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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 10:39

 

Souccot8

Dans le troisième livre de la Bible, Le Levitique, on lit dans le vingt-troisième chapitre, les versets 42 et 43: «Vous demeurerez pendant 7 jours sous des tentes, tous les indigènes en Israël demeureront sous des tentes, afin que vos descendants sachent que j'ai fait habiter sous des tentes les enfants d'Israël, après les avoir fait sortir du pays d'Égypte. »

Cette fête qui dure pendant 7 jours, s'appelle SOUCCOT, ou parfois la fête des Tabernacles ou des Tentes et elle a lieu après les fêtes saintes les plus solennelles de l'année juive, Roch Hachana (le jour de l'an juif) et Yom Kippour (le jour des expiations). Cette fête est une façon de se souvenir que les Juifs, en route à travers le désert vers la terre promise, n'avaient pas d'habitations permanentes. Donc les tentes ou les «succas» servent à symboliser l'insécurité de la vie du peuple juif.

«SOUCCOT» est aussi une fête d'automne et de la moisson qui nous rend reconnaissants de la bonté et de la fidélité de Dieu. C'était la coutume aux temps anciens en Palestine, de déplacer tout le monde aux champs et d'habiter des tentes pour compléter la récolte avant les pluies d'automne et pour protéger ainsi les fruits mûrs des voleurs.

D'après la loi qu'on trouve dans le Lévitique, la fête de SOUCCOT est célébrée chaque année en construisant des tentes qui ressemblent à de petites cabanes ou baraques. En ce temps de réjouissances, ces petites cabanes appelées «SUCCA» sont construites dans l'arrière-cour pour y accommoder tous les membres de la famille. Ceux qui habitent des appartements transforment leur balcon en
Soucca en le décorant de branches et de fruits pour la tête.

 LE BOUQUET


eTROG" Vous prendrez , le premier jour, du fruit de l'arbre Hadar (Ethrog) , des branches de palmier (Loulav), des rameaux de myrte et des branches de saules de rivière ; et vous vous réjouirez , en présence de l'Eternel votre D.ieu , pendant sept jours " (Lévitique 23,40)

Les 4 ESPECES

L’étrog, un citron cultivé en Israël, possède à la fois le goût et l’odeur. Il est comme les fils d’Israël qui ont à la fois la connaissance – odeur – et les fruits des bonnes actions – goût – de l’enseignement de la vie – la Torah.

Le palmier a des fruits mais pas d’odeur. Il représente ceux qui profitent des enseignements de la Torah, mais ne savent pas en répandre la connaissance. Dans le bouquet il y en a donc une branche.

La myrte a une bonne odeur, mais pas de fruits. Elle représente ceux qui ont la connaissance de la Torah, mais ne savent pas la fructifier dans leurs actions. Dans le bouquet il y en a trois branches.
Les deux branches de saule sont sans goût ni odeur. Ils représentent ceux qui n’ont ni connaissance ni action, fruits de la Torah, mais ils font quand même partie du Peuple d’Israël.

Et c’est en faisant un bouquet de toutes ces quatre espèces de plantes, qui représentent l’ensemble du Peuple d’Israël, que l’on acclame l’Eternel qui a sauvé son Peuple pour en faire son serviteur.

Préserve, Seigneur, la terre, de tout fléau …..

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15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 17:58
Entre ces instants solennels.........

 

Et ceux-ci, tout autant solennels

 

 

 

Je souhaite que vous passiez une excellente journée dans la prière et le recueillement.
Claude
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15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 10:15

Yom KippourLa question de Kippour

 

                 Le grand prêtre avait le jour de Kippour un rôle bien particulier. C’est lui qui effectuait le service dans le temple de Jérusalem et dans son lieu le plus sacré : le saint des saints. La journée de Kippour du grand prêtre était très chargée, fatigante, harassante. Il devait réaliser toutes sortes de travaux qui nécessitaient une force physique solide. Bien sûr, il jeûnait, ne dormait pas toute la nuit de Kippour. Et aussi, il changeait à de nombreuses reprises de vêtements. Le matin, il arrivait avec ses vêtements civils, puis s’habillait de vêtements d’or, puis de lin, puis d’or, puis de lin et enfin d’or. C’était selon le service à accomplir que le grand prêtre  s’habillait de vêtements d’or ou de lin. A la fin de la journée, il remettait ses habits civils. En tout, le grand prêtre avait porté sept vêtements différents.

 

                Tout comme le rituel de Kippour qui commence avec la prière de min’ha de la veille de Kippour (puisqu’on y récite la confession), qui se poursuit par la prière de maariv, de cha’harit, de moussaf, de min’ha, de neïla et qui se conclue par la prière de maariv. En tout, sept prières.

                Le grand prêtre  changeait de vêtements à Kippour. Cela veut dire qu’il n’était jamais semblable à lui-même. Il changeait lui-même à chaque instant, se remettait en cause, se posait des questions. Il ne se satisfaisait pas de ce qu’il était et aspirer toujours à devenir meilleur, changer pour devenir meilleur.

 

                De même pour les sept prières qui entourent  et qui constituent le rituel de Kippour. Chaque prière est une nouvelle question que l’on se pose à soi-même, une interrogation que l’on formule sur notre vie et la manière de la gérer. Le fidèle passe d’une prière à une autre, sa réflexion erre, son esprit enquête, examine. Il part à la  recherche de sa conscience. En hébreu, prier se dit lehitpalel. Ce qui signifie aussi se placer en position de jugement.

 

                Les transformations vestimentaires du grand prêtre traduisent l’instabilité de la conscience du Juif qui se questionne.

 

                Le jour de Kippour est avant tout le jour où l’on se rappelle de la première parole adressée par D… à Adam après le péché originel : « Ayéka ? Où es-tu ? ». Quoi ! D… ignorait où Adam se trouvait ! Mais D… sait tout ! « Ayéka ? Où es-tu ? » cela veut dire : Où en es-tu ? Où en es-tu dans ta vie ? Dans ton cheminement spirituel ? Dans ta relation avec l’infini, avec la Torah ? Avec D… ? Avec la civilisation d’Israël ? Avec tes devoirs religieux ?

 

                Et que répond Adam ? « Il dit : J’ai entendu Ta voix dans le jardin et j’au eu peur car je suis nu et je me suis caché ». J’ai eu peur car je suis nu. Il s’agit ici aussi de la nudité morale. Je n’ai rien accompli de ce que je devais accomplir et j’ai tout transgressé. C’est pourquoi je me suis caché. Je me suis caché à moi-même pour ne pas me démasquer, pour ne pas voir ce que j’étais vraiment. Cette nudité morale doit être recouverte de vêtements, c'est-à-dire de valeurs et d’effort religieux. Et ces habits qui cachent la nudité morale doivent être changés- comme le grand prêtre à Kippour - , c'est-à-dire que l’on doit sans cesse s’interroger sur soi.

Nous sommes tous fils d’Adam. Et à ce titre, parvient jusqu’à nous l’écho de la question que jadis D… avait posée à Adam : Ayéka ? Où es-tu ? Où es-tu ?

Rabbin J.Milewski

 

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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 10:17

YOM KIPPOUR

La plupart de nos coreligionnaires pense faussement qu'il suffit simplement de passer la journée a la synagogue à prier avec passion pour être pardonne par D. de tous nos pêchés. Mais la vérité est que les seuls péchés pardonnés a Kippour sont les offenses commises envers D. Les offenses commises contre d'autres personnes doivent, elles, être rectifiées individuellement. C'est pourquoi nos sages nous encouragent a démarrer le procède de repentance bien avant Yom Kippour et a essayer de rectifier les torts que nous avons tous commis envers d'autres personnes. Aussi n'hésitez pas a contacter la multitude de ceux envers qui vous avez péché tout au long de cette année et demandez leur SINCEREMENT de vous pardonner. Montrez vraiment que vous regrettez ce que vous avez fait et que vous ne le referez  jamais. Et d'ailleurs toute victime que l'on approche ne peut trop longtemps refuser le pardon demande (si la première requête échoue, deux autres requêtes doivent être faites).


Cinq interdictions sont respectées pendant Yom Kippour :


- il est interdit de manger et de boire
- il est interdit de se laver
- il est interdit de s'oindre (se frictionner) le corps
- il est interdit de porter des chaussures en cuir
- il est interdit d'avoir des relations intimes

A l'époque du Temple, le jour de Kippour était précédé et suivi de cérémonies marquant l'importance du rôle du Grand-Prêtre.


En tête venaient les membres de la famille royale suivis des descendants de la maison de David. Un héraut les précédait et exhortait la foule à acclamer le roi.


36.000 lévites suivaient, précédés également d'un héraut qui clamait : " Respect et vénération à la tribu de Lévi! ". Les chefs des lévites étaient habillés de vêtements de soie bleue et les prêtres d'habits de soie blanche.


Puis venaient les chanteurs, les joueurs de harpes, de trompettes, tous les artisans et artistes employés aux travaux du Temple, suivis des 70 membres composant le Sénat, et de 100 huissiers..


Ensuite seulement défilait le Grand prêtre qu'accompagnaient deux par deux les plus anciens parmi les prêtres, tandis que les chefs d'école formaient la haie aux différents carrefours et l'accueillaient par des vivats et des souhaits.

"Dans sa bonté infinie pour ses créatures, l'Eternel nous a fixé un jour dans l'année pour effacer les fautes de ceux qui se repentent. Car si l'on additionnait l'ensemble des fautes commises en deux ou trois ans, la coupe serait pleine, et le monde irait à sa destruction. C'est pourquoi, le Saint, béni soit-Il, a décidé dans Sa sagesse et ce afin de maintenir le monde, de fixer un jour dans l'année pour permettre l'expiation des fautes de ceux qui se repentent. Et ce jour, dans son principe, fut établi dès l'origine du monde, puis il fut sanctifié comme jour d'expiation, et c'est ce que nos sages ont dit : "le jour de Kipour fait expiation", c'est-à-dire que ce jour en lui-même efface les petites fautes." Séfer Hahinoukh

Pour le prophète Isaie
(LVIII), Kippour n'a de sens que si chacun comprend qu'il vit pendant 25 heures la condition de l'indigent, pour ensuite s'investir pour aider les plus démunis.

 

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13 septembre 2010 1 13 /09 /septembre /2010 12:10

Un seul lieu de culte à Nîmes :

SYNAGOGUE, 40 Rue Roussy

Logo ACING 

Vendredi 17 septembre 

Veille de Yom Kippour

 

Seli’hot : 5h45

Cha’harit ‐ Annulation des voeux : 7h00

Min’ha : 14h00

Allumage des bougies : 19h33

Début du Jeûne : 19h33

Kol Nidré : 19h35

 

Samedi 18 septembre

Yom Kippour

 

Cha’harit : 8h00

Sortie des Sefarim : 11h00

Moussaf : 13h00

Min’ha (Jonas) : 16h30

Yizkor, (à la mémoire des disparus) : 18h30

Neila : 19h15

Choffar et fin du jeûne : 20h32

Birkat Halevana – Havdala : 20h45

 

 

 

csicsic@aol.com

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12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 12:51

 

 

Quatre ans!! Plus de Quatre ans déjà que notre frère Guilad est aux mains des terroristes islamistes du Hamas sans la moindre aide humanitaire!! Honte à tous ceux qui permettent cette abjection!!

Ce clip a été créé dans l'urgence et je remercie les artistes qui ont créé cette chanson ( "le galérien") ,ceux qui ont créé les images que j"ai piochées sur le net. et je demande par avance leur indulgence pour les emprunts sus - cités.

 

 

La complainte de Guilad Shalit

 

Paroles d'Eddy Manor

Je m'souviens, ma mère chantait

La chanson des galères

D'un pov'gars qu'on enchaînait

Et qui pleurait sa misère...

 

Mes yeux rougis d'avoir pleuré

J'ai du mal à y croire

Je rêve peut- être éveillé

A toute cette horrible histoire ...

 

J'ai pas tué, j'ai pas volé

Je vivais sur ma terre

Les barbares m'ont kidnappé

Depuis j'vis un vrai enfer

 

Ces gens sans humanité

M'ont exclu de la Terre

Mort ou vif, personne ne sait

Quand finira mon calvaire

 

La Croix  Rouge est informée

Y'a tant d'choses qu'elle peut faire

Alors, pourquoi m'abandonner

Me laisser croupir sous terre

 

Je suis jeune, je suis Français

Mais ça vous indiffère

La charge que vous retenez

A Sion je suis militaire

 

Penser aux Justes me rend la paix

C'est en eux que j'espère

Ils œuvrent pour me libérer

Pour que je retrouve mon père

 

Oh Mon Dieu, aies donc pitié

De ma pauvre prière

Que j'recouvre la liberté

Et que je revoie ma mère

 

Guilad Shalit fut capturé

Depuis, plus de nouvelles

A ce crime contre l'humanité

Ce chant, ce cri nous rappelle !!

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10 septembre 2010 5 10 /09 /septembre /2010 14:48

le jeune de guedalia 275x20

 

Le lendemain de Roch Hachana est un jour de jeûne qui commémore une tragédie de l'Histoire Juive. Quel intérêt a-t-il pour nous, au XXIème siècle ?

 

Le lendemain de Roch Hachana est marqué par un des jeûnes " mineurs " du calendrier hébraïque, le Jeûne de Guédalia. Ce jeûne débute le matin, à l'aube, et prend fin le soir, avec la sortie des étoiles.

Quelle est la signification de ce jeûne, et pourquoi tombe-t-il entre Roch Hachana et Yom Kippour ?

 

L'HISTOIRE DE GUEDALIA

 

Après la destruction du Premier Temple, il y a de cela 2500 ans, la majorité de la population juive fut exilée en Babylonie. Le conquérant, Nabuchodonosor, fit quelques exceptions et accorda à un petit nombre de juifs l'autorisation de résider sur la Terre d'Israël. Il nomma un juif pieux, Guédalia, comme administrateur du territoire. Peu à peu, des juifs qui avaient échappé à l'horreur de la destruction en se réfugiant dans les pays voisins commencèrent à retourner à leur foyer.

 

Guédalia était réaliste quant aux limites de la souveraineté accordée aux juifs. Il avait compris que s'ils voulaient garder une certaine liberté, les juifs d'Israël devaient coopérer pleinement avec la nation qui avait conquis leur pays.

 

Cependant, cette allégeance politique était inacceptable pour certains juifs. Un homme nommé Ichmaël ben Netaniah, travaillé par la jalousie et l'influence de pays étrangers,se révolta, rejettant l'autorité du roi de Babylone. Le 3 Tichri, Ichmaël assassina traîtreusement Guédalia, ainsi que de nombreux juifs et babyloniens qui se trouvaient en sa compagnie.

 

UNE REPONSE LE JOUR DE KIPPOUR

 

Dans la foulée de son assassinat, les juifs craignirent des représailles babyloniennes. Ils pensèrent s'enfuir en Egypte.Mais l'Egypte étant un pays moralement corrompu les juifs se retrouvèrent devant le dilemme de choisir entre la menace physique et le danger spirituel. Ils demandèrent alors conseil au prophète Jérémie, qui s'était retiré pour porter le deuil de la destruction du Temple.

 

Une semaine durant, le Prophète implora D.ieu de lui accorder une réponse. Il la reçut enfin le jour de Kippour. Jérémie convoqua alors tout le peuple et lui dit de rester en Israël et que tout s'arrangerait. D.ieu allait faire en sorte que les babyloniens réagissent avec bonté, et avant longtemps, tous les juifs exilés reviendraient sur leur terre. Toutefois, les avertit Jérémie, s'ils décidaient d'aller en Egypte, l'épée qui les faisait fuir finirait par les y atteindre et les tuer…

  

Malheureusement, les paroles du Prophète ne leur firent aucun effet, et le peuple refusa d'y croire. Tous les juifs restés en Israël firent leurs bagages et se rendirent en Egypte. Ils allèrent même jusqu'à kidnapper Jérémie et l'y traîner de force !

A présent, la destruction était complère ; la Terre d'Israël était entièrement vidée de ses habitants.

Vous imaginez la suite… Quelques années plus tard, la Babylonie conquit l'Egypte, et les dizaines de milliers d'exilés furent décimés. L'unique srvivant de ce massacre fut Jérémie ; sa prophétie s'était malheureusement réalisée.

Le meurtre de Guédalia fut lié à la destruction du Temple, parce qu'il entraîna la mort de nombreux juifs et marqua la fin d'une présence juive en Israël pour de nombreuses années. Les Prophètes décidèrent de commémorer cette tragédie par un jour de jeûne, le 3 Tichri, lendemain de Roch Hachana.

 

 

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8 septembre 2010 3 08 /09 /septembre /2010 17:46

News rabbinat35 03

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8 septembre 2010 3 08 /09 /septembre /2010 17:06

Haazinou

« Cieux prêtez l’oreille et terre écoute »

 La paracha de la semaine présente un chant, celui de Moïse. En sortant d’Egypte, après la traversée de la mer, Moïse et les enfants d’Israël chantèrent ensemble, ici Moïse chante en solo.

Les deux témoins :

Le chant de la sortie d’Egypte portait l’espérance de la délivrance, celui qui précède l’entrée en terre promise use d’un langage plus dur. Car entre temps, Israël a révélé des failles (la faute du veau d’or, la faute des explorateurs, des impatiences et des révoltes aussi …). Avant de mourir, Moïse met en garde la nouvelle génération contre l’oubli de l’Alliance avec Dieu, contre l’idolâtrie qui est infidélité au projet divin.

 

Avant de mettre en garde le peuple, le prophète de Dieu prend deux témoins : les Cieux et la Terre. « Des témoins permanents » commente Rachi.

Les Cieux et la Terre créés au Commencement réapparaissent ici. Le monde n’a de sens que si le bien est pratiqué, si la justice règne souveraine, si l’amour du prochain est recherché, si la paix, (shalom = l’un des noms de Dieu) triomphe.

 

Dans un monde de violence, d’égoïsme, de médisance, l’homme se pose la question du sens de son existence. L’absurde de la création naît avec le mal.

 

Moïse prend à témoin les Cieux et la Terre, comme pour dire que les hommes sont responsables du monde en fonction de leur conduite. Lourde responsabilité que notre humanité d’homme ! Nous lisons cela tous les jours dans les journaux.

 

Moïse et Isaïe :

Moïse commence ainsi son chant : « Cieux prêtez l'oreille, et je parlerai ! Terre, écoute les paroles de ma bouche ! » (Dt 31, 1).  Quelque six cents années plus tard, un autre prophète en s’adressant au peuple d’Israël utilisera presque la même formule : « Cieux, écoutez ! Terre, prête l'oreille !… » (1, 2). Certes, Isaïe connaissait le chant de Moïse, mais il inverse l’ordre des verbes.

 

Moïse :

Cieux  -> Prêter l’oreille (verbe : léhaazine.  Ozène = Oreille)

Terre –> Ecouter (verbe : lichmoa, comme dans Shéma Israël)

 

Isaïe :

Cieux –> Ecouter.

Terre -> Prêter l’oreille

 

Pour nos sages, il ne s’agit pas d’un fait du hasard, Isaïe faisait référence au verset de Moïse, et c’est sciemment qu’il a inversé l’ordre des verbes. Pourquoi ?

« Prêter l’oreille » se dit pour une écoute attentive de près. On tend l’oreille pour mieux s’approcher. « Ecouter » se dit pour un son lointain.

 

Voici la réponse que donne Rabbi Aquiba dans le Midrash Tanhouma sur notre paracha.

« Moïse en enseignant la Torah se trouvait dans les Cieux, et il parlait avec les Cieux comme un homme parle à son ami, c’est pourquoi il dit : Cieux prêtez l'oreille. Voyant la Terre de loin, il dit : Terre, écoute les paroles de ma bouche ! Par contre Isaïe qui se trouvait sur Terre, dit : Terre, prête l'oreille, mais pour les Cieux qu’il voit de loin, il dit : Cieux, écoutez ! »

 

Les Cieux et la Terre :

 

Ce commentaire peut nous servir de leçon, dans cette période entre Rosh Hashana et Kippour, temps de téchouva, de retour vers Dieu et vers nous-mêmes. Moïse c’est le grand prophète d’Israël, celui qui a fait descendre la Torah des Cieux (le monde des valeurs, de l’absolu) vers la Terre (le monde de l’Histoire, du relatif). Isaïe est prophète aussi, mais il se trouve sur Terre, c’est-à-dire dans l’histoire humaine, et les Cieux sont éloignés.

Il fut un temps où le judaïsme entier tournait autour des synagogues, des maisons d’étude, de l’approfondissement de la Torah et de la pratique des mitsvoth. C’est le temps de nos pères, celui du shtetl ou du mellah. Ces hommes et ces femmes côtoyaient les Cieux tous les jours, la Terre leur paraissait loin, enfermés dans leur ghetto.

Nous vivons aujourd’hui sur la Terre, le judaïsme majoritairement ne se définit plus par l’étude, par la prière, mais plus par une identité revendiquée ou par le rapport à la « terre » d’Israël.

La question qui se pose, une question pour Kippour : comment nous relions-nous les Cieux et la Terre ? Une réponse simple : Par le fait que tous les juifs, ceux des Cieux et ceux de la Terre se retrouvent ce jour-là.

Mais il existe sans doute d’autres réponses, autant que de Juifs qui viennent à Kippour. Quelle est votre réponse, réponse qui se dit en hébreu… téchouva !

 

Ph. HADDAD

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8 septembre 2010 3 08 /09 /septembre /2010 09:49

En cette période qui nous conduit d'une année à la nouvelle année, je veux vous adresser mes vœux.

Cette année qui se termine nous a fait connaitre des moments de questionnement, de doute, parfois de tristesse. (Je ne peux oublier ceux de nos amis qui ont été touché par la maladie ou la perte d'un être cher)

Nous avons été agressés par le déferlement de haine vis à vis d'Israël et son isolement.

Nous avons été blessés par l’antisionisme, nouveau visage de l’antisémitisme, qui s'est installé dans une frange importante de nos concitoyens.

Nous avons absorbé ces éléments et nous avons du réagir !

Nous avons réagi avec intelligence, force et conviction !

Nous avons montré que plus jamais nous n'accepterons de subir sans réagir !

Nous avons intégré que nous ne devions jamais nous endormir ni nous assoupir !

Cette année nous a aussi offerte de merveilleux moments de fierté et de fraternité.

Nous avons vu notre communauté grandir, nos proches réussir et Israël briller !

Nous avons de quoi être fiers !

Nous avons réussi nos rassemblements, nos collectes et réalisé en Israël de belles actions au profit de nos frères israéliens tant civils que sous les drapeaux.

Israël, malgré ses ennemis, excelle dans tous les domaines: économique, scientifique, culturel et agricole.

Nous avons donc bien de quoi être fiers !

Ainsi, à l'aube de l'année nouvelle, je vous souhaite à tous que 5771 soit une année de lumière qui verra Guilad Shalit retrouver sa famille, la Paix, la réussite et la santé.

Pour résumer: demandons au ciel : LE BONHEUR car Hachem sait ce qui nous rend heureux !

CHANA TOVA

 

 

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