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8 juillet 2010 4 08 /07 /juillet /2010 09:35

Une histoire qui n’avance plus

            Pour la période de deuil précédant Ticha Beav, la loi prévoit un certain nombre de modalités particulières. Ainsi, le Choul’han Aroukh (Ora’h ‘Haïm 551, 6) énonce que dans la semaine de Ticha Beav, on ne porte pas de nouveaux habits, qu’ils soient blancs ou colorés, de lin ou de laine. Le Réma ajoute pour l’usage achkénaze : « certains sont plus rigoureux et commencent cette restriction dés la néoménie du mois d’Av ». Au paragraphe suivant, le Choul’han Aroukh enseigne qu’il est interdit de réparer de nouveaux vêtements durant la semaine de  Ticha Beav et qu’il convient d’agir ainsi dés la néoménie. Le Réma ajoute qu’il est aussi interdit d’acquérir de nouveaux habits durant cette période.

            Plus loin encore (paragraphe 17), il est rapporté que durant les trois semaines, il convient de ne pas réciter le chéhé’hiyanou sur un nouveau fruit ou un nouvel habit.

            Autrement dit, ces trois semaines sont une période où le ‘hidouch, la nouveauté, le renouvellement n’existe pas. C’est une période que l’on vit dans le présent exactement comme on vivait dans le passé. « Il n’y a rien de nouveau sous le soleil ».

            C’est aussi une manière de dire que ces semaines, qui rappellent l’exil, marquent le fait que celui-ci constitue comme une pause dans l’histoire  d’Israël. Pendant 2000 ans, on ne parle plus de la  nation d’Israël mais de communautés juives dispersées aux quatre coins du globe. L’histoire du peuple juif en tant que tel n’a pas connu de ‘hidouch, il n’a pas accédé  à un niveau de vie plus évolué, plus sublime pour l’ensemble de la nation.

            On comprend alors que l’avant dernier verset des Lamentations s’exclame : « ‘hadech yaménou kékédem, renouvelle nos jours comme aux jours d’antan ». Verset qui peut signifier : « Insuffle dans nos vies un ‘hidouch, cette progression, cette évolution de la vie de notre peuple».  Or c’est précisément ce verset qui conclu le passage récité lorsque les fidèles entre le rouleau de la Torah dans l’arche sainte, à la synagogue. Comme pour dire que si le ‘hidouch est absent provisoirement de la scène de l’histoire, le ‘hidouch, lui, est toujours présent sur le parchemin. Le texte offre à chaque lecture un nouvel enseignement, une nouvelle perspective.

Cette idée est soulignée dans Erouvin (54a) à propos du verset des Proverbes (27) qui affirme : « Celui qui garde le figuier mangera de son fruit », verset où le figuier représente la Torah. Pour expliquer la comparaison entre la Torah et le figuier, le Talmud explique que les figues n’arrivent pas toutes à maturité au même moment. De sorte que chaque jour, le propriétaire peut récolter de nouveaux fruits. L’arbre offre à chaque fois quelque de nouveau. De même pour la Torah qui, à chaque fois que l’homme l’étudie, procure un nouveau goût.

            On comprend alors sous un nouveau jour qu’avant de mentionner le verset « ‘hadech yaménou kékédem, renouvelle nos jours comme aux jours d’antan », on mentionne celui qui affirme de la Torah qu’elle est « un arbre de vie pour ceux qui la soutiennent ». C’est certainement le renouvellement incessant du texte  et l’intériorisation de celui-ci qui permettront de parvenir au renouvellement heureux de l’histoire d’Israël.

Rabbin J. Milewski

Merci et toute ma reconnaissance à Monsieur le Rabbin Milewski pour son commentaire éclairé sur le mois de Av.

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8 juillet 2010 4 08 /07 /juillet /2010 09:19

Matot Massé : Des âmes endurcies, des étincelles dévoilées

La lecture de la Torah de cette semaine est «double», consistant en deux Parachyot (sections de la Torah): Matot («tribus» ou «bâtons») et Massé («voyages»).

Rabbi Israël Baal Chem Tov enseigna que rien ne vient par hasard dans le monde de D.ieu. Chaque semaine, «nous vivons avec le temps» (comme l’exprima Rabbi Chnéour Zalman de Lyadi), tirant des enseignements et de l’inspiration de la Paracha de la semaine. Quand vient une double lecture, nous étudions également les contrastes et les liens entre les deux Parachyot combinées.

Ainsi, quelle signification doit-on tirer du fait qu’on lise ces deux Parachyot, parfois réunies, parfois séparément mais toujours durant les «Trois Semaines», cette période de 21 jours qui s’étend du 17 Tamouz au 9 Av.

Ce qui est dans un nom : la dureté

La dureté est l’une de ces caractéristiques que nous cherchons toujours à acquérir tout en essayant de nous en débarrasser. Il y a plus qu’une simple constatation lorsque nous décrivons quelqu’un comme étant une personne «dure» mais, en même temps, ce jugement renferme une certaine admiration. Nous dénonçons en nous-mêmes et en autrui un comportement «obstiné» et «insoumis» mais reconnaissons également combien il est important d’avoir la «stature» de rester ferme sur ses pieds et ne pas être détourné de ses principes.

En fait, notre voyage dans la vie requiert de la fermeté comme de la flexibilité, de la dureté comme de la souplesse.

Cette approche de la vie à double facette est sous-entendue dans les deux noms que donne la Torah aux tribus d’Israël. Alors que le peuple d’Israël constitue une entité comme «nation unique de D.ieu», il comprend douze tribus distinctes, chacune d’elle apportant sa contribution à notre mission nationale, avec son caractère et son potentiel spécifiques. C’est pourquoi la Torah se réfère aux tribus d’Israël comme aux «Chevatim», des branches ou aux «Matot», des bâtons, exprimant ainsi l’idée qu’elles jaillissent toutes d’un même tronc, distinctes l’une de l’autre mais faisant partie d’un même tout.

«Chévet» et «Maté» sont synonymes de «branches» mais «Chévet» est une branche flexible alors que «Maté» est un bois dur ou un bâton. C’est là le sens profond de ces deux noms attribués aux tribus d’Israël: à certaines occasions, la Torah se réfère à nous comme à des «branches» mettant l’accent sur la nécessité d’être flexibles et souples dans la vie. Dans d’autres contextes, nous sommes appelés des «bâtons», soulignant ainsi la nécessité de la fermeté et de la détermination pour accomplir notre mission comme «peuple saint» et de «lumière pour les nations».

C’est ce dernier point qui est la leçon de la Paracha de Matot qui s’ouvre avec le verset: «Et Moché parla aux têtes des tribus…» Ici les tribus sont appelées «Matot», désignation qui donne son nom à la Paracha: il est des moments dans l’histoire d’un peuple où il doit employer la force morale et la rigidité d’un bâton pour trouver en lui la résolution pour résister à un monde hostile et capricieux.

Le bâton de l’exil

La dureté est un état acquis plutôt qu’inné. Cela se retrouve dans le modèle Chévet/Maté. En tant que branche, le Chévet est souple et flexible, se penchant au gré du vent où sous la main qui le pousse. Mais lorsqu’il est arraché à l’arbre, et qu’il doit faire face aux éléments comme un bâton seul, sans racine, il s’endurcit et devient Maté.

C’est là que réside le lien entre la Paracha Matot et la période de l’année où elle est lue. Durant les Trois Semaines, nous pleurons l’exil de notre terre et l’absence de la Présence Divine manifeste dans notre vie comme elle se révélait dans le Temple de Jérusalem.

Mais tout en nous affligeant, nous devons profiter de la manière dont ce déracinement de notre environnement naturel nous renforce et nous galvanise. Tout en pleurant sur la destruction de la Maison de D.ieu et sur l’absence de Sa présence révélée dans notre vie, nous devons laisser s’écouler les réserves extraordinaires de foi et de force morale éveillées par les défis d’un environnement étranger.

42 voyages

Mais l’exil fait plus que d’endurcir l’âme juive. Il est aussi un voyage, qui n’est pas seulement le départ de chez soi, mais est aussi l’approche d’une destination.

Que cherchons-nous dans nos lieux d’exil? Que rapporterons-nous quand nous reviendrons de nos voyages aux quatre coins de la terre? Le Talmud définit le but de l’exil comme l’acquisition de «convertis». Le peuple d’Israël fut exilé parmi les nations, déclare-t-il, seulement pour que les convertis puissent le rejoindre.

Ces «convertis» prennent beaucoup de formes. Ce sont les convertis, au sens littéral, des non-juifs qui sont inclus dans la communauté d’Israël. Mais de façon plus significative, (puisque la Torah n’ordonne ni n’encourage à chercher à convertir au Judaïsme), il existe une conversion plus subtile du monde païen aux idéaux monothéistes de la Torah, obtenue après des millénaires d’exil parmi les nations..

Les Kabbalistes expliquent que les «convertis» ainsi gagnés ne sont pas seulement des hommes mais aussi les âmes de toutes les créatures et créations avec lesquelles nous sommes en contact au cours de notre dispersion, dans tous les coins du globe. Car chaque entité créée possède une étincelle de sainteté, une particule de divinité qui constitue son âme. Chaque fois que nous utilisons un objet matériel, une force, une idée ou un phénomène culturel, pour servir le Créateur, nous pénétrons son écorce de matérialité et extériorisons son essence divine. C’est là, dit le Talmud, le but de l’exil: libérer les étincelles de sainteté qui gisent enfouies dans les lieux les plus éloignés.

Le concept d’exil s’exprime dans la Paracha Massé («voyages»), qui évoque les voyages et les campements d’Israël dans le désert du Sinaï.

Le nom de la Paracha est tiré de ses versets d’introduction: «Voici les voyages des enfants d’Israël qui sortirent d’Egypte… Et ils voyagèrent de Ramsès… et ils campèrent à Soukkot. Ils voyagèrent de Soukkot et campèrent à Eitam…». Massé continue en citant les 42 voyages qui marquent le périple du peuple juif de l’Egypte au Mont Sinaï et en Israël.

 Intégration

Ces deux Sidrot, Matot et Massé, lues pendant les Trois Semaines, bien que paraissant opposées, sont porteuses d’enseignement sur l’exil. Matot nous instruit sur la façon dont on doit éveiller en nous la fermeté et l’immobilité de la branche arrachée à son tronc. Massé, par ailleurs, considère l’exil comme un voyage, un mouvement, un changement et une transformation.

L’enseignement de la semaine est donc d’ intégrer ces deux notions dans une approche unique. «Vivre avec son temps» dans une telle semaine signifie découvrir comment notre interaction dans un monde hostile n’est pas un défi pour nos valeurs et nos convictions mais leur renforcement et leur affirmation. Cela signifie découvrir comment notre «dureté» et notre non-compromission dans notre foi n’est pas un empêchement à l’accomplissement et la créativité mais en réalité, une aide pour nous permettre de transformer le coin du monde dans lequel nous avons été investis de la mission de construire une demeure pour D.ieu. 

   Quand commencent « les neuf jours » ?

A partir de Roch ‘Hodech Av (cette année lundi 12 juillet 2010), on ne mange pas de viande et on ne boit pas de vin (sauf Chabbat) en souvenir des jours terribles qui aboutirent à la destruction du Temple de Jérusalem.

On ne fait pas de couture, on ne lave pas de linge (sauf pour les petits enfants ou les grands malades) et on ne repasse pas. On ne met pas de vêtements fraîchement lavés et repassés, sauf s’ils ont déjà été portés quelques instants avant cette période. On ne prend pas de bain et on évite les pratiques sportives dangereuses (par exemple la baignade en piscine ou à la mer).

Adapté d'un discours du Rabbi de Loubavitch

 

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7 juillet 2010 3 07 /07 /juillet /2010 09:34
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6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 10:30

ATT1.jpgOui, je suis ami d’Israël. Par principe, je suis avec les plus faibles et, en dépit de la puissance de frappe de votre armée, je n’imagine pas un Juif appuyer sur le bouton rouge.

· Je suis ami d’Israël, parce que votre volonté de vivre est si forte que vous ne voyez pas la menace derrière votre porte et n’entendez pas les hurlements de la meute sous vos fenêtres.

· Je suis ami d’Israël, parce que, de toute évidence, vos ennemis ne cachent plus désormais leur volonté de vous anéantir, projet qu’ils avaient habilement déguisé jusqu’à maintenant.

· Je suis ami d’Israël, parce que ma famille n’était pas à vos côtés quand vos bourreaux vous martyrisaient et vous insultaient dans la langue de Goethe. Et moi, je ne veux pas ressembler à ma famille.

· Je suis ami d’Israël, parce qu’il est patent que l’antisémitisme est le motif, le seul motif qui anime vos détracteurs.

· Je suis ami d’Israël, parce que Dimanche dernier, je suis allé à la messe et la figure du Christ  me disait toute la tristesse de la solitude d’Israël.

· Je suis ami d’Israël, parce que dans vos hôpitaux, vous soignez vos ennemis et leurs enfants.

· Je suis ami d’Israël, parce qu’ on parle de vous et qu’on s’attaque à vous comme si vous étiez aussi puissants que les USA et que, cela veut dire que vos ennemis savent que vous portez un destin dont l’accomplissement sauvera le monde.

· Je suis ami d’Israël, parce que je n’aime pas avoir honte et, ne pas vous soutenir maintenant reviendrait se couvrir de flétrissures.

· Je suis ami d’Israël, parce que dans la barbarie qui vous cerne, vous persévérez à croire que le droit est plus puissant que la force.

· Je suis ami d’Israël, parce que tout votre peuple était contenu dans le visage rayonnant de la fille policier qui, contrôlant mon passeport à l’aéroport Ben Gourion me dit comme l’aveu d’un sentiment contenu : « Baroukh Aba béIsraël, » soyez le bienvenu en Israël !

· Je suis ami d’Israël parce que tout en connaissant la colère et la révolte, vous n’arrivez pas à transformer en haine votre désir de justice.

· Je suis ami d’Israël, parce vous ne savez pas vous défendre face à une presse qui se déshonore.

· Je suis ami d’Israël, parce que la démocratie n’a pas été chez vous précédée d’une consultation populaire mais qu’elle figure naturellement dans la Déclaration d’Indépendance, comme si toute autre alternative n’était pas envisageable.

· Je suis ami d’Israël, parce que je voyage souvent dans les pays qui vous environnent et que, du point de vue des libertés, comme l’on dit, dans la langue populaire, « y’a pas photo ! » Et, pour des motifs plus privés mais que je dévoile malgré tout, je vous confie que, dans ma relation à vous, il y a plus que l’amitié. Aussi, au risque d’être impudique :

Je t’aime, peuple d’Israël, parce que tu es devenu la proie de tous les extrêmes, je t’aime, peuple d’Israël, parce que je sais que tu portes un lourd fardeau, et que, tu finis par m’énerver en ne cessant de répéter comme un exorcisme : « yihéyé bésséder, ça s’arrangera ! » Et puis enfin, je t’avoue une faute à tes yeux, peut être, je n’aime pas perdre, et je t’aime, vraiment, car le combat qui t’est imposé est tellement injuste, que tu finiras par l’emporter, et moi, ton ami goy, je veux être fier d’être à tes côtés, quand le monde reconnaîtra qu’il s’est fourvoyé.

Oui, vraiment, être ton ami, Israël, Et si la prière d’un goy a quelque valeur à tes yeux, je veux dire, face à face, au créateur, en employant l’impératif : « Tu dois bénir ce peuple, peut être et d’abord, parce que Tu l’as élu, mais surtout, parce que c’est l’un des rares à être encore… à la fois Juste et Fort

l'auteur de ce commentaire souhaite garder l'anonymat. Je respecte son souhait

 

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5 juillet 2010 1 05 /07 /juillet /2010 08:25

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Alors que les valeurs de la République sont bafouées dans les écoles, les hopitaux et dans de nombreux espaces publics, il est regrettable et inquiétant de constater le silence de nos élites bien pensantes !

La République recule face aux extrémismes communautaires envahissants qui se sont promis de la transformer au lieu de s'intégrer !

La République se cache face à ceux qui la rejettent et qui l'utilisent pour mieux la briser.

Certains de nos Hommes et Femmes politiques calculent au lieu de se battre !

Certains ont déja baissé les bras et se sont déjà compromis par des aménagements tordus qui ouvrent des failles dans le socle fondateur de notre démocratie.

Certains ont admis de voir des femmes se soumettre à des régles qui humilient les femmes

Certains ont admis que la liberté de culte se fasse au dépend de la liberté des autres!

Certains ont déja accepté de voir le drapeau Français être brulé!

A Vaux en Velin, un élu de la République à même décidé de lui adjoindre un drapeau palestinien!

Ce maire, prend ainsi en otage l'ensemble de ces administrés et plus largement la République française!

Il oublie ainsi qu'il est un élu du peuple français et non un missionnaire politique!

Sa haine d'Israel le fait rejoindre le camp des terroristes aveugles, des militants de la haine , des complices du tyran de Téhéran et de tous ses émules .

Il rejoint le camps des Dieudonné , Kemi Seba et autres anti sémites qui aujourd'hui expriment en toute liberté leur haine du juif .

Que fait donc la République pour se protéger de tous ses ennemis qui en son sein grandissent!

Que fait la République pour se protéger de ceux qui veulent sa mort!

Que fait la justice pour que la loi soit respectée et que ses citoyens continuent à vivre ensembles!

Nous sommes inquiets de ce silence parfois complice!

Nous sommes révoltés de ce manque de réaction!

Attention demain il sera peut étre trop tard!!

En attendant nous ne devons rester sans réaction.

Nous devons hurler notre colère afin de réveiller les consciences; afin de reveiller la France que l'on aime, celle qui a su résister aux envahisseurs !

Nous devons rester vigilants et acteurs de notre destin!

Vendredi, un groupe de jeune de notre communauté s'est rendu à la Fnac pour dire non à la diffusion de la haine par le misérable Dieudonné! Ils ont avec force et intelligence montré que la Fnac ne pouvait se rendre complice d'un antisémite notoire !

Bravo à eux pour leur action

Bravo à eux pour leur maitrise

Les antisémites ne peuvent continuer à sévir en toute impunité

Les ennemis de la France ne peuvent continuer à salir notre République!

France, beau pays de mon enfance, disait la chanson, réveilles toi !

 

Gil TAIEB

 

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3 juillet 2010 6 03 /07 /juillet /2010 17:29

ONU

 

 

La Professeur Ruth Halperin-Kadari, Directrice du Centre « Emmanuel Rackman » pour la Promotion de la Femme, dépendant de l’Université « Bar-Ilan », a été élue membre de la Commission de l’ONU chargée de superviser l’application de la Convention Internationale contre la Discrimination des Femmes. L’élection a eu lieu cette semaine à New-York, et Halperin-Kadari a obtenu les voix de 103 pays sur les 182 participants au vote. Il s’agit d’un réel succès pour Israël au vu de l’hostilité et l’ostracisme dont souffre généralement Israël dans les institutions internationales depuis des années, mais aussi par le fait qu’il s’agit de l’une des commissions les plus prestigieuses de l’ONU dans le domaine des Droits de l’Homme.

L’élection de cette femme a été obtenue après une campagne intensive de la part du ministère israélien des Affaires étrangères, et prouve que parfois, les motivations professionnelles et les compétences peuvent prendre le dessus sur la politisation qui gangrène les institutions internationales notamment à cause du lobby des pays arabes. Il s’agira de la troisième juriste israélienne élue à cette commission (CEDAW) composée de 23 membres.

L’ambassadrice d’Israël à l’ONU, Gabriela Shalev, a vivement félicité le Prof. Halperin-Kadari. Cette dernière est Maître de Conférences à la Faculté de Droit de l’Université « Bar-Ilan », elle est spécialisée dans le Droit de la Famille et de la Bio-Ethique, et par le passé, elle a déjà dirigé durant cinq ans la Commission de la Promotion de la Femme, attachée au Bureau du Premier ministre. Elle est considérée comme l’une des plus grandes spécialistes juridiques de la condition féminine en Israël.

 

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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 10:49

 

Comme la semaine dernière, la paracha de ce shabbath porte le nom d'un personnage : Pinhas. Mais alors que Balak est présenté comme un haineux d'Israël, Pinhas est porteur de bénédiction. « C'est pourquoi Je lui donne, dit l'Eternel, Mon alliance de paix (bérith shalom) ». Ce passage de Pinhas questionne et heurte notre conscience moderne, car il pose le lien entre violence et religion.

Exécuter quelqu'un au nom de Dieu, devenir un zélote de l'Eternel, nous interpelle d'autant plus que des hommes et des femmes sont  prêts aujourd’hui à tuer et à se tuer pour leur vérité religieuse.

La nature de la faute d’Israël :

 

A la fin de la paracha Balak, nous lisons : « Israël s’installa à Shittim; le peuple commença à se livrer à la débauche avec les filles de Moab. Elles invitèrent le peuple aux sacrifices de leurs dieux; le peuple mangea et se prosterna devant leurs dieux. Israël s'attacha au Baal Péôr, et l’Éternel se mit en colère contre Israël. …Le fléau avait fait vingt-quatre mille morts. » (Nb XXV, 1 à 3).

Nous assistons ici à une récidive de la faute du veau d’or qui se traduit par un culte idolâtre (Baal Péôr - qui a donné Belphégor – l’une des divinités adorée dans cette région) et par une orgie sexuelle. Il y avait là une incompatibilité avec le culte de l’Éternel et son éthique.

Soulignons qu’il ne s’agissait pas d’une faute individuelle (comme dans l’histoire de David et Bethsabée), mais d’une faute collective ; et qui plus est, menée par des chefs de tribus, sensés montrer l’exemple.

Tout se passe comme si Israël reniait ici tous les principes de la révélation sinaïtique, pour choisir un paganisme fondé sur la seule pulsion érotique. Du sommet du pouvoir à la base du peuple, le corps national (goy) était malade.

Or une société qui fonde son unité sur la jouissance du sujet, oublieuse des devoirs interpersonnels, au nom d’une transcendance, est une société en péril. Athènes, Rome, les grandes civilisations se sont écroulées par le libertinage.

Dès lors la question de la colère divine (que certains auraient voulu miséricorde) souligne-t-elle la gravité de la situation. Cette déviation collective coûta 24 000 morts au peuple d’Israël.

Zèle religieux et de la paix :

La grande question qui se pose à un esprit sain (et non endoctriné par la haine de l’autre) est : comment comprendre l’attitude divine qui récompense Pinhas par une alliance de paix alors que celui-ci trucida Zimri fils de Salou, chef de la tribu de Simon. Ce dernier, en effet, avait pris, aux yeux de tous, une prostituée sacrée midianite du nom de  Kozbi fille de Tsour. Et c’est au moment précis de leur copulation que Pinhas exécuta l’homme et la femme.

Quelques siècles plus tard, un autre personnage recevra les honneurs divins : le prophète Elie. Lui aussi mit à mort les prêtres du dieu Baal que la reine Jézabel (femme du roi Achab) avait installé dans le royaume d’Israël. (Cf. Prophètes Rois 1 ch. 18, v. 1, ())

Le paradoxe est que les deux zélotes de l’Éternel qui agirent contre les fauteurs d’Israël, en versant le sang, reçurent cette alliance de Paix. 

Il est possible de répondre (de façon partielle) qu’il s’agit ici des deux seuls cas de la Bible où le zèle religieux fut reconnu par Ciel, tout en le condamnant pour l’avenir. Cela ressort clairement de la suite de l’épisode du Carmel, lorsque l’Éternel se révèle à Elie, non dans le tumulte mais dans « la voix d’un doux silence » (kol démama daka). Cf. Prophètes Rois 1 ch. 19, v. 12, ()

noe arche 167X206De Noé à Jonas :

La Bible semble présenter en son sein un mouvement évolutif qui va de la violence à la paix, de la rigueur divine à la miséricorde divine. Le basculement s’opère justement au mont Horeb avec « la voix du doux silence ». Pour le dire simplement : la religion ne s’impose plus par le glaive mais elle se propose par la douce parole. Ce qui implique une pédagogie et une propédeutique.

Cette évolution au sein même de l’écriture biblique peut nous être fournie par deux exemples succincts (à toi chère lectrice et cher lecteur d’approfondir le sujet, si ton cœur le réclame) :

1.      Elie, le zélé de l’Éternel, devient dans les deux derniers versets qui clôturent le canon prophétique l’homme de la paix : « il ramènera le cœur des pères vers les fils et le cœur des fils vers les pères. » (Malachie III, 24). C’est par la réconciliation, et non par la violence, que le « jour de l’Éternel » sera possible. Dans le cas contraire, (à Dieu ne plaise !) « le pays risque de subir l’anathème divin ». Et comme le disent nos sages zal : « Elie, le prophète, ne viendra pas pour résoudre les débats rabbiniques, mais pour faire la paix dans le monde ». (Cantique Rabba IV, 29)

2.      Noé est le prophète sauvé des eaux dans son arche, alors que l’humanité, hommes et bêtes, est noyée. La rigueur divine l’emporte ici sur toute miséricorde. A contrario, Yona (Jonas, texte que nous lisons à Kippour) est l’homme qui est jeté à la mer, alors que les matelots (au nombre de 70 selon le Midrash, microcosme d’humanité) sont sauvés, et que Yona est jeté à la mer. Or toujours selon le Midrash (sur Téhélim XXVI, 7), Yona n’est autre que l’enfant ressuscité par le Prophète Elie, le zélé de l’Eternel. Et par quoi s’achève le livre de Yona ? « Et Moi, (dit l’Éternel) Je n'aurais pas pitié de Ninive, la grande ville, où il y a plus de cent vingt mille humains qui ne savent pas distinguer leur droite de leur gauche, et des bêtes en grand nombre ?). Sauver les hommes de leur folie  n’est-ce pas l’impératif qui nous concerne, tous, aujourd’hui ?

Philippe .HADDAD

 

 

 

Et toujours, dans l'indifférence générale des autorités Françaises, le FRANCO-ISRAELIEN Guilad Shalit est entre les mais des barbares du hamas

 

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30 juin 2010 3 30 /06 /juin /2010 20:49

Chema-Israel-copie-1.jpgIsraël a connu par le passé des périodes où il a été entouré d’incompréhension, où des diplomates internationaux se sont ostensiblement détournés de lui et où des opinions publiques, ici et là en Europe singulièrement, lui ont voué une solide antipathie. Mais jamais sans doute cette incompréhension n’avait atteint le degré qu’elle connaît aujourd’hui. Oublions les instances de l’ONU où les majorités automatiques voteraient contre Israël si, par extraordinaire, on déclarait à Jérusalem que la terre est ronde.

Israël et les communautés juives de diaspora sont confrontées aujourd’hui à l’une des opérations de désinformation les plus violentes de leur histoire. Cette opération a commencé bien avant l’histoire de la flottille dite humanitaire qui se rendait à Gaza. Quelles que soient les erreurs d’appréciation que les services d’information de l’armée israélienne aient commises dans cette affaire, cela ne justifiait d’aucune façon les campagnes de presse les plus paroxystiques que les milieux anti-israéliens européens ont déclenchées, aux lendemains de cette affaire.

Ces campagnes ont touché tous les pays européens et spécialement les couches intellectuelles de ces pays. Il faut savoir que c’est à une véritable entreprise de délégitimation de l’Etat d’Israël que l’on s’est livré. La mémoire européenne est frappée d’une telle impuissance qu’elle oublie qu’Israël a de son propre chef évacué la bande de Gaza et que, depuis lors, les villes du sud du pays n’ont pas cessé d’être la cible d’attaques meurtrières de la part du Hamas.

Le plus triste c’est que nombre de juifs, ici et là, n’ont pas hésité à joindre leurs cris, leurs pétitions et leurs protestations hypocrites à ceux des ennemis les plus acharnés de l’Etat d’Israël. Nous savons quant à nous, depuis l’enfance de notre histoire, que nos ennemis sortent parfois de nos propres rangs. Il est triste que l’histoire n’ait rien appris à ces juifs de l’abandon incapables de regarder plus loin que leur ego. Nombre d’entre eux au lieu de faire l’Histoire ne font que des plans de carrière et ne songent qu’à sculpter leur propre statue. Laissons-les donc face à leurs consciences.

Nous sommes, quant à nous, aux côtés d’Israël dans son combat de toujours : celui de l’existence. Nous le sommes aujourd’hui plus que jamais. Car ce n’est pas quand la mer est calme qu’Israël a besoin de nous. C’est quand la tempête gronde que nous voulons être aux côtés des marins et du capitaine du navire. C’est quand les autres crient « Mort à Israël » que nous voulons continuer à affirmer haut et fort qu’Israël vivra.

C’est pourquoi il est temps de remobiliser nos énergies et de resserrer les rangs afin qu’Israël sache que nous sommes toujours à ses côtés quand la foule des antisémites, à Téhéran et à Gaza, au Caire et à Ankara, hurle des slogans que nous croyions à jamais oubliés.

C’est donc avec un réel sens des responsabilités que les deux assemblées générales des Consistoires de France et de Paris ont voté à l’unanimité une motion de soutien à Israël.

Les communautés juives de France sont aux côtés d’Israël et le demeureront.

L’éthique, la morale et la démocratie du seul état juif au monde nous y engagent.

   Joël MERGUI

Président du Consistoire de France 

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30 juin 2010 3 30 /06 /juin /2010 18:53
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28 juin 2010 1 28 /06 /juin /2010 14:34

17 Tamouz

Le 17 Tamouz (cette année le 29 Juin)  est un jour de jeûne qui commémore la prise de Jérusalem qui a précédé la destruction du temple. Ce jour est aussi le premier d’une période de deuil national de trois semaines qui précède Tich’a Béav .

Le 17 Tamouz est un des quatre jeûnes mentionnés dans le livre des Prophètes. Le but de ce jeûne est d’éveiller chez l’homme un sentiment de perte sur le temple détruit et sur l’exil et les pérégrinations qui ont suivi cette catastrophe.

Le fait de se tourmenter à propos de ces évènements est censé nous aider à surmonter les carences spirituelles qui ont provoqué ces catastrophes. Le processus de la Techouva –auto introspection et engagement à s’améliorer nous permet de transformer une tragédie en allégresse. En fait, Le Talmud dit qu’après la délivrance future d’Israël et la reconstruction du Temple, ces jours de jeûne se transformeront en jours de réjouissances et de fêtes. Comme le prophète Zacharie le dit « le 17 Tamouz deviendra un jour de joie et de festin dans la maison de Juda ».

QUE S’EST-IL PRODUIT LE 17 TAMOUZ ?

Cinq grandes catastrophes se sont produites ce jour là dans l’histoire juive:

- Moïse brise les Tables de la loi en descendant du Mont Sinaï suite à la faute du veau d’or.

- On arrête d’offrir les sacrifices quotidiens dans le premier Temple durant le siège de Jérusalem, les Cohanim (prêtres) ne pouvant plus se procurer d’animaux.

- Une brèche est faite dans la muraille de Jérusalem avant la destruction du Temple en l’an 70 de l’ère vulgaire.

- Avant la grande révolte, le général romain Apostamos brûle un rouleau de la Torah établissant ainsi un précédent pour les horribles autodafés de livres juifs à travers les siècles.

- Une statue est introduite dans le sanctuaire, acte blasphématoire et de désacralisation par excellence.

 

(A l’origine, nous jeûnions le 9 Tamouz puisque c’est ce jour que Jérusalem est tombée avant la destruction du premier temple, en 586 avant l’ère vulgaire. Toutefois, lorsque Jérusalem tomba une deuxième fois le 17 Tamouz lors de la destruction du second temple, les Sages décidèrent que les deux tragédies seraient commémorées le 17 Tamouz.)

COMMENT OBSERVE-T-ON LE 17 TAMOUZ ?

Il est défendu de manger ou boire de l’aurore et jusqu’au crépuscule.

Les femmes enceintes ou qui allaitent ainsi que les personnes dont la santé risquerait d’être affectée par le jeûne sont dispensées de jeûner.

csicsic@aol.com

 

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