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26 juin 2010 6 26 /06 /juin /2010 17:09

tombeau du rabbin Rav Enkaoua

 

Les autorités algériennes ont rejeté d’une façon discriminatoire une demande présentée par des associations juives françaises, pour une visite de Tlemcen (nord-ouest de l’Algérie) en vue de se recueillir sur la tombe du grand rabbin Rebi Ephraïm ElnKaoua, qui a vécu dans la région au 13ème siècle . Selon le journal algérien al-khabar qui a rapporté cette information “entourée d’un grand secret”, les autorités algériennes ont refusé la réédition de la visite effectuée en 2005 par les mêmes associations présidées à Paris par un natif de Tlemcen André Charbit.

Celui-ci avait alors conduit plus de 220 pèlerins, à bord d’un vol spécial d’air Algérie à Tlemcen, soit la plus grande délégation juive qui a visité l’Algérie depuis l’indépendance. Cette visite avait suscité à l’époque de larges échos dans les médias.

Certaines sources rapportent que le refus des autorités algériennes est en relation au rejet d’une telle idée par l’opinion publique et la classe politique, notamment après l’épisode de la flottille turc pour Gaza, et la participation algérienne agissante à ce convoi.

Par ailleurs, de nombreux antijuifs algériens croient que ce type de visites qui prétextent de la dimension humaine et touristique, dissimule des tentatives d’entraîner l’Algérie vers la normalisation avec Israël, ce que les officiels algériens refusent.

Des officiels algériens estiment enfin que l’organisation au début de l’année 2011 de la manifestation “Tlemcen, capitale de la culture islamique”, n’est pas compatible avec la visite d’une délégation juive à ces terres considérées par les Juifs comme le deuxième lieu sacré d’Afrique du Nord, après la synagogue de la Ghriba à Djerba.

 

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26 juin 2010 6 26 /06 /juin /2010 08:06
Quatre Ans !! Ne laissons plus ce kidnaping se banaliser.

Appel de Noam Shalit adressée aux citoyens français

La première partie des vidéos du grand rassemblement (ignoré par la presse et les média)s de 15.000 personnes à l’appel du CRIF et des associations pour la libération de Gilad Shalit et la défense d’Israël .

Faites passer au plus grand nombre ce message d’espoir pour notre frère Gilad retenu otage par les terroristes depuis 4 ans.

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24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 14:29

Balak

 

BALAK

Le texte de cette sidra annonce un autre conflit. Il s’agit cette fois des ennemis du peuple d’Israël qui essaient de lui barrer la route dans sa marche vers sa destinée la Terre de Canaan. Cette guerre n’est pas classique dans la mesure où le peuple hébreu ignore jusqu’à l’existence de Balak ou de Bilaam. Tout se passe en catimini entre un roi, Balak roi de Moab et de Madian et un prophète des Nations, Bilaam. Le premier invite le second à maudire les hébreux à leur insu.

Bilaam accepte de venir à Moab et d’essayer de trouver le moment favorable pour que D. agrée à ses malédictions. Le dessein de Bilaam est contrecarré par D. lui-même. Toutes les malédictions se transforment dans la bouche de Bilaam en bénédictions. Balak, vous vous en doutez, se met en colère contre ce prophète qui rate tout ce qu’il entreprend. Par trois reprises il bénit et ne peut sortir une seule malédiction. Balak renvoie Bilaam manu militari.

Ce prophète des nations disent nos sages est l’équivalent de Moché le prophète des hébreux. L’aspect extérieur avant cette mésaventure lui conférait respect et admiration. Il était adulé, craint et n’hésitait pas à démontrer son respect de la parole divine. Les sages vont tout de même dévoiler le personnage dans son réel environnement.

Son ânesse ne lui servait pas de monture seulement. Il était zoophile. Les pouvoirs divins lui servaient comme monnaie d’échange pour ses propres affaires bassement mercantiles. Il négociait ses dons pour amasser or et argent. Il était surtout craint pour ses accès de colère et de menace.

L’épisode qui est décrit par la Thora n’avait pas que l’avantage de nous apprendre l’amour de D. pour son peuple. Il nous dévoile que D. aime aussi les nations et qu’Il leur a accordé les mêmes avantages que le peuple hébreu. Ayant eux aussi un prophète, ils pouvaient bénéficier de la mansuétude céleste. Nous savons que cet homme malheureusement a raté sa vocation.

Il garde dans nos mémoires un événement tragique. Il sera Bilaam l’impie parce qu’il suggère à Balak avant son départ prématuré de fourvoyer le peuple hébreu. Les femmes moabites et madianites attirent les mâles hébreux dans leur filet attrayant. D. ne supporte pas la fornication. Il sévit contre son peuple. Cette suggestion de Bilaam coûte aux hébreux vingt quatre mille victimes. C’est Pinhas qui se lève et arrête ce massacre grâce à sa bravoure. Il passe au fil de l’épée un prince d’Israël et la femme madianite avec qui il s’affichait

Rabbin S.MALKA

 

 

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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 22:03

148176.jpgTrès chers amis, très chers frères et sœurs,

Nous étions hier près de 15000 Place du Trocadéro,

Nous étions 15000 pour Guilad SHALIT.

Nous étions 15000 pour Israël,

Plus de 60 élus de la République étaient à nos côtés.

Les prises de parole de nos intellectuels français raisonnent encore dans nos têtes et dans nos cœurs.

Les images de vérité qui ont été projetées nous renforcent dans notre volonté de nous battre pour que triomphe la vérité!

Un évènement pareil ne peut être ignoré !!

ET POURTANT :

Ce matin : pas une ligne dans les journaux pas une image sur les écrans.

15000 français venus soutenir Israël et demander la libération de Guilad SHALIT n’intéressent personne!

Pire encore, 15000 français venus s'exprimer avec honneur et respect, sont Boycottés !!!

La haine d'Israël reste féroce dans les médias et cela, nous ne pouvons le tolérer !!!

Alors, comme nous avons pu nous mobiliser le 22 juin, nous devons inonder les journaux, les radios et les télévisions afin qu'ils remplissent leur rôle: celui d'informer!!!

Nous constatons avec dégout que Guilad n'est pas un prisonnier comme les autres auprès des journalistes!

15000 français amis d'Israël seraient ils aussi des français pas comme les autres!!!

HONTE A EUX !!!

Bravo d'avoir été si présent hier

Bravo d'avance pour le travail que nous allons faire ensemble vers les médias!

Par téléphone, par courrier ou par mail nous ne pouvons accepter cette désinformation.

REAGISSEZ ! Il en va de notre dignité!!

GIL TAIEB

 

 

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21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 16:57

Rabbinat

Je me suis engagé il y a plusieurs mois à présider, le 22 juin, la soirée officielle de la Conférence des Rabbins Européens, qui réunit à Metz les Grands Rabbins de nombreux pays. Je ne pourrai donc pas être physiquement présent à la manifestation organisée au même moment par le CRIF, le Consistoire et le FSJU au Parvis des Droits de l’Homme du Trocadéro. Je le regrette profondément et vous encourage vivement à vous y rendre.

Je tiens à diffuser le message suivant :

L’assaut mené le 31 mai par la marine israélienne au large de Gaza a donné lieu à de très nombreuses analyses, critiques ou condamnations en France, en Israël et dans tous les autres pays du monde.

En qualité de Grand Rabbin de France, mon rôle n’est pas de commenter les modalités d’une opération militaire. Cet assaut a fait neuf morts. L’homme de religion que je suis, pensera toujours que neuf morts, c’est neuf morts de trop !

Après cette opération militaire, et au fur et à mesure que l’on y voyait plus clair sur ce qui s’est passé et sur qui étaient dans les bateaux, trois points ont retenu mon attention. Tout d’abord, les images des soldats israéliens entrant en contact radio avec les bateaux avant l’assaut et entendant la réponse suivante, qui se passe de tout commentaire : « Jews, go back to Auschwitz ! ». Ensuite, les glissements très rapides chez plusieurs acteurs publics d’une condamnation de l’opération militaire à une condamnation de l’existence-même de l’Etat d’Israël. Enfin, le refus de cette flottille, qui s’est autoproclamée « humanitaire », de porter à Guilad Shalit un message humanitaire de ses parents.

Cela fait quatre ans que Guilad Shalit, citoyen franco-israélien, a été enlevé en Israël et est détenu comme otage par le Hamas dans le plus grand mépris des Droits de l’Homme. Il détient le triste privilège d’être l’otage français le plus ancien à travers le monde. J’appelle aujourd’hui tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté, épris de paix, de justice et de démocratie, à venir le 22 juin au Trocadéro pour dire trois choses :

Nous voulons la libération de Guilad Shalit par le Hamas.

Nous voulons la fin de l’ostracisme qui frappe l’unique démocratie du Proche-Orient et qui aboutit trop souvent au refus glaçant de son existence.

Nous ne voulons pas l’importation en France d’un conflit et de violences qui se déroulent à des milliers de kilomètres.

Enfin, à tous ceux qui, de bonne ou de mauvaise foi, sont aujourd’hui des supporters directs ou indirects du Hamas, le Rabbin que je suis, a envie de citer cette phrase du midrach qui a une portée universelle : « Pourquoi vois-tu le sable qui est dans l'oeil de ton frère et ne vois-tu pas la pierre qui est dans ton oeil à toi ! »

 

Gilles BERNHEIM

Grand Rabbin de France

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21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 09:52

Je suis pro israélienne avant tout parce que je refuse l'injustice, et le sort réservé à Israël aujourd'hui à travers le monde est injuste. 

Je suis pro israélienne parce que j'ai été émue par le sort dramatique réservé depuis toujours à la population juive, par l'oppression dont elle a toujours été victime depuis la nuit des temps. 

Je suis pro israélienne parce que j'ai voulu comprendre, et pour comprendre, j'ai du apprendre, c'est à dire, chercher, découvrir, comparer, soupeser et faire la synthèse du tout. 

Je suis pro israélienne, mais en aucun cas je ne suis anti musulmanne, anti arabe ni anti palestinienne. Il y a des imbéciles et de braves gens partout, à toutes les époques, sous toutes les latitudes, dans chaque classe socio-culturelle, dans chaque ethnie, dans chaque village et dans chaque capitale, chez les athées comme chez les croyants, chez les jeunes comme chez les vieux. 

Je suis pro israélienne car je refuse de me plier aux idées reçues, au politiquement correct, aux diktats du mercantilisme, aux préjugés. Je revendique la liberté de ma pensée, même si elle n'est ni très "catholique" ou très "orthodoxe", comme on veut. Je revendique mon indépendance, mes choix, j'en assume la responsabilité et les conséquences. 

Je suis pro israélienne car je suis une femme libre, fière d'être libre, et je veux que mes enfants et mes petits enfants et tous ceux qui me suivront soient libres eux aussi. 

Je suis pro israélienne de cœur donc, mais aussi d'études et de raison. 

Mon engagement en faveur de la cause israélienne est total, sans compromission, fervent, inaltérable. Je comprends que certains puissent ne pas être d'accord, et j'aimerais qu'ils réussissent à me persuader qu'il n'ont pas tort et même qu'ils ont raison, à condition qu'ils le fassent de façon courtoise et avec des raisonnements basés sur l'histoire, sur des faits avérés, pas sur ce qu'ils ont pu lire au hasard des journaux, sur ce qu'ils ont entendu dire, sur des commérages sans fondement, sur ce qu'ils croient savoir sans l'avoir jamais réellement vérifié ; qu'ils me fournissent des références précises, des témoignages irréfutables, des titres d'articles ou de livres, qu'ils vérifient l'origine des auteurs des ouvrages ainsi que leur orientation politique et aussi l'époque et le lieu où s'est - où se déroule leur vie : dans un tel contexte, toutes les données sont importantes. 

Je souhaite, peut-être, être à l'origine de discussions saines, où chacun pourrait garder assez d'ouverture d'esprit sans se verrouiller dans un bastion de certitudes pour autant que ces certitudes ne soient en fait qu'une somme d'incertitudes acquises au fil du temps et des fréquentations. Je ne prétends pas être incollable, loin de là. Souvent mon cœur parle en premier, il m'appartient ensuite d'aller à la pêche aux renseignements pour de ne pas tourner sans fin dans des errances qui ne résolvent pas le problème. 

Je veux également, afin que nul ne soit surpris, dire que je ne critiquerai jamais Israël car ce serait l'affaiblir et Israël a besoin de toutes ses forces, et de toutes les forces de ses amis. Non qu'Israël soit irréprochable toujours, mais entrer par cette porte est vite interférer avec la politique du pays, de la seule démocratie du Proche Orient, et la politique est l'affaire des ressortissants du pays concerné, pas celle des étrangers qu'ils soient Juifs de la diaspora ou "goyim" car ceux là ne vivent pas Israël au quotidien et ne paient pas la note avec leur sang. Ce que je veux dire, c'est qu'il faut distinguer entre l'Israël "ponctuel", dirigé par tel ou tel parti de gauche ou de droite, et l'Israël en tant qu'entité pérenne, en tant que pays des Hébreux - de la même façon que la France ne se réduit pas à Mitterand ou à Sarkozy, ni les États Unis à Busch , Clinton ou Obama

Voilà pourquoi je suis pro israélienne, farouchement pro israélienne, voilà pourquoi je défends Israël, pourquoi je plaide pour lui, pourquoi je signe les pétitions qui me parviennent, pourquoi je prends la parole, pourquoi j'ai chez moi un drapeau israélien.

  Témoignage de Madeleine Isaëlle BIGOT

 

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18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 16:48

18 juin 2010

Israël, et ses 21.000 km2, l’équivalent de deux départements français, fait face à des attaques dépassant largement ses seules frontières géographiques. De boycotts en flottilles, de videos diffusées sur internet à une désinformation généralisée, nous assistons à une offensive d’envergure contre cette Terre petite par la taille, grande par sa portée symbolique.

On ne peut que s’étonner de l’acharnement à vouloir mettre Israël sous les projecteurs de la mise en accusation systématique. Violation des droits de l’homme, blocus, apartheid : la Commission des Droits de l’Homme des Nations Unies a passé plus de la moitié de ses résolutions contre Israël. A entendre cette rumeur généralisée, l’oreille non avertie s’habitue à ces vociférations et peut, en toute bonne conscience, participer à ce concert savamment orchestré. De plus, mercredi, en première lecture, la Commission Européenne a adopté une proposition de texte risquant de remettre en cause l’abattage rituel, au cœur de la cacheroute et donc de la pratique du judaïsme. Ceux qui ont plus de soixante quinze ans hochent leur tête, alourdie par les réminiscences enfouies. De l’Etat juif aux juifs, on lit comme une volonté de casser l’héritage de notre peuple qui a trouvé la capacité à survivre aux persécutions qui le poursuivent de génération en génération. Exagération ? Mais combien de personnes de notre Communauté évitent-elles désormais  le sujet avec leurs amis non-juifs ? Avec un risque de nouvelle accusation de « repli communautaire » qui ne fera qu’amplifier le mauvais climat ambiant !

En ce jour anniversaire de l’Appel du 18 juin 1940, on aimerait entendre une voix forte s’élever pour appeler au réveil de la raison et prendre ainsi la défense de certaines valeurs : le droit à la différence – prôné, par ailleurs, pour tous les autres groupes sociaux ; le droit au respect de la liberté d’opinions et de cultes, qui est au cœur de la démocratie française et dont les appels au boycott sont la simple négation. Ces valeurs qui font l’objet de grandes commémorations, n’est-il pas temps de les replacer au cœur de la vie sociale et de l’éducation. Le temps écoulé, seulement soixante dix ans, qui s’est accompagné d’un changement extraordinairement rapide de la société française, ne peut avoir rendu obsolète et désuet le pacte citoyen. Ce n’est pas l’avenir des juifs en France qui est en jeu, c’est l’avenir du pays qui a donné au monde sa plus belle leçon d’humanité : Liberté, Egalité, Fraternité.

A quelques jours de la manifestation de soutien pour la libération de Guilat Shalid, otage franco-israélien détenu depuis plus de quatre ans dans des conditions inhumaines, nous souhaitons une mobilisation très importante dans la Communauté mais aussi au-delà. Ainsi, nous serions rassurés.

 

 

Joël MERGUI

Président du Consistoire Central

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17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 16:58

1israel-team1

 

La leçon du Mondial

Je me rappelle la fois où le Rabbi a expliqué la signification spirituelle du football et ce qui pouvait en être déduit et appliqué à la vie quotidienne de chacun d’entre nous.

Concrètement, comment joue-t-on au football ?

Il y a un ballon et deux cages. Le but est d’introduire le ballon dans l’une des deux cages. Évidemment, ce ne serait pas intéressant si c’était facile à réaliser. Il y a donc une équipe adverse dont le but est d’empêcher le ballon d’arriver à destination. L’objectif est d’esquiver les joueurs adverses et de faire parvenir le ballon dans la bonne cage.

Le ballon représente le monde. Les deux cages représentent les deux destinations auxquelles on peut amener le monde : au bien ou au mal. L’objectif, bien sûr, est d’amener le « ballon » jusque dans la cage du bien, mais ce n’est pas si facile. Il y a des adversaires chargés de faire en sorte que ceci n’arrive pas. Le défi est de ne pas se laisser décourager par les obstacles, savoir les esquiver et amener le ballon à son destin.

En réalité, ce match se déroule sur deux terrains : à un niveau personnel et à un niveau collectif. Sur le plan personnel : à chaque instant de la vie il y a le conflit entre les instincts et les responsabilités, entre ce que l’on voudrait faire et ce que l’on devrait faire. Il arrive souvent que la partie semble perdue d’avance. Toutefois, une chose est certaine : si D.ieu place une difficulté sur le chemin de quelqu’un, c’est parce que cette personne est capable de la surmonter.

Sur le plan collectif, la partie se joue dans deux dimensions : à un niveau historique et à un niveau actuel. Tout au long de l’histoire, et aujourd’hui également, il y a eu une lutte entre deux forces. Chacune joue pour son camp. D'un côté, il y a ceux qui se battent pour renforcer la conscience de l’importance d’accomplir ce que D.ieu désire, et de l’autre il y a ceux qui luttent pour mettre en avant l’importance de faire ce qu’on a envie de faire, même lorsque cela contrevient à la volonté de D.ieu. Dans ce camp, il y en a même qui ne se satisfont pas de faire ce qu’ils veulent et qui se battent aussi pour que d’autres cessent également d’accomplir la volonté divine.

Il ne suffit pas d’être un « supporter » du bon camp. Nous n’avons pas le choix de décider si nous voulons entrer en jeu ou non. Dès que nous naissons, nous sommes sur le « terrain ». La seule chose qui est entre nos mains est de décider si nous allons jouer bien ou mal, et pour quelle équipe nous allons jouer.

De fait, ce concept fut exposé par Maïmonide il y a quelque 800 ans : « Chacun devrait considérer que le monde est parfaitement équilibré entre le bien et le mal, et qu’on est soi-même dans le même état. Avec une seule bonne parole, une seule bonne pensée ou une seule bonne action, on peut alors faire pencher sa balance personnelle – et donc aussi celle du monde entier – du côté du bien et amener ainsi la Rédemption au monde. »

Le Rabbi prit cet enseignement de Maïmonide et nous montra comment le mettre en pratique. Il nous a annoncé que le « match » bimillénaire en était à sa conclusion. Le « temps réglementaire » est déjà terminé. Les « prolongations » également. Nous en sommes aux « tirs au but ». Vous êtes face au but. Le « but en or » peut être le vôtre... Ne sous-estimez pas la prochaine mitsva qui se présente...

            Par Eliezer Shemtov

Rav Eliezer Shemtov est l'émissaire du Rabbi de Loubavitch à Montevideo, Uruguay.

 

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17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 09:43

LehaDodi

 

La Faute de Moshé

La paracha de Houkat est connue comme son nom l’indique, pour l’ordonnance difficilement accessible à l’entendement humain, relative à la vache rousse, et visant les impuretés contractées lors de contacts avec un mort.

Mais elle revêt aussi une autre importance capitale dans l’histoire du peuple juif : La mort de Moshe et Aaron son frère, avant l’entrée en Israël.

Rappelons brièvement les faits : Les Bné Israël sont sortis d’Egypte et sous la conduite de Moshe, errent depuis 40 ans dans le désert. Durant cette période, ils ont disposé grâce au mérite de Myriam, la sœur de Moshe, d’une source d’eau Après la mort de cette dernière, l’eau vint à manquer dans le désert de Kadesh. C’est l’épisode relaté par cette paracha.

A ce moment de détresse, ils se rebellent, remettent en question leur départ d’Egypte , et se tournent vers Moshe, pour lui demander de faire le nécessaire pour faire sortir l’eau du rocher, comme il l’avait fait 40 ans auparavant. A cette époque, l’eau était venue à manquer, et Moshe avait tapé sur un rocher pour en faire sortir de l’eau.)

Moshe sera terriblement choqué par ce comportement, les traitera de rebelles, mais en fin de compte se tournera vers D. pour lui demander d’intervenir.

D. dit à Moshe : "Parle au rocher, et l’eau sortira."

Or Moshe n’a pas parlé, mais a frappé le rocher. L’eau est sortie, mais D a pris à l’encontre de Moshe, une sanction terrible : Celle de le faire mourir dans le désert, et de lui interdire l’entrée en Israël pour y conduire le peuple.

Pour justifier cette sanction la thora précise que Moshe avait fauté, en ne sanctifiant pas D devant le peuple.

N’est ce pas disproportionné ? Comment comprendre cette sévérité  ?

De nombreux sages se sont prononcés sur les raisons possibles de cette sanction. Mais chacun semble avoir privilégié un aspect de ce que la thora a appelé faute.

Le RAMBAM ( Maimonide), précise que la faute de Moshe a été de s’être emporté envers le peuple, en le traitant de rebelle.

Le RAMBAN ( Nahmanide), comme la plupart des commentateurs, estime que la faute de Moshe a été d’avoir frappé le rocher au lieu de lui parler comme le lui avait demandé D.

Il serait possible d’approcher le problème d’une façon globale, les différentes sources de la faute pouvant en fait être liées entre elles : en effet deux idées sous tendent cette réflexion:

1ère idée : Le monde repose sur l’intervention sous-jacente permanente de D. Comme le précise un commentaire du Keli Kessef, la confiance en D. repose justement sur la capacité de l’homme à croire que D peut à tout moment modifier le cours naturel des choses. Et c’est par la prière que l’homme demande à D. d’intervenir dans ce monde pour en modifier le cours par des miracles.

Ces derniers peuvent revêtir, deux formes, comme le relève le Sforno :

- Les premiers sont des manifestations exceptionnelles de la nature, et qui pour se réaliser nécessitent l’intervention de l’homme. Frapper le rocher, avancer et frapper la mer pour qu’elle s’ouvre, fabriquer un serpent pour guérir les morsures des Bné Israël comme le conte la suite de cette paracha. Ce rôle de l'homme dans le miracle caractérise en réalité, l’aspect éducatif de ces miracles. D prend la main de l’homme et lui montre de quoi il peut être capable, par sa prière, par un comportement conforme au dessein divin.

- Les seconds sont totalement contre nature et D. intervient sans intermédiaire, par le seul mérite de l’homme, par sa seule prière. Il change la nature et montre la puissance divine.

( Retarder le coucher du soleil). L’homme est parfaitement conscient de cette puissance, il est adulte son éducation est révolue.

2ème idée  Il y deux façons de réagir face à un peuple où un homme se détournant du droit chemin. (Quedouchat Levi)

Soit multiplier les reproches, les punitions, de telle sorte que sa honte, ou sa peur le poussera à faire Téchouva, soit au contraire l’encourager, et lui communiquer une telle confiance, qu’il reviendra vers D. de lui même sans contrainte aucune..

A partir de ces deux idées, il est une façon de comprendre ainsi la faute de Moshé, et en conséquence la "sanction" qui a suivi. Que s’est il passé en fait ?

Le peuple a constaté que leur source d’eau était tarie. Dans leur détresse, ils se sont tournés vers Moshe. Bien sûr, ils ont durant 40 ans assisté aux miracles, bien sûr, ils avaient foi en D, mais ils étaient affolés, et comme cela peut arriver, dans ces cas là, leurs paroles ont dépassé leur pensée.

Face à cette rébellion, Moshe se devait de communiquer au peuple, sa propre confiance en D., se devait par l’apaisement de les conduire à faire Téchouva, et prier pour demander l’intervention divine.

Or, il ne s’est pas contrôlé, car il n’a pas compris qu’il ne s’agissait plus là d’un simple épisode de la traversée du désert, mais de son aboutissement .

Une étape était franchie. Le peuple avait mûri, il avait besoin d’un guide et non d’un maître. Sa révolte n’était qu’un signe de détresse, non d’ingratitude. Le bâton n’avait plus lieu d’être pour provoquer le miracle réclamé. La prière seule devait l’inspirer, et face à cette rébellion Moshe était persuadé que D ne pardonnerait pas.

Il n’a pas eu lui même confiance en la miséricorde divine vis à vis des enfants d’Israël.

C’est parce que Moshe a manqué de confiance et de discernement, qu’il s’est emporté contre le peuple, et qu’il a frappé le rocher. Chaque faute est cause de la suivante.

En fait, la vraie sanctification que D attendait du peuple ne devait pas avoir lieu par l’obéissance mais par son libre consentement. La Téchouva devait être décidée, et par conséquent le miracle devait faire ressortir la seule puissance divine, sans intervention humaine, sans geste directif.

Peut être est il possible de transposer cette leçon aux différentes étapes de la formation de l’homme.

Il y a un temps pour l’apprentissage par la sanction, un temps pour l’éducation par le modèle, et enfin un temps où l’homme devenu mature doit prendre son destin en mains, et appliquer à nouveau ces étapes sans cesse renouvelées.

Guy Allal

 

 

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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 11:42

Quel est ce chœur unanime de condamnations contre Israël ?

Quel est cet ensemble vertueux qui désigne Israël comme le coupable absolu ?

Quel est ce tribunal planétaire où pas une voix ne manque pour désigner à la vindicte publique le responsable de tous les maux de la planète ?

Il y aura même eu un imam iranien pour affirmer que l’éruption du volcan islandais était la punition divine des crimes du « régime sioniste ».

De Dominique de Villepin à Noam Chomsky, tous se sont précipités dans les télévisions pour dénoncer « l’incroyable crime » commis par les soldats israéliens ! Trop de bonne conscience tue la conscience. Trop, c’est trop ! Qu’est-ce que nous dit cet accablement ?

Qu’il y aurait un Etat de trop sur la terre ? Non, bien sûr ! Israël possède de nombreux amis qui lui écrivent des lettres d’amour, pleines de conseils en forme d’épitaphe. Il y a même une célèbre journaliste américaine qui conseille aux Israéliens de rentrer « chez eux ». Chez eux ? En Pologne, en Russie, en Algérie ! Pourquoi pas à Auschwitz tant qu’on y est ! Tant de sollicitude touche la vieille dame juive que je suis. Je crois que tous les Israéliens doivent être contents du constant intérêt qu’on leur témoigne et tous les juifs sont heureux de cette empathie sans cesse renouvelée. J’avais fait, il y a longtemps, le choix de la pensée universelle. Bien que je fus déportée parce que j’étais juive, j’ai cru que l’humanité, l’idée d’humanité, était plus forte que la charge des origines. Près de soixante ans plus tard, dois-je faire le constat de mon erreur ? Dois-je constater qu’être juif vous désigne jusqu’à la fin des temps comme le coupable des nations ? De quoi Israël est-il coupable ?

IL Y A UNE HAINE QUI N’ANNONCE RIEN DE BON

Même si la politique de son gouvernement est critiquable, est-ce de cela dont il est question ? Est-ce vraiment parce que cette opération militaire a été conduite et s’est mal terminée qu’il faille désigner ces soldats israéliens comme d’horribles assassins face à des agneaux turcs ? Pourquoi une telle mauvaise foi planétaire ? Pourquoi cette bonne conscience européenne à vil prix ? Pourquoi est-ce de l’Europe que fusent les critiques les plus virulentes ? De quelle morale cette Europe peut-elle se prévaloir ? Quelles bonnes grâces veut-elle s’attirer ? Et puis il y a la gauche, ma famille politique ! Qu’est-ce que c’est que ces alliances, ces rencontres avec ces fanatiques qui crient « Israël partira, Palestine vaincra ! » Quels sont ces supposés trotskystes qui font cortège commun avec ceux qui font la prière en pleine rue ! La gauche a-t-elle perdu la tête ? Croit-elle vraiment que le Hamas va émanciper les classes laborieuses comme on disait jadis ? Croit-elle vraiment que l’islamisme défend la liberté de conscience ? Croit-elle vraiment que dans les banlieues la haine des juifs fait partie des contradictions admissibles au sein du peuple ?

Il y a de la folie dans le moment présent. Il y a une haine qui ne dit rien de bon, qui n’annonce rien de bon et je crains que la tolérance planétaire à l’égard de ce président iranien ne ressemble à l’accueil tolérant qui fut fait à Goebbels à la SDN en 1938.  Combien de temps reste-t-il avant d’autres horreurs programmées ? Des larmes compassionnelles, les juifs et les Israéliens n’ont que faire. C’est pour cette raison qu’ils ont créé Israël. Est-ce cela qui vous dérange tant ?

Marceline Loridan-Ivens, cinéaste

Numéro tatoué sur le bras gauche à Auschwitz-Birkenau : 78750

 

Source : LeMonde.fr 

 

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