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11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 08:48

florac

 

HOMMAGES  à  DEUX JUSTES

 

 

 Samedi 8 mai 2010,  A la demande de Claude Sicsic, nous sommes allés, sous la pluie et le froid, à Florac (Lozère) participer à la cérémonie organisée à la mémoire de deux résistantes : Suzette Agulhon et Simone Serriere. Nous y  avons représenté la communauté Juive de Nîmes et France-Israel.

 

En présence de Mr Jacques Blanc, sénateur de Lozère, de Mr le Sous-Préfet, des députés, du conseiller général, de l'inspecteur d'académie et de Daniel Velay, Maire de Florac, deux plaques aux noms des résistantes ont été inaugurées.

 

A l'initiative de l'instituteur Mr Stephan Maurin, et avec le soutien de la municipalité représentée par Mr Guillaume Martin, conseiller aux affaires scolaires, un projet pédagogique a été réalisé par les élèves de l'école primaire de Florac,  dans le but, je cite l'instituteur: «que dés l'école, les enfants voyant ces  noms sur les plaques de leur école, se souviennent et n'oublient jamais ». Et, citant W. Churchill : «Oublier son passé, c'est s'exposer à le revivre»

 

L'école maternelle de Florac porte aujourd'hui le nom de Simone Serriere, et l'école primaire celui de Suzette Agulhon.

 

Maurice Ficard, un proche de la famille de Simone Serriere,  nous apprit lors de son allocution que cette dernière était institutrice et aussi une protestante engagée , qui, lors d'un culte à Florac, avait répondu à l'appel du pasteur Gal, pour accueillir et héberger un couple, Joseph et Sonia. Elle fut, en 1969, l'une des toutes premières (37eme) Juste parmi les nations honorée par Yad Vashem.

 

Un hommage fut  rendu à Suzette Agulhon, qui étant secrétaire de la sous-préfecture, avait par son dévouement et engagement dans la résistance, permis de fournir des papiers, mais surtout pu avertir des intentions de rafles et perquisitions. Cela lui valut d’être arrêtée et internée au camp de Rieucros, puis de Brens dans le Tarn, d'où elle s'évada.

 

Après la guerre, elle retrouva son emploi à la sous-préfecture, l’état reconnaissant alors, que ceux qui avait désobéi à l'état, pendant cette période, n'avaient fait que leur devoir civique empreint d'humanisme.

 

Cette cérémonie, suivie par prés de 400 personnes, fut prolongée par un montage vidéo, retraçant tout le travail de recherche fait par les élèves et par la chorale «les hussards de la république» à laquelle s'était joint les enfants de l'école pour notamment le chant « nuit et brouillard»..

 

Journée  pleine de souvenirs et d’émotions, de reconnaissance aussi pour laquelle nous adressons à  Mr le maire et Mr Maurin, nos vifs remerciements.

 

Claire-Lise &  Edy  CAVALIER

Président de France-Israël Gard

 

 

 

 

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8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 13:30
En cliquant sur ce lien, vous pourrez écouter le discours de Mr Edmond FLEG, discours prononcé en.......1927
quelque-chose a-t-il changé depuis?
A vous de voir et surtout d'entendre.
 

Pourquoi je suis juif

« Je suis juif, parce que né d’Israël, et l’ayant perdu,

Je l’ai senti revivre en moi, plus vivant que moi même.

Je suis juif, parce que né d’Israël, et l’ayant retrouvé,

Je veux qu’il vive après moi, plus vivant qu’en moi même.

Je suis juif, parce que la foi d’Israël n’exige de mon esprit aucune abdication,

Je suis juif, parce que la foi d’Israël réclame de mon coeur toutes les abnégations.

Je suis juif, parce qu’en tous les lieux où pleure une souffrance, le juif pleure.

Je suis juif, parce qu’en tous temps où crie une désespérance, le juif espère.

Je suis juif, parce que la parole d’Israël est la plus ancienne et le plus nouvelle.

Je suis juif, parce que, pour Israël, le monde n’est pas achevé, les hommes l’achèvent.

Je suis juif, parce que, pour Israël, l’Hommes n’est pas crée : Les hommes le créent.

Je suis juif, parce qu’au dessus des Nations et d’Israël, Israël place l’Homme et son Unité.

Je suis juif, parce qu’au dessus de l’Homme, image de la divine Unité,

Israël place l’Unité divine et sa divinité. »

Source : Centre Edmond Fleg Marseille

 
 
 
 
 
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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 16:02

Jerusalem 1

Dans quelques jours sera célébré Yom Yérouchalaïm, journée de réunification de Jérusalem qui a permis, à partir de 1967, à tous les Juifs d’accéder au Kotel …………..et à toutes les religions d’administrer librement leurs lieux saints.

Jérusalem reconstruite, c’est ce que la tradition nous demande de dire et de répéter d’année en année.

Depuis 2000 ans, notre peuple dispersé dans le monde l’a répété pendant les trois fêtes de pèlerinage, dont celle de Pessah qui est passée et celle de Chavouot qui arrive.

Jérusalem reconstruite, Jérusalem éternelle, Jérusalem capitale éternelle du peuple juif.

Dans la conscience de tous ceux qui ont transmis ce message de génération en génération, il n'a jamais été question d'une Jérusalem divisée ou d'une Jérusalem sous souveraineté partagée. Ils n’ont jamais pensé que l’appartenance du Kotel puisse même se discuter !

Dois-je rappeler que Jérusalem est citée des centaines de fois dans la Bible, qu’elle fait partie des prières quotidiennes du Peuple Juif dans tous les pays du monde, dans tous les moments de bonheur comme de malheur de notre histoire ou de notre vie familiale.

Nous rappelons Jérusalem dans chaque prière, après chaque repas.

Nous pensons à Jérusalem, dans la cérémonie de mariage, un des moments les plus heureux de la vie : nous brisons un verre pour nous souvenir de la destruction du temple de Jérusalem.

Si toutes les synagogues du monde sont tournées vers Jérusalem, n’est-ce pas pour nous rappeler que notre cœur, notre essence profonde, sont liés aux pierres des ruines du Temple, et que rien ni personne ne pourra rompre ce lien.

Malgré le nombre de Peuples, de civilisations, de pays qui l’ont colonisée, Jérusalem n’a jamais été que la capitale de l’Etat juif à l’époque du Temple et aujourd’hui, depuis la reconstruction de l’Etat d’Israël. Elle n’a pendant 2000 ans été revendiquée par aucun Etat pour en être la capitale ! 

Jérusalem a survécu à son histoire, aux pressions, aux colonisations, à sa division. Jérusalem a été victorieuse dans tous les combats, elle a su préserver les ruines du Temple, elle a su regagner sa liberté, son indépendance, sa réunification, grâce à la détermination de ses enfants, grâce aux prières de ses fils et de ses filles, grâce à leur attachement indéfectible à leur terre et à sa capitale éternelle.

Pourquoi rappeler ces éléments ? 

Est-il superflu aujourd’hui de dire encore « l’an prochain à Jérusalem ? » 

Je pense que nous vivons dans un monde où Jérusalem est malheureusement à nouveau l’objet de certaines contestations et que chaque pierre qu’on veut ériger à Jérusalem fait l’objet de discussions et de condamnations.

Jérusalem fait partie profonde de notre identité, de l’identité du peuple juif, de notre conscience religieuse.

Contester Jérusalem au peuple juif c’est contester au peuple juif une partie de son identité, de son histoire. Notre rôle, notre responsabilité est de le redire aujourd’hui haut et fort.

C’est mal connaître son importance centrale dans notre religion et dans le cœur des Juifs qui la font vivre et qui la transmettent !

Cette richesse que nous avons à portée d’avion, dans laquelle vit une partie de notre peuple, dans laquelle vit une partie de notre famille, est aujourd’hui contestée et nous devons tout mettre en œuvre dans notre environnement, dans nos foyers, dans nos familles, dans ce qui nous entoure, pour rappeler que Jérusalem fait partie des fondements de l’histoire d’Israël, des fondements de l’histoire du peuple juif,  et surtout fait partie et est indissociable de notre avenir.

Toutes les religions y ont droit de cité en toute liberté depuis sa réunification en 1967.

Israël a donc raison de tout faire pour ne pas rediviser ce patrimoine spirituel, identitaire et historiqe des fondements de notre religion et de notre tradition.

Israël a raison parce qu’Israël répond à l’attente des générations qui depuis 2000 ans ont cru en Jérusalem comme une lumière qui a éclairé et permis de traverser tous les méandres de notre histoire.

Ce serait une faute morale par rapport à la plus profonde tradition juive, à l’espérance de notre peuple, que d’y renoncer !

Nous devons rester tous, tournés vers Jérusalem pour qu’elle ne soit plus jamais divisée et dire « l’an prochain à Jérusalem reconstruite et surtout reconnue par toutes les nations ».

 

Joël MERGUI

Président du Consistoire Central

 

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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 11:17

Je reçois à l'instant cette information que je m'empresse de vous transmettre.

Merci à Madame HANNOUN SERRIERE de nous l'avoir transmise.

N'oublions pas ces Justes qui, au péril de leur vie ont permis que beaucoup d'entre nous soient vivants actuellement.

Claude SICSIC

Bonjour,

Je vous remercie de bien vouloir annoncer sur votre blog l'hommage rendu à 2 résistantes locales :

Suzette AGULHON et simone SERRIERE (ma belle-mère)  le

Samedi 8 mai 2010 à 11 h 30

Au Monuments aux mortts de Florac 48400.

Suivi d’un vin d’honneur

Ma belle-mère a eu la médaille des justes en 1969 pour avoir sauvé des juifs au péril de sa vie, et a eu 1 arbre et une plaque à Yad Vashem en 1989

(lire CEVENNES TERRE DE REFUGE DE PATRICK CABANEL)

Chabbat chalom, et merci

Michèle HANNOUN SERRIERE

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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 21:58

 

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 L'homme, soupçonné d'être l'auteur des actes antisémites commis dimanche aux abords de la synagogue de Nîmes, a été mis en examen ce matin pour "violence avec arme et à raison de la religion de la victime". Cet homme, âgé de 28 ans, est poursuivi également pour "dégradation du bien d'autrui en raison de la religion". Il a reconnu les faits et été placé en détention provisoire, a précisé le procureur adjoint de la République de Nîmes, Gildas Pavy, selon lequel les faits de violence ont été commis dans le cadre  d'une récidive légale.

 

Par la voix de son avocate Me Khadija Aoudia, le suspecté a présenté ses excuses à la communauté juive. Il vient d'être écroué par le juge des libertés et de la détention.

 

Dimanche, un septuagénaire juif avait été aspergé de gaz lacrymogène, près de la synagogue, peu avant un office religieux. La caméra vidéo de l'édifice avait enregistré l'image de trois hommes, soupçonnés d'être les auteurs de l'agression et du tag. Ces caméras avaient ensuite permis de suivre le périple du groupe dans Nîmes, conduisant mardi à l'interpellation d'un des suspects.

 

Pendant sa garde à vue, ainsi que lors de son défèrement jeudi en début de journée devant le parquet de Nîmes, l'agresseur présumé, déjà condamné dans le passé pour des faits de vols, violence, outrage et rébellion, a nié toute implication. Mais lors de sa présentation devant le juge d'instruction dans le courant de la matinée, il a fini par en reconnaître l'intégralité des actes qui lui sont reprochés, selon Gildas Pavy et son avocate, Khadija Aoudia.

 

Le suspect a expliqué au magistrat instructeur avoir agi sous l'emprise de l'alcool et sans motivation à caractère raciste ou antisémite. « C'est un garçon qui a toujours été dans la négation de lui-même mais il a un profond mépris de l'acte ignoble qu'il reconnaît avoir commis, a déclaré Me Aoudia. Il considère en outre que la reconnaissance est un processus qui peut lui permettre d'envisager le pardon de la communauté juive ainsi que de sa propre victime. »

 

Midi Libre

 

 

 

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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 09:31

 

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Le philosophe, le théologien et le prophète

 

Nous terminerons ce Shabbath le troisième livre de la Torah, le livre de Vayikra « Il appela » (traduit par Lévitique), en lisant le couple Béhar - Béhoukotaï. Ce troisième livre se conclura par ces mots : «Tels sont les commandements que l’Eternel ordonna à Moïse, pour les enfants d’Israël, au mont Sinaï.. »

 

Sans le désigner es qualité, Moshé est présenté ici comme porte-parole de Dieu, c'est-à-dire en tant que prophète.

 

Bien que dans la tradition orale, Moshé demeure « notre maître » rabbénou (pour des raisons que nous avons traitées  par ailleurs), dans la Torah il reste le prophète de Dieu.

Nous voudrions réfléchir cette semaine à cette vocation prophétique, afin de montrer qu'elle sort du cadre classique et superficiel de la divination (le prophète qui devine ou prévoit l'avenir). Le prophète ne vient pas prédire ou prévoir, il voit et il dit une parole. 

 

Pour mettre en exergue la valeur de cette vocation, nous la comparerons à la démarche du philosophe et celle du théologien. Une telle étude pourrait être traitée par des érudits universitaires qui commettraient un livre, nous resterons bien plus modeste, en essayant de dégager ce qui nous paraît spécifique à chacun des personnages.

 

Le philosophe tout d'abord se caractérise par une démarche solitaire. Le philosophe est seul. Il doit être seul puisqu'il doit faire table rase de tout préjugé, de toute idée préconçue. Même lorsque Socrate dialogue avec un jeune Athénien, il ne fait que stimuler l'esprit de jugement de son interlocuteur. Il fait accoucher d'un savoir (la maïeutique), que le jeune homme pourrait trouver de lui-même s'il s'adonnait à la discipline de penser. La démarche philosophique implique la solitude, et l'effacement de toute antériorité. L'existence même du monde, et bien sûr celle de Dieu, sera donc remise en question, c'est-à-dire en absence. Le Je se posera alors souverain cherchant à partir des règles de la raison à poser les fondements d'un système de pensée.

 

Certes, le philosophe peut arriver à l'existence de Dieu, mais ce Dieu qui vient à l'esprit sera créé d'une certaine manière à l'image de l'homme, puisqu'il permettra à Dieu d'élire domicile dans l'esprit humain. Bref, dans la philosophie, l'homme est au centre, Dieu à la périphérie.

 

Passons au théologien, celui-ci cherche à connaître Dieu. Dieu serait objet de connaissance puisqu'une parole, un discours, un logos peut être dit sur Lui. Discours humain, limité certes, mais suffisamment solide et audacieux pour tenter l'aventure. Qu'il pense Dieu par lui-même ou à travers l'étude d'un texte révélé, l'esprit restera identique : Connaître un tant soi peu la nature divine. Tout se passe comme si le théologien tentait de comprendre la rapport de Dieu à l'homme, à partir de Dieu Lui-même, avec les yeux de Dieu. Audace avons-nous dit, qui se justifiera par le fait que Dieu s'est révélé, qu'Il a quitté Sa transcendance pour jaillir dans l'immanence du réel. Puisque Dieu laisse la trace de son passage, le théologien peut tenter d'en saisir un tant soit peu l'origine, comme le rayon de lumière permet d'approcher l'étoile qui l'a fait naître.

Comment le judaïsme peut-il se situer par rapport à ces deux démarches ? En d'autres termes, existe-t-il une philosophie juive ou une théologie juive ?

 

Les choses doivent être claires, par judaïsme, nous entendrons la tradition religieuse d'Israël, qui se fonde sur une révélation divine. Judaïsme, dans son acception exclusivement religieuse donc !

La réponse semble alors évidente : une philosophie qui pose la suprématie du sujet individuel, coupé de toute antériorité n'est pas pensable du point de vue de ce judaïsme-là. Car l'antériorité de tout sujet, de tout être, est l'être absolu, c'est-à-dire Dieu, désigné par le tétragramme, et rendu en français par YHWH. YHWH contraction de « Il était, Il est, Il sera ». Mon être découle de Celui qui donne l'être. Quid alors de la philosophie juive ? Tout d'abord il faudrait distinguer cette "philosophie juive" du "philosophe juif". Car par une sorte de sentiment protectionniste, qui frôle parfois le chauvinisme, certains penseurs ou philosophes sont revendiqués de facto "juifs" par la communauté (terme vague j'en conviens), à l'instar de comédiens ou de scientifiques. Cela signifie, avouons-le, que le personnage est d'origine juive, ce qui ne veut pas dire que son œuvre puise aux sources de la Torah, puisque que philosophiquement parlant, il marche seul. (Un acteur juif joue-t-il juif ? E= MC2 est-ce une formule juive, parce que Einstein l'était ?)

 

Il faut cependant convenir que parfois la pensée philosophique rencontre la Révélation ou la tradition juive (pensons aux Lectures talmudiques Emmanuel Lévinas). Là encore, il faudrait s'interroger : la Torah est-elle prise comme objet universitaire, une source qui alimente la réflexion, ou comme parole du Dieu vivant ?

 

Si l'identité juive, reconnue comme telle, ne garantit pas un discours obligatoirement juif, la philosophie juive serait-elle plus possible ? Dans notre approche, la philosophie juive signifierait l'application de la pensée rationnelle (koah' hasikhli) à la parole divine. Quand un Maïmonide, dans son Guide des égarés veut démontrer l'existence d'une cause première, il joue le jeu philosophique, pour éviter les pièges d'un imaginaire anarchique, mais son arrière-pensée, car il n'existe pas de pensée sans arrière-pensée (comme aucune conscience sans inconscience), est l'acceptation au préalable de l'être absolu de Dieu.

 

La théologie juive ? L'expression est souvent avancée par parler des penseurs d'Israël surtout ceux du Moyen-Âge (Maïmonide restant le plus connu). Une pensée positive sur Dieu trouve-t-elle sa place dans le judaïsme ? Nous pourrions répondre la parole de Dieu à Moïse : « L'homme ne peut me voir et vivre ! » Aucune contemplation, aucun discours positif ne trouve sa place ici. Telle est la teneur de la troisième bénédiction de la Amida (la prière par excellence) : Dieu est saint. Or la sainteté divine n'offre aucune connaissance. Dire que Dieu est saint revient justement à dire que l'on ne peut rien dire de Dieu. Dieu est « au-dessus de toute bénédiction, de tout chant, de toute louange » selon le Kaddish.

 

Maïmonide, encore une fois, que l'on présente aussi comme le théologien juif a justement mis en évidence le fait que la seule chose que l'on pouvait exprimer sur Dieu, c'est ce que Dieu n'est pas. (La Kabbale pourrait-être une tentative théologique au sein du judaïsme, mais le colloque ad oc s'impose ici).

 

Concluons (n'oublions pas que ces petites méditations naissent dans le RER) ! Le judaïsme est le prolongement du discours prophétique. Et les prophètes n'étaient ni des philosophes, ni des théologiens. Ils ne faisaient pas table rase de l'antériorité de leur être, ils ne pensaient pas Dieu. Par contre, les prophètes ont posé le primat d'une rencontre entre l'homme et Dieu, entre Dieu et l'homme. L'éthique est première. Cela implique que le regard juif ne peut être tourné ni vers soi, ni l'au-delà du réel. Certes, sans conscience de soi, ni rencontre avec le Dieu transcendant, l'humain dans sa dimension juive ne pourrait s'exprimer, pour autant ce sera toujours dans la responsabilité d'une parole à prolonger, d'un monde à bonifier, d'un prochain à soutenir, d'une paix à construire.

 

Le prophétisme commence par la lettre inaugurale de la Torah, la lettre Beth, dont la valeur numérique est 2, et l'initiale du mot bérakha = bénédiction. Il appela occupe la place centrale de la Torah, parce qu'il faut être deux pour un appel.

 

Philippe HADDAD

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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 15:45
 

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Hier matin, la porte de l’édifice religieux a été taguée avant qu’un fidèle de 78 ans ne soit aspergé de gaz lacrymogène. Une inscription antisémite a été taguée hier matin sur l’une des deux portes de la synagogue de Nîmes, située rue Roussy, non loin de la gare. Trois minutes après, à une cinquantaine de mètres de l’édifice religieux, un fidèle âgé de 78 ans a été aspergé de gaz lacrymogène au niveau du visage. Ces deux actes ont été manifestement perpétrés par le même individu, accompagné de deux autres hommes ; les premiers éléments que la police a pu recueillir semblent établir clairement le lien.

La victime a pu rincer à grande eau ses yeux à la synagogue. Cet homme, très actif dans la communauté juive de Nîmes, n’a pas été hospitalisé. Mais « il a été choqué
», rapportait hier Paul Benguigui, président de la communauté juive de Nîmes, très préoccupé par cette affaire (lire ci-dessous). Avant de faire le récit des événements : « Il était un peu plus de huit heures. Nous avions un office religieux. Comme d’habitude, j’arrive pour ouvrir les portes. On était une dizaine de fidèles. L’une de mes ouailles me dit qu’il voudrait un paquet de matsot (galettes de pâques, NDLR). Je le lui ai donné et il est allé le déposer dans sa voiture garée à proximité, à l’angle de la rue Pradier. Et puis j’ai entendu un grand cri. J’ai reconnu sa voix. Je l’ai vu arriver, la main sur les yeux, tandis que plus loin, trois hommes descendaient la rue Roussy, tranquillement, en direction de la gare. La victime est entrée dans la synagogue pour aller se rafraîchir, éteindre le feu de ses yeux. »

C’est, quelques instants après cette agression, que l’inscription antisémite suivante a été constatée : « Nike Lé Juif. » Selon nos informations, ces lettres de haine en couleur or ont été "bombées" à la hâte, peu de temps avant que le vieux fidèle, qui ne portait pas de signe distinctif, tel une kippa, ne soit aspergé de gaz lacrymogène.

Après avoir perpétré le tag, l’agresseur et ses complices - lesquels selon les témoignages pourraient avoir entre 25 et 30 ans - avaient peut-être prévu d’attendre, à distance, pour observer la réaction des fidèles découvrant l’inscription. Si celle-ci n’est pas venue, ils ont pu toutefois voir sortir leur proie de la synagogue et se diriger dans leur direction.

Hier la police, auprès de laquelle deux plaintes ont été déposées (l’une émanant de la victime pour les faits de violences, l’autre des représentants de la synagogue pour l’inscription à caractère antisémite), ne privilégiait aucune piste.

Richard BOUDES
MIDI LIBRE
 
 
 

L'émotion et l'inquiétude des juifs de Nîmes

 

Hier à Nîmes la fête de Lag Ba'Omer a été gâchée par la survenue dans la matinée d'actes antisémites. Situé en périphérie de la ville, le mas Merlet était le cadre de cette

 célébration où 250 personnes se sont retrouvées. Rapidement l'information a circulé parmi les participants.

 

« La victime est quelqu'un de très connu, toujours actif dans la communauté, relevait Alain Bensoussan, vice président de la communauté. On m'a appelé quand l'agression s'est produite. Je me suis immédiatement rendu à la synagogue. D'après ce que je sais, les agresseurs n'ont pas le look loubard. »

Visiblement très affecté, Claude Sicsic, un autre membre éminent de la communauté, faisait part de son inquiétude : « On n'a jamais connu quelque chose comme ça à la Synagogue de Nîmes. Là, ça intervient après ce qui s'est passé à Strasbourg. (...) Les actes antisémites ont tendance à se renouveler dans notre pays. Et s'il n'y a pas de réaction franche après, cela est banalisé. »

« Jusqu'à cet événement, nous étions dans une semi quiétude à Nîmes, affirmait pour sa part Paul Benguigui, président de la communauté juive. Je ne comprends pas. Est-ce que cela s'est produit parce que c'était aujourd'hui un jour de fête ? Je ne sais pas. En tout cas, on va devoir se faire plus vigilants. »

 R.B

MIDI LIBRE

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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 13:55

 même si le monde n’est pas d’accord

 

Pilar Rahola est un politicienne espagnole, journaliste et activiste de gauche. Ses articles sont publiés en Espagne et dans les plus importants journaux d’Amérique latine.

 

     pilar rahola

 

 

 

Pourquoi ne voyons nous pas :

 

des manifestations contre des dictatures Islamiques à Londres, Paris ou Barcelone ?

 

Des manifestations contre la dictature birmane ?

 

Des manifestations Contre l'asservissement de millions des femmes qui ne vivent sans une protection légale ?

 

Des manifestations Contre l'utilisation d'enfants comme bombes humaines ou il y a un conflit avec l’islam ?

 

Pourquoi n’y a t’il aucun leadership pour soutenir des victimes de la dictature Islamique au Soudan ?

 

Pourquoi n’y a-t-il aucun outrage contre les atrocités du terrorisme contre Israel ?

 

Pourquoi ne défendent t’ils pas ( la gauche )  le droit d’existence d’Israel ?

 

  Pourquoi la gauche reste t’elle si silencieuse contre le fanatisme Islamique ?

 

Pourquoi ce soutien ambigue de la cause palestinienne avec la défense du térrorisme Palestinien ?

 

 

Et pour finir, la question à 1 million de dollars, pourquoi la gauche Europeénne et dans le monde s’acharnent elles sur les Usa et Israel et pas sur les pires dictatures de la planète ?

 

Les 2 plus solides démocraties ayant subi les plus sanglantes attaques terroristes, la gauche ne s’en soucie guère.

 

Et ensuite, au concept de liberté. À chaque forum européen pro palestinien j'entends les hurlements Hystériques gauchistes : "nous voulons la liberté pour le peuple !"

 

Faux. Ils ne sont jamais concernés par la liberté pour des gens de la Syrie, du Yémen, d’Iran ou du Soudan, ou d'autres nations ou les droits fondamentaux sont bafoués.

 

Et ils ne sont jamais préoccupés quand le Hamas détruit la liberté des Palestiniens. Ils sont seulement concernés par l'utilisation du concept de liberté palestinienne comme une arme contre la liberté israélienne.

 

La conséquence résultante de ces pathologies idéologiques est la manipulation de la Presse.

 

 La presse internationale n’arrange pas les choses, elle les endommage par ses publications sur la question de la question israélo-palestinienne.

 

Sur ce sujet ils n'informent pas, ils font de la propagande.

 

 Quand il s’agit d’écrire sur Israel, la majorité des journalistes oublie la déontologie de la proféssion. Et alors, l’acte de défense d’un Israelien devient un massacre, et n’importe qu’elle confrontation un génocide.

 

Il ya eu tellement d’abbérations écrites sur Israel qu’il ne reste pratiquement aucune accusation contre elle.

 

En même temps, cette presse ne discute jamais l'interférence syrienne et iranienne dans la violence se propageant contre Israël; l'endoctrinement d’enfants et la corruption des Palestiniens.

 

Et en annonçant les victimes, chaque accident palestinien est annoncé comme une tragédie et chaque victime israélienne est camouflée, cachée ou annoncée à la va vite.

 

  Conclusion :

 

  Je ne suis pas Juive. Idéologiquement de suis de gauche et ma profession est Journaliste.

Pourquoi ne suis-je pas anti Israelienne comme mes collègues ?

 

  Parce que en tant que non juive , j’ai la responsabilité historique de combattre la haine anti Juive et plus précisément contre la haine de ceux qui leur refusent leur terre ancestral, Israel.

 

Combattre l’antisémitisme n’est pas uniquement le devoir des Juifs, c’est aussi le devoir des non Juifs.

par Pilar Rahola

Adaptation : Jean Vercors

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2 mai 2010 7 02 /05 /mai /2010 12:43

 

A la base de la vie sociale se place la famille.

 

Reconnaissant la place de toute importance qu’occupe la femme dans la vie de famille, le Judaïsme lui attribue un rôle des plus honorables.

 

Surtout quand on tient compte du statut de la femme chez les peuples de l’époque, la dignité que lui confère la Thora prend un incomparable relief.

 

Sous aucun rapport la Thora ne considère la femme comme inferieure à l’homme.

 

Il serait instructif à cet égard de lire le texte de la Genèse sur la naissance de la première femme Eve, en se référant à la traduction et du commentaire du Rabbin S .R HIRSCH. 

 

A l’origine, Dieu créa l’Homme androgyne. L’homme et la femme étaient liés dos à dos, et cela dans le but d’affermir le fait que Dieu a crée l’homme et la femme de la même manière : Égale. Tout aussi directement et tout autant à son image.

 

L’Eternel a extrait le coté féminin d’Adam, et non pas la côte d'Adam.  Selon le Rabbin S .R HIRSCH, il ne se trouve aucune occurrence dans la Bible du mot « Tséla" qui signifierait une côte. Il a toujours le sens de "côté".

 

Cette précision de la traduction est indispensable. Elle rend sans effet un vieux et faux cliché selon lequel la Thora se réduirait à un système de pensée archaïque, sexiste et misogyne.

 

Si l’on parle, en effet, de côte cela signifie que la femme est subordonnée, assujettie à l’homme, puisqu’elle serait issue de lui. Alors que si l’on parle de côté cela signifie que la femme est l’égal de l’homme puisqu’elle fait partie intégrante du premier être humain.

 

On comprend dès lors, qu’à la différence des grecs, les juifs ont pensé le rapport de l’homme et de la femme comme celui d’une réelle complémentarité, ayant la mémé richesse. 

 

A travers le mythe d’Aristophane, tel que Platon le rapporte dans le Banquet, il fait raconter le mythe de l’origine des hommes.

 

Jadis, les êtres humains n’étaient pas homme ou femme mais double. Ils avaient deux têtes, quatre bras et quatre jambes. Il y avait donc trois types d’individus. Zeus décide un jour d’affaiblir ces êtres devenus insupportables à cause de leur force et de leur agilité. Il charge un Dieu de les couper en deux, dans le sens de la hauteur. Mais chaque moitié mutilée -de son complément- ne cessait dès lors de chercher à le retrouver pour reconstituer l’unité perdue.

 

Ainsi le mythe platonicien rend-t-il compte du seul désir sexuel ; comme l’aspiration de chaque partie à reformer le tout originel.

 

Pour la pensée juive il est à noter que pour la première fois, l’homme et la femme forment un couple et c’est en se mariant qu’ils se complètent sur tous les plans : physique, moral, psychologique, social et spirituel. A l’instar du premier mariage de l’histoire de l’humanité mentionné par la Thora qui illustre combien Dieu s’est personnellement investi dans le déroulé de cette célébration.

 

Le Pirké de Rabbi Eliezer nous enseigne comment Dieu à préparé le mariage du premier couple. Il fit dix dais nuptiaux tous parés de pierres précieuses, de perles et d’or. Les anges jouèrent du tambourin et dansèrent au son des flutes.

 

Les anges de service allaient et venaient devant l’homme comme des garçons d’honneur, le saint béni soit il, semblable au premier chantre, se tenait sous le dais nuptial et il bénit la mariée. Nous faisons allusion à ce premier mariage lors des bénédictions nuptiales : « permets à ces compagnons de se réjouir profondément, tout comme tu as réjoui jadis ta créature Adan au Gan Eden." 

 

 Nous souhaitons à chaque nouveau couple juif d’atteindre la sainteté et le bonheur qu’ont connu Adan et Eve.

 

  Rabbin Mikael JOURNO

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29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 21:12

tombeau du rabbin Rav Enkaoua-copie-1

Tombeau du Rav N'Kaoua à Tlemcen (Algérie)

 

 

Le mot hiloula est d’origine araméenne et signifie « fête ». Dans de nombreux pays musulmans, la hiloula célèbre le souvenir d’un sage à l’occasion de l’anniversaire de son décès. L’une des hiloulot les plus connues dans le monde est celle célébrée dans l’enceinte de la synagogue El-Ghriba sur l’île de Djerba.

 

Dimanche prochain, nous célébrerons le Lag Baomer et la hiloula de Rabbi Chimon Bar Yohaï, qui en est l’expression culminante.

 

Rabbi Chimon Bar Yohaï est un des plus illustres disciples de rabbi Akiva. Ce maître de la Michna, ayant vécu au 2ème siècle, est le rédacteur du Zohar, le Livre de la Splendeur, le 3ème livre saint du judaïsme, après la Bible et le Talmud.

 

Son parcours se caractérise aussi par son irréductible opposition à l’occupation d’Israël par les Romains. Ses déclarations publiques véhémentes lui valurent d’être, en même temps que son fils Rabbi Eléazar, condamnés à mort par l’autorité romaine. Le père et le fils vivront dans la clandestinité qui dura douze ans. Cela ne les empêcha pas d’étudier jour après jour la Torah jusqu’au moment où, la sentence prononcée contre eux fut définitivement abrogée. Rabbi Chimon Bar Yohaï, devenu porte-parole du peuple juif, sera reçu avec une délégation à Rome par l’Empereur Antonin, pour obtenir la levée de l’interdiction de circoncire les nouveau-nés, décrétée par l’empereur Hadrien.

 

Rabbi Chimon Bar Yohaï est un des « géants » de la pensée juive au point que son souvenir soit évoqué tous les vendredi soir, avec le chant de l’hymne à sa gloire. Il proclamait notamment la supériorité de l’étude et de la prière sur toutes les autres valeurs terrestres ainsi que la valeur rédemptrice de l’accomplissement des mitsvot. Parmi les aphorismes qui lui sont généralement attribués citons : « Précipite-toi dans une fournaise ardente plutôt que de faire honte à ton prochain en public »…« Grand est le travail car il honore celui qui l’accomplit»…« Le châtiment du menteur est de n’être plus cru, quand bien même il dit la vérité »…

 

Ces hiloulot sont de grands moments de ferveur populaire et de piété religieuse. Même si, parfois elles donnent lieu à des débordements et comportements critiqués par nos maîtres, elles constituent des dates incontournables de notre calendrier, et des rendez vous permettant d’évoquer la mémoire de ces grands d’Israël.

 

 

  

   Dov ZERAH

Président de l'A.C.I.P.

  

      

 

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