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13 février 2010 6 13 /02 /février /2010 15:16

Etre juif, la Super Classe !

Par Arnold Lagémi 

 

 

J’écrivais, il y a quelques semaines un billet, où face à la morosité ambiante j’estimais: « Etre Israélien, quelle classe ! ».

 

Aujourd’hui, j’ai essayé de triturer plus profondément les données constitutives de l’identité juive et le souffle qui en a jailli est d’une telle puissance que je n’y vois que raisons à estimer qu’en faire partie procède de la super classe !

  

Pourquoi ?

  

1) D’abord, parce qu’on est vivant ! Et si cela surprend c’est qu’on ignore (ou fait semblant) qu’il n’y a pas eu depuis la constitution de la nation hébraïque, un seul siècle ou tant en Orient qu’en Occident un projet d’anéantissement des Juifs n’ait vu le jour, sans aboutir.

 

2) Parce que tant en Israël qu’en Diaspora, on croise des femmes qui ont « un gros ventre. » et que, continuer d’avoir des enfants, dans un monde, où la plupart des Etats Arabes veulent notre mort et espèrent que celui qui préside aux destinées de l’Etat Iranien appuiera sur le bouton, et que c’est un pari fou sur la vie qu’enfanter devant une telle menace.

 

3) Parce que tant en Israël, qu’à Paris ou Brooklyn, les Juifs rient et sont parfois pris du même fou rire qu’ils auraient si le Hezbollah ou le Hamas n’existaient pas.

 

4) Parce qu’à Sdérot, j’ai vu un grand père qui, dans son jardin poussait des jurons devant les mauvaises herbes qui poussaient autour de ses pommiers.

 

5) Parce que les Juifs ont la mémoire courte, et que, tous les jours, à Marseille, Johannesburg ou Haïfa, ils continuent dans leurs synagogues à proclamer « Odou Ladochem ki tov ki léolam hassdo. » « Dites qu’ Hachem est bon car sa bienveillance est éternelle ».

 

6) Parce que mon ami Ilan Moréno alors qu’il a perdu son fils Emmanuel (zal) Héros d’Israël, lors du dernier conflit au Liban, retrouve son sourire, voir son rire conquérant, dès qu'il parle de ses petits enfants.

 

7) Parce qu’hospitalisé en Israël, pour une courte durée et, ne sachant où poser le plateau qui contenait mon repas, j’ai du le déposer au sol, et que j’ai été rappelé à l’ordre par une simple femme d’entretien qui m’a apostrophé en me disant : « Apprends que tu n’es pas un chien et qu’on ne pose pas la nourriture, à même le sol !

 

8) Parce qu’après tout ce qui nous est tombé sur la tête, nous avons le toupet de proclamer encore, parfois avec regret, souvent avec dépit mais presque toujours comme un défi aux sirènes et aux chimères : Chéma Israël, Hachem Elokénou, Hachem Ehad » Ecoute, peuple Juif, il y a quelque chose de grand, de très grand qui donne un sens à ton histoire, ce quelque chose est aussi seul au Ciel que tu l’es sur la terre. Aide le Ciel, même si tu as le sentiment, qu’il ne t’aide pas ! Parce que ce Ciel a fait à Israël la seule déclaration d’amour qui vaille : « J’ai besoin de toi ! »

 

9) Parce que cette proclamation, on ne la lance pas au monde comme l’aveu d’une évidence motivant tous les combats, mais qu’on la murmure aussi à l’heure de tous les apaisements, quand la rencontre avec l’ineffable est si proche qu’on ne joue plus la comédie et que, même, à cet instant ultime, on soutient que la vérité ne souffre pas la concurrence.

 

10) Parce que les vrais amis du Peuple de l’Alliance savent qu’un cheveu arraché sur la tête d’un Juif par un antisémite, c’est un peu de lumière qui s’éloigne du monde,

 

11) Parce que la religion des Juifs est la seule à dire qu'il n'est pas nécessaire d'être Juif pour être "sauvé."

 

12) Enfin, parce que je sais que, commençant par vous donner mes raisons à la super classe d’être Juif, vous continuerez la liste en y donnant les vôtres et que, chacun d’entre nous à la question posée par les gens compliqués « qu’est ce que l’identité juive ? » commencera d’abord à réprimer un rire de circonstance devant l’évidence pour articuler : « C’est d’abord la super classe ! »

 

 

 

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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 19:01

CHEKALIM pour notre PATRIMOINE

 

 C'est une bien belle tradition que celle qui prévoyait, autrefois, que toute famille de la communauté d'Israël paye un impôt personnel d'un demi-chekel destiné à couvrir un certain nombre de besoins nécessaires à l'entretien et à l'administration du Temple de Jérusalem.

Nos Sages ont opportunément cherché à perpétuer cette tradition et ont prévu que cet impôt commencerait à être exigible dès le 1er jour du mois d'Adar. On considérait alors que chaque membre de la communauté était en quelque sorte associé et garant du centre spirituel de la nation.

Pourquoi un demi-chekel seulement ? Il y a là, à l'évidence, une forte indication consistant à dire que ce n'est pas seul et isolé qu'un juif peut participer à cette tâche. Il s'agit là d'une incitation à s'unir et à s'assembler deux par deux pour que le chekel soit formé.

Nul d'entre nous n'a le droit de s'abstenir ou même - les maîtres du Talmud insisteront sur cette donnée - de vouloir assumer seul la charge. C'est qu'il n'y a devant Dieu ni riche ni pauvre : il n'y a en l'occurrence que des hommes cherchant à s'unir afin de participer ensemble et solidairement aux besoins de la communauté.

Qui ne voit qu'il y a là une leçon - et un appel - d'unité et de solidarité pour nous juifs d'aujourd'hui qui avons le souci de perpétuer notre temple contemporain, c'est-à-dire nos synagogues, nos institutions dans leur diversité et leur complémentarité? 

Le don du demi-chekel est plus qu'un devoir ou une aumône. C'est une actualisation du récit biblique. C'est pour chacun d'entre nous l'affirmation de ce que nous sommes soucieux de la pérennité de nos institutions. C'est enfin l'engagement spirituel et moral (plus que financier) qu'ensemble nous faisons face à nos responsabilités.

C'est donc à partir de ce Chabbat chekalim que le Consistoire Central lance pour la deuxième année son appel pour soutenir, sauvegarder et pérenniser le patrimoine juif de toutes nos communautés à travers la France (synagogues, mikvaot, centres, talmudei torah, ...), dont les consistoires sont les garants, par vos dons à la Fondation du Patrimoine Juif de France, pour que dans toutes nos communautés soit rappelé ce devoir élémentaire et ancestral de soutien au coeur même de notre vie juive, c'est à dire notre patrimoine.

 

Joël Mergui

Président du Consistoire Central

 

 

DISPARITION DU DERNIER JUIF D'ORAN 

La Commission consistoriale des cimetières juifs d’Algérie salut le travail de l’Association des Israélites d’Oranie en France qui nous transmet ce texte :

« Ce 18 janvier 2010, le dernier Juif vivant en Oranie depuis l’Indépen­dance, M. Messaoud CHETRIT, est décédé à l’hôpital civil d’Oran. Gar­dien du cimetière juif depuis une quarantaine d’années, marocain d’origine, Messaoud n’avait jamais voulu quitter le pays où il était venu dans sa jeunesse. L’Association des Israélites d’Oranie en France l’ai­dait matériellement, dans le cadre de son action sociale…

 

En 1962, il y avait à Oran, ville de 450.000 habitants,

   75.000 Juifs

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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 14:58
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MICHPATIM

 

 

Certains fideles de notre communauté assimilent les six cent treize mitsvot au seul décalogue. Les lois inscrites dans les dix commandements sont déjà une montagne difficile à Gravir. Mais l’erreur provient de leur peur de ne pouvoir déjà appliquer les dix règles gravées dans deux tables. Leur parler d’autres, nombreuses, touchant tous les domaines aussi bien intimes que relationnels, semblent souvent une gageure. Comment leur expliquer que D. en nous fixant des lois a voulu nous épargner une recherche éthique et une perte de temps incalculables. Lorsque nos voyageons, nous sommes heureux de l’agence qui a tout prévu : le lieu de séjour, le transport dans d’excellentes conditions, les loisirs, la prévention du moindre souci. Notre satisfaction et nos remerciements sont la moindre manière de nous montrer redevables de tant de sollicitudes.

 

Cette sidra vient nous rappeler une évidence. Le décalogue prononcé dans un décor unique : le mont Sinaï, n’a pas été la seule manifestation divine pour notre protection et notre sécurité. Les autres lois ont été dictées aussi à Moché sur le Mont Sinaï. Elles ont donc une valeur identique et un souci égal pour nos propres appréhensions dans un monde hostile et difficile. S’il a fallu de nombreux siècles à nos gouvernants de mettre en place un système d’assurance sociale comprenant les remboursements des soins et le prise en charge des jours chômés dus à la maladie, la Thora indique ces deux règles en un verset. (ch.21 v.19)

 

Les lois les plus ardues concernent les relations entre individus. Nous savons que les tribunaux sont submergés par les plaintes déposées par les hommes et les femmes qui ne s’accordent pas ou qui sont victimes de la violence ou autres sévices. Les dommages et intérêts relèvent pour certains de l’arbitraire des juges et pour d’autres de l’injustice. Il est difficile de satisfaire tout le monde. Un juge doit mettre de coté ses propres convictions et sentiments pour que la recherche de la vérité soit éclatante. La sidra aborde cette partie et met en garde d’emblée les légistes qui croient uniquement en leur pouvoir sans la peur de l’erreur judiciaire. La Thora demande donc aux juges de percevoir D. dans tous leurs actes. Dans ces textes de justice courante le juge n’apparait pas en tant que « choffete ».Il a pour nom « ELO HIM » le propre nom de D. Ce titre suprême doit bien entendu conférer aux juges honneur et respect mais aussi circonspection et tremblement. Leur conduite dictée par l’envie de suivre les directives divines sera couronnée de succès parce qu’il aura démontré aux justiciables qu’ils craignent D. donc ils ne sont pas au dessus de la loi.

 

Rabbin Salomon MALKA

 csicsic@aol.com

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10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 09:43

Chers amis

C'est avec émotion que je vous annonce que ce lundi 9.février 2010 a été voté à l’unanimité le voeu présenté par Karen TAIEB et soutenu par Anne Hidalgo, concernant la nomination d'un lieu du 12ème arrondissement de Paris à la mémoire de notre jeune frère Ilan HALIMI (zal).

Choisi dans un quartier dans lequel il a vécu, étudié et grandi, ce lieu sera un témoignage pour que  toutes les générations sachent que le racisme et l’ANTISEMITISME peuvent tuer.

Qu'il repose en paix!

Vous trouverez ci dessous le texte lu par Karen TAIEB et voté par tous les conseillers de Paris

                                                                                                                                 Gil Taieb

 

 

"Tout le monde a en mémoire le calvaire d'Ilan HALIMI.

 

Il y a 4 ans presque jour pour jour, ce jeune parisien de 23 ans est retrouvé nu, tondu, brûlé à l'essence, blessé au couteau, le corps abîmé par les tortures, agonisant le long d'une voie ferrée dans l'Essonne après avoir été kidnappé, séquestré et torturé durant 24 jours.

 

Avant de vivre l’horreur, Ilan Halimi mène avec sa mère et sa sœur une vie paisible et modeste dans le XIIème arrondissement.

 

Mais « le gang des barbares » voit la chose autrement, Ilan Halimi est juif : il a donc de l’argent.

A sa famille, on réclame une somme astronomique : jusqu’à 450 000 euros.

 

Parce que les préjugés peuvent engendrer la mort

Parce que la haine peut tuer

Parce que le racisme, l’antisémitisme, l’homophobie peuvent conduire à l’irréparable

 

Il est important que Paris redise autant de fois qu’il sera nécessaire son intransigeance pour le respect des valeurs républicaines, pour les droits de l’homme et son combat contre toutes les formes de racismes.

 

C’est pourquoi,

- Considérant le caractère antisémite du meurtre d’Ilan Halimi,

- Considérant les 24 jours de calvaire subis et la cruauté de ses ravisseurs,

- Considérant qu’Ilan Halimi était un enfant du XII° arrondissement de Paris,

- Considérant que sa mémoire doit être associée à celle de Paris, au nom des valeurs républicaines, du vivre ensemble et de la lutte contre toutes les formes de racismes,

 

Nous émettons le vœu qu’un lieu de vie ou un jardin du XII° arrondissement de Paris se voit attribuer le nom d’Ilan Halimi.

 

Permettez-moi de former en même temps un autre vœu celui de ne plus avoir à attribuer à un lieu de Paris le nom d’un autre Brahim Bouarram, ce jeune Marocain jeté dans la Seine, le 1er mai 1995, par des manifestants issus d'un cortège du Front national.

 

Celui d’une autre Sohane, morte brûlée vive pour avoir refusé de se soumettre à la violence d’un jeune homme ou d’un autre Ilan Halimi séquestré, torturé, assassiné parce que juif."

 

                                                                                                                           Karen TAIEB

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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 18:42
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CHERS AMIS

 

LE VŒU PRESENTE PAR KAREN TAIEB, SOUTENU PAR ANNE HIDALGO A

LA MAIRIE DE PARIS

 

 

CONCERNANT LA NOMINATION D’UN LIEU DU 12 EME ARRONDISSEMENT DE PARIS

 

CONSACRE A LA MEMOIRE D’ILAN HALIMI

 

VIENT D’ETRE VOTE A L’INSTANT MEME

 

A L’UNANIMITE;

 

QU’ILAN  REPOSE EN PAIX

 

NOS PLUS CHALEUREUSES FELICITATIONS A KEREN TAIEB POUR SON COMBAT MENE TAMBOUR BATTANT CONTRE VENTS ET MAREES

 

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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 11:19

Martin Luther King JrEn août 1967, le pasteur Martin Luther King,

 

combattant infatigable de la non-violence

 

et pour l'intégration des Afro-Américains,

 

Prix Nobel de la paix 1964, publiait le texte ci-dessous

 

qui nous semble plus que jamais d'actualité.

 

 

 

Tu déclares, mon ami, que tu ne hais pas les Juifs, que tu es seulement anti-sioniste. À cela je dis, que la vérité sonne du sommet de la haute montagne, que ses échos résonnent dans les vallées vertes de la terre de Dieu : quand des gens critiquent le sionisme, ils pensent Juifs, et ceci est la vérité même de Dieu. L'antisémitisme, la haine envers le peuple juif, a été et reste une tache sur l'âme de l'humanité. Nous sommes pleinement d'accord sur ce point. Alors, sache aussi cela : antisioniste signifie de manière inhérente antisémite, et il en sera toujours ainsi. Pourquoi en est-il ainsi ? Tu sais que le sionisme n'est rien moins que le rêve et l'idéal du peuple juif de retourner vivre sur sa propre terre. Le peuple juif, nous disent les Écritures, vécut en union florissante sur la Terre sainte, sa patrie. Ils en furent expulsés par le tyran de Rome, les mêmes Romains qui assassinèrent si cruellement Notre Seigneur. Chassé de sa patrie, sa nation en cendres, le peuple juif fut forcé d'errer sur le globe.

 

Encore et encore, le peuple juif souffrit aux mains de chaque tyran qui vint à régner sur lui.

 

Le peuple noir sait, mon ami, ce que signifie souffrir les tourments de la tyrannie, sous un joug que l'on n'a pas choisi. Nos frères en Afrique ont supplié, plaidé, demandé, exigé la reconnaissance et la réalisation de leur droit naturel de vivre en paix sous leur propre souveraineté, dans leur propre pays.

 

Pour quiconque chérit ce droit inaliénable de toute l'humanité, il devrait être si facile de comprendre, de soutenir le droit du peuple juif à vivre sur l'antique terre d'Israël. Tous les hommes de bonne volonté se réjouiront de la réalisation de la promesse de Dieu, que son peuple retourne dans la joie sur la terre qui lui a été volée. C'est cela le sionisme, rien de plus, rien de moins.

 

Et qu'est l'antisionisme ? C'est le déni au peuple juif d'un droit fondamental que nous réclamons à juste titre pour le peuple d'Afrique et accordons librement à toutes les nations de la terre. C'est de la discrimination envers les Juifs, mon ami, parce qu'ils sont juifs. En un mot, c'est de l'antisémitisme.

 

L'antisémite se réjouit de chaque occasion qui lui est donnée d'exprimer sa malveillance. L'époque a rendu impopulaire, à l'Ouest, de proclamer ouvertement sa haine des Juifs. Ceci étant le cas, l'antisémite doit à chaque fois inventer de nouvelles formes et de nouveaux forums pour son poison. Combien il doit se réjouir de la nouvelle mascarade ! Il ne hait pas les Juifs, il est seulement antisioniste. Mon ami, je ne t'accuse pas d'antisémitisme délibéré. Je sais que tu ressens, comme je le fais, un profond amour pour la vérité et la justice, et une révulsion envers le racisme, les préjugés, la discrimination. Mais je sais que tu as été trompé, comme d'autres l'ont été, en te faisant croire que tu pouvais être antisioniste tout en restant fidèle aux principes que nous partageons, toi et moi, du fond du cœur. Que mes paroles sonnent dans les profondeurs de ton âme : quand les gens critiquent le sionisme, ne te trompe pas, ils pensent les Juifs.

 

* Extrait de M.L. King Jr., a Letter to an Anti-Zionist Friend », Saturnoy Review - XLVII (août 1967), p. 76. Rééd. In in M.L King Jr., This 1 Believe : Selections from the Writing of Dr. Martin Luther King Jr.

 

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7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 12:11

C'est avec une grande tristesse que

Nous vous faisons part du décès de

 

Madame Elsa TARAGANO

 

La Doyenne de la communauté

Juive de Nîmes

 

 

Une veillée funèbre est organisée

ce Dimanche à 20 heures 30

à l'Athanée ROBLOT

(Près de l'Hotel Vatel)

 

Claire et Albert TARAGANO seront présents

A l'Athanée aujourd'hui de 16 à 17 heures

 

LES OBSEQUES AURONT LIEU

LUNDI 8 février à 15 h 30,

Cimetière Rue André Simon à Nîmes

 

Nous adressons à la famille nos condoléances attristées.

 

csicsic@aol.com  

 



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5 février 2010 5 05 /02 /février /2010 09:10
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Alain Bensoussan, Vice-président de l'ACING et son épouse vous remercient par avance de votre amicale présence.
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4 février 2010 4 04 /02 /février /2010 09:34


LES DIX PAROLES

 

Cette sidra est connue pour contenir les dix paroles prononcées sur le Mont Sinaï. Le personnage de Ytro, beau père de Moché, a eu le mérite de voir son nom associé à la plus grande participation divine de tous les temps. En effet, D.ieu « descend » sur le Mont Sinaï et annonce le décalogue au peuple hébreu à peine libre de son asservissement Egyptien.

 

glass_comm2.jpgEntre ces deux événements : la sortie d’Egypte et la donation de la Thora il s’est passé seulement cinquante jours. D.ieu offre donc la Thora au peuple élu dans un décor exceptionnel, le désert du Sinaï. Il fait entendre les tonnerres. Les éclairs sillonnent le ciel. C’est un spectacle unique et depuis, il ne s’est plus renouvelé au monde. Il faut attendre la venue du Machiah pour que D.ieu, réalise une autre manifestation de cette haute tenue. Les rabbins enseignent que le prophète Ezéchiel, auteur de la description du char céleste, n’a pas vu ce que la servante des hébreux a pu contempler ce jour du Matan Thora. Nous atteignons ici une dimension sans pareil. Les sages ajoutent que toutes les âmes à naitre ont assistés à l’annonce divine de l’offre de la Thora à son peuple. Vous et moi et les enfants à venir avons ainsi été présents comme spectateurs privilégiés et acteurs potentiels. Il ne peut exister de contestation future de la véracité de la Thora d’obédience divine. La recherche admise est la compréhension des textes souvent difficiles d’accès. Nous avons pour cela un outil indispensable, c’est la Thora orale. Les siècles passés se sont enrichis de bibliothèques gigantesques renfermant des livres pour mieux appréhender chaque mot, chaque syllabe, chaque signe de ce trésor longtemps gardé dans les sphères célestes. Rabbi Aquiva a quant à lui obtenu une place d’honneur dans nos cœurs parce qu’il a expliqué certaines propositions hébraïques ne justifiant apparemment pas leur utilité dans les textes sacrés. Moché a dù convenir, selon un midrash, de l’importance du pont qu’il a construit entre le divin et l’humain. Il est allé au Ciel pour ramener sur cette Terre, la Thora écrite. Depuis cette date les savants humains ne cessent d’argumenter par l’étude de la Thora orale cette manne. Les nuits et les jours passés à la recherche du sens caché de l’écrit optimisent les lettres figées et réactualisent à souhait les mots gravés dans le parchemin.

 

Le Talmud est un océan. L’encre est comparée à l’eau qu’il draine et les pages noircies ressemblent à l’espace qu’il occupe dans le monde.

 

Nous avons une obligation parmi tant d’autres mais celle là est la base de toutes. Nous ne pouvons délaisser l’étude de nos textes même pour un temps restreint.

 

Chaque instant de notre existence terrestre doit être mis à profit pour se délecter de cet apport humain : l’omniscience et la satisfaction du devoir accompli. La Thora écrite est notre sève nourricière et la Thora orale est notre mémoire. L’une et l’autre ne se sépareront pas parce que l’une vit par l’autre. Le peuple juif a emmené avec lui dans les jours les plus sombres de son histoire les deux phares qui l’ont préservé et qui l’ont éclairé dans les chemins dangereux qu’il a traversés. Aujourd’hui où il retrouve son honneur bafoué, il continue à remercier D.ieu de lui avoir offert la Thora. Tous les matins, chacun parmi nous commence la journée par cette évidente réalité.

 

Rabbin Salomon MALKA

 

 

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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 21:25
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Israël, s’il vous plait, disparaissez !

 

 

C’est une idée qui fait son chemin. Elle s’exprime désormais sans honte protégée par l’innocence apparente de son questionnement : « et si la création de l’Etat d’Israël en 1948, par l’ONU, avait été une erreur ? » « Si au lieu de réparer un crime, l’ONU avait contribué à en favoriser un autre ? » Depuis soixante ans, avec des succès inégaux, le projet de retirer cet Etat de la carte prend soudain une autre tournure. « S’il vous plait disparaissez pour notre plaisir ! Disparaissez pour apaiser la planète! Disparaissez pour que la terre retrouve son harmonie ! » Tel est le message explicite ou murmuré ou bien encore subliminal  qui se dit se chuchote, s’écrit ou se pense dans différents lieux. Tel est le message qui est adressé à Israël de manière de plus en plus insistante tandis qu’une autre voix  beaucoup plus vociférante annonce qu’elle va bientôt passer à l’acte pour débarrasser la terre de cette désagréable pustule. Ainsi le boulot serait en passe d’être accompli par un clone islamique d’Hitler, grâce à la bombe atomique qu’il s’efforce de fabriquer. Pendant ce temps, en occident on s’apprête à sortir ses mouchoirs dès que la bombe explosera sur Tel Aviv, la ville sioniste par excellence, celle qui n’a pas le droit d’être. Si tout le monde occidental ou presque s’accorde pour estimer qu’Ahmadinedjad ne répond pas aux canons de la bienséance, personne n’ose y regarder de trop près, comme on n’ose pas regarder de trop près cet autre fantasque de Kadhafi avec sa tente, ses amazones, ses dromadaires et ses propos déraisonnables. Le folklore oriental possède cet avantage : il inspire au fond une indulgence méprisante, post coloniale, aux bons esprits progressistes alors qu’il devrait aussi leur inspirer de l’effroi. Ça n’est pas Hitler que l’Occident reconnaît dans le président iranien mais un despote à la sauce orientale qui en ferait trop. « Comment peut on être persan » est une question amusante alors que « comment peut on encore être israélien » est une question sérieuse. Voilà un pays grand comme trois départements français qui exaspère la terre entière pour son mauvais esprit, sa raideur bornée et dès lors tous ceux et celles qui adorent disserter sur la shoah s’enivrent de leurs larmes pour accabler cet Etat qui construit un mur (quelle horreur, un mur !) pour s’emprisonner.

 

Que les juifs sont émouvants quand ils sont battus ! Comme ils font de beaux livres sur leurs pérégrinations ! Comme ils savent être drôles sous la menace ! Qu’ils sont intelligents, subtils, délicieusement névrosés lorsqu’ils sont en diaspora ! Comme ils savent si bien composer, inventer, philosopher quand leur dispersion est source de pensée et comme cet Etat est grossier, fruste et antipathique. « Comment être juif après Gaza ? » nous dit une experte (juive) de cette posture promotionnelle sans que jamais une question parallèle ne vienne : « comment être humain avec Ahmadinedjad ? » Ne s’est on pas gargarisé de « plus jamais ça »? Si le racisme antisémite est condamnable, le « philosémitisme » n’est il pas « réactionnaire » nous dit un autre expert (juif) en mal de reconnaissance. N’y aurait il pas un usage abusif du « nom juif », une appropriation dévoyée d’un substantif qui n’aurait droit, pour être considéré qu’à une position d’attribut dans une économie intellectuelle de gauche nous dit un nostalgique de Mao, expert en choses de l’amour? Cet éternel « retour sur la question juive », ressassé, malaxé, trituré, prépare autre chose qu’un questionnement de la question juive adressée à la condition humaine. Incapables de penser cette question dans les catégories qui sont les siennes, fussent elles « déconstruites » au fil de l’histoire, les clercs cherchent à effacer la question plutôt que de l’affronter. Le « signe juif » n’est accepté, considéré, qu’à la condition de rester dans les catégories qui furent traditionnellement les siennes et on n’honore les victimes de la shoah que pour mieux en accabler les survivants ayant eu le tort d’émigrer en Israël. La shoahlâtrie se conjugue aisément avec l’israélophobie la plus extrême et il n’est plus nécessaire aujourd’hui de contester la réalité du projet nazi et sa mise en œuvre pour mettre en cause la légitimité d’Israël, si tant est qu’Israël devrait son droit à exister qu’en tant que réparation de la shoah. Il ne reste plus que ce ringard de président iranien à inviter des négationnistes, désormais le dernier chic consister à ajouter ses larmes aux torrents déjà dégoulinants pour affirmer que les nouveaux nazis sont les israéliens et qu’en tant que tels, le « régime sioniste » dont ils sont issus doit être anéanti. Tel est le sens de la mise en équivalence de l’étoile de David avec la croix gammée telle qu’elle est désormais affichée dans toutes les manifestations « anti impérialistes ». Quel bonheur pour l’ONU et son grotesque Conseil des droits de l’homme, de trouver un juge juif pour accuser Israël de crimes contre l’humanité !

 

La question n’est donc plus la « question juive », mais bien sa mutation en « question sioniste ». Ce qui ferait problème serait cette étrange enclave du bout de la Méditerranée , étrangère à son environnement, refusant de se dissoudre. Depuis quand demande-t-on au présent de corriger l’histoire qui a engendré ce présent ? Demande-t-on au président du Brésil, le sympathique Lula, de rendre l’Amazonie aux Nambikwara ? Demande–t-on à Obama de rendre le Far West aux Sioux et aux Cheyennes ? Demande-t-on aux arabes de rendre le Maghreb aux berbères ? Les polonais réclament ils leur retour à  l’Ouest de l’Oder ? Et les allemands à l’Est ? Des millions de personnes ont été déplacées dans le monde au gré de l’histoire, en Europe, en Inde, au Pakistan. Combien de centaines de milliers de juifs ont ils fui les pays arabes pour trouver refuge en Israël ? Or le peuple d’Israël est le seul au monde dont le droit à une existence nationale est remis en cause parce qu’une mauvaise foi planétaire ne veut pas comprendre qu’être juif signifie simultanément deux choses correspondant à la fois à un destin individuel autant qu’à une communauté de destin partagée. Qu’est ce qui construit un peuple sinon l’idée partagée de lui appartenir ? Et on contesterait aux seuls juifs ce droit né de la réalité de leur histoire, que cette prière vient rappeler, « l’an prochain à Jérusalem ! » Quelle aubaine pour les obsessionnels de l’antiisraélisme que ce soit un autre israélien juif pour expliquer « comment le peuple juif fut inventé » !

 

Ah ! Bien sûr la politique suivie par l’actuel gouvernement israélien ne plaît ni à la rive gauche ni à la banlieue Est, mais ça n’est pas pour cela qu’elle devrait s’amender mais au nom de l’intérêt supérieur du peuple d’Israël, c’est à dire l’intérêt de ceux pour qui cet Etat fut bâti. Ce sont des raisons démographiques qui font douter de la pertinence de la politique actuelle. L’Etat des juifs pourra t il encore se nommer Israël quand, dans quelques années, ces territoires gardés, la population arabe sera numériquement supérieure à celle des juifs ? En n’ayant aucune illusion sur les bonnes volontés arabes, il y a urgence, pour Israël, à se libérer de ces territoires. L’autisme ne saurait fonder une politique.

 

Que tous ceux qu’Israël dérange se rassurent : cette intranquilité du nom d’Israël, les protège, malgré eux, car ce qui menace aujourd’hui  Israël, les menace aussi et si nos libertés tiennent encore à peu près debout, c’est bien parce qu’Israël en est le premier rempart. Croyez vous vraiment que sans Israël la terre tournerait mieux ? Non ! Ô vous frères humains ! Demain il sera trop tard pour ne pas l’avoir compris !

 

 Jacques Tarnero

Association France Israël Général Köenig

 

 

 

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