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23 janvier 2010 6 23 /01 /janvier /2010 16:23

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TOU BICHVAT ET LA BIODIVERSITE

 

 

La politique écologique est à l'ordre du jour, car notre planète est malade : pollution, réchauffement, destruction de la forêt amazonienne – un poumon de la terre – espèces animales en voie de disparition, etc. Certains ont accusé la Bible d'être à l'origine de cet esprit destructeur, puisqu'il est écrit "emplissez la terre et conquérez là" (Gn 1, 28). Une fois de plus la critique va de paire avec l'ignorance. En effet, pour nos sages zal, cette conquête ne peut être aveugle mais doit être fondée sur l'éthique monothéiste. D'ailleurs, Adam notre ancêtre fut un jardinier, et non un pollueur de jardin.

 

En fait dans sa sagesse infinie, la Torah nous a déjà mis en garde contre nos excès et nos tentatives de modifier l'ordre établi par le Créateur, qu'Il soit béni. Ainsi dans la paracha Kédochim (paracha centrale de la Torah), nous lisons : "Observez Mes décrets : n'accouple point des bêtes d'espèces différentes ; ne sème point dans ton champ des graines hétérogènes, et qu'un tissu mixte (chaatnez) ne couvre point ton corps". (Lv 19, 19). Nahmanide (1194 - 1270) offre une interprétation d'une grande actualité.

 

"Voici le sens de l'interdiction des mélanges : D. a créé des espèces différentes dans le monde, des êtres vivants qui se meuvent et des végétaux. Et Il les a dotés de la faculté reproductive de telle sorte qu’ils engendrent et se perpétuent, tant que D. le voudra pour le maintien du monde. Et Il a ordonné qu'ils engendrent selon leur espèce pour toujours, comme il est dit leminéhou ("selon son espèce"). Ceci est la raison qui pousse les animaux à procréer pour le maintien de l'espèce quand les mâles se joignent aux femelles. Mais celui qui accouple deux espèces différentes dénie et change l'ordre de la Création comme s'il pensait que le monde de D. était incomplet, et qu'il aidait le Créateur en ajoutant des créatures.".

 

Ne parle-t-on pas aujourd'hui du respect de la biodiversité ?

 

Cette année la fête "écologique" de Tou Bichvat tombe en même temps que la paracha du Cantique de la mer. La coïncidence est éloquente : plutôt que de vouloir modifier la création divine, sachons être des serviteurs reconnaissants envers notre Créateur et travaillons dans ce monde pour construire un monde de fraternité, et non d'intérêts mercantiles.

 

 

 

 David MESSAS

Grand Rabbin de Paris

 

 

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22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 09:16

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Le grand saut

 

La paracha de la semaine retrace la sortie d'Egypte et la naissance du peuple d'Israël. Avant la dernière plaie, les enfants d'Israël reçoivent les premiers commandements de l'Eternel, par la voix de Moïse et Aaron. Le premier concerne l'élaboration d'un nouveau calendrier, basé sur le renouvellement de la lune et dont le mois de Nissan sera le mois inaugural.

 

Dieu demande ensuite au peuple de s'investir dans trois rites spécifiques : la préparation puis la consommation de l'agneau pascal, la confection du pain azyme, enfin la circoncision des mâles pour pouvoir manger le sacrifice. Pour la tradition orale cette occupation et cette ferveur devaient permettre à la collectivité d'Israël, premièrement de s'attacher à la parole divine, deuxièmement d'obtenir un mérite suffisant afin de recevoir la protection divine.

Revenons sur ces commandements. Les deux premiers concernent l'alimentation. Dans la logique biblique chaque commencement d'Histoire est inauguré par un nouveau rapport à la nourriture.

 

À propos de l'agneau, la Torah exige exclusivement la grillade : « et vous ne le ferez point cuire dans l'eau. » Les ethnologues ont mis en évidence que tous les peuples primitifs, en devenant carnivore, ont fait griller leur viande dans le feu. L'apparition de la casserole, de la friture ou du bouillon est plus tardif et indique une évolution de la culture humaine par l'utilisation d'instruments intermédiaires dans la fabrication des mets. En sortant d'Egypte, Israël doit revenir au point originel de la consommation, il doit couper les ponts avec la civilisation égyptienne, entendue dans la Bible comme « lieu de double d'étroitesse » et comme enfer concentrationnaire. En badigeonnant les linteaux du sang de l'agneau, Israël entendait ainsi se distancier par rapport à la violence et à la barbarie.

Cette idée de renaissance spirituelle et de rupture sera renforcée par la consommation du pain azyme. En effet, la particularité de cet aliment est d'être privé de levain. Or le levain est un morceau de pâte de la veille ou de l'avant-veille laissée en repos et qui au contact de l'air a fermenté. Point de pain sans mémoire ! Pour quitter le pays du pharaon, il devient nécessaire d'inaugurer une nourriture sans la moindre trace de la terre d'esclavage. Cette analyse explique pourquoi ce commandement fut donné a priori avant la dernière plaie, la précipitation et la bousculade de la nuit de Pâque ne faisant que concrétiser ce qui était demandé originellement.

Enfin le dernier commandement, la circoncision, avait pour but de renouer avec l'alliance d'Abraham, inscrivant l'histoire des Fils dans la continuité de celle des Pères. Le sang n'était plus ici celui de la honte et de la mort, mais au contraire celui de l'alliance avec le Créateur, avec la source de la vie, avec Celui qui avait retenu le bras du patriarche pour ne pas immoler Isaac. Le sacrifice de l'agneau dans la continuité de celui du bélier, proclamait la vie de l'Homme au nom de Dieu.

 

La traversée d’Abraham puis le saut de Pessah ont marqué la mémoire juive du refus de toutes les idéologies de mort.

 

Ph.Haddad

 

 

 

 

 

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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 10:57


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J’ai relu récemment Le Dernier des Justes d’André Schwarz-Bart qui reçut le prix Goncourt en 1959. J’ai relu ce livre parce que je suis tombé dessus par hasard chez mes parents, et aussi parce qu’il traitait de la sempiternelle question de la souffrance du peuple juif dans l’Histoire, notre souffrance ; cette souffrance qui rejaillit encore aujourd’hui sous forme de désespoir, d’inquiétude ou de colère, cette souffrance d’Israël qui va de paire avec sa solitude, notre solitude.

 

Combien ce verset, prononcé pourtant par un ennemi d’Israël, est vrai. Cet ennemi c’est Bilaam qui voulut maudire Israël mais qui fut contraint pas Dieu de le bénir.

 

Ce verset qui dit la vérité de notre existence s’exprime ainsi :

  Bo.jpg

« Certes, c’est un peuple qui demeure seul et qui n’a pas compté parmi les nations. »

Nb 23, 9.

 

En 1959, 14 ans après la Shoah, un large public français entendait une voix juive s’exprimer sur un problème juif. L’originalité du Dernier des Justes se trouve à mon sens dans le fait de ne pas avoir isolé la Shoah à la persécution nazie, mais à l’avoir inséré dans la vision globale de l’histoire juive. D’autres intellectuels avaient déjà réalisé ce travail, notamment Jules Isaac et Léon Poliakov, mais c’était en tant qu’historiens, alors que Schwarz-Bart le faisait en tant que romancier, avec cette possibilité d’offrir à ses héros une parole libre.

 

Le Dernier des Justes est basé sur une légende rabbinique, celle des lamed waw tsadikim nistarim, « les 36 justes cachés » qui maintiennent le monde grâce à leurs mérites, sans qu’ils sachent eux-mêmes qu’ils sont justes et sans savoir qu’ils possèdent un tel mérite.

 

Schwarz-Bart va modifier cette lecture, soit par ignorance soit volontairement, soit aussi par une certaine influence du christianisme, en posant que ces 36 justes souffrent pour les péchés du monde.

 

C’est ainsi que la lignée des Lévy, héros du livre, offre à chaque génération un martyr pour l’humanité. Le dernier des justes n’est autre qu’Ernie Lévy, enfant de la Shoah qui finit par mourir. Et il est indéniable qu’au plan littéraire cette dernière partie est d’une beauté poignante et déchirante.

 

En fait, à travers la saga des Lévy, on peut penser que Schwarz-Bart pose la question de la souffrance du peuple juif, dont la famille Lévy n’est que le paradigme. Israël est-il élu pour la souffrance, pour la haine des nations, du fait même de son élection par Dieu ?

 

Certes, il existe dans la Bible, le Talmud, la Midrash, la Kabbale des textes qui pourraient justifier une telle approche. Selon un midrash, qui comme d’habitude joue sur les mots, Sinaï s’apparenterait à Sinha = la haine : en donnant la Torah à Israël au mont Sinaï, Dieu attise du même coup la jalousie des nations. Mais avant le Midrash, le livre de Job pose déjà la question de la souffrance du juste, et ce n’est pas par hasard si à l’entrée de Yad Vashem on trouve la statue de Job souffrant.

 

Mais c’est sans aucun doute le célèbre chapitre 53 d’Isaïe sur le juste souffrant, dont on sait comment il sera repris par l’Eglise, qui irait dans le sens de la thèse de Schwarz-Bart :

 

« Méprisé et abandonné des hommes, être de douleur et habitué à la souffrance… Cependant ce sont nos souffrances qu’il a portées, c’est de nos douleurs qu’il s’est chargé, et nous l’avons considéré comme puni, frappé de Dieu et humilié. Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c’est par ses blessures que nous sommes guéris. »

 

Bien sûr pour la lecture juive, ce serviteur souffrant ne peut être qu’Israël lui-même, car quel peuple dans l’histoire a porté autant de souffrances ? Cette lecture n’annule pas l’idée que tel ou tel homme vertueux ait pu souffrir dans son existence. Ainsi la vie de Jérémie pourrait être la vie d’un serviteur souffrant. Chez Ezéchiel, nous trouvons une idée approchante, lui qui va perdre sa femme « la joie de ses yeux » afin qu’il éprouve dans son âme le malheur de son peuple qui perdra un jour son Temple « le délice de ses yeux ».

 

Mais chez Ezéchiel la souffrance d’Israël est aussi considérée comme un hilloul Hashem, une profanation du nom de Dieu, car à cause de son sombre destin, les nations en viennent à penser que Dieu a abandonné définitivement son peuple.

 

En vérité, il n’y a pas contradiction entre ses deux pôles de la pensée juive, les deux aspects de l’élection sont même indissolubles. C’est pourquoi il ne suffit pas d’assumer la souffrance juive, il faut aussi assumer l’élection, c’est-à-dire s’investir dans l’identité d’Israël selon le triptyque du am Israël, Torat Israël, érets Israël.

 

Car il n’y a rien de plus étranger au judaïsme que la nostalgie du martyre pour le martyre, l’allégresse d’offrir son corps à Dieu, cette euphorie du nihilisme le plus abject, ce don de soi pour obtenir une bonne place auprès de Dieu.

 

C’est ici qu’apparaît le point noir de ce beau roman. L’histoire juive ne se réduit pas à la somme de nos malheurs, elle ne se confond pas avec la fatalité aveugle d’un destin insupportable. A force de poser que le destin juif est un destin de souffrance, on en arriverait presque à déresponsabiliser les bourreaux, voire à en rajouter.

 

C’est pourquoi à la théorie du juste souffrant d’Isaïe, il nous faut citer son contre point en Ezéchiel :

 

« Parce que vous portez le mépris des nations, ainsi parle l’Eternel Dieu, Je lève Ma main (pour jurer) ! Ce sont les nations qui vous entourent qui porteront elles-mêmes leur ignominie… Je sanctifierai Mon grand nom qui a été profané parmi les nations… Et les nations sauront que Je suis l’Eternel quand Je serai sanctifié par vous sous leurs yeux. »

 

Le reproche que l’on peut formuler envers Le Dernier des Justes c’est donc de n’avoir mis en relief que le côté négatif de l’histoire juive. Les justes souffrent, mais qui sont-ils ? Quelle est leur doctrine ? Leur mode de vie au quotidien ? Hormis l’aïeul Mardochée, tous les Lévy souffrent, Ernie souffre, il n’arrête pas de souffrir c’est un ectoplasme souffrant, au point qu’il devient sa souffrance.

 

Pourtant une autre piste nous est suggérée par l’auteur, même s’il ne la suit pas, c’est justement la piste de l’aïeul Mardochée. Il est sommé par les soldats de jeter son Sefer Torah dans le bûcher. Il refuse en s’écriant : « Depuis mille ans, les chrétiens essayent de nous tuer et tous les jours nous essayons de vivre, et tous les jours nous y arrivons. Savez-vous pourquoi ? Parce que nous ne rendons jamais les livres, jamais, jamais ».

 

Nous pourrions conclure on disant que non seulement nous ne rendons jamais les livres, mais nous les étudions pour offrir une pensée au monde, et c’est là notre plus beau combat et c’est là notre plus belle victoire.

                                                                                                                                       Ph. HADDAD

 

 

 

 

 

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20 janvier 2010 3 20 /01 /janvier /2010 15:56


A la suite de la mise sur le Blog du précédent article, je reçois 'd'une "OverSioniste" le texte suivant. Je me fais donc un devoir de vous en faire profiter.
Claude


                                                                                                                                                         " J’aime beaucoup ce texte!!!

Il a été écrit il y a deux ans par Yair Lapid qui est un poète, un metteur en scène, un compositeur, un écrivain, un présentateur a la télévision …

 

Alors que la France nous apprend que dans ce beau pays des droits de l’homme , ” de la droite monarchiste ou poujadiste a l’extrême gauche trotskyste ou maoïste en passant par les “républicains ” ,les gaullistes, les radicaux , les socialistes ,les catholiques ,les protestants ,les musulmans et les “juifs parce que juifs ” ,il est Bon Ton Bon Genre de soutenir aveuglement “la cause juste du peuple palestinien y compris sous la direction du Hamas ” et chaque fois que possible de ”casser ” de l’israélien” …surtout s’il a le défaut de se défendre ” il est peut etre utile de lire et de diffuser des textes tels que celui de Yair."

                                                                                                                                                    S.C.


yair-lapid 

 

Yair Lapid ecrit

…”Je crois au réveil (quelque peu tardif…) du peuple juif en Israël. S’il avait entendu la sonnerie plus tôt, il n’y aurait peut-être pas eu de shoah. Mon grand-père (dont je porte le nom) aurait eu le temps de danser une dernière valse avec ma grand-mère sur les rives du fleuve Hayarkon…

 

Je suis sioniste.

 

L’hébreu est ma langue naturelle, celle dans laquelle je prie D., celle aussi dans laquelle j’insulte ce chauffard imprudent au feu rouge. Le légumier, ou encore l’automobiliste cherchant son chemin m’interpellent “mon frère…”. C’est vrai, je suis leur frère. La Bible, ce n’est pas seulement mon histoire, c’est aussi ma géographie: Le roi Saul a cherché les ânesses de son père sur la départementale 443. Jonas, le prophète, a pris la fuite par le port de Jaffa a quelque pas du restaurant de Margareth Tayar. C’est sur l’une des terrasses de Jerusalem (qui appartient à un oligarque russe) que le roi David espionnait Bat Sheva. Je suis sioniste.

 

La première fois que j’ai vu mon fils en uniforme de Tsahal, j’ai explosé en sanglots. Depuis au moins 20 ans, je ne rate plus les célébrations de l’Indépendance. Et si mon plasma est coréen, il a appris à vibrer pour la « nivheret » (la sélection israélienne de football). Je suis sioniste.

 

Je crois en nos droits sur cette terre. Ces gens pourchassés, opprimés ont le droit a leur nation, avec un F16 en prime. Je condamne avec fermeté l’antisémitisme de Londres à Bombay. Et pourtant, mes frères juifs, vivant en Diaspora, n’ont pas compris une chose élémentaire sur ce monde, Israel ne s’est pas construite dans le but de faire disparaitre l’antisémitisme, mais pour ne plus avoir à rendre compte à quiconque. Je suis sioniste.

 

En 1982, on m’a tire dessus au Liban. Une roquette m’a rate de quelques mètres à Kyriat Shmone. Des Scuds sont tombés à coté de chez moi pendant la guerre du Golfe. J’étais à Sderot lorsque la sirène “Tseva Adom” a retenti. Des terroristes kamikazes ont explosés non loin de la maison de mes parents. Mes enfants ont connus l’abri avant meme qu’ils ne puissent prononcer leur nom, blottis dans les bras de leur grand-mère venue de Pologne pour échapper à la mort. Et malgré tout, j’éprouve un profond sentiment de chance de vivre ici, je ne me sens vraiment bien dans aucun autre endroit. Je suis sioniste.

 

Je crois au principe que tout citoyen vivant en Israël doit servir son pays, payer ses impôts, voter et connaitre au moins une chanson de Shalom Hanor…

 

Je pense que l’Etat d’Israel n’est pas seulement un pays mais une idée, un concept. J’ai foi en trois nouveaux commandements gravés sur le mur du musée du mémorial de l’Holocauste à Washington: « …tu ne pacteras pas avec le mal, tu ne te défileras pas, tu ne te porteras plus en victime…”. Je suis sioniste.

 

J’ai contemplé la chapelle Sixtine au Vatican, j’ai même acheté des souvenirs devant Notre-Dame à Paris. J’ai contemplé en extase Bouddha au palais du roi à Bangkok. Mais Tel Aviv reste la ville la plus amusante, la Mer Rouge plus bleue, les tunnels derrière le Kotel plus émouvants. C’est vrai, je ne suis pas objectif. Mais je ne suis pas non plus objectif vis-à-vis de ma femme et mes enfants. Je suis sioniste.

 

Je suis un homme moderne qui vit pleinement son passé. Je fais partie d’un peuple qui compte: Moise, Jésus, Maimonide, Freud, Marx, Einstein, Woody Allen, Bobby Fisher, Bob Dylan, Franz Kafka, Herzl et Ben Gourion. Je fais partie d’une toute petite minorité oppressée depuis la nuit des temps et qui a pourtant influencé l’humanité plus que n’importe quel autre peuple au monde. Pendant que les autres ont investis toute leur énergie dans le feu et le sang, nous avons eu l’intelligence d’investir dans l’intelligence. Je suis sioniste.

 

Je regarde autour de moi et je suis fier. Je vis mieux qu’1 milliard d’indous, 1.3 milliard de chinois, que toute l’Afrique réunie, 250 millions d’indonésiens, que les thaïlandais, les philippins, les russes, que les ukrainiens, et que tout le monde musulman (sauf peut-être le Sultan de Brunei). Je vis dans un pays ou les frontières sont quasiment fermées, sans aucune ressource énergétique. Et pourtant, les feux aux intersections fonctionnent sans arrêt, les ordinateurs sont connectés à Internet à haut débit, et si je t’oublie, O Jérusalem, que ma main droite se dessèche… Je suis sioniste.

 

Le sionisme m’est naturel comme il m’est naturel d’être fils, papa ou mari. Certains se disent représentants du vrai sionisme, ils me font bien rire. Le sionisme ne se mesure pas à la taille de ta kippa, du quartier dans lequel tu vis ou encore pour quel parti tu votes. Mon sionisme, il est né bien avant moi, quelque part au cœur des rues enneigées de Budapest. Il a pris racine la ou mon père était occupé à comprendre pourquoi le monde lui en voulait tellement. Je suis sioniste.

 

Je compatis a la mort de chaque victime innocente car moi aussi je fus jadis une victime innocente. Je n’ai aucune envie ou volonté d’adopter les principes moraux de mes ennemis. Je ne veux pas leur ressembler. Je ne pointe jamais mon glaive, je le tiens tout simplement près de moi au cas où…. Je suis sioniste.

 

Je ne porte pas simplement l’héritage de mes pères, je suis responsable du devenir de mes enfants. Nos pères ont créés ce pays dans des circonstances quasi impossibles pourtant ils ne se sont pas contentés de survivre. Ils ont fondés un pays basé sur des valeurs humaines et morales. Ils étaient prêts à mourir pour elles. Moi, je m’efforce de vivre pour celles-ci.”

 

    
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20 janvier 2010 3 20 /01 /janvier /2010 11:15

Le sionisme : Echec ou Success Story ?

 

Vous trouverez, ci-dessous, la réponse de Yossef Lapid  à un article d'Anton Shamas, auteur palestino israélien, parue dans un hebdomadaire de Tel Aviv. Une réponse particulièrement brillante et réaliste, qui remet les choses à leur place !

 

L'auteur palestino-israélien, écrivait :

 

"Mesdames et Messieurs, le moment est venu, en ce jour de fête, de reconnaître avec une totale franchise, sans sentiment de honte, ni en baissant les yeux, que toute cette affaire s'est mal terminée. L'aventure sioniste s'est soldée par un échec total".

  

Réponse de Yossef Lapid
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' Shamas, mon ami,

 

Le sionisme est la plus grande 'success story' du XXe siècle.

Cinquante ans après la défaite de Hitler et du Mufti de Jérusalem, le sionisme vit et prospère au coeur du Moyen-Orient, dans un Etat de 4 millions et demi de Juifs, dont la survie pouvait faire doute, à un moment donné.

 

La langue hébraïque (une des merveilles du sionisme) a fait l'union des Sabras [Israéliens nés dans le pays] et des réfugiés des camps, des Séfarades et des Juifs d'Orient et d'Occident.

En un demi-siècle et en partant pratiquement de zéro, les sionistes ont forgé un Etat qui lance ses propres satellites dans l'espace et approvisionne la marine américaine en avions-espions sans pilote.

 

Un Etat qui exporte des progiciels compliqués et enseigne aux Latino-Américains comment faire pousser des melons.

 

Un Etat qui exporte tous les mois des produits, pour une valeur de plus d'un milliard de dollars, vers l'Europe occidentale, les Etats-Unis et même le Japon.

Une démocratie exemplaire, où les ministres craignent les contrôles de comptes et où les juges ne craignent que Dieu.

 

Un Etat qui a produit une armée considérée comme l'une des meilleures du monde.

 

Un Etat où il y a peu de crimes de sang, mais beaucoup de bons concerts.

 

Où les fidèles de toutes les religions jouissent de la liberté de culte, et où les non-croyants sont également les bienvenus.

 

10% des citoyens du pays sont de nouveaux immigrants.

 

89% estiment que, malgré toutes les difficultés, c'est un pays où il fait bon vivre.

 

Voilà un Etat où un Anton Shamas est libre, un jour de fête nationale [israélienne], de publier une virulente attaque contre tout ce qui est cher aux Juifs vivant dans ce pays.

Shamas sera peut-être capable de nous pardonner tout cela. Mais ce qu'il ne peut pas supporter, c'est le fait que, présentés à la lumière des réalisations du sionisme, les échecs arabes apparaissent si humiliants et déprimants.

 

 

Combien y a t il de Palestiniens, mon ami ? un million ? deux ? trois ? Et combien d'Etats arabes t'entourent ? - Vingt ? Vingt pays de rois et de dictateurs, de terreur et d'effusion de sang. Il n'existe pas une seule démocratie arabe avec liberté d'expression et droits civiques.

Tu nous parles de l'échec de l'Etat d'Israël. Comparé à qui, à quoi ?- A l'Algérie ? A l'Egypte ? A l'Irak ?

 

Combien y a-t-il d'Arabes entre l'Océan Atlantique et le Golfe Persique ? - Cent millions ? Deux cents millions ? Et combien y a-t-il de musulmans ? - Un milliard ! et ils prient tous le même Allah, au nom du même prophète, Mahomet. Et tous, tant qu'ils sont, ils ne peuvent pas résoudre le problème des égouts à Gaza!

 

Depuis 47 ans, vous vous êtes préparés à l'indépendance palestinienne, et pourtant vous ne vous êtes toujours pas mis à ramasser les ordures ménagères à Jéricho. Malgré tout le pétrole du monde, vous n'êtes pas parvenus à mobiliser la fraternité arabe nécessaire pour construire l'hôpital, à Deir El Balah. Et tous les robinets en or massif d'Arabie Saoudite et tous les jacuzzis du Koweït ne suffisent pas à fournir de l'eau potable à Jabalyia.

 

Ceci dit, mon ami - tu le sais bien, n'est-ce pas ? - si un million de Juifs vivaient à Gaza, cette ville deviendrait un paradis sur terre. A ce moment-là, les ouvriers palestiniens feraient la queue [au passage d'] Erez pour y travailler.

 

S'il y avait dans le monde un milliard de croyants juifs, les Juifs de Gaza n'auraient pas besoin d'aumônes onusiennes. Les Juifs du monde prendraient soin des Juifs de Gaza, et Gaza serait depuis longtemps la perle de la Méditerranée. Allons, tu sais tout cela, Anton Shamas, et c'est bien ce qui t'exaspère.

 

C'est la jalousie qui te dévore et qui t'égare.

 

Ainsi, vois-tu, le moment est venu de conclure avec une totale franchise, sans sentiment de honte, ni en baissant les yeux :

 

L'aventure palestinienne s'est soldée par un échec total. Cela n'a pas marché, toute cette affaire.

 

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19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 11:32

Principes de la Foi Juive

 Maimonide.jpg

Chaque religion a des principes fondamentaux, qui sont la source et la base de sa croyance. Les principes de la foi juive sont au nombre de treize, codifiés par un célèbre rabbin du Moyen -Age espagnol, Rabbi Moshé Ben Maïmon, plus connu sous le nom de Rambam (initiales hébraïques de Rabbi Moshé Ben Maïmon ou Maimonide).


------D'abord, quelques mots sur l'auteur de ces 13 articles de foi.


Maïmonide était un grand savant en médecine et le médecin privé du roi d'Espagne. Il est né en 1135 et mort en 1204. I1 a rédigé de nombreux ouvrages et codifié toute la loi de Moïse, en un condensé appelé Michné Tora, entre autres. Il est également l'auteur d'un ouvrage intitulé Le Guide des Egarés, qui, comme son nom l'indique, montre la voie à suivre à ceux qui cherchent la Vérité. Maïmonide est aussi connu comme médecin, nous l'avons dit. A ce propos, il est bon de noter, que sur l'une des façades de l'Ecole de Médecine à Paris, se trouve un fronton sur lequel est gravé en médaillon, Maimonide, soignant un malade.


------Le Rambam a donc résumé toute la croyance juive en treize articles. Celui qui renie, ne serait-ce qu'un seul de ces articles sera excommunié de la Communauté juive.
------Les bases mêmes de la judaïté se reflètent dans l'essence de ces principes, que nous allons énumérer et expliquer, le cas échéant.


------1. Croire en l'omniscience et l'omnipotence de Dieu. On sait par tradition, que Dieu sait tout et qu'il est partout. Celui qui dirait que Dieu est partout, mais pas à un endroit en particulier serait un blasphémateur.


------2. Dieu est unique, et le seul Dieu. II n'y a aucune divinité associée à Lui. C'est Lui qui a tout créé, et il est la Source première et la Cause première de tout ce qui est sur Terre.


------3. Dieu est incorporel et on ne peut lui attribuer aucune image ni aucun corps. Cependant, si dans les écrits saints, on évoque parfois, la main de Dieu ou le doigt de Dieu, c'est uniquement pour faire comprendre au lecteur humain le sens des mots.


------4. Dieu est le Premier et personne ne l'a précédé.


------5. On ne doit prier que Dieu seul et personne d'autres. II s'agit dans cet article de proscrire toute forme d'idolâtrie. Cependant, lorsque quelquefois on se rend chez un saint, ou que l'on monte en pèlerinage sur la tombe d'un grand rabbin, ce n'est pas le rabbin, ou le saint que l'on va prier. Non ! Nous demandons tout simplement qu'ils nous servent d'intermédiaire entre Dieu et nous.


------ 6. Dieu connaît les pensées de tous, comme il est dit, notamment, dans les psaumes : "Avant que mes paroles naissent, Tu les connais déjà".

 

-------7.La prophétie de Moïse est Vraie. Nul autre prophète ne peut prétendre avoir parlé à Dieu comme Moïse ni avoir le droit de donner un nouveau message divin.


------8.Que Moïse est toujours le prototype de tous les prophètes, c'est-à-dire, que les prophètes (et la Bible en est pleine) qui ont succédé à Moise (par ex. Isaïe, Jérémie etc ...) ne doivent en rien modifier le message de Moïse ne l'altérer en quoi que ce soit. tous les prophètes ont l'obligation de se référer à Moïse, en se gardant de changer, ne fût-ce qu'un iota la Loi.


--------9. La Tora est d'origine divine. Celui qui dirait que la Tora n'est que l'oeuvre de Moïse et que c'est ce dernier qui aurait tout imaginé de son propre chef, se verrait exclu de la Communauté.


-------10. Que la Tora, d'origine divine, est immuable, qu'elle ne changera jamais, comme Son auteur (Dieu) Qui est immuable aussi. Cet article montre la perrénité de la loi juive et son caractère intemporel.


------11. Dieu récompensera les justes et punira les méchants. Il s'agit, bien évidemment de la récompense qui rétribue ceux qui la mérite, dans l'au -delà, autrement dit, quoique ces mots n'aient pas la même valeur dans le judaïsme, de l'évocation de l'enfer et du Paradis.


------12. La croyance en la venue du Messie (nous parlerons du Messie, selon l'optique juive dans un autre article). Et bien qu'il tarde à venir, tous les jours, nous nous devons de dire : "c'est aujourd'hui qu'il vient". Celui qui nie cet événement capital attendu depuis plus de 2000 ans, nieraient la foi juive dans son intégralité.


------13. Croire en la résurrection des morts. Ce dernier article est intiment lié au précédent, puisque c'est le Messie qui sera la personne habilitée par Dieu à accomplir ce miracle.

------ Ces 13 articles de la foi, sont indissociables les uns des autres, et on ne peut en éliminer un et garder les autres. Ils forment un tout, et on doit croire à tous ces articles, dans leur intégralité. La sanction divine serait trop grave, si l'on reniait l'un de ces 13 principes fondamentaux de la Loi juive.

G. Sebag

 

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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 13:52
 

Le chemin d’Abraham vers Dieu

 

vaera.jpgDans notre paracha il est question des sept premières plaies qui frappèrent le pays d'Égypte, afin d’obliger le pharaon à laisser partir Israël. Au fond ces plaies avaient pour fonction de révéler au souverain la toute puissance divine sur les éléments de la nature dont Il était le Créateur. Ces manifestations miraculeuses eurent certes leur effet puisque lors de la dernière frappe, pharaon céda. Pourtant après le départ des enfants d’Israël, il se ravisa et poursuivit les esclaves qu’il avait affranchis. Sa croyance en Dieu n’était une croyance profonde et sincère, mais une peur.

 

Dans son Mishné Torah - lois sur l’idolâtrie - Maïmonide présente Abraham, notre père, comme l’homme qui se détacha des cultes idolâtres au milieu desquels il avait grandi et auxquels il avait adhéré. Par une réflexion profonde et arriva à la foi authentique qui consiste à servir Dieu, car c’est à Lui seul qu’il convient de rendre un culte.

 

Le Professeur Yeshayahou Leibowitz développe cette idée ainsi :

 

« Cet enseignement de Maïmonide est très important, à savoir que ceux qui reconnaissent Dieu par leur propre démarche et leur propre sagesse n’ont pas besoin de révélations divines miraculeuses. Ils ne reconnaissent pas Dieu selon des événements historiques ou psychiques, contrairement à la majorité des croyants qui rencontrent Dieu dans des événements qu’ils ne peuvent expliquer et qu’ils attribuent alors à Dieu. »

 

Pour Maïmonide, la révélation divine ou le miracle ne sont « nécessaires » que pour ceux qui possèdent des doutes, mais le vrai croyant chemine vers Dieu dans le monde tel qu’il est, et c’est au bout de cette recherche qu’il rencontre son Créateur.

 

 

Ph. HADDAD

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9 janvier 2010 6 09 /01 /janvier /2010 12:10

EN RAISON DES INTEMPERIES, LA GRANDE SOIREE DANSANTE QUI DEVAIT AVOIR LIEU CE SAMEDI 9 JANVIER EST REPORTEE AU

SAMEDI 16 JANVIER 2010
MEME LIEU, MEME HEURES


Centre-cultuel.jpg

Madame Jeanine Ghanassia,

 Présidente du Centre Culturel Sarah et Aimé Grumbach

Et son bureau vous invitent à la

 

GRANDE SOIREE DANSANTE

Animée par ANDRE MARTHAN

 

Qui aura lieu le

 

SAMEDI 16 JANVIER 2010

A partir de 21 heures

 

Au Centre Communautaire

5, rue d’Angoulême – NIMES

 

P.A.F. :  Adrérents        : 15 €uros

              Non adhérents : 18 €uros

 

Nous vous attendons toutes et tous pour entrer ensemble dans l’année 2010

dans la joie et la bonne humeur.

 

Contact : Jeanine Ghanassia : 06 73 04 12 07

Charlette Bramly : 06 61 11 65 95

Josée Cohen : 06 24 21 38 48

 

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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 11:56


Oneg Shabbat


La mitsva de « Oneg Shabbat »

 

Il est dit dans le livre de Isaï (58) : « Et tu considéreras le Shabbat comme un délice ». On en déduit que chacun doit honorer le Shabbat en fonction de ses moyens et possibilités ; et ceci par des mets et boissons succulentes.

 

Puisque cette mitsva de Oneg Shabbat n’est pas mentionnée clairement dans la torah, mais que dans les prophètes, le Rambam dit que cette mitsva est une injonction rabbinique. Il n’empêche que cette mitsva reste très importante et que sa récompense est très grande et mentionnée dans les versets (chapitre 58). Rabbi Yohanan a dit au nom de Rabbi Yossi :

« Quiconque se réjouit (oneg) avec le shabbat, recevra un héritage sans limite. »

 

Certains de nos richonim (rachba-rivach) pensent que Oneg shabbat est une mitsva de la torah ; elle est exprimée dans la torah par les termes « Mikraé kodesh » : convocations sacrées qui traitent aussi bien des fêtes que du shabbat, cette mitsva consiste à se vêtir avec de beaux habits, se nourrir de bons mets… .

 

D’autres, parmi nos maîtres disent que c’est une halakha Lémoché missinaï, c'est-à-dire que oneg shabbat a été donné par D.ieu à Moché sur le mont Sinaï  (sans preuve ou trace dans le texte de la torah).

 

Voici les paroles du Rambam (chap.30 : shabbat) « Qu’appelle t-on Oneg ? C’est préparer un plat bien gras, des boissons aromatisées en l’honneur du shabbat, chacun, suivant ses moyens. Quiconque multiplie les dépenses et les préparatifs pour shabbat, sera digne de louanges. Si les moyens sont limités, on se contentera d’un plat d’épinard (plat simple mais préparé spécialement pour shabbat) ; et ceci sera considéré comme oneg shabbat ».

 

La guemara nous relate l’histoire de Yossef Mokir Shabbat (celui qui vénérait le shabbat). Celui-ci avait un voisin non juif. Un jour, les astrologues lui ont révèle que Yossef allait un jour acquérir toute sa fortune. Il vendit tout ses biens, acheta une grosse pierre précieuse et la cacha au fond de son chapeau ; celui-ci s’envola alors qu’il passait au dessus d’un pont ; un gros poisson l’avala (avec le diamant) ; les pêcheurs le prirent et allèrent trouver Yossef afin de lui proposer d’acheter une si « belle pièce». Tout le monde savait que, uniquement Yossef était capable d’acheter quelques minutes avant shabbat, ce gros poisson, ce qu’il fit. Il l’éventra et trouva la pierre précieuse dans les entrailles du poisson…

 

C’est la récompense de ceux qui croient et honorent Shabbat  de toutes leurs forces

 

 



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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 17:44

Chemot

 


Le deuxième livre de la Thora s’intitule CHEMOT : les noms. L’appellation courante de ce livre est l’exode. Ce terme ne correspond pas à la vérité historique. Le peuple hébreu ne s’est pas exilé d’un pays qui lui était destiné. Durant quatre cents ans, durée du séjour de ce peuple dans un pays étranger, l’Egypte, les hébreux ont souffert d’un esclavage inhumain. Un exode signifie un départ non voulu, une errance imprévue par des moiseévénements tragiques. L’exode de populations de leur résidence vers un lieu provisoire s’accompagne souvent d’espoir de retour.

 

Le peuple hébreu quitte sa prison, l’Egypte vers sa destination finale, la Terre d’Israël. Il mettra certes quarante ans pour y arriver. Son séjour dans le désert va être un apprentissage de la notion de la liberté. Il apprendra aussi à rejeter la soumission à un être qui lui ressemble parce qu’il sera dépendant de D. Il ne retournera plus jamais en Egypte terme qui lui rappellera l’avilissement et l’asservissement..

Les sages ont retenu que ce peuple asservi et avili ne perdra pas espoir de sa liberté prochaine pour trois raisons majeures : les hébreux ont gardé leur nom propre leur langue et leurs vêtements.

 

Les « chemot » les noms donnent l’identité propre à tout un chacun. C’est à l’intérieur d’une famille que le nom porté n’est pas seulement un nom usuel mais aussi une mémoire. Il peut être celui d’un grand père et d’une personnalité marquante. Il n’est pas donc anodin.

La langue en l’occurrence l’hébreu est le véhicule qui relie les individus. Si oralement les hébreux ont certainement utilisé la langue égyptienne, ils ont aussi parlé la langue de leurs ancêtres, de leur pays d’origine. C’est ce fil tenu, espoir de retour, qui a maintenu entre toutes les générations esclaves la force invincible contre l’anonymat et la perte de la dignité humaine.

Les vêtements comme le port de Talith ou la mise des tefillins, s’affichent par leur aspect extérieur comme une reconnaissance significative de tout un peuple de son appartenance à un idéal. C’est un défi pacifique aux agressions du pouvoir égyptien pour annihiler toute velléité de liberté et d’indépendance.

D. libérera ce peuple parce que ce dernier a mis en place les trois forces qui l’ont soutenues pour ne pas sombrer dans une intégration mentale ou une désintégration physique

 

Rabbin Salomon MALKA




Projet non enregistré 1334X563 

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