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20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 14:07

 

PARACHA NASSO

 

téchouva : Parole de retour

Une idée originale :

Le principe religieux de la  téchouva constitue une idée forte du judaïsme. De la racine chouv, la téchouva signifie « retour » et d’abord « retour vers Dieu ». Les hassidim décomposent TECHOUVA en « TACHOUV – H » = Retourne (vers) Dieu ; Dieu étant symbolisé par la lettre H.

La téchouva signifie que rien n’est jamais définitif, que l’homme n’est pas prisonnier d’un destin, mais qu’il peut toujours construire sa destinée.

Au plan philosophique ce concept n’est pas évident, car il remet en  cause la notion d’irréversibilité du temps. Ce qui est fait est fait, et ne peut être défait. Sous l’angle de la physique ou de la biologie ne retrouvons cette idée, à savoir que la matière ou le corps vivant garde mémoire de tout le passé. Comme disait Lavoisier : « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. » Celui qui serait déchiffrer l’univers pourrait y lire son origine.

La psychanalyse parle de la névrose comme une « faute originelle » qui condamne le névrosé à revivre indéfiniment ses mêmes manques, ses mêmes erreurs, ses mêmes fantasmes.

La téchouva, en cela l’idée est-elle intéressante, implique que l’on peut effacer un certain passé, celui de la faute. Bien entendu nous parlons de la faute en tant que transgression religieuse, c’est-à-dire par rapport à une législatlaparachadelasemaineion révélée : la Torah. La faute aurait ici un caractère contingent et non définitif. La faute traduit un raté de l’existence. Tel est le sens du mot heth = faute, littéralement « rater la cible ».

La faute n’est pas un péché :

De ce fait, l’idée du péché n’existe pas dans le judaïsme. Le péché induit un état permanent de la faute. Le pécheur est souillé ad vitam æternam. Le péché s’inscrirait dans une fatalité. Au fond, toute conception du péché originel découle d’une vision tragique, grecque, de l’Histoire. Il existerait une désespérance ontologique. L’homme ne peut rien contre ce factum. Iphigénie doit mourir !

Nous sommes aux antipodes du judaïsme qui fonde, au nom du Dieu créateur, un optimisme de l’Etre : l’Etre peut se régénérer, par la puissance d’une volonté positive. Ce fut le discours répété des prophètes : « La réussite dépend de vous, pas de Dieu. ». Herzl prophétisait en disant : « Si vous le voulez ce ne sera pas un rêve ! »

Dans cet esprit, les sages d’Israël enseignent : « Quiconque se repend ressemble à un nouveau-né. » La faute est un raté, qui traduit une immaturité de l’Etre, qui grandit par ses échecs ; à condition : de prendre conscience de l’échec et de vouloir s’améliorer. L‘humilité est ici un moteur d’élévation morale et spirituelle.

La téchouva dans la Torah :

La source scripturaire du principe de téchouva se trouve dans notre paracha Nasso (Nombres / Bamidbar V, 5 à 7) : « Et l’Eternel (YHWH) parla à Moïse pour dire : parle aux enfants d’Israël, un homme ou une femme qui commettraient toute faute d’homme, commettant une transgression contre (la loi de) Dieu, cette personne sera coupable. Mais ils confesseront leur faute … »

Maïmonide dans son Michné Torah, (Lois sur le repentir §I et ss.) écrit :

« Tout commandement de la Torah, positif (à faire) ou négatif (à ne pas faire), si un individu le transgresse, soit volontairement, soit involontairement, lorsqu’il fera repentir pour revenir de sa faute, exprimera la confession devant Dieu, béni soit-Il [et pas devant un rabbin ou une autorité quelconque] ainsi qu’il est dit : « un homme ou une femme qui commettront toute faute d’homme … ils confesseront leur faute.… A notre époque, du fait qu’il n’y a plus de Temple, et que l’autel pour l’expiation (kippour) n’existe plus, nous n’avons plus que la téchouva. Car la téchouva fait expiation pour toutes les transgressions. »

De Moïse à Freud :

La notion de confession est très intéressante au plan psychologique, et n’a rien à voir avec une quelconque masochisme. Il s’agit en fait de faire « entendre à ses oreilles ce qui sort de sa bouche ». Nous dirions aujourd’hui : ne pas se raconter des histoires. Assumer ses erreurs est le meilleur moyen de s’améliorer, si l’on veut s’améliorer. Ce principe mosaïque a été retrouvé par le père de la psychanalyse : Sigmund Freund. Toute la cure analytique consiste à dire et à redire sa propre histoire, sa propre mémoire, ses propres désirs, jusqu’à réussir à cerner le plus honnêtement possible son Moi authentique.

Au fond, la Torah demeure audible pour le croyant et le non croyant, car même vis-à-vis de ce dernier, la Torah offre une voie de sagesse.

                                                                                                                                       Ph. Haddad

 

 

 

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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 15:21
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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 14:47

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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 09:09

chavouot

Chavouot, une fête majeure

 

Chavouot, la deuxième des grandes fêtes du calendrier juif a lieu exactement cinquante jours après Pessa’h. Dieu y donna la Torah à l’ensemble du peuple juif rassemblé au pied du mont Sinaï, il y a 3307 ans. En hébreu, le mot “Chavouot” signifie semaines”. Il évoque les sept semaines qui s’écoulèrent après la sortie d’Egypte, pendant lesquelles le peuple juif se prépara à recevoir la Torah. Pendant cette période, il se débarrassa des séquelles de l’esclavage et devint une nation sainte, prête à se tenir devant D.ieu.

Le Don de la Torah

Le don de la Torah est bien plus qu’un événement historique. C’est spirituellement qu’il prend toute sa dimension,l’essence de l’âme juive pour l’éternité.

 Nos Sages l’ont comparé au mariage de Dieu et du peuple Juif.

 Nous sommes alors devenus Son peuple et Lui, Notre Dieu.

 

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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 09:40

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L’Hébreu moderne a son jour anniversaire

La Langue Hébraïque aura désormais son jour anniversaire, ainsi en a décidé la Knesset. Il s’agira du 21 Tevet,* date de naissance d’Eliézer Ben Yehouda, qui fut le « réinventeur » de l’hébreu à la fin du 19e siècle. Né en 1858 en Lituanie, Eliézer Ben Yehouda – de son vrai nom Perlman – fut élevé dans la pure tradition juive. Comme jeune adulte, il subit l’influence des idées de la Haskala au point de s’éloigner presque totalement de la tradition juive, mais à une exception près: son amour pour la langue hébraïque. Comme beaucoup de penseurs juifs de l’époque, il adhéra ensuite peu à peu à l’idée du retour du peuple juif sur sa terre ancestrale, et en 1877, il disait: « Les Juifs ne peuvent être un peuple vraiment vivant que s’ils retournent au pays de leurs pères et s’ils retrouvent la langue hébraïque. »

 C’est à cette tâche qu’il s’adonna dès lors durant le restant de sa vie, en utilisant l’hébreu biblique et traditionnel pour en faire une langue vernaculaire nationale. Il monta en Eretz Israël en 1881, mais continua à se rendre dans les plus grandes bibliothèques d’Europe pour y accomplir un travail de titan, et élaborer le premier dictionnaire d’Ivrit moderne. Le « Comité de la Langue Hébraïque » qu’il avait créé, devint en 1953 « l’Académie de la Langue Hébraïque », 31 ans après sa mort.

En plus de la fixation de ce jour anniversaire, le gouvernement a décidé de mettre sur pied une commission interministérielle qui sera chargée de définir les moyens de préserver et renforcer la langue hébraïque dans la vie quotidienne. Il a été également décidé d’accorder un « Prix du Premier ministre » d’un montant de 70.000 shekels qui sera remis annuellement à des personnes, organismes ou institutions qui auront contribué à la langue hébraïque.

Un timbre et une médaille seront également créés et décernés aux 200 personnes qui auront le plus œuvré en faveur de la renaissance et le maintien de la langue nationale. Rappelons qu’il y a quelques semaines, le ministre de l’Education, Guidon Saar s’était dit « très inquiet de la déliquescence de l’hébreu parmi la jeunesse et particulièrement dans les écoles ».

Shraga Blum

* Cette année le 28 Décembre 2010

 

 

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16 mai 2010 7 16 /05 /mai /2010 09:17

Israel

 

1. Israël en forme : Chiffres Clés      
article : Yerouchalmi
Géographie

  • Longueur 470 km - Largeur 135 km
  • Longueur des frontières : 857 km - Côte méditerranéenne 194 km
  • Surface 22000 km2  dont déserts 45%, montagnes 16% 
  • Sa densité est de 340 habitants/ km2, soit seulement 25% plus que la Grande Bretagne ou l’Allemagne. Il reste de la place !
  • Montagnes : Hermon 2224m, Meron 1208m, Ramon 1035m, Jérusalem 835m, Carmel/ Haifa 550 m. -  Fleuves : Jourdain 250 km

Démographie

  • Population : 7,5 millions ; 30% nés hors d'Israël (yc 1 million de  russes)

 

  • Grandes Villes : Jérusalem (760.000), Tel-Aviv (390.000), Haifa (265.000), Richon Letsion (225.000), Achdod-Beer Cheva (210.000).
  • Pyramide des Ages : le taux de '<14 ans' (28%), 2 fois plus qu’en Occident ; les '>65 ans' (10%), 30% moins qu’en Occident (!)
  • Mariages : un divorce pour 3 mariages, taux voisin à la France.
  • Religion :76% de juifs. Israël 1er pays juif au monde juste devant les USA, regroupe 42% des juifs du monde.20% des Juifs se disent pratiquants (3 fois plus qu'en Diaspora), 40% traditionalistes.

Santé

  • Espérance de vie : 81 ans (femmes 83 ans, hommes 79 ans) 6è rang mondial avec France/Suède-Suisse, 1 an derrière les 1er (Australie/Singapour) et 2 ans devant Allemagne/ GB, 3 ans devant USA, 5 ans devant Arabie Saoudite…)
  • Mortalité infantile : 3,8 pour 1000 , 12è au monde avec France devant Grande Bretagne 4,7/1000, Canada 5,4/1000, USA 7/1000, Russie/Tunisie 17/1000…

Economie

  • PNB : 27000$/hab, 20è rang mondial niveau Australie/Hong Kong, mieux que l’Espagne (USA 43000,  France 35000, Italie 30000, Grèce 22000, Arabie Saoudite 13000, Afrique du Sud/Russie 5000, Iran 2500). Pus haut niveau de vie régional !
  • Export : 8000$/hab, 23è rang mondial niveau France/ Italie, devant GB/ Japon ou USA  (Irlande 28000 ; Allemagne 16000 ; France 8000 ; Japon 5300 ; USA 3800) 
  • Import : 8500$/hab mieux qu'USA  (Allemagne 15000 ; France 11000 ; USA 7000) 
  • Voitures : 1 voiture / 4 habitants (1/1,6 en Europe/France ; 1/2 en Allemagne ; 1/5 en Espagne-Argentine, 1/10 au Brésil)

Activités

  • Scolarisation : 1,5 millions d'enfants scolarisés, en forte hausse.
  • Etudes post bac : 120000 étudiants - 50% sciences humaines, 30% scientifique, 10% gestion/droit, 10% médecine. 1 post bac /60 hab. vs 1/20 USA ; 1/30 France ; 1/40  Allemagne ; 1/100 Grèce.                 Les étudiants + de 13 ans ont grimpé en 30 ans de 19% à 42%.    Israël a le plus grand nombre de scientifiques/hab (145/10000 vs USA 85)
  • R & D : 3,2 % du PNB pour la recherche (2 à 3 fois plus que l’Europe) et de 1,5 à 3 fois plus de chercheurs par habitant que pour les meilleurs.
  • Travail :  2,9 millions travaillent.
  • Culture : 2è pays au monde pour les musées ou la publication de livres/hab.
  • Tourisme : 2,6 millions/an - 0,33/ hab. vs. France 1,3/ Allemagne 0,4/ USA 0,2.

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 Merci à Yerouchalmi. source ; yerouchalmi.com

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15 mai 2010 6 15 /05 /mai /2010 15:05

chav

 

            La fête qui célèbre le don de la Torah est connue sous le nom de Chavouot qui veut dire « semaines » car elle marque la fin du compte des sept semaines qui la séparent de Pessa’h. Elle constitue l’apothéose de ces semaines, le but à atteindre.

 

            Pour sa part, le Rabbi de Gour (Sefat Emet sur Chavouot 5663) explique que « Chavouot » est a rattaché à « chevouot » qui signifie « serments » car la fête du don de la Torah est une fête de serments. En effet, au pied du mont Sinaï, les enfants d’Israël ont prêté serment à deux reprises : « Tout ce que D… dit, nous l’accomplirons » (Ex 19, 8 et 24, 3). Les Juifs ont juré mais D… aussi a juré puisque selon le Rabbi, la première parole des Dix commandements,  « Je suis l’Eternel, ton D… » est aussi un serment. Le maître voit une confirmation de cela dans le verset : « D… a juré de faire de vous, pour Lui, Son peuple » (I Samuel 12, 22). D… S’est donc juré d’être le D… d’Israël, avec ou sans l’accord du peuple ! Ou peut être malgré les égarements du peuple.   

 

            Chaque Juif a juré au pied du Sinaï d’accomplir les préceptes de la Torah et de ne pas en transgresser les interdictions. Tous les Juifs de tous les temps puisque selon la tradition, les âmes de tous les Juifs qui allaient vivre dans l’histoire étaient présentes lors de la révélation. Ceci ne relève pas simplement du mythe ou de la philosophie de l’engagement mais découle sur des réalités concrètes.  chav1

 

            La Torah donne une importance considérable au fait de tenir sa parole et de réaliser les engagements formulés par la prononciation d’un vœu ou d’un serment. De fait, les lois concernant les vœux et les serments sont longues et complexes. Parmi elles, il en est une qui dit que si on a juré de ne pas manger, par exemple, un bout de pain. Puis, on a juré de manger ce même bout de pain. Ce second serment est nul car on était déjà assermenté (‘Hokhmat Adam 95, 11). De même si on a juré de ne pas accomplir le précepte du talit ou de ne pas mettre les phylactères, on de ne pas manger la matsa ou de jeûner chabbat et jours de fête ou bien si on juré de nuire à autrui, de le frapper ou de le maudire…, tous ces serments sont dits en vain et n’ont aucune validité (ibidem 93, 2). Ceci car chaque Juif est « mouchba behar Sinaï », c'est-à-dire que chaque Juif a déjà juré d’accomplir  tous les préceptes de la Torah. Chacun s’est déjà engagé. Dés lors, appliquer les commandements bibliques  ne constitue rien d’autre que de réaliser une parole donnée.

 

            Chavouot est donc ce moment de l’année où les échos de notre serment, prononcé il y a bien longtemps, reviennent jusqu’à nous. Ils nous rappellent notre engagement de jadis et donc nos obligations pour aujourd’hui et demain.

Rabbin J. Milewski

 

Remerciements à Mr le Rabbin MILESKI de son commentaire destiné au Blog Macommunauté.

J'y suis particulièrement sensible.

 

csicsic@aol.com

 

 

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 09:45

 

La morale de Chavouot

 

Le récit biblique donne plusieurs dénominations à la célébration de Chavouot.

Elle est désignée par « hag hakatzir », la fête des moissons, toute fête juive ayant un rapport avec la vie agricole, ou les saisons.

Chavouot est également appelée Atséret, à savoir «conclusion de la fête», les rabbins la considérant comme étant le terme, l’aboutissement de la fête de Pessah.

Quant à la dénomination Chavouot qui signifie semaines, elle découle du fait que la Torah prescrit de dénombrer les sept semaines qui courent à partir du premier soir de Pessah.

Comment oublier aussi que Chavouot est désignée par nos textes comme la seconde des trois grandes fêtes de pèlerinage ?

Néanmoins, c’est le nom donné par notre liturgie, de « zmane matane toraténou », le temps du don de notre Torah… Cette dénomination s’est peu à peu imposée à la conscience juive… Cette fête ainsi devenue peu à peu comme l’anniversaire de l’événement central du judaïsme : la révélation des Dix Paroles sur le mont Sinaï.

Bien des penseurs juifs ont tenté de faire comprendre la nature des voix entendues dans le Sinaï, qui vont devenir une sorte de charte universelle de l’humanité, après les lois noachides.

Yehouda Halévy, un des plus grands poètes et théologiens juifs, appelait cet événement « une révélation publique ». Six cent mille témoins ont raconté l’événement à leurs enfants qui, à leur tour, en ont parlé à leurs propres enfants… De génération en génération, chacun a assuré la transmission à ses enfants, l’enseignement des Dix Commandements, de façon à ce que, de maillon en maillon, la chaîne ne soit jamais interrompue…

L’événement du Sinaï a constitué l’apport le plus considérable du peuple juif à la civilisation humaine. Souvenons-nous que nos ancêtres acceptèrent la loi avant même d’en connaître les tenants et aboutissants. Ces Dix Paroles, le peuple juif n’a jamais cessé de les enseigner, de les interpréter et de les commenter.

C’est la raison pour laquelle l’une des traditions les plus significatives de Chavouot est la soirée que l’on consacre à l’étude des textes bibliques et kabbalistiques à cette occasion.

Il est une autre tradition, la lecture, ce jour-là du Rouleau de Ruth. Est-ce uniquement parce que, l’arrière-plan de ce texte est constitué par des activités agricoles spécifiques à cette époque de l’année ? En vérité, ce que l’on cherche à évoquer avec force à cette occasion c’est le personnage de Ruth, cette jeune Moabite qui affirme, sans doute pour la première fois dans l’histoire, son amour de l’Eternel, des juifs et sa fidélité sans faille à la foi et au peuple de Naomi. Ce texte enseigne qu’un non-juif peut, à condition qu’il le veuille, jouer un grand rôle dans l’histoire de la libération de l’humanité… D’ailleurs, le Messie appartient à la descendance de Ruth.

Belle morale en vérité.

    

  Dov ZERAH

Président du Consistoire de Paris

 

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13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 10:07

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YOM YERUSHALAÏM

Ce 12 mai 2010 est la journée de Jérusalem - Yom Yerushalaïm. Ce nom a une telle résonance dans les cœurs des croyants bibliques et premièrement dans celui du peuple juif ! Bien évidemment, puisque cette ville a été celle du roi David il y a 3000 ans et qu'elle sera celle du Fils de David, Messie et Roi  durant Son prochain Règne. N'est-ce pas pour cela que Jérusalem est autant jalousée et convoitée par toutes les nations ?...

Cette ville était un joyau pour D.ieu et une alliance avait été conclue avec elle : « Tu étais d'une beauté accomplie, digne de la royauté. Et ta renommée se répandit parmi les nations, à cause de ta beauté ; car elle était parfaite, grâce à l'éclat dont Je t'avais ornée, dit le Seigneur, l'Eternel » - Ezéchiel 16 :14. C'est avant que la ville ne tombe dans l'idolâtrie et la prostitution, nous dit Ezéchiel, et le châtiment de D.ieu fut terrible. L'Histoire nous le révèle : après sa destruction complète par deux fois, cette ville fut occupée et piétinée 19 siècles durant par les nations - le dernier "colon" étant la Jordanie. Pourtant, ce même prophète dira que l'alliance divine est indéfectible, D.ieu le rappelant à Jérusalem : « Je me souviendrai de mon alliance avec toi au temps de ta jeunesse, et J'établirai avec toi une alliance éternelle ».

Jérusalem est considérée comme une fiancée dans la Bible, et sans tordre le texte, on peut considérer que cette Jérusalem/Sion est personnifiée par Israël. Qu'est-ce que D.ieu dit au peuple juif, à Israël ? : « Je conclurai avec eux (le peuple juif) une alliance de paix, et il y aura une alliance éternelle avec eux ; Je les établirai, Je les multiplierai et J'établirai mon sanctuaire au milieu d'eux pour toujours. Ma demeure sera parmi eux ; Je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple, et les nations reconnaîtront que Je suis l'Éternel qui sanctifie Israël, lorsque mon sanctuaire sera pour toujours au milieu d'eux » - Ezéchiel 37:26.

Il ne faut pas être grand clerc pour réaliser que ce n'est pas « par hasard » que  la ville de Jérusalem a été rendue à son vrai propriétaire Israël durant la guerre des Six jours ! La date du 7 juin 1967 (le 28 Iyar 5727) est inscrite dans les étoiles, de même que la restauration de l'Etat hébreu le 14 mai 1948. Après 2000 ans d'exil, et au cours d'une guerre éclair et "biblique", Israël retrouvait sa ville. Comme s'étonner qu'elle en fasse de Jérusalem réunifiée la « capitale éternelle et indivisible du peuple juif » ?...

Pasteur Gérald FRUHINSHOLZ

 

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12 mai 2010 3 12 /05 /mai /2010 15:53

tabernacle

 

Caractère permanent de Jérusalem dans la tradition juive :

Le livre de Bamidbar commence par les commandements (mitsvoth) ordonnés aux enfants d’Israël concernant la tente de rendez-vous (Ohel Moed), ainsi que par les détails concernant la délimitation des tâches et des espaces. Ce thème ne concerna pas uniquement la tente de rendez-vous, à caractère provisoire, mais également le Temple (Beth Hamikdash), qui possédait un caractère permanent (malgré sa destruction).

Maïmonide dans son Michné Torah (lois de Avoda – Culte) enseigne que lorsque les enfants d’Israël pénétrèrent sur la terre d’Israël, ils placèrent le sanctuaire du désert sur le mont Guilgal. Il y demeura 14 ans. De là, il fut transféré à Shilo, sous forme de petit édifice en pierres. Ce temple fut détruit à la mort du grand prêtre Elie. Il fut alors construit à Nob, et fut détruit à la mort du prophète Samuel. Un nouveau sanctuaire fut édifié à Guibon et de là il fut transféré à Jérusalem (époque de Salomon).

Maïmonide précise :

« Dès qu’il fut construit à Jérusalem, tout autre endroit fut interdit pour y recevoir un sanctuaire et y offrir des sacrifices à l’Eternel. »

En ce qui concerne le service de Dieu, la Torah donne des directives extrêmement précises :

Un seul lieu : Jérusalem

Un seul destinataire : Hashem (YHWH)

Un seul agent : le Cohen.

 

 La raison des sacrifices selon Maïmonide :

« C’était une coutume commune et familière au monde – et nous-mêmes avions été élevés dans ce culte répandu (en Egypte) – d’offrir diverses espèces d’animaux dans les temples où l’on plaçait des idoles, pour les adorer, en brûlant de l’encens devant elles.  Des hommes pieux et des ascètes étaient les seules personnes dévouées au service de ces temples consacrés aux astres, comme nous l’avons exposé. En conséquence, la sagesse divine, dont la prévoyance se manifeste dans toutes Ses créatures, ne jugea pas convenable de nous ordonner le rejet total de ces pratiques cultuelles, leur abandon ou leur suppression. Car cela aurait paru inadmissible à la nature humaine, qui affectionne toujours ce qui est habituel (contre tout changement). » (Guide des égarés III, 32).

En d’autres termes, l’Eternel aurait pu demander aux enfants d’Israël de rompre avec toute pratique sacrificielle dès le départ. Mais telle n’est pas la conduite de la Torah qui suit la nature du monde, et en particulier la psychologie de l’homme, telle qu’il a été créé. Or cette nature humaine n’accepte pas le changement brutal. L’homme s’accommode de ses habitudes, et tout changement le déstabilise.

Dans la prière laEl baroukh, récitée avant le Shéma Israël du matin, nous disons de Dieu : « Il fait des choses nouvelles, Il est maître de la guerre », et les rabbins de commenter, avec une pointe d’ironie : tout changement entraîne le conflit. Et cela est connu !

Philippe Haddad

 

 

 

 

 

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