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21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 16:20
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Je souhaite vous souhaiter à tous de très bonnes fêtes de Pessa'h. Pessa'h est la fête constitutive de l'identité de notre peuple. Nous ne sommes pas seulement devenus des nommes libres, nous sommes devenus surtout des serviteurs de l'Eternel. Mais ce passage à cette nouvelle vocation a été librement consenti par tous et s'est déroulé dans des conditions précises.

 

 Tous les Juifs étaient regroupés par famille, et la notion de famille est celle qui est fondatrice de Pessa'h. Je vous souhaite donc à tous, d'abord de passer ces fêtes en famille.

Ensuite la Tora met au cœur de cet événement l'enfant en rappelant notamment dans la hagadah quelle place éminente il occupe dans notre tradition. Pensez donc durant cet événement à laisser aux enfants la place qu'ils méritent.

 

Rappelez vous également que Pessa'h est la fête où chacun pense à l'autre, et l'autre c'est d'abord le pauvre, le démuni, l'oublié, celui qui ne doit en aucun cas rester à la porte. Tous ces symboles nous les vivons depuis des millénaires et ils constituent notre conscience.

 

 Enfin souvenons-nous de tous les miracles fantastiques qui se sont alors déroulés, qui ont été opérés par Hachem qui a veillé à notre survie et qui continue de le faire aujourd'hui. Pessa'h est donc la fête de la liberté, la fête de la famille, la fête de l'enfant, la fête de l'optimisme. Tous ces symboles réunis ensemble devront encore aujourd'hui nous permettre de poursuivre notre histoire avec la même fidélité et avec la même sérénité.

 

Pessa'h Cacher Vésaméa'h.

Joseph Haïm Sitruk, Grand Rabbin

C'est avec respect et déférence que j'emprunte les paroles de paix et d'espérance à Mr le Grand Rabbin SITRUK pour souhaiter de très bonnes fêtes de PESSAH à tous les visiteurs du blog ainsi qu'à leurs familles.

csicsic@aol.com

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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 14:34


La fête de Pessah a de multiples significations.


Je souhaite aborder aujourd’hui le caractère familial de la fête. Elle nous réunit autour de la table du Seder pour lire la Haggadah, le récit de la sortie d’Egypte.


Ce texte commence par un passage rappelant le pain de misère mangé durant l’esclavage...Il est recommandé d’ouvrir la porte de sa demeure avant d’entamer la lecture de ce texte, pour inviter l’étranger ou le nécessiteux à venir partager le repas…Pour que la démarche soit authentique, ce texte est écrit en araméen pour que l’étranger le comprenne… Même si votre démarche n’est pas couronnée de succès, vous êtes invité à laisser une chaise libre autour de la table… !


La lecture de ce texte nous indique la voie à suivre à l’égard de l’autre, nous invite à ouvrir notre cœur… Nul ne doit être oublié le soir de la fête de Pessah !


Le pauvre, le malade, le sans-abri. Nos sages nous ont toujours incité à ne pas oublier celui qui a faim, celui qui a froid, celui qui est dans la détresse ou la difficulté… C'est une loi de la Torah, une tradition ancestrale que de ce préoccuper inlassablement des laisser pour compte, de ceux qui sont au bord du chemin.


J’invite tout un chacun à se mobiliser pour qu’il n’y ait aucun laissé-pour-compte !


Chabbat Chalom

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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 13:57

« La grande œuvre »

 

Nous commençons cette semaine le troisième livre de la Torah, le livre de Vayikra, « Il appela », traduit par Lévitique. Les traducteurs grecs ont, en effet, exprimé par ce titre la quintessence de ce livre qui concerne le Sanctuaire et le culte dont la responsabilité incombait aux Lévites. Nous citerons cette semaine un enseignement du Midrash Tanhouma.

 

Fuir les honneurs :

Nous lisons dans le livre des Proverbes : « L'orgueil d'un homme l'abaisse; l'esprit humble se saisit de la gloire. » (29,25).  Le Midrash applique cette sentence : Celui qui poursuit le pouvoir, le pouvoir le fuit ; qui fuit le pouvoir, le pouvoir le poursuit. » Saül refusa la royauté (il se cacha derrière des tonneaux au moment de sa nomination. I Samuel 10), il fut nommé roi. Abimélekh, le fils de Gédéon, fut si avide de pouvoir qu’il tua tous ses frères (sauf Yotam) pour devenir roi de Sichem ; finalement les habitants de la ville se rebellèrent contre lui, et une femme le tua avec pierre de meule (Juges 9).

 

 

Projet-non-enregistre-877X595.jpgL’humilité de Moïse :

Rabbi Lévi enseigne que durant sept jours, le Saint, béni soit-Il, tenta de séduire Moïse pour qu’il aille parler à Pharaon, mais Moïse refusait le pouvoir par humilité. Finalement, le Saint, béni soit-Il l’obligea à partir. Lorsque Pharaon refusa de libérer Israël, Moïse dit au Saint, béni soit-Il : « J’ai accompli ma mission, laisse-moi tranquille ». Mais le Saint, béni soit-Il, l’obligea à chaque fois à être Son envoyé.

Par le truchement de Moïse, le Saint, bénit-Il, libéra Israël d’Egypte, Il déchira la mer, Il donna la manne, Il fit monter un puits dans le désert, jusqu’à la construction du Tabernacle. Lorsque le sanctuaire fut achevé, Moïse déclara :  « J’ai terminé ma mission que reste-t-il encore à faire ? ». Le Saint, béni soit-Il, lui répondit : « Maintenant tu vas accomplir une plus grande œuvre, car tu vas enseigner les lois de pureté et d’impureté, et tu vas expliquer à mes enfants les lois des sacrifices.

 

En quoi l’enseignement des lois du Temple est une « grande œuvre » ?

La première partie concerne la sortie d’Egypte et la naissance du peuple d’Israël par l’action de Dieu ; à partir de la construction du Temple, il s’agit du service de Dieu à accomplir.

En d’autres termes, la question religieuse pour le judaïsme n’est pas de savoir ce que Dieu fait pour l’homme, mais qu’est-ce que l’homme doit faire en tant qu’homme devant son Créateur.

Telle est la nature de cette « grande œuvre » !


                                                                                                         Philippe HADDAD 

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17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 21:33
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Un peu d’histoire

 

Pessah a lieu au début du printemps : c’est peut-être la fête juive la mieux connue. à la maison comme à la synagogue, prières et rituels célèbrent la fertilité de la terre dans l’ attente d’une nouvelle récolte ; ils célèbrent également l’éxode biblique de l’esclavage égyptien. Cet évenement fut le facteur qui détermina la création du peuple juif il y a environ 3,500 ans. Des restrictions semblables à celles du Chabbat s’appliquent pour les deux premiers et les deux derniers jours de cette fête, qui dure huit jours : une restriction sur toute nourriture contenant du levain s’applique à toute la periode de la fête.

La fête commence par un festin élaboré, le Seder, composé d’aliments qui revêtent une importance symbolique spéciale et au cours duquelle la famille revit l’éxpérience de la rédemption et ou elle se concentre sur ce qu’implique le fait d’appartenir au peuple juif. Plus largement, c’est le moment de considérer le sort de tous les gens qui sont victimes de toute forme d’esclavage. On constate qu’en conjugant les efforts de l’être humain et l’assistance divine, toute l’humanité peut prétendre aux joies et aux responsabilités de la liberté.

 

Bedikat ’Hamets

 

La coutume est de placer dans différents endroits de la maison, 10 petits morceaux de ’Hamets enveloppés dans du papier. Quand le ’Hamets est retrouvé, on le mettra dans un sac afin de brûler le lendemain avant 12h40.

Le Plat du Seder sera placé au centre de la table. Il contiendra les différents mets symbolisant l’esclavage en Egypte et la délivrance du peuple juif. ( Les mets en eux-mêmes de l’ordre de leur présentation différent selon les traditions des divers groupes ethniques juifs.)

 

La préparation du Seder

 

La composition du plat

 

Zro’a On prendra un os (de poulet ou d’agneau) en souvenir du "bras étendu" avec lequel D’ nous délivra d’Egypte. Cet os grillé symbolisera le quorban Pessa’h (le sacrifice de Pessa’h). On ne le mangera pas au séder, de même qu’il nous est défendu de consommer ce soir-là toute viande grillée. On pourra toutefois le manger le lendemain.

Beitsa Un oeuf dur (que l’on fait parfois griller). On le mange en signe de deuil, en souvenir de la destruction du Temple, comme il est dit : "je placerai Yerouchalayim au-dessus de mes plus grandes joies".

Maror Des herbes amères comme des Egyptiens rendirent amère la vie de nos ancêtres. Parmi les légumes autorisés pour accomplir la mitswa de maror, la laitue est utilisée le plus couramment. On trempera le maror dans le ’harosseth pour atténuer un peu son gout amer, mais on prendra garde de ne pas trop adoucir le maror.

’Harosset Il symbolise le mortier avec lequel nos ancêtres fabriquèrent des briques pour les Egyptiens. Il est composé de dattes, de noix, de pommes, d’amandes et d’autres ingrédients que l’on ajoute parfois. Le vin rouge servant à delayer le mélange, rappelera le sang des nouveaux-nés d’Israël qui fut versé par le décret de Pharaon.

Karpas On utilise généralement le persil, le céleri, le radis ou la pomme de terre, que l’on trempe dans de l’eau salée en souvenir des larmes versées par nos ancêtres, esclaves en Egypte.

’Hazéreth C’est en fait de la laitue tout comme le maror. Certaines illustrations du plat du séder indiquent en effet maror une seconde fois, à la place de ’hazéreth. De nos jours on nomme - à tort - ’hazéreth le raifort. Cette méprise est due à l’ancienne coutume d’ajouter du raifort à la laitue mangée avec la matsa, pour la rendre un peu plus amère.

 

Définition du ’Hamets :

 

La fête de Pessa’h se caractérise par une triple interdiction concernant le ’hamets : de le consommer, d’en profiter et d’en posséder.

Le ’hamets est un terme désignant tout aliment ou boisson ou tout autre produit fait à partir du blé, de l’orge, du seigle, de l’avoine, de l’épeautre ou de leurs dérivés, ayant fermenté, même si le produit n’en contient qu’une toute petit partie.

 

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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 16:28

 Je vous livre une réflexion du Rabbin Gabriel FAHRI, Rabbin Libéral.

Bien entendu je ne souscris que partiellement à ses arguments mais je pense que sa reflexion a le mérite d'exister et de mettre face à leurs responsabilités tous les responsables communautaires de France 

csicsic@aol.com


"Alors que s'est tenu à Paris le Congres européen du Judaïsme libéral, la question se pose de savoir de quelle façon ce courant du Judaïsme religieux est légitime, tant son expression en France demeure relativement confidentielle comparativement à de nombreux autres pays.

 

 

Cela fait un peu plus d’un siècle que le Judaïsme libéral s’est implanté en France restant confiné jusque dans les années 80 à la seule synagogue de la rue Copernic. Paris compte aujourd’hui 6 communautés libérales et à peu près autant en banlieue et en Province. Le phénomène n’est plus marginal pour que la seule définition « d’hérésie » donnée par les orthodoxes puisse être retenue. Le Judaïsme libéral n’est ni une secte, ni une déviance ou encore un schisme du Judaïsme religieux traditionnel. Les expressions religieuses sont multiples : libérales, massorti, traditionalistes, orthodoxes, loubavitches... Toutes ces expressions ont en commun la religiosité par la croyance et la pratique. La croyance est immuable, la pratique elle fluctue...

 

Le Judaïsme considère que la Halakhah, la Loi, répond à un processus évolutif. Celle-ci peut être adaptée à la modernité et aux questions soulevées qui n’existaient pas à l’époque biblique ou talmudique. Les hommes et les femmes ont un statut égal face à la Loi. La prière peut être récitée et lue de façon intelligible quitte à utiliser la langue vernaculaire, le français en l’état. Les enfants de couples mixtes sont accueillis avec bienveillance et éduqués dans les Talmudé-Torah ayant accès à la Bar ou Bath Mitsvah.

 

Cela peut heurter, choquer ou interroger mais c’est dans cette pratique que de nombreux Juifs se retrouvent. Si ce courant est ultra-majoritaire aux Etats-Unis, il n’en est pas moins solidement implanté en Angleterre mais aussi en Israël avec une quarantaine de synagogues à travers le pays. C’est un fait : un Juif religieux sur deux dans le monde appartient à une communauté libérale !

 

Pour les orthodoxes les plus cléments, le Judaïsme libéral représente un « tremplin » vers le Judaïsme orthodoxe. Pour les autres, c’est donc une hérésie ou un non-sens. On feint d’ignorer ce courant tout en louant son travail en termes d’éducation, de Mémoire ou de soutien à l’Etat d’Israël. Reste le problème de fond qui est la démographie du Peuple Juif, nous en avions déjà parlé à la faveur d’un article alarmant de Jacques Attali pour lequel le Peuple Juif est en voie d’extinction s’il n’apporte pas de réponse à la question des mariages mixtes. Le Judaïsme libéral n’encourage pas les mariages mixtes mais accueil les couples mixtes et leur famille. Je serais prêt à parier que si le Consistoire en France adoptait une démarche semblable, le Judaïsme libéral serait moins « attractif » qu’il ne peut l’être. Le sentiment pour un Juif qui a épousé une personne non-juive de devoir sans cesse s’excuser ou se justifier est en profond décalage avec la réalité. Il nous faudrait au contraire pleinement intégrer que la vie en diaspora, où nous représentons moins de 1% de la population nationale, ne peut que conduire aux mariages exogames. C’est ainsi et il est dommage que seul le Judaïsme libéral apparaisse comme la réponse religieuse pour ces personnes."

 

 

Gabriel FARHI Rabbin

 

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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 11:01

INVITATION

 

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Section de Nîmes (Gard)

 

Nîmes, le 11 mars 2010

Semaine de l'Education Contre le Racisme Mars 2010

Ateliers en lycées et Cycle de conférences du 19 au 30 mars 2010

« Concept de race et imaginaire raciste »

Dans le cadre de la Semaine d'Education Contre le Racisme, la LICRA en association avec l’Ecole de l’ADN programme des ateliers en lycées et un cycle de conférences ouvert au public du 19 au 30 mars 2010, sur le thème : « Concept de race et imaginaire raciste »

Cette semaine s'articule traditionnellement autour de la journée internationale, du 21 mars, pour l'élimination de la discrimination raciale proclamée en 1966 par l'Assemblée Générale de l'ONU.
 Promouvoir les droits de l'homme, le respect de l'autre dans sa différence, les valeurs de la République, tel est l’enjeu de la semaine d’Education contre le Racisme.
 Afin de faire de cette semaine un moment fort de la réflexion civique et éthique, des ateliers et un cycle de conférences sont proposés en partenariat avec l’Ecole de l’ADN, le Centre Départemental de Documentation Pédagogique, l’Université, le Lycée Marie Durand de Rodilhan, les Lycées Daudet et Dhuoda de Nîmes avec le soutien de la ville de Nîmes, du Conseil Général du Gard et de la Région Languedoc-Roussillon.

Lundi 22 mars - 15h00 Lycée Dhuoda Nîmes

(Entrée libre)

« Les empreintes génétiques de l’identification  au fichage »

Avec Jean-Christophe LALLEMENT, Docteur en Pharmacologie, Directeur Général de l’Ecole de l’ADN

 

Mardi 30 mars - 18h00 Université de Nîmes – Site Vauban – Amphi A1

(Entrée libre)

« La génétique humaine et la question des « races » »

Avec Bertrand JORDAN Biologiste Moléculaire, Directeur de recherches au CNRS, Coordinateur fondateur de Marseille Nice Génopole

 

Contact LICRA Nîmes : 06 64 32 10 40 ou licra30@laposte.net

 

Toutes les manifestations et actions de la LICRA-Nîmes sur licra.org / actualités /Vie des Sections / département 30

 

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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 10:26


vayakel.jpgVAYAKHEL PECOUDE

Dieu et la révélation silencieuse

 

Nos deux sidroth concluent le livre de l’Exode par l’érection définitive du Mishkan, lieu de le Résidence divine. Après la révélation grandiose du Sinaï, la Parole se révélera dans une petite tente contenant l’arche d’Alliance. C’est dans le murmure que la voix se fera entendre aux hommes.

 

 La Bible décrit dans le livre de l’Exode, au chapitre 19, la grande théophanie du Sinaï. Avant de révéler les Dix Paroles, la présence divine se manifeste à travers des signes prodigieux : des nuées, du feu, le tonnerre, les éclairs,  et le son prolongé d’un shoffar (corne de bélier). C’est dans un véritable « son et lumière » que la voix divine va se faire entendre par tout un peuple affranchi.

 

Les exégètes de la tradition juive se divisent en deux au sujet de l’événement. Les uns lisent le texte à la lettre, Dieu se révèle au milieu d’éléments naturels mis au service de Sa gloire. Les autres lisent dans cette description, différentes réalités spirituelles. Pour ces derniers, tout se passe à l’intérieur de la conscience du peuple, et la « nuée », le « feu » et le son de la « corne » correspondent traduisent des niveaux de connaissance mystique. Que le lecteur ne soit pas surpris de la démarche exégétique ! Si la réalité du fait théophanique n’est pas balayée, les rabbins se demandent à quel niveau de la lettre doit s’entendre le verset. Quelle que soit l’option, Dieu se révéla dans une manifestation grandiose qui rompait avec l’humble révélation offerte à Moïse dans le buisson ardent.

 

La fin du chapitre 19 offre une réponse à ce choix divin : marquer la conscience des Hébreux de la Présence, et (par les voies mystérieuses de l’inconscience) transmettre cette crainte révérencielle aux générations futures.

 

Ajoutons que cette manifestation sinaïtique marquait le point d’orgue de la sortie d’Egypte. Car non seulement, Dieu manifesta Sa puissance par les dix plaies, mais Il alla jusqu’à ouvrir puis refermer les eaux de la mer des Joncs aux yeux des Hébreux et du Pharaon. Après la révélation du Sinaï, les manifestations divines se font « sans tambours ni trompettes », même si les miracles accompagnent encore les enfants d’Israël, jusqu’à la terre promise.

 

Temps théophanique, temps de discrétion. Ce rythme prépare une autre révélation, celle faite au prophète Elie au Horeb, le lieu même où Moïse reçut sa première vision prophétique et où le peuple d’Israël entendit le Décalogue. Le chapitre 19 du premier livre des Rois nous décrit ainsi les faits, alors qu’Elie se tient sur la montagne : « Et L’Eternel passa. Un grand vent, violent, déracinait les montagnes et brisait les rochers devant l’Éternel. Mais l’Eternel n'était pas dans le vent. Après le vent, ce fut un tremblement de terre. Mais l’Eternel n'était pas dans le tremblement de terre. Après le tremblement de terre, un feu. Mais l’Éternel n'était pas dans le feu.  Alors, après le feu, il y eut la voix d’un doux silence ».

 

Dieu peut-être dans le spectaculaire, mais Il surtout dans la « voix d’un doux silence ». La leçon mérite une méditation dans notre temps moderne où la modernité est vraiment devenue, selon le livre de Guy Debord, « société du spectacle ». Tout peut s’exposer sur la scène médiatique, sans tabou, ni pudeur. Alors, pour se faire entendre, Dieu (ou ses représentants) doivent jouer le jeu, mais ce n’est que la partie visible du discours. Car celui qui a rencontré Dieu n’a plus besoin d’un écran pour projeter les images, seule compte l’authenticité d’un cœur où le souffle de Dieu jaillit au milieu du silence intérieur.

Philippe HADDAD

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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 09:51

Qui à Nîmes et dans le Gard ne se souvient de Monsieur Aimé TORDJMAN ?

 

Tous ceux qui l'ont connu parlent aujourd'hui de lui, dix ans après sa disparition, avec respect et évoquent des souvenirs personnels qui ont tous un dénominateur commun : sa disponibilité au service du Judaïsme.

 

Aimé TORDJMAN en effet, actif dans la communauté de Nîmes pendant près de quarante ans, a toujours répondu à toutes les sollicitations : Nuit et jour, au premier appel, il était là, apportant un conseil aux uns, un réconfort aux autres, accompagnant les familles endeuillées durant les pèriodes de deuil.

 

Ministre officiant, il donnait les cours de Talmud Torah et nombreux sont celles et ceux qui, grâce à lui, sont restés dans le Judaïsme et parlent de lui comme d'un homme dévoué, désintéressé : un juste.

 

Aurait-il pu accomplir la mission qu'il s'était fixée sans son épouse Yvette TORDJMAN ? Femme discrète s'il en est mais qui l'a toujours encouragé dans la voie qui était la sienne.

 

C'est pour toutes ces raisons et bien d'autres encore que je vous indique la date et l'heure de L'azguer de Monsieur et Madame TORDJMAN. La communauté de Nîmes leur doit bien cette marque de reconnaissance et de respect.

 


Claude SICSIC


Azguer TORDJMAN

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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 09:10

Chers Amis,

A deux semaines de PESSAH, je crois utile de vous communiquer tous les horaires et dâtes nécessaires pour vous permettre de bien préparer cette grande fête de la délivrance.
Dans les jours qui viennent, j'essaierai de vous donner d'autres renseignements qui, je le souhaite, vous seront utiles. Vos commentaires et questions éventuelles sont les bienvenus.


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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 17:00




La valse des gâteaux

 

Quand approchait Pessah, mes parents achetaient
Deux fois plus de galettes qu'ils n'en consommeraient.
Je les revois encor, craquantes et craquelées,
Ces galettes Gourion, aux formes dentelées.

Selon son habitude, ma mère prélevait
La part de nos voisins, puis elle la réservait,
En l'ayant disposée dans de belles assiettes,
Recouvertes aussitôt d'éclatantes serviettes.

Dahan, Alonzo, Grima et Djilali,
Martin, Pinto, Lucas, Cerdan, Ousmani,
Chaque année, autrefois, en recevaient l'offrande,
Car le cœur est altruiste, quand l'amitié est grande.

Au temps du Ramadan, Ousmani, Djilali,
Nous faisaient apporter un grand plateau garni
De pâtisseries fines, plaisamment décorées,
Au parfum de cannelle, aux couleurs mordorées.

Des petits gâteaux secs, nappés de sucre glace,
Chamarrés de bonbons sur toute leur surface,
De blondes zlabillas aux formes bigarrées,
Ruisselantes de miel, quelques dattes fourrées.

Et ces autres merveilles dont ils avaient recette,
Des cornes, des kindlettes ou bien des skandriettes,
Des mekrods mielleux, que chacun redemande,
Des cigares enrobés à la pâte d'amandes

Pour célébrer Pâques, Alonzo et Martin
Pâtissaient la mouna. Pétrie dans son levain,
La brioche onctueuse, à l'arôme léger
Finement parfumée à la fleur d'oranger,


Jaunie par l'apport d'œufs, aux formes redondantes,
Sous sa croûte dorée, savoureuse et fondante,
Chaude encor du fournil, nous était apportée,
Sur un plateau, soigneusement empaquetée.

Car en ces temps heureux de confraternité,
Où l'amitié sincère avait droit de cité,
Où prévalait l'estime et le respect d'autrui,
Car, en ces temps heureux dont nous fûmes instruits,

Par-delà cette valse d'assiettes garnies,
Galettes, mekrods, mounas, aux saveurs infinies,
Qui circulaient alors dans un ballet réglé,
Par-delà cette valse de plats fignolés,

C'étaient trois religions, étroitement unies,
Trois cultes, s'exprimant en parfaite harmonie,
Et qui coexistaient d'un élan fraternel,
Sous l'égide d'un Dieu, Un et universel.

 

                                                 

                                                          C.S. Mars 2002

 

 

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