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5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 17:56


 

Israel, c’est ça aussi

  

A la memoire de Ephraim Kishon, le plus grand humoriste israélien

Traduction française de Hesi Carmel, journaliste à l'Express et écrivain.

 

Israël :

 

C'est le seul pays où les chômeurs font la grève.

 

C'est le seul pays qui a deux ministres du trésor et pas un rond.

 

C'est le seul pays où chaque mère a le numéro du portable du sergent de son fils à l'armée.

 

C'est le seul pays qui importe de l'eau par bateaux citernes au moment où le pays est inondé par les pluies.

 

C'est le seul pays où la chanson la plus populaire dans les clubs de musique techno s'intitule : « des fleurs dans les canons et des filles dans les chars ».

 

C'est le seul pays qui a envoyé un satellite de communications dans l'espace, où on ne vous laisse jamais terminer une phrase.

 

C'est le seul pays où sont déjà tombées des fusées de l'Irak, des katyouchas du Liban, des Qassam de Gaza et où un appartement trois pièces coûte plus cher qu'à Paris.

 

C'est le seul pays où on demande à une star porno : qu'en dis ta mère ?

 

C'est le seul pays où un repas Israélien est composé d'une salade arabe, d'une pita irakienne, d'un kebab roumain et d'une crème bavaroise.

 

C'est le seul pays où le gars avec la chemise pleine de taches est le ministre et le gars au complet gris, son chauffeur.

 

C'est le seul pays où des musulmans vendent des articles religieux aux chrétiens en échange de billets portant l'effigie du Rambam (Maïmonide).

 

C'est le seul pays où les jeunes quittent la maison à l'age de 18 ans pour revenir y habiter à l'âge de 24.

 

C'est le seul pays où aucune femme n'est en bons termes avec sa mère mais où elles se parlent néanmoins trois fois par jour - généralement pour parler - de vous.

 

C'est le seul pays où on vous montre des photos des enfants alors qu'ils sont présents.

 

C'est le seul pays où on peut connaitre la situation sécuritaire selon les chansons à la radio.

 

C'est le seul pays où les riches sont à gauche, les pauvres sont à droite et la classe moyenne paie tout.

 

C'est le seul pays où on peut obtenir en dix minutes un logiciel pour diriger des véhicules spatiaux, où il faut attendre un mois pour réparer la machine à laver.

 

C'est le seul pays où la première fois qu'on sort avec une fille, on lui demande dans quelle unité elle a servi à l'armée, et on découvre qu'elle était officier parachutiste alors que vous n'aviez été que caporal à la cantine militaire.

 

C'est le seul pays où le décalage entre le jour le plus heureux et le jour le plus triste n'est souvent que soixante secondes.

 

C'est le seul pays où lorsque vous détestez les hommes politiques, les fonctionnaires, les taxes, la qualité du service et la situation en général, vous prouvez que vous aimez le pays et qu'en fin de compte c'est le seul pays dans lequel vous pouvez vivre.


csicsic@aol.com

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3 mai 2009 7 03 /05 /mai /2009 14:44




RABBI CHIMON BAR YOHAÏ

 

Rabbi CHIMON fait partie de la seconde génération qui a vécu après la destruction du second Temple et qui fut une période de souffrance pour les enfants d’Israël, brimés par les décrets de l’empire romain.

 

Rabbi Chimon était un disciple de Rabbi AKIBA. Au cours d’une épidémie, 24.000 élèves de Rabbi AKIBA périrent. Rabbi AKIBA transmit alors à cinq de ses élèves et ce sont eux qui rétablirent la Thora : Rabbi YEHOUDA – Rabbi MEÏR – Rabbi CHIMON – Rabbi YOSSEI – Rabbi HANINA BEN HAKHINAÏ.

 

Rabbi AKIBA leur disait : « Mes enfants ! Les premiers ne sont morts que parce qu’ils se jalousaient les uns les autres. Faîtes attention de ne point faire comme eux ! « 

 

Rabbi CHIMON est né en Galilée.Il a quitté ce monde le 18 IYAR, le 33° jour du OMER. Ce jour est pour tous les juifs un jour de HILLOULA ; de nombreux pèlerins viennent se recueillir sur sa tombe à MERONE. Rabbi CHIMON disait que l’étude du zohar active la venue du MACHIAH

 

   Lag Ba'omer

 

 

Lag Ba'omer (dans la tradition ashkenaze) ou Lag la'omer (dans la tradition séfarade) est une fête juive célébrée le 33e jour du décompte du Omer, à la date hébraïque du 18 Iyar, c'est-à-dire courant mai dans le calendrier occidental.

La coutume sépharade est d'appeler cette fête Lag La'Omer (33 du Omer) plutôt que Lag Ba'Omer (33 dans le Omer). Cette dénomination est plus conforme à la grammaire hébraïque.

 

Origines de la fête :

 

Le Omer était à l'origine une période joyeuse, entre la fête de la sortie d'Égypte et celle du don de la Torah.

Le Talmud  enseigne qu'au temps de Rabbi Akiva, 24.000 de ses étudiants moururent d'une mystérieuse plaie d'origine divine, "parce qu'ils ne se respectaient pas mutuellement".

Les Juifs célèbrent Lag Ba’omer comme le jour où cessa cette plaie.

 

Certains estiment que cette plaie était l'armée romaine, et que la première génération d'étudiants de Rabbi Akiva mourut lors de la révolte de Bar Kokhba, dans laquelle Rabbi Akiva fut une figure majeure.

Cette interprétation "militaire" rendrait également compte de la coutume d'allumer des feux de joie le soir de Lag Ba’omer, car ces feux étaient utilisés comme signaux en temps de guerre.



 

 

 

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2 mai 2009 6 02 /05 /mai /2009 14:14


Statue de Maimonide à Cordoue

Principes de la Foi Juive

 

Chaque religion a des principes fondamentaux, qui sont la source et la base de sa croyance. Aujourd'hui, nous allons étudier dans ces lignes les principes de la foi juive, et qui sont au nombre de treize, codifiés par un célèbre rabbin du Moyen -Age espagnol, Rabbi Moshé Ben Maïmon, plus connu sous le nom de Rambam (initiales hébraïques de Rabbi Moshé Ben Maïmon ou Maimonide).


------D'abord, quelques mots sur l'auteur de ces 13 articles de foi.


Maïmonide était un grand savant en médecine et le médecin privé du roi d'Espagne. Il est né en 1135 et mort en 1204. I1 a rédigé de nombreux ouvrages et codifié toute la loi de Moïse, en un condensé appelé Michné Tora, entre autres. Il est également l'auteur d'un ouvrage intitulé Le Guide des Egarés, qui, comme son nom l'indique, montre la voie à suivre à ceux qui cherchent la Vérité. Maïmonide est aussi connu comme médecin, nous l'avons dit. A ce propos, il est bon de noter, que sur l'une des façades de l'Ecole de Médecine à Paris, se trouve un fronton sur lequel est gravé en médaillon, Maimonide, soignant un malade.


------Le Rambam a donc résumé toute la croyance juive en treize articles. Celui qui renie, ne serait-ce qu'un seul de ces articles sera excommunié de la Communauté juive.
------Les bases mêmes de la judaïté se reflètent dans l'essence de ces principes, que nous allons énumérer et expliquer, le cas échéant.


------1. Croire en l'omniscience et l'omnipotence de Dieu. On sait par tradition, que Dieu sait tout et qu'il est partout. Celui qui dirait que Dieu est partout, mais pas à un endroit en particulier serait un blasphémateur.


------2. Dieu est unique, et le seul Dieu. II n'y a aucune divinité associée à Lui. C'est Lui qui a tout créé, et il est la Source première et la Cause première de tout ce qui est sur Terre.


------3. Dieu est incorporel et on ne peut lui attribuer aucune image ni aucun corps. Cependant, si dans les écrits saints, on évoque parfois, la main de Dieu ou le doigt de Dieu, c'est uniquement pour faire comprendre au lecteur humain le sens des mots.


------4. Dieu est le Premier et personne ne l'a précédé.


------5. On ne doit prier que Dieu seul et personne d'autres. II s'agit dans cet article de proscrire toute forme d'idolâtrie. Cependant, lorsque quelquefois on se rend chez un saint, ou que l'on monte en pèlerinage sur la tombe d'un grand rabbin, ce n'est pas le rabbin, ou le saint que l'on va prier. non ! nous demandons tout simplement qu'ils nous servent d'intermédiaire entre Dieu et nous.


------ 6. Dieu connaît les pensées de tous, comme il est dit, notamment, dans les psaumes : "Avant que mes paroles naissent, Tu les connais déjà".

 

-------7.La prophétie de Moïse est Vraie. Nul autre prophète ne peut prétendre avoir parlé à Dieu comme Moïse ni avoir le droit de donner un nouveau message divin.


------8.Que Moïse est toujours le prototype de tous les prophètes, c'est-à-dire, que les prophètes (et la Bible en est pleine) qui ont succédé à Moise (par ex. Isaïe, Jérémie etc ...) ne doivent en rien modifier le message de Moïse ne l'altérer en quoi que ce soit. tous les prophètes ont l'obligation de se référer à Moïse, en se gardant de changer, ne fût-ce qu'un iota la Loi.


--------9. La Tora est d'origine divine. Celui qui dirait que la Tora n'est que l'oeuvre de Moïse et que c'est ce dernier qui aurait tout imaginé de son propre chef, se verrait exclu de la Communauté.


-------10. Que la Tora, d'origine divine, est immuable, qu'elle ne changera jamais, comme Son auteur (Dieu) Qui est immuable aussi. Cet article montre la perrénité de la loi juive et son caractère intemporel.


------11. Dieu récompensera les justes et punira les méchants. Il s'agit, bien évidemment de la récompense qui rétribue ceux qui la mérite, dans l'au -delà, autrement dit, quoique ces mots n'aient pas la même valeur dans le judaïsme, de l'évocation de l'enfer et du Paradis.


------12. La croyance en la venue du Messie (nous parlerons du Messie, selon l'optique juive dans un autre article). Et bien qu'il tarde à venir, tous les jours, nous nous devons de dire : "c'est aujourd'hui qu'il vient". Celui qui nie cet événement capital attendu depuis plus de 2000 ans, nieraient la foi juive dans son intégralité.


------13. Croire en la résurrection des morts. Ce dernier article est intiment lié au précédent, puisque c'est le Messie qui sera la personne habilitée par Dieu à accomplir ce miracle.

------ Ces 13 articles de la foi, sont indissociables les uns des autres, et on ne peut en éliminer un et garder les autres. Ils forment un tout, et on doit croire à tous ces articles, dans leur intégralité. La sanction divine serait trop grave, si l'on reniait l'un de ces 13 principes fondamentaux de la Loi juive.



G. Sebag

 

 

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30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 16:05

PARACHA AHARE MOTH : Gardons les pieds sur terre"

 

 

« L'Éternel parla à Moïse, après la mort des deux fils d'Aaron, lorsqu’ils s’approchèrent (békorvatam) devant l’Eternel et ils moururent. » (Lévitique / Vayikra XVI, 1).

 

C’est par ce verset que débute notre paracha de la semaine, cette paracha que nous relirons le jour de Kippour (une partie le matin et une partie l’après-midi).

 

Le texte rappelle, en son ouverture, la fin tragique des deux fils d’Aaron, Nadav et Avihou, morts en approchant un feu étranger devant l’Eternel, le jour de l’inauguration du Sanctuaire du désert.

 

Nous lisons en effet : « Les fils d'Aaron, Nadav et Avihou, prirent chacun un brasier, y mirent du feu, et posèrent du parfum dessus; ils apportèrent devant l'Éternel un feu étranger, ce qu'il ne leur avait point été ordonné. » (Lévitique / Vayikra X, 1).

 

 

Remarquons la différence d’écriture, dans le chapitre X, il est dit : « Ils apportèrent un feu étranger », alors que dans notre paracha, il est mentionné « qu’ils s’approchèrent devant l’Eternel. »

 

Les exégètes ont beaucoup commenté cette faute des fils aînés d’Aaron. L’une des raisons qui apparaît ici, c’est qu’en apportant un feu étranger, ils manifestèrent un zèle pour s’approcher eux-mêmes de Dieu. Si l’on se rappelle que le mot karov « proche » donne le mot korban « sacrifice », on peut affirmer qu’au fond, ils voulurent mourir pour Dieu, en étant eux-mêmes le sacrifice.

 

Cette idée de mourir pour Dieu, pour une grande cause, voire mourir d’amour est une donnée universelle. Le christianisme est fondé sur le sacrifice de Jésus, mort pour l’humanité.

 

Dans notre temps contemporain, nous pensons au chahid, de triste mémoire, ces hommes ou ces femmes bombes, qui tuent nos frères israéliens, tout en se sacrifiant pour Allah.

 

Dans l’histoire d’Israël, nombreux furent nos pères qui acceptèrent de mourir pour la sanctification du nom divin, plutôt que de nier leur foi.

 

Est-ce à dire que le judaïsme prône cette fin ? Les fils d’Aaron doivent-ils être des modèles à suivre ?

 

Dans le Psaume 73/28, le poète déclare : « Et (pour) moi, la proximité avec Dieu (Elo-him) est bonne... ». Nous savons qu’il existe plusieurs noms de Dieu, notamment le Tétragramme (YHWH) et Elo-him. Le premier désigne Dieu, dans sa transcendance, inaccessible, le second, Dieu, en tant que source de vie de la nature.

 

Dans l’expérience des fils d’Aaron c’est le Tétragramme qui est utilisé, cette recherche du Dieu transcendant peut être mortelle. C’est contre cette approche qu’il faut mettre en garde les jeunes qui, dans leur fougue, s’adonnent à l’étude de la Kabbale, et perdent souvent le sens des réalités terrestres. Par contre dans les Psaumes, il est question de la proximité avec Elo-him qui est considérée comme bonne.

 

Le commentateur Rabbi David Kimhi (Radak) explique que le verset fait allusion aux sciences, qui nous permettent de saisir la sagesse divine tout en gardant les pieds sur terre.

 

La Raison doit rester le garde-fou de toute démarche religieuse.

 

 

PARACHA KEDOSHIM : La sainteté au quotidien.

 

La notion de sainteté est essentiellement religieuse. Le bouddhiste parle de sa Sainteté de Dalaï Lama, le catholique du saint Père. On ne dira pas de Zidane que c'est un saint homme pour avoir marquer des buts ; même Einstein qui fut à la fin de sa vie un partisan du pacifisme n'obtint pas ce qualificatif. La Sainteté notion religieuse donc !

 

La Torah en fait l'un des thèmes majeurs du Lévitique, et ce que nous lisons cette semaine : « Saints vous serez, car saint, Je suis l'Eternel votre Dieu. » Avant toute définition du terme, deux remarques :

 

1- Le verset pose un parallélisme entre la sainteté demandé à Israël et la sainteté de Dieu. Israël est invité à se sanctifier, car Dieu est saint.

 

2- Le verset ne demande pas à Israël d'être saint « comme » Dieu est saint, mais « car » Dieu est saint.

 

Ces deux remarques nous paraissent importantes :

 

La sainteté de l'homme ne se confond pas avec la sainteté de Dieu. Pour l'homme, la sainteté se situe dans un projet (un point asymptotique), « vous serez », il s'agit d'un futur permanent. L'homme se met en mouvement de sainteté, alors que Dieu EST saint.

 

Lorsque Isaïe (§ VI) vit sa première expérience prophétique, il entend les anges proclamer : « Saint, saint, saint, l'Eternel des armées… » / en hébreu, cela signifie le Dieu du cosmos.

 

Cette notion de sainteté apparaît déjà lors de la première rencontre de Moïse avec Dieu (YHWH), quand la voix lui demande de retirer ses sandales ; car le prophète se tient sur une terre de sainteté, admat kodesh (et non une terre sainte, adamah kédoshah).

 

Retirer les sandales :

 

Que signifie ce retirement des sandales ? Pourquoi les vêtements des pieds ? En fait, commençons par le commencement, pourquoi couvrir les pieds ? La réponse semble évidente : La plante des pieds est la partie du corps en contact permanent avec le sol. Tout notre poids repose sur ces quelques centimètres carrés. Le pied nu est livré à toute sorte d'agression : la pierre tranchante, le piquant de quelques végétaux, la morsure du serpent (cf. Gn. III). Découpée à partir de peaux de bête, la sandale représente l'ancêtre de notre chaussure. En un mots pas de sandale sans mort.

 

La Halakha précise que l'on ne récite pas chéhiyanou pour un vêtement de cuir, car une bête a été tuée. On ne loue pas l'Eternel d'avoir supprimer une vie, fût-elle une vie animale. Toujours cette vigilance à autrui, toujours cette obsession de notre extériorité, afin de ne pas  oublier que nous ne sommes pas seuls sur terre, que d'autres existences s'égrènent à côté de la nôtre, par la même grâce divine.

 

Chéhiyanou est récitée pour une bonification, une plus value, une joie sans victime : un nouveau fruit, un nouveau costume, un événement heureux, des retrouvailles avec un ami perdu de vue depuis plus d'un an.

 

Retirer les sandales serait déjà une invitation à la sainteté, déjà une définition : choisir la vie.

 

Le Midrash s'arrêtera sur le mot Naal (Sandale). La rencontre avec les êtres et les choses est toujours une rencontre avec  des signes, avec des mots. L'homme ne fait que lire le monde, chacun selon sa grille de lecture, consciente et inconsciente. Prenons la beauté d'un visage. Ça veut dire quoi le beau ? Pourquoi untel sera sensible à tels traits, et untel à d'autres traits ? Le visage est une écriture de l'être (et de lettres). Nous lisons et nous interprétons les visages, les paysages, les idées, exactement comme nous lisons et interprétons la Torah. Ou le contraire. Peut importe, puisque tout est lecture.

 

Sur quoi est fondé le message publicitaire, si ce n'est sur ce rapprochement entre le discours conscient (par exemple la voiture) et le discours inconscient (par exemple la pin up qui y est adossée, c'est-à-dire l'image d'une mère envoûtante.) Ainsi le Midrash retiendra de la sandale de Moïse, son nom, Naal littéralement « Fermeture ». Ce que Moïse doit retirer avec sa sandale, c'est la fermeture : Ses habitudes, sa routine. Sans aucun doute, doit-il retirer son approche fataliste qui lui fait dire Égyptiens ou Hébreux, c'est blanc bonnet, bonnet blanc, toujours de la violence, toujours la loi du plus fort. La politique serait de violence socialisée. Face à cette approche, qui se traduit par la fuite, Dieu le rappelle pour le remettre dans le monde porteur d'une loi. Les hommes restent ce qu'ils sont, fragiles, orgueilleux, concupiscents, vaniteux, soit, mais la loi doit être portée et apportée. Retirer ses sandales implique de sortir du tragique de l'instinct, puisque la mort aura toujours le dernier mot. C'est se situer à un nouveau supérieur,

 

La sainteté

 

Or qu'est-ce que cette sainteté divine, si ce n'est une séparation radicale d'avec le monde. Dieu ne s'identifie pas au monde, tel est l'enseignement ultime de la Création des Cieux et de la Terre. De même la « terre de sainteté » où se tient Moïse représente un lieu où l'homme peut quitter la matérialité mondaine pour s'élever vers la spiritualité.

 

Nous avons là une approche de définition : la sainteté induit une séparation, dans le sens d'une élévation, dans le sens d'une rupture d'avec la nature, à commencer par notre nature, notre instinct.

 

La première réaction serait celle d'un rejet radical du monde tel qu'il est. Pensons aux Esséniens cet secte juive, de l'époque du second Temple, qui coupa les ponts avec la cité judéenne, vivant dans le cadre d'une communauté pré-monastique, le plus souvent avec vœu de célibat. Pour les Esséniens, la sainteté s'entendait dans un sens extrême, radical, sans demi-mesure.

 

Face à eux, il existait les Pharisiens, les Pérouchim. Or le mot Pérouchim (sing. Parouch) signifie séparation. Nous lisons dans les Pirkey Avoth, de la bouche de Hillel : Al tifrosh min hatsibour « Ne t'écarte pas de la communauté. »

 

Le Pharisien vivait dans la communauté. Comment être de l'intérieur et vouloir se séparer ? La réponse se trouve dans notre paracha. La sainteté, dont parle la Torah n'invite pas à une  rupture totale, mais à faire que chaque rapport avec les expériences mondaines soient des expériences de sainteté.


csicsic@aol.com                                                                                                                  Ph. HADDAD

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29 avril 2009 3 29 /04 /avril /2009 19:22

YOM  AATSMAOUT

 

Aujourd’hui, c’était yom aatsmaout. 61 ans que des hommes venus d’horizons différents, marqués par des années et des années de souffrance, seulement animés par une foi inébranlable ont créé l’Etat d’Israël et proclamé son existence et son indépendance.

Aujourd’hui à la Synagogue, avec le concours de la WIZO NIMES et indépendamment de la cérémonie officielle, nous avons célébré cet anniversaire en allumant des bougies.

Je tiens particulièrement à remercier de leur présence nos amis de France-Israël et de l’Amitié Judéo-Chrétienne qui, en toutes occasions sont là, prés de nous et nous assurent de leur réconfortante amitié. Merci Edy, Maryse et tous les autres.

Vous n’oubliez pas Israël, Israël ne vous oubliera pas.

 

csicsic@aol.com
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28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 21:46

Oui, Dimanche, malgré une pluie diluvienne incessante qui ne donnait pas envie de sortir, la communauté de Nîmes était en fête. Rien ne l’aurait empéché de venir au Centre Communautaire pour honorer notre jeune Rabbin Mr Levy Bitton et sa jeune épouse Dvorah à l’occasion de la nomination de leur fille  

 

Cérémonie amicale, joyeuse mais empreinte de solennité et de respect pour cette tradition qui veut que les grands-parents soient les parrains du bébé qui entre dans le Judaïsme avec leur bénédiction.

 

Et cette cérémonie ainsi que cette photo m’ont remis en mémoire un texte que j’avais déjà mis sur ce blog parce que je voulais vous en faire profiter.

Ce texte et cette photo, les voici….


 

 

 

Les Grands-parents

 

Il est curieux de constater que la tradition juive parle peu du rôle des grands parents : Dans  la Bible elle-même, les grands-parents, en tant que tels, n’apparaissent quasi jamais. Le seul exemple, à ma connaissance, est Jacob qui est d’ailleurs parfois surnommé dans la Tradition : « Saba » (grand-père), mot qui veut dire âgé.  Ce surnom est également donné au peuple d’Israël connu pour être un très vieux peuple.

On voit Jacob en grand-père quand il invite ses petits-fils ; Ephraïm et Menaché, pour les bénir. C’est la seule scène de grand-père en présence de ses petits-enfants et fait significatif ; c’est pour une bénédiction. On peut aussi rappeler la scène où Jacob se sauve avec ses enfants de chez Laban. Ce dernier lui reproche sa fuite qui le prive de la présence de ses petits-enfants : Peut-être Laban regrette t-il de ne pouvoir jouer son rôle de grand-père. A part cela, je ne vois pas dans la Bible d’autres cas où les grands-parents jouent un rôle, par exemple, il n’existe pas de scène de Jacob avec son grand-père Avraham.

Or le rôle de la paternité aussi bien que celui de la maternité sont omniprésents dans le récit biblique. Le thème du rapport parents-enfants est très abondant, mais celui des rapports enfants-grands-parents n’existe quasiment pas.

Cependant, pour la tradition juive, le rôle de l’Ancien (grand-père) est très important. Le Judaïsme est fondé sur la tradition des Anciens, sur l’enseignement des Anciens (« zekenim », la racine ZKN signifiant aussi bien barbe, vieux que sage, c’est-à-dire celui qui connaît la vie). Il est difficile d’imaginer le Judaïsme sans cette fonction primordiale de l’Ancien. Le Judaïsme étant autant une tradition qu’une religion, les Anciens représentent les racines de l’arbre et la descendance les fruits. C’est pourquoi il est dû un grand respect à l’Ancien.

 Pour la génération de ceux nés entre 60 et 70, les grands-parents ont un rôle primordial. Le Judaïsme ayant subi dans son Histoire une dislocation due non seulement à la Shoah, mais aussi à l’immigration, à la dispersion des familles, au relâchement communautaire, notre génération a perdu ses repères. Le Judaïsme d’avant guerre et d’avant les bouleversements migratoires était mieux structuré. Le monde juif d’aujourd’hui  est déstructuré et s’est transformé. C’est pourquoi  nos grands-parents représentent  la mémoire de ceux qui ont connu et vécu ce monde juif tel qu’il était avant cette transformation. Leur rôle est extraordinairement important.

 Les grands-parents  ne se rendent pas compte combien ils savent plus qu’ils ne pensent et combien ils ont des trésors de mémoire. De nos jours, ils ont un rôle irremplaçable d’éducation juive du fait des nouvelles données sociologiques où la transmission est devenue très difficile. Les grands-parents ont à la fois la mémoire et le temps libre pour  pouvoir remplir leur rôle de référence auprès de leurs petits-enfants. De plus les grands-parents, sur le plan affectif ont une marge de manœuvre que n’ont pas les parents. Un adolescent se révolte contre ses parents mais pas contre ses grands-parents. Ce qui leur permet de garder ce rôle privilégier de « référent ».

 Quant aux petits-enfants, ils doivent avoir l’intelligence d’être à l’écoute des grands-parents, de retenir le maximum de ce qu’ils peuvent entendre ou voir parce que la tradition n’est pas seulement le savoir mais aussi des histoires de famille, des recettes de cuisine, une façon d’être et de parler, un accent, des petits gestes. Les petits-enfants doivent enregistrer tout ce patrimoine tout en sachant que leur rôle n’est pas d’imiter les grands-parents (contrairement à ce que certains aujourd’hui croient devoir faire). Le Judaïsme d’aujourd’hui ne peut pas être celui d’hier. Mais il doit néanmoins rester le Judaïsme de toujours. Pour eux, apprendre des grands-parents, ce n’est pas copier les anciens, c’est s’en inspirer pour transmettre à leur tour, un jour, le trésor identitaire qu’ils ont reçu.

 

 csicsic@aol.com

 

 

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27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 18:15

 

 

 

La Déclaration d'Indépendance

ERETZ-ISRAEL est le lieu où naquit le peuple juif. C'est là que se forma son caractère spirituel, religieux et national. C'est là qu'il réalisa son indépendance, créa une culture d'une portée à la fois nationale et universelle et fit don de la Bible au monde entier.

Contraint à l'exil, le peuple juif demeura fidèle au pays d'Israël à travers toutes les dispersions, priant sans cesse pour y revenir, toujours avec l'espoir d'y restaurer sa liberté nationale.

Motivés par cet attachement historique, les juifs s'efforcèrent, au cours des siècles, de retourner au pays de leurs ancêtres pour y reconstituer leur Etat. Tout au long des dernières décennies, ils s'y rendirent en masse : pionniers, maapilim et défenseurs. Ils y défrichèrent le désert, firent renaître leur langue, bâtirent cités et villages et établirent une communauté en pleine croissance, ayant sa propre vie économique et culturelle. Ils n'aspiraient qu'à la paix encore qu'ils aient toujours été prêts à se défendre. Ils apportèrent les bienfaits du progrès à tous les habitants du pays. Ils nourrirent toujours l'espoir de réaliser leur indépendance nationale.

En 1897, inspiré par la vision de l'Etat juif qu'avait eue Théodore Herzl, le premier congrès sioniste proclama le droit du peuple juif à la renaissance nationale dans son propre pays. Ce droit fut reconnu par la Déclaration Balfour du 2 novembre 1917 et réaffirmé par le mandat de la Société des nations qui accordait une reconnaissance internationale formelle des liens du peuple juif avec la terre d'Israël, ainsi que de son droit d'y reconstituer son foyer national.

La Shoah qui anéantit des millions de juifs en Europe, démontra à nouveau l'urgence de remédier à l'absence d'une patrie juive par le rétablissement de l'Etat juif dans le pays d'Israël, qui ouvrirait ses portes à tous les juifs et conférerait au peuple juif l'égalité des droits au sein de la famille des nations.

Les survivants de la Shoah en Europe, ainsi que des juifs d'autres pays, revendiquant leur droit à une vie de dignité, de liberté et de travail dans la patrie de leurs ancêtres, et sans se laisser effrayer par les obstacles et la difficulté, cherchèrent sans relâche à rentrer au pays d'Israël. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, le peuple juif dans le pays d'Israël contribua pleinement à la lutte menée par les nations éprises de liberté contre le fléau nazi. Les sacrifices de ses soldats et l'effort de guerre de ses travailleurs le qualifiaient pour prendre place à rang d'égalité parmi les peuples qui fondèrent l'Organisation des Nations unies.

Le 29 novembre 1947, l'Assemblée générale des Nations unies adopta une résolution prévoyant la création d'un Etat juif indépendant dans le pays d'Israël et invita les habitants du pays à prendre les mesures nécessaires pour appliquer ce plan. La reconnaissance par les Nations unies du droit du peuple juif à établir son Etat indépendant ne saurait être révoquée.

C'est de plus, le droit naturel du peuple juif d'être une nation comme les autres nations et de devenir maître de son destin dans son propre Etat souverain.

EN CONSEQUENCE, NOUS, MEMBRES DU CONSEIL NATIONAL REPRESENTANT LE PEUPLE JUIF DU PAYS D'ISRAEL ET LE MOUVEMENT SIONISTE MONDIAL, REUNIS AUJOURD'HUI, JOUR DE L'EXPIRATION DU MANDAT BRITANNIQUE, EN ASSEMBLEE SOLENNELLE, ET EN VERTU DES DROITS NATURELS ET HISTORIQUES DU PEUPLE JUIF, AINSI QUE DE LA RESOLUTION DE L'ASSEMBLEE GENERALE DES NATIONS UNIES, PROCLAMONS LA FONDATION DE L'ETAT JUIF DANS LE PAYS D'ISRAEL, QUI PORTERA LE NOM D'ETAT D'ISRAEL.

 NOUS DECLARONS qu'à compter de la fin du mandat, à minuit, dans la nuit du 14 au 15 mai 1948, et jusqu'à ce que des organismes constitutionnels régulièrement élus entrent en fonction, conformément à une Constitution qui devra être adoptée par une Assemblée constituante d'ici le 1er octobre 1948, le présent Conseil agira en tant qu'Assemblée provisoire de l'Etat et que son propre organe exécutif, l'administration nationale, constituera le gouvernement provisoire de l'Etat d'Israël.

L'ETAT D'ISRAEL sera ouvert à l'immigration des juifs de tous les pays où ils sont dispersés; il développera le pays au bénéfice de tous ses habitants; il sera fondé sur les principes de liberté, de justice et de paix enseignés par les prophètes d'Israël; il assurera une complète égalité de droits sociaux et politiques à tous ses citoyens, sans distinction de croyance, de race ou de sexe; il garantira la pleine liberté de conscience, de culte, d'éducation et de culture; il assurera la sauvegarde et l'inviolabilité des Lieux saints et des sanctuaires de toutes les religions et respectera les principes de la Charte des Nations unies.

 L'ETAT D'ISRAEL est prêt à coopérer avec les organismes et représentants des Nations unies pour l'application de la résolution adoptée par l'Assemblée le 29 novembre 1947 et à prendre toutes les mesures pour réaliser l'union économique de toutes les parties du pays.

NOUS FAISONS APPEL aux Nations unies afin qu'elles aident le peuple juif à édifier son Etat et qu'elles admettent Israël dans la famille des nations.

Aux prises avec une brutale agression, NOUS INVITONS cependant les habitants arabes du pays à préserver les voies de la paix et à jouer leur rôle dans le développement de l'Etat sur la base d'une citoyenneté égale et complète et d'une juste représentation dans tous les organismes et les institutions de l'Etat, qu'ils soient provisoires ou permanents.

NOUS TENDONS la main de l'amitié, de la paix et du bon voisinage à tous les Etats qui nous entourent et à leurs peuples. Nous les invitons à coopérer avec la nation juive indépendante pour le bien commun de tous. L'Etat d'Israël est prêt à contribuer au progrès de l'ensemble du Moyen Orient.

NOUS LANÇONS UN APPEL au peuple juif de par le monde à se rallier à nous dans la tâche d'immigration et de mise en valeur, et à nous assister dans le grand combat que nous livrons pour réaliser le rêve poursuivi de génération en génération : la rédemption d'Israël.

CONFIANTS EN L'ETERNEL TOUT-PUISSANT, NOUS SIGNONS CETTE DECLARATION SUR LE SOL DE LA PATRIE, DANS LA VILLE DE TEL AVIV, EN CETTE SEANCE DE L'ASSEMBLEE PROVISOIRE DE L'ETAT, TENUE LA VEILLE DU CHABBATH, 5 IYAR 5708, QUATORZE MAI MILLE NEUF CENT QUARANTE-HUIT.

David Ben-Gurion
Daniel Auster
Mordekhai Bentov
Yitzchak Ben Zvi
Eliyahu Berligne
Fritz Bernstein
Rabbi Wolf Gold
Meir Grabovsky
Yitzchak Gruenbaum
Dr. Abraham Granovsky
Eliyahu Dobkin
Meir Wilner-Kovner
Zerach Wahrhaftig
Herzl Vardi
Rachel Cohen
Rabbi Kalman Kahana
Saadia Kobashi
Rabbi Yitzchak Meir Levin
Meir David Loewenstein

Zvi Luria
Golda Myerson
Nachum Nir
Zvi Segal
Rabbi Yehuda Leib Hacohen Fishman
David Zvi Pinkas
Aharon Zisling
Moshe Kolodny
Eliezer Kaplan
Abraham Katznelson
Felix Rosenblueth
David Remez
Berl Repetur
Mordekhai Shattner
Ben Zion Sternberg
Bekhor Shitreet
Moshe Shapira
Moshe Shertok

 

 

 

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27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 10:19

WIZO  Nîmes

 

YOM HAATZMAOUT

 

5769 bougies pour la Paix

Lumière d’espoir

 

Mercredi 29 Avril à 18 h à la synagogue

 

Dans un geste de communion avec Israël, comme un pont entre nous, le jour de

 YOM  HAATZMAOUT ,nous ferons reculer le désespoir à la lueur des petites étincelles de joie. Toute la France et les sections francophones Wizo en Israël ,dans un même élan, allumeront des bougies et soutiendront les enfants d’Israël.

 

5769 Bougies

À 10 €  La Bougie pour les enfants d’Israël

 

Des bougies seront en vente sur place à la synagogue 40 rue Roussy à 17 h 45 .

A partir de 30 €uros d’achats ,un reçu Cerfa sera délivré .

Les personnes qui ne pourront venir nous rejoindre à la synagogue ,allumeront  leurs bougies chez elles ,le 29 Avril à 18 h précises .

 

La section WIZO -Nîmes vous remercie .

 

 

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26 avril 2009 7 26 /04 /avril /2009 17:37

 

YOM HAZIKARONE

Journée du souvenir

 Office Mardi 28 avril à 19 heures

 

YOM AATSMAOUT

Anniversaire de la création de l’état d’Israël

Mercredi 29 Avril

A 17 heures 45,

Allumage de veilleuses organisé à la Synagogue par

La section WIZO de Nîmes.

Cet allumage a lieu partout en France,

A LA MÊME HEURE.

Venez fêter l’anniversaire de

L’Etat d’Israël avec nous

 


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26 avril 2009 7 26 /04 /avril /2009 11:31
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