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25 juillet 2010 7 25 /07 /juillet /2010 09:02

 

Pourquoi tu dois vouloir que ta femme soit juive

L’âme du foyer, c’est la femme, et si ta femme n’est pas juive, ta maison ne le sera pas davantage.

-Tu dois vouloir que ta femme soit juive, afin que le respect des lois juives ne soit pas pour elle une valeur rajoutée mais qu’il s’impose naturellement comme un rempart, une digue, une forteresse.

-Tu dois vouloir que ta femme soit juive, afin qu’elle n’observe pas ces lois pour te faire plaisir. Car ce même motif pourrait l’amener à prendre des libertés avec ces mêmes lois.

-Tu dois vouloir que ta femme soit juive, pour qu’elle ne fasse pas un effort d’imagination à chaque fête mais seulement un effort de mémoire,

-Tu dois vouloir que ta femme soit juive, pour qu’elle ne regarde pas ton peuple avec l’admiration d’un regard étranger mais avec les yeux de la fraternité.

-Tu dois vouloir que ta femme soit juive, pour qu’elle n’ait pas seulement la connaissance des lois mais aussi cette intuition de ce qui est bon et pas bon pour les Juifs, qualité dont usait ta grand-mère avec un tel sens de l’excessif qu’elle aurait presque exigé de le vérifier en invitant tout candidat à n’importe quelle élection

-Tu dois vouloir que ta femme soit juive, pour qu’aux heures d’épreuve ou de grande joie, elle ait ce même soupir entendu dans sa famille, même si elle est anglaise et toi Tunisien !!!

-Tu dois vouloir que ta femme soit Juive, pour que tes enfants soient Juifs comme tes parents et grand parents, sans avoir à se poser de question, ou passer par une procédure de conversion.

-Tu dois vouloir que ta femme soit juive, pour que tes enfants n’imaginent pas les gestes rituels mais qu’ils les découvrent en voyant leur mère agir.

-Tu dois vouloir que ta femme soit juive, parce qu’en épousant une femme, tu épouses aussi son histoire et tu veux que l’histoire que connaîtront et vivront tes enfants soit… une histoire juive !

-Tu veux que ta femme soit juive, pour qu’elle soit inquiète quand ton peuple est menacé, joyeuse quand il sort d’une épreuve, non par amour pour toi, mais par amour pour lui.

-Tu veux que ta femme soit juive, au nom de la fidélité que tu dois à ta famille, quand bien même celle-ci s’est détachée de la Tradition, parce qu’au-delà de ce que tu en sais, il y a une part d’éternité et d’histoire qu’elle porte sans le savoir elle-même.

-Tu veux que ta femme soit juive, pour qu’à chaque fête ou réunion traditionnelle, tu n’aies pas à lui demander : « Alors qu’en penses-tu ? »

-Tu veux enfin que ta femme soit juive, parce que, tu es Juif et entends le rester.

Arnold Lagémi

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22 juillet 2010 4 22 /07 /juillet /2010 14:40

Le chabbat et les phylactères

 

                Dans la première version des Dix Commandements : « Souviens-toi du jour du chabbat », la Torah justifie cette ordonnance par la création du monde. Dans la seconde version des Dix Commandements, la Torah dit : « Garde le jour du chabbat » et justifie cette injonction par la sortie d’Egypte.

                « Garde le jour du chabbat » se réfère à l’interdiction de travailler. Autrement dit, cette prescription contribue au tikoun hagouf, à la réparation mystique du corps puisque le chabbat contraint le Juif à se libérer de ses attaches matérielles.

                « Souviens-toi du chabbat » fait référence aux commandements positifs du chabbat et notamment au kidouch. Cette injonction de la consécration du chabbat permet au Juif d’attirer l’âme supplémentaire du chabbat au plus profond de lui, de l’appréhender, de l’intérioriser, de la faire briller.

                Le chabbat, le juif ne porte pas les phylactères car les deux commandements de « Souviens-toi » et « Garde » jouent, en quelque sorte, les rôles respectifs du phylactère de la tête et du bras.

                En effet, le phylactère du bras a pour objectif de canaliser le corps de l’homme vers le service divin et le délivrer de ses appétits corporels. Le phylactère du bras contribue au tikoun hagouf, à la réparation mystique du corps. 

                Le phylactère de la tête représente la luminosité de l’âme qui brille en l’homme (le phylactère est posé sur le cerveau, lieu de résidence de l’âme).

                C’est pourquoi, on place d’abord le phylactère du bras puis celui de la tête. Il faut d’abord travailler sur soi, ouvrir son moi au message divin par la soumission de son être pour que la spiritualité qui nous habite puisse nous éclairer de ses rayons.

                Le « Garde le jour du chabbat » qui lui aussi permet le tikoun hagouf correspond donc au phylactère du bras et le « Souviens-toi ».

                On comprend alors que c’est la sortie d’Egypte qui est mise en rapport avec le « Garde » puisque cette ordonnance prescrit la libération de l’homme de sa condition humaine. Et on saisit que c’est la création du monde qui est mise en relation avec « Souviens-toi » puisque cette loi met au monde l’âme, c'est-à-dire qu’elle nous permet de la ressentir. L’apparition de l’âme à la conscience est une véritable naissance, une création.

                Mais selon la tradition talmudique, « Souviens-toi » et « Garde » ont été prononcé simultanément. Mais au moment du don de la Torah, celle-ci a davantage insisté sur le zakhor, c'est-à-dire sur la vie de l’âme car au pied du Sinaï, après les 49 jours du ‘omer, les enfants d’Israël avaient déjà purifié leur corps au point qu’il puisse être le réceptacle de la révélation divine.

                Quarante ans plus tard, le peuple s’apprête à entrer en terre promise, donc à être confronté à la matière. Là, la Torah insiste sur le « Chamor », c’est à dire sur l’obligation de gérer la matière en la soumettant à la loi divine.  

                « Zakhor » et « Chamor » ont été prononcé en même temps. Les deux notions sont liées. C’est selon ce que l’homme aura agit pour se libérer de la prison de sa corporalité et de ses pulsions que son âme l’illuminera.

 

Rabbin J.  Milewski

 

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18 juillet 2010 7 18 /07 /juillet /2010 17:46

En ce jour de recueillement à la mémoire des victimes de la rafle du Vel d'hiv,et pour démontrer, s'il en était encore besoin, que les sentiments des français étaient très partagés, je vous livre une page de lecture

 

 

 

LES ANNÉES DE GUERRE .3ème chapitre. 

-1944-1945-

 

Avec cet article, l’association «  Mémoire et Histoire de Montesson » achève le rappel, trop bref, des événements de la guerre à Montesson et de ceux dont les noms sont inscrits sur le monument aux morts. Nous n’avons pu citer tous, mais ils sont tous associés à l’hommage que nous leur rendons ici.

 

17 et 18 Mars 1944 : arrestation de familles juives à La Borde

Alphonse Hertel, 61 ans et Germaine Hertel, 56 ans ; Simon Frank, 43 ans ; Simon Sicsic, 18 ans et ses frères et sœur : Daniel, 15 ans, Michel, 12 ans, Arlette 7 ans et Roger 4 ans. Ils sont conduits à Drancy d’où ils partent le 27 mars dans le convoi n°70. Ils sont tous déclarés décédés le 1er avril 1944, dès leur arrivée à Auschwitz. 

« J’habitais rue Audran, j’ai assisté à l’arrestation des enfants Sicsic. C’était en début d’après midi, les Allemands sont arrivés avec un car vide ; ils sont entrés chez les Sicsic ; puis les gosses sont sortis, ils pleuraient, nous aussi ;  mon père m’a dit,  on n’y peut rien...les trois petits ont été embarqués  : Michel, Arlette et Roger... » Mme Géron.

Les deux frères aînés sont arrêtés le soir ; des voisins les ont vu passer dans une auto de la police française. Trois enfants Sicsic, absents, sont épargnés. Gilbert, qui était allé acheter du pain, est  sauvé par Mme Pinchard. Une petite fille de Simon Frank est recueillie par une voisine, Mme Herin. Les trois filles Hertel se cachent jusqu’à la Libération.

Le 19 mars, le curé baptise la petite Denise Frank, Micheline et Régine Sicsic. Les parrains et marraines, qui n’ont pas craint de prendre des risques,  s’appelaient Antoinette Torralba, George Jaumouillé, et Mme Hérin.

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18 juillet 2010 7 18 /07 /juillet /2010 15:00

Ils sont venus, ils étaient tous là, nos amis pour commémorer avec nous le triste 68 ème anniversaire de la rafle du Vel d’Hiv.

La stèle marquant le souvenir de ce triste évènement a été fleurie par les autorités civiles, militaires et religieuses de la ville. Après quoi, Mr Paul Benguigui Président de la Communauté Juive de Nîmes a récité le Kaddich écouté avec émotion par toute l’assistance.

04

Les autorités pendant la sonnerie "aux morts"

 

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 L'allocution du Président Paul BENGUIGUI

 

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Le Kaddich

 

01

 

Monsieur Maurice Apelbaum devant la stèle.

On remarque la photo de la petite nièce de

Maurice Apelbaum, victime de la barbarie nazie.

 

csicsic@aol.com

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16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 16:02

rafle du vel dhiv

C’était le 16 juillet 1942, 68 ans déjà… 68 ans seulement

Les années passent et les quelques survivants de cette terrible époque disparaissent jour après jour.

68 ans déjà, car le souvenir de cette journée reste gravé dans notre mémoire comme si elle avait eu lieu hier. Nous ressentons au plus profond de notre être la souffrance de ces personnes, hommes, femmes, enfants, vieillards, raflées, maltraitées, humiliées puis envoyées vers une mort certaine, sans qu’aucun secours ne leur vienne de nulle part. Le pire des cauchemars vécu dans le Pays de la Liberté et des Droits de l’Homme.

68 ans déjà, car trois générations sont passées. Comment pouvons-nous expliquer aux petits-enfants, ce qui est arrivé aux 4.115 enfants disparus dans la tourmente. Comment leur expliquer l’inexplicable ? Comment leur expliquer le mobile, la lâcheté des auteurs de ce crime imprescriptible ? Notre raison nous l’interdit car l’humanité s’est effacée pour laisser place à la plus effroyable barbarie.

68 ans déjà, car le temps est désormais compté pour obtenir les témoignages en vue de reconnaître des Justes qui n’auraient pas encore été honorés par Yad Vashem à Jérusalem. C’est faire acte de Mémoire mais aussi et surtout d’une reconnaissance éternelle que de rendre hommage à ces héros de l’ombre qui ont su préserver la France d’une tâche indélébile : l’histoire de la France ne se résume heureusement pas au seul régime collaborationniste de Pétain. Les Justes de France ont permis aux deux tiers des Juifs de France de survivre, pourcentage unique parmi les pays occupés qui ont vu partir en fumée jusqu’à 95% de leur population juive.

68 ans seulement… oui seulement car en 68 ans, la notion de crime contre l’Humanité s’est galvaudée. Les bonnes consciences crient « Plus jamais ça » en laissant chaque jour, sur de nombreux points de la planète, de nouvelles scènes monstrueuses se dérouler sans que personne n’agisse. N’oublions pas le Cambodge, le Rwanda, pour ne citer que les massacres les plus importants.

68 ans seulement car il ne faudra pas oublier pas qu’il y a un an, le jour symbolique du Yom Hashoah, la lâcheté internationale a abouti à l’impensable : qu’un dirigeant ouvertement négationniste et antisémite puisse prendre la parole devant l’assemblée des nations, dans le cadre du Conseil des Droits de l’Homme. Le même homme qui aujourd’hui sème la terreur parmi son propre peuple afin de garder, contre la volonté de ce peuple, le pouvoir et continuer sa politique apocalyptique. Où sont les défenseurs des Droits de l’Homme ? Où sont les grandes manifestations ? L’Etat Juif est-il le seul pays à avoir droit à ce traitement de faveur quand, qui plus est, il ne fait que se défendre contre des mouvements islamo-terroristes qui ont juré sa perte. La déligitimation d’Israël, pays qui apporte pourtant chaque jour des bienfaits à l’humanité entière par la qualité de ses recherches scientifiques, est en marche, avec l’aide notamment de certains élus pour qui quelques voix valent bien un pacte avec le diable. La campagne de boycott menée par certains, sans aucune réaction ou presque, en dit long sur le travail de sape qui fait des ravages. Personne ne dit ici que les actions d’Israël sont toutes parfaites et ne méritent aucune critique, les Israéliens sont d’ailleurs les premiers à s’en charger, mais quand la critique devient automatique et vire à l’obsessionnel, l’on est en mesure de dire que l’antisionisme est l’antisémitisme des temps modernes. Et les juifs français et européens, sont, à nouveau, les boucs émissaires.

Il y a 68 ans, la lâcheté a permis l’innommable, il semble hélas que les leçons de l’Histoire ne soient pas retenues car nous avons l’impression que la même scène se joue d’une façon différente, sans aucune réaction.

La communauté juive a toujours, à son corps défendant, joué un rôle de baromètre dans la société. Quand on s’en prend à elle, cela démontre un profond malaise dans la société. Cela démontre, si cela est encore nécessaire, que le monde tourne mal.

Joël MERGUI

Président du Consistoire Central de France

 

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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 22:35

Un éclairage de l'antisémitisme actuel auquel tous les pays, médias compris apportent leur soutien, volontaire ou involontaire. Un clic sur le lien, et jugez...

 

http://www.conceptwizard.com/fr/pipe_fr.html

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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 09:13

 

 

devarim

 

 

CODE DE LOIS CONTRE CODE DE FOI

Cette semaine nous commençons le cinquième et dernier livre de la Torah, Dévarim,

 « Paroles ». Ces « paroles » sont celles que Moïse prononce devant tout Israël avant de quitter ce monde. Par ce discours, il révèle une dimension majeure du prophétisme hébraïque.

Dire la mémoire d'un peuple :

L'une des caractéristiques du discours de Moïse, sans doute le plus important, est de rappeler au peuple ses devoirs vis-à-vis de Dieu. Celui qui est désigné par : « Il ne se leva pas un prophète comme Moïse en Israël » ne révélera nulle vérité sur Dieu, aucun mystère ne sera percé.

Moïse a totalement intégré la leçon du Sinaï, lorsque demandant à voir la face divine, il reçut pour toute réponse : « L'homme ne peut me voir et vivre. » Par cette réponse, Moïse comprend que Dieu se perçoit dans Son existence, à travers des attributs moraux, et non dans Son essence infinie.

Certes, Moïse prononce cette parole fondatrice de la foi d'Israël : « Écoute Israël, YHWH est notre Dieu, YHWH est un ». Pour autant, cette unité ne peut-être entendue au plan mathématique. Dieu est un, cela signifie qu'il n'existe nul autre divinité que Dieu.

Si le théologique est évacué du discours mosaïque, la notion de responsabilité du peuple est mise, elle, bien en évidence. La religion d'Israël ne se présente pas un code de foi, mais un code de lois, à travers la pratique des mitsvoth. Dans sa longue histoire, seule cette dimension a unifié le peuple juif à travers le monde.

Cette idée d'un peuple consacré à une vocation sacerdotale constitue une véritable révolution religieuse. D'une certaine manière ce n'est pas la conception de Dieu, en Lui-même, qui est signifiante ici, mais plutôt la manière dont le peuple d'Israël assume sa relation avec Lui. C'est là toute l'essence du prophétisme hébraïque.

De fait, le prophétisme ne se caractérise pas tant par la révélation divine (plusieurs personnages bibliques reçurent des révélations sans être des prophètes : Caïn, Abimélekh, Laban, etc.), mais bien par cet appel à agir selon la volonté divine.

Moïse ne devint pas prophète parce qu'il perçut la voix de Dieu, mais parce qu'il fut investi d'une mission divine. D'où ses réticences : « Je ne suis pas un homme de paroles.» Dans tout le livre de Dévarim, « Paroles », une seule question reste récurrente : Israël acceptera-t-il le défi de Dieu ?

Le psalmiste dit au psaume 119 : « Pour moi, la Torah de Ta bouche est plus précieuse que mille pièces d'or et d'argent. »

Il est possible de comprendre ce verset à différents niveaux. Par exemple, la Torah n'est pas une valeur monétaire, elle n'est pas de prix.

Autre lecture : L'or et l'argent sont des moyens d'obtenir des jouissances (maison, confort, habits, services de loisirs, etc..), ils ne sont pas des valeurs en eux-mêmes. 

On sait que le roi Midas mourut de faim, car tout ce qu'il touchait devenait or. Le psalmiste dit ici que la quantité de bonheur que l'on pourrait acheter avec l'or et l'argent n'est rien comparé au bonheur que procure l'étude de la Torah. Autre parole : L'or et l'argent ne prennent un sens que s'ils sont mis au service de la Torah.

Ph HADDAD

 

title tishabav22

 

 

 Jeûne du 9 Av
en souvenir de la destruction du Temple

 

 Le 9 Av est l'un des principaux jeûnes du calendrier juif. Il a été instauré en souvenir de la destruction des premier et second Temples et par voie de conséquence, la perte de toute souveraineté nationale du peuple juif sur sa terre et le début d'un exil qui durera dix neuf siècles.

 C'est avec celui de Yom Kippour, le seul jeûne à débuter la veille au soir avant la tombée de la nuit.

On y appliquera rigoureusement les règles du deuil, tels que :

 - Ne pas saluer

- Ne pas s'asseoir sur une chaise ou un fauteuil

- Ne pas porter de chaussures de cuir

 Le 9 Av est en effet devenu le symbole des malheurs du peuple juif et il est vrai qu'à toutes les époques, des événements dramatiques ont balisé l'Histoire du Peuple Juif le 9 du mois d'Av :

 - La promulgation du décret interdisant aux Hébreux qui ont quitté l'Egypte d'entrer en Terre d'Israël

- La chute de Bétar, dernier fortin encore tenu par les chefs de la révolte de Bar Kochba

 - L'établissement d'un temple païen aux lieu et place du Temple et la reconstruction de Jérusalem en tant que ville païenne renommée Aelia Capitolina, interdite aux juifs

- Le suicide collectif des juifs de York durant les émeutes antisémites de 1190

 - L'expulsion des juifs d'Espagne en 1492

- Le début de la liquidation du Ghetto de Varsovie en 1942.

Certaines des interdictions (consommation de viande et de vin) restent en vigueur jusqu'à la journée du 10 Av, puisque le Temple a brûlé jusqu'à cette date.

 

 

 

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12 juillet 2010 1 12 /07 /juillet /2010 14:27

INVITATION

 

Au nom de la Communauté Juive de Nîmes, je vous invite à participer à la cérémonie commémorative de la

 

Journée Nationale à la Mémoire des Victimes des Crimes Racistes et Antisémites de

l'Etat Français et d'hommage aux Justes de France

qui se déroulera

le dimanche 18 juillet 2010 à 10 H 00 à Nîmes

               (la stèle est érigée en face du 1 bis avenue Général Leclerc)

 

  Stèle

 

LA RAFLE DU VEL D’HIV

L’HOMMAGE AUX JUSTES PARMI LES NATIONS

 

« C’était il y a 68 ans, le 16 juillet 1942….  Une belle journée d’été, déjà ternie par l’occupation, devait demeurer à jamais une journée noire dans l’histoire de notre pays et pour la communauté Juive de France.

Les jeunes gens s’apprêtaient à passer leurs examens de fin d’études secondaires, et envisageaient probablement de s’octroyer quelques semaines de repos.

Le peuple, lui, vivait écrasé par les rationnements, les privations et la peur.

Et le pire se produisit : plus de 12000 juifs dont 4000 enfants sont raflés dans le cadre de l’opération « vent printanier ».

 Extraits de leurs domiciles,  ils sont entassés dans des autobus et conduits au vel’d’hiv. Là, ils sont parqués dans des conditions d’hygiène insupportables, sous une  chaleur accablante.  Certains ne résistent déjà pas à ces conditions de vie.

Des enfants pleurent dans les bras de leurs parents, désemparés, aucun secours de nulle part.  On relève des crises d’hystérie. Le désespoir gagne ces malheureux, et il ne se trouve aucune âme compatissante pour soulager leur douleur.

_0129.jpgLe pire des cauchemars voyait le jour au Pays de la Liberté et des Droits de l’Homme.

Et nous, leurs descendants, membres de leurs familles, ou citoyens concernés par ce drame orchestré par le régime collaborationniste de Vichy, nous remémorons chaque année ces scènes horribles.

Nous nous interrogeons encore et encore sur les mobiles de cet acharnement sur une population paisible, sans défense, seulement coupable d’être de confession ou d’origine juive.

La lâcheté des concepteurs et des auteurs de ces crimes odieux demeure, pour tout être doté de raison, une énigme indéchiffrable.

Ont-ils vraiment existé ces policiers et miliciens dépourvus de tout sens de l’humain ?   

 Devra-t-on longtemps encore supporter ces cerveaux malades qui nient la Shoah ?

Tout homme épris de liberté, de justice et de sens moral commémorera ce sinistre anniversaire conformément aux décisions des autorités politiques  de notre pays, sanctionnées par le décret du Président François MITTERRAND le 3 février 1993.

Notre Communauté et tous les démocrates, ont été particulièrement sensibles au discours du Président Jacques CHIRAC du 16 juillet 1995, ainsi qu’aux émouvantes paroles par lui prononcées lors de la Cérémonie en l’honneur des « Justes » au Panthéon.

Nous devons nous réjouir à la constatation que tout l’échiquier politique de notre Pays se soit associé à de telles magnifiques prises de position.

Mais, si le devoir de mémoire est indispensable, il ne faut en aucun cas occulter ceux grâce à qui de très nombreuses vies ont été sauvées :

LES JUSTES PARMI LES NATIONS

Qui, la main tendue, n’ont jamais craint les représailles nazies,

Qui, au péril de leur vie, de celle de leur famille ont toujours réussi dans leur mission  de sauvetage! Notre beau Pays en compte plus de 16000, notre département une quarantaine.

Il nous faut également rappeler que pour l’état français, l’aide aux juifs était un délit majeur ! Et pourtant combien de vaillants ont risqué leur vie, leur sécurité, leur liberté personnelle, sans exiger aucune récompense que celle du devoir accompli!

Les aides fournies revêtaient divers visages :

L’un hébergeait, l’autre fournissait des faux papiers, celui-ci aidait à gagner un lieu sûr, cet autre aidait à passer une frontière, cet homme de foi délivrait un certificat de baptême, ce dernier allait même jusqu’à adopter des enfants.

Un village entier mérita le titre de JUSTE, s’étant mobilisé pour cette cause, LE CHAMBON SUR LIGNON, et la  médaille du juste reçue n’est nullement usurpée.

Par ces différentes actions, plus de 200.000 juifs ont été sauvés.

Ces comportements admirables devraient souvent être rappelés. Ils sont un exemple à suivre pour nos générations, ils sont et constituent un critère de moralité, ils prouvent si besoin est, que dans des situations aussi désespérées, dans des instants d’intense pression physique ou psychologique, le JUSTE reste toujours maître de ses décisions, et se dirige exclusivement vers une issue de bonté, de raison et de justice.

Ils doivent également prouver que l’on peut, que l’on doit s’opposer aux forces du mal, et que la résistance reste possible voire nécessaire, en tous lieux et à tous moments.

 

csicsic@aol.com

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10 juillet 2010 6 10 /07 /juillet /2010 14:49

Chaque fois que le problème de la démographie juive est abordé, d’une manière ou d’une autre, dans les médias occidentaux, on prend une vive conscience de la grande ignorance des réalités juives autour de nous. Il est de notoriété publique qu’un grand nombre de nos concitoyens évaluent spontanément la population juive dans le monde à une centaine de millions d’âmes, au moins. Les chiffres rendus publics ces jours-ci par l’American Jewish Year Book et publiés dans « Courrier International » du 17 juin, ne cessent pourtant pas d’être inquiétants.

Ce n’est pas d’aujourd’hui que l’évolution de la démographie juive dans le monde préoccupe grandement responsables et intellectuels juifs dans le monde et singulièrement en Israël.

Les chiffres sont en effet, préoccupants : la population juive mondiale compterait 13 millions d’individus. Il va de soi qu’il faut toujours avoir présente à l’esprit, quant on aborde cette question, la brûlure qu’a constituée dans notre histoire récente l’assassinat dans l’Europe du vingtième siècle, du tiers de notre peuple. On doit se rappeler que nous continuons aujourd’hui à payer les effets de cette brûlure dans bien des domaines : celui de la démographie évidemment mais aussi celui des forces vives de notre peuple.

Que l’on imagine combien de génies en herbe, combien d’Einstein et de Freud, de Rachi et de Maïmonide, ont été réduits en cendres, dans les cieux de l’Europe, il y a de cela sept décennies.

Mais il y a un autre phénomène qui, aujourd’hui, affaiblit nos rangs et dessèche malheureusement une partie essentielle de nos énergies. Ce phénomène est celui de l’assimilation, du renoncement à notre identité. Il frappe de plein fouet nos communautés un peu partout dans le monde. C’est au point que le plus connu des démographes israéliens, Sergio della Pergola, considère que c’est à ce phénomène en particulier qu’il faut attribuer aujourd’hui nos faiblesses et nos relatives impuissances.

Un autre observateur  - et non des moindres puisqu’il s’agit du Rabbin Adin Steinsaltz - déclare qu’à chaque minute qui passe, nous perdons un juif qui abandonne nos rangs. Dire que cela constitue aujourd’hui le grand défi auquel sont confrontés les hommes et les femmes de notre génération, est une évidence.

Il est de notre devoir à tous de faire de la lutte contre cette assimilation sous tous ses aspects,

un devoir et une urgence.

Joel MERGUI

Président du Consistoire Central de France

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8 juillet 2010 4 08 /07 /juillet /2010 21:46

Regarder et écoutez la joie de vivre dans ce pays ! et pourtant personne ne leur facilite la tâche...

C'est ça ISRAEL !!

 

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