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5 avril 2009 7 05 /04 /avril /2009 17:58
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5 avril 2009 7 05 /04 /avril /2009 17:11

Vue d'ensemble de la fête de Pessa'h en 2009

Mardi

7 avril – 13 Nissan Avez-vous déjà vendu votre 'Hamets ? Votre autorité rabbinique locale peut vous aider pour trouver l'émissaire 'Habad-Loubavitch le plus proche de chez vous) ou bien envoyez par e-mail votre formulaire “d'autorisation de vente du 'Hamets”. Faites la recherche du 'Hamets à la tombée de la nuit. Récitez la bénédiction avant la recherche, puis l'annulation du 'Hamets (Kol 'hamira) suite à la recherche. pour plus d'information sur la recherche et la suppression du 'Hamets.

Mercredi

8 avril – 14 Nissan
La Veille de Pessa'h

Lois & Coutumes :Le Jeûne des premiers-nés. Pour être exempté du jeûne, il faut participer à un repas donné en l'honneur de l'accomplissement d'une Mitsva, par exemple pour la conclusion de l'étude d'un traité du Talmud (”Siyoum massekhet“). De tels repas sont généralement organisés dans les synagogues après la prière du matin de ce jour.Ce matin nous faisons la Birkat Ha'Hamah (”Bénédiction sur le soleil”), une mitsva qui ne se fait qu'une fois tous les 28 ans !

Avez-vous bien vendu votre 'Hamets ? Dernier appel ! Votre autorité rabbinique locale peut vous aider pour trouver l'émissaire 'Habad-Loubavitch le plus proche de chez vous ou bien envoyez par e-mail votre formulaire “d'autorisation de vente du 'Hamets”.Arrêtez de manger du 'Hamets avant la fin de la quatrième “heure solaire” Brûlez votre 'Hamets restant (qui n'a pas été vendu) avant la cinquième “heure solaire”.Il est de coutume de réciter “L'ordre de l'offrande du sacrifice Pascal” après l'office de Min'ha, Chabbat après-midi.

Puisque Chabbat tombe dans la continuité des premiers jours de fête, un “érouv tavchiline” est préparé avant l'entrée de la fête pour qu'il soit permis de préparer de la nourriture pour Chabbat pendant la fête.

Allumez les bénédictions de la fête après la tombée de la nuit en utilisant une flamme existante, en récitant les bénédictions.

Le Halel complet est récité durant l'office de Maariv (office du soir) de la fête.

Premier Séder : le Séder inclut l'observance de nombreuses Mitsvot bibliques et rabbiniques, parmi lesquelles manger de la Matsa et du Maror (herbes amères), boire quatre verres de vin, raconter l'histoire de la sortie d'Égypte à nos enfants, s'accouder en signe de liberté, etc. 

La première nuit de Pessa'h est dénommée “Leïl Chimourim” (une nuit protégée), en référence à Exode 12, 42.

Jeudi

9 avril – 15 Nissan
1er jour de Pessa'h
Lois & Coutumes :Office du matin. Le Halel entier est récité. Deux rouleaux de la Torah sont extraits de l'arche.
Lecture de la Torah : Exode 12, 21 à 51 et Nombres 28, 16 à 25.
Haftarah : Josué 3, 5-7 ; 5, 2-6, 1 ; 6, 27.A partir de la Amida de Moussaf, nous disons “morid hatal“, la prière pour la rosée, et nous cessons la prière pour la pluie. Cette pratique se poursuit jusqu'à Chemini Atseret, la fête qui suit immédiatement Souccot.Les Cohanim bénissent l'assemblée au cours de la prière de Moussaf.Repas de fête.Le Halel complet est récité au cours de l'office de Maariv (office du soir), suivi du “Compte du Omer”. Nous comptons ce soir le premier jour du Omer. Le compte du Omer est récité chacun des 49 jours prochains, jusqu'à  la fête de Chavouot le cinquantième jour. Ces 49 jours représentent les 49 étapes de développement personnel qui nous amènent du départ de notre “Égypte personnelle” jusqu'au pied du mont Sinaï, lorsque nous sommes prêts à accepter la sagesse de la Torah.Allumez les bénédictions de la fête après la tombée de la nuit en utilisant une flamme existante, en récitant les bénédictions.Deuxième Séder : le Séder inclut l'observance de nombreuses Mitsvot bibliques et rabbiniques, parmi lesquelles manger de la Matsa et du Maror (herbes amères), boire quatre verres de vin, raconter l'histoire de la sortie d'Égypte à nos enfants, s'accouder en signe de liberté, etc. 

Vendredi

10 avril – 16 Nissan
2ème jour de Pessa'h

Lois & Coutumes : Office du matin. Le Halel entier est récité. Deux rouleaux de la Torah sont extraits de l'arche.
Lecture de la Torah : Lévitique 22, 36 à 23, 44 et Nombres 28, 16 à 25.
Haftarah : Rois II 23, 1-9 et 21-25.Les Cohanim bénissent l'assemblée au cours de la prière de Moussaf.Repas de fête.Avant le coucher du soleil, allumez les bougies de Chabbat (en utilisant une flamme déjà existante) et récitez la bénédiction.Les prières du soir de Chabbat débutent par Mizmor LeDavid et non par Lékhou Néranena. Après la Amidah, on compte le 2ème jour du Omer.Appréciez un relaxant repas de Chabbat avec une nourriture de Pessa'h (pas de 'Halot, bien sûr. On fait le motsi avec deux Matsot).

Chabbat

11 avril – 17 Nissan
3ème jour de Pessa'h
1er jour de 'Hol Hamoed (demi-fête)
Lois & Coutumes : Office du matin : Office de Chabbat normal. On ajoute Yaaleh Véyavo dans la Amida. Le Halel réduit est récité. Deux rouleaux de la Torah sont extraits de l'arche.Lecture de la Torah : Exode 33, 12-34, 26 et Nombres 28, 19-25. Haftarah : Ézéchiel 37, 1-14.On récite la Amidah de Moussaf des fêtes, avec les ajouts spécifiques à Chabbat.Repas de fête.Prière du soir. On ajoute Atah 'honanetanou dans la Amidah. Après la Amidah, on compte le 3ème jour du Omer.Après la tombée de la nuit, on récite la Havdalah, en omettant les bénédictions sur les épices et la flamme.On célèbre le reste des jours intermédiaires (de demi-fête) de Pessa'h. Dans cette période qui sépare les deux premiers des deux derniers jours de Pessa'h, nous pouvons reprendre la plupart de nos activités habituelles (mais pas toutes). Cependant, nous continuons bien sûr à consommer exclusivement de la nourriture cachère pour Pessa'h. Il est de coutume de boire un verre de vin ou de jus de raisin chaque jour, comme élément de célébration de la fête.

Dimanche

12 avril – 18 Nissan
4ème jour de Pessa'h
2ème jour de 'Hol Hamoed (demi-fête)
Lois & Coutumes :Office du matin : Dans la plupart des communautés, on ne porte pas les Téfilines lors des jours intermédiaires de Pessa'h.Le Halel réduit est récité. Deux rouleaux de la Torah sont extraits de l'arche. Lecture de la Torah : Exode 13, 1-16 et Nombres 28, 19-25. On récite la Amidah de Moussaf. Durant tous les jours intermédiaires, on ajoute Yaaleh Veyavo dans toutes les prières et les grâces après les repas.Les jours intermédiaires de Pessa'h, certaines restrictions s'appliquent quant aux activités professionnelles et les tâches qu'il est permis d'effectuer.Après la tombée de la nuit, on compte le 4ème jour du Omer.

Lundi

13 avril – 19 Nissan
5ème jour de Pessa'h
3ème jour de 'Hol Hamoed (demi-fête)
  Lois & Coutumes :Office du matin : Dans la plupart des communautés, on ne porte pas les Téfilines lors des jours intermédiaires de Pessa'h.Le Halel réduit est récité. Deux rouleaux de la Torah sont extraits de l'arche. Lecture de la Torah : Exode 22, 24-23, 19 et Nombres 28, 19-25. On récite la Amidah de Moussaf. Durant tous les jours intermédiaires, on ajoute Yaaleh Veyavo dans toutes les prières et les grâces après les repas.Les jours intermédiaires de Pessa'h, certaines restrictions s'appliquent quant aux activités professionnelles et les tâches qu'il est permis d'effectuer.Après la tombée de la nuit, on compte le 5ème jour du Omer.

Mardi

14 avril – 20 Nissan
6ème jour de Pessa'h
4ème jour de 'Hol Hamoed (demi-fête)
Lois & Coutumes : Office du matin : Dans la plupart des communautés, on ne porte pas les Téfilines lors des jours intermédiaires de Pessa'h.Le Halel réduit est récité. Deux rouleaux de la Torah sont extraits de l'arche. Lecture de la Torah : Nombres 9, 1-14 et Nombres 28, 19-25. On récite la Amidah de Moussaf. Durant tous les jours intermédiaires, on ajoute Yaaleh Veyavo dans toutes les prières et les grâces après les repas.Les jours intermédiaires de Pessa'h, certaines restrictions s'appliquent quant aux activités professionnelles et les tâches qu'il est permis d'effectuer.Allumez les bougies pour le 7ème jour de Pessa'h et récitez la bénédiction.Après la tombée de la nuit, on compte le 6ème jour du Omer.C'est une tradition dans de nombreuses communautés de veiller toute la nuit en étudiant la Torah, en commémoration du grand miracle de l'Ouverture de la Mer qui eut lieu le 7ème jour de Pessa'h.

Mercredi

15 avril – 21 Nissan
7ème jour de Pessa'h — Chevii Chel Pessa'h
Lois & Coutumes :Office du matin : Le Halel réduit est récité. Deux rouleaux de la Torah sont extraits de l'arche.
Lecture de la Torah : Exode 13, 17-15, 26 et Nombres 28, 19-25.
Haftarah : Samuel II 22, 1-51.Les Cohanim bénissent l'assemblée au cours de la prière de Moussaf.Repas de fête.Prière du soir. Après la Amidah, on compte le 7ème jour du Omer.Allumez les bougies pour le 8ème jour de Pessa'h après la tombée de la nuit, en utilisant une flamme existante, et en récitant la bénédiction.

Jeudi

16 avril – 22 Nissan
Dernier jour de Pessa'h — A'haron Chel Pessa'h
Lois & Coutumes :Office du matin : Le Halel réduit est récité. Deux rouleaux de la Torah sont extraits de l'arche.
Lecture de la Torah : Deutéronome 15, 19-16, 17 et Nombres 28, 19-25.
Haftarah : Isaïe 10, 32-12, 6. cette Haftarah décrit l'ère messianique ainsi que la personnalité du roi Machia'h.La prière de Yizkor en mémoire des défunts est récitée après la lecture de la Torah.Les Cohanim bénissent l'assemblée au cours de la prière de Moussaf.Repas de fête.En ce dernier jour de Pessa'h, nous aspirons à un plus haut degré de liberté : celui de la Rédemption messianique. Suivant la coutume instaurée par le Baal Chem Tov, nous terminons Pessa'h par Séoudat Machia'h, le “repas du Machia'h” en consommant un repas supplémentaire avec de la Matsa et quatre verres de vin, au cours duquel nous célébrons l'arrivée imminente du Machia'h (le Messie). Ce repas commence avant le coucher du soleil et se prolonge jusqu'après la tombée de la nuit.Prière du soir. Après la Amidah, on compte le 8ème jour du Omer.Après la tombée de la nuit, on récite la Havdalah, en omettant les bénédictions sur les épices et la flamme.

La tombée de la nuit marque la fin officielle de Pessa'h. Attendez une heure pour donner au rabbin le temps de racheter votre 'Hamets avant d'en consommer.

 

Vendredi

17 avril – 23 Nissan Le jour suivant la fête est dénommé Isrou 'Hag. Il est interdit de jeûner en ce jour.




                                                                 Cherché et trouvé sur le net

 

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4 avril 2009 6 04 /04 /avril /2009 17:29

 


"Sachez que votre peuple vous jugera selon ce que vous aurez bâti et non pas selon ce que vous aurez détruit." (Barack Obama)

En s'adressant au monde arabe Barack Obama a dit cette parole ci-dessus en exergue qui parait particulièrement pertinente pour les Palestiniens. C'est sans aucun doute sur ce critère que la Palestine sera jugée et Barak Obama en sera le prophète.

A ce jour les Palestiniens ont beaucoup détruit et très peu construit.

Un journaliste a prêté à Jacques Chirac et à Dominique de Villepin un propos "en passant" qui méritera sûrement de rester dans l'histoire : "Israël, n 'est qu'une parenthèse dans l'Histoire", en évaluant sa disparition aux alentours de l'an 2020. Ils n'ont fait que répéter, on le sait, que ce que les esprits savants du Quai d'Orsay répétaient en coulisse ici ou là.

En tant que Juif, il est insupportable d'entendre de pareils propos sans être saisi de nausée. Et, a contrario, les mêmes n'ont cessé d'encenser le peuple palestinien et de le tenir comme le centre de la politique arabe de la France. Arafat a eu droit à des obsèques indécentes de la part du Président de la République, tandis que Sharon était traité comme un moins que rien après la répression - parfaitement justifiée politiquement et surtout humainement - de l'intifada de l'année 2000. Plus de huit ans déjà de destruction et pas un pas de construction !

La pitoyable incapacité des Palestiniens à établir l'ombre d'un semblant de société économique et sociale pendant 15 longues années, le tout malgré les plus phénoménales et inimaginables subventions que l'on puisse imaginer, totalement disproportionnées ( un terme que le Quai d'Orsay affectionne... ), englouties nul ne sait ni où, ni quand ni comment.

La légendaire aptitude des dirigeants palestiniens à " n'avoir jamais manqué l'occasion de rater une occasion " : le pillage, le vandalisme et la destruction des équipements laissés par Tsahal lors du retrait de la bande de Gaza ; les insoutenables scènes de barbarie qui se sont tenues à Ramallah et à Gaza ; tout cela, d'évidence prouve que les Palestiniens sont loin de constituer une nation.

Le terme de palestinien était utilisé pour et par les Juifs jusqu'à la résurrection d'Israël, remplacé alors par celui d'Israéliens. Quant aux Arabes de Palestine, ils étaient qualifiés de citoyens turcs ou syriens. Et s'ils étaient palestiniens ils ne l'étaient sûrement pas plus que les Juifs, majoritaires à Jérusalem depuis 1850 déjà, malgré la haine et le mépris que leur témoignaient les Arabes de Syro-palestine.

La naissance de " peuple palestinien " est historiquement daté lors d'une conférence tiers-mondiste par un trio composé de Fidel Castro. Ben Bella et Ahmed Choukeiry. Ce fut Ben Bella qui en eut l'idée. Les Algériens avait réussi la politique de la décolonisation en s'affirmant comme un peuple, les Algériens, en lutte pour son indépendance face aux colons envahisseurs de France. Ben Bella a proposé que l'on fasse au sein du conflit israélo-arabe, un conflit israélo-palestinien entre un peuple, les " Palestiniens ", en lutte pour son indépendance nationale, face aux Juifs assimilés à des "colons". L'invention était géniale comme l'invention du "peuple palestinien". Choukeiry chargé d'être le héraut de cette guerre de "décolonisation" fut tellement pitoyable que les dirigeants arabes choisirent de se choisir un autre héros, Yasser Arafat, alors chef de commando en Egypte.

Les Palestiniens des territoires se considéraient comme Jordaniens et avaient également des passeports jordaniens.

C'est ainsi que par un tour de passe-passe s'est construite la légende du "peuple palestinien" alors que jusqu'alors c'étaient les Juifs que l'on dénommait de "palestiniens".
La greffe a-t-elle réussi ? La réponse se trouve dans l'histoire du "peuple palestinien" qui depuis 1993 a été reconnu comme tel,. doté d'une autorité palestinienne et d'un début de territoire indépendant qui avait vocation à devenir un Etat palestinien.


Or, c'est là que le bât blesse : en quinze ans, les Palestiniens n'ont jamais été capables de constituer un peuple, ni une nation, ni un Etat, ni une capitale, ni une économie, ni une société, ni une culture autre que la haine des Israéliens qui est le cœur de leur identité.

Imaginons - à dieu ne plaise, et simple hypothèse d'école - qu'Israël disparaisse. Il est plus que probable que le peuple palestinien se dissoudrait aussitôt. La terre israélienne deviendra la proie de la Jordanie et de la Syrie qui. toutes deux, pourrait s'en prévaloir puisque la Palestine faisait partie de la Willaya de la Syrie et que la Jordanie est constituée de 75% - nous disons bien de 75%, il n'y a pas d'erreur d'impression - de la Palestine historique.
Quant aux gazaouis ils ont été et ils se sentent Egyptiens.
C'est pourquoi nous avons la conviction très profonde que si l'Etat palestinien ne réussit pas à se constituer c'est que le peuple palestinien est un faux peuple.

Prenons le pari avec le Quai d'Orsay : qui sera "une parenthèse de l'histoire " ?. Israël ou la Palestine.
Chiche ! Paris tenu !

                                                                                                   Yts'hak Saada - Israël actualités, 9 février 2009

 

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3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 15:02

Liberté



En ces jours où la transmission et surtout la difficulté de la transmission sont au cœur des débats, je voudrais en cette veille de Pessa’h rappeler notre responsabilité accrue durant ces deux soirs de seder.

 

Il ne s’agit pas seulement de festoyer car Pessa’h reste avant tout la Fête des Matsot, il ne s’agit pas seulement de se réunir, il s’agit de faire prendre conscience aux plus proches comme aux plus éloignés que ce pain, la Matsah, ce pain de la misère et de l’esclavage n’appartient pas au passé.

Nous sommes sortis d’Egypte, partis dans le désert sans provision, juste avec ce pain cuit trop vite. Et l’espoir fou de ce sauvetage qui nous délivrait de quatre cents d’esclavage.

Aujourd’hui, nous sommes toujours esclaves de liens et de chaînes dont nous avons tant pris l’habitude que nous ne les remarquons plus. N’oublions pas qu’en Egypte, seuls un cinquième des enfants d’Israël ont trouvé la force de croire en cette délivrance.

Imaginons ces hommes, ces femmes sans horizon depuis tant d’années, tant de générations. C’est un sursaut insensé fait d’espoir, d’amour et construit sur l’idée de liberté qui leur a donné la force de briser leurs chaînes et à partir. C’est cette force qui caractérise le peuple juif.

C’est ce même espoir au cœur de toute existence juive qui veut que nous laissons symboliquement vacant un siège autour de la table de la cérémonie du Séder, nous versons une coupe supplémentaire et ouvrons une porte. Qui attendons-nous ? La venue du Messie.

De nombreux commentateurs et exégètes bibliques ne manquent pas de poser la question de savoir pourquoi dans le premier des Dix Commandements Dieu se présente comme Celui qui a fait sortir les Hébreux du pays d’esclavage et non pas comme Celui qui a créé l’Univers. C’est la raison pour laquelle nos Sages ont formulé pour précepte que l’homme a l’impérieux devoir de « sortir d’Egypte » tous les jours. L’esclave est considéré comme un mort. Or, le judaïsme est une religion et une civilisation de vie. Sans la liberté d’agir, les actes des hommes n’ont pas grande signification.

Autour de nos tables de Seder, prenons le temps de parler, d’écouter, de dialoguer, de questionner. C’est un moment rare pour dépasser les habitudes, sortir des cadres et retrouver une force chevillée au cœur de notre peuple : la capacité à nous délivrer de la réalité. Dans toutes les circonstances, y compris les plus extrêmes, les chants ont résonné et ont fait vibrer cette foi qui vient de nos Pères, nos ancêtres mais aussi de nos parents et nos grands parents.

Apprenons ensemble à la préserver pour nos enfants et les enfants de nos enfants, Pessa’h et le Seder nous y aideront.

Nous pensons en cette veille de Pessah à tous les hommes privés de liberté par la folie des dictatures et des totalitarismes. Et nous prions le ciel en particulier pour que notre compatriote Guilad Shalit retrouve enfin une liberté dont il est cruellement privé depuis longtemps.

Trop longtemps.

 

‘Hag Samea’h

 

Joël MERGUI
Président du Consistoire Central

 
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2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 19:04

Durban : symbole de la haine

PAR PHILIPPE HADDAD

 

En septembre 2001, je me trouvais à Durban en Afrique du Sud, invité par le Centre Simon Wisenthal pour témoigner des actes antisémites qui frappaient les lieux de culte de France. En effet, le 12 septembre 2000, notre synagogue des Ulis fut l'objet d'une agression aux cocktails Molotov. Me trouvant à l'intérieur du bâtiment lors de cette attaque, je pus m'enfuir par létage supérieur et prévenir les agents du commissariat de police situé non loin de là. Il était évident que les agresseurs avaient pris prétexte de l'Intifada qui faisait rage à l'époque et dont le point d'orgue médiatique fut la soi-disant mort du jeune Mohamed al Doura

Au mois de juillet 2001, je fus contacté par le docteur Samuels, directeur du Centre Simon Wisenthal qui me demandait de venir témoigner à Durban, en tant que victime de l'antisémitisme. Il espérait (sans trop d'espoir) que ma voix serait entendue au milieu d'un tumulte qu'il pressentait hostile à Israël. J'acceptais. Notre délégation était formée de responsables du Centre Simon Wisenthal, de représentants du Ministère israélien des affaires étrangères, ainsi que de Mme Ruth Gillis et du rabbin Seth Mandel. Mme Gillis était la veuve du professeur Shmouel Gillis, de mémoire bénie, cancérologue de renom à l'hôpital Hadassa de Jérusalem, qui avait été assassiné le 1er février 2001 par un terroriste. Quant au rabbin d'origine américaine, Seth Mandel, il avait perdu son fils Koby, de mémoire bénie, assassiné et mutilé, lors de son ultime ballade de lag baomer, le 11 avril 2001.

J'ai gardé quelques souvenirs de la ville de Durban : des grands hôtels modernes, de larges rues chauffées par un soleil encore ardent, un bord de plage au sable fin et surtout ces grands panneaux publicitaires, sponsorisés par l'ONU, où l'on pouvait lire cette belle formule, que les rabbins du Talmud auraient authentifiée : " une seule race, la race humaine ". Malheureusement, nous découvrîmes très vite qu'il existait aussi deux poids deux mesures entre les hommes. Et ce qui devait constituer une grande farandole fraternelle entre des hommes et des femmes de différentes ethnies, cultures ou langues allait être un grand réquisitoire contre un seul Etat (responsable évidemment de tous les maux de la terre) : l'Etat d'Israël.

Dans l'immense esplanade d'accueil du parc des expositions, dans les auditoriums, dans les couloirs, dans les cafétérias, les discours tournaient tous autour de ce sujet. D'ailleurs, le Shabbat précédant notre venue, un groupe d'intégristes musulmans avait manifesté devant le centre communautaire juif en lançant des slogans haineux "Mort aux juifs" ou "Hitler n'a pas terminé le travail". Curieuse attitude qui, d'un côté, affirme que les chambres à gaz n'ont jamais existé et de l'autre celle qui regrette que les nazis n'aient pas achevé leur oeuvre exterminatrice ; mais il est vrai que la haine n'a pas besoin d'une autre logique que la sienne propre. Ici l'hostilité envers l'Etat d'Israël rejoignait la haine antisémite.

Je me souviens aussi de ces trois Nétouré Karta qui portaient sur leur caftan noir un badge. En s'approchant d'eux on pouvait distinguer cette équation : sionisme = racisme.

Un autre élément m'a surpris : dans le spot publicitaire présentant la réunion de Durban et qui tournait en boucle dans les centaines d'écran installés dans tout le parc, des mots apparaissent et disparaissent en fondu enchaîné : xénophobie, racisme, apartheid, ségrégation, torture, homophobie ; un mot n'apparaissait jamais "antisémitisme". (Peut-on l'auteur de ce spot n'était-il pas sûr de l'exacte orthographe du mot ?)

Au fur et à mesure que nous déambulions dans l'immense bâtiment, il devenait clair qu'une seule idée traversait de façon obsessionnelle le discours : Israël était coupable, coupable d'exister, coupable de se défendre ; un bouc émissaire tout choisi.

Les problèmes du racisme, du fanatisme religieux, des injustices sociales dans le monde, des violences envers les femmes, les questions d'éducation des nouvelles générations aux valeurs démocratiques, tous ces thèmes qui auraient dû constituer le cœur des débats étaient totalement occultés. Certes, nous les victimes de l'antisémitisme nous avons été interviewés, filmés, photographiés, mais je pense que les pellicules vieillissent toujours au fond d'un tiroir. Nous sommes restés trois jours à Durban. Le troisième jour les Etats-Unis et Israël annonçaient officiellement leur départ. A leurs yeux, l'ONU était devenue l'otage des ennemis d'Israël, le projet "one race, human race" n'avait été qu'un prétexte de plus pour répandre le venin de la haine.

Il n'y a pas d'illusion à se faire : Durban II ne sera pas différent de Durban I : il y aura beaucoup de monde, beaucoup de jeunes, beaucoup de journalistes, beaucoup de T-shirt prônant l'unité du genre humain, beaucoup de sandwichs, mais il y aura surtout beaucoup de haine, beaucoup de slogans hostiles à Israël et au peuple juif. Ce sera la même chanson et les " démocrates " qui s'y rendront pourront danser sur des airs de dictature nauséabonde.

Mensuel INFORMATION JUIVE Avril 2009

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2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 12:22

Pas coupable, mais  responsable

 

La paracha Tsav prolonge les thèmes abordés dans la paracha Vayikra, celui des Korbanoth (pluriel de Korban), traduit par « Sacrifices ».

Le sacrifice  répond à plusieurs fonctions dans les traditions religieuses. Pour la Torah, il n’a de sens que pour les fautes commises involontairement (bichgaga). Celui qui par inadvertance transgressait la loi, soit par ce qu’il avait oublié cette loi, soit parce qu’il ne pensait qu’il s’agissait pas d’une faute, était concerné par ce rite d’expiation, de kappara.

C’est là une idée intéressante, et qui va à l’encontre de ce que l’on affirme communément, à savoir que le sacrifice annule toute faute, quelle qu’elle soit.

En fait, dans le cas d’une transgression volontaire, la seule réparation demeure la téchouva, le repentir. Il n’y a pas d’autres voies que la décision de remettre en cause sa vie passée et de dire : « Je respecterai dorénavant les règles édictées par Dieu. ».

Le sacrifice n’avait donc d’effet que pour celui qui avait décidé de respecter la Torah et les mitsvoth. Dès lors, il n’était plus soumis seulement aux lois/désirs de sa propre nature, mais aussi à la loi divine, imposée de l’extérieur.

Ce que la Torah reconnaît c’est que l’homme est fauteur. Inévitablement, il sera toujours en dessous de l’idéal. Pour autant l’homme n’a pas a supporté, outre mesure, le poids de la culpabilité. Seule sa responsabilité doit demeurer active. Par ce rite sacrificiel, qui traduit un don de soi, une dépossession, le fauteur était déchargé de la conscience coupable, pour devenir pleinement responsable de la suite de son histoire.

 

                                                                                                           Ph . Haddad

csicsic@aol.com

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1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 19:37

Dix mots pour décrire le Sionisme

Le sionisme, c'est l'espoir : à l'image de l'hymne national israélien, le sionisme est la réalisation du projet culturel de réunir le peuple juif sur sa Terre.

Le sionisme, c'est la dignité : c'est le droit inaliénable du peuple juif de ne plus dépendre des autres pour exister et se défendre.

 

Le sionisme, c'est l'égalité : entre les hommes et les femmes, entre les convictions religieuses puisque toutes les religions ont des droit égaux en Israël (ba'hai, christianisme, islam, athéisme,...) entre les peuples, puisque le sionisme repose sur le droit des peuples à l'auto-détermination.

 

Le sionisme, c'est la mémoire : c'est l'accomplissement d'une tradition et d'un lien ininterrompu avec la Terre d'Israël mettant fin à l'exil imposé depuis la destruction du Temple.

 

Le sionisme, c'est le courage : d'être soi-même et de réaliser l'impossible, de défricher un pays où sévissait la malaria, de faire fleurir le désert, de planter des millions d'arbres, d'être la seule démocratie du Proche-Orient,...

 

Le sionisme, c'est l'innovation : ce sont les brevets, l'informatique, les médicaments génériques, le savoir technologique développé par un pays à peine plus grand que deux départements français...

 

Le sionisme, c'est la survie : contre toutes les haines, les violences et les tentatives de destruction du peuple juif.

 

Le sionisme, c'est la paix : les forces de défense d'Israël se battent pour tous les citoyens israéliens sans distinction d'origine et Israël agit toujours dans le sens de la paix et de la main tendue (Jordanie,...).

 

Le sionisme, c'est la générosité : l'accueil de réfugiés (du vietnam, du darfour, ...), les soins médicaux offerts sans discrimination à tout citoyen de Gaza ou de Judée Samarie (ce que les médias bien sûr ne diffusent pas...), le partage des connaissances et l'entraide avec les pays en voie de développement,...

 

Le sionisme, c'est la liberté! Face la pensée rétrograde et pusillanime, face à l'esprit de renoncement et à la lâcheté, le sionisme est le symbole de la liberté pour tout peuple luttant dans le respect des autres pour sa dignité!

 

csicsic@aol.com

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31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 08:06

JOUR

DATE

LIBELLE

 

ALLUMAGE

OMER

CHAHRIT

MINHA / ARVITH

FIN CHABBAT

MARDI

7 avril 2009

RECHERCHE DU HAMETS à partir de 21H01

 

 

 

 

 

 

MERCREDI

8 avril 2009

JEUNE DES AINES

 

 

 

7H00

 

 

 

 

BRULER LES HAMETS avant 12H39

 

19H59

 

 

 

 

 

 

INTERDICTION DE CONSOMMER / 11H33

PREMIER SEDER

 

 

 

19H00

 

 

 

" MOSSI SUR LE PAIN"

 

 

 

 

 

 

JEUDI

9 avril 2009

PREMIER JOUR DE PESSAH

SECOND SEDER

21H02

1° SOIR

8H30

19H00

 

 

 

BENEDICTION DE LA ROSEE "TAL"

 

 

 

 

 

 

VENDREDI

10 avril 2009

DEUXIEME JOUR DE PESSAH

 

20H01

2° SOIR

8H30

19H00

 

SAMEDI

11 avril 2009

CHABBAT HOL HAMOED  1° JOUR

 

 

3° SOIR

8H30

19H00

21H05

DIMANCHE

12 avril 2009

HOL HAMOED  2° JOUR

 

 

4° SOIR

7H00

19H00

 

LUNDI

13 avril 2009

HOL HAMOED  3° JOUR

 

 

5° SOIR

7H00

1900

 

MARDI

14 avril 2009

HOL HAMOED  4° JOUR

 

 

6° SOIR

7H00

19H00

 

MERCREDI

15 avril 2009

SEPTIEME JOUR PESSAH CHIRA

 

21H10

7° SOIR

8H30

19H00

 

JEUDI

16 avril 2009

HUITIEME JOUR DE PESSAH YZKOR

 

 

8° SOIR

8H30

19H00

 

 

 

MIMOUNA

FIN DE FETE  21H11

 

 

 

 

 

 

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30 mars 2009 1 30 /03 /mars /2009 18:36


Message transmis à la demande de la maman de Guilad Shalit

La première vie que j’ai créée, création de mon corps, mon âme et de mon amour. J’ai entendu sa voix pendant ces 20 dernières années, depuis le moment où il est venu au monde, jusqu’à son dernier coup de téléphone.

” Maman, je reviens à la maison, tu m’entends?”

“Je t’entends mon fils, parfaitement, comme tes premiers pleurs.”

J’entends encore tes pleurs de bébé qui m’empêchaient de dormir pendant les nuits. Je m’allongeais près de toi et te consolais lorsque tu as eu tes premières infections, j’avais peur… peur de quoi ? d’une simple grippe !

Je t’ai accompagné pour la première fois à l’école maternelle et tu m’as fait promettre de revenir te chercher. Je suis venue et depuis tant d’années, je n’ai jamais rompu mon serment.

J’ai accroché tes dessins sur le réfrigérateur et sur les murs de la cuisine, juste pour que tu saches que tu es chez toi, qu’ici est ta maison entre les dessins et les vieux souvenirs.

Tu as vite grandi sous mes yeux vieillissants et fatigués. A ta Bar Mitzva, je me suis rendue compte à quel point tu avais mûri… J’étais la maman la plus fière du monde…

” C’est mon fils, ai-je pensé, c’est mon fils ”

Et quand tu as commencé à sortir le soir avec tes amis, c’est une partie de moi qui sortait avec toi, je t’enlaçais et te mettais en garde

” Ne t’inquiète pas, maman, je suis un grand garçon ”

Je me levais la nuit, je vérifiais l’heure et je me demandais où tu pouvais être, attendant avec impatience que tu rentres sain et sauf. Et seulement quand je t’entendais t’écrouler sur ton lit, que je te savais à la maison que je pouvais enfin m’endormir sereinement.

Quand tu as eu ton permis de conduire et que tu prenais la voiture, je priais pour que tu ne fasses pas d’accident, que tu ne prennes pas le volant quand il ne le fallait pas… Mais tu ne m’as pas déçue, tu rentrais à la maison, sain, sauf et heureux.

J’étais heureuse de voir que tu ne manquais de rien même si c’était au prix de nuits sans sommeil et de terribles inquiétudes.

Mon cœur a palpité plus fort encore quand tu es allé au service d’incorporation à l’âge de tes 17 ans et que tu es revenu avec fierté d’avoir eu un haut profil de soldat. Ce soir là, je n’ai pas dormi, je demandais uniquement que tu ne sois pas incorporé aux forces combattantes, que tu n’ailles pas dans des endroits dangereux… Mais tu ne m’a pas écouté.

Tu voulais défendre ton pays. Mais ce n’est pas ton pays qui t’a grandi, c’est moi qui t’ai grandi. Moi, ta mère.

Et du jour où tu as fermé la porte derrière toi pour aller à la base militaire, encore tout ému, moi je comptais les jours en attente de ton retour.

Chaque Shabbat pour lequel tu rentrais, je priais D…, je me suis juré d’aller à la synagogue, de faire des dons pour remercier D… que tu sois revenu

et que je te lave ton linge et que je te prépare à manger.

Le jour où j’ai entendu qu’on cognait à la porte, j’ai ressenti que quelque chose n’allait pas… J’ai ouvert la porte en priant de ne pas voir ceux que j’ai vus. Deux personnes en uniforme, un infirmier et ton sergent qui m’a serré fortement la main. Je n’avais pas besoin d’écouter ce qu’il disait. Mes larmes ont empli mes yeux, ma gorge s’est serrée. J’ai compris… On montrait ta photo aux informations télévisées.

Je me suis assise et je pleurais. Je suis allée à la synagogue et j’ai prié. Je continue à prier même en plein sommeil, pour que tu reviennes.

C’est mon fils, qui a été kidnappé à Gaza ... Mon fils à moi, qui peut être ne reviendra pas.

 

VOUS NON PLUS, NE L'OUBLIEZ PAS !

 Aviva Shalit

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30 mars 2009 1 30 /03 /mars /2009 12:19




  Le mercredi 8 avril prochain, veille de Pessa'h 5769, un évènement rare et considérable se produira (si D. le veut). L'ensemble des communautés juives dans le monde récitera la Birkate Ha'hama - Bénédiction faite à l'occasion du renouvellement du cycle solaire.

 

      La Birkate Ha'hama est récitée tous les vingt-huit ans, période au bout de la quelle, le soleil redémarre son cycle annuel au tout début du printemps, tout comme lors de la création du monde. Ce cycle solaire de 28 ans est appelé Ma‘hzor Gadol (cycle long). C'est une Mitsva à part entière de dire à cette occasion, une bénédiction particulière. 

Pour davantage de précisions sur cette mitzvah très importante, vous pouvez cliquer sur le lien ci-dessous !

  

http://www.universtorah.com/ns2_dossier.php?idd=610

 




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  • Responsable communautaire, j'ai souhaité créer, avec ce blog, le lien humain et amical qui nous fait tant défaut dans ce monde égoïste
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