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21 décembre 2009 1 21 /12 /décembre /2009 15:25

Paris, le 20 décembre 2009

 

 



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Position du Grand Rabbin de France Gilles Bernheim suite au décret du Pape Benoit XVI proclamant vénérable le Pape Pie XII

 

 

Benoit XVI ne cache pas son souhait de béatifier Pie XII. Sa décision de proclamer vénérable Pie XII concerne d'abord les Catholiques qui sont libres de lui donner ou non leur assentiment. Elle s'inscrit aux antipodes du dialogue judéo-chrétien commencé dès 1945 et activement soutenu par l'Episcopat français.

 

Depuis plus de 40 ans, le projet de béatifier Pie XII, qui a été introduit par Jean XXIII et Paul VI, n'a cessé de susciter controverses et déceptions sur ce qu'il représente symboliquement. Aujourd'hui, la réalisation ou non de ce projet est devenue le symbole de ce que Benoit XVI fera de sa papauté.

 

Compte tenu du silence de Pie XII pendant et après la Shoah, je ne veux pas croire que les Catholiques voient en Pie XII un exemple de moralité pour l'humanité. J'espère que l'Eglise renoncera à ce projet de béatification et qu'elle fera ainsi honneur à son message et à ses valeurs.

 

 

 

 

Contact presse :

- Eîiya Bernheim (Chef de cabinet du Grand Rabbin de France) : 06 62 50 84 93                   chefdecabinet@grandrabbinatdefrance.com


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21 décembre 2009 1 21 /12 /décembre /2009 10:21

BONNES FETES 

 

A tous les nombreux visiteurs Chrétiens de ce Blog qui, tout au long de l’année se sont manifestés par leur amical soutien et leurs commentaires précieux, je veux, en mon nom personnel d’abord puis au nom de notre communauté, vous souhaiter de très bonnes fêtes de fin d’année.

 

Que D.ieu vous aide a réussir ce que vous entreprendrez et vous guide toujours dans le meilleur choix. Q’Il vous donne la santé ainsi qu’à vos familles.


                                                                                                                      Claude SICSIC

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18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 15:50

On a le droit d'être un peu fiers non ? Et pourquoi pas aussi un peu chauvins, d'autant plus que nous sommes jumelés avec la ville de RISHON LETZION... alors....




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Le joueur d'échecs israélien Boris Gelfand : champion du monde


Le joueur d’échec Boris Gelfand, 41 ans, de Rishon Letzion, a remporté la coupe du monde d’échec lors du championnat qui a lieu en Sibérie. Il a battu lors de ce tournoi l’ancien champion du monde d’échec. Le président de l’Union des joueurs d’échec israélienne, Aviv Boushinsky, a salué cette victoire et a déclaré qu’il était très fier du succès remporté par le champion israélien. Il a rappelé qu’il avait réussi à vaincre 128 concurrents, qui étaient les meilleurs joueurs du monde.

csicsic@aol.com

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17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 10:25

-soleil-hanouka.jpg 

 

Ce Shabbat sera marqué par les bougies de Hanoukka. Nous allumerons les huit bougies vendredi avant les veilleuses shabbatiques.

 

C.S.

 

MIKETS

Le Thème principal de notre Sidra a pour propos les songes. La Bible attribue une certaine importance aux songes. Les visions sont quelquefois significatives et servent de moyen de communication avec D.

La talmud à son tour  précise à ce sujet : «  Quoique j’aie caché  ma face à Israël, je veux communiquer avec lui par des songes »  (Haguiga,5b) Quant à leur interprétation, elle est le privilège des gens inspirés. La Bible nous fournit une illustration de cette affirmation. Dans plusieurs cas qu’elle relate. Le premier cas de communication avec D à travers un songe concerne le patriarche Jacob. Nous voyons Jacob attacher autant d’importance à son rêve qu’à toute autre révélation divine. Il avait l’habitude de communiquer avec D. de différentes manières et ne se méprenait guère sur le sens de ce qui lui avait été confié.(Genèse XXVIII, 12-15 )

Le deuxième cas est celui de Joseph qui ne doute pas de la véracité de ses songes tandis que Jacob ne semble pas leur accorder toute l’importance voulue. Le Midrache Tanhouma dit « Joseph n’a été vendu qu’à cause d’un rêve … et n’est arrivé au pouvoir que grâce à un songe »

Cependant, le pouvoir d’interpréter un songe n’est pas le lot de tout un chacun. Seuls les personnes dépourvues d’inspiration divine n’arrivent pas à découvrir le sens caché des songes. C’est le cas de Pharaon qui a recours aux interprètes. La conduite de Pharaon soulève beaucoup de questions et particulièrement celle-ci : Pourquoi le roi d’Egypte rejette t-il d’emblée l’interprétation des mages tout- puissants et accepte sans hésitation celle de Joseph ? Abravanel estime « que celui qui voit un songe révélateur se trouve momentanément sous l’effet de l’inspiration divine, mais il est impuissant, au réveil, de réaliser les images et les symboles. Ce n’est qu’une interprétation juste qui a le don d’éveiller en lui des réminiscences et de lui rappeler ainsi ce qu’il semble avoir oublié »

On peut compléter cette analyse d’Abrabanel en disant que Pharaon a été impressionné par la force de persuasion qui émanait des paroles de Joseph. Il admirait aussi en Joseph la force de ses convictions et de sa vérité. Joseph avait compris l’angoisse de Pharaon, qui est à l’origine de ses rêves. Cette angoisse avait pour origine l’obsession provoquée par la phobie de vivre une année sans le débordement du Nil duquel dépend la vie des Egyptiens. Par conséquent il avait remarqué en Joseph quelque chose de rare et de précieux qui conférait à l’entourage un sentiment d’harmonie et surtout de sécurité.

Dans un commentaire rédigé par Madame Krakowski , cette dernière écrit : «  Le rêveur et l’homme d’action représentent deux contrastes, deux oppositions radicales. Le premier reste insensible aux réalités quotidiennes ; les intempéries de la vie n’arrêtent pas l’élan de son esprit et ne l’empêchent pas de viser très haut. Le deuxième ne fixe ses racines que dans le monde du réel ; c’est en lui qu’il puise son courage et c’est à lui qu’il consacre le meilleur de son effort. Ces deux genres de personnes adoptent d’une façon générale des voies diamétralement opposées et n’arrivent pas à trouver un langage commun. »

 

« C’est cependant une vérité incontestable que le rêve est à la base de tout progrès, le promoteur par excellence de la réalité en marche. Sans rêves et sans rêveurs nous demeurerions encore, à l’heure actuelle, à la pénombre des temps reculés, à l’état des êtres primitifs. »

 Le cas de Joseph ne rentre pas dans le cadre de l’analyse de Madame Krakowski pour la simple raison qu’il parvenait à conjuguer en lui deux structures mentales tout à fait antinomiques. D’un côté, Joseph avait un caractère de rêveur et de l’autre, il avait un sens aigu de la réalité qui l’aidait à découvrir le réel dans les chimères. C’est parce qu’il avait réuni en sa personne ces deux éléments inconciliables qu’il parvenait à avoir une claire vision de l’avenir.     

Pour nous aider à comprendre la raison pour laquelle Pharaon est satisfait de l’interprétation de Joseph, on peut citer le principe, émis par Rabbi Eléazar et énoncé par la Guémara, concernant l’interprétation des rêves : « tous les rêves se réalisent selon leur interprétation » ( Bérakhoth 55b )

Cependant s’il en est ainsi pourquoi seule l’interprétation de Joseph s’est-elle réalisée et pas celle des mages égyptiens ?  Le Midrache Rabba nous propose une mise en pratique du principe de Rabbi Eléazar : « Il arriva une fois qu’une femme vint chez Rabbi Eléazar en disant : « J’ai vu en rêve que la poutre supérieur de ma maison s’était fendue » .Il lui répondit « Tu concevras un enfant mâle, bien constitué ». Elle s’en alla, et il en fût ainsi – ayant refait le même rêve- elle revint, une autre fois, afin de l’exposer à Rabbi Eléazar. Trouvant les disciples de ce dernier assis sans leur maître, elle leur demanda « Où donc est votre maître ? ». « Expose-nous ton désir et nous y répondrons » lui répliquèrent-ils. « J’ai vu en rêve, leur raconta-t-elle, que la poutre de ma maison s’est fendue ». « Cette femme, affirmèrent-ils enterrera son mari » En les quittant, elle explosa en lamentations. Rabbi Eléazar entendant ces plaintes, les questionna… Ils lui avouèrent la chose. « Et bien, leur reprocha-t-il, vous venez de causer la mort d’un homme… Tous les rêves dépendent de leur interprétation. 

Ce midrache évoque un principe psychologique moderne à savoir l’influence mutuelle entre le psychique et le somatique. Lorsque Rabbi Eléazar annonce à la femme qu’elle mettra au monde un enfant mâle et bien constitué, il a fait ancrer cette idée qui a fait abdiquer à cette femme son libre arbitre. Désormais elle se laissera mener et imprégner par l’explication du rêve prémonitoire. D. dans son respect du libre arbitre, qu’il a accordé à l’être humain, laissera les événements se réaliser conformément à l’interprétation.

En ce qui concerne Pharaon, l’interprétation des devins égyptiens ne lui a pas supprimé son libre arbitre. Il a gardé son sens critique, c’est ce que le midrache veut dire en précisant : « Leurs voix n’entraient pas dans ses oreilles » On ne peut pas considérer un rêve sans tenir compte de son destinataire.

Notre Sidra traite également des relations entre Joseph et ses frères. A ce sujet, une réaction de Joseph paraît hermétique et difficilement compréhensible. Les frères venant de Canaan pour acheter du blé disent à Joseph : « Nous tes serviteurs, sommes douze frères, nés d’un même père, habitants du pays de Canaan, le plus jeune est auprès de notre père en ce moment, et l’autre n’est plus ». A ces paroles Joseph répond : « Ce que je vous ai déclaré subsiste : vous êtes des espions ». La réflexion de Joseph est incompréhensible. Des paroles des frères il n’est pas possible de déduire quoi que ce soit. Pourquoi les paroles des frères inspirent à Joseph l’idée qu’ils sont des espions ?

D’après Rachi Joseph déclare à ses frères qu’il ne prend pas leurs paroles en considération : « Ce que je vous ai dit subsiste : vous êtes des espions » Selon  Sforno : « Celui que vous prétendez qu’il n’est plus, sans préciser où il se trouve, il est certainement parti porter vos instructions ou se livrer lui même à l’espionnage. » Le commentaire Kéli Yakar dit lui aussi à ce sujet : « Si votre frère, le plus jeune, n’est pas avec vous, c’est qu’il est reparti, chargé d’un message secret ; c’est donc uniquement en l’amenant ici que vous pourriez démontrer votre innocence ».

On peut ajouter à ces commentaires que le terme Méraglim n’a pas tout à fait le sens d’espions dans son acception moderne, il pourrait signifier seulement que « vous n’êtes pas des gens honnêtes et droits, votre conduite cache quelque chose » car comment savez-vous qu’un de vos frère n’est plus ? Personne n’a  vu ce frère mort. Puisque je suis en face de vous »

 En les traitant d’espions, Joseph voulait leur donner une leçon de morale, à savoir : toute affirmation  doit d’abord être confirmée et la parole est un instrument à double tranchant. On peut l’utiser pour le mensonge comme pour dire la vérité. En l’occurrence les frères de Joseph ne pouvaient pas affirmer que Joseph était mort.

Rabbin Haim Harboun

           

 

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16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 16:25
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Premier Anniversaire

 

Aux visiteurs de ce Blog, connus ou inconnus :

 

En Janvier 2009, voilà ce que j’écrivais entre autres aux abonnés de ce blog.

Le blog était né à Hanoucca 2008, il y a donc tout juste un an. J’étais alors pessimiste sur la réussite de ce moyen de communication et d’échanges mais j’avais voulu tenter quand-même l’expérience :

 

 

« Aujourd'hui, en cette veille de Shabbat, je veux m'adresser aux fidèles du Blog qui, depuis le début, me suivent et permettent aujourd'hui à cette "feuille de route" d'approcher les 2000 visites.

 

Je vais vous faire un aveu : je suis le premier surpris. je crois connaitre la communauté de Nîmes avec ses défauts et ses qualités. Je pensais que vouloir les intéresser à un sujet qu'ils sont sensés connaitre serait voué à l'échec. Le Judaïsme, on connait ! Ses fondamentaux ? Qui ne les connait pas ! La sidra de la semaine ? Facile ! Pourtant ils sont venus, ils on lu, ils ont approuvé mon initiative. Les courriels perso que j'ai reçus me le confirment.

 

Alors, je vais continuer. Pourquoi ? Parce que la communauté de Nîmes a besoin de se connaitre, de se rencontrer, de parler et surtout de s'unir autour du dénominateur commun : ISRAEL et le Judaïsme. »

 

 

Qu’en est-il aujourd’hui 16 Décembre 2009 soit un an jour pour jour après sa création ?

Voici les chiffres :

 

Au 15 Décembre 2009, le Blog a reçu 22017 visites uniques (les personnes qui y seraient venues plusieurs fois dans la même journée ne comptent que pour 1 visite)

 

La journée record en nombre de visites est le 16 Avril 2009 avec 414 visites

 

Le mois record en nombre de visites est le mois d’Avril 2009 avec 3102 visites

 

Voilà. Je pense en toute modestie que ce Blog apporte quelque-chose aux personnes qui viennent y chercher……au fait : y chercher quoi ?  Peut-être pourriez-vous me dire, vous qui venez régulièrement, ce que vous y cherchez. Cela m’aiderait beaucoup à rester dans une ligne qui conviendrait à la grande majorité d’entre nous.

 

Alors merci pour ce que je crois être un succès. C’est à vous tous que je le dois et j’espère, avec l’aide de D.ieu, continuer le plus longtemps possible

 

Amical Shalom et

Hag Hanoucca Sameah

 

Claude SICSIC

csicsic@aol.com  

 

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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 12:20
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Les absents ont eu tort car si le miracle des lumières n’a eu lieu qu’une fois, sa commémoration, elle, est éternelle et nous en avons eu la preuve hier lundi à Nîmes.

 

Oui Dis-je, les absents ont eu tort et je le dis surtout pour moi qui, après avoir préparé cette fête des lumières avec le Président Paul Benguigui et notre Rabbin Levy Bitton, n’ai pu y participer pour des raisons de santé.

 

Malgré le froid vif (autour de 0°), malgré le mistral glacial qui en aurait découragé plus d’un, La communauté Juive de Nîmes s’est déplacée, aussi nombreuse, probablement plus nombreuse que l’année dernière pour témoigner de son unité et de sa foi en l’avenir.

 

Oui, ils sont venus, ils étaient tous là !

 

Le Président Paul Benguigui a accueilli Madame la représentante de la communauté protestante, Messieurs les représentants du culte Musulman et Mgr l’évêque de Nîmes qui ont tenu, par leur présence, à témoigner à notre communauté leur soutien et leur solidarité dans ces moments ou le racisme et l’antisémitisme ressurgit dans ses formes les plus abjectes. Qu’ils en soient remerciés. Quel beau symbole que les représentants de ces quatre communautés réunis sur la même estrade !

 

Etaient là également Mr le Sénateur-Maire de Nîmes Jean-Paul Fournier accompagné de ses adjoints, Mesdames et Messieurs les représentants du Conseil Régional et Conseil Général, ainsi que les représentants de toutes les associations amies.

 

La Fête des Lumières à Nîmes fut une réussite et nous sommes fiers de cette réussite qui nous permet, au-delà des différences, de nous unir dans une même prière pour la paix dans le monde.

 

A l’année prochaine et, en attendant,

 

BONNES FETES DE FIN D’ANNEE A TOUTES ET A TOUS !!


Claude SICSIC 

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12 décembre 2009 6 12 /12 /décembre /2009 16:51
Hanouka (2)

Les miracles voilés et les miracles dévoilés

 

La fête de Hanouka est marquée par le miracle, il faudrait dire par les miracles. Certes, nous pensons au miracle extraordinaire de la fiole d'huile qui devait brûler un jour et qui brûla huit jours. Mais il y eut un autre miracle, tout aussi extraordinaire : la victoire du petit nombre de juifs contre la grande armée grecque. Des prêtres et des gens du peuple contre des hommes armés et aguerris. C'est d'ailleurs ce miracle que nous mentionnerons tous les jours de Hanouka dans la amida et le birkat hamazon. Cette victoire militaire des troupes de Juda Macchabée ne fut pas moins miraculeuse que la ménora qui brûla huit jours. L'un fut un miracle voilé et l'autre un miracle dévoilé, selon les termes de notre maître Ramban (Nahmanide). En fait, le peuple juif avait déjà connu ces deux types d'intervention divine lors de la sortie d'Egypte. En effet, comme nous le lisons dans la paracha Béchala'h : D. ouvrit la mer des Joncs (yam souf) devant les enfants d'Israël et la referma sur les cavaliers et les chars du pharaon. A la fin de cette même paracha, nous lisons qu'Israël dut se défendre contre une autre attaque : celle d'Amalek qui attaqua lâchement les plus faibles du peuple. Et là, il n'y eut aucune intervention merveilleuse du Ciel. D. n'ouvrit pas la terre sous les pieds des Amalécites et n'envoya aucune nuée de sauterelles. Le combat fut mené de manière naturelle. Sur les conseils de Moïse, Josué choisit les meilleurs hommes et le combat eut lieu arme contre arme. Et là encore un peuple à peine libéré de l'esclavage repoussa une horde de guerriers exercés.

 

Nous, peuple juif nous traversons l'histoire en portant avec nous les promesses divines. Nos ennemis ont été et restent nombreux, les Egyptiens, les Grecs, les Amalek. Comme nous le disons dans la Hagada de Pessah "dans chaque génération, ils se lèvent pour nous détruire, mais le Saint, béni soit-Il, nous sauve de leurs mains." Parfois nous sommes sauvés miraculeusement, parfois le miracle est caché, mais nous sommes toujours vivants et ceci ne peut qu'engendrer notre gratitude à l'égard de l'Eternel. Car loin de crier victoire et de nous moquer de nos ennemis, les soirs de Hanouka nous allumons en famille des petites flammes, nous chantons des louanges à notre rocher et notre libérateur.

 

Quand nous sommes contraints d'agir, nous nous défendons pour protéger notre Torah, pour protéger nos familles, mais n'oublions pas que nous sommes une nation de prêtres dont la vocation ultime reste d'être des vecteurs de la bénédiction divine pour l'humanité entière.

 

  David MESSAS

Grand Rabbin de Paris


Arbre-Hanouka.jpg 

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10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 14:15

RAPPEL

C.S.

 

 

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Invitation

 

L’Association Cultuelle Israelite de Nîmes et du Gard

 

A le plaisir de vous inviter à

 

L’Allumage public d’une Menorah Géante

En présence de Mr le Sénateur Maire de Nîmes, Jean-Paul Fournier

 

Le Lundi 14 Décembre à 18 heures 30

 

Square de la Couronne – Nîmes

(angle rue Notre Dame et Bd Amiral Courbet)

 

- Dégustation de beignets et de boissons chaudes

- Menorots et bougies à votre disposition

- Animation musicale



csicsic@aol.com 

 

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10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 14:00


Girodet Joseph
Paracha Vayéchev

 

 

 

« Et Jacob s'installa dans le pays où avaient séjourné ses pères, dans le pays de Canaan. »

(Gn. XXXVII, 1)

 

« Jacob voulut s'installer en tranquillité, il fut  bousculé par l'affaire de Joseph. »

 

(Midrash)

 

 

Education prioritaire

 Condition d’étranger :

 

Le premier verset peut aussi se traduire : « … dans le pays où ses pères furent étrangers » puisque guer désigne l'étranger dans la Bible

 

Cette situation du patriarche semble une préfiguration de la condition juive dans l'Histoire, et ce, jusqu'à nos jours. Le peuple juif désire s'installer confortablement dans un repos bien mérité, mais les événements le bousculent. Combien de fois, ne nous sommes-nous pas exclamé : « Qu’on nous oublie un peu, qu'on nous laisse tranquille ! ».

 

Mais voilà, dans la culture occidentale et dans la culture orientale, le Juif ne peut passer inaperçu puisqu'il constitue la mémoire du monde chrétien et la mémoire du monde musulman, une mémoire bouc-émissaire quand l'intégrisme de la vérité absolu nie toute place et tout droit à l’Autre.

 

Pourtant ces perturbations ne représentent qu'une cause de nos craintes, car une autre devrait autant réveiller notre vigilance : l'éducation de nos enfants.

   

Vigilance éducative :

 

Parmi tous les combats que mena Jacob, ce fut l'affaire Joseph qui l'affecta au plus haut point.  Cette affaire débuta par un conflit de famille dont Jacob fut, incontestablement, l'une des causes : Le père préféra le fils aîné de Rachel à ses autres enfants. « Israël aimait Joseph plus que tous ses autres fils, parce qu'il était fils de sa vieillesse ; et il lui fit une tunique de couleurs. » (Gn. XXXVII, 3)

 

Un enfant qui ne se sent pas aimé peut devenir la proie de toutes les folies, il peut devenir un meurtrier. Les frères auraient d'ailleurs exécuté Joseph, sans l'intervention de Juda.

 

Préférence du père, jalousie des frères, insouciance de Joseph, la Bible nous présente un véritable jeu de passions.

 

Le Midrash voit dans la conduite de Jacob la cause première de cette situation : « Il voulut s'installer en tranquillité ». Si la demande semble légitime (l'homme est davantage porté à la conservation de son être qu'à l'initiative), cet état d'esprit ne peut occulter la responsabilité de la transmission des valeurs, de l'éducation de la jeunesse. Tranquillité peut signifier désinvolture, alors qu’éducation se conjugue toujours avec vigilance.

 

La situation présente en France reste éloquente, les émeutes de Banlieue ou cette dramatique agression d'une enseignante révèle les véritables carences de notre société. Déjà se font entendre des voix pour dénoncer ces failles, malheureusement les réactions ne sont jamais bonnes conseillères, et nous risquons d'assister à des retours de manivelles tout aussi dramatiques. Comme disait mon ancien gardien d’immeuble, homme d’expérience : « Il vaut mieux prévoir les fuites d’eau que de colmater les brèches ! »

 

Pour le judaïsme, éduquer signifie transmettre un savoir, une mémoire et transformer une nature.

 

 Les enfants du Talmud Torah :

 

Prenons des enfants qui viennent au Talmud Torah. Le travail rabbin - parents consiste autant à dire une parole du judaïsme que de faire en sorte que ces informations transmises offrent à l’enfant un nouveau regard et une nouvelle action sur le monde. Les valeurs éthiques, les valeurs citoyennes, les valeurs religieuses, les mitsvoth sont les éléments de cette transmission.

 

Au final, notre tranquillité ne sera atteinte que dans la mesure où l'enfant sera devenu adulte et qu'il assumera en son âme et conscience ce qu'il aura décidé pour sa vie. Les parents ne sont plus (légalement) responsables de l’enfant majeur (même si nous avons parfois du mal à voir nos enfants voler de leurs propres ailes).

 

Chaque père, chaque mère donne de façon consciente, inconsciente, volontairement, involontairement, par ses paroles ou ses non-dits, par ses gestes ou ses non-gestes, un héritage à sa progéniture. Elle en fera ensuite ce qu'elle voudra.

 

L’histoire des patriarches n’est pas racontée seulement pour nous apprendre la grandeur de nos ancêtres, mais également leur faiblesse. Cela nous permet de mieux nous identifier à eux.

 

Philippe Haddad

 

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5 décembre 2009 6 05 /12 /décembre /2009 20:56


Invitation

 

L’Association Cultuelle Israelite de Nîmes et du Gard

 

A le plaisir de vous inviter à

 

 

L’Allumage public d’une Menorah Géante

 

Le Lundi 14Décembre à 18 heures 30

 

Square de la Couronne – Nîmes

(angle rue Notre Dame et Bd Amiral Courbet)

 

 

- Dégustation de beignets et de boissons chaudes

- Menorots et bougies à votre disposition

Animation musicale.


Ne manquez pas ce rendez-vous de l'amitié, de la tolérance, du souvenir,
de la foi... 


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