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30 mars 2009 1 30 /03 /mars /2009 11:51

L’Amitié Judéo-chrétienne vous informe :

 

Le Jeudi 2 avril 2009  à 19 heures

 

à

 

L’auditorium du Conseil Général

Rue Bernard Aton – Nîmes

(Face à la Préfecture)

 

Frédéric ENCEL

Enseignant en géopolitique

à l’E.N.A. et à Sciences-Po

 

Donnera une Conférence-débat sur le thème

 

« LA CRISE et L’AVENIR »

Un tour d’horizon géopolitique

 

Nous vous attendons très nombreux.

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29 mars 2009 7 29 /03 /mars /2009 20:50

Pessah : un peu d’histoire

 

Le peuple juif avait suivi Joseph, devenu 1er conseiller du pharaon en Egypte, pays où il ne régnait pas la famine. Mais, après la mort de Yossef et avec le temps, leur condition s’était dégradée au point qu’ils étaient devenus les esclaves de l’empire d’Egypte.

 

Maltraité, battu, affamé le peuple juif attendait avec ferveur que D... daigne écouter ses pleurs et le libère après 400 ans d’esclavage. La rumeur de la naissance d’un libérateur, qui emmènerait tout le peuple en Terre Promise, enflait dans les campements de Goshen où étaient "parqués" les juifs. Le pharaon ne voulait certainement pas perdre ses esclaves qui construisaient les monuments qui étaient la gloire de l’Egypte. Il ordonna de faire assassiner tous les premiers nés juifs mâles.

 

De peur de voir son enfant mourir, alors que le campement résonnait des cris des mères pleurant leurs bébés morts, une mère mit le berceau de son enfant dans le Nil. Par la volonté de D. le berceau se dirigea vers la maison de pharaon où Nefertari, fille de pharaon, veuve et sans enfant prit le bébé pensant qu’il s’agissait d’un présent des idoles qu’elle vénérait. Elle l’appela Moïse (Moshé, une interprétation voudrait qu’en Egyptien biblique ce nom signifiait "sauvé des eaux").

 

C’est ainsi que cet enfant juif fut élevé dans la cour du pharaon avec le futur héritier du trône. Il est légendaire qu’il éblouissait par son intelligence et sa force toute la cour et que même le pharaon avait pour lui une grande sympathie. Arrivé à l’âge adulte, il apprit qu’il était juif et suite à l’assassinat d’un garde du pharaon qui frappait un juif il fût banni de la cour d’Egypte et interdit de séjour dans cet empire.

 

Il partit vers le désert et se réfugia auprès de Jethro qui était un nomade et qui bien que non-juif lui aussi croyait en un dieu unique. Il s’éprit de sa plus grande fille, Séphora et devint ainsi berger dans le domaine de son beau-père. Un jour il eut une révélation et fût chargé par l’Eternel de libérer son peuple du joug de l’Egyptien. Moïse partit donc vers l’Egypte son bâton de berger à la main.

 

Après avoir infligé 10 plaies à l’Egypte et s’être assuré que le pharaon eût bien compris la puissance du dieu des juifs, il ordonna qu’on les laisse partir avec les richesses de l’Egypte. Malgré cela c’est dans la hâte que partit le peuple juif, emportant le trésor d’Egypte mais sans avoir le temps de laisser la pâte du pain lever (matzot). Un cinquième du peuple juif (selon diverses sources 600 000 âmes) qui formait désormais douze tribus descendant directement des douze enfants de Jacob se mit en marche vers la Mer Rouge. Ces juifs acceptèrent de se plier à la volonté d’un dieu qui les envoyait dans le désert pendant que les autres qui préférèrent rester en Egypte disparurent à tout jamais.

 

De nombreux miracles eurent lieu durant les quarante ans d’errance du peuple juif dans le désert (passage de la Mer Rouge, manne tombée du ciel, etc...) ainsi que la remise de la Loi et des Dix Commandements au peuple juif au Mont Sinaï. Une génération était morte et seuls Josué et Aaron qui avaient connu l’esclavage furent autorisés à entrer en Terre Sainte alors que Moïse partit pour toujours avec sa femme dans les montagnes après avoir libéré le peuple juif du joug de l’oppresseur et remis au peuple les lois qui ont fait génération après génération la force et les valeurs marquées par la tolérance, l’amour et la justice, base de notre peuple et de toute l’humanité.

 

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28 mars 2009 6 28 /03 /mars /2009 16:09

LA VIE QUOTIDIENNE

 

Jusqu'à quand la routine Metro Boulot Dodo Disco ou je ne sais quoi ! Sache que Tout Homme a une mission sur terre. Tu n'as pas été créé pour juste vivre bêtement (manger, dormir et gambader ou kiffer) comme un mouton, un âne ou une vache ! Sans te poser de questions existentielles ! Sinon pourquoi avoir un cerveau si ce n'est pour réfléchir ? L'homme est doté d'une capacité de réflexion et d'une conscience pour penser ses actes et donner un vrai sens à sa vie.

 

Et si tu es Juif, Tu as un code de vie à suivre sur terre pour acquérir les plus belles « valeurs » au monde. Tu seras toujours relayé au premier rang de l’humanité car Tu es membre du

 « Peuple élu au mont Sinaï depuis plus de 3000 ans ». Tu as donc comme Tous tes frères et sœurs de par le monde, la mission de respecter les lois de notre sainte Torah. Tu devras a ton tour les transmettre à tes chers enfants avec si possible autant d’amour et fidélité que l’ont fait nos parents au fil des générations, et ce, souvent au péril de leur bien être, parfois de leur vie.

 

Leur vie !! Étaient-ils réellement fous ? Où alors sommes-nous à ce point inconscients ou ignorants ?... Quoi qu’il en soit, pour le savoir il faut revoir la définition de ce que l’on est : « Juif c’est quoi ? » En un mot, pour être un bon Juif, il faut rester "connecté" à son peuple et sa terre qui ne font qu'un, "Israël", Et cette connexion ne peut se faire qu'avec ce qui nous lie tous depuis des millénaires : La Torah ! Et la torah, on la rencontre aussi et surtout le vendredi soir et le samedi matin à la Synagogue.

Est-ce du temps perdu ? bien au contraire ! le temps perdu, c’est le temps d’un office qui est consacré à autre chose…


                                                                                                                       C.S.

csicsic@aol.com

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26 mars 2009 4 26 /03 /mars /2009 18:51

Par Shimon Peres, Président de l’Etat d’Israël, 22 mars 2009

 


« A l’occasion du Nouvel An, je me tourne vers le noble peuple Iranien au nom de l’antique peuple Juif, pour lui souhaiter de revenir à une juste place parmi les Nations éclairées du monde. »

   

De hauts responsables politiques ont suggéré au Président Peres d’envisager un message spécifique marquant les festivités du Nouvel An Iranien destiné au peuple iranien en soulignant le respect qui lui est dû, bien qu’il soit subjugué par un pouvoir extrémiste. C’est ainsi que le Président Peres a enregistré une interview et des vœux (partiellement en Perse) pour la Voix d’Israël en langue perse, diffusée en Iran vers une large audience.

 

 Il y décrit sa visite officielle en Iran à l’invitation du Shah, période où Israël et l’Iran entretenaient des relations étroites. Il évoque également la situation actuelle en Iran : « L’Iran traverse une situation difficile : taux de chômage élevé, haut niveau de corruption, trafic de drogues, mécontentement général. Il est impossible de nourrir vos enfants d’uranium enrichi au petit-déjeuner, il leur faut un vrai petit-déjeuner. Vous ne pouvez investir votre argent qu’en uranium enrichi et donc demander à vos enfants de continuer d’avoir un petit peu faim, rester un petit peu ignorants. Je suggère qu’ils n’obéissent pas à Ahmadinejad. On ne peut pas gouverner tout un peuple en l’incitant à la haine sans l’éreinter. Je vois la souffrance des enfants et je me demande : pourquoi ? Un si riche pays doté d’une culture si riche ; pourquoi laisser si peu de fanatiques religieux emprunter le pire chemin sous les yeux de Dieu et ceux de l’Homme ? Je vois donc l’Iran à la fois avec admiration pour son histoire et tristesse pour ce qui lui arrive, avec l’espoir qu’il retourne à ses racines. »

  

Le Président ajoute : « Je pense que le peuple iranien terrassera ses dirigeants, parce que ces derniers ne servent pas leur peuple et le peuple finira par le comprendre. »

  

Concernant le déni de la Shoah pratiqué par le Président iranien, il questionne : « Depuis quand est-il expert de l’Holocauste juif ? Etait-il à Auschwitz ? Qu’en connaît-il ? Il en parle et en reparle chaque jour, mais il ne fait que détruire son propre peuple. On ne nous détruit pas si facilement, en 4.000 ans d’existence, nous avons déjà entendu bien des discours, beaucoup d’antisémites, plusieurs peuples ont souhaité nous exterminer : nous sommes encore là ; eux non. Les dirigeants iraniens devraient laisser les peuples vivre, les femmes respirer, l’économie se développer et cesser de trafiquer des bombes et de l’uranium à longueur de journée … au nom de Dieu ? Est-ce là la volonté de Dieu ? »

 

 

 

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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 21:15

Vaykra

 

« La grande œuvre »

 

Nous commençons cette semaine le troisième livre de la Torah, le livre de Vayikra, « Il appela », traduit par Lévitique. Les traducteurs grecs ont, en effet, exprimé par ce titre la quintessence de ce livre qui concerne le Sanctuaire et le culte dont la responsabilité incombait aux Lévites. Nous citerons cette semaine un enseignement du Midrash Tanhouma.

 

Fuir les honneurs :

Nous lisons dans le livre des Proverbes : « L'orgueil d'un homme l'abaisse; l'esprit humble se saisit de la gloire. » (29,25).  Le Midrash applique cette sentence : Celui qui poursuit le pouvoir, le pouvoir le fuit ; qui fuit le pouvoir, le pouvoir le poursuit. » Saül refusa la royauté (il se cacha derrière des tonneaux au moment de sa nomination. I Samuel 10), il fut nommé roi. Abimélekh, le fils de Gédéon, fut si avide de pouvoir qu’il tua tous ses frères (sauf Yotam) pour devenir roi de Sichem ; finalement les habitants de la ville se rebellèrent contre lui, et une femme le tua avec pierre de meule (Juges 9).

 

 

L’humilité de Moïse :

Rabbi Lévi enseigne que durant sept jours, le Saint, béni soit-Il, tenta de séduire Moïse pour qu’il aille parler à Pharaon, mais Moïse refusait le pouvoir par humilité. Finalement, le Saint, béni soit-Il l’obligea à partir. Lorsque Pharaon refusa de libérer Israël, Moïse dit au Saint, béni soit-Il : « J’ai accompli ma mission, laisse-moi tranquille ». Mais le Saint, béni soit-Il, l’obligea à chaque fois à être Son envoyé.

Par le truchement de Moïse, le Saint, bénit-Il, libéra Israël d’Egypte, Il déchira la mer, Il donna la manne, Il fit monter un puits dans le désert, jusqu’à la construction du Tabernacle. Lorsque le sanctuaire fut achevé, Moïse déclara :  « J’ai terminé ma mission que reste-t-il encore à faire ? ». Le Saint, béni soit-Il, lui répondit : « Maintenant tu vas accomplir une plus grande œuvre, car tu vas enseigner les lois de pureté et d’impureté, et tu vas expliquer à mes enfants les lois des sacrifices.

 

En quoi l’enseignement des lois du Temple est une « grande œuvre » ?

La première partie concerne la sortie d’Egypte et la naissance du peuple d’Israël par l’action de Dieu ; à partir de la construction du Temple, il s’agit du service de Dieu à accomplir.

En d’autres termes, la question religieuse pour le judaïsme n’est pas de savoir ce que Dieu fait pour l’homme, mais qu’est-ce que l’homme doit faire en tant qu’homme devant son Créateur.

Telle est la nature de cette « grande œuvre » !


                                                                                                                            Ph. Haddad


Et toujours une pensée pour Guilad Shalit.
Plus de 1000 jours entre les mains de barbares
csicsic@aol.com   

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24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 16:00

Cet article est un peu long et je m'en excuse mais je crois qu'il mérite que vous lui consacriez quelques minutes.

En avril, à Genève, les défenseurs de Droits de l’Homme vont se réunir afin de définir ensemble, dans un immense élan de fraternité, ce qu’est le racisme aujourd’hui.

La communauté mondiale sera là, attentive et les écouteurs sur les oreilles pour les traductions.

Certains ont déjà fait adopter une motion d’ordre stipulant que le niveau sonore des casques ne soit pas trop fort afin de ne pas troubler la douce euphorie provoquée à la fois par la digestion et le sain contentement d’une âme innocente.

Cette grande manifestation, prévue pour durer plusieurs jours, a été préparée d’arrache-pied par un comité intransigeant sur les valeurs d’humanité, d’égalité et de lutte contre toutes les discriminations.

Le pays qui a eu l’honneur et l’avantage de présider ce comité préparatoire est la Libye, l’Iran des Mollahs se contentant humblement de la vice-présidence.

Nous ne saurions jamais assez louer ce total désintéressement de la part d’un régime qui a toujours fait la part belle à la pondération, l’humanisme et la beauté des choses.

Les principales séances auront lieu au Palais des Nations à Genève, dans une nouvelle salle entièrement rénovée aux frais du contribuable espagnol et baptisée «Conseil des droits de l’homme et de l’Alliance des civilisations».

L'Alliance des civilisations, idée lancée par l'Espagne et la Turquie en septembre 2004 puis reprise et officialisée par l'ONU, est destinée à renforcer le dialogue interculturel et dépasser les incompréhensions mutuelles, particulièrement entre monde occidental et monde musulman.

L'Espagne venait de subir les attentats meurtriers de Madrid. Et elle s’est fort opportunément souvenue de son âge d’or. Au Moyen-âge, ce pays était, parait-il selon l’Histoire officielle, une symbiose singulière des cultures arabe et occidentale, des civilisations islamique et chrétienne.

Il n’est pas politiquement correct de préciser que cet âge d’or n’a pas duré si longtemps que cela (711 à 718). Au regard de l’Histoire de ce pays, à peine l’équivalent de quelques minutes.

Ensuite, ce fut la guerre, la « Reconquista », la Sainte Inquisition et le massacre des Juifs avant leur expulsion définitive.

Cet âge d’or avait débuté par une conquête, des violences, des razzias et des pillages. Une invasion qui aurait mérité l’intervention de l’ONU si une telle organisation avait existé à l’époque.

Pour la Turquie, à cheval entre les mondes musulman et occidental, cette alliance des civilisations était un instrument de plus pour faire avancer son admission au sein de l'Union européenne.

La France a très vite manifesté un intérêt poli. Mais la crise des caricatures est venue semer la pagaille.

Cette alliance des civilisations a été fort écornée, on s’en souvient, par la publication d’un manifeste Ensemble contre le nouveau totalitarisme, l'islamisme, publié à l’initiative de Charlie Hebdo, et signé par 12 intellectuels, suite à la crise des caricatures.

Après avoir vaincu le fascisme, le nazisme et le stalinisme, le monde fait face à une nouvelle menace globale de type totalitaire: l'islamisme (lire Le Manifeste des 12).

Ce réflexe de la société civile, celle qui bouge encore, n’a pas eu l’heur de plaire aux autorités musulmanes françaises qui ont hurlé à l’amalgame.

Difficile en effet de faire moins consensuel !

Aussi, notre pays, certainement lassé par la lenteur des travaux, a, depuis, lancé un nouveau chantier, le pacte euro-méditerranéen, cher à Sarkozy et son penseur, Henri Guaino.

Cette conjonction des buts poursuivis pourrait fortement donner l’impression d’une action désordonnée, dont chaque initiateur cherche à récupérer la paternité.

Une place à l’international est en jeu, il convient de ne point l’oublier. Le rayonnement d’un pays est intimement lié à l’état de sa balance commerciale.

L’Alliance des Civilisations permet à de grands penseurs de se réunir, une fois l’an dans des centres de conférences douillets et si possible au chaud. Hubert Védrine, par exemple, n’a pas cru bon résister aux invitations et force l’admiration par son assiduité à ces rassemblements.

Personne n’a encore osé lui dire qu’ils ne servaient à rien.

Pour Durban 2, le processus est plus engagé.

L’immense succès de Durban 1 en Afrique du Sud et ses manifestations populaires de liesse aux cris de « Un Juif, une balle ! » dans l’enceinte du Palais, ont donné à ce processus que l’ONU s’est entièrement approprié, un allant et un dynamisme de fort bonne tenue.

Le Sionisme a été désigné seul responsable du racisme dans le monde, sous les applaudissements de la foule en délire. L’occident et ses Droits de l’Homme (qui ose y inclure celui des femmes) a raté la deuxième place de fort peu.

Mais notre bon vieux continent ne désarme pas.

Cette fois-ci, il compte bien rafler les premiers prix de soumission et de compromission, ainsi que les différents accessits, parmi lesquels celui du « pantalon baissé ».

Il n’y a aucune raison valable pour que ce soit tout le temps les Juifs qui s’attribuent les premières places. Ils ont déjà, à eux seuls, plus de la moitié des Nobels. Qu’ils en laissent un peu aux autres !

Selon Kadhafi, Durban 2 ne se réunit pas pour parler des Droits de l’homme mais de l’universalité de la religion musulmane.

Le texte préparatoire aurait évacué Israël et le conflit israélo-palestinien, selon des dernières versions.

Le leader de la révolution islamique en prend acte mais ne renonce pas pour autant à distiller finalement l’ambition des régimes islamiques dans tout ce qui peut se compter de grandes réunions plénières au niveau mondial.

Selon lui, s’il n’y a pas alliance entre les civilisations, s’il y a discorde sur la notion fondamentale de Droits de l’homme, celle-ci se situe « entre nous et ceux qui ont refusé de suivre Mahomet, qui est le messager des Juifs, des chrétiens et de toute l’humanité ».

Comme le relève Jean-Claude Burher, dans Le Temps, journal genevois, : C’est dans ce contexte de remise en cause de l’universalité des droits de l’homme que l’Organisation de la conférence islamique (OCI), forte de 57 membres sur 192 à l’ONU, s’active à faire entrer la religion dans les instances internationales et à imposer des normes anti-blasphème restreignant la liberté d’expression sous couvert de lutte contre «l’islamophobie» et la diffamation des religions, à commencer par l’islam.

Mauvaise foi, mensonges et pitreries islamiques

Parmi les textes préparatoires, une revendication destinée aux pays esclavagistes est apparue puis a finalement été écartée. Il s’agissait de faire payer aux nations européennes un dédommagement aux victimes de l’esclavage.

Bien entendu, il n’a jamais été question de la responsabilité conjointe des Arabes et des Occidentaux dans le commerce triangulaire des esclaves, encore moins celle des chefs de tribus africaines qui vendaient leurs sujets afin d’étendre leurs territoires.

Les peuplades musulmanes, à cette époque, n'ont de toute évidence jamais pratiqué l'esclavage.

Si l’Afrique va mal, comme chacun le sait, c’est la faute à l’Occident. La corruption et les détournements de fonds au profit d’une petite élite ne sont pour rien dans le sous-développement des pays africains.

Si le monde musulman va mal, la Conférence Islamique affirme que la faute en revient à l’Etat sioniste, envahisseur et colon.

Si le monde musulman est acculturé, incapable de la moindre pensée originale, ce n’est pas à cause de l’enseignement qui privilégie le « par cœur » et l’ânonnement, mais bien parce que les universités occidentales ne boycottent pas les universités israéliennes.

Si la pensée musulmane est asséchée, il ne faut pas en conclure une responsabilité des docteurs musulmans qui ont figé le dogme. Puisqu’on se tue à vous dire que seul le retour à un Islam rigoriste et purifié pourra sauver le monde !

Si l’individu n’est pas reconnu comme être pensant en dehors de sa communauté d’origine, de sa famille ethnique ou idéologique, c’est la faute aux valeurs de l’Occident qui pervertissent la jeunesse.

Des scientifiques musulmans réunis au Qatar ont appelé à remplacer l’heure GMT du méridien de Greenwich par celle de la Mecque, alléguant que cette ville saoudienne est le vrai centre du monde par «la volonté d’Allah» comme la «science moderne en a enfin fourni la preuve»

Mais il est très anti-islamique que d’affirmer qu’en 2005, les 17 pays du monde arabe ont publié 13 444 textes scientifiques, moins que les 14 455 publiés par la seule université de Harvard.

Vite avant la censure et la condamnation !

Lorsque les résolutions finales de Durban 2 seront adoptées, nous ne pourrons plus écrire les lignes qui précèdent.

Il faut donc profiter des quelques espaces de liberté qui nous sont encore généreusement offerts par la Conférence Islamique pour vite jeter quelques affirmations comme celle-ci : le sionisme n’est ni un racisme, ni une insulte.

Comme le dit fort justement Yann Moix, "Il est un idéal politique, devenu une réalité… l’utopie de quelques-uns qui, au XIXe siècle, ont décidé que les Juifs avaient eux aussi le droit non seulement d’exister, mais de vivre ; et non seulement de vivre, mais de vivre quelque part. Non plus n’importe où, non plus partout : non plus seulement sur la Terre, mais sur leur terre".

Il faut en profiter – l’heure tourne avant la grande censure – pour dire :

- que l’Islamisme tel que nous le prépare Kadhafi et ses confrères est ce qu’il y a de pire pour l’avenir de nos libertés.

- qu’il est le plus grand adversaire des femmes et le plus immense vecteur de racisme et de ségrégation.

- qu’il est le plus grand ennemi de la mixité, de la liberté.

- que la théocratie n'a jamais été un instrument au service du progrès humain.

Avec l’Islamisme, plus de Koh-Lanta et d’Ile de la tentation (quel drame !), mais plus de Brassens, de Desproges, Stones, Pink Floyd. Plus de Jean-Sébastien Bach et de Bouddha ! Plus de San Antonio ni de Voltaire !

Paul Simon, Art Garfunkel, Bob Dylan et Leonard Cohen, tous juifs, seraient censurés.

Si c’est dans un monde culturellement aussi anémié que les musulmans prétendent faire vivre l’ensemble de la terre habitée, qu’ils se réunissent donc à Genève, qu’ils votent toutes les résolutions qu’ils veulent !

A l’instar des promesses électorales, elles n’engageront que ceux qui les tiennent.

A tous ces tristes sires qui tentent de nous imposer la charia comme modèle, il conviendra de répondre tranquillement par un bras d’honneur élégant.

Ce n’est pas parce que l’erreur est collective qu’elle devient vérité. L’Islamisme est un mensonge, l’Islam en est le complément d’abjection direct.

La lutte contre le racisme en est le simple prétexte.

Et puis, fait-il si chaud à Genève en avril qu’on se croit obligé de s’y rendre ?

Pierre Lefebvre © Primo, 23 mars 2009

csicsic@aol.com

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24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 08:22

Ce matin, j'ai eu envie de vous présenter un lieu que personne ne verra plus jamais comme je l'ai connu : La grande Synagogue d'Oran. C'est la Synagogue que je fréquentais. Non pas tous les jours car lorsqu'on a vingt ans, on pense  à la prière du Shabbat mais on pense aussi aux sorties, aux amis et amies.On a envie des'amuser, et d'essayer d'oublier le drame qui nous entourait : La guerre. Cependant j'y allais régulièrement pour les fêtes.
Alors, Ma Synagogue, la voilà...





La Synagogue d’Oran

C’est en 1877 que le consistoire israélite, à l’initiative de Simon Kanaoui un riche commerçant, décide de construire une Synagogue à Oran car les lieux du culte existants ne suffisent plus, ils sont trop petits et trop dispersés. Ils ne favorisent pas le rassemblement de la communauté en un même lieu.

Le terrain est donné gratuitement par la municipalité. Il est situé au Boulevard Joffre, près de « derb l’ihoud » le quartier Juif. En 1880 la première pierre est posée. La construction va se faire par souscription volontaire en Afrique du Nord, en France et même en Angleterre.  Il a fallu une foi extraordinaire pour recueillir les fonds nécessaires mais aussi la détermination, et le courage politique pour mener à bien l'organisation et la direction de l'œuvre. L'achèvement des travaux a pris le temps d'une génération.

Il faudra attendre 38 ans pour que se réalise le grandiose projet, on avait vu grand et les devis ont été largement dépassés.

Enfin le grand rabbin Weil peut réceptionner l'édifice religieux.

C'était la récompense pour les milliers de croyants anonymes chargés de recueillir des fonds, qui ont cru à la réussite de leur projet malgré les innombrables entraves, les difficultés financières et les résistances conservatrices et antisémites (Affaire Dreyfus).

Le 12 Mai 1918 la synagogue est inaugurée en présence d'une foule énorme évaluée à plus de 10000 personnes venues de tous les coins d'Algérie mais aussi de France et de l'étranger.

L'émotion atteint son comble, lorsque les portes se sont ouvertes pour laisser entrer les fidèles.

Il n'y eut pas assez de place pour tous, peu importe, tous étaient là, et les prières et les chants allaient jusque dans les rues avoisinantes.

Toute la nuit rires et chants se sont fait entendre, et dans les maisons, les Juifs levaient leur verre en chantant et en récitant des psaumes

Nous sommes en 1918. La guerre n'est pas encore terminée, le grand rabbin Weil termine son allocution "en suppliant Dieu de protéger la France, de lui conserver sa force et son prestige, et de lui donner enfin la victoire qu'elle a si bien méritée"  .

Vue de l'extérieur, le bâtiment est très important. La façade où une splendide rosace aux vitraux multicolores illuminent l'intérieur est parée de chaque côté de 2 tourelles de 20 mètres de hauteur. A l'intérieur trois grandes portes surmontées de vitraux s'ouvrent sur la nef.

Celle ci est séparée des bas-côtés par des arcades que supportent des colonnes de marbre rouge.

Le cœur est réservé à la teba portant gravé les 10 commandements et l'étoile de David que l'on retrouve sur tous les vitraux.

L’ekhal, est décoré d’une draperie de velours rouge brodée d'or datant de 1845.

En avant de la teba Il y a une magnifique menora géante.

960 sièges, en chêne massif, occupent le rez-de-chaussée de la Synagogue.

Au ler étage, sur les côtés et devant les grandes orgues, les plus grandes d’Algérie toutes religions confondues, se trouvent les places réservées aux femmes.

Au premier étage également, il y a deux salles qui servent, l'une aux assises du Beth Din, l'autre au Conseil d’Administration du consistoire.

Les juifs d'Oran peuvent être fiers de leur œuvre. Leur synagogue est là, magnifique digne de la foi qu’ils ont en Dieu.

 

 C’est dans cette Synagogue que, le Dimanche 5 aout 1961, je me suis marié. C’est le Grand Rabbin Léon FIMA qui nous a unis, en présence du Grand Rabbin Léon ASKENAZI.

Le vent de l'histoire a soufflé, une fois de plus dans le mauvais sens. Ma belle synagogue est devenue une mosquée…Comme toutes les Synagogues d'Algérie.


                                                          Claude SICSIC
csicsic@aol.com  


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23 mars 2009 1 23 /03 /mars /2009 17:51

CHERS AMIS,

 

C’est avec grande tristesse que nous vous faisons part du décès d’un ami très cher qui se nommait … BON SENS et qui a vécu de très nombreuses années parmi nous.

  

Personne ne connaissait précisément son âge car le registre sur lequel était enregistré sa naissance a été déclassé, il y a bien longtemps, du fait de sa trop grande ancienneté mais nous nous souvenons bien de lui, notamment pour ses remarquables leçons de vie comme :

 

 « Le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt »

« Il ne faut pas tout attendre des autres »

Ou bien encore

« Ce qui m’arrive est peut-être aussi ma faute »

et bien d’autres encore…

BON SENS ne vivait qu’avec des règles simples et pratiques, comme :

  

« Ne pas dépenser plus que ce que l’on a »

et des principes éducatifs clairs comme :

« Ce sont les parents qui décident au final »

 

Hélas, BON SENS a commencé à perdre pied quand des parents ont commencé à attaquer des professeurs qui croyaient avoir bien fait leur travail en voulant apprendre aux enfants le respect et les bonnes manières.

 

 Ayant appris qu’un enseignant avait même été renvoyé pour avoir réprimandé un élève trop excité, son état de santé s’était encore aggravé. Sa santé s’était encore plus détériorée quand les écoles ont dû demander et obtenir une autorisation parentale pour mettre un pansement sur le petit bobo d’un élève, tandis qu’ils ne pouvaient plus informer les parents des autres dangers bien plus graves encourus par l’enfant Enfin, BON SENS a perdu la volonté de survivre quand il a constaté que des voyous et des criminels recevaient un meilleur traitement que leurs victimes.

 

Il avait aussi pris des coups, tant au moral qu’au physique, quand la Justice décida qu’il était répréhensible de se défendre contre un voleur dans sa propre maison, et que ce dernier pouvait porter plainte pour agression et atteinte à sa propre intégrité physique.

 

BON SENS a définitivement perdu toute confiance et toute attache à la vie quand il a appris qu’une femme, qui n’avait pas réalisé qu’une tasse de café chaud peut brûler, et qui s’en était renversée maladroitement quelques gouttes sur la jambe, a perçu pour cela une indemnisation colossale du fabriquant de la cafetière électrique, qui a du licencier l’intégralité de son personnel.

 

Et comme vous le savez sûrement, La mort de Bon Sens avait été précédée par le décès :

 

- de ses parents Vérité et Confiance,

- de son épouse Discrétion

- de sa fille Responsabilité et celle de son fils Raison.

 

Certes, il n’y avait pas foule à son enterrement car il n’existe plus beaucoup de personnes qui le connaissaient vraiment, et peu se sont rendu compte qu’il était parti.

Aussi, est-ce avec beaucoup de regrets que je pense souvent à lui…


csicsic@aol.com  

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22 mars 2009 7 22 /03 /mars /2009 17:39

Oui, Dimanche, malgré une pluie diluvienne incessante qui ne donnait pas envie de sortir, la communauté de Nîmes était en fête. Rien ne l’aurait empéché de venir au Centre Communautaire pour honorer notre jeune Rabbin Mr Levy Bitton et sa jeune épouse Dvorah à l’occasion de la nomination de leur fille  

 

Cérémonie amicale, joyeuse mais empreinte de solennité et de respect pour cette tradition qui veut que les grands-parents soient les parrains du bébé qui entre dans le Judaïsme avec leur bénédiction.

 

Et cette cérémonie ainsi que cette photo m’ont remis en mémoire un texte que j’avais déjà mis sur ce blog parce que je voulais vous en faire profiter.

Ce texte et cette photo, les voici….


 

 

 

Les Grands-parents

 

Il est curieux de constater que la tradition juive parle peu du rôle des grands parents : Dans  la Bible elle-même, les grands-parents, en tant que tels, n’apparaissent quasi jamais. Le seul exemple, à ma connaissance, est Jacob qui est d’ailleurs parfois surnommé dans la Tradition : « Saba » (grand-père), mot qui veut dire âgé.  Ce surnom est également donné au peuple d’Israël connu pour être un très vieux peuple.

On voit Jacob en grand-père quand il invite ses petits-fils ; Ephraïm et Menaché, pour les bénir. C’est la seule scène de grand-père en présence de ses petits-enfants et fait significatif ; c’est pour une bénédiction. On peut aussi rappeler la scène où Jacob se sauve avec ses enfants de chez Laban. Ce dernier lui reproche sa fuite qui le prive de la présence de ses petits-enfants : Peut-être Laban regrette t-il de ne pouvoir jouer son rôle de grand-père. A part cela, je ne vois pas dans la Bible d’autres cas où les grands-parents jouent un rôle, par exemple, il n’existe pas de scène de Jacob avec son grand-père Avraham.

Or le rôle de la paternité aussi bien que celui de la maternité sont omniprésents dans le récit biblique. Le thème du rapport parents-enfants est très abondant, mais celui des rapports enfants-grands-parents n’existe quasiment pas.

Cependant, pour la tradition juive, le rôle de l’Ancien (grand-père) est très important. Le Judaïsme est fondé sur la tradition des Anciens, sur l’enseignement des Anciens (« zekenim », la racine ZKN signifiant aussi bien barbe, vieux que sage, c’est-à-dire celui qui connaît la vie). Il est difficile d’imaginer le Judaïsme sans cette fonction primordiale de l’Ancien. Le Judaïsme étant autant une tradition qu’une religion, les Anciens représentent les racines de l’arbre et la descendance les fruits. C’est pourquoi il est dû un grand respect à l’Ancien.

 Pour la génération de ceux nés entre 60 et 70, les grands-parents ont un rôle primordial. Le Judaïsme ayant subi dans son Histoire une dislocation due non seulement à la Shoah, mais aussi à l’immigration, à la dispersion des familles, au relâchement communautaire, notre génération a perdu ses repères. Le Judaïsme d’avant guerre et d’avant les bouleversements migratoires était mieux structuré. Le monde juif d’aujourd’hui  est déstructuré et s’est transformé. C’est pourquoi  nos grands-parents représentent  la mémoire de ceux qui ont connu et vécu ce monde juif tel qu’il était avant cette transformation. Leur rôle est extraordinairement important.

 Les grands-parents  ne se rendent pas compte combien ils savent plus qu’ils ne pensent et combien ils ont des trésors de mémoire. De nos jours, ils ont un rôle irremplaçable d’éducation juive du fait des nouvelles données sociologiques où la transmission est devenue très difficile. Les grands-parents ont à la fois la mémoire et le temps libre pour  pouvoir remplir leur rôle de référence auprès de leurs petits-enfants. De plus les grands-parents, sur le plan affectif ont une marge de manœuvre que n’ont pas les parents. Un adolescent se révolte contre ses parents mais pas contre ses grands-parents. Ce qui leur permet de garder ce rôle privilégier de « référent ».

 Quant aux petits-enfants, ils doivent avoir l’intelligence d’être à l’écoute des grands-parents, de retenir le maximum de ce qu’ils peuvent entendre ou voir parce que la tradition n’est pas seulement le savoir mais aussi des histoires de famille, des recettes de cuisine, une façon d’être et de parler, un accent, des petits gestes. Les petits-enfants doivent enregistrer tout ce patrimoine tout en sachant que leur rôle n’est pas d’imiter les grands-parents (contrairement à ce que certains aujourd’hui croient devoir faire). Le Judaïsme d’aujourd’hui ne peut pas être celui d’hier. Mais il doit néanmoins rester le Judaïsme de toujours. Pour eux, apprendre des grands-parents, ce n’est pas copier les anciens, c’est s’en inspirer pour transmettre à leur tour, un jour, le trésor identitaire qu’ils ont reçu.

 

 csicsic@aol.com

 

 

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21 mars 2009 6 21 /03 /mars /2009 15:46

L’agresseur du Rabbin de Nîmes identifié

Et convoqué par la justice en avril

Une des personnes mises en cause dans l’agression récente du Rabbin de Nîmes, rue de la République à Nîmes (lire (Midi Libre du 7 mars), a été identifiée par la police, a-t-on appris hier de source judiciaire. L’homme, âgé de 23 ans, est suspecté d’avoir tenu des propos antisémites à l’égard de ce religieux et d’avoir eu une attitude particulièrement menaçante. Durant 48 heures, il a été placé en garde à vue, à l’issue de laquelle il a été convoqué devant le tribunal correctionnel pour venir s’expliquer sur des faits d’injure publique à caractère antisémite.

                                                        Midi Libre du 21 mars


C'est grâce à la détermination des autorités judicaires et des forces de police de ne laisser impuni aucun acte antisémite, que cet agresseur a été retrouvé. C'est grâce aussi au sang froid de notre jeune Rabbin qui a pu, malgré la situation dans laquelle il se trouvait, fournir suffiamment d'indices à la police pour qu'elle puisse mener à bien son enquête.
Nous remercions bien entendu les autorités judiciaires et les forces de police pour la célérité avec laquelle cette enquête a été menée.
                                                                                                                      C.S.

 

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