Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
7 septembre 2010 2 07 /09 /septembre /2010 11:46
Claude SICSIC
Repost 0
4 septembre 2010 6 04 /09 /septembre /2010 20:55

Rosh Hachana

Mercredi 8 septembre

Veille de Roch Hachana

Allumage des bougies : avant 19h50

Min’ha suivit de Arvit : 19h00

 

Jeudi 9 septembre

 1er jour de Roch Hachana

Cha’harit et Choffar : 8h00

Min’ha, Tachli’h et Arvit : 18h00

Allumage des bougies : après 20h49

 

Vendredi 10 septembre

 2ème jour de Roch Hachana 

Cha’harit et Choffar : 8h00

Min’ha suivit de Arvit : 19h00

Allumage des bougies : avant 19h46

 

Samedi 11 septembre

 Chabbat Chouva

Cha’harit : 8h30

Min’ha : 19h00

Fin de Chabbat : 20h45

 

chana tova

 

 

Repost 0
4 septembre 2010 6 04 /09 /septembre /2010 16:04

 

 

 

 

Projet non enregistré 1000X535   Datte (Témarim), dont le préfixe TAM, de TAMAR (datte) est assimilée à la Capturersyllabe TAM de YTAMOU qui veut dire anéantis, en souhaitant l'anéantissement de nos ennemis.

Qu'il te soit agréable, Seigneur notre D' et D' de nos pères, que soient anéantis tes ennemis et tous ceux qui cherchent à nous nuire. 


      Grenade (Rimone) qui évoque la multiplicité des mérites que nous souhaitons acquérir.

Qu'il te soit agréable, Seigneur notre D' et D' de nos pères, que nos vertus et nos mérites augmentent comme les graines de grenade. 


      La pomme trempée dans du miel, en se souhaitant "une douce et bonne année".

Qu'il te soit agréable, Seigneur notre D' et D' de nos pères, de nous donner une année bonne et douce. 



      La Citrouille ou du potiron, dont la syllabe KRA' est contenue dans le mot TIKRA' (tu déchireras les mauvais décrets) et dans le mot YKAR'OU (mentionner nos mérites).

Qu'il te soit agréable, Seigneur notre D' et D' de nos pères, d'annuler tous les mauvais décrets à notre en contre. 


      Jujubes ou des haricots verts, du sésame, pour lesquels l'appellation de ROUBYA correspond aux lettres du mot YRBOU (se multiplient), en se souhaitant d'acquérir beaucoup de mérites.

Qu'il te soit agréable, Seigneur notre D' et D' de nos pères, que se multiplient nos mérites. 


      Blettes ou des épinards, en raison de la similitude entre les mots SILKA (blettes) et YSTALKOU (que disparaissent nos ennemis).

Qu'il te soit agréable, Seigneur notre D' et D' de nos pères, que disparaissent tes ennemis et tous ceux qui cherchent à nous nuire. 


      Tête de mouton ou de carpe, en se souhaitant "d'être à la tête et non à la queue".

Qu'il te soit agréable, Seigneur notre D' et D' de nos pères, de nous placer en tête et non au dernier rang des nations.

Repost 0
3 septembre 2010 5 03 /09 /septembre /2010 22:00

1038 W402MAR

 

C’est avec une profonde tristesse que nous apprenons le décès de  notre ami

 

Monsieur Jacques LEVY

Professeur,

Membre de l’Académie de Nîmes.

 

Une lecture de Psaumes aura lieu le

 

Dimanche 5 Septembre à 16 heures au

Parc  Grammont à Montpellier.

 

Les obsèques auront lieu le

Lundi 6 Septembre à 15 heures 30

Au cimetière Saint-Lazare de Montpellier.

 

Nous adressons à ses enfants et sa famille nos sincères condoléances.

 

 

Claude SICSIC  et le Conseil d'Administration de l'ACING

 

 

Repost 0
3 septembre 2010 5 03 /09 /septembre /2010 13:59

frn_logo.jpg

 

 

Chers Amis,

 

En mon nom et au nom du Comité de la section de Nîmes,

je vous adresse tous mes  vœux de Chana Tova .

Puisse cette année apporter à chacun d'entre vous, bonheur, santé prospérité .

Puissions-nous voir la Paix s'installer en Israël et dans le monde !

 

Comme chaque année ,à l'occasion des fêtes de Roch Hachana ,nous vous proposons des plateaux garnis de tous les ingrédients nécessaires à la fête : miel ,jus de raisin ,grenade, jujubes...... ainsi que les bénédictions .

 

Ils seront à votre disposition au :

 

Centre Communautaire - 5 rue d'Angoulême -Nîmes

 

Lundi 6 Septembre vers 16 - 17 h 

  P.A.F.: 25 euros

 

Il est impératif de passer d’urgence vos commandes auprès de :

 

Nicole Illouz

04 66 20 18 91

 

06 29 84 97 43

 

Nous espérons pouvoir compter sur votre fidélité et votre soutien. Israël a besoin de la Wizo .

La Wizo a besoin de vous !

 

Cordial Shalom

Nicole Illouz, Présidente

 et son équipe

 

 

 

Repost 0
2 septembre 2010 4 02 /09 /septembre /2010 13:30

 

nitsavim 500X503

Parachath Nitsavim Vayelekh

 

Vois je mets devant toi la vie ou la mort et tu choisiras la vie afin que tu puisses vivre, toi et ta postérité ".

On peut se poser la question: comment un être humain est-il libre de choisir entre la vie et la mort? À moins d'envisager l'hypothèse du suicide ? Est-ce un choix ?

En fait, le texte ne parle pas ici de la vie et de la mort en tant que faits biologiques mais en tant que principes et valeurs.

Vivre, cela signifie: grandir, être sensible, s'épanouir.

Mourir, c'est s'arrêter de grandir, II se fossiliser II, devenir un objet inanimé.

Choisir la vie est la condition siné qua non de l'amour, de la liberté et de la vérité. C'est également une condition indispensable à notre amour pour D?ieu car ce ne sont pas les morts qui louent Dieu.

Rabbi Nahoum de Tchernobyl, à propos d'un homme qui ne faisait strictement rien du tout disait: " cet homme est déjà mort depuis 5 ans mais personne ne s'est soucié de le lui dire.

Le choix de la vie, c'est aussi le respect de la Torah. Moïse essaie d'ailleurs de définir le champs de la voie de la Torah. La voie du judaïsme et de la Torah ne sont pas éloignés . Ni dans le ciel, ni au delà des océans. La parole est tout près de toi, dans ta bouche et dans ton coeur pour que tu puisses l'observer. En fait, beaucoup de personnes sont prêtes à parler du judaïsme, à rendre hommage à ses valeurs lors des meetings ou des réunions publiques. Beaucoup déclarent que c'est bien d'être juif de coeur. Mais en définitive, les coeurs juifs ne sont pas suffisants.

Il Y'a ceux qui admettent que le mode de vie préscrit par la Torah est nécessaire pour les juifs du dehors? ceux qui sont menacés par l'assimilation et la déjudaïsation. Ils sont préoccupés par les problèmes de l'éducation juive en URSS ou dans d'autres régions du monde mais ne se préoccupent nullement de leur judaïsme ou du judaïsme de leurs enfants. Ils manifestent parce qu'on a détruit une Synagogue en Roumanie ou à Sarajevo mais eux ne mettent pas le pied dans une synagogue pendant des années. Pire encore: souvent ils attaquent la Synagogue et font tout pour la déstabiliser.

L'objectif réel du judaïsme, c'est que l'on puisse l'observer. C'est le pratiquer. Seule l'action assure la survie de notre peuple.

Vayelech Moché

 

Moché partit. Mais il partit où ? La Torah ne donne pas de réponse à cette question, et ce sont les commentateurs qui essayent de donner des hypothèses.

 

Voilà ce que dit le Sforno, un des commentateurs bibliques les plus remarquables: " Après avoir terminé ses recommandations à l'ensemble d'Israel de la Communauté qui s'est maintenant dispersée, Moïse est allé d'une tribu à l'autre pour annoncer sa fin prochaine, pour réconforter le peuple et l'inciter à placer sa confiance en son successeur".

 

A ce moment de son existence, Moïse rend visite à chacun. Ayant été intimement lié au peuple pendant une si longue période, il sentait que ses adieux exigeaient plus qu'une réunion publique, une cérémonie d'adieu.

Au cours de ces visites individuelles, des vieux souvenirs communs resurgissaient et un dialogue à cœur ouvert s'établissait. C'était réconfortant et rassurant pour les gens d'avoir le privilège de recevoir une visite personnelle de Moché. Ce n'était certainement pas une tâche facile pour Moïse qui était très âgé, mais il a dû juger que cela en valait la peine. Même dans les derniers jours, le chef bienveillant et attentif ne se ménage pas lorsque le bien être de ses fidèles est en jeu.

 

D'autres commentateurs expliquent que la phrase " et Moïse alla veut simplement nous signaler le fait que Moïse marchait à ce moment là de son pas habituel;

En dépit de ces 120 ans, Moïse voulait leur expliquer qu'il se retirait non à cause d'une santé défaillante due à son grand âge, mais " qu'il ne pouvait plus sortir et rentrer " parce que Dieu le lui avait demandé. Il devait s'incliner devant la volonté divine.

 

Selon une autre interprétation moins aimable de cette expression, " et Moïse alla" , Dès qu'ils eurent compris que Moïse se retirait vraiment, ils n'allèrent plus chez lui, si bien que c'était lui qui devait aller les chercher pour leur communiquer son message.

 

C'est ainsi que les gens se conduisent vis à vis de leurs chefs, dès qu'ils abandonnent ou sont sur le point d'abandonner leurs fonctions. Tous ceux qui avaient suivi Moïse tant qu'il était au pinacle ont soudainement disparu. Ils sont sans doute occupés à nouer des liens avec la nouvelle administration et ne trouvent pas le temps d'aller rendre visite à Moïse.

 

Et voilà ce qu'il avait à leur dire.

Son message comprenait deux parties. D'abord il les réconforte en leur expliquant qu'aucun chef n'est irremplaçable.

En même temps il veut les avertir qu'il n'est pas suffisant de compter uniquement sur Dieu dans leur route vers la terre de Canaan. Ils ne peuvent pas rester passifs tranquillement " assis sur leurs chaises " et attendre que Dieu conquière la terre pour eux. Ils doivent être forts et vaillants.

 

Pour hériter la terre d'Israël, on ne peut pas compter uniquement sur Dieu. Il faut avoir deux autres qualités. être forts et êtres vaillants. L'un ne va pas sans l’autre. La puissance d'une armée, une grande quantité d'armes, les tanks et les avions les plus sophistiqués ne rempliront pas leurs offices s'ils ne sont pas associés au courage et à la motivation profonde de chaque commandant, de chaque soldat. D'un autre côté, motivation et courage seuls ne seront pas efficaces sans une armée forte, bien équipée bien entraînée.

 

Jusqu'à aujourd'hui, cela reste l'idée force de Tsahal. Le soldat israélien prête d'habitude serment lors d'une cérémonie solennelle particulière qui a lieu dans un site choisi pour ses résonances historiques aiguillonnant la motivation des soldats appelés à servir dans une armée juive après près de 2000 ans d'impuissance. Le mur Occidental et le sommet de Massada font partie de ces lieux évocateurs. A cette cérémonie organisée en présence de la famille et des amis, chaque soldat est appelé par son nom et se présente avec un fusil et une bible l'un symbole de la force l'autre symbole de la vaillance.

Repost 0
1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 17:17

Journée Culture

Repost 0
31 août 2010 2 31 /08 /août /2010 09:45

 

 

Capturer 488X365

               

    Le théâtre de la vie

                               Ou comment le théâtre nous aide à mieux comprendre la vie ?

 

1)      Imaginons une scène de théâtre. Nous assistons à une superbe représentation. Les acteurs jouent à merveille. Les textes sont magnifiques. Quant au décor, il est d’une réalité palpable. Le décor est à ce point bien fait qu’il offre la sensation du réel, plus vrai que vrai. Dans l’absolu, il n’existe pas. Il est faux et à la fin de la pièce, il retournera dans des cartons alors que le public retrouvera, lui, le vent frais de la rue. Durant la représentation, il aura existé à nos yeux.

Il en est exactement de même pour notre vie terrestre. La vie matérielle, qui nous compose en partie et qui nous entoure, nous offre une certitude de réel au point même qu’elle peut laisser penser qu’elle constitue l’unique réalité et que rien d’autre n’existe. Pourtant, la matière est aussi un décor, une illusion dans l’absolu, une réalité dans le présent mais une « irréalité » au niveau de l’être. Lorsqu’on change de vie et que l’on meurt, on comprend  que ce que nous percevions comme la fin de toutes choses n’était qu’un décor.

Afin de ne pas mélanger fiction et réalité, il est bien indispensable d’avoir conscience de cette dichotomie. Avoir consacré sa vie à un décor en oubliant l’essentiel, c’est avoir tout gâché, gâché la soirée au théâtre mais lorsque la vie se limite à une soirée…

2)      L’une des questions théologiques les plus considérables est de concilier la connaissance que D… a du temps, de l’avenir avec la liberté humaine.

Mais si nous lisons la pièce de théâtre et assistons plus tard à sa représentation, nous connaîtrons parfaitement le rôle de chacun, les répliques, la chute… Mais notre connaissance des faits a-t-elle une implication quelconque sur les acteurs qui ne nous connaissent même pas ?

Pour D…, un élément diffère : l’histoire humaine n’est pas écrite avant de s’être réalisée. Sinon la liberté humaine serait un leurre. La tradition rabbinique fait bien la différence entre ce que D… connait (et cette connaissance ne détermine pas l’homme) et ce que le texte sacré dit (et l’Ecrit contraint l’homme). Par exemple, dit Maïmonide, la Torah a promis qu’un jour, le peuple juif ferai techouva, qu’il se repentirait et reviendrait à D… . Il ne peut en être autrement.

3)      Dans la pièce, chaque acteur a son rôle et personne ne joue le rôle de l’autre. Chacun s’assume. De même, chaque être a sa mission propre sur terre. En avoir conscience est la première étape de sa réalisation. La concrétisation est la seconde étape. Aucun juif ne peut compter sur son frère pour prier ou étudier ou pratiquer… Aucun être humain ne peut compter sur son semblable pour faire vivre l’humanité.

Bien sûr, l’erreur est humaine. Un acteur fatigué ou stressé peut oublier son texte. D’où la présence du souffleur. Le souffleur joue le rôle de conscience, il remet sur la bonne route. Il est discret, invisible mais ô combien utile en cas d’égarement. Comme l’acteur qui ne sait plus et qui regarde vers le souffleur avec impatience, l’homme doit se tourner vers sa conscience. L’improvisation est très risquée. Elle perturbe les autres acteurs.

4)      Enfin, il arrive que le spectateur s’endorme. Dommage, il aura perdu son argent, sa soirée et sera incapable de formuler son avis sur la pièce. L’homme ne doit pas s’endormir et se laisser bercer par la séduction provisoire de rêves qui s’envoleront comme des oiseaux effrayés. La conscience sera constamment en alerte.

1)      A Roch Hachana, jour de jugement, nous réfléchissons sur l’absolu que contient notre existence  et sur ce qu’elle offre comme illusions mensongères.

2)      A Roch Hachana, jour de jugement, nous réfléchissons sur ce que nous avons fait de notre liberté.

3)       A Roch Hachana, le juif écoute souffler le chofar.

4)      A Roch Hachana, on ne fait pas la sieste.

 

Les petits coups saccadés, puis les trois coups espacés qui annoncent le début de la représentation, font écho aux sons saccadés, semi-saccadés et continus du chofar qui annonce, au cours du mois d’Elloul, l’arrivée prochaine de Roch Hachana.

Enfin, le rideau s’ouvre et se ferme sur la scène, aux entractes et à la fin de la pièce. Durant la répétition des  amidot de Roch Hachana, le rideau de l’arche sainte est régulièrement ouvert pour que la Torah qui y repose puisse passer au travers de notre cœur.

Rabbin Jacky Milewski

 

 

Repost 0
28 août 2010 6 28 /08 /août /2010 13:37

 

DSCF0064 806X605

Mémoire ou Patrimoine ?

 

Article paru sur le journal Actualité Juive du 26 août 2010

 

 Le spectacle est courant, singulièrement  durant les vacances : des milliers de juifs  venus des quatre coins du monde inscrivent dans leur parcours touristique des étapes au cours desquelles ils tiennent à visiter les synagogues. C’est le cas à Venise, Prague, Budapest, Rome, Paris, Tibériade ou Jérusalem.

Souvent, ils prennent évidemment soin de se couvrir la tête mais force est d’observer que, parfois, l’intérêt de certains se porte plutôt sur l’architecture du lieu, ses beautés esthétiques, ses particularités ou ses couleurs locales, éventuellement sur les grandes heures de son histoire.

 On se souvient parfois, lors de ces visites, que ces lieux sont des  lieux de sainteté, qu’ils sont porteurs d’un message  spirituel lequel est l’essentiel.

Un certain nombre de ces touristes viennent là évidemment à la recherche d’un minyane.

Il n’est pas question de contester à qui que ce soit le droit de s’intéresser à un patrimoine culturel et à ses  singularités. Mais, après tout, une synagogue n’est pas un musée et il nous appartient qu’elle ne le devienne pas. Si elle n’est que cela, cela signifie qu’elle est sans vie. C’est une synagogue sans fidèles.

L’âme d’une synagogue – où qu’elle se trouve – c’est ce qu’elle représente, ce qu’elle transmet  et ce qu’elle dit d’une manière ou d’une autre à l’esprit du visiteur. C’est le sentiment d’appartenance ou de pérennité qu’elle irradie. C’est ce qu’elle suscite comme réflexion spirituelle ou morale chez l’homme, ou la femme, qui s’y trouvent fût-ce momentanément. On ne visite pas une synagogue comme on visiterait  une galerie, un lieu de mémoire ou un cimetière.

La synagogue a toujours joué dans l’histoire de notre peuple le rôle d’un dénominateur commun, d’une référence commune. Chacun de nous s’y rend soit pour prier, soit pour s’associer à ceux qui sont dans la joie ou dans l’affliction, soit encore pour affirmer que, quel que soit son degré de pratique, on se revendique comme membre d’un peuple. On oublie peut-être trop souvent la détermination et le dévouement de ceux qui contribuent à la faire exister et à l’entretenir de génération en génération.

La responsabilité qui consiste à faire que la synagogue ne soit pas seulement un lieu d’esthétique mais également le  lieu de préférence pour la transmission, nous appartient à tous. Il dépend de nous – et en particulier en cette veille des solennités de Tichri - que nos synagogues soient visitées, habitées et soutenues par les milliers de juifs pas uniquement pour la beauté de leur architecture mais d’abord et surtout pour le rôle spirituel qu’elles jouent dans notre permanence dans l’histoire des hommes.

 

Repost 0
27 août 2010 5 27 /08 /août /2010 09:45

A propos du « peuple élu »[1]

 

 

Am ségoula :

chabbat-photo-copie-1.jpg Dans notre paracha Ki Tavo nous découvrons l'expression « am ségoula » traduit par « peuple précieux » ou « peuple joyau ». C'est Moïse, notre maître, qui prononce cette formule dans ce verset (Deutéronome XXVI, 18) : « Et l'Eternel t'a distingué [3] pour être pour Lui un peuple précieux. » Ce n'est pas, néanmoins, la première fois que l'expression apparaît, puisqu'elle a déjà été exprimée à deux reprises auparavant. La première fois lors de la révélation du Sinaï : « Vous serez pour Moi précieux (ségoula) d'entre tous les peuples. » (Exode XIX, 5) ; l'autre fois, en ouverture du Deutéronome, paracha Vaéthanan (VII, 6) : « C'est toi que l'Eternel ton Dieu a choisi afin d’être pour Lui un peuple précieux (am ségoula) d'entre tous les peuples. »

 

Cette notion de « peuple élu » a fait couler beaucoup d'encre parmi les sages et les penseurs d'Israël, comme elle a interpellé la conscience non juive. Il reste certain que si Moïse a tenu à doubler cette expression dans son discours ultime [4], c'est qu'il s'agit d'une notion importante. Le peuple d'Israël devait l’entendre en son temps, comme chaque génération devrait intégrer comme élément constitutif de son identité profonde, en tant que peuple de la Torah.

Dans le discours antijudaïque :

Dans le discours antijudaïque (qui s'est développé ensuite en antisémitisme) l'expression « peuple élu » définirait une qualité intrinsèque du peuple d'Israël. Israël est l'élu de Dieu, selon un choix arbitraire du Tout Puissant. Dans cette logique de lecture, l'humanité serait disqualifiée, ou tout au moins aurait une valeur humaine inférieure. Partant de cette interprétation, le peuple juif fut vilipendé en paroles quand ce ne fut pas en actes. Du coup, le Dieu créateur d'Adam et Eve fut réduit à une divinité nationale, et le monothéisme ramené à une simple monolâtrie.

Voir le contexte :

Or cette lecture partisane et idéologique est fausse ; elle occulte le contexte dans lequel l'expression am ségoula apparaît. Relisons, en effet, les trois passages qui mentionnent cette locution pour constater de façon significative que les verbes qui la précèdent sont toujours au futur (ou à l'inaccompli). En d'autres termes, la notion de « peuple élu » ou « peuple précieux » ne désigne pas un état de l'être israélite, mais un projet, un devenir. Il s'agit d'une demande divine à l'égard de la collectivité d'Israël. De plus, si l'identité d'Israël était « naturellement » précieuse aux yeux de Dieu, comment expliquer que le même Moïse puisse déclarer quelques paragraphes plus loin, dans la paracha Haazinou (XXXII, 6) : « Peuple corrompu, et point sage" ou (Ib. 20) « car c'est une génération versatile, des enfants qui n'ont pas eu confiance / foi (émouna) » ?

Autre argument : A l'analyse, nous découvrons effectivement que l'expression am ségoula n'apparaît pas dans un rapport (gratuit) de l'Eternel vis-à-vis d'Israël, mais, bien au contraire, dans un rapport d'exigence à l’égard d'Israël vis-à-vis de Dieu. Cet argument s'inscrit du reste tout à fait dans la logique de notre paracha, qui pose « si vous écoutez la voix de Dieu... et si vous n'écoutez pas... ».

Corollairement, dans aucun des trois passages nous ne trouvons cette expression isolée ; elle est toujours suivie (immédiatement) d'un appel au respect de la Torah et des mitsvoth, c'est-à-dire ce qui dans l'alliance (bérith) entre Dieu et Israël exprime la part qui incombe au peuple d’Israël.

Si un érudit de la Torah venait argumenter disant : « Mais n'est-il pas écrit sous forme de promesse (Deutéronome XXVI, 19) : ‘afin qu'Il te place très haut en honneur, en renommée et en splendeur, au-dessus de toutes les nations qu'Il a faites, et que tu sois un peuple saint pour l’Eternel, ton Dieu, comme Il l'a dit’. »?

Les conditions de l’alliance :

A cela nous répondrons que la réponse se trouve dans la question elle-même, puisque le verset se clôture par « comme Il l'a dit ». Et où cela a-t-il été dit précédemment ? Au moment du don de la Torah, quand l'Eternel définit ainsi la vocation d'Israël au milieu de l'humanité (Exode XIX, 5) : "Et maintenant si vous écoutez Ma voix et si vous gardez Mon alliance, [alors] et vous serez pour Moi un joyau entre tous les peuples. » En d'autres termes, si Israël ne garde pas l'alliance, s'il n'écoute pas la voix de l'Eternel, il ne pourra mériter ce titre de noblesse, il ne pourra prétendre être « l'émir de Dieu » ici-bas.

L'on comprend donc qu'il ne s'agit là ni d'une supériorité biologique ou d'une qualité d'âme plus raffinée, mais bien d'un projet qui concerne les hommes d'Israël, en tant qu'hommes invités à devenir Israël.

 

Philippe HADDAD

 

[1] D’après un enseignement de notre maître le professeur Yéshayahou Leibowitz zal.

[3] émirkha, même racine qu'en arabe qui donne "émir" dans le sens de « noble ».

[4] Rappelons que le Deutéronome / Dévarim constitue les dernières "Paroles" de Moïse avant son départ de ce monde

 

Repost 0

Présentation

  • : Le blog de Claude SICSIC
  • Le blog de Claude SICSIC
  • : La vie d'une communauté
  • Contact

Profil

  • Claude SICSIC
  • Responsable communautaire, j'ai souhaité créer, avec ce blog, le lien humain et amical qui nous fait tant défaut dans ce monde égoïste
  • Responsable communautaire, j'ai souhaité créer, avec ce blog, le lien humain et amical qui nous fait tant défaut dans ce monde égoïste

Recherche

Archives