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19 mai 2009 2 19 /05 /mai /2009 18:10









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19 mai 2009 2 19 /05 /mai /2009 11:01


  ISRAEL , C'EST UN PAYS QUI AVANCE...


Démographie / Populations


   - Israël a décuplé sa population en 60 ans. De près de 4 millions en 1980, elle dépasse les 7,2 millions (immigrations russes, éthiopiennes et démographie).
   - La population juive augmente de 1.5% /an (2.8 /femme), 2.6% côté arabe (4/femme).
   - Sa population juive (5,5 Millions) égale celle des USA (40% des juifs du monde!).
   - Sa densité est de 340 habitants/ km2, soit seulement 25% plus que la Grande Bretagne ou l’Allemagne, ce qui laisse bien des marges de croissance !
   - Près de 2 millions de citoyens juifs (sur les 5.5 millions) ne sont pas nés en Israël (dont près d’un million de l’ex URSS) dont 250 mille depuis le début du 21è siècle.
   - On y compte en moyenne un divorce / 3 mariages, taux voisin à la France.
   - 20% des Juifs s’y disent pratiquants (3 fois plus qu’en Diaspora), 40% traditionalistes.

 

Santé

   - L'espérance de vie a augmenté de 7 ans en 30 ans avec 82,5 ans pour les femmes et 78,8 ans pour les hommes (légèrement meilleure qu'en France).
   - Le taux de mortalité à la naissance est passé de 1,5% à 0,4% (id. à l'Occident).
   - Le taux de jeunes de moins de 14 ans (28%) est 2 fois plus grand qu’en Occident.
   - Les plus de 65 ans (10%) sont 30% moins nombreux qu’en Occident (!)
Education
   - Le nombre d’enfants scolarisés est de près d'1,5 millions, en forte hausse.
   - Les adultes ayant étudié au moins 13 ans : de 19% à plus de 42% en 30 ans.
   - On compte 120 milles étudiants dans les 7 universités du pays  :
50% sciences humaines, 30% scientifique, 10% gestion/droit et 10% médecine.
   - Israël a le plus grand nombre de scientifiques/habitant (145/10000) vs. USA (85).
   - Israël est le 2è pays au monde pour les musées ou la publication de livres/hab.
Economie
   - Son PIB est de près de 4 milliards d'Euros (dont 300 millions d'import ou d'export).
   - Le PNB/ habitant en monnaie constante a décuplé depuis la création d'Israël.
   - Israël a le plus haut niveau de vie local avec 23000 $ par habitant.
   - On y compte 1,8 millions de voitures, soit près d'une voiture/famille en moyenne.
   - Le tourisme a doublé en 30 ans pour dépasser les 2,2 millions de visiteurs/an.
   - Les investissements étrangers y ont été multipliés par 20 en $ constants en 20 ans.
   - Israël consacre 3,2 % de son PNB à la recherche (2 à 3 fois plus que l’Europe) et dispose de 1,5 à 3 fois plus de chercheurs par habitant que pour les meilleurs.


Alors !! on compare ?

 

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18 mai 2009 1 18 /05 /mai /2009 09:38




 

JEUDI 21 MAI 2009 à 19 heures

 

A la Synagogue de Nîmes

 

OFFICE SOLENNEL

A l’occasion de

 

YOM YEROUCHALAIM

 

Venez fêter avec nous la réunification de notre ville éternelle





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16 mai 2009 6 16 /05 /mai /2009 13:56










Yom Yeroushalayim

 

Yom Yeroushalayim est une commémoration annuelle célébrée annuellement à la date hébraïque du 28 Iyar, par les Juifs laïques et religieux, en Israël et dans la diaspora juive.

Cette journée célèbre la réunification de la ville de Jérusalem après la conquête de Jérusalem-Est par Tsahal au cours de la guerre des six jours en 1967. 

 

Le plan de partage de la Palestine de 1947 prévoyait deux États indépendants, l’un juif et l’autre arabe, avec un troisième État de Jérusalem sous contrôle international. L’attaque arabe contre l’État d’Israël proclamée en 1948 conduisit à la guerre israélo-arabe de 1948 qui s’achève sur les accords d’armistice israélo-arabes de 1949 et un partage de la ville de Jérusalem suivant la ligne de front, entre sa partie orientale (dont la vieille ville) sous contrôle jordanien et la partie occidentale sous contrôle israélien.  

 

 Pendant 19 ans, la vielle ville de Jérusalem est restée sous autorité jordanienne qui y profane synagogues, cimetières et tous les sites juifs. La présence juive fut interdite y compris sur les lieux saints du judaïsme. Des profanations de synagogues et de cimetières y ont été rapportées également.

 

Lorsque Tsahal conquiert Jérusalem-Est à l’issue des combats de la guerre de 1967 (le 28 Iyar 5727), Israël déclare officiellement « Jérusalem réunifiée et capitale éternelle et indivisible du peuple juif ». Le cessez-le-feu est décrété le 11 juin 1967. La Knesset reçoit la proposition de loi gouvernementale sur l’administration de Jérusalem dès le 27 juin.

 

 

Le 12 mai 1968, le gouvernement israélien proclame le 28 Iyar comme un jour férié en tant que "Yom Yeroushalayim". Le 23 mars 1998, la Knesset décide de faire de ce jour une fête nationale. La communauté juive la commémore comme la "libération" de la vieille ville et de ses lieux saints.

 

Comme pour Yom Ha’atzmaout, le Grand Rabbinat d’Israël a décrété que chaque année, Yom Yeroushalayim devrait être célébré dans la joie, notamment par des prières et coutumes religieuses particulières.

 

 

Yerushalayim la juive



 

C’est en 1004 avant J.-C. que le roi David, qui a rallié toutes les tribus d’Israël, conquière Jérusalem — et s’empare de la forteresse de Sion, renommée "cité de David".

 

"La construction d’un palais royal et l’installation de l’Arche sainte à Jérusalem la consacrent - comme capitale politique et religieuse du royaume de David", note Mireille Hadas-Lebel dans son étude sur "Le peuple hébreu" [Découvertes Gallimard, Paris, 1997].

 

Le judaïsme, religion nomade, dont l’histoire comme avec Abraham il y a quatre mille ans, devient une religion sédentaire. Jérusalem, aussi appelée Sion, devient le centre religieux unique du peuple hébreu. La Bible y situe le sacrifice d’Abraham, la venue du Messie, l’annonce de l’Apocalypse. "Dieu est en Jérusalem, elle ne peut chanceler", disent les Psaumes.

 

Salomon [-968, -928], qui succède à David, est le bâtisseur du "Temple de Jérusalem", la "Maison du Seigneur", construit sur le mont Moriah, à côté du palais royal. La construction, étalée sur sept ans, s’achève en —957.

 

Quatre siècles plus tard, en —597 puis en —586, le roi de Babylone, Nabuchodonosor, assiège Jérusalem, met le feu au Temple, au palais royal et à toute la ville. Il emmène en captivité à Babylone une partie de la, population [Judéens]. Des prophètes — Isaïe, Jérémie, Ezéchiel — entretiennent l’espérance du retour et de la renaissance de Jérusalem.

 

En —539, le roi des Perses, Cyrus, s’empare de Babylone : il autorise le retour des Judéens exilés et la reconstruction du Temple. L’édifice est inauguré en —565. La conquête de l’empire Perse par Alexandre, venu de Macédoine, en —332, n’a pas d’incidence sur le statut de Jérusalem et la liberté de religions des Juifs. L’occupation romaine, de Pompée puis de Jules César, se manifestera, elle aussi, par des mesures favorables pour les Juifs — "peuple ami et allié du peuple romain".

 

Après la mort de César (-44), Hérode fait édifier dans la ville haute un grand palais fortifié et reconstruire le Temple dont la construction lui paraît trop modeste. "Hérode, raconte Mireille Hadas-Lebel, aménage la plus vaste esplanade du monde antique (deux fois plus étendue que le forum que Trajan fera édifier à Rome). La vaste cour du Temple est ouverte à tous, étrangers compris mais l’entrée dans l’enceinte sacrée, qui nécessite une purification particulière, n’est permise qu’aux israélites en état de pureté. Dans l’édifice lui-même, la tripartition du Temple de Salomon est maintenue.

 

 Il est rebâti de marbre blanc rehaussé d’or et neuf de ses portes sont revêtues d’or et d’argent aux frais de certains riches fidèles. Au soleil levant, son aspect éblouit la vue;

 

"Il apparaissait de loin comme une montagne enneigée car là où il n’était pas couvert d’or, il éclatait de blancheur".

 

Ce second Temple ne survivra pas à la révolte juive contre l’occupation romaine. Assiégée, Jérusalem est engloutie, en 70, par l’assaut des troupes romaines : le Temple est incendié, les soldats "se répandent dans les ruelles, brûlant, massacrant et pillant sur leur passage", commente Mireille Hadas-Lebel qui ajoute : "Titus ordonne de détruire la ville de fond en comble et bientôt plus rien ne laisse imaginer l’ancienne ampleur de Jérusalem".

Le Temple ne sera jamais reconstruit. La ville est rebaptisée Aelia Capitolina. En 135, Hadrien interdit aux juifs de résider à Jérusalem; il délaisse le nom de Judée et baptise la nouvelle province romane Palaestina (du grec Philistie, qui désigne un territoire plus large).

 

 

L’esplanade du Temple et le mur des Lamentations

 

Pendant dix-huit siècles, le judaïsme redevient religion de l’exil, attachée à la Loi et à la synagogue. Même détruite, Jérusalem reste "le nombril du monde", la ville sainte dont les Juifs en diaspora espèrent la reconstruction dans toutes les prières. La parole "L’an prochain à Jérusalem" exprime l’espérance de retour des émigrés juifs.

 

Le projet sioniste, à la fin du XIXe siècle, permet de restaurer le lien concret entre la diaspora et une Terre promise (Israël) et une ville sainte unique, Jérusalem. Du Temple d’Hérode, il ne reste qu’une partie du mur occidental, connue sous le nom de "mur des Lamentations" — le seul endroit de la ville où, sous la domination romaine, les Juifs ont le droit de venir pleurer un jour par an. L’esplanade du Temple est devenue, après la conquête arabe de 638, l’esplanade des Mosquées.

 

A la création d’Israël, en 1948, Jérusalem est coupée en deux, la Vieille Ville étant intégrée à la Jordanie. Malgré l’accord signé entre les deux gouvernements, les juifs n’ont pas accès au mur des Lamentations. La partie arabe de la ville est annexée par Israël lors du conflit israélo-arabe de 1967. Au lendemain du conflit, Jérusalem est proclamée capitale de l’Etat d’Israël. "Nous sommes revenus au plus saint de nos lieux saints et nous ne nous en séparerons jamais", déclare alors le général Moshe Dayan, le vainqueur d’une "guerre de six jours".

 

Lieux saints et souveraineté

 

La souveraineté sur les Lieux saints est, aujourd’hui, l’objet d’une discorde entre israéliens et palestiniens qui veulent faire de Jérusalem-Est la capitale de leur futur Etat. Elle oppose, dit Henri Tincq, dans "le Monde"[13.01.2001], "des pierres sacrées et des hommes". Remarquant que ce n’est que depuis 1967 que "les juifs religieux et la droite israélienne font de la souveraineté temporelle sur le Temple […] la garantie de l’indivisibilité mythique de Jérusalem et de l’éternité de l’Etat d’Israël", il définit ainsi la revendication juive :

"Pour les juifs, qui ne peuvent plus en vénérer que le soutènement occidental (le mur des Lamentations), le Temple est le signe le plus visible de la présence de Dieu au milieu de son peuple, le symbole de la permanence de l’histoire juive à travers ses exodes et ses exils, l’aboutissement de toutes les utopies et de l’aventure messianique. Jérusalem est le lieu unique de la rédemption promise, et nombreux sont ceux qui viennent se faire enterrer face à la Vieille Ville. Toute la théologie juive est ainsi fondée sur cette centralité du Temple, sans comparaison avec l’universalité chrétienne, qui a propulsé des missionnaires au bout du monde et érigé des villes-sanctuaires à Alexandrie, Rome, Constantinople ou Moscou."

 

Pour l’écrivain Elie Wiesel ("Le Monde",18/01/01), les Palestiniens ne peuvent faire de la Vieille Ville de Jérusalem leur capitale ; cette exigence, si elle était satisfaite, dit-il, priverait "le peuple juif de sa légitimité sur la cité de David et son droit sur son passé historique".

"Que les musulmans tiennent à conserver un lien privilégié avec cette ville à nulle autre pareille, on peut le comprendre. Bien que son nom ne figure point dans le Coran, elle est la troisième cité sainte de leur religion. Mais pour les juifs, elle reste la première. Mieux : elle est la seule. Pourquoi les palestiniens ne seraient-ils pas satisfaits de garder le contrôle de leurs lieux saints, comme les chrétiens auraient droit au contrôle des leurs ?"

 

 

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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 13:54
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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 09:06

Le philosophe, le théologien et le prophète

 

 

Nous terminerons ce Shabbath le troisième livre de la Torah, le livre de Vayikra « Il appela » (traduit par Lévitique), en lisant le couple Béhar - Béhoukotaï. Ce troisième livre se conclura par ces mots : «Tels sont les commandements que l’Eternel ordonna à Moïse, pour les enfants d’Israël, au mont Sinaï.. »

 

Sans le désigner es qualité, Moshé est présenté ici comme porte-parole de Dieu, c'est-à-dire en tant que prophète.

 

Bien que dans la tradition orale, Moshé demeure « notre maître » rabbénou (pour des raisons que nous avons traitées  par ailleurs), dans la Torah il reste le prophète de Dieu.

 

Nous voudrions réfléchir cette semaine à cette vocation prophétique, afin de montrer qu'elle sort du cadre classique et superficiel de la divination (le prophète qui devine ou prévoit l'avenir). Le prophète ne vient pas prédire ou prévoir, il voit et il dit une parole.

 

Pour mettre en exergue la valeur de cette vocation, nous la comparerons à la démarche du philosophe et celle du théologien. Une telle étude pourrait être traitée par des érudits universitaires qui commettraient un livre, nous resterons bien plus modeste, en essayant de dégager ce qui nous paraît spécifique à chacun des personnages.

 

Le philosophe tout d'abord se caractérise par une démarche solitaire. Le philosophe est seul. Il doit être seul puisqu'il doit faire table rase de tout préjugé, de toute idée préconçue. Même lorsque Socrate dialogue avec un jeune Athénien, il ne fait que stimuler l'esprit de jugement de son interlocuteur. Il fait accoucher d'un savoir (la maïeutique), que le jeune homme pourrait trouver de lui-même s'il s'adonnait à la discipline de penser. La démarche philosophique implique la solitude, et l'effacement de toute antériorité. L'existence même du monde, et bien sûr celle de Dieu, sera donc remise en question, c'est-à-dire en absence. Le Je se posera alors souverain cherchant à partir des règles de la raison à poser les fondements d'un système de pensée.

 

Certes, le philosophe peut arriver à l'existence de Dieu, mais ce Dieu qui vient à l'esprit sera créé d'une certaine manière à l'image de l'homme, puisqu'il permettra à Dieu d'élire domicile dans l'esprit humain. Bref, dans la philosophie, l'homme est au centre, Dieu à la périphérie.

 

Passons au théologien, celui-ci cherche à connaître Dieu. Dieu serait objet de connaissance puisqu'une parole, un discours, un logos peut être dit sur Lui. Discours humain, limité certes, mais suffisamment solide et audacieux pour tenter l'aventure. Qu'il pense Dieu par lui-même ou à travers l'étude d'un texte révélé, l'esprit restera identique : Connaître un tant soi peu la nature divine. Tout se passe comme si le théologien tentait de comprendre la rapport de Dieu à l'homme, à partir de Dieu Lui-même, avec les yeux de Dieu. Audace avons-nous dit, qui se justifiera par le fait que Dieu s'est révélé, qu'Il a quitté Sa transcendance pour jaillir dans l'immanence du réel. Puisque Dieu laisse la trace de son passage, le théologien peut tenter d'en saisir un tant soit peu l'origine, comme le rayon de lumière permet d'approcher l'étoile qui l'a fait naître.

 

Comment le judaïsme peut-il se situer par rapport à ces deux démarches ? En d'autres termes, existe-t-il une philosophie juive ou une théologie juive ?

 

Les choses doivent être claires, par judaïsme, nous entendrons la tradition religieuse d'Israël, qui se fonde sur une révélation divine. Judaïsme, dans son acception exclusivement religieuse donc !

 

La réponse semble alors évidente : une philosophie qui pose la suprématie du sujet individuel, coupé de toute antériorité n'est pas pensable du point de vue de ce judaïsme-là. Car l'antériorité de tout sujet, de tout être, est l'être absolu, c'est-à-dire Dieu, désigné par le tétragramme, et rendu en français par YHWH. YHWH contraction de « Il était, Il est, Il sera ». Mon être découle de Celui qui donne l'être.

 

Quid alors de la philosophie juive ? Tout d'abord il faudrait distinguer cette "philosophie juive" du "philosophe juif". Car par une sorte de sentiment protectionniste, qui frôle parfois le chauvinisme, certains penseurs ou philosophes sont revendiqués de facto "juifs" par la communauté (terme vague j'en conviens), à l'instar de comédiens ou de scientifiques. Cela signifie, avouons-le, que le personnage est d'origine juive, ce qui ne veut pas dire que son œuvre puise aux sources de la Torah, puisque que philosophiquement parlant, il marche seul. (Un acteur juif joue-t-il juif ? E= MC2 est-ce une formule juive, parce que Einstein l'était ?)

 

Il faut cependant convenir que parfois la pensée philosophique rencontre la Révélation ou la tradition juive (pensons aux Lectures talmudiques Emmanuel Lévinas). Là encore, il faudrait s'interroger : la Torah est-elle prise comme objet universitaire, une source qui alimente la réflexion, ou comme parole du Dieu vivant ?

 

Si l'identité juive, reconnue comme telle, ne garantit pas un discours obligatoirement juif, la philosophie juive serait-elle plus possible ? Dans notre approche, la philosophie juive signifierait l'application de la pensée rationnelle (koah' hasikhli) à la parole divine. Quand un Maïmonide, dans son Guide des égarés veut démontrer l'existence d'une cause première, il joue le jeu philosophique, pour éviter les pièges d'un imaginaire anarchique, mais son arrière-pensée, car il n'existe pas de pensée sans arrière-pensée (comme aucune conscience sans inconscience), est l'acceptation au préalable de l'être absolu de Dieu.

 

La théologie juive ? L'expression est souvent avancée par parler des penseurs d'Israël surtout ceux du Moyen-Âge (Maïmonide restant le plus connu). Une pensée positive sur Dieu trouve-t-elle sa place dans le judaïsme ? Nous pourrions répondre la parole de Dieu à Moïse : « L'homme ne peut me voir et vivre ! » Aucune contemplation, aucun discours positif ne trouve sa place ici. Telle est la teneur de la troisième bénédiction de la Amida (la prière par excellence) : Dieu est saint. Or la sainteté divine n'offre aucune connaissance. Dire que Dieu est saint revient justement à dire que l'on ne peut rien dire de Dieu. Dieu est « au-dessus de toute bénédiction, de tout chant, de toute louange » selon le Kaddish.

 

Maïmonide, encore une fois, que l'on présente aussi comme le théologien juif a justement mis en évidence le fait que la seule chose que l'on pouvait exprimer sur Dieu, c'est ce que Dieu n'est pas. (La Kabbale pourrait-être une tentative théologique au sein du judaïsme, mais le colloque ad oc s'impose ici).

 

Concluons : Le judaïsme est le prolongement du discours prophétique. Et les prophètes n'étaient ni des philosophes, ni des théologiens. Ils ne faisaient pas table rase de l'antériorité de leur être, ils ne pensaient pas Dieu. Par contre, les prophètes ont posé le primat d'une rencontre entre l'homme et Dieu, entre Dieu et l'homme. L'éthique est première. Cela implique que le regard juif ne peut être tourné ni vers soi, ni l'au-delà du réel. Certes, sans conscience de soi, ni rencontre avec le Dieu transcendant, l'humain dans sa dimension juive ne pourrait s'exprimer, pour autant ce sera toujours dans la responsabilité d'une parole à prolonger, d'un monde à bonifier, d'un prochain à soutenir, d'une paix à construire.

 

Le prophétisme commence par la lettre inaugurale de la Torah, la lettre Beth, dont la valeur numérique est 2, et l'initiale du mot bérakha = bénédiction. Il appela occupe la place centrale de la Torah, parce qu'il faut être deux pour un appel.

                                                                                                                                                 Philippe HADDAD

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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 08:59

L'image qui résume le pèlerinage de Benoît XVI en Terre Sainte

Par Jean-Marie Guénois le 14 mai 2009 22h42

 

Nazareth

 

15 secondes qui changent tout. La réunion interreligieuse, ce jeudi après-midi à Nazareth, sombrait presque dans l'ennui. Une suite de discours, conventionnels, des applaudissements aimables. Devant le pape, l'ensemble des représentants religieux d'Israël affirmaient à l'unisson un même refrain : « peace », « salam », « shalom », « pace ».

Et puis un rabbin prend son tour de parole. Il pose son texte et s'exprime avec son cœur. Au lieu de « parler » de la paix, il invite, ici et maintenant, à « prier » pour la paix, chacun à sa façon. Il joint le geste à la parole et se met à chanter une prière, en hébreux,arabe et latin. Les personnalités religieuses se mettent debout, se donnent la main, puis, ensemble, lèvent les bras. Le pape est au centre. Il suit le mouvement.

Geste simple et grand. Ils se sont ensuite congratulés presque étonnés de ce qu'ils avaient fait.Ils n'avaient rien «fait » à vrai dire, ils avaient « été ». Et ils avaient osé oublier - un instant - les commentaires acides, les calculs ou les désillusions. Et ont donné là leur meilleur message : le meilleur d'eux-mêmes.

 

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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 17:33

DURBAN II -GENEVE 2009

 

Tout le monde se souvient du déchaînement de haine antisémite et anti-Israël qui a eu lieu à Durban I en Septembre 2001. C'était au cours de la « Conférence mondiale contre la discrimination raciale « organisée par l’O.N.U. Une « Conférence de suivi » des décisions prises à Durban qu'on a appelé Durban II, s'est tenue à Genève . Cette nouvelle conférence mondiale contre le racisme devait se tenir du 20 au 24 Avril 2009 , mais en fait le Président de l'Iran s'étant invité le Lundi 20 à la tribune du Conseil des Droits Humains pour tenir un discours haineux contre Israël , le Mardi 21 , à la sauvette , les délégués ont essayé de sauver un texte en l'adoptant par acclamations , et la Conférence s'est terminée aussitôt.

Quels sont les enjeux de cette Conférence et pourquoi cela ne pouvait se passer autrement? Déborah WB nous propose une conférence débat sur ce sujet .Elle présentera son livre sous l'égide de France Israël « L'O.N.U. et Israël « .ainsi que son site : UN Scan and Poil.

 

Le Dimanche 24 Mai à 18 H

au Centre Communautaire S et A Grumbach

5 rue d'Anaoulême -Nîmes :

 

Un apéritif clôturera ce débat. P.A.F :5 euros

 

  • Fleurs à l'occasion de la Fête des Mères le 7 Juin :
  •  

Nous avons vendu très récemment et avec succès , des bougies pour Yom Hatzmaout .Afin de ne pas grever votre budget ,nous ne voulons pas encore vous solliciter pour notre action traditionnelle de vente de fleurs pour la fête des Mères .

 

Néanmoins .pour ceux qui le désirent .ils peuvent compter sur nous.

Il suffira de téléphoner avant le 31 Mai à :

 

Nicole Illouz au 04 66 20 18 91

Plantes au choix :

 

-Bégonia         : 15 euros

-Hibiscus         : 20 euros

-Hortensia         : 20 euros

 

Livraison au Centre Communautaire le Mercredi 3 Juin de 11 h à 14 h .

Nous espérons vous retrouver toujours plus nombreux aux différentes manifestations proposées. Soyez-en remerciés.

 

Cordial Shalom

Nicole Illouz et son équipe

 

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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 12:04

  


 

 

Chers amis,

Les vacances approchent et permettez-moi tout d'abord de vous remercier de votre fidélité tout au long de l'année et d'avoir ainsi, par votre présence et participation .soutenu la cause que nous défendons.

 

Vous ne pouvez ignorer que toutes nos actions nous permettent de tendre à la réalisation de nos objectifs .Nous avons pris la responsabilité de nos institutions en Israël .Ne pas tenir le cap de nos engagements revient à abandonner projets éducatifs, soutiens psychologiques, fermer crèches ou centres d'accueil pour femmes battues.

 

Pour maintenir ces projets et services, 250 000 wizéennes travaillent sans relâche et avec grand dévouement dans les 50 fédérations de la Wizo à travers le monde. Leur contribution à la société et à l'Etat d'Israël est inestimable et essentielle.

 

En France, 42 sections de femmes travaillent minutieusement, imaginent mois après mois l’action, l'activité qui rapportera :

 

*          Ici, de quoi réaliser une classe de plus

 

* Là, de quoi bâtir un abri anti-roquette

 

* Là encore, de quoi armer les enfants de connaissances telles que demain sera pour eux toujours plus heureux.

 

La Wizo a également une action en France :

 

A la suite de l'enquête « Femmes et Judaïsme « :

 

* Mise en place de lignes d'écoutes pour les femmes victimes de violences.

 

·                    Création d'un guide du divorce religieux, le Guet.

·                     

Bien sûr, l'enfant, toujours l'enfant reste au cœur de nos priorités :

 

*          C'est la raison pour laquelle   Déborah Wolkowicz Breillat, avec la précieuse participation de Monsieur le Rabbin, avait annoncé une conférence sur le thème :

«Y-a-t-il un message du Judaïsme à transmettre à ses enfants ou petits enfants nés de mariages mixtes ? «

Ils ont tenus une 1èr6 réunion préparatoire, très riche, avec quelques participants, à la suite de laquelle leur approche du sujet a été modifiée.

Plutôt qu'une seule conférence au cours de laquelle les échanges ne pourraient être approfondis, ils se proposent de vous rencontrer, de façon périodique et à effectifs réduits, afin que les débats puissent être féconds.

 

Les personnes intéressées par ces réunions peuvent s'inscrire auprès de :

Déborah Wolkowicz Breillat au 04 66 67 68 68

 

 

                                                                                                            Nicole ILLOUZ

Présidente de la WIZO NÎMES

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13 mai 2009 3 13 /05 /mai /2009 10:22

pour les jeunes, Garçons et filles de 16 à 18 ans, une occasion unique de connaitre Israël autrement que par des cartes postales.

Pour tous renseignements, adressez vous à Mr Laurent SOTTO au tel : 06 42 65 41 88







 

 

FORMULE

 

 

PERIODE COMPLETE

 

VOLONTARIAT

 

DECOUVERTE / GADNA

 

WEEK-END EN OPTION

‘Haim Weizman

05/07 au 19/07 (15 jours)

05/07 au 17/07

 

10/07 au 12/07 et 17/07 au 19/07

Théodore Herzl

05/07 au 23/07 (19 jours)

05/07 au 23/07

 

10/07 au 12/07 et 17/07 au 19/07

David Ben Gourion

05/07 au 30/07 (26 jours)

05/07 au 24/07

Découverte du 24 au 30/07

10/07 au 12/07 et 17/07 au 19/07

Itz’hak Rabin

12/07 au 26/07 (15 jours)

12/07 au 24/07

 

17/07 au 19/07 et 24/07 au 26/07

Mena’hem Begin

12/07 au 30/07 (19 jours)

12/07 au 24/07

Découverte du 24 au 30/07

17/07 au 19/07

Golda Meir

12/07 au 30/07 (19 jours)

12/07 au 24/07

Gadna du 24 au 30/07

17/07 au 19/07

Igal Alon

12/07 au 30/07 (19 jours)

12/07 au 30/07

 

17/07 au 19/07 et 24/07 au 26/07

Naomi Shemer

19/07 au 06/08 (19 jours)

19/07 au 06/08

 

24/07 au 26/07 et 31/07 au 02/08

Galil

02/08 au 16/08 (15 jours)

02/08 au 14/08

 

07/08 au 09/08 et 14/08 au 16/08

Golan

02/08 au 20/08 (19 jours)

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  • Responsable communautaire, j'ai souhaité créer, avec ce blog, le lien humain et amical qui nous fait tant défaut dans ce monde égoïste
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