘Haïm SITRUK

Grand Rabbin de France

 

 

Si on inversait la question : Comment faire internet sans être juif ?

 

Au delà de cette boutade il me semble important de rappeler le poids fondamental qu'avait la communauté juive dans le développement exponentiel d'internet. On prétend même, pour "planter" le système, qu'il suffit de livrer à un moteur de recherche le mot jew :o). Plus sérieusement, je crois qu'être juif sur internet, c'est comme dans toute chose, être capable de faire des choix.

 

Le Talmud nous enseigne que Rabban Gamliel demanda à son serviteur Tobi d'aller chercher le meilleur produit du marché. Le serviteur revint avec une langue. Lorsque le rabbin lui demanda d'aller chercher le pire des produits il lui amena... une langue, montrant ainsi que la parole peut être la plus belle chose au monde lorsqu'elle rapproche les hommes, et la pire lorsqu'elle sert à creuser le fossé de la haine et de la médisance.

Tobi aujourd'hui amènerait sans doute du marché un modem.

 

En effet, sur internet, on peut trouver des cours en ligne, des références Hala’hiques, la liste de produits Cachers, du Talmud... bref, tout ce qu'un juif va chercher un jour à savoir et même plus encore. On y trouve aussi malheureusement des sites de haine, de violence, de débauche. Et là, c'est le choix de chacun, dans son intime liberté que de faire ce que D. nous engage à accomplir dans un verset très fort: "Voici je mets devant toi la vie et la mort, et tu choisiras la vie" (Deutéronome 30,19).

 

Pour rebondir sur votre question, je dirais qu'avant d'être un juif sur internet, il faut être un homme et un bon !



csicsic@aol.com 

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20 février 2009 5 20 /02 /février /2009 13:40

Des relations dégradées ?

"… la ferme condamnation du gouvernement argentin de positions qui heurtent profondément la société argentine, le peuple juif et l'humanité entière, prétendant nier une vérité historique, le gouvernement décide (...) de sommer l'évêque lefebvriste de quitter le pays ou de se soumettre à l'expulsion", toujours selon le texte. La décision argentine, dans son absence de compromis, rappelle qu’au-delà du « politiquement correct », il est encore possible à chacun et à tous de prendre parti.
Cette prise de position on ne peut plus claire, vient mettre en lumière les nombreuses interrogations au sein même de l’Eglise catholique suite à la levée de l’excommunication de l’évêque Williamson. Rappelons que dans ses dernières déclarations, avec un cynisme incroyable, le protagoniste négationniste a demandé du temps « pour pouvoir faire des recherches et vérifier les faits ».

L’affaire Williamson aura porté un coup dur aux relations judéo-chrétiennes mais aussi à l’image de l’Eglise : des voix se sont élevées. En prenant le risque de réintégrer des intégristes, pour cause d’unité, dont un négationniste, le pape Benoît XVI s’est exposé à une contestation interne. Ses propos fermes ont rassuré la Communauté juive qui, de plus, a pu voir dans les manifestations courageuses et multiples émanant de toutes les parties du monde, des raisons d’espérer.

En parallèle à ces profonds remous provoqués dans le monde entier, le pape Benoît XVI vient donc de confirmer son intention de se rendre prochainement en Israël. Là encore un geste qui confirme l’apaisement : une annulation de ce voyage sur la Terre du « frère aîné », après tous ces malentendus, aurait été un très mauvais signal. Il n’en est très heureusement, rien.

La question est maintenant posée de savoir quel pays va accueillir l’évêque intégriste, négationniste, réintégré et désormais apatride.

Alors que la vidéo des Protocoles des Sages de Sion continue à être largement diffusée auprès de populations peu ou mal informées, tout discours négationniste d’où qu’il vienne constitue un danger médiatique et doit à ce titre aussi être combattu avec force. C’est ce que viennent de nous rappeler les événements récents.

Le Consistoire se félicite que partout dans le monde des hommes se soient levés pour témoigner leur indignation face à ce crime contre la Mémoire de l’humanité. Un fort signe d’espoir pour tous.

Joël Mergui
Président du Consistoire Central

 

csicsic@aol.com

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20 février 2009 5 20 /02 /février /2009 11:41
Shabbat Shalom à tous et à toutes et.....Rendez-vous à la Synagogue !!


csicsic@aol.com
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19 février 2009 4 19 /02 /février /2009 08:39

Paracha Michpatim

La loi du talion

 

Parachath Michpatim que nous allons lire ce Shabbat est une des parachioth les plus importantes de la Torah. Elle compte pas moins de 52 Mitswoth et constitue la base de tout un traité du Talmud, le Traité Nézikin.

Il est évident que chaque commandement en soi peut faire l'objet d'un développement particulier. Je voudrais aujourd'hui consacrer ma réflexion à une loi qui a fait couler beaucoup d'encre et qui a servi aux antisémites de tous les temps d'argument pour justifier leurs attaques non seulement contre le peuple juif mais également contre l'Etat d'Israël.

Il s'agit du verset : " 'aïn tahath 'aïn ".

Apparemment, cette loi semble être une invitation à la haine, à la vengeance et la presse ne manque pas de l'utiliser à maintes reprises..

Mais pour bien comprendre le sens profond de ce principe juridique, dépassons l'interprétation intégrale qui risque de fausser le texte et essayons de voir ce que la Michna dit au sujet de ce verset.

Quiconque blesse son prochain est astreint à une quintuple réparation. Il paiera le dommage, la douleur, la médication, la perte du temps, et l’humiliation.

Voyons le sens de chacun de ces termes.

Nezek : indemnité après examen des suites de la blessure et évaluation de ce que le blessé était avant et de ce qu'il est devenu après.

Ripoui soins médicaux et toute intervention chirurgicale

Cheveth indeminité de chomage

Tsaar indemnité pour la douleur subie

Bocheth indemnité pour l'humiliation et le complexe d'inféririté inhérent à la blessure subie.

Il est vraiment remarquable de voir comment le Talmud ne se suffit pas de l’indemnisation matérielle mais perce la douleur de l'âme, le psychisme de l’individu et demande une indemnisation poue ce complexe ressenti par la victime suite à l'accident.

Ainsi contrairement à ce qui se dit, la loi du talion loin d'être une vengeance cruelle et aveugle est une loi d'amour.

Dans le judaïsme l'amour n'est pas seulement une déclaration de foi mais une loi à mettre en pratique dans le quotidien.

C'est l'expression de la justice sous tous ses aspects. Et il a fallu plus de 2000 ans pour que l'humanité redécouvre ces lois sociales et les insèrent dans sa législation.

Nous sommes loin du marchand de Venise de Shekspeare qui est à mon sens un des textes les plus antisémites de tous les temps. Cette loi est un des plus beaux fleurons que le judaïsme a livré à l'humanité. Elle est non seulement l'expression d'une justice mais aussi du dédommagement de la victime qui couvre tous les aspects de l'être humain.

 

Une conclusion :

 

Un texte biblique ne peut pas être lu sans interprétation. Dans ce cas, le texte risque non seulement d'être incompréhensible mais surtout d'être faussé. Le Talmud est le seul garant d'une interprétation juste du texte biblique.

 

A nous donc d'étudier pour percer les secrets renfermés dans ces textes merveilleux.

 

 

                                                                                                                      Moïse Rahmani

 

Ce Shabbat est dédié

A la mémoire de

Madame  Mireille  מאסאודה  GUEDJ



csicsic@aol.com

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18 février 2009 3 18 /02 /février /2009 21:11

RAPPEL IMPORTANT

RAPPEL IMPORTANT

Informer autrement pour renforcer l’amitié

FRANCE – ISRAEL

La voix de la différence pour sortir de l’indifférence

"Le conflit israélo-palestinien est-il territorial ou idéologique?"

MERCREDI 4 MARS 2009

à 19H00 à la Maison Diocésaine Rue Salomon Reinach à Nîmes

CONFÉRENCE donnée par Maître Charles MEYER

Vice-Président Exécutif de France-Israël

P.A.F.: membres 8€, adultes 10€, couples 15€, gratuit : étudiants et – de 18 ans

A l'issue de la conférence, nous partagerons le verre de l'amitié



Retenez bien cette date. Une conférence à ne pas manquer.
Un éclairage indispensable sur le conflit.

  NOUS COMPTONS SUR VOUS CAR VOUS ETES NOTRE FORCE

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17 février 2009 2 17 /02 /février /2009 23:41



Le rab de Tlemcen

 

   Le Rabb Ehraïm Aln'Kaoua qui est inhumé à Tlemcen, est l'un des rabbins les plus prestigieux du judaïsme algérien. Par la noblesse de ses sentiments, l'étendue de son savoir, la fascination qu'il exerçait sur sa communauté, il a été considéré en son temps comme " la lumière d'Israël " et, après plusieurs siècles sa mémoire est toujours évoquée avec vénération. Quand on jurait  "Sur le rabb de Tlemcen!" c'était au dessus de tout.

     Né en 1359, à Tolède, Ephraïm Aln'Kaoua est le descendant d'une lignée de rabbins. Mais après la Reconquista, entretenues par l'Inquisition, des flambées d'antisémitisme contraignirent bien des juifs à la conversion ou à l'exil. En 1390 l'archidiacre du diocèse de Séville, lança l'ordre de démolir les synagogues. A Séville aussi, en 1391, une émeute populaire entraîna la mort de deux mille personnes. Le père du Rabb, Rabbi Israël, grand rabbin de Tolède, fut arrêté, jugé et brûlé vif. Pour échapper à la persécution, le Rabb Ephraïm abandonna l'Espagne et, par le Maroc et  Hanaïm, port où aboutissait la route de l'or et des esclaves mettant en relation le Soudan à Tlemcen, il arriva dans cette ville en 1391. La légende  précise que mourant de fatigue, un lion accepta de le prendre en croupe et deux serpents servirent de licol. Il acquit vite une réputation de médecin et de sage.

    Bien que présents dès le premier siècle avant notre ère, les Juifs de la région de Tlemcen n'avaient pas le droit de cité dans cette capitale des rois Beni-zeyâne. Ils devaient séjourner seulement en banlieue, à Agadir. La réputation du rab arriva jusqu'au sultan Abou Tachfine dont la fille se trouvait dans un état désespéré et qu'aucun médecin n'arrivait à guérir.  Le Rabb la guérit miraculeusement, et sollicita pour ses coreligionnaires la possibilité d'édifier la première synagogue d'El Khessaline et l'autorisation de séjour pour des juifs d'Espagne, de Majorque, du Maroc. La communauté juive s'installa alors et prospéra.

     Entouré de la vénération générale de la population de Tlemcen, après avoir répandu des marques de sagesse et de sainteté, le Rabb Ephraïm Aln'Kaoua s'éteignit en 1442 à quatre-vingt deux ans. Il repose en un lieu de rêve, prédestiné pour traverser l'éternité, au milieu des jardins où l'on ne peut entrer sans émotion, dans un silence à peine troublé par le piaillement des oiseaux. Au bout d'une allée bordée d'arbres, sur une longue pierre tombale blanchie à la chaux est gravée une vieille épitaphe en hébreu : " Ici repose celui qui fut notre orgueil, notre couronne, la lumière d'Israël, notre chef et maître, versé dans les choses divines, homme miraculeux, le Grand Rabbin Ephraïm Aln'Kaoua. Que son mérite nous protège ".



csicsic@aol.com   

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17 février 2009 2 17 /02 /février /2009 09:03
A l'approche de pourim, j'ai pensé que quelques recettes de gateaux traditionnels seraient les bienvenues.
Je vais donc essayer d'en publier quelques-unes.
Si vous souhaiter faire partager une de vos recettes, aucun problème. Vous me l'envoyez et aussitot tous les lecteurs du blog (ils sont de plus en plus nombreux) l'auront à leur disposition.

FAJUELAS

Une recette originaire du Maroc dont le nom varie suivant les régions

Ce qui sert de mesure de base pour cette recette c'est une demi-coquille d’œuf. Oui, je sais ! Une coquille d’œuf c’est vague…C'est en tout cas la recette que m'a transmise ma mère et ses Fajuelas étaient une pure merveille.

  Ingrédients

2 œufs

1 coquille d'eau

1 coquille d'huile

1 bonne pincée de levure chimique

la farine qu'il faut pour avoir une pâte souple (oui je sais ça n'est pas très précis mais c’est ce que me disait ma mère !!)

  Préparation

Ensuite il faut faire des bandes très très fines d'environ 6 cm de large sur 20 cm de long  (j'utilise la machine à pâtes) 

Les faire frire dans l'huile en enroulant autour d'une fourchette au fur et à mesure que ça frit en s'aidant d'une 2ème fourchette pour enrouler la pâte sur elle même

Sirop

Faire un sirop avec 2 verres de sucre pour 1 verre d'eau et 1 grosse cuillère à soupe de miel

Faire bouillir ce sirop pour obtenir un sirop épais au petit boulé 40° baumé ou 120° (une goutte de sirop versée sur le plan de travail s'étire en formant des fils on peut former une petite boule avec les doigts)

Tremper chaque fajuelas dans le sirop ou les saupoudrer de sucre glace

 


MAKROUDS AUX DATTES (du maroc) :


- 1 kg de semoule moyenne
- 6 oeufs
- 1 verre d'huile
- 200 g de dattes dénoyautées
- 1 cuillère à café de fleur d'oranger
- 1 pincée de sel
- 250 g de miel
- huile pour friture


Faire chauffer la semoule dans une poêle sans matière grasse.
La faire légèrement dorer.
La mettre ensuite dans une terrine et verser l'huile froide.
Laisser reposer 1 h.
Pétrir en incorporant les œufs, la fleur d'oranger et le sel.
Etaler la pâte sur une planche et en faire 2 rubans de 40 cm de long sur 6 cm de large et 2 cm d'épaisseur.
Ecrasez les dattes au moulin, les malaxer avec 1 cuillère à soupe d'huile et le zeste de 2 oranges.
Creuser le centre d'un des rubans et mettre tout le long la pâte de dattes.
Recouvrir de l'autre ruban de pâte et appuyer en tassant avec la main.
Couper ce ruban en faisant des parts en biais de façon à former des losanges.
Faire frire à feu modéré chaque losange dans de l'huile chaude.
Une fois dorés, les plonger dans du miel tiède pendant 15 mn.







CIGARES AUX AMANDES

 

Pour 28 cigares

 14 feuilles de brik

 250 g d'amandes

 150 g de sucre en poudre

 1/2 c. à c. de cannelle

 2 c. à s. d'eau de fleur d'oranger

 1 noix de beurre

 Huile pour friture

 100 g de miel liquide

1 jaune d’œuf                                                       

 

Monder les amandes et les laisser sécher quelques minutes, frire le 1/4.

Mélanger avec le reste des amandes, le sucre et l'eau de fleur d'oranger.

Passer au mixeur une première fois. Mélanger la pâte avec la cannelle et le beurre.

Repasser au mixeur et bien travailler la pâte jusqu'à obtenir une pâte compacte.

Partager la pâte en petites boules et les rouler en forme de bâtonnets.

Pour chaque feuille de brik, couper deux bandes de 7 cm en partant du milieu.

Déposer un bâtonnet de farce sur l'extrémité du rectangle

Rabattre les deux longs côtés vers l'intérieur. Rouler la feuille autour de la farce.

Mettre un peu de jaune d'œuf sur le bout de la feuille de brik pour faire coller le cigare.

Les faire dorer de tous les côtés dans l'huile bouillante et plonger immédiatement dans le miel chaud. Egoutter et une fois les cigares refroidis, conserver hermétiquement dans une boîte. 

 

 

Voilà pour aujourd'hui. Mesdames, vous avez là de quoi vous occuper. Mamygus est à votre disposition pour des renseignements et, si vous avez une recette à faire publier, n'hésitez pas


csicsic@aol.com

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