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1 juin 2009 1 01 /06 /juin /2009 18:55


BIRKAT COHANIM




Parmi les travaux des cohanim dans le Beth Hamikdach, il y avait la Birkat cohanim qui se déroulait sur l'estrade devant le Hekhal -ou Kodech- du Beth Hamikdach, entre les deux colonnes, Yahin et Boaz.
Cette bénédiction est encore faite par nos cohanim dans les synagogues aujourd'hui en Israël et souvent également en dehors d'Israël par les juifs des différentes communautés. La bénédiction qui est donnée est la suivante:

Soit loué, Eternel, notre Dieu, Roi de l'univers, qui nous a sanctifiés par la sainteté d'Aaron et qui nous a ordonnés de bénir Ton peuple Israël avec amour.

-Que l'Eternel te bénisse et te préserve!
-Que l'Eternel t'éclaire de Sa face et te soit favorable!
-Que l'Eternel tourne Sa face vers toi et te donne la paix!

Les deux triangles que forme le Cohen avec les doigts écartés où passe la chekhina, c'est la bénédiction de D. vers les hommes et le triangle que forment les deux pouces et les deux index sont le triangle de la demande que l'homme formule pour que D. lui donne bénédiction et protection. Nous pouvons donc constater l'importance de se tenir tête baissée devant les cohanim lors de cette bÉnédiction pour recevoir la bénédiction divine, les cohanim étant les serviteurs et intermédiaires entre D. et Israël.
Sachons donc devant qui nous nous trouvons lors de toutes nos prières dans la synagogue ou dans d'autres lieux où nous nous adressons au Créateur du monde.




Ce signe des Cohanim (fait des deux mains tendues en avant) mime la lettre Shin
et signifie « Shaddai » (qui signifie ' le Tout-Puissant ', mais qui est aussi l’abréviation de ' Shomer Dlatot Israel ' cad ' gardien des portes d’Israel ', d’où le Shin des mezuzot). On peut par exemple le retrouver sur les tombes de Cohanim


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1 juin 2009 1 01 /06 /juin /2009 10:03



Le kaddish de pères en fils

 

J’arrive à l'âge où l’on commence à regarder davantage son passé que son avenir et où, bien souvent, nous accompagnons nos amis sur le douloureux chemin d'une séparation qui n'est que provisoire.. La marche du temps étant inexorable.

 

Il y eut le temps où nos amis se mariaient. Puis vinrent les naissances, les miloth, les bar et bat-mitsva. Enfin, nos enfants et ceux de nos amis se marièrent à leur tour, et apparurent des petits- enfants... Aujourd'hui, et c'est la vie,... Si les fêtes familiales continuent, s'y ajoutent malheureusement les deuils. Si la période de deuil est un moment particulièrement triste, c'est aussi l'occasion de compter ses amis, de ressentir leur présence, leur proximité, leur chaleur. Pour ces amis, c'est aussi le temps de témoigner de leurs sentiments, ce que l'on a parfois de la peine à faire dans la vie quotidienne.

 

La tradition qui veut que l'on participe aux offices au domicile du défunt ou que l'on rende visite aux endeuillés permet de pénétrer dans leur intimité, de se rapprocher d'eux, souvent de mieux les connaître en ces moments d'épreuves. Les souvenirs sur la vie du défunt, les récits des proches donnent une autre dimension à ces amis que l'on croyait pourtant bien connaître, que l'on a côtoyés des années durant à la Syna :

 

Ce fidèle que l'on voyait un peu guindé, apparaît soudain proche et convivial.

 

Cet autre fidèle, joyeux et à l'air superficiel, se montre d'une grande profondeur religieuse et intellectuelle.

 

 Ce juif, moins fidèle, que l'on voyait occasionnellement dans la communauté, vit intensément son judaïsme et se rattache avec force à ses ancêtres.

 

Le deuil est un moment de vérité. C'est à cela que j'ai pensé, à plusieurs reprises ces dernières années, lorsque j'ai pris conscience, lors des offices de chiva (semaine de deuil), de certains décalages entre la réalité et l'image que nos avons parfois de nos amis.

 

Nos grands-parents, pour la plupart, parfois nos arrière- grands-parents, non seulement connaissaient le kaddish et le récitaient par cœur lors des deuils et des anniversaires de deuil, mais étaient à l'aise, pour faire l'office que la tradition impose pour l'occasion.

 

 Si la génération suivante connaissait encore le kaddi­sh, il n'était pas évident qu'elle récite les prières, et dans certaines Synagogues pour ne gêner personne ou pour ne pas troubler la dignité des offices, on ne laissait tout simplement plus les simples fidèles conduire la prière, mission dévolue à un 'hazan professionnel.

 

 

La «génération de mai 1968», si elle s'était fait reconnaître par ses diplômes universitaires, n'était plus en mesure ni de dire kaddish, ni de faire la prière. Heureusement, à cette époque les parents étaient encore jeunes. C'est cette génération qui est aujourd'hui en âge d'accompagner ses parents à leur dernière demeure.

 

 Grâce à D., un fort mouvement de techouva a ramené à notre communauté de très nombreux juifs, devenus conscients, engagés, curieux de l'étude et de la pratique des mitsvoth. Pourtant, il y a des choses que, lorsque, si on ne les a pas apprises dans sa jeunesse, on rattrape difficilement. La lecture hébraïque, la récitation des prières en public posent souvent problème à cette génération. Et lors des offices de 7 jours, nous remarquons tout d'un coup que cet ami, qui ne manque à aucun office, n'est pas en mesure de faire la prière, et que parfois même, il lit avec effort le kaddish. J'imagine combien, en ce moment si difficile, où il souhaite se consacrer totalement à l'élévation de l'âme de son parent, il doit souffrir de ne pas savoir prononcer les mots dans leur pureté et leur précision.

 

Mais j'ai fait un constat qui me met du baume au cœur, comme il doit certainement réconforter ces endeuillés et à travers eux toute la communauté. C'est à cette occasion que l'on voit un fils, voire un petit-fils, occupant à la Synagogue la place qu’occupait son père, son   grand-père et prier avec la force et la conviction d’une jeunesse engagée. Et je sais que le père, le grand-père   n'en éprouvent de là haut, que de la fierté.

 

Plais à D.ieu que ce mouvement de retour vers nos valeurs, encore faible, se poursuive et s’amplifie dans les années à venir….

 

                                                                                                          C.S.

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31 mai 2009 7 31 /05 /mai /2009 21:49

Israël, patrie du christianisme ?

 

Israël patrie du christianisme , ces jours-ci je lis ou j’ entends cette expression à droite ou à gauche .Je suis chrétienne et cette expression me choque . Notre patrie , c’est notre pays d’ origine . Effectivement le christianisme est né en Israël , et quand on dit christianisme , il s’ agit de notre foi , pardonnez la banalité . Je trouve que ce mot de patrie pris au sens figuré bien sûr , sonnerait juste concernant les chrétiens , seulement si certains événements n’avaient jamais existé .

 

 

Si les chrétiens n’avaient jamais fait de croisades

Si l’église et les rois n’avaient jamais commandé ensemble

Si le peuple d’Israël n’avait jamais été chassé de sa terre

Si l’antisémitisme n’avait jamais existé

Si la Shoah n’avait pas eu lieu

Si on n’avait jamais entendu parler d’antisionisme

Bref si au moins aujourd’hui, le peuple juif qui vit en Israël sa patrie, était reconnu par tout le monde et vivait 100% en sécurité sur sa terre.

 

On dirait un rap mais ce n’est pas un rap, c’est la réalité. Les pays musulmans pour beaucoup d’entre eux ne reconnaissent même pas l’existence de l’état d’Israël. Combien de chrétiens joignent fièrement leurs voix aux antisionistes de tous bords pour accuser Israël, même quand Israël est en danger. Normalement on défend sa patrie, on l’aime, on n’en dit pas du mal à tout le monde.

 

Tiens, et si l’Iran attaquait Israël, est-ce que les chrétiens, tous ceux qui pensent qu’Israël est leur patrie se léveraient pour la défendre ? Si oui, je me réconcilie avec eux. Sinon, qu’ils se taisent .

 

Je trouve plutôt cruel que nous, les chrétiens nous osions parler d’Israël comme de notre patrie. J’ai bien compris que pour certains, c’est un pas en avant. Longtemps ils ont ignoré les origines juives du christianisme, certains viennent de découvrir que Jésus a été juif du début à la fin de sa vie sur la terre, et la plupart des apôtres aussi . De là à s’imaginer des droits sur la terre d’Israël, c’est méconnaître et la Bible et surtout, surtout l’histoire.

 

Israël est la patrie du peuple juif. Si on aime Israël parce qu’on est chrétien, ce que je trouve complètement normal et complètement logique, on doit trouver d’autres mots que le mot de patrie. Ce mot est maladroit. Comment peut-on dire avec un gentil sourire " ta patrie est la mienne " à un peuple à qui on reconnait si mal son droit à l’existence sur sa terre...et même sur la planète.

 

On pourrait dire : pardon, certains trouvent qu’on l’a trop dit, je crois qu’ils se trompent. On pourrait dire aussi : votre pays est magnifique. Quand on vient chez vous, on est heureux. Merci de nous acceuillir chez vous. Toc toc, est-ce qu’on peut entrer ? Quand on est chez vous, on n’a plus envie de partir, on est comme à la maison, merci pour l’accueil. On n’arrivera pas à vivre longtemps loin de votre pays, vous nous manquez déjà.Il y a beaucoup de mots doux à dire à Israël.

 

Par exemple : je suis sioniste, votre patrie, je l’aime.

 

Simone Charrier

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28 mai 2009 4 28 /05 /mai /2009 09:38
CHAVOUOT

A Chavouot c'est l'univers tout entier qui subit un bouleversement fondamental dont les effets continuent de modeler notre vie.

 

Jusqu'à cette date, enseignent nos Sages, spirituel et matériel sont deux domaines hermétiquement séparés.

 

A partir de là, au contraire, les deux peuvent s'interpénétrer, permettant au monde de connaître l'élévation nécessaire.

 

Au jour de Chavouot, c'est donc comme une passerelle lancée entre deux univers qui apparaît. Et c'est D.ieu qui, descendant sur le Mont Sinaï, c'est-à-dire vers le monde matériel, choisit de la construire.

 

Depuis lors, les actes des hommes ont un retentissement. Ils modifient l'ordonnancement des choses, font pénétrer la spiritualité au coeur même de ce monde matériel.

 

C'est dans cet horizon nouveau que s'inscrit le projet du judaïsme et c'est par lui que les juifs deviennent un peuple. On parle souvent du caractère ritualiste de la foi juive. Il est vrai que, pour la Torah, le lien avec D.ieu paraît surtout s'exprimer en termes de Mitsvot, c'est-à-dire d'obligations et d'interdictions. C'est justement à Chavouot que cette idée s'acquiert : l'acte est primordial parce qu'il utilise la matière pour sa mise en œuvre. Ainsi, l'attachement au Divin ne reste pas cantonné à un spirituel insaisissable. Il s'enracine dans le concret et, à la suite du Don de la Torah, transforme le monde.

 

C'est là évidemment une immense mission, si fondamentale qu'elle donne sens à l'histoire des hommes, qu'elle en fait un projet, introduit l'idée même de progrès. Elle est aussi, tout à la fois, la volonté, le sens et la vie du peuple juif qui, lorsque le monde fit silence pour entendre les Dix Commandements, sut répondre à l'appel de D.ieu:

"Nous ferons et nous comprendrons".

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27 mai 2009 3 27 /05 /mai /2009 14:10





UNE PENSEE POUR DEMAIN



Une pensée pour demain... Il y a des phrases que l’on n’ose plus dire ou écrire. Elles ont fait un trop long usage et elles paraissent avoir perdu la force qu’elles possédaient sans aucun doute à leur naissance. Pourtant, quand on s’attache à les regarder avec des yeux neufs, quand on fait l’effort de les restituer dans leur vigueur initiale, leur sens se fait, de nouveau, éclatant. Ce qui semblait n’être plus qu’une suite de mots usés reprend tout à coup les couleurs de la vie. Tant il est vrai que celle-ci est un combat de chaque instant et que l’habitude ne peut jamais l’affadir. «Les enfants sont notre avenir» : qui n’a pas entendu cette figure obligatoire des discours consacrés à l’éducation et probablement avec une insistance redoublée quand il s’agit d’éducation juive ? Phrase si répétée qu’elle en a pris une valeur de rite, aussi riche et aussi desséchée que lui. «Les enfants sont notre avenir» : on a envie d’appeler cela un «cliché». Cependant, derrière un tel cliché, n’y a-t-il pas une réalité qui se cache ? Si on cherche une appellation correspondant au peuple juif, au-delà de celle, traditionnelle, de «peuple du Livre», peut-être la plus appropriée serait-elle celle de «peuple de la transmission». C’est là, en effet, sa préoccupation éternelle. Le peuple juif, séculairement minoritaire, est pénétré de la conscience profonde que, s’il ne transmet pas ce qu’il détient – sa sagesse et sa vision, héritages des siècles – il disparaîtra comme bien d’autres qui marquèrent leur temps puis furent peu à peu relégués au rang des souvenirs attendris. Raconter, dire, transmettre, enseigner, partager, donner à comprendre, à voir et à vivre pour la continuité d’une histoire vivante : ce sont des mots qui lui servent ainsi de guide. Ce sont eux qui, largement, expliquent sa pérennité. S’il fallait résumer tous ces termes en un seul, on dirait «éduquer». Mais l’éducation est chose complexe. Celle de l’école, formelle et organisée, est indispensable en ce qu’elle donne le savoir et les moyens de l’appréhender. Celle des parents est essentielle en ce qu’elle donne chaleur et vie à ce qui pourrait rester science livresque. Et il y a tout ce qui n’entre pas dans ces cadres légitimes. Il y a le monde autour de nous, les rues où chacun vit et leur atmosphère, les amis que chacun rencontre et l’échange qui alors se produit. Des instants, des étincelles qui sont autant d’éléments d’enrichissement. Tout cela est, à la fois, si fragile et si précieux, qu’il faut en prendre le plus grand soin, veiller au développement harmonieux, préserver les acquis et préparer l’avenir. Voici donc qu’arrivent le temps des vacances, les longs jours d’été et de soleil. Voici qu’arrive une saison qui peut être autant celle du désœuvrement que celle de la plénitude. 

 

 

                                                                                                       Haim Nisenbaum

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23 mai 2009 6 23 /05 /mai /2009 15:49

                              

                                       Ensemble, recevons la Torah !

 

« Ainsi tu diras à la Maison de Jacob et tu parleras aux enfants d’Israël. » (Chémot XIX, 3). C’est ainsi que le Saint, béni soit-Il, s’adressa à Moise notre maitre, il reçut l’ordre de transmettre la Torah à l’ensemble du peuple d’Israël. Le Midrach, rapporté par Rachi, précise : « La Maison de Jacob désigne les femmes à qui Moïse enseignera dans un langage de douceur, et les enfants d’Israël sont les hommes à qui Moïse pourra s’exprimer dans un langage plus dur. » Le Torah Témima précise qu’il était logique que l’expression « Maison de Jacob » désigne les femmes, puisque ce fut grâce à leur courage que le peuple d’Israël continua à se multiplier et à se développer en Egypte, malgré le terrible décret de pharaon.

Mes chers amis, il me paraît important de rappeler ce beau midrash en cette période de Chavouot. Il souligne le rôle complémentaire des deux parents du foyer juif. Ils ont le devoir d’enseigner la Torah et de transmettre les valeurs du judaïsme à leurs enfants. C’est essentiellement grâce à la maman juive qui, en allumant les bougies du Chabbat et des fêtes, en priant, en accomplissant les Mitsvot, que l’enfant reçoit par delà les explications intellectuelles, toute la fibre spirituelle, qui marquera son âme, d’une empreinte indélébile.

 

Le Pirké Avot nous enseigne que la mère de Rabbi Yéoshoua au temps de sa grossesse allait assister aux différents cours de Torah dispensés dans les différentes maisons d’études, afin de recevoir la bénédiction pour son enfant.

Il deviendra par la suite, un grand de la Torah.

 

Une autre image féminine apparaît en cette belle fête de Chavouot, celle de Ruth. Quelle merveilleux modèle d’abnégation, d’amour de la Torah, d’amour de D. et d’Israël, nous donne-t-elle ! Finalement elle réalise dans sa propre existence, la démarche d’Abraham quittant son pays, sa ville natale, la maison familiale pour participer activement à l’histoire du peuple d’Israël.

 

Mes chers amis, nous pourrions multiplier les exemples tirés de la Bible, du Talmud, du Midrach pour souligner l’importance de l’acceptation de la Torah par tous les membres de notre communauté, hommes et femmes, jeunes et moins jeunes.

 

Aujourd’hui, plus que jamais, encourageons notre jeunesse, filles et garçons à suivre des cours de Torah, afin que nos foyers soient emplis de la présence et de la bénédiction divine. De cette manière nous vivrons en fidélité avec l’événement du Sinaï.

 

Hag Saméah à toutes et à tous.

 

                                                                                                             Rav David Messas

                                                                                                       Grand Rabbin de Paris

 

 

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23 mai 2009 6 23 /05 /mai /2009 15:14

 

C H A V O U O T

29 et 30 mai 2009 - 6 et 7 Sivan 5769

 

La Fête de Chavouôt (don de la Torah) sera célébrée cette année le JEUDI 28 Mai 2009

 

HORAIRES DES OFFICES

 

JEUDI 28 Mai :                                19 h 30 Minha suivi de Arbith

Allumage 20 h 56

                                                           22 h 00 Veillée d’étude

 

VENDREDI 29 Mai :                                   1er jour de Fête

                                                                        8 h 30  Charhith (Lecture des Dix Commandements)

                                                                        19 h 00  Minha suivi de Arbith

Allumage 20 h 56

SAMEDI 30 Mai :                            2ème  jour de Fête

                                                                     8 h 30  Chahrith (Ruth) + YZKOR

                                                                       20 h 30 Minha suivi de Arbith

                                                                       Fin de la Fête à 22 h 08



 
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23 mai 2009 6 23 /05 /mai /2009 14:42




Chavouot

La grande révolution abrahamique qui deviendra le projet de la nation d’Israël s’exprime dans cette éminente découverte que D. est à la fois le Créateur des Cieux et de la Terre, et qu’Il est le Père de l’humanité. Selon le bel aphorisme de nos sages : « Pourquoi le Saint, béni soit-Il, créa-t-Il à l’origine un seul homme et une seule femme (et non pas toute une humanité, comme Il avait créé toutes sortes d’animaux ou de plantes) ? C’est afin que personne ne puisse se prévaloir d’une supériorité ancestrale : mon père était plus grand que le tien ! » De tragique mémoire, on se souvient que le nazisme fonda son discours sur une pseudoscience, posant une hiérarchie entre la race supérieure et les races dites « inférieures » où avaient été placés les Juifs et les Tsiganes.

 

Lorsque D. s’est révélé au mont Sinaï, ce principe d’une égalité entre les hommes et les peuples a été renouvelé dans la première Parole : « Je suis l’Eternel ton D. qui t’ai fait sortir du pays d’Egypte, de la maison d’esclavage ». A Chavouot, D. ne s’est pas révélé comme le Créateur, mais comme le Libérateur de toutes les oppressions, de toutes les servitudes. Le fait que le verset s’exprime au singulier « ton D. » met en exergue la responsabilité de chacun dans l’application de ce principe. Malheureusement les nations n’ont pas su ou n’ont pas voulu entendre la voix, et l’Histoire - nous Juifs le savons que trop - n’a été qu’un espace de domination, domination militaire, domination économique. C’est pourquoi le Talmud considère l’époque messianique comme la fin de tous les asservissements.

Aux deux tentations citées, une troisième hégémonie veut s’imposer : la domination religieuse. Elle s’est exprimée récemment par la bouche d’un évêque révisionniste, quand en minimisant au possible la Shoah, il se fondait sur la veille doctrine de l’Eglise, du Verus Israël. Mais soyons reconnaissant à l’Eglise de France d’avoir réagi avec vigueur et détermination contre de tels propos.

L’autre tentation vient de l’islamisme radical qui voudrait imposer par la propagande, la haine et les armes une seule religion au genre humain. Là encore, nous savons que ces courants radicaux ne représentent pas tout l’islam, mais ils interpellent autant les démocrates que les croyants épris de paix et de dialogue à une vigilance permanente.
A nos yeux, il suffirait de méditer le Décalogue, ces dix Paroles, ces dix Commandements pour y découvrir les fondements d’une société juste et pacifiée. Le judaïsme n’a jamais voulu imposer sa foi, il n’a jamais affirmé « en dehors de la Synagogue point de salut » ; par contre il a toujours prôné que religion et morale marchaient ensemble, et que tous les peuples étaient de ce fait interpellés par les paroles divines. Ce n’est pas pour rien que parmi les héros de Chavouot, nous trouvons Yitro et Ruth.

Hag saméah !

 

Joël Mergui
Président du Consistoire Central
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22 mai 2009 5 22 /05 /mai /2009 08:00


Je voudrais aujourd'hui vous présenter un ami. Pas seulement un ami personnel mais aussi un ami de toute la communauté de Nîmes.

Qui en effet ne connait pas Salomon Pérahia, SAM pour nous tous ?

Sa discrétion, sa gentillesse ne sont plus à vanter. Toujours présent malgré une santé fragile, il ne parle jamais de lui ni de son passé.  Pourtant, à 80 ans, il en aurait des choses à raconter !! Il l'a d'ailleurs fait mais pour une cause qui nous tient tous à coeur : Le devoir de mémoire.

Sam
a connu avec sa famille les horreurs de la déportation et il en a parlé avec des écoliers. Il faut le lire et le faire lire autour de vous. Cliquez sur le lien ce-dessous. C'est facile :

http://www.lycee-dhuoda-nimes.com/pedagogie/cdi/expo/Auschwitz/temoignage_Perahia.html


Merci, Sam et bonne santé à toi et à ton épouse

                                                                                                            Claude
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21 mai 2009 4 21 /05 /mai /2009 13:53


BAMIDBAR

 

   La Parasha du Shabbat qui précède le don de la Torah est « Bamidbar » (Dans le Désert).

 

- Qu’apprenons-nous du fait que la Torah a été donnée dans le désert ?

 

1)     Le désert est un endroit abandonné, qui n’appartient à personne. Personne ne s’approprie un désert comme un jardin où une vraie propriété… C’est une terre qui appartient à tout le monde dans la même mesure.

 

-    Il en est de même pour la Torah qui n’est pas liée à un homme en particulier mais à tout le monde et dans la même mesure… La Torah est un héritage pour tous les juifs quelque soit son niveau. Donc chaque juif se doit et peut s’investir dans Torah et Mitsvot.

 

2)     Le désert est en général dépourvu de végétaux, il n’y a rien mise à part de la poussière, de la terre et du sable …

 

-   Il en est de même pour quelqu’un qui veut être « Mequabel Ete HaTorah » (acquérir l’enseignement de la Torah)… Pour avoir ce mérite, il faut être humble et se considérer modeste telles les poussières de la terre, le sable... et ne pas être hautain ou orgueilleux !

 

3)     Dans un désert, il manque l’indispensable à la survie de l’individu comme l’eau, la nourriture ou les vêtements...

 

-   Durant les 40 années passées dans le désert, les enfants d’Israël s’appuyaient sur les mérites des Tsadikim pour qu’D.ieu leur assure tout cela : « Myriam Hanévia » pour l’eau, « Moché Rabénou » pour le manger, « Aharone Hacohen » pour les « Anané Kavod » (nuées) qui s’occupaient de soigner le linge et le faisaient même grandir selon la taille du Ben Israël.

 

Aujourd’hui, il en est de même pour nous aussi qui devons en priorité étudier et pratiquer la Torah et les Mitsvot, bien qu’il existe des nécessités de la vie… Et en procédant ainsi, c’est Hachem qui nous assurera toutes les nécessités matérielles de la vie…

 

4)     Le désert est un endroit de danger avec tous les animaux qu’on y trouve, comme le scorpion, le serpent…

 

-    Et la Torah a spécialement été donnée là-bas pour nous enseigner qu’un juif qui se trouve en « Galout » (Exil) est en situation de danger spirituel... En effet, le serpent rappelle la faute d’Adam et Eve… c'est-à-dire, le « Yetser Hara’ » (le mauvais penchant) qui désire faire trébucher les enfants Israël dans des fautes. Et le scorpion se dit en Hebreu 'Akrav (Lettre Aïne + Krav = 70 + combat) => La Torah nous permettra de faire face aux 70 nations et réussir notre combat jusqu'à la Délivrance

Ceci pour nous apprendre que le juif se trouvant dans une telle situation doit spécialement s’attacher à la Torah et les Mitsvot, car ceci constituera sa seule vraie protection jusqu’à la grande « Gueoula » (délivrance) du peuple juif tout entier avec l’arrivée de Machia’h. Amen !

 

Y. Amar

 

 

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