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18 avril 2009 6 18 /04 /avril /2009 17:08




YOM HASHOAH

יום השואה

 

NOUS VOUS INVITONS A ASSISTER

A

L’OFFICE SOLENNEL QUI AURA LIEU

LE

 

MARDI 21 AVRIL 2009 à 19 heures

A LA SYNAGOGUE DE NIMES

40, RUE ROUSSY

 

POUR LE REPOS DE L’ÂME  ET A LA

MEMOIRE ET

DES SIX MILLIONS DE JUIFS

MORTS DANS LES CAMPS DE CONCENTRATION

 

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17 avril 2009 5 17 /04 /avril /2009 22:31

Léhaïm !

Simone Charrier

jeudi 16 avril 2009

J’ai lu avec attention et émotion l’interview de M. Dalil Boubaker, recteur de la Grande Mosquée de Paris, s’entretenant de fraternité avec la Communauté juive et avec Israël.

J’ai lu avec attention et émotion l’interview de M. Dalil Boubaker, recteur de la Grande Mosquée de Paris, s’entretenant de fraternité avec la Communauté juive et avec Israël.

Malheureusement j’ai lu de tristes commentaires à ce sujet sur divers sites : " M. Boubaker ne représente que lui-même " etc... La jalousie à l’égard d’Israël est quelque chose d’incroyable. C’est une jalousie maladive, M. Boubaker dit qu’on ne peut pas la nommer antisémitisme puisque les Arabes sont des sémites. Peu importe le nom qu’on lui donne et même si on ne lui donne aucun nom, cette haine existe et elle transforme la réalité jour après jour. Elle est dangereuse pour Israël, c’est évident. Elle est dangereuse pour l’Islam, M. Boubaker semble en être conscient, malheureusement pas vraiment sa Communauté.

Transformer la réalité, c’est mentir, aux autres et à soi-même, ce qui est pire. La haine fait vivre dans l’illusion, c’est à dire passer à côté de la vie, comme être mort. Et pendant ce temps, les Israéliens vivent, c’est à dire qu’au lieu de passer leur temps à haïr - ils pourraient en avoir des griefs, pas seulement à l’égard des Arabes - ils ont de l’amour pour leurs parents et pour leurs enfants. Alors ils bâtissent, ils cultivent, ils trouvent des médicaments, ils inventent plein de choses pas seulement pour eux, mais pour tout le monde. Ils ont tourné la page.

Ils ne se résoudront pas pour autant à se faire tuer, à recevoir des Kassam, c’est dans la même logique. Qui accepterait de recevoir des bombes dans son jardin ou dans la cour d’école de ses enfants ?

Les Israéliens ne sont pas plus intelligents que les autres, mais ils ont choisi la Vie, comme dit la Bible . Quand est-ce que les Musulmans du Moyen Orient et d’ailleurs comprendront que tout le monde est libre de choisir la Vie ? Ce n’est pas facile de sortir d’un rêve, cependant il faut réaliser que plus on fait ce rêve, plus on perd du temps, plus on vieillit, plus le visage prend des rides de haine. Si on regarde son visage dans une glace, on se fait peur à soi-même et on est encore plus jaloux de l’Israélien qui a balancé la haine parce qu’il a besoin de ses deux bras pour enlacer ses enfants.

C’est facile d’écrire quand on est citoyenne française et chrétienne de surcroît, je sais. J’espère que je n’ai pas l’air de faire la leçon à qui que ce soit. Mais nous sommes des témoins quand même, qui peut dire que cela ne nous regarde pas. Quand j’ai entendu des hurlements dans les rues et vu de mes yeux des manifestants qui semblaient plus à la fête qu’au deuil, j’aurais aimé pouvoir leur dire ce que je viens d’écrire. Mais ils criaient si fort.

Aujourd’hui d’autres voix courageuses et intelligentes comme celle de M. Dalil Boubaker s’élèvent pour la paix dans la Communauté musulmane d’ici et d’ailleurs. Malgré le brouhaha et malgré la surdité chronique des Européens à ce style de musique , elles rejoindront le concert qui a commencé depuis longtemps en Israël, vers la VIE, Léhaïm !

Merci à vous, Simone Charrier

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17 avril 2009 5 17 /04 /avril /2009 09:24

 

A la mémoire bénie de Jacky  TETELBOM   Zal’

 

Liliane et William COHEN

Gisèle TETELBOM

Pascale et Gilles TETELBOM

David et Sacha

Ont le plaisir de vous annoncer la Bar Mitzvah de

Eytan   איתן

La mise des Téphilines aura lieu בסיד le Vendredi 24 Avril 2009 – 30 Nissan 5769

à la Synagogue de Nîmes – 40 rue Roussy à 7h30

Eytan sera appelé à la Torah pour la lecture de la Paracha Tazria-Metsora תזריע מצורע

Le Chabbat 25 Avril 2009 – 1 Iyar 5769

 

Pascale et Gilles TETELBOM 30 rue Raphael – 13008 Marseille – Tel. 04 91 77 50 52

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16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 12:23

 

Le Pardon

par Liliane Marton

Liliane Marton, enfant cachée durant la guerre, fille de Juifs hongrois déportés et assassinés à Auschwitz, s'interroge sur le pardon.


Shoah en hongrois
se prononce Chô-hâ
'H' aspiré, grand aspirateur des volutes de fumées noires.

Chô-hâ en hongrois
veut dire jamais
Plus chô-hâ  ça
Plus jamais ça.

Chô-hâ la haine, chô-hâ  oublier
Peut-on, doit-on pardonner la Shoah ?
Qui me rendra les baisers de mes parents ?
À qui donner le pardon ? Qui apaisera ma tourmente ?

À qui donner ce pardon qui permettrait
aux milliers d'orphelins à cheveux gris
coupable dès leur naissance, de dormir en paix ;
À qui donner ce pardon ?
À ceux qui nous ont coupé nos racines ?
À ceux qui nous ont ôté le terreau nourricier ?

Nos enfants, nos branches, souffrent avec nous
d'une insuffisance qui ne sera jamais comblée.
Ils espèrent avec nous, atteindre un jour
Une relative sérénité.
 
À tout péché miséricorde...
Les robots humains obéissant sans vergogne
à leur démiurge dément
savaient ce qu'ils faisaient,
peut-on leur pardonner ?
puisqu'ils n'ont jamais rien demandé ?

À Nuremberg, ils plastronnaient encore.
Ils ont ouvert grandes les portes du Schéol
aux innocents de la Shoah
Pas plus qu'ils ne leur ont fait compassion
pas plus ils n'ont demandé pardon.

À qui donner ce pardon ?
afin que la lourde exhalaison noire
devienne vaporeuse fumée
puis brume légère qui dansera avec l'arc-en-ciel,
spectre joyeux de l'arche d'alliance
devant laquelle le roi David danse !

Vision onirique qui n'arrivera que lorsque lors de ma longue errance je trouverai à qui donner le pardon.

Le pardon c’est ce qui se demande à l’autre, et d’abord à la victime

Il est aussi difficile de demander pardon que de le donner.
Quand en 1945 (j’avais quinze ans), j’ai appris que je ne reverrais jamais mes parents, ni le restant de ma famille, ni mes amis, je me suis demandé pourquoi eux et pas moi, j’étais coupable de vivre pendant que eux étaient assassinés.
Je pensais que j’allais trucider tous les Allemands qui pourraient passer devant moi ; pas de distinction entre nazis et les autres, de toute façon les autres s’étaient tus !
Plus tard, lorsque mes rancœurs, mes amertumes s’effaçaient, je me suis dit que les jeunes allemands de mon âge étaient aussi malheureux que moi parce qu’ils portaient sur eux l’opprobre de leur parents qui rejaillissait sur leur personne, et ils n’y étaient pour rien.
Pour eux également, il était difficile d’être victimes (par la faute, l’erreur, de leurs parents qu’ils aimaient.
Les années ont passé et la mode du pardon est venue, tout le monde veut se donner bonne conscience.
Demeurant dans lé région parisienne, j’ai assisté à Drancy à la grand messe du pardon; excusez-moi, mais c’est ce que je ressens.
Devant la cour en U, devant le wagon, des personnalités; dans la foule : des survivants (déportés revenus) des rescapés (enfants qui auraient dû être déportés, et qui étaient là, sans parent, sans ami) attendant qu’on leur demande pardon.
La foule recueillie, émue, était prête à donner le pardon qu’on leur demandait….
Et Mgr Olivier de Béranger, pour l’Église, de demander pardon…. à Dieu.
Je ne sais si ce dernier le lui a accordé, moi pas, parce que ni l’Église, ni les autres ne me l’ont demandé.
Et pourtant, combien cela me soulagerai de donner un pardon, de ne plus porter le poids de la détresse, de ne pas transmettre cette détresse.
Peut-être viendra le temps où cette tension s’atténuera, mais après 55 ans, la douleur est toujours aussi vive, le temps du deuil n’est pas arrivé et celui du pardon non plus, car, je le répète, personne ne me l’a demandé.


csicsic@aol.com

 

 

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15 avril 2009 3 15 /04 /avril /2009 16:46
Yom HaShoah, jour de souvenir :

Le 27 Nissan, comme chaque année, nous célébrons la mémoire des 6 millions de Juifs tués par la pire barbarie jamais témoignée par l’homme à l’égard de l’homme.
Les déportés survivants, les résistants, les prisonniers de guerre sont de moins en moins nombreux. Combien seront-ils demain…et dans 10 ans ?

Le jour du souvenir de la shoah a été institué en Israël et à travers le monde afin qu'aucune génération, aucune religion, n'oublie ce qui s'est passé. Comment savons-nous que le peuple Juif à vécu en esclavage en Egypte si ce n'est grâce à la fête de Pessah que nos sages ont institué. De génération en génération, nous nous passons ce flambeau avec la certitude qu'il est le seul rempart efficace contre l'oubli.

Le peuple Juif se doit d'être, la aussi, le témoin éternel du plus sombre évènement de son histoire, car ne nous le cachons pas, les négationnistes sont de plus en plus nombreux, et les survivants de moins en moins. Alors c'est à nous et aux futures générations d'être les gardiens de notre histoire.

POUR NE JAMAIS OUBLIER

 

  MARDI 21 AVRIL 2009  à 19 heures
A LA SYNAGOGUE 40 RUE ROUSSY à NIMES
OFFICE SOLENNEL A LA MEMOIRE
DE SIX MILLIONS DE JUIFS
TORTURES ET MORTS DANS LES CAMPS


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15 avril 2009 3 15 /04 /avril /2009 16:38

 

A la mémoire bénie de Jacky  TETELBOM   Zal’

 

Liliane et William COHEN

Gisèle TETELBOM

Pascale et Gilles TETELBOM

David et Sacha

Ont le plaisir de vous annoncer la Bar Mitzvah de

Eytan   איתן

La mise des Téphilines aura lieu בסיד le Vendredi 24 Avril 2009 – 30 Nissan 5769

à la Synagogue de Nîmes – 40 rue Roussy à 7h30

Eytan sera appelé à la Torah pour la lecture de la Paracha Tazria-Metsora תזריע מצורע

Le Chabbat 25 Avril 2009 – 1 Iyar 5769

 

Pascale et Gilles TETELBOM 30 rue Raphael – 13008 Marseille – Tel. 04 91 77 50 52

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15 avril 2009 3 15 /04 /avril /2009 16:24

 

 

Poser des limites à l'enthousiasme religieux

 

Notre paracha présente deux sujets, à première vue, indépendants :

1.         L'inauguration du Temple du désert, le mishkan

2.         Les lois alimentaires et celles concernant l'impureté.

Entre ces deux sujets, un événement tragique : la mort des fils d'Aaron qui selon le verset ont "approché un feu étranger devant l'Eternel qui n'avait pas été commandé". En d'autres termes, leur initiative ou leur manque de vigilance a entraîné leur mort.

 

On peut comprendre que dans la ferveur de l'inauguration, les fils d'Aaron se soient laissés aller à un enthousiasme débordant. La Bible se méfie toujours de la liesse populaire (pensons à la faute du veau d'or, la faute des explorateurs), même quand l'intention semble justifiée par une bonne cause religieuse.

Juste après la mort de Nadav et Avihou, Dieu édicte des règles :

1.         Interdiction pour les prêtres d'entrer dans le temple s'ils ont bu,

 2.        Impératif pour chaque Israël de se soumettre à une législation concernant le choix des animaux à manger,

3.         Lois concernant l'impureté.

La Torah ne justifie pas ce règlement, sauf qu'elle précise à la fin de notre paracha :

Ne vous rendez point vous-mêmes abominables par toutes ces créatures rampantes ; ne vous souillez point par elles, vous en contracteriez la souillure. Car je suis l'Éternel, votre Dieu; vous devez donc vous sanctifier et rester saints, parce que je suis saint, et ne point contaminer vos personnes par tous ces reptiles qui se meuvent sur la terre. Car je suis l'Éternel, qui vous ai tirés du pays d'Egypte pour être votre Dieu ; et vous serez saints, parce que je suis saint. Afin qu'on distingue l'impur d'avec le pur, et l'animal qui peut être mangé de celui qu'on ne doit pas manger." afin qu'on distingue l'impur d'avec le pur, et l'animal qui peut être mangé de celui qu'on ne doit pas manger."

La seule raison donnée (qui ne satisfait pas la raison) est l'acceptation de la loi de Dieu qui pose les limites à notre rapport au monde. Ce que l'on nommera plus tard la kasherouth, et les lois de pureté et d'impureté constituent une discipline de vie. Sans aucun doute la Torah se méfie de toutes les ferveurs, mêmes religieuses (surtout !) ; en apprenant à l'homme à mettre un frein à sa manière de manger, elle espère engendrer un être qui saura maîtriser sa nature pour la mettre au service de Dieu et du prochain.

 

Ph. Haddad

 

csicsic@aol.com

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11 avril 2009 6 11 /04 /avril /2009 14:47

LA MIMOUNA,

 

Après avoir observé scrupuleusement les préceptes contraignants liés à la fête de Pessa'h, nous juifs séfa­rades, notamment originaires du Maroc et de l’Oranais clôturons les sept jours célébrant la sortie du peuple juif d'Egypte par l'une des plus somptueuses cérémonies :

la Mimouna.

Ce folklore typiquement séfarade remonte à des temps immémoriaux, bien que son origine demeure, somme toute, assez floue. Le terme 'mimouna' a donné lieu à diverses interprétations étymologiques, parfois très fantaisistes, mais dont l'objectif principal était de relier le rituel de la fête avec la culture juive.

 

'Mamon (fortune) mazal (chance) 'emouna1 (foi) mais aussi Rabbi Moshé ben Maïmon (Maïmonide), Lala Mimouna (dame fortune) 'mouna' (brioche consommée par les Chrétiens espagnols le lundi de Pâques) ; voici pour les plus célèbres exégèses auxquelles se sont livrés les juifs du Maghreb, témoignant ainsi de la richesse de ce patrimoine culturel qui se transmet de génération en génération et qui donne à cette nuit son caractère magique.

Cette fête représentait également la rencontre informelle des communautés juives et arabes. C'est en effet grâce à ces derniers que le levain, "banni des foyers Juifs durant ta fête de Pessa'h, pénétrait à nouveau dans les maisons. Ils en profitaient alors pour prêter des bijoux et de superbes caftans aux femmes juives afin que celles-ci soient honorées comme il se doit. La Mimouna était également l'occasion de procéder aux présen­tations des jeunes fiancés.

 

Alors que la nuit vient de tomber, les femmes s'af­fairent à dresser une table qui doit, par chacun de ses mets, symboliser prospérité et bonne fortune. Poisson, lait, dattes et miel, beurre, farine et fèves, pièces d'or reposant dans un levain augurant du renouvellement heureux d'une année féconde, le tout consommé sur la phrase clé qui rythmera la longue soirée : "Prospérez et réjouissez-vous (teb'ho outess'ado)"

 

L'apothéose de la fête étant bien sûr la fabrication des fameuses mouflétas qui occuperont la maîtresse de maison de longues heures devant les fourneaux. Cette dernière se fera une joie de les servir à chacun de ses invités en adressant bénédictions et autres formules de prospérité. Pour les Juifs originaires d'Algérie, le couscous au beurre fera l'affaire, tandis que les Juifs de Tunisie se précipiteront sur des sandwichs appétissants.

 

La symbolique de la Mimouna, dont la date coincide avec l'apparition des premiers bourgeons, n'est finalement qu'un grand hymne à la joie, au renouveau de la nature et à la convivialité. La nuit entière, les juifs feront la 'tournée des grands ducs' en se rendant de maison en maison afin de se souhaiter mutuellement santé et prospérité.

 

Le lendemain, les Juifs du Maroc avaient pour coutume de se rendre dans les champs pour bénir des sources et autres points d'eau, rituel que les populations arabes atten­daient avec impatience.

 

Cette sortie était également une occasion pour les Juifs, enfermés dans le melah (sorte de ghetto des pays du Maghreb), de repousser les frontières d'un horizon limité. La Mimouna demeure la seule fête juive locale que les Juifs séfarades ont conservée. En Israël, longtemps raillée par les premiers pionniers originaires d'Europe centrale, la Mimouna est devenue, grâce aux efforts de Séfarades influents, une véritable fête nationale, que les hommes politiques se font un devoir d'honorer à travers tout le pays. Pour les descendants des nobles juifs d'Espagne longtemps pourchassés, la Mimouna en Terre d'Israël symbolise la victoire d'un peuple qui s'est multiplié et a prospéré conformément aux souhaits formulés lors de cette soirée hors du commun. –

 

csicsic@aol.com

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10 avril 2009 5 10 /04 /avril /2009 15:23

Commencez par jeter votre ordinateur :

Les puces Intel dont le Centrino si pratique pour les portables et la wifi, Motorola, les modems, le vôtre, celui grâce auquel vous lisez cela,
MSN et toutes les messageries permettant les chats et la préparation des attentats purificateurs,
vos téléphones portables ONT TOUS ÉTÉ CONCUS EN ISRAEL
Ne vous faites vacciner : les vaccins sont pour la plupart conçus à l'Institut Weizman de Rehovot Israël
Plus de scanners ni d'IRM
Plus de traitement de votre Maladie de Parkinson.
Plus d'antibiotiques ni aucun autre médicament : 75 % des médicaments vendus dans le monde sont fabriqués par des firmes israéliennes
Plus de tomates cerise conçues dans la bande de Gaza du temps où des gens intelligents et travailleurs ne vivant pas de la charité de l'ONU y vivaient et y travaillaient.
Plus d'arrosage au goutte à goutte


csicsic@aol.com
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9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 15:57




La valse des gâteaux





Quand approchait Pessah, mes parents achetaient
Deux fois plus de galettes qu'ils n'en consommeraient.
Je les revois encor, craquantes et craquelées,
Ces galettes Gourion, aux formes dentelées.

Selon son habitude, ma mère prélevait
La part de nos voisins, puis elle la réservait,
En l'ayant disposée dans de belles assiettes,
Recouvertes aussitôt d'éclatantes serviettes.

Dahan, Alonzo, Grima et Djilali,
Martin, Pinto, Lucas, Cerdan, Ousmani,
Chaque année, autrefois, en recevaient l'offrande,
Car le cœur est altruiste, quand l'amitié est grande.

Au temps du Ramadan, Ousmani, Djilali,
Nous faisaient apporter un grand plateau garni
De pâtisseries fines, plaisamment décorées,
Au parfum de cannelle, aux couleurs mordorées.

Des petits gâteaux secs, nappés de sucre glace,
Chamarrés de bonbons sur toute leur surface,
De blondes zlabillas aux formes bigarrées,
Ruisselantes de miel, quelques dattes fourrées.

Et ces autres merveilles dont ils avaient recette,
Des cornes, des kindlettes ou bien des skandriettes,
Des mekrods mielleux, que chacun affriande,
Des cigares enrobés à la pâte d'amandes

Pour célébrer Pâques, Alonzo et Martin
Pâtissaient la mouna. Pétrie dans son levain,
La brioche onctueuse, à l'arôme léger
Finement parfumée à la fleur d'oranger,

Jaunie par l'apport d'œufs, aux formes redondantes,
Sous sa croûte dorée, savoureuse et fondante,
Chaude encor du fournil, nous était apportée,
Sur un plateau, soigneusement empaquetée.

Car en ces temps heureux de confraternité,
Où l'amitié sincère avait droit de cité,
Où prévalait l'estime et le respect d'autrui,
Car, en ces temps heureux dont nous fûmes instruits,

Par-delà cette valse d'assiettes garnies,
Galettes, mekrods, mounas, aux saveurs infinies,
Qui circulaient alors dans un ballet réglé,
Par-delà cette valse de plats fignolés,

C'étaient trois religions, étroitement unies,
Trois cultes, s'exprimant en parfaite harmonie,
Et qui coexistaient d'un élan fraternel,
Sous l'égide d'un Dieu, Un et universel.

 

                                                 

                                                          csicsic@aol.com

 

 

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