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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 10:15

 

 

 

Marc-Alain Ouaknin, rabbin-philosophe :


" Mes dix commandements "

Véritable “obsédé textuel”, le rabbin philosophe nous offre une lecture très personnelle des tables de la loi. Un exercice de style, traditionnel dans le judaïsme, dans lequel ce n’est pas tant l’interprétation qui compte que l’invitation à la réflexion.

 

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I. “Je suis l’Eternel, ton Dieu qui t’a fait sortir du pays d’Egypte, d’une maison d’esclavage…”

 

D’emblée, le concept de liberté s’impose. " Si je suis à l’image de ce Dieu de libération, commente Ouaknin, je dois moi aussi produire de la liberté. Comment ? Par l’interprétation des textes, qui, loin d’être seulement une opération intellectuelle, permet justement d’inventer son histoire, de sortir de l’enfermement d’un destin, de ce qui est écrit. " Ce commandement est donc une invitation à être novateur dans l’action, à inventer de nouvelles formes de vie, de nouvelles formes de pensée notamment en abolissant les préjugés. " Il faut avoir la liberté d’inventer pour inventer la liberté ", écrit le Chrétien Paul Ricœur.

 

II. “ Tu n’auras pas d’autres dieux que moi ”

 

 

Dieu, Elohim dans le texte original, signifie aussi en hébreu " institutions de justice ". " Ce que l’on considère ici comme du divin, note Ouaknin, est en rapport avec la justice. Autrement dit, Dieu ne s’atteint que par la relation juste, la relation éthique, c’est-à-dire la responsabilité et l’amour… Dieu ne s’atteint que par la relation aux autres hommes. Pour reprendre Emmanuel Lévinas, c’est " interdire à la relation métaphysique avec Dieu de s’accomplir dans l’ignorance des hommes et des choses ".

 

III. “ Tu ne prononceras pas le nom de Dieu en vain”

 

 

Le verbe hébreu signifiant "prononcer" veut aussi dire "élever". Ce commandement peut ainsi se comprendre : "Tu n’élèveras pas le nom de Dieu si haut qu’il devienne vain. Une occasion de rappeler que Dieu ne doit pas être tenu loin des choses terrestres, consigné dans un Très-Haut inaccessible et perdant toute proximité avec les hommes. "Et ce sont notamment les institutions de justice qui permettent cette proximité, reprend Ouaknin. Nous sommes ramenés ici à la responsabilité, non pas de Dieu, mais des hommes. La question n’est donc pas de savoir où était Dieu pendant la Shoah, mais où étaient les hommes avec leurs institutions de justice et leurs règles morales."

 

IV. “ Souviens-toi de sanctifier le jour du Sabbat ”

 

 

Traduction littérale : "Tu seras toujours en train de te souvenir de ce jour à venir." Ce commandement invite à une véritable éthique du futur. "A chaque moment de notre existence, explique Marc-Alain Ouaknin, il y a un espoir. Le Sabbat est ce jour de fin de semaine où l’on peut apprendre à regarder le monde de manière nouvelle, comme s’il apparaissait pour la première fois." Ecole du regard, de l’écoute, cette loi nous pousse à sortir de l’ornière des habitudes. Car "l’habitude nous déshabitue d’habiter l’essentiel".

Autre dimension invoquée : la responsabilité qui consiste à transmettre un monde viable aux générations futures. " Le Sabbat nous apprend à retenir les gestes qui pourraient être destructeurs. Dans le domaine de l’écologie, par exemple, respecter ce commandement revient à connaître les gestes qui protègent la planète où vivront nos enfants. " Pour Ouaknin, tel est d’ailleurs l’amour le plus absolu : " Aimer, ce n’est pas seulement aimer celui qui peut me rendre l’amour. C’est aimer celui qui n’est pas encore là et qui sera là quand j’aurais moi-même disparu. "

 

V. “ Tu honoreras ton père et ta mère ”

 

 

Reprenant, après le psychanalyste Daniel Sibony, la traduction littérale – " lourd ton père, lourde ta mère " –, Ouaknin interroge : " Qu’est-ce que “lourder” son père et sa mère ? C’est donner suffisamment de poids à leur histoire pour ne pas avoir à la répéter. " En respectant son parent pour ce qu’il est, en prenant en compte son histoire sans nécessairement vouloir réparer ce qui n’y a pas été accompli. Une proposition commune à la Bible et à la psychanalyse pour échapper à la névrose. En hébreu, ke av, " comme le père ", est le même mot que quéev, la " souffrance ". " A partir du moment où l’on est dans l’imitation du père, on est dans une douleur existentielle. "

S’inspirant de l’Œdipe de Sophocle, Ouaknin développe ce concept : "Au moment où Œdipe tue Laïos, tous deux se croisent au carrefour de trois routes, dans un “Y” qui évoque le sexe de la femme. Le père (par l’acte sexuel) et le fils (lors de sa naissance) empruntent le sexe maternel, explique Ouaknin. Et il y a inceste lorsque l’enfant emprunte le même chemin dans le même sens que le père. […] L’éducation juste d’un enfant, c’est l’aider à trouver son propre chemin, le sens de sa vie."

 

VI. “ Tu ne tueras pas ”

  

 

Rachi, le plus grand commentateur de tous les temps, ne dit strictement rien concernant ce commandement, remarque Ouaknin : " Un tel silence est déjà un commentaire en soi. Il nous invite à penser que le silence est le fondement même de la violence qui conduit au meurtre. " L’histoire d’Abel et Caïn le confirme : " Et Caïn se leva vers son frère Abel, ils étaient dans le champ, et il lui dit : “…”, et il le tua. " Un texte biblique où, entre des guillemets, il n’y a rien… ! J’en déduis que le fondement même de la violence, c’est soit l’incapacité de parler, soit le fait de parler en “enfermant” au lieu d’ouvrir au dialogue, au partage… "

 

VII. “ Tu ne commettras pas d’adultère ”

 

 

On apprend que l’adultère ne concerne pas seulement le rapport sexuel entre un homme, marié ou pas, et une femme mariée. " Ce qui est condamnable, c’est une forme d’amour vécu sans conscience ni responsabilité pour l’enfant qui pourrait advenir de cette relation. " Un enfant auquel on ne pourrait pas raconter son histoire, un bâtard, c’est-à-dire un mamzer : mam (le défaut) et zer (l’étranger). " Il y a là un défaut lié à l’étrangeté : l’enfant né de l’adultère se retrouve dans le mensonge à chaque fois qu’il prononce le mot “Papa”, explique Ouaknin. Dans la tradition hébraïque, le mensonge est une distorsion du lien généalogique, une maladie, un “mal-dit” de ce lien. […] La psychanalyse ne s’intéresse-t-elle pas aux non-dits captés par l’inconscient du sujet ? Etre, c’est notamment être raconté par la parole de ses géniteurs. Le septième commandement peut donc être entendu ainsi : “Ne fais pas souffrir l’autre en lui rendant impossible d’entendre sa propre histoire.” "

Ouaknin se met alors à raconter une blague juive. " Oui, prévient-il, l’humour fait aussi partie de la pensée... Un jour, monsieur Lévy va voir le rabbin. “Rabbi, je ne retrouve plus ma montre. Quelqu’un de la communauté me l’a volée. Comment puis-je découvrir le voleur ?
— Tu n’as qu’à aller à la synagogue au prochain sabbat et, à la lecture des dix commandements, observe bien le visage des hommes. Quand on prononcera à haute voix le “Tu ne voleras pas”, le coupable aura probablement l’air honteux et ainsi tu le reconnaîtras…”
Quelques jours plus tard, le rabbin rencontre monsieur Lévy : “Alors, as-tu récupéré ta montre ?
— Oui, rabbi.
— Est-ce grâce à la lecture du huitième commandement ? demande le rabbin.
— Non, mais quand on a lu les lois à haute voix, au commandement “Tu ne commettras pas d’adultère”, je me suis soudain souvenu : j’avais oublié ma montre chez madame Cohen !“ "

 

VIII. “ Tu ne voleras pas ”

 

 

En hébreu, le " vol ", le " rapt ", shod, est identique au mot shad, le " sein " de la mère. Ce commandement évoque les sevrages mal réalisés. Et Ouaknin d’analyser : " Un voleur, c’est quelqu’un qui veut retrouver le sein de sa mère. Quelqu’un qui n’a pas reçu de parole de séparation. Toute mère devrait dire : “Ceci est mon corps, ceci est mon sein et, bien que nous ayons fusionné pendant neuf mois de grossesse, bien que nous ayons eu un corps à corps symbiotique pendant l’allaitement, tu dois maintenant te séparer du sein.”L’enfant à qui l’on n’a pas donné cette parole sera toujours dans la volonté de retrouver cet objet perdu."

Cette loi évoque donc la nécessité d’une parole de maturation, seule capable de transmuer le désir d’avoir, de thésauriser, d’amasser, en désir d’être. "Eduquer quelqu’un, rappelle Ouaknin, c’est l’encourager, grâce à cette parole de séparation, à désirer être lui-même. Sinon, en le maintenant dans le seul désir d’avoir, on commet un vol, et pas n’importe lequel : le vol de l’être."

 

IX. “ Tu ne commettras pas de faux témoignage”

 

 

"Ce commandement est l’un des plus difficiles à suivre", prévient Ouaknin. Ce qui est à éviter ici : une parole qui cède aux cancans, qui "parle" sur les autres, qui enferme son prochain dans une catégorie alors que justement le "prochain", rea, se traduit par "celui qui est instable, changeant". "Aimer l’autre, c’est lui laisser la possibilité d’être toujours en évolution, triste un jour, gai un autre jour."
Pour Ouaknin, l’amour doit donner plus qu’il ne prend : " Regardez la différence entre le lac de Tibériade et la mer Morte : le premier reçoit les eaux du Jourdain et les reverse, les redonne. La mer morte, quant à elle, se remplit des eaux du Jourdain mais ne les redonne pas. Je définis le mortifère ainsi : quand je suis capable de recevoir, mais incapable de donner. "

S’impose alors l’histoire de David et Moshe, deux cousins très liés. Au moment de mourir, David appelle son cher cousin à son chevet et lui lègue sa fortune. " Cependant, lui annonce-t-il, je te demande une chose : va voir ma pauvre femme, donne-lui l’argent que tu veux et garde le reste pour toi. " Moshe exécute ses dernières volontés : il garde
3 millions de dollars et donne 30 000 dollars à la veuve. Mais, quelque temps après, celle-ci va voir le rabbin et se plaint du peu d’argent reçu. Le rabbin va parler à Moshe : " Moshe, qu’as-tu fait de la fortune de David ?
— J’ai fait comme il m’a dit, répond Moshe. David m’a dit : “Donne ce que tu veux et garde le reste pour toi.”
— Ce que tu veux ! s’exclame le rabbin. Qu’est-ce que tu veux, Moshe ?
— Eh bien, 3 millions de dollars !
— Alors, “ce que tu veux”, 3 millions de dollars, donne-le à la veuve… et garde “le reste”, 30 000 dollars, pour toi, dit le rabbin. Voilà ce qui est juste. "

 

X. “Ne convoite pas la femme, la maison, tout ce qui est à ton prochain”

 

 

La " femme ", la " maison " sont pour Ouaknin des métaphores du lieu originel. Ce commandement n’évoque pas seulement l’envie, la convoitise de biens extérieurs, mais renvoit à un désir existentiel de l’homme : le savoir sur sa propre origine. " Celle-ci nous est en effet toujours cachée : dans le jardin d’Eden, l’homme ne connaît pas l’origine de la femme, la femme ne connaît pas l’origine de l’homme. "

Reprenant les intuitions de la psychanalyste Marie Balmary, dans “le Sacrifice interdit” (1), Ouaknin évoque cette part d’" inconnaissance " de l’autre, ses zones cachées. " Le fameux arbre qu’on ne peut manger, dans le jardin d’Eden, représente cet autre. Or en préserver le mystère nous empêche de le dévorer. "
Mon prochain a toujours droit à cette part d’inconnaissance, car il n’est pas un objet. Or ce mystère, parfois douloureux, sur notre origine et cette part d’inconnaissance génèrent justement un puissant moteur dans nos vies : le désir… "

 

 

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13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 09:10
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10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 10:57

 

Ceci est le budget de l’UNWRA, l’agence de l’ONU consacrée aux seuls réfugiés palestiniens. Les États membres de l’Union Européenne en paient 59%, les États-Unis 34% et les 22 pays de la Ligue Arabe 4%

 Les Palestiniens relevant de l’UNWRA sont environ 3 millions.

Le PIB dans les Territoires de l’Autorité palestinienne est de 2.000 dollars par tête. C’est cent fois plus que bien des pays d’Afrique et dix fois plus que la plupart des pays arabo-musulmans.

L’espérance de vie y est de 74 ans et la mortalité infantile de 33 pour mille. Enfin, le taux d’alphabétisation atteint 92,8% et celui de la croissance 7,88%.

Il est donc bien légitime que les humanitaires de tous les pays y voient la seule population méritant qu’on affrète des navires pour la sauver de la famine.

D’autant que le total des biens entrés dans la bande de Gaza en 2009 via Israël n’a augmenté que de 900% par rapport à 2008 : 5.300 camions d'aide humanitaire contre 606 l'année précédente.

Mais quand on aime, on ne compte pas. Et les « humanitaires » aiment les Palestiniens à la folie.

Moins, cependant, qu’ils ne haïssent les juifs

H. Zaquine

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10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 09:36

Kora'h

 

Le fils qui sauve le père

                Lorsque la Torah présente la généalogie de Kora’h, elle ne le fait pas intégralement. En effet, le texte dit que Kora’h est fils de Yitshar, fils de Kehat, fils de Lévi mais la suite logique « fils de Jacob » n’est pas citée. L’ancêtre manque à l’arbre généalogique !

                Rachi explique que Jacob a perçu la révolte de Kora’h dans une vision prophétique et a demandé à ce qu’il ne soit lié d’aucune manière à cette malheureuse histoire. Ceci se déduit d’une phrase prononcée par Jacob à propos de Lévi dans Genèse 49, 6 : « O mon âme, ne chute pas dans leur complot, bikehalam  ». Or c’est précisément ce verbe qui est utilisé pour décrire la révolte contre Moïse et Aaron : « Ils se liguèrent (vayakhilou) contre Moïse et Aaron ». La rupture de la généalogie s’explique donc par le fait que le patriarche ne se reconnaissait pas dans sa descendance. Kora’h se situe bien aux antipodes de ce qu’il a voulu transmettre comme leçon de vie. En effet, Kora’h jalouse Moïse et Aaron et n’hésite pas à scinder le peuple pour assouvir son ambition peu glorieuse. Or Jacob sait dans sa chair et son cœur ce que signifie que d’être persécuté par ses proches, que d’être jalousé par des frères. Il suffit de rappeler qu’Esaü voulait tuer Jacob pour avoir obtenu les bénédictions paternelles et la souffrance qu’il endura à cause de la jalousie maladive que portaient ses fils à l’égard de Joseph. On imagine bien que le patriarche a tout fait pour éduquer sa progéniture dans le respect d’autrui, dans l’éradication du sentiment de jalousie et du souci de l’harmonie familiale. Aussi Jacob ne se reconnait pas l’ancêtre de son arrière arrière petit fils Kora’h qui n’a rien retenu de la leçon, qui n’a pas tenu compte de son arrière arrière grand père. Le révolté s’est exclut de la famille de Jacob.

                Le salut de ce désœuvrement familial parviendra grâce à l’intervention des enfants de Kora’h. En effet, comme le fait remarquer Rachi, Kora’h sera réintégré dans la chaîne familiale. Dans I Chroniques 6, le texte rapporte que David préposa au service musical du sanctuaire plusieurs lévites dont « Heman le chantre, fils de Joël, fils de Samuel, fils d’Elkana, fils de Yehoram, fils d’Eliël, fils de Toah, fils de Tsouf, fils d’Elkana, fils de Mahat, fils d’Amassaï, fils d’Elkana, fils de Joël, fils d’Azaria, fils de Tsefania, fils de Tahat, fils d’Assir, fils d’Eviassaf, fils de Kora’h, fils de Ytshar, fils de Kehat, fils de Lévi, fils d’Israël ». Ceux qui ont permis à Kora’h de revenir dans le giron familial sont ses enfants. Eux marchent sur la voie de Jacob, sur la voie de la construction de l’harmonie dans la famille. C’est bien cela que représente le chant d’Héman associé à celui de ses collègues : chacun chante sa partition, selon son rythme et sa voix, selon son ton et son intensité. C’est là que la symphonie est belle : quand chacun est à sa place. L’harmonie est au chant ce que la paix est à la famille.

                Si Héman est rattaché à Jacob, c’est grâce à Kora’h puisque celui-ci est le lien avec le patriarche. Autrement dit, un père qui a quitté la voie du judaïsme peut réintégrer la chaîne d’Israël par la fidélité du fils à la tradition d’Israël. On réintègre le père en ne marchant pas sur ses voies…

Rabbin J. Milewski

 

 Tous mes remerciements à Mr le Rabbin J. Milewski pour son aimable participation et je lui dis "à bientôt" si D.ieu le veut

Claude SICSIC

 

 

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8 juin 2010 2 08 /06 /juin /2010 10:57

L'action Israélienne est totalement cohérente avec le droit  international.

Afin de comprendre pourquoi Israël est dans son droit, il faut d'abord déconstruire l'enchainement des évènements complexes qui se sont produits en mer.

D'abord, il y a le blocus Israélien sur Gaza qui comprend un blocus maritime./

Souvenons nous que lorsqu'Israël a mis fin à son occupation de la bande de Gaza, il n'a pas imposé de blocus./

Mieux Israël a laissé ses installations agricoles dans l'espoir que le territoire de Gaza deviendrait pacifique et se tournerait vers des activités productives./Au lieu de quoi le Hamas a pris le contrôle du territoire et s'est engagé dans des activités belligérantes contre Israël./

 Ces actes de guerres ont consisté dans l'envoi de plus de 10 000 roquettes contre des cibles civiles israéliennes./

Ce n'était pas seulement un acte de guerre, c'était donc un crime de guerre./

Israël a réagi en déclarant un blocus, dont l'objectif était de s'assurer qu'aucune roquette, aucun matériel pouvant être utilisé à des fins guerrières contre sa population civile ne puisse pénétrer Gaza./

Israël a permis à l'aide humanitaire de franchir ses postes frontières, tandis que l'Égypte aussi a participé à ce blocus./

De telle sorte qu'il n'y a jamais eu de crise humanitaire à Gaza, seulement une pénurie de certains biens, qui aurait cessée si les attaques à la roquette avaient cessé./

La légalité des blocus en réponse à des actes de guerre ne saurait être sérieusement mise en doute.  

Ainsi quand les États-Unis ont imposé un blocus à Cuba, lors de la célèbre crise des missiles (au début des années 60), le Département d'État a produit un document montrant que le blocus était légal./

Ce, malgré que Cuba ne s'était engagé dans aucun acte de belligérance  contre les États-Unis. D'autres nations aussi ont institué des blocus maritimes afin de garantir leur sécurité./

Le deuxième point consiste à savoir s'il est légal de faire respecter un blocus dans les eaux internationales./

A nouveau tant la loi que la jurisprudence sont sans appel. S'il est établi que les navires ciblés ont déclaré leur intention de forcer le blocus, alors il est permis d'intervenir avant que les navires "forceurs de blocus" franchissent la limite des eaux territoriales./ Tant les États-Unis que d'autres pays occidentaux ont fréquemment abordé des navires en haute mer pour garantir leur propre sécurité./

Les passagers de la flottille étaient-ils d'innocents civils non-combattants ou ont-ils perdu ce statut dès lors qu'ils se  sont engagés dans l'acte militaire qui consiste à vouloir forcer le blocus?/ Il n'y a pas d'erreur possible quant à l'objectif de cette flottille. Il ne s'agissait pas avant tout de porter de l'aide humanitaire à Gaza, mais de démanteler le blocus Israélien qui est pourtant légal./

Preuve en est que tant Israël que l'Égypte ont offert que tous les biens alimentaires médicaux, ou humanitaires soient envoyés à Gaza, si  les navires acceptaient d'accoster dans un port Israélien ou Égyptien./

Cette offre humanitaire a été totale

ment rejetée par les organisateurs de la flottille, qui ont déclaré publiquement:/

"Le but de cette mission n'est pas de livrer des biens humanitaires, c'est de forcer le blocus Israélien sur 1.5 million de Palestiniens."   (AFP 27 Mai 2010)./

Or l'action qui consiste à forcer un siège militaire est en elle-même un acte militaire, et les civils qui s'y livrent, remettent sans aucun doute en question leur éventuel statut de non-combattants./ Deviennent-ils des combattants? En tout cas ils ne sont plus de simples civils innocents et peut-être sont-ils aussi différents de combattants  armés traditionnels.//Ils se situent parfaitement dans le continuum de civilités qui est celui des guerres asymétriques./

/D'autre part, qu'en est-il du droit à l'autodéfense des soldats  Israéliens qui ont été attaqués par les militants sur le bateau turque?/

 Il n'y a pas de doute que dés lors que n'importe quel passager du bateau se saisissant de n'importe quel arme se met à attaquer des soldats Israéliens qui ont abordé un navire, il perd son statut de civil  non-combattant. Et si cela n'était pas le cas, selon n'importe quelle loi civile d'auto-défense, chaque soldat Israélien à le droit de se protéger et de  protéger ses camarades d'une attaque au couteau ou à la barre de fer./Il suffit de voir les vidéos, où ces soi-disant pacifistes humanitaires s'acharnent à frapper des soldats avec des barres de fer, pour le  comprendre

Tout individu a le droit de repousser de telles attaques, y compris en  utilisant des armes létales, particulièrement si les soldats étaient en train de succomber sous le nombre, sur le pont du bateau./Les règles d'engagement militaires Israéliennes obligent ses soldats à  n'utiliser que des paint balls, sauf si leurs vies sont en danger./quel pays au monde refuserait à ses soldats le droit de faire usage de leurs armes à feu dans des circonstances comparables?/

Sans tenir compte de la légalité des actions Israéliennes, la communauté internationale a comme d'habitude, dénoncé l'état Hébreu./

Mais ces critiques évitent de dire précisément qu'est-ce qu'Israël a fait qui viole les lois internationales./

Certains pointent de façon erroné le blocus en lui-même. D'autres  insistent sur la localisation, les eaux internationales où a eu lieu  l'abordage. La plupart soulignent la mort des soi-disant pacifistes, même s'il est clair que leur mort est le résultat d'une auto-défense légale./

Aucun de ces facteurs n'emporte une condamnation du point de vue légal, mais le résultat impose une enquête du gouvernement Israélien./Il n'y a pas de doute que la mission a été un échec, à en juger par ses résultats. Il est cependant important de distinguer entre des erreurs politiques ou opérationnelles et de soi-disant violations du droit international.//Seules celles-ci imposeraient une intervention internationale et ces violations n'ont pas été établies."/

 

Alan M Dershowitz,

 professeur à la Harvard Law Schoo

 

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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 14:46

Vieillir !

 

Et Avraham vieillit et fut avancé dans les jours ; et D.ieu bénit Avraham en tout.

(Genèse 24, 1)

La Torah considère l’âge avancé comme une vertu et une bénédiction. Tout au long de la Torah, Zaken, « vieux »  est synonyme de « sage » . La Torah nous enjoint de respecter toutes les personnes âgées, quels que soient leurs niveaux d’érudition et de piété, parce que les nombreuses épreuves et expériences qu’a apporté chaque nouvelle année véhicule une sagesse que le plus accompli des jeunes prodiges ne peut égaler. Quand le verset, cité plus haut, précise, quand Avraham vieillit, « il fut avancé dans les jours » , cela signifie que les jours accumulés, chacun rempli d’étude et d’accomplissement, ne faisaient que renforcer son mérite. Aussi, l’âge avancé est-il considéré comme l’une des plus grandes bénédictions que l’homme puisse recevoir.

Cela va à l’encontre de l’attitude qui prévaut dans les pays « développés »   du monde contemporain. Dans le monde occidental, la vieillesse est une faiblesse. La jeunesse est vue comme la plus crédible dans tous les domaines. C’est pourquoi, la société dicte que les plus âgés doivent être condamnés à la passivité et au déclin. Ils sont considérés comme inutiles voire pesants et sont souvent confinés, au meilleur des cas, dans des lieux de villégiature pour « les aînés »  ou dans des maisons de retraite.

Apparemment, l’attitude moderne paraît au moins partiellement justifiée. N’est-il pas un fait avéré que la personne s’affaiblit physiquement plus elle avance en âge ? Il est vrai que l’inactivité de la retraite s’avère être un facteur clé dans la détérioration physique des personnes âgées. Mais n’est-ce pas un fait inéluctable de la nature que le corps d’un être de soixante-dix ans ne soit pas le même que celui de trente ans ?

C’est justement là le point central : le mérite d’une personne doit-il se mesurer à ses forces physiques, par la quantité de travail qu’elle peut accomplit chaque semaine ? C’est vrai qu’un jeune de vingt ans peut danser toute la nuit alors que sa grand-mère se fatigue au bout de quelques minutes. Mais l’homme n’a pas été créé pour danser sans fin. L’homme a été créé pour rendre la vie sur terre plus pure, plus claire et plus sainte qu’elle ne l’était avant qu’il n’apparaisse. A cette lumière, la maturité spirituelle des personnes âgées vient plus que compenser leur force physique amoindrie. Si l’âme n’est rien de plus qu’un moteur qui dirige la façon dont le corps va se procurer ce dont il a besoin alors il est certain que l’affaiblissement physique du corps, dû à l’âge, s’accompagnera d’une détérioration spirituelle, une descente dans l’ennui, la futilité et le désespoir. Mais quand l’on considère le corps comme un accessoire de l’âme, c’est tout le contraire qui est vrai : le grandissement spirituel du vieil âge vient revigorer le corps, lui permettant de mener une existence productive aussi longtemps que le Tout Puissant accorde le don de la vie.

La vie : une définition

Mais il y a encore plus à tout cela. A la base d’une maison de retraite est la notion que la vie est composée de périodes productives et de périodes non productives. Les premières vingtaines de la vie sont considérées comme n’apportant que peu ou pas d’accomplissement, puisque c’est le moment où l’individu acquiert les connaissances et s’entraîne dans la préparation de la période productive de sa vie. Les trente à quarante années suivantes sont celles où se réalisent ses énergies créatrices : il utilise maintenant ce qui a été investi pour lui par ses aînés désormais passifs et investit à son tour dans la génération plus jeune, elle, encore passive. Et finalement quand il pénètre dans sa période crépusculaire, il met son existence de « véritables »  accomplissements derrière lui, il a travaillé dur toute sa vie, il est temps maintenant de s’installer et de jouir des fruits de son dur labeur.

Cependant, la Torah ne reconnaît pas une telle distinction entre les étapes de la vie car elle considère la productivité comme l’essence même de la vie. Il existe des différences marquées entre la jeunesse et l’âge adulte etc., mais leurs différences résident dans la manière dont la personne est productive et non dans le fait qu’elle le soit ou non. Le fait même que D.ieu donne à un homme un simple jour supplémentaire de vie physique signifie qu’il n’a pas encore achevé sa mission dans la vie, qu’il existe toujours quelque chose qu’il doit accomplir dans ce monde.

Pourquoi ?

Parce que telle est la nature humaine : la vie n’a de sens que lorsqu’elle est productive. Mais pourquoi ? Parce que D.ieu a créé l’homme pour qu’il soit Son partenaire dans la création. Le Midrach nous dit que D.ieu a dit au Juste : « Tout comme Je suis un Créateur de mondes, ainsi dois-tu faire » . D.ieu est l’Initiateur et le Donneur ultimes, nous accordant l’existence et la vie et nous octroyant les aptitudes et les ressources nécessaires. Mais D.ieu veut plus que des récipiendaires passifs pour Ses dons. Il veut une association avec nous, une association, dans laquelle nous créons et nous donnons comme Il créée et donne, et Il désire recevoir de nous comme nous recevons de Lui. C’est ainsi qu’Il a fait du désir d’accomplissement l’essence même de la vie humaine.

Le cours de l’action

Et pourtant, la retraite, obligatoire ou pas, est un fait de la vie moderne. Année après année, elle détruit des millions de vie et condamne des ressources humaines de valeur à un gâchis complet ou presque.

Que faire face à cette tragédie humaine et sociale ? Nous devons changer les attitudes de ceux qui sont à la tête du monde du travail et de la société en général. Mais surtout, nous devons changer la perception que nous avons de l’âge avancé. Nous devons dire aux seniors : vous n’êtes pas inutiles, bien au contraire. Vous êtes d’une valeur encore plus grande qu’avant et chaque jour votre valeur augmente. Les changements physiques que vous subissez sont le résultat de l’avancée de votre âge, mais pas une raison de retraite de la vie productive. C’est au contraire l’occasion de découvrir de nouveaux moyens pour vous développer vous et votre environnement.

Il existe d’innombrables personnes à la retraite qui cherchent désespérément comment remplir leur temps. Permettons-leur d’établir des centres d’étude de la Torah où elles peuvent venir quelques heures par jour et accroître leurs connaissances et leur productivité. Ouvrons de tels centres dans chaque communauté et établissons des classes et des ateliers dans chaque maison de retraite. Si les difficultés de la vie ne leur ont pas permis auparavant d’acquérir la perspective lumineuse de la Torah sur la vie, la retraite offre une occasion en or d’étudier et de grandir : l’éducation comme la productivité est une entreprise qui dure toute la vie. La Torah leur donnera une nouvelle prise sur la vie, elle les éclairera sur leur véritable valeur et leur potentiel et transformera leur statut en luminaires pour leurs familles, leur environnement et leur communauté.

 

NB : Ce qui précède est un résumé des propos du Rabbi de Loubavitch lors de son soixante-dixième anniversaire,

 

 Adapté des enseignements du Rabbi de Loubavitch

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6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 11:26

Les Sept Lois Noahides

Les Sages du Talmud enseignent qu’il y a 70 familles empruntant 70 chemins différents au sein de la Grande Famille de l’Humanité. Et chaque individu possède son propre chemin à l’intérieur de celui de sa nation. Toutefois, nous avons tous une seule et unique base universelle.

À l’aube de l’histoire humaine, D.ieu donna à l’Homme sept règles à suivre pour que Sa Création puisse subsister. C’est ce qui est relaté dans le livre de la Genèse, selon l’interprétation de notre tradition dans le Talmud. Un temps viendra, nous disent nos Sages, lors duquel les enfants de Noé seront prêts à emprunter de nouveau ce chemin. Cela marquera le début d’un nouveau monde, un monde de sagesse et de paix.

Au cœur de ce code moral universel se trouve la conscience que la morale – en fait la civilisation elle-même – doit être fondée sur la foi en D.ieu. A moins de reconnaître qu’il existe un Pouvoir Supérieur envers lequel nous sommes responsables et qui observe et connaît nos actions, nous ne pourrons pas transcender l’égoïsme de notre caractère et la subjectivité de notre intellect. Si l’homme lui-même devait être le juge ultime de ce qui bien ou mal, alors ce qui sera « bien » pour cet individu sera ce qu’il ou elle désire, quelles qu’en soient les conséquences pour les autres habitants de la planète.

Au mont Sinaï, D.ieu chargea les Enfants d’Israël de servir comme Sa « Lumière pour les nations » en amenant l’Humanité tout entière à reconnaître son Créateur et à adhérer à Ses lois.

Pendant la plupart de l’histoire juive, cependant, les circonstances n’ont pas permis à notre peuple de diffuser ces principes, autrement que de manière indirecte. Lorsque le Rabbi de Loubavitch commença à évoquer leur diffusion comme préparation pour une nouvelle ère, il a ressuscité une antique tradition juive.

Ce qu’il y a de plus beau dans ces lois, c’est l’espace de liberté qu’elles procurent. Elles résonnent de la même manière dans une case en Afrique que dans un palais en Inde, dans une école moscovite ou une banlieue française. Elles sont pareilles aux directives d’un grand maître de l’art à ses disciples : fermes, fiables et complètes, mais elles sont seulement une base, sur laquelle chaque peuple et chaque personne peut bâtir son propre édifice.

« Les sept lois Noahides » sont un héritage sacré pour l’ensemble des enfants de Noé (« Noa’h » en hébreu), un héritage sur lequel chaque être humain sur cette terre peut construire sa vie spirituelle, morale et pratique. Si un nombre suffisamment important d’entre nous prend à cœur d’incorporer ces lois dans nos vies, nous serons témoins d’un monde différent très bientôt. Plus tôt que nous pouvons l’imaginer.

 

LES 7 LOIS

1

Reconnaissez qu’il n’y a qu’un seul D.ieu qui est Infini et Suprême au-dessus de toute chose. Ne remplacez pas cet Être Suprême par des idoles, qu'il s'agisse de vous-même, ou d’autres créatures. Ce commandement inclut des actes tels que la prière, l’étude et la méditation.

2

Respectez le Créateur. Quelle que puisse être la mesure de votre frustration ou de votre colère, ne la laissez pas éclater en blasphémant contre votre Créateur.

3

Respectez la vie humaine. Tout être humain est un monde entier. Sauvez une vie, c’est sauver ce monde entier. Détruire une vie, c’est détruire un monde entier. Aider les autres à vivre est corollaire à ce principe.

4

Respectez l’institution du mariage. Le mariage est un acte divin par excellence. Le mariage d’un homme et d’une femme est un reflet de l’unité de D.ieu et de Sa création. La déloyauté dans le cadre du mariage est une atteinte contre cette unité.

5

Respectez les droits et la propriété d’autrui. Soyez honnêtes dans toutes vos entreprises commerciales. En comptant sur D.ieu plutôt que sur nos propres manigances, nous exprimons notre confiance en Lui en tant que Pourvoyeur de Vie.

6

Respectez les créatures de D.ieu. À l’origine, il était défendu à l’homme de consommer de la viande. Après le Déluge, celui lu fut autorisé, mais avec une mise en garde : ne pas causer de souffrances inutiles à une quelconque créature.

7

Maintenir la justice. La justice est l’affaire de D.ieu, mais Il nous a imparti le devoir d’édicter des lois nécessaires et de veiller à leur application dans tous les domaines possibles. Lorsque nous rectifions les errements de la société, nous actions font de nous des partenaires dans la perpétuation de la création.

 

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3 juin 2010 4 03 /06 /juin /2010 21:25

banni-re mem-2
Une fois encore ,on refuse à Israël le droit de défendre sa population!
Une fois encore, le monde accepte de tomber dans le piège de la propagande des ennemis d'Israel qui ont revétu,cette fois l'habit de l' action humanitaire!
Une fois encore ,les condamnations pleuvent sans même prendre le temps d"analyser les faits
Une fois encore , les terroristes vont rire de la faiblesse des nations


Ce mensonge permanent ne nous fera jamais oublier l' absence de compassion à chaque fois qu'Israël a été attaqué.
Les attentats , les milliers de kassam tirés sur Sdérot et le million de citoyens israéliens qui pendant 8 années ont vécu dans l' angoisse , n' ont jamais déclenché la mobilisation des nations.

Le juif qui se défend n' intéresse pas les biens pensants!

Les images de haine lors des manifestations organisées à travers le monde montrent le véritable visage des ennemis d'Israël et celui de leurs complices.
Nous n' oublierons pas!

Face à ce déferlement nous ne céderons pas , nous continuerons d' affirmer avec force notre soutien à Israël et à ses soldats!

Nous les connaissons et nous savons combien, trop souvent ,ils prennent des risques pour respecter la vie
Nous sommes fiers de leurs humanités !

Nous avons vu les images de l' arraisonnement du bateau provocateur et nous regrettons les morts mais nous avons bien vu ces hordes sauvages de soit disant pacifistes , se jeter férocement sur les soldats de Tsahal.
Nous avons bien vu la haine qui les habitait

Nous avons surtout eu mal de voir les soldats se faire agresser!
Nous pensons à ces géants obligés de se contenir malgré les coups mortels que leur assènent les terroristes enragés

Pas une armée au monde ne prend de tels précautions
Pas une armée au monde agit avec autant de respect pour la vie humaine
Pas une armée au monde n' aurait accepté une telle situation

Pour cela et pour beaucoup d' autres choses nous sommes fiers de l"état d'Israel et de son armée

Affirmons avec force notre soutien !

Les jours qui viennent vont certainement voir les manifestations anti israéliennes se multiplier , restons dignes , forts et unis.
Nous devons diffuser toutes les vidéos vérités que les médias ne passerons pas
Nous devons être prêts à une grande mobilisation au moment nécessaire!

Chacun d' entre nous doit se battre pour faire éclater la vérité!

Je sais combien notre jeunesse risque de se trouver au premier plan de ce combat .
Qu 'elle sache qu 'elle est du coté de la vérité et de la justice
Qu 'elle sache que nous savons combien elle assume avec fierté son identité.

Qu 'elle sache que toute la communauté est à ces cotés .

Réagissons avec intelligence

Comme le disait mme Golda MEIR : Nous préférons les condamnations aux condoléances.



Gil TAIEB

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3 juin 2010 4 03 /06 /juin /2010 08:53

chelah

ON NE TROUVE QUE CE QUE L'ON CHERCHE



 

La paracha de cette semaine s'ouvre sur l'envoi de douze explorateurs (meraglim) dont la mission est d'observer la terre d'Israël (Canaan à l'époque). Rachi met immédiatement en lumière le fait que l'initiative de cette exploration revient à Moïse et non pas à D. En effet, il est écrit "Chla'h le'ha - envoie pour toi" (Nombres XIII,2), sous entendu "Si tu veux les envoyer, fais le ; mais ceci n'est pas un ordre, dit D. à Moïse" (Rachi sur place). Par la suite ces explorateurs rapporteront une vision extrêmement pessimiste et mauvaise de la terre de Canaan. Ceci sera considéré comme une faute majeure par D. et vaudra à toute la génération des adultes de l'époque de mourir durant les 40 ans supplémentaires passés dans le désert.

Ramban (Nahmanide) se demande quelle est la part de responsabilité de Moïse dans cette faute. En effet, n'est ce pas lui qui les a envoyés ? Ne leur a-t-il pas demandé de rapporter ce qu'ils voyaient, de décrire les habitants, les villes, les villages, la qualité de la terre (Nombres XIII,18-20) ? Il semble a priori que Moïse laisse planer un doute sur la qualité de la Terre Promise. S'il avait voulu éviter tout problème, il aurait certainement pu directement faire entrer le peuple sur sa terre et commencer la conquête, d'autant plus que jusqu'à présent il avait toujours décrit cette terre avec les meilleurs qualificatifs.

On pourrait même se demander en quoi consiste la faute. En fait, ces explorateurs n'ont fait que relater leurs observations. N'était-il pas vrai que les fruits étaient gigantesques, que cette terre était peuplée de géants et qu'il en mourait par centaines lors du passage de ces "touristes" ? De plus, leur rapport ne contenait-il pas tout simplement les réponses aux questions de Moïse ?

La réponse tient dans la divergence de conception de la mission qui était confiée aux explorateurs. Il est dit que le but de cette opération est "d'observer la terre - veyatourou et érets kenaan" (Nombres XIII,2), mais il n'est pas précisé ici l'utilisation finale de ces observations. Normalement, lorsqu'on envoie des explorateurs avant la conquête d'un pays, leur mission consiste à repérer les points faibles de l'ennemi, la topographie du terrain ainsi que l'emplacement de ses places fortes afin d'organiser plus efficacement la guerre de conquête. Il s'agit là d'un procédé usuel auquel D. ne reproche rien. D'ailleurs Josué a bien envoyé deux espions dans Jéricho avant de débuter sa conquête, et D. n'y a rien vu de mal ! Or c'est précisément dans cet objectif d'espionnage que Moïse envoya les douze explorateurs. En revanche, ceux-ci considéraient leur mission sous un autre angle : ils semblaient vouloir observer cette terre pour déterminer si elle conviendrait à l'installation du Peuple d'Israël.

Or cette divergence de vues donne lieu à des rapports d'explorations diamétralement opposés :

Dans le premier cas, on note les points faibles de l'ennemi. Par exemple, le fait qu'ils meurent par centaines peut prouver qu'ils sont vulnérables en ce moment. De plus, la foi en D. de ces douze chefs de tribu aurait du leur faire comprendre que ce phénomène était un miracle destiné à détourner l'attention des autochtones afin de laisser ces "visiteurs" circuler librement.

En revanche, dans le deuxième cas, on interprète la taille des habitants et des fruits comme une incapacité à maîtriser et à conquérir la terre. De plus, ceci met en lumière un manque évident de foi (émouna ); en effet même si ce peuple est puissant, D. ne peut-il pas faire en sorte que nous le battions afin d'entrer dans cette terre comme Il l'a promis à nos pères ?

Il apparaît donc que la faute des explorateurs ne se situe pas au niveau de leur rapport, mais au niveau de la conception qu’ils avaient de ce voyage. Moïse, lui, n'a pas fauté car d'après lui la mission d'espionnage qu'il leur avait confiée était tout à fait louable.

La paracha se clôture par le fameux troisième paragraphe du chema qui traite de la mitsva de tsitsit. Il y est précisé au sujet de ces franges que "oureitem oto (…) velo taatourou a'haré levave'hem vea'haré éney'em acher atem zonim a'haréhem - Et vous les verrez (…) et vous ne vous détournerez pas [en suivant] votre cœur et vos yeux après lesquels vous vous prostituez" (Nombres XV,39). Rachi explique que "le cœur et les yeux sont les espions (meraglim, le même terme que pour les douze explorateurs) du corps : l'œil voit, le cœur convoite et le corps accomplit la faute".

Mais d'autres commentateurs comme Malbim notent que le verset a placé le cœur avant les yeux. Ils expliquent ainsi que "Si les images du désir n'avaient pas commencé par dominer malignement son cœur pour se dégager de la crainte de D., il ne se serait pas laissé entraîner par la perception de ses yeux". Ainsi on retrouve l'idée que c'est la prédisposition d'esprit avec laquelle on aborde une situation dangereuse qui va nous guider dans notre perception et donc dans nos actes. D'ailleurs ils est bien connu que la mémoire est sélective et que nous ne retenons que ce qui nous intéresse !

Finalement, cette paracha montre du début à la fin que l'essentiel est contenu dans l'état d'esprit que nous avons lorsque nous sommes confrontés à une situation nouvelle. Dans le domaine du comportement humain du moins, ce n'est pas l'observation qui guide la pensée mais bien souvent l'inverse. Puisse D. nous aider à découvrir sans cesse le monde avec des yeux guidés par un cœur plein de foi, d'intelligence et de bonnes midot.

Oren Recht

 

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1 juin 2010 2 01 /06 /juin /2010 17:48

L’assaut médiatique des humanitaires présumés

par Alain Legaret

La flottille pour Gaza a atteint son but.

Même si l’aide humanitaire aux Palestiniens était la raison invoquée, il est clair que l’objectif premier était la confrontation avec la marine israélienne en vue de la diffusion d’images désastreuses pour l’Etat juif.

Le refus des organisateurs de débarquer le matériel au port d’Ashdod pour l’acheminer vers Gaza par voie terrestre, ne laissait plus de doute sur leur véritable intention.

Tsahal a donc pris le contrôle des bateaux composant la flottille.

Après que les sommations d’usage furent rejetées, les soldats ont du intervenir.

Dès lors, impossible même pour la meilleure armée de monde de contrôler complètement les événements et d’anticiper le nombre de victimes.

Le bilan est à la mesure du comité d’accueil: couteaux, barres de fer, cocktails Molotov et armes à feu composaient le matériel utilisé contre les militaires.

Le monde, conditionné et entrainé par une presse partisane, se déchaine contre Israël.

Israël se retrouve dans la position du coupable, contrainte de se défendre des accusations portées contre elle.

Et pourtant, il semblerait que les rôles sont inversés.

En effet, Israël se justifie alors qu’elle devrait être en droit d’accuser la Turquie d’être à l’origine de ces ingérences.

Car c’est bien la Turquie d’Erdogan d’où sont partis les bateaux, qui a provoqué Israël à travers cette opération.

De plus, Israël avait clairement prévenu qu’elle ne laisserait pas passer la flottille.

Malheureusement, l’islamisme conquérant coutumier des concessions de l’Occident, savait qu’il sortirait forcement gagnant d’une mise à l’épreuve d’un de ses principaux remparts.

C’est même la raison pour laquelle les islamistes font d’Israël une obsession: quand on veut éliminer quelqu’un, on ne lui tire pas dans la jambe.

Dorénavant, puisque l’on sait Tsahal aussi maladroite que les armées russe et chinoise, plus rien n’empêche les tours opérateurs humanitaires pour touristes en mal d’adrénaline, de délester un peu Israël, et d’offrir enfin de nouvelles destinations pour manifester leur solidarité aux tchétchènes et aux Tibétains.

marmaraweapons11

Photo prise à bord du Marmara (des pacifistes!!)

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