Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 08:59
110504 1g b 598X390

 Souviens-toi non seulement une fois par an, mais souviens-toi continuellement du combat qu’Amalek a engagé contre toi.  Vélo é’had  bilvad    amad alénou lékhaloténou  dit la Haggada de Péssah : «  A chaque génération l’ennemi se lève contre nous pour nous exterminer »

 

Voici plus de deux mille ans que cette constatation se vérifie. Israël est un empêcheur à tourner en rond. Il polarise sur lui toutes les haines des nations qui torturent, tuent des innocents, réduisent les femmes à un état dégradant, et sèment la misère et la violence. Israël, quant à lui continue à répandre son message de la Torah quand bien même toutes les haines du monde se focalisent sur lui.

 

Le peuple juif a donc un combat continu à livrer ; mais la lutte que nous devons mener est celle qu’Israël a menée lors de la première attaque de celui qui cherchait à nous faire disparaître : « Lorsque Moïse levait la main, l’avantage était à Israël mais lorsque sa main s’abaissait, c’est, Amalek qui prenait le dessus. » Il n’y a qu’un moyen spécifique de contrecarrer efficacement l’action de ceux qui travaillent à notre perte, c’est de nous attacher de toutes nos forces à notre Patrimoine sacré, montrer à ceux qui nous entourent que la Torah représente un idéal inégalable, prouver par notre conduite que cette Torah est une Torah de vie pour laquelle nous sacrifions toutes les manifestations de notre existence. Vouloir combattre  la haine en organisant des conférences, des réunions publiques, en écrivant des livres ou des articles de journaux, en fondant des ligues de défense ou des partis de lutte, ne peut mener à rien si d’un autre côté nous négligeons notre vie juive conforme à la Torah. La meilleure réponse que nous avons adressée à toute l’humanité  c’est notre fidélité à notre Torah. Le peuple juif n’a jamais négligé de soutenir les « mains de Moïse.

 

L’antisémitisme a été tour à tour religieux, national, raciste, économique, et politique, il faut donc trouver le dénominateur commun ; et c’est la Torah qui nous le donne : Amalek triomphe si les mains de Moïse faiblissent »

 

Souviens-toi que la solution passe obligatoirement par la Torah.

 

Rabbin Haim Harboun

Repost 0
24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 09:03
Repost 0
24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 08:12
ARBRES.jpg

HISTOIRE D'ARBRES

 

Quand il s'est agit de pendre Aman, le persécuteur des juifs qui fut dénoncé par la Reine Esther, D.ieu s'adressa aux arbres qu'il avait créés le troisième jour, et leur posa la question de savoir lequel d'entre eux était volontaire pour donner de  son bois pour confectionner la potence.

 

- Pas question, dit la vigne. Et d'ailleurs, je suis trop petite, trop basse. En outre, c'est moi qui fournissais le vin que l'on versait en offrande sur l'Autel. Je ne puis donc me charger de la tête d'Aman.

 

- impensable, dit le figuier. C'est chez moi que l'on venait pendre les fruits destinés à être présentés comme prémices au Temple. C'est de mes feuilles qu'Adam et Eve se sont couverts au Jardin d'Éden quand ils surent qu'ils étaient nus. Je ne veux pas d'Aman sur mes branches.

 

- Hors sujet, dit l'olivier. Je ne suis pas fait pour ça, moi qui ai donné l'huile pour la Ménorah du Beit Hamiqdach.

 

- Non et non, dit le pommier. C'est à moi que le Roi Salomon a comparé le peuple d'Israël. N'a-t-il pas dit dans son Cantique : est comme un pommier parmi les arbres de la forêt ? Comment puis-je servir de potence à un ennemi d'Israël ?

 

- Je refuse, dit le cédratier. Que les juifs prennent mon fruit pour louer le Créateur. Qu'Aman aille se faire pendre ailleurs !

 

- inutile d’insister, dit le dattier. Tout le monde sait que le Juste me ressemble. Voyez les Psaumes : Le Tsadik fleurira comme le dattier. Et tout le monde sait qu'Aman est un méchant, le fils d'Amalek - maudit soit son nom.

 

Le figuier, le dattier, l'olivier, le myrte, le cèdre, le chêne, le tilleul, tous les arbres refusèrent de porter sur eux le corps du persécuteur d'Israël.

 

Au fond du jardin, le ronce se leva et dit :

 

- D.ieu, tous les arbres que Tu as crées te font honneur. Chacun d'eux sert à quelque chose, chacun d'eux a des mérites. Moi, je ne suis bon à rien. Personne ne veut de moi. Je veux donc t’être utile ainsi qu’à tous les Juifs. C'est pourquoi, moi j'accepte. Que l'épine qu’a été pour vous Aman soit pendue parmi les épines.

 

D.ieu lui donna raison. Il accepta et Aman fut pendu à une ronce.

 

D'après alliance.com

Repost 0
22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 16:54

Samedi soir 27 février 2010 :

 

Première lecture de la Méguila d'Esther, après la prière du soir, on écoute attentivement chaque mot de la Méguila, le rouleau d’Esther.

 

Dimanche 28 février au matin :

 

1. On écoute à nouveau chaque mot de la lecture de la «Méguila».(deuxième lecture de la Méguila d'Esther).

 

2. Ce n’est qu’après avoir écouté la «Méguila» que l’on procède aux autres Mitsvot de Pourim : on offre au minimum deux mets comestibles à au moins un ami, en passant par un intermédiaire : un homme à un homme, et une femme à une femme : ce sont les «Michloa'h Manot».

 

3. On donne au moins une pièce à au minimum deux pauvres pour leur permettre de célébrer la fête, c'est : «Matanot Laévyonim».

 

4. Dimanche après-midi, on se réunit pour prendre part au festin de Pourim dans la joie.

 

Le Demi-Chekel :

 

 untitled-207X195.jpg

 

 

Il est de tradition de donner trois pièces d'un demi euro à la charité afin de rappeler le demi-chéquel offert par chaque Juif au temps du Temple. Cette Mitsva est faite pendant le jour de jeûne avant la prière de Min'ha. On pourra le faire Vendredi (en cas d'oubli).

tsedaka.jpg 

Repost 0
21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 11:25

HORAIRES et informations concernant la fête de POURIM

à NIMES 

 

JEUDI 25 FEVRIER 2010

 

JEUNE D’ESTHER (Avancé) Début à 6H01

 

Chahrith à 7 heures

Minha à 18 heures suivie de Arbith

Fin du Jeûne à 18H54

 

VENDREDI 26 FEVRIER 2010 Allumage 18h08

Minha à 18 heures suivi de Arbith

 

SAMEDI 27 FEVRIER 2010   "CHABBAT ZAKHOR"

 

Chahrith à 8H30 Lecture de Mi Kamokha

 

Minha à 18H00 Suivi de Arbith. Fin de chabbat 19H10

 

1ère LECTURE DE LA MEGUILA A 19H30

 

DIMANCHE 28 FEVRIER 2010

 

Chahrith à 8heures.

 

SECONDE LECTURE DE LA MEGUILA A 9H00



pourim1n.jpg

Nous sommes entrés dans le mois d'Adar, mois où l'on célèbre la fête de Pourim, mois le plus joyeux de notre calendrier.

 Projet non enregistré 1000X177

 « Quand arrive le mois d’Adar, on multiplie les joies » (Taanit, 29A)


 
Rappel historique


 
L’épisode de Pourim se situe en 486 avant l’ère courante après la destruction du premier Temple de Jérusalem. Une grande partie de la population juive est exilée d’Israël en Babylone (Irak).


 
Le roi Assuérus, frère de Nabuchodonosor, régnait sur le grand empire des Perses, de l’Inde à l’Ethiopie, dont la Capitale était Suze. Le Roi, après avoir répudié son épouse Vachti, choisit pour nouvelle Reine la belle Esther. Mais Esther n’avait pas révélé qu’elle était juive, sur les conseils de son oncle Mordéhay. Mordéhay découvre un complot contre le Roi et l’en prévient par l’intermédiaire d’Esther. Le fait fut consigné dans le livre des annales.


 
Assuérus avait un ministre nommé Haman qui haïssait les juifs. Un jour, ce dernier dit au Roi « Dans ton pays, se trouve un peuple (les juifs) qui est dispersé et disséminé partout ; ses lois sont toutes différentes de celles des autres peuples, et il n’obéit pas aux tiennes. Si tu désires, ordonne que l’on mette à mort tous les juifs. »


Assuérus donna cet ordre, et les juifs se trouvèrent en grand danger. Au mois de Nissan, Haman tire au sort le jour propice au massacre du peuple juif. C’est la date du 13 Adar qui est retenue.

Mordéhay fait dire à Esther d’intercéder auprès du Roi pour sauver son peuple. Après quelques hésitations, elle accepte mais lui demande de faire décréter d’abord un jeûne de trois jours dans la Communauté de Suze. Esther invita, au péril de sa vie, Assuérus et Haman à un festin. Au cours du banquet, Assuérus lui demande ce qu’elle désire et Esther promet de lui faire connaître sa requête le lendemain. Cette même nuit, le Roi n’arrivait pas à dormir ne comprenant pas la signification du dîner. Il ordonne qu’on lui lise ses annales et, comme par hasard, le livre est ouvert à la page où est consigné le bienfait de Mordéhay.


Le matin, il demanda à Haman quel traitement il se devait de réserver à un homme qu’il souhaitait honorer. Haman donna son avis en croyant que le Roi pensait à lui. Une parade en ville sur le cheval du Roi. Assuérus lui ordonna alors de faire ce qu’il avait dit pour Mordéhay. Sans avoir eu le temps de se remettre de sa honte, Haman doit se rendre au festin d’Esther. Au cours du repas, elle révèle qu’elle est juive et accuse Haman de tramer un complot contre la Reine et son Peuple. Esther lui demanda sa survie ainsi que celle de son peuple, que Haman avait condamné.


 
C’est ainsi que Assuérus publia un nouvel édit pour déroger celui de Haman qui fut pendu sur la potence qu’il avait lui-même dressée pour Mordéhay. Le 13 Adar fut proclamé « journée d’autodéfense pour les juifs ». Le 14 Adar, lendemain de la victoire est passé d’un jour de deuil à un moment de liesse populaire.


Repost 0
19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 16:08
Shabbat Shalom à tous les visiteurs....








Kef Israël, 16 février 2010
Roman, 26, et Alexandra, 22, patinent ensemble. Ils sont frère et soeur. Roman et Alexandra Zaretsky représentent Israël aux Jeux Olympiques de Vancouver. Ils ont terminé septième au Championnat d’Europe à Tallin en Estonie qui a eu lieu en janvier dernier. Ils avaient patiné sur Hava Naguila. Une pièce qu’ils vont reprendre à Vancouver

 





csicsic@aol.com
Repost 0
18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 11:35
image010.jpg

Pourim : une question d’actualité

 

La fête de Pourim que nous allons célébrer avec joie nous parle d’une victoire : la victoire de la solidarité et du sens des responsabilités de la Communauté. Il s’agissait à n’en pas douter d’une communauté bien intégrée dans la cité puisque un jour, un homme, Mardochée, sauva le Roi en révélant un complot. Sans hésiter, au nom de la loyauté due à sa terre d’accueil, il mit en jeu son énergie, et sa vie. C’est en raison de cette même intégration et de cette même loyauté que le Mémorial de Douaumont a été érigé en hommage aux soldats juifs morts pour la France.

 

Intégration ne veut pas dire renoncer à son identité : Mardochée refusera de se prosterner devant Haman.

 

Ainsi, dans la même personne se trouvent réunis l’engagement au service de la société et le refus de se soumettre à certaines exigences, lorsque celles-ci sont contraires aux lois de notre tradition. Ce fut aussi le cas de tous les juifs à travers l’histoire, qui choisirent de ne pas se soumettre plutôt que de trahir la foi de leurs ancêtres. La victoire de Pourim est celle de l’espoir irréductible animé par notre foi.

 

Ainsi, se déroule à chaque Pourim au long des versets de la Meguila une injonction à prendre conscience de notre place dans la cité, une place active qui jamais n’oublie sa spécificité.

Une place active qui nous rappelle notre capacité à influer sur le cours des choses.

Notre histoire a prouvé qu’il n’y avait jamais eu incompatibilité dans aucune société entre notre loyauté avec les pays respectifs dans lesquels le peuple juif a vécu, notre respect des lois du pays et le respect de notre tradition.

 

L’histoire de Pourim suit des événements dont les hommes et une femme, Esther, sont les acteurs, qui, portés par l’espoir, mus par la foi ont contre toute attente fait échouer l’inéluctable. L’intervention divine ne réside-t-elle pas dans cette ressource inépuisable d’espoir ? Hatikva en hébreu.

             

 

Repost 0
17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 18:16

LEHA DODI

de Georges Chouraqui

 

Une synagogue à Jérusalem.

L'office étant terminé, David se dirigea rapidement vers les premiers rangs pour dire "Chabbat Chalom" au rabbin et aux quelques personnes de sa connaissance, puis rebroussa chemin vers la sortie. Il fallait maintenant rentrer à la maison pour le Kiddouch .

Comme il s'apprêtait à sortir, mû par une impulsion soudaine, il se retourna pour regarder les fidèles qui sortaient un par un de la synagogue. Il regarda attentivement.

N'y aurait-il pas quelqu'un d'isolé qu'il pourrait inviter ? "Tiens, qui est encore assis prés du mur latéral ?

Je connais pratiquement tout le monde ici, et je n'ai pas l'impression de l'avoir déjà vu".

David s'approcha du jeune inconnu et l'examina d'un oeil expert.

Une salopette, un sac à dos, le teint mat, des cheveux bruns bouclés : un Sépharade sans doute, peut être un Marocain...

Il réfléchit encore un instant puis se dirigea vers le jeune garçon en lui tendant la main dans un geste de bienvenue : "Chabbat Chalom! Je m'appelle David Einfild. Voulez-vous dîner chez moi ce soir ?"

Le visage soucieux du jeune garcon s'éclaira instantanément d' un grand sourire. "Oui, merci.

Moi, c'est Mochi ". Il ramassa son sac à dos et ils sortirent ensemble de la synagogue.

Quelques minutes plus tard, ils étaient tous debout autour de la table de Chabbat de David. Alors que toute la famille entonnait "Chalom Aleichem", David remarqua que son invité ne chantait pas. " Peut-être qu'il est timide, ou qu'il ne sait pas chanter" se dit-il. Le jeune garcon le gratifia d'un autre de ses grands sourires et tenta de suivre, sans grand succès, mais en essayant visiblement de faire de son mieux.

 

Le repas commença et l'invité se détendit un peu, mais il semblait toujours un peu nerveux et ne parlait pratiquement pas. David, s'en rendant compte, fit en sorte que la conversation s'en tienne à des généralités et se cantonna à des réflexions sur la Paracha de la semaine et à des propos à bâtons rompus sur l'actualité.

Après le poisson, David remarqua que son invité feuilletait le recueil de zmiroth (chants de Chabbat), comme s'il y cherchait quelque chose. Il lui demanda en souriant : "Vous voulez chanter quelque chose ? Je peux vous aider si vous n'étes pas sûr de l’air".

Le visage de Mochi s'éclaira instantanément. " Oui, il y a un air que j'aimerais bien chanter, mais je ne le trouve pas là.

J'ai beaucoup aimé ce que nous avons chanté ce soir à la synagogue.

C'était comment, déjà ?

Quelque chose avec "Dodi"..."

David était sur le point de dire: " C'est qu'on ne le chante pas à table habituellement..." mais il se reprit rapidement et se dit " Après tout, si ça lui fait plaisir, quel mal y a-t-il ?".

Il reprit à voix haute: " Vous voulez dire Le' ha Dodi ? Attendez, je vais vous donner un Livre de Prières."

Après avoir chanté Le'ha Dodi, le jeune garçon redevint silencieux jusqu'après le potage, lorsque David lui demanda "Et maintenant que voulez-vous chanter ?"

L'invité eut l'air embarrassé, mais après avoir été encouragé, il dit fermement : "J'aimerais vraiment chanter encore Le'ha Dodi."

David ne fut pas surpris lorsque, ayant demandé à son invité, après le poulet, ce qu'il voulait chanter, le jeune garcon lui répondit: "Le'ha Dodi, s'il vous plait". David faillit s'exclamer :" Chantons un peu moins fort cette fois, les voisins vont croire que je suis cinglé", mais il se ravisa.

A la fin, David, n'en pouvant plus, suggéra gentiment, "Vous ne voulez pas chanter autre chose?"

Son invité rougit et baissa les yeux. "C'est que j'aime vraiment cette mélodie", murmura-t-il.

"Il y a quelque chose en elle...Je l'aime vraiment." Ils avaient bien dû chanter huit ou neuf fois " La Mélodie ". David ne savait plus très bien...il avait perdu le compte.

 

Plus tard dans la soirée, lorsqu 'ils purent parler tranquillement, David lui dit :" Nous n'avons pas eu beaucoup le temps de bavarder. D'où étes - vous ?"

Le garçon eut l'air ennuyé, puis, tout en regardant le plancher, répondit doucement : " De Ramallah ".

David sentit son coeur s'arrêter dans sa poitrine. Il n'était pas sûr d'avoir entendu le garçon dire " Ramallah ", une grande ville arabe de Judée-Samarie.

Il se reprit rapidement et se dit qu'il avait dû dire " Ramleh ", une ville israélienne. David dit:" Oh oui, j'ai un cousin là-bas.

Est-ce que vous connaissez Effie Golberg ? Il habite rue Herzl."

Le jeune garcon secoua la tête et dit avec tristesse : "Il n'y a pas de Juif à Ramallah."

David eut le souffle coupé. Il avait bien dit " Ramallah "!

Ses pensées se précipitaient.

Est-ce qu'il venait de passer Chabbat avec un Arabe ?

Pas d'affolement ! Tu vas respirer à fond et essayer d'y voir plus clair.

Il secoua rapidement la tête et dit au garçon : "Je suis désolé , je m'y perds un peu. A propos, j'y pense maintenant, je ne vous ai même pas demandé votre nom de famille.

Comment vous appelez-vous ?"

Le garçon eut un moment l'air terrifié, puis, se raidissant, il dit calmement: "Brahim Ibn-Esh-Hussein."

Mochi semblait encore plus terrifié maintenant. A l'évidence, il savait ce que David pensait. Il s'écria précipitamment : " Attendez ! Je suis juif ! J'essaye simplement de savoir où se trouve ma place."

David restait sans voix. Que pouvait-il dire ?

Mochi hésita, puis rompit le silence. "Je suis né et j'ai grandi à Ramallah. On m'a appris à haïr mes "oppresseurs" juifs et à penser que les tuer était un acte héroïque. Mais j'ai toujours eu des doutes à ce sujet. On nous apprend que la Sunna, la tradition, dit que " Nul d'entre vous n'est un croyant s'il ne désire pas pour son frère ce qu'il désire pour lui-même ". J'ai réfléchi et je me suis demandé, est-ce que les Yahud (les Juifs) ne sont pas un peuple eux aussi ? N'ont-ils pas, comme nous, le droit de vivre ? Si nous devons être bons envers tout le monde, comment se fait-il que les Juifs soient tenus à l'écart ?"

"J'ai posé ces questions à mon père et il m'a chassé de la maison. Comme ça, sans rien d'autre que les vêtements que j'avais sur le dos. Mais ma décision était prise: je voulais partir et vivre avec les Yahud jusqu'à ce que je me fasse une idée de ce qu'ils sont réellement."

Mochi poursuivit :

"Je revins à la maison cette nuit-là pour rassembler mes affaires et les mettre dans mon sac à dos. Ma mère me surprit en pleins préparatifs. Elle me parut pale et troublée, mais elle était calme et me parla gentiment. Je lui expliquai que je voulais aller vivre quelque temps avec les Juifs pour voir comment ils étaient réellement, et que, peut-être, j'envisagerais même de me convertir.

"Elle devenait de plus en plus pale en m'entendant, et je crus qu'elle était en colère, mais je me trompais. C'était autre chose qui lui faisait mal. Elle murmura:" Tu n'as pas besoin de te convertir. Tu es déjà juif."

"J'étais sous le choc. Ma tête se mit à tourner et pendant un moment, je fus incapable de parler. Puis je balbutiai "Qu'est-ce que tu veux dire ?"

"Dans le judaïsme, me dit-elle, la religion se transmet par la mère. Je suis juive, cela signifie que tu es juif."

"Je n'avais jamais eu l'idée que ma mère puisse être juive. Je suppose qu'elle voulait que personne ne le sache. Elle ne devait pas être très satisfaite de sa vie car elle murmura soudainement:"J'ai fait une erreur en épousant un Arabe. A travers toi, ma faute sera rachetée."

"Ma mère s'exprimait toujours comme ça, de manière un peu poétique. Elle s'éloigna et revint avec de vieux documents qu'elle me tendit : c'était mon bulletin de naissance et sa vieille carte d'identité israélienne, qui me permettraient de prouver que j'étais juif. Je les ai là, avec moi, mais je ne sais pas quoi en faire.

" Ma mère avait encore en main un papier qu'elle hésitait à me donner. Elle finit par dire:" Tiens, autant que tu prennes ça aussi. C'est une vieille photo de mes grands-parents , qui a été prise alors qu'ils cherchaient la tombe d'un de nos ancêtres très vénéré. Ils sont allés dans le nord et ont trouvé la tombe, et c'est là que cette photo a été prise."

David posa doucement sa main sur l'épaule de Mochi, qui leva les yeux, et on lisait dans son regard un mélange de crainte et d'espoir. David demanda :" Tu as la photo avec toi ?"

Le visage du garçon s'éclaira. "Oui, bien sûr ! Je l'ai toujours avec moi."

Il chercha dans son sac à dos et en sortit une vieille enveloppe froissée.

David sortit avec précaution la photo de l'enveloppe, prit ses lunettes, et regarda attentivement. Ce qu'on voyait au premier abord, c'était une photo de groupe : une vieille famille Sépharade du début du siècle. Puis, il se concentra sur la tombe autour de laquelle se tenaient les personnages. Lorsqu'il parvint à lire l'inscription sur la pierre tombale, il faillit laisser tomber la photo. Il se frotta les yeux pour être sûr qu'il avait bien lu. Il n'y avait pas le moindre doute. La photo avait été prise dans le vieux cimetière de Safed, et la tombe était celle du grand kabbaliste et tsaddik Rabbi Shlomo Alkabetz, l'auteur de "Le'ha Dodi."

"David expliqua à Mochi, d'une voix tremblante d'excitation, qui était son ancêtre. "C'était l'ami du Ari zal, un grand Sage, un Juste, un mystique. Et tu vois, Mochi, c'est ton ancêtre qui a écrit cette mélodie que nous n'avons pas arrêté de chanter ce Chabbat : Le'ha Dodi."

Cette fois, c'était au tour de Mochi de rester sans voix. David se leva lentement, encore sous le choc de ce qui venait de se passer. Il tendit une main tremblante et dit: " Bienvenue à la maison, Mochi ! Et maintenant, que dirais-tu de te choisir un nouveau nom ?"

 

Extrait de " Moncey, Kiryat Sefer, and Beyond sur terredisrael.com.

L'histoire est véridique, seuls les noms ont été modifiés.

 

 

 

 

Repost 0
17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 17:40

Construire une maison pour Dieu

 

Ils me feront un sanctuaire et Je résiderai au milieu d’eux

Exode /Shémoth XXV, 8.

 

sanctuaire.png

Dans notre paracha, Dieu demande aux enfants d’Israël de Lui construire un sanctuaire, un mishkan.

Mishkan, de la racine Shakhon = Résider, signifie littéralement « un lieu de résidence ». Dieu désire résider au milieu des hommes.

Il préfère que le Ciel descende sur la terre, plutôt que la terre monte vers le Ciel.

Tous les extémismes religieux sont fondés sur ce désir de quitter ce monde pour un monde meilleur. Le choix de la Bible est celui de la lente construction de l’Histoire, à l’aune d’une morale qui descend des Cieux.

 

A Emmanuel Lévinas :

Contre l’enthousiasme (étymologiquement « Dieu en soi ») religieux d’une fuite du monde, la Torah propose d’incarner lentement les valeurs divines ici-bas, celles de la justice, de l’équité et de l’amour du prochain. 

Dans Difficile liberté, Emmanuel Lévinas met en garde contre tous les faux-prophètes qui proclament que « l’homme n’est jamais plus proche des dieux que lorsqu’il ne s’appartient plus. » Non à la transe donc, non à l’enthousiasme, non à la magie et aux mystères.

Le philosophe nous rappelle dans l’une de ses leçons talmudiques, que le judaïsme prône le refus des forces obscures, qu’il choisit en permanence, la sainteté contre la sacralité.

La construction d’un sanctuaire peut paraître superflue, s’il traduit un  culte superficiel. Et les prophètes ne sont pas trompés qui ont dénoncé les travers d’une religion sans cœur, sans âme, sans ferveur.

sanctuaire2-145X197.jpg

Ne vaut-il pas mieux un judaïsme du Ciel, un judaïsme « numineux », un judaïsme de l’esprit contre la lettre ? Pourquoi un Etat d’Israël,  le service divin ne peut-il se faire en tout lieu et en tout temps ?

La question mérite d’être posée, mais la réponse du judaïsme restera toujours la même : malgré les risques déviationnistes d’un culte hypocrite, voire d’une idolâtrie du sol, le rapport à la terre doit être maintenu.

Car l’autre dérive, celle de l’adoration d’un autre monde que celui-là est tout aussi dangereux, si  ce n’est plus (car souvent sans retour).

 

Au fond le projet d’Israël a été exprimé dans le rêve de Jacob : une échelle plantée vers la Terre et dont le sommet est dirigé vers le Ciel.

 

Pour notre communauté aujourd’hui et maintenant, cela implique de soutenir la synagogue, le centre communautaire, le Talmud-Torah, les mouvements de jeunesse. C’est au cœur de la matière que se trouvent les racines de la spiritualité.


Ph.Haddad 

Repost 0
15 février 2010 1 15 /02 /février /2010 16:26

"Israel le seul pays ..."

d'Ephraïm Kishon 

 

 C'est le seul pays au monde où le gouvernement finance l'école privée et ou l'école publique est financée par les parents des élèves.

 

C'est le seul pays où les chômeurs font la grève

 

C'est le seul pays qui a deux ministres du trésor et pas un rond.

 

C'est le seul pays où chaque mère a le numéro du portable du sergent de son fils à l'armée.

 

C'est le seul pays qui importe de l'eau par bateaux citernes au moment où le pays est inondé par les pluies.

 

C'est le seul pays qui a envoyé un satellite de communications dans l'espace, où on ne vous laisse jamais terminer une phrase.

 

C'est le seul pays où sont déjà tombées des fusées d'Irak, des katyouchas du Liban, des Qassam de Gaza et où un appartement de trois pièces coûte plus cher qu'à Paris.

 

C'est le seul pays où on demande une star porno : qu'en pense ta mère ?

 

C'est le seul pays où on va dîner chez ses parents le Shabbat et on occupe le même siège qu'à l'âge de 5 ans.

 

C'est le seul pays où un repas Israélien est composé d'une salade arabe, d'une pita irakienne, d'un kebab roumain et d'une crème bavaroise.

 

C'est le seul pays où le gars avec la chemise pleine de taches est le ministre et le gars au complet gris, son chauffeur.

 

C'est le seul pays où des musulmans vendent des articles religieux aux chrétiens en échange de billets portant l'effigie du Rambam.

 

C'est le seul pays où les jeunes quittent la maison à l'âge de 18 ans pour revenir y habiter à l'âge de 24.

 

C'est le seul pays où aucune femme n'est en bons termes avec sa mère mais où elles se parlent néanmoins trois fois par jour.

 

C'est le seul pays où on vous montre des photos des enfants alors qu'ils sont présents.

 

C'est le seul pays où on peut connaître la situation sécuritaire selon les chansons à la radio.

 

C'est le seul pays où les riches sont à gauche, les pauvres sont à droite et la classe moyenne paie tout.

 

C'est le seul pays où on peut obtenir en dix minutes un logiciel pour lancer des vaisseaux spatiaux et où il faut attendre une semaine pour réparer la machine à laver.

 

C'est le seul pays où la première fois qu'on sort avec une fille, on lui demande dans quelle unité elle a servi a l'armée, et on découvre qu'elle était lieutenant parachutiste alors que vous n'aviez été que caporal à la cantine militaire.

 

 

 Traduction française de Hesi Carmel,

journaliste à l'Express et écrivain

 

 

Repost 0

Présentation

  • : Le blog de Claude SICSIC
  • Le blog de Claude SICSIC
  • : La vie d'une communauté
  • Contact

Profil

  • Claude SICSIC
  • Responsable communautaire, j'ai souhaité créer, avec ce blog, le lien humain et amical qui nous fait tant défaut dans ce monde égoïste
  • Responsable communautaire, j'ai souhaité créer, avec ce blog, le lien humain et amical qui nous fait tant défaut dans ce monde égoïste

Recherche

Archives