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29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 16:04

 simhat BIS

 

csicsic@aol.com

 

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29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 09:27
Le président Mahmoud Abbas, accompagné entre autres de M. Nabil Shaat et de l'Ambassadeur de Palestine, M. Hael Al Fahoum, m'a reçu pendant une heure et quart dans sa suite à l'hôtel Meurice lundi 27 septembre 2010.
 
Il a parlé de sa longue expérience au service de la paix, notamment au cours des négociations pour les accords d'Oslo. Il a rendu hommage à la mémoire de Rabin. Il a insisté sur le fait que la "colonisation" est le principal obstacle à la paix. Comme on le sait, il attendra la réunion du sommet de la ligue arabe au Caire la semaine prochaine pour prendre sa décision quant à la poursuite ou l'arrêt du processus de négociations. Il a dit que l'occasion risquait de ne pas se reproduire.
 
Je l'ai remercié de cet entretien, qui fait suite à une rencontre hier avec des personnalités françaises d'origine juive, alors que son emploi du temps était si chargé. J'ai rendu hommage à son courage alors qu'il est tellement plus confortable de camper sur des positions extrémistes que sur des positions modérées.
 
J'ai expliqué que en tant que Président du CRIF, je désirais lui transmettre la sensibilité des Juifs de France, la deuxième communauté dans le monde en dehors d'Israël, communauté particulièrement attachée à l'Etat d'Israël, mais que je n'avais pas de légitimité à commenter des négociations dont j'espérais qu'elle se continuerait malgré les difficultés car l'aspiration à la paix était forte dans la communauté juive. Outre les constructions, qui dans le passé n'avaient pourtant pas créé de point de focalisation, et dont l'arrêt n'avait pas été une pré-condition aux négociations, il y a d'autres sujets qui peuvent susciter des blocages. Certains intéressent directement non seulement Israël, mais l'ensemble des Juifs dans le monde. Mon rôle était de les lui rapporter.
 
J'ai retenu trois thèmes et je les ai longtemps développés devant le président palestinien: la reconnaissance de la centralité de Jérusalem dans la spiritualité juive, la reconnaissance d'Israël comme Etat du peuple juif et le remplacement de la culture de la haine par une éducation au respect.
 
Ces questions me paraissent largement plus importantes à long terme que la construction de quelques logements, écoles ou crèches supplémentaires dans des villes qui selon toute vraisemblance resteront israéliennes à l'issue des négociations.
 
Le président de l'Autorité palestinienne n'a pas répondu en détail à chacun de ces trois thèmes. Je n'avais pas d'ailleurs l'ingénuité de penser qu'il le ferait et que nous résoudrions la question de Jérusalem au cours de cet entretien!
 
En ce qui concerne l'éducation, M. Mahmoud Abbas a insisté sur son engagement pour une meilleure compréhension entre les peuples et sur les propositions d'actions communes qu'il avait faites dans le passé aux gouvernements israéliens. Je lui ai dit que j'étais bien informé sur la tonalité des discours qu'on pouvait entendre dans le monde palestinien, y compris dans les territoires contrôlés par l'Autorité palestinienne et que, en tant que Juif, je ne pouvais absolument pas admettre les ignobles insultes sur les Juifs comme bâtards de singes et de porcs. J'ai mentionné, comme exemple, une émission de la télévision officielle de l'autorité palestinienne au jour de Rosh Hachana commentant des images de Juifs priant devant le Mur avec les termes de «pêché et ordures »! M. Mahmoud Abbas a répondu que les insultes contre les fidèles de religions du livre étaient tout à fait contraires aux enseignements de l'Islam. Il a signalé que de tels discours étaient aussi entendus du côté israélien, en se référant aux récentes déclarations de quelques rabbins israéliens. Je lui ai évidemment répondu que d'où qu'ils viennent ces discours étaient insupportables, mais qu'ils étaient bien plus fréquents dans le monde musulman et qu'ils généreraient de la haine pour les générations à venir, car rien n'est plus facile que de remplir de haine le cerveau d'un enfant et il en reste des traces la vie entière.
 
Le président Abbas a dit que ces discours étaient dus à l'occupation et qu'ils cesseraient une fois l'occupation terminée. Je lui ai répondu que l'équation n'était pas évidente car ces appels à la haine se retrouvaient aussi bien pour le Hezbollah, alors que les Israéliens étaient partis du Sud Liban (étonnante réponse sur les fermes de Shabaa, où continuait l'occupation israélienne...) ainsi que pour le Hamas, qui n'avait pas changé sa charte génocidaire alors que les israéliens avaient quitté la bande de Gaza. Le président de l'Autorité palestinienne a répondu qu'un retrait unilatéral sans négociations n'était pas une façon acceptable de gérer la situation. Il a dit qu'il s'opposait à l'idéologie exprimée par le Hamas, ainsi qu'à celle de l'Iran, qui représentait un danger pour les peuples arabes et non seulement pour Israël.
 
J'ai dit au Président Abbas, qui a accepté, que nous allions désormais protester auprès de l'Ambassadeur de Palestine en France, contre les appels à la haine contre les Juifs dans les territoires sous contrôle de l'Autorité palestinienne. J'ai fait part de mon espoir de voir se développer des programmes sportifs, éducatifs ou autres visant à la compréhension mutuelle et de l'importance des symboles dans le conflit israélo-palestinien.
 
En ce qui concerne la reconnaissance de l'Etat d'Israël, M. Mahmoud Abbas a rappelé qu'il l'avait parfaitement acceptée depuis de nombreuses années, et qu'il n'y avait pas dans cette région un Etat de trop, mais un Etat qui manquait, la Palestine. Je lui ai signalé que ce n'était pas évident lorsque l'on voyait toutes ces cartes du Moyen Orient où n'apparaissait pas l'Etat d'Israël. "Que les israéliens m'indiquent où sont les frontières d'Israël et nous le ferons apparaitre sur les cartes!" a répondu le Président Abbas.....
 
Voilà quelques moments significatifs de ce long entretien avec le Président de l'Autorité palestinienne. Je voudrais conclure sur la tonalité de cette rencontre, en la résumant par un terme, qui s'impose à moi et qui représente une des clés essentielles des relations entre israéliens et palestiniens, et de façon plus large entre juifs et musulmans: c'est le mot de "respect". Quels que soient les obstacles sur un très difficile chemin, quelles que soient les oppositions et les tentations simplificatrices, il nous appartient à tous de lui apporter une substance; sans cela tout n'est qu'illusion. Respect et lucidité. A nous aussi, qui ne sommes pas à l'épicentre du conflit, mais qui le ressentons si fort, de travailler en commun. Je salue ici le nouveau responsable en France de la délégation palestinienne, M. l'Ambassadeur Hael Al Fahoum pour lequel, j'ai pu l'apprécier, ces mots sont un programme d'action.
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28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 14:29

27 Septembre 2010

Varsovie, milieu des années 1990. Pawel n’a pas encore 20 ans. Jeune marié, crâne rasé, les idées claires. Un nationaliste à 100 %. Le genre de type à cogner contre tout ce que la capitale compte de “mauvais Polonais” : Noirs, gauchistes, juifs… Juifs surtout.

Pawel et ses amis font partie du milieu skinhead. Des chantres de la suprématie blanche, convaincus que la Pologne se porterait comme un charme si elle appartenait aux vrais Polonais. Ola partage ces convictions. Elle et Pawel se sont connus à l’école quand ils avaient 12 ans. “Le coup de foudre”. A 18 ans, elle l’épouse.

A l’époque, la jeune fille ignore qu’elle est juive. Il est arrivé que sa mère évoque ses racines, mais “quand nous en avons parlé, j’avais 13 ans, se souvient Ola. (…) Ça ne m’intéressait pas, ça m’est sorti de la tête”.

L’idée, pourtant, fait son chemin. Ola finit par se rendre à l’Institut d’histoire juive de Varsovie, qui dispose d’une documentation considérable. Dix siècles d’archives. La jeune fille y trouve des réponse à ses questions, et même un peu plus.

A sa grande surprise, elle n’est pas la seule à posséder des origines juives : son époux néo-nazi aussi.

Quand elle lui annonce, Pawel tombe des nues. “La première chose à laquelle j’ai pensé, explique-t-il dans un entretien sur CNN, c’est ‘qu’est-ce que je vais dire aux gens ? Qu’est-ce que je vais dire aux copains ? Est-ce qu’il va falloir l’avouer ?’. J’étais en colère, triste, effrayé, incertain. (…) Je ne pouvais pas me regarder dans la glace. Je voyais un juif. Je détestais ce reflet dans le miroir.”

Pour essayer d’y voir plus clair, le jeune homme se tourne vers Michael Schudrich, grand rabbin de Pologne. “Je lui ai dit ‘écoutez, on me dit que je suis juif, j’ai ce document dans la main, ma mère et mon père m’ont dit des chose. Qui est juif et qu’est-ce que ça veut dire ? Aidez-moi, je suis en train de devenir dingue.”

Dix ans plus tard, le doute a cédé la place à une certaine sérénité. Pawel et Ola sont des membres actifs de la communauté juive polonaise. Elle, travaille à la synagogue. Lui, dans un abattoir où les animaux sont préparés selon le rite casher.

“Le fait qu’ils aient été skinheads ne fait qu’accroître le respect que j’ai pour eux, explique Michael Schudrich. (…) Ils ont compris que ce n’était pas le bon chemin, ils ont accepté, plutôt que de la fuir, l’idée de faire partie de ces gens qu’ils détestaient.”

CNN (USA)

 

 

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27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 11:31

Simha Torah

SHEMINI ATSERET

SIM’HAT TORAH

 

Mercredi 29 septembre

Hochaana Rabba et Veille de Shémini Atsérèt

 

􀂃 Cha’harit (Loulav) : 7h00

􀂃 Min’ha Suivit de Arvit : 19h00

􀂃 Allumage des bougies : avant 19h11

 

Jeudi 30 septembre ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Shémini Atsérèt

􀂃 Cha’harit (Prière pour la pluie) : 8h30

􀂃 Min’ha suivit de Arvit : 19h00

􀂃 Allumage des bougies : après 20h10

􀂃 Sim’hat Torah

Procession des Sefarim avec les enfants,

Distribution de Friandises : 20h10

 

Vendredi 1er octobre ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Sim’hat Torah

􀂃 Cha’harit

Montée Generale à la Torah

‘Hatan Torah et ‘Hatan Béréchit : 8h30

􀂃 Min’ha suivit de Arvit : 19h00

􀂃 Allumage des bougies : avant 19h07

CHABBAT BERECHIT

 

Samedi 2 octobre ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Chabbat Béréchit

􀂃 Cha’harit : 8h30

􀂃 Min’ha suivit de Arvit : 19h00

􀂃 Fin de Chabbat : 20h06

 

 

csicsic@aol.com

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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 11:59

simchat hakafot

Shemini 'Atsérêt

 

Le huitième jour de Souccot est en réalité une fête à part entière, appelée Shemini 'Atsérêt ( le rassemblement du huitième [jour]). C'est une convocation sainte de la Torah, aucun travail n'est permis pendant la fête.

La semaine de la soucca, du loulav et du etrog est révolue. Shemini 'Atsérêt dure une journée en Israël, deux jours hors Israël. Le deuxième jour de Shemini 'Atsérêt, on célèbre Simhat Torah. (cette année, le jeudi 30 septmbre)

Pendant la fête de Souccot, lors du pèlerinage à Jérusalem, chaque jour des offrandes étaient apportées au Temple : 70 au total sur la semaine, représentant les 70 nations du monde, symbole de l'universalité de la relation entre l'Homme et son Créateur. Car le Jour du Jugement (Rosh HaShana) concerne tous les hommes, pourtant la prière qui rappelle les mérites des Patriarches, et le jour du Pardon (Yom Kipour) ne sont donnés qu'aux Juifs. C'est pourquoi lors de la fête de Souccot, Dieu donne aux Juifs la responsabilité d'apporter les offrandes qui servent au rachat de tous les peuples.

Mais le dernier jour, après la fête, c'est en quelque sorte comme si D.ieu demandait aux Juifs de rester encore un peu, une dernière journée près de Lui. 'Atsérêt signifie plus précisément la retenue : D.ieu nous retient avec lui parce qu'il Lui est douloureux de se départir de Son peuple.

Dans le rituel de prières, les fêtes de Souccot et de Shemini 'Atsérêt sont qualifiées de « temps de la réjouissance ». Or, si la joie de Souccot découle de l'accomplissement des mitzvot des Quatre Espèces et de la Soucca elle-même, il est moins aisé de comprendre en quoi l'on peut se réjouir à l'occasion de Shemini Atsérêt. En effet, celle-ci n'est pas marquée par des rites et des symboles particuliers.

C'est que, pendant Souccot, fête qui a lieu à la fin de l'époque des récoltes, D.ieu nous demande de nous réjouir des bienfaits qu'Il accorde à l'humanité. Mais, pour Shemini Atsérêt, D.ieu nous veut joyeux d'être simplement retenus près de Lui à Sa demande.

Le matin de Shemini Atsérêt, l'office comporte la prière pour la pluie : on demande à l'Eternel d'envoyer les pluies bienfaisantes pour l'agriculture.

Sim’hat Torah

Finalement vient le jour le plus joyeux de tous : Sim'hat Torah. C'est en fait le second jour de la fête de Chemini Atseret et on continue à l'appeler ainsi dans la prière.

Après les prières du soir et après le Kiddouche dans la synagogue, les rouleaux de la Torah sont portés en procession solennelle dans l'enceinte de la synagogue et les fidèles prononcent la prière « Atah Hareitah ». Cette procession, les Hakafoth, fait sept fois le tour de la Bimah. C’est alors que chacun, avec force chants et danses, exprime sa joie infinie d’être dépositaire de la Torah.

Les enfants, garçons et filles, participent à l'allégresse générale, accompagnant la procession avec dans les mains des petits drapeaux de Sim’hat Torah. Dans certaines synagogues, c’est l’occasion d’une pluie de bonbons.

Cette procession a lieu à nouveau pendant l'office du matin, avec non moindres réjouissances. Ensuite, on sort de l'arche trois rouleaux de Torah pour la lecture publique. Sur le premier rouleau de Torah, on lit la dernière paracha de la Torah « Vezot Haberakha », et on appelle chaque membre de l’assemblée à « monter » à la Torah, y compris les garçons qui ne sont pas encore Bar Mitsva, qui « montent » accompagnés d'une personnalité de la communauté.

Pour la lecture de la partie finale, on appelle un personnage important de la communauté qui est appelé ‘Hatan Torah, « le fiancé de la Torah ». On invite une autre personnalité pour la lecture du commencement de la Torah, Béréchit (la Genèse), qui est faite sur le deuxième rouleau. Cet homme est appelé ‘Hatan Béréchit, « le fiancé de Béréchit ». Finalement, on appelle un autre homme pour le Maftir qui est lu sur le troisième rouleau. La Haftara est le premier chapitre du livre de Josué, successeur de Moïse.

Et c'est ainsi que la lecture de la Torah s’est perpétué, chapitre par chapitre, pendant toute l’année, au cours de tous les siècles de notre histoire, dans un cycle ininterrompu. En ce jour de Sim’hat Torah, on achève en effet le cycle annuel de la lecture de la Torah et tout de suite après, on recommence à la lire depuis le début. Ceci nous montre qu'il n'y a pas de fin à la Torah, qu'elle doit être lue et étudiée constamment, car la Torah, comme D.ieu qui nous l'a donnée, est éternelle. En agissant ainsi, notre peuple d'Israël forme le troisième maillon dans l'union éternelle entre D.ieu, la Torah et Israël.

C.H.S.

 

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25 septembre 2010 6 25 /09 /septembre /2010 18:21
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24 septembre 2010 5 24 /09 /septembre /2010 12:52

josy eisenberg

Josy Eisenberg est producteur et réalisateur de la plus vieille émission de télévision du service public français, A bible ouverte, diffusée depuis maintenant quarante-quatre ans sur France 2. C’est peu dire que Josy Eisenberg, qui est également co-scénariste du film culte Rabbi Jacob, est un homme de médias. On pourrait en oublier qu’il est aussi rabbin. Et pourtant, contrairement à ces nombreux "ravs" qui n’en ont pas le diplôme, Josy Eisenberg a l’érudition, l’esprit d’analyse et le courage requis pour une telle fonction. Se situant dans ce courant intellectuel du judaïsme orthodoxe qui, tout en se distinguant des libéraux, s’octroie le droit de réfléchir au sens de certains interdits jusqu’à en questionner la validité, il prône une approche ouverte du judaïsme. Chez lui, l’esprit et la lettre font bon ménage.

Comment se fait-il qu’un beau jour, il y a trente ans, Josy Eisenberg ait cessé de signer ses émissions "Rabbin Josy Eisenberg" ? Josy n’a pas besoin de réfléchir longtemps pour répondre : il n’aime pas les titres honorifiques. En outre, il met un point d’honneur à se démarquer des "gourous qui se prétendent rabbins sans en avoir le diplôme." Josy ne mâche pas ses mots : "Le judaïsme orthodoxe actuel est sclérosé. Les rabbins du Talmud tenaient compte de la réalité et avaient le courage d’introduire des innovations lorsque c’était nécessaire. Nos rabbins ne sont pas - pour la plupart - à la hauteur des exigences de notre temps. Certains interdits du Talmud n’ont plus aucun sens aujourd’hui. On assiste à une décadence du rabbinat."

Il reproche à l’orthodoxie sa méfiance à l’égard des personnes, méfiance qui se manifeste par une multiplication des interdits et qui marginalise la majorité des Juifs - peu désireux d’adopter un mode de vie trop contraignant : "Le niveau général de la population est aujourd’hui plus élevé qu’à l’époque du Talmud ; il n’est pas nécessaire d’instaurer autant de principes de précaution. Je pense notamment aux Siaguim établis pour éviter la mixité entre hommes et femmes. En multipliant les interdits, on éloigne les Juifs de la Torah".

En ce qui concerne les conversions, sujet abordé dans son émission La source de vie, Josy Eisenberg n’est guère plus tendre à l’égard des autorités religieuses : "Je me suis battu pour qu’on ouvre plus largement la porte aux convertis. Dans l’antiquité, la conversion était facile. Aujourd’hui, on exige des convertis qu’ils soient ultra-orthodoxes : on leur demande de respecter les 613 ordonnances religieuses et les principes de précaution. On impose le couvre-chef aux femmes. En France, les candidats à la conversion doivent présenter un certificat prouvant qu’ils se rendent tous les samedis à la synagogue, quand dans certaines banlieues, ils n’ont même pas de synagogue à proximité. Depuis quand est-il obligatoire d’aller à la synagogue ?" Il cite une phrase du Talmud pour appuyer sa position d’ouverture : "Dieu n’a exilé les Juifs parmi les nations que pour que les convertis viennent se joindre à eux."

Nous ne pouvons éluder la question de l’avenir d’Israël, après l’arrêt de la guerre contre le Hezbollah : "Personne ne voit clair dans cette situation. Personne ne voit la sortie du tunnel. Des excès et des bavures ont fait condamner Israël par l’opinion internationale. C’est le côté noir des choses... 60 ans après la Shoah, il est terrible que de jeunes Juifs meurent encore parce qu’ils sont juifs, comme ces soldats israéliens morts au Liban... Plus les choses vont mal, plus la lassitude s’accumule. La paix arrivera quand il y aura en Israël et dans le monde arabe suffisamment de monde pour dire dayenou’, ça suffit. Et il n’est pas nécessaire d’attendre Pessah pour cela...". C’est maintenant qu’il faut que le monde entier le dise…

 

 

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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 09:12

Souccot10.jpg

3ème jour de Souccot
Chabbat 'Hol Hamoed

 

Nous ne prenons pas les Quatre Espèces du Loulav aujourd'hui.

Office du matin : Office de Chabbat normal. On ajoute Yaaleh Véyavo dans la Amidah.


Le Halel entier est récité. Pas d'Hochaanot.


Deux rouleaux de la Torah sont extraits de l'arche.

 

 

Lecture de la Torah : Exode 33, 12-34, 26 et Nombres 29, 17-22.
Haftarah
: Ézéchiel 38,18-39,15.

On récite la Amidah de Moussaf des fêtes, avec les ajouts spécifiques à Chabbat.

Repas de Chabbat dans la souccah.

Prière du soir. On ajoute Atah 'honanetanou dans la Amidah.

Après la tombée de la nuit, on récite la Havdalah.

 

On célèbre les jours de 'Hol Hamoed  (dits de "demi-fête") de Souccot. Entre maintenant et Chemini Atseret, nous pouvons reprendre la plupart de nos activités habituelles

 

. Bien sûr, nous continuons à prendre nos repas dans la souccah. Il est de coutume de boire un verre de vin chaque jour, comme élément de célébration de la fête.

 

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21 septembre 2010 2 21 /09 /septembre /2010 21:42

Souccot8

Mercredi 22 septembre ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Veille de Souccot

􀂃 Allumage des bougies : avant 19h24

􀂃 Min’ha suivit de Arvit : 19h00

􀂃 Kidouch sous la Soucca après Arvit.

 

Jeudi 23 septembre ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ 1er jour de Souccot

 

􀂃 Cha’harit (Loulav) : 8h30

􀂃 Min’ha suivit de Arvit : 19h00

􀂃 Allumage des bougies : après 20h23

 

Vendredi 24 septembre ‐‐‐‐‐‐ 2ème jour de Souccot

􀂃 Cha’harit (Loulav) : 8h30

􀂃 Min’ha suivit de Arvit : 19h00

􀂃 Allumage des bougies : avant 19h20

 

Samedi 25 septembre ‐‐‐‐‐‐ Chabbat ‘Hol Hamoëd

􀂃 Cha’harit (Sans Loulav) : 8h30

􀂃 Min’ha suivit de Arvit : 19h00

􀂃 Fin de Chabbat : 20h19

 

Dimanche 26 septembre ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ ‘Hol Hamoëd

 

􀂃 Cha’harit (Loulav) : 7h00

Lundi 27 septembre ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ ‘Hol Hamoëd

 

􀂃 Cha’harit (Loulav) : 7h00

Mardi 28 septembre ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ ‘Hol Hamoëd

􀂃 Cha’harit (Loulav) : 7h00

 

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21 septembre 2010 2 21 /09 /septembre /2010 21:32

Parfum de tichri

Nombre de traditions et de symboliques juives rappellent combien le judaïsme a toujours prôné l’ouverture et le respect de tous les juifs, y compris de ceux qui y restent si peu que ce soit attachés.

On sait par exemple que la solennité de Kippour ne peut débuter qu’après le rappel que la prière doit accueillir aussi les juifs les plus éloignés du judaïsme, ceux qui ne pratiquent pas et que l’on appelle parfois juifs de Kippour.

Par ailleurs, chacun connaît la signification symbolique attribuée aux quatre espèces que nous utiliserons, à la synagogue, à Soukot (loulav, etrog, arava, hadas). Cela va du fruit le plus parfumé à celui qui ne dégage pas la moindre odeur et cela représente, rassemblées et unies indissolublement, les différentes catégories de juifs, du plus engagé à celui qui l’est le moins. Et l’on ajoute qu’il suffit qu’une seule catégorie manque dans le bouquet pour que le rituel soit considéré comme nul.

On se souvient également que pour réaliser l’encens indispensable jadis au service du Temple à Jérusalem, 11 parfums étaient nécessaires dont l’un indissociable avait une senteur plutôt discordante.

Enfin, la traditionnelle veillée du Seder de Pessah réunit les 4 enfants dont celui qui est dénommé le racha, tient un rôle de révolté.

A travers ces différents exemples - fondamentaux dans notre tradition - on observe que ceux de nos frères qui sont les plus lointains sont constamment associés à la réussite de la prière, du rite religieux, de la fête et singulièrement de la transmission.

C’est là, à mon sens, la plus belle leçon d’unité qui nous est enseignée.

Cependant, dans tous ces exemples, l’unité de lieu apparaît comme essentielle : prier dans la même synagogue à Kippour avec un rabbin garant de nos traditions ou être réunis dans la même maison au Seder en mangeant cacher aux côtés du sage.

Dans un cas comme dans l’autre, malgré les clivages et les différences de sensibilités, le contact est maintenu entre les uns et les autres. Un des textes du rituel de kippour insiste justement sur le fait que tant que subsiste un lien au judaïsme, fût-il le plus fragile, l’espérance est permise.

Le véritable problème est posé par celui qui s’écarte volontairement ou inconsciemment, celui qui ne côtoie plus l’érudit, le pratiquant ou le sage. Soit parce qu’il a voulu créer un autre système de valeurs, soit encore parce qu’il s’est détaché de sa communauté d’origine.

J’ai une profonde conscience de ce que notre tradition ne s’est jamais trompée : quel que soit le degré d’engagement d’un juif, dès lors qu’il demeure en contact avec la rigueur et le savoir, son avenir juif et l’avenir juif de ses enfants est possible.

Le défi que nous devons les uns et les autres relever aujourd’hui – et qui est celui de notre génération - n’est il pas d’atteindre ceux des nôtres qui, volontairement ou pas, se sont éloignés des lieux de transmission du judaïsme ?

 

  Joël MERGUI

Président du Consistoire Central

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