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18 novembre 2010 4 18 /11 /novembre /2010 09:27

jacob ange

 

 

Conquête éthique :

Selon la Torah, l'homme est appelé à conquérir le monde : « Dieu les (homme et la femme) bénit, et Dieu leur dit : fructifiez et multipliez, remplissez la terre, et conquerrez-la… » (Gn. I, 27).

Cette conquête peut s'entendre d'au moins deux manières différentes.  Tout d'abord dans un sens négatif : conquérir en détruisant, c'est-à-dire de façon irresponsable. Nous connaissons aujourd'hui les conséquences d'un tel état d'esprit : la pollution atmosphérique, la dégradation de la nature, la disparition d'espèces végétales et animales, le percement de la couche d'ozone. En fait, l'homme occidental du XXème a continué sur la lancée de la révolution industrielle du XIXème siècle, entendant « conquerrez-la » comme un impératif de domination aveugle. Seuls le développement et les intérêts économiques ont justifié le mouvement.

Or, selon la tradition juive, « conquête » signifie « gestion », c'est-à-dire utilisation des forces en présence dans le sens d'une amélioration de l'antériorité. Il ressort que l'homme biblique est entendu comme un travailleur de la terre, un jardinier (selon Gn. II, 15). Cela signifie que non seulement le « jardinier » sache faire fructifier au mieux l'espace géographique dont il a la charge, mais également que sa préoccupation reste la terre. S'occuper de l'ici bas plutôt que du ciel, induit un certain comportement religieux : l'action précède la prière.

En fait, la conquête mentionnée dans le verset étant exprimée en bénédiction et impératif divin, le travail prend une dimension spirituelle. A la limite, l'homme biblique travaille, non parce qu'il faut travailler, mais parce que Dieu l'a demandé. Ainsi, avant d’ordonner le respect du Shabbat, Dieu dit : « Six jours tu travailleras » (Ex. XX, 9).

L'exemple de cette attitude nous est offert par les patriarches eux-mêmes, et en particulier le héros de notre paracha : Jacob (Yaakov avinou).

Les préparatifs de Jacob :

Voici le fils d'Isaac et de Rébecca, de retour sur sa terre natale. Vingt ans se sont écoulés. Il n'a pourtant pas oublié la colère d'Esaü qui voulait le tuer, suite à l'affaire de la bénédiction d'aînesse (Gn. XXI, 47). Que fait le patriarche ? Se met-il à implorer le ciel, attend-t-il le miracle ? Non.

La Torah décrit les différentes phases de son comportement. Tout d'abord, il envoie des émissaires, une « délégation diplomatique » dirions-nous aujourd'hui. Le rapport est inquiétant : Esaü vient avec quatre cent hommes armés. Jacob a peur. Confie-t-il, pour autant son âme à Dieu ? Toujours pas. Il prépare le terrain comme un chef militaire : deux camps : « Si Ésaü vient contre l'un des camps et le bat, le camp qui restera pourra se sauver ». Pure stratégie !

Est-ce à dire que toute relation à Dieu soit proscrite, en période de danger ? Non, car Jacob finira par prier. « Sauve-moi de mon frère, d'Esaü ! » Prière brève de quatre versets, comme souvent dans la Bible (hormis le livre des Psaumes), mais surtout prière qui apparaît au bout de l'action humaine. 

La leçon est importante : Dieu a créé le monde en ce que la Bible nomme les « six jours », comprenons qu’un monde nous précède. Toute conscience humaine est seconde, puisqu’elle découvre toujours une antériorité. Ce monde suffisamment achevé, du point de vue divin, nous est confié. Le maintien de ce monde, son aménagement dépendent à présent de l’homme. L’être humain doit aller aussi loin qu'il peut dans son action. C'est lorsque tout a été pensé et réalisé, selon son intelligence et ses possibilités que l'homme peut se tourner humblement vers l'Eternel pour lui demander Son secours et Son aide pour que l'investissement soit béni.

Une pensée actuelle :

Dans notre temps contemporain qui a vu l'assassinat de six millions de nos pères et mères, et où la bête antisémite ne cherche qu'à dévorer « l'agneau dispersé », nous comprenons la valeur de cet enseignement : Aide-toi, le ciel t'aidera !

Philippe HADDAD

 

 

Jacob retourne en Canaan. Avant sa rencontre avec son frère Esaü, il lutte dans la nuit avec un « homme » mystérieux qui n’arrive pas à le vaincre. Au matin Jacob oblige cet agresseur à le bénir, celui-ci nomme Jacob : Israël. Le prix Nobel de littérature Samuel Agnon a vu dans les lettres Y.S.RA.E.L une allusion à toute la vie du patriarche.

 Y - Youd : Initiale de Yithak son père ; Initiale de Yossef, son fils perdu puis retrouvé. Initiale de Yabok, le fleuve près duquel il combattit l’ange. Initiale de Yéhouda son fils qui prit la responsabilité de lui ramener Benjamin.

S - le Sin : Initiale de Sichem, la ville massacrée par ses fils Simon et Lévi.  Initiale de Simon, l’associé de Lévi, dans le massacre de Sichem.

R - Rech : Initiale de Rébecca : sa mère, qui le guida pour recevoir la bénédiction d’Isaac. Initiale de Rachel, sa femme bien-aimée ; Initiale de Réouven le fils qui perturba sa couche.

E - Aleph : Initiale de Edom (Rouquin), surnom de son frère Esaü. Initiale de Ich « homme » mystérieux qui combattit Jacob.

L - Lamed : Initiale de Laban, son beau-père. Initiale de Léa son autre femme. Initiale de Lévi, l’associé de Simon, dans le massacre de Sichem.

Un Nom, c’est une Histoire…

 

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14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 16:08

Même si le monde n’est pas d’accord, c’est le combat du monde

 

 Par Pilar Rahola*

 

RaholaPourquoi ne voyons nous pas :

des manifestations contre des dictatures Islamiques à Londres, Paris ou Barcelone ?

Des manifestations contre la dictature birmane ?

 

Des manifestations Contre l’asservissement de millions des femmes qui ne vivent sans une protection légale ?

 

Des manifestations Contre l’utilisation d’enfants comme bombes humaines ou il y a un conflit avec l’islam ?

 

Pourquoi n’y a-t-il aucun leadership pour soutenir des victimes de la dictature Islamique au Soudan ?

 

Pourquoi n’y a-t-il aucun outrage contre les atrocités du terrorisme contre Israël ?

 

Pourquoi ne défendent t’ils pas (la gauche) le droit d’existence d’Israël ?

 

Pourquoi la gauche reste t’elle si silencieuse contre le fanatisme Islamique ?

 

Pourquoi ce soutien ambiguë de la cause palestinienne avec la défense du terrorisme Palestinien ?

 

Et pour finir, la question à 1 million de dollars, pourquoi la gauche Européenne et dans le monde s’acharnent elles sur les Usa et Israël et pas sur les pires dictatures de la planète ?

 

Les 2 plus solides démocraties ayant subi les plus sanglantes attaques terroristes, la gauche ne s’en soucie guère.

 

Et ensuite, au concept de liberté. À chaque forum européen pro palestinien j’entends les hurlements Hystériques gauchistes : « nous voulons la liberté pour le peuple ! »

Faux. Ils ne sont jamais concernés par la liberté pour des gens de la Syrie, du Yémen, d’Iran ou du Soudan, ou d’autres nations ou les droits fondamentaux sont bafoués.

Et ils ne sont jamais préoccupés quand le Hamas détruit la liberté des Palestiniens. Ils sont seulement concernés par l’utilisation du concept de liberté palestinienne comme une arme contre la liberté israélienne.

 

La conséquence résultante de ces pathologies idéologiques est la manipulation de la Presse.

 

La presse internationale n’arrange pas les choses, elle les endommage par ses publications sur la question de la question israélo-palestinienne.

 

Sur ce sujet ils n’informent pas, ils font de la propagande.

 

Quand il s’agit d’écrire sur Israël, la majorité des journalistes oublie la déontologie de la profession. Et alors, l’acte de défense d’un Israélien devient un massacre, et n’importe qu’elle confrontation un génocide.

 

Il ya eu tellement d’aberrations écrites sur Israël qu’il ne reste pratiquement aucune accusation contre elle.

 

En même temps, cette presse ne discute jamais l’interférence syrienne et iranienne dans la violence se propageant contre Israël; l’endoctrinement d’enfants et la corruption des Palestiniens.

 

Et en annonçant les victimes, chaque accident palestinien est annoncé comme une tragédie et chaque victime israélienne est camouflée, cachée ou annoncée à la va vite.

Permettez-moi de rajouter ceci sur la Gauche Espagnole :

 

Plusieurs d’entre eux sont des exemples qui illustrent l’anti-américanisme et les sentiments anti-israéliens, voila ce qui caractérise la gauche espagnole (et la gauche Européenne: Suède, Angleterre, France, Italie… 

Un exemple : Un parti de gauche espagnol vient de virer un de ses membres parce qu’il avait créer un site web pro Israël, avec le motif : « nos amis sont l’Iran, la Libye et le Venezuela, opprimés par l’impérialisme et pas un état Nazi comme Israël. »

 

Un autre exemple, le maire socialiste de Campozuelos a changé le jour de la Shoah commémorant les victimes de l’holocauste par le Jour de la nakba Palestinienne lequel pleure la naissance de l’état d’Israël, exprimant ainsi le mépris pour les six millions de Juifs européens assassinés dans l’Holocauste.

 

Dans ma ville natale de Barcelone, le conseil municipal a décidé de commémorer le 60ème anniversaire de la création de l’État Israël, en ayant une semaine de solidarité avec les Palestiniens.

 

Ainsi, ils ont invité Leila Khaled, un terroriste célèbre des années 70 et le leader actuel du Front Populaire pour la Libération de la Palestine, une organisation terroriste listée par l’Union Européenne, qui promeut l’utilisation de bombes contre Israël.

 

Ce mode de pensée du politiquement correct a même pollué les discours de président Zapatero.

 

Sa politique étrangère rejoint la gauche lunatique sur la question proche orientale et pour les affaires du Moyen-Orient il est explicitement pro Arabe.

 

Je peux vous assurer qu’en privé, Zapatero blâme Israël pour le conflit au Moyen-Orient et son ministre des Affaires Etrangères Moratinos suit la cadence.

 

Le fait que Zapatero ait voulu porter un keffieh lors de sa visite au Liban n’est d’aucune coïncidence; c’est un symbole.

 

L’Espagne a subi la pire attaque terroriste en Europe et il est dans le collimateur de n’importe qu’elle organisation terroriste Islamique.

 

Comme je l’ai déjà écrit, ils nous tuent avec des portables accrochés à l’obscurantisme moyenâgeux.

 

Encore, la gauche espagnole est la plus anti Israélienne au monde.

Et ensuite elle dit qu’elle est anti Israélienne par solidarité. C’est cette folie que je veux dénoncer à cette conférence.

 

Je ne suis pas Juive. Idéologiquement de suis de gauche et ma profession est Journaliste.

 

Pourquoi ne suis-je pas anti Israélienne comme mes collègues ?

 

Parce que en tant que non juive, j’ai la responsabilité historique de combattre la haine anti Juive et plus précisément contre la haine de ceux qui leur refusent leur terre ancestral, Israël.

 

Combattre l’antisémitisme n’est pas uniquement le devoir des Juifs, c’est aussi le devoir des non Juifs.

 

En tant que Journaliste, mon devoir est de chercher la vérité au-delà du préjudice, des mensonges et des manipulations.

 

La vérité sur Israël n’est pas dite.

 

Je suis une personne de gauche qui aime le progrès, je suis dans l’obligation de défendre la vérité, la culture, l’éducation civique aux enfants, la coexistence et les 10 commandements devenus des principes universels.

 

Ces principes que le fondamentalisme islamique veut détruire.

 

En tant que non Juive, journaliste de gauche j’a un triple devoir de morale avec Israel, parce que si Israël est détruit, la liberté, la modernité et la culture seront également détruits.

 

Le combat d’Israël, même si le monde n’est pas d’accord est le combat du monde.

 

*Pilar Rahola est un politicienne espagnole, journaliste et activiste de gauche. Ses articles sont publiés en Espagne et dans les plus importants journaux d’Amérique latine.

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13 novembre 2010 6 13 /11 /novembre /2010 08:13

 

 

 

 

Le Jeudi 18 Novembre 2010

à 19 heures

5, rue d’Angoulême  NÎMES

 

 

Le Professeur Jean Paul BUREAU

Président de la Ligue Gardoise contre le Cancer

 

Donnera et animera une Conférence débat

 

Sur le thème : « Cancer : diagnostic et guérison »

 

Soirée qui se terminera par un cocktail

P.A.F. 10 €uros

burreau

 

 

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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 10:13

 

 

VayetseLa sidra "VAYETSE" nous relate la fuite de Jacob menacé par son jumeau Esaü, furieux d'avoir été frustré de la bénédiction qu'Isaac lui destinait.

  Esaü a envoyé son fils Eliphaz pour tuer Jacob, alors que celui-ci quittait Beer-Sheva pour rejoindre son oncle Lavane (frère de Rebecca) à 'Haran. Quand il rattrappa Jacob, Eliphaz s'est trouvé confronté à un cas de conscience, à savoir :

  1) Tuer son oncle pour accomplir la mission que lui avait confié son père, donc observer le commandement de respecter ses parents ;

  2) Ou laisser Jacob en vie, car Jacob lui avait enseigné la Thora : c'était donc son maître, et il lui était interdit de l'assassiner.

 Nos Maîtres disent que Jacob rappela à Eliphaz que "le pauvre est considéré comme mort". Il lui proposa de lui donner tout ce qu'il possédait, y compris les vêtements qu'il portait. De cette manière, il serait quitte tant vis-à-vis de son père que de son oncle. Ce qui fût fait.

  Et Jacob dut à un miracle la possibilité de se vêtir et de poursuivre son chemin vers 'Haran.

  Dans la sidra "VAYICHLA'H" qui doit être lue le Chabbath 20 novembre, Jacob inquiet face à une nouvelle menace imminente d'Esaü, déclare "... moi qui, AVEC MON BATON, avais passé ce Jourdain", ce qui prouve bien qu'il avait été totalement dépouillé dès qu'il eût quitté la maison paternelle.

  C'est dans cet état de dénuement que notre patriarche Jacob passa sa première nuit "à la belle étoile", et que D.eu se révéla à lui en songe et lui réitéra la promesse faite à Avraham et Itzhak : "cette terre sur laquelle tu reposes, je la donne à toi et à ta postérité".

  A son réveil, Jacob s'exclame : "Que ce lieu est redoutable ! Ceci n'est autre que la maison du Seigneur, et c'est ici la porte du ciel". Et la pierre qu'il consacra n'est autre que la PREMIERE PIERRE du Temple du Jérusalem (BETH HAMIKDACHE), que le roi Salomon bâtira quelques siècles plus tard.

  Puis, il promet "et tous les biens que tu m'accorderas, je veux t'en offrir la dîme".

  Le séjour de Jacob chez son oncle Lavane, lui permet de se marier avec ses deux cousines, Léah et Ra'hel, et de travailler comme salarié à garder les troupeaux du "frère de sa mère". Cependant, son salaire n'est pas en numéraires, mais en nature ; ce qui lui permet d'amasser une coquette fortune avant de décider de rentrer au bercail.

  Un incident viendra, malheureusement marquer ce retour : Ra'hel s'est emparée de "statuettes"qui étaient les divinités de son père, et Jacob, indigné que Lavane ait pu le soupçonner d'avoir dérobé ces objets de culte idolâtre, a maudit l'auteur éventuel de ce larcin, sans savoir que c'était sa bien-aimée Ra'hel. Ra'hel pour laquelle il avait travaillé quatorze ans sans autre rétribution que l'espoir de l'épouser, devait mourir en couches en donnant naissance à Binyamine. Dans les proverbes [XXI, 23], Salomon dit : "Mettre un frein à sa bouche et à sa langue, c'est se préserver de bien de tourments".

Leon Masliah

 

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9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 19:27

ORIGINE DES "YOUYOUS"

 

Vous avez tous entendu ces femmes juives séfarades qui, pour manifester leur joie lors des cérémonies ou festivités. Notamment les mariages, poussent des youyous, ces longs cris aigus et modulés qui résonnent dans les synagogues ou autres salles de réception. Ce sont des moments de chaleur humaine que partagent les familles et qui font sourire (ou gênent) plus d'un.

 

On a donné toutes sortes d'origines, plus fantaisistes les unes que les antres, à ces vivats, mais non la plus ancienne et la plus proche de la vérité.

 

Qui ne se souvient pas que d'après la bible, Jacob avait échangé le droit d'aînesse d'Esaü contre un plat de lentilles ? Avant sa mort, leur père Isaac, devenu aveugle, veut rétablir Ésaü dans ses droits. Mais, Rébecca profite de la cécité de son mari pour lui faire donner sa bénédiction à Jacob.

 

Ésaü, furieux, décide de tuer son frère dès que leur père serait décédé. Rébecca découvre ses intentions et implore Jacob de fuir chez Laban, son oncle.

 

Jacob se réfugie donc chez Laban, lequel a deux filles Léa et Rachel. Jacob rencontre la cadette, Rachel, près d'un puits à proximité de Harran. Il souhaite l'épouser, mais Laban refuse tant que l'aînée n'est pas mariée. Cependant, Laban accepte de lui accorder la main de sa fille Rachel contre sept années de travail à son service.

Au bout des sept années, les préparatifs de la fête ont lieu. Or tous ceux qui avaient assisté à ces préparatifs (dont le marié était exclu), savaient que l'ignoble Laban greffant cupidité et mauvaise foi, préparait un coup fourré à son futur gendre, mais ne pouvaient le dire ouvertement à Jacob par crainte de représailles.

 

A ce propos, le Midrash (Berechit Rabba 70: 19) raconte que le jour de son mariage avec celle qu'il croyait être Rachel. Jacob vît les gens de l'endroit prendre part avec ardeur aux préparatifs de la cérémonie et chanter en l'honneur des futurs époux. Jacob leur dit : "Pourquoi manifestez-vous autant d'enthousiasme peur mes noces?". Ce à quoi ils lui répondirent :

 

 "Nous voulons montrer notre gratitude envers celui qui a apporté la bénédiction dans notre région". Ils essayaient par là d'utiliser une ruse oratoire afin de souffler à Jacob sous le nez de Laban que celle-ci n'était pas Rachel mais bien Léa.

 

 En accompagnant l'heureux marié sous le dais nuptial, les invités chantaient sans interruption :

 

"Ha lya, ha lya, ha lya, ha /va...".

 

Onomatopée qui voulait faire l'allusion "C'est Léa, c'est Léa", une sorte d'avertissement dans le style de "Tu me fends le cœur !" du César de Pagnol, mais que l'époux n'a pas compris, l'esprit rempli de ce qu'il croyait être son futur bonheur.

 

C'est seulement au matin, qu'il réalisa la duperie et comprit les paroles de la chanson. En ce temps-là, les mariées étaient toutes couvertes de voiles et Jacob n'a pas pu s'en apercevoir dans l'obscurité de la tente, avant le jour,

 

La bible dit : "Laban réunit tous les habitants du lieu et fit un banquet... Or, le matin, il se trouva que c'était Léa" (29: 19,25)

 

De là viennent les différents types de youyous déformés, spécifiques aux régions, voire aux pays, qui entaillent nos joies. Comme beaucoup de traditions juives, celle-ci également a été reprise par d'autres peuples.

 

Précisons encore que cette tradition est typiquement séfarade et que les achkenazes la trouvent ridicule. A ce propos voici une anecdote plaisante mais significative de la société israélienne:

La mère d'Amir Perets, l'ancien Ministre de la Défense (Sépharade né au Maroc) , devait se rendre un jour avec ses jeunes enfants a un mariage où seraient mêlés Ashkénazes et Séfarades. La mère de l’un des époux annonça avec un sérieux imperturbable qu'elle tenait absolument à pousser ses youyous.

L’heure venue, les enfants lui dirent: "Aurais-tu perdu la raison, il en est hors de question !".

"S'il en est hors de question, répondit-elle, alors je ne viens pas".

S'ensuivirent alors, des pourparlers entre la mère et les enfants pour savoir jusqu’à combien de youyous elle pourrait aller : Elle pas moins de dix, eux pas plus de cinq. Finalement ils tombèrent d'accord sur cinq.

La cérémonie commença et les enfants comptèrent....

Amir Perets dit plus tard qu'il réalisa le ridicule de ce genre de négociations et déclara : Nous traduirons notre joie par le nombre de youyous qu'il nous plaira"... (Journal Haarets 17 02 06).

 

 

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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 13:00

 

 image pour site internet1 (2)

Sous la Présidence dhonneur de

 

Madame Joëlle Lezmi

Présidente de Wizo-France

 

Madame Nicole Illouz

Présidente de Wizo-Nîmes

Et son comité

 

Vous convient au

 

17 ème  Dîner  de  Solidarité

Le Samedi 20 Novembre 2010

À 19 h 30

 

Dans les salons de lHôtel VATEL

140, rue Vatel à Nîmes

 

En présence de notre Invité dHonneur

 

Monsieur Guy Millière

 

Professeur à lUniversité Paris VIII

Histoire des cultures, Philosophie du droit,

Economie de la communication

 

Thème du débat :

 

Israël et la doctrine Obama

 

 

 

 

 Contact : Nicole ILLOUZ, tel : 06 29 84 97 43

 

 

 

  

 

 

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6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 14:47

Il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. 

 

le massacre de la cathédrale de Bagdad : un fait divers ? Tiens-donc

 

Bagdad - Dimanche 31 octobre, 17 heures, heure locale. Un groupe d’hommes lourdement armés pénètre en pleine messe dans la cathédrale Notre Dame du Perpétuel Secours. Un prêtre qui tente de s’interposer est abattu de sang froid. Sept fidèles qui tentent de s’enfuir sont stoppés par une grenade.

 

Bilan final 52 morts et 67 blessés, en majorité des femmes et des enfants, sans compter 5 moudjahidines …Avez-vous remarqué combien les medias Français sont restés discrets sur ce massacre ? Rien par exemple dans le Monde.fr de lundi. Un article en bas de page dans la plupart des journaux papier. Pour les radios, l’information arrivait bien après le mauvais temps, le réapprovisionnement des stations services ou les embouteillages de la Toussaint. Quant aux télés, elles se sont contentées du minimum syndical, quelques images de la Cathédrale, et le pape filmé à sa fenêtre au Vatican, avec en commentaire « off » une prière pour les victimes, et c’est à peu près tout… A croire que 52 chrétiens assassinés et 67 blessés ne sont que remplissage de fin de journal à côté d’une information aussi vitale que le dérapage d’un Jean-Paul Guerlain,* qui eut naguère l’honneur de la une de tous les médias de France et de Navarre.

 

Et je ne vous raconte pas les médias Arabes. Sur Al Jazeera, l’information défilait plus vite qu’un TGV en rase campagne, et aussi rarement que les mêmes TGV un jour de grève générale à la SNCF.

 

Quant aux politiques, Français ou Moyen-Orientaux, ils se sont empressés pour la plupart de ne rien dire, ou, s’ils étaient acculés à parler, à exprimer leur tristesse, ça n’engage à rien et ça fait plaisir aux familles !

 Maintenant que vous avez lu ce qui précède, fermez les yeux, respirez profondément, et imaginez un scénario identique, mais nous serions en Europe, l’église serait une mosquée, et les victimes des musulmans surpris en pleine prière du vendredi… Vous vous souvenez du barnum après les caricatures de Mahomet ? Et encore, là, il n’y avait pas eu mort d’homme, de femme ou d’enfant. Alors quelles leçons tirer du traitement médiatico-politique de ce massacre ?

 

AU MOINS TROIS POUR FAIRE COURT : 

 

Primo, pour les médias arabes, qui ne font qu’exprimer la sensibilité de leurs pays respectifs, il est clair que des Arabes Chrétiens ne sont pas vus comme des citoyens comme les autres. Dans les pays Arabes, ce n’est ni le droit du sang, ni le droit du sol qui font la nationalité. Pour être un citoyen Arabe à part entière, il faut être musulman. Sinon, on vous offre trois choix : vous convertir, déguerpir, ou mourir. D’ailleurs, pour ceux qui en douteraient, à part au Liban où une forte minorité chrétienne maronite résiste tant bien que mal, il n’y a quasiment plus de Chrétiens ni de Juifs (en dehors d’Israël, évidemment) au Moyen Orient.

 

Secundo, il est clair que nos médias et nos politiques Français, pris dans le piège du Droit de l’Hommisme à sens unique, de la honte et de la repentance coloniale, sont tétanisés dès qu’il s’agit de s’exprimer sur un événement qui pourrait de près ou de loin avoir un rapport avec une « minorité visible » : comment informer ou condamner le massacre de chrétiens par des musulmans, fussent-ils Islamistes, sans être accusés de mettre dans un même sac islamo-xénophobe l’immense majorité pacifique des musulmans Français et une infime minorité Islamiste sanguinaire et irresponsable ?

 

Tercio, l’Islam des Lumières que l’on essaie de nous vendre en Occident, c’est de la science fiction. La réalité, n’en déplaise à nos éternels "concons la joie", on peut la constater tous les jours au Moyen-Orient : il n’y a pas un seul pays musulman aujourd’hui qui pratique la tolérance, l’acceptation de l’autre, la réciprocité… La réalité de l’Islam d’aujourd’hui, c’est l’Islam des "Ténèbres", inscrit dans les lois, us et coutumes de tous les pays musulmans…

 

Je ne dis pas pour autant que tous les musulmans sont extrémistes, je crois au contraire qu’une immense majorité de musulmans n’aspire qu’à vivre paisiblement sa vie et sa foi, à côté des chrétiens, des juifs, des bouddhistes et même des incroyants. Mais la réalité, c’est qu’il y a une minorité qui veut la guerre. Et l’Histoire nous montre depuis la nuit des temps que les majorités molles s’inclinent devant les minorités résolues.

 

Toute la question est là : allons-nous, et quand je dis "nous", j’inclus les musulmans de France, laisser une minorité fanatique nous dicter sa loi ?

Hubert ZAKINE

 

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 19:52

Le Consistoire Central de France apprend avec stupéfaction et inquiétude certains termes employés au cours de la 185e session du Conseil exécutif de l’UNESCO qui a récemment adopté cinq décisions concernant les Territoires palestiniens.

Dans son texte, l'Unesco fait notamment du Caveau des Patriarches et du Tombeau de Rachel des "sites faisant partie intégrante des Territoires palestiniens occupés". Il s'agit pourtant là de deux des plus importants lieux saints juifs avec Jérusalem.

Par ailleurs, l'Unesco reprend à son compte le terme de "Mosquée Bilal Bin Rabah" pour désigner explicitement le Tombeau de Rachel, alors même que cette dénomination n'a été utilisée qu'à partir de la fin des années 90 par l'Autorité Palestinienne et à des fins politiques plutôt que religieuses.

Que ce soit dans un cas ou dans l'autre, il n'appartient nullement à l'Unesco de remettre en cause des vérités historiques. Quand on réécrit le passé, c'est le présent qu'on attaque et l'avenir qu'on menace.

C'est l'ensemble du Peuple juif, dans ses racines, ses croyances et sa foi, qui ne peut être que profondément choqué par de telles pratiques émanant d'une institution internationale censée oeuvrer pour la justice, la paix et le respect mutuel.

L'éducation et la culture, lourde charge de l'Unesco, sont une responsabilité de premier plan pour la construction de la paix qui doit avant tout s'appuyer sur la vérité.

Le Consistoire demande aux autorités françaises d'étudier avec gravité la portée inacceptable d'une telle déclaration et de tout faire pour que la vérité historique ne soit pas bafouée.

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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 11:32

Le travailleur et les jaloux

Notre paracha nous présente quelques aspects de la vie d'Isaac, ce patriarche si discret. Isaac, personnage unique qui ne changea jamais de nom, qui ne connut qu'une femme, qui ne quitta jamais la terre d'Israël. Isaac, cet homme qui ne prit jamais les armes. Isaac finira ses jours aveugles, comme pour souligner qu'il n'était même pas vraiment de ce monde. Méditons sur un épisode de sa vie.

« Isaac sema dans ce pays, et il recueillit cette année le centuple; et l'Éternel le bénit. Cet homme devint grand, et il alla en grandissant, jusqu'à ce qu'il devint fort grand. Il avait des troupeaux de menu bétail et des troupeaux de gros bétail, et un grand nombre de serviteurs, et les Philistins le jalousèrent. Tous les puits qu'avaient creusés les serviteurs de son père, du temps d'Abraham, son père, les Philistins les comblèrent et les remplirent de poussière. Et Abimélekh dit à Isaac : Va-t-en de chez nous, car tu es beaucoup plus puissant que nous.

Isaac partit de là, et campa dans la vallée de Guérar, où il s'établit.  Isaac creusa de nouveau les puits d'eau creusés du temps d'Abraham, son père, et qu'avaient comblés les Philistins après la mort d'Abraham; et il leur donna les mêmes noms que son père leur avait donnés. Les serviteurs d'Isaac creusèrent encore dans la vallée, et y trouvèrent un puits d'eau vive. Les bergers de Guérar querellèrent les bergers d'Isaac, en disant: L'eau est à nous. Et il donna au puits le nom d'Ések (Dispute), parce qu'ils s'étaient disputés avec lui. Ses serviteurs creusèrent un autre puits, au sujet duquel on chercha aussi une incitation (à la querelle); et il l'appela Sitna (Incitation). Il se transporta de là, et creusa un autre puits, pour lequel on ne chercha pas querelle; et il l'appela Rehovot (Largesse), car, dit-il, l'Éternel nous a maintenant mis au large, et nous prospérerons dans le pays. Il remonta de là à Beersheba. »

Cet épisode est inauguré par une famine qui touche toute la région cananéenne (Gn. XXVI, 1). Le patriarche veut descendre en Egypte, à l'instar de son père Abraham qui avait quitté Canaan dans des circonstances similaires. Mais ici, Dieu intervient : « Séjourne dans cette terre ». Cette terre ? Le territoire des Philistins, la bande de Gaza aujourd'hui. Isaac va donc rester dans ce désert aride, sous ce ciel fermé qui ne veut offrir nul goutte d'eau.

Puisque le ciel reste sec, alors il lui faudra trouver l'eau ailleurs. De l'eau de la terre. Isaac ne prie pas, il ne révolte pas non plus. Isaac travaille. Dieu lui a dit de demeurer dans ce pays. La bénédiction se trouve donc là, au bout de la pelle, au bout de la bêche. Plus tard, L'Eternel présentera la terre promise en lieu « où coulent le lait le miel », à condition de construire des fermes, de planter des dattiers et de développer l'apiculture (happy culture !).

Isaac va donc creuser le sol, et ô miracle (ce miracle biblique où l'homme réalise la part que Dieu ne réalise pas) l'eau se trouve au fond du puits.

Les troupeaux d'Isaac pourront étancher leur soif et les serviteurs  d'Isaac, et les Philistins et les troupeaux des Philistins, et quiconque à soif.

Isaac préfigure le Juif qui dans l'histoire s'investira dans les champs arides et incultes pour produire les éléments de la civilisation : les sciences, l'art, la philosophie, les techniques (le Hight Teich), tous ces puits où les fils de l'Homme pourront boire, en fraternité. Isaac préfigure aussi le Juif qui, rejeté d'une nation, s'en ira fructifier une autre.

Et le verset de confirmer la leçon : « Isaac sema dans ce pays, et il recueillit cette année le centuple; et l'Éternel le bénit.  ». Isaac, l'homme, travaille d'abord, alors Dieu le bénit. Dieu ne bénit que l'investissement de l'homme. La Bible nous apprend à ne pas attendre les miracles.

Réussite individuelle d'Isaac, certes, mais qui pourrait profiter à tous.  Car pour la Bible, le scandale n'est pas dans la réussite, mais dans l'orgueil ; il n'est pas dans la richesse, mais dans la pauvreté ; il n'est pas dans le déséquilibre des forces naturelles, mais dans l'injustice.

Les Philistins ne l'entendront pas de cette oreille : Ils le jalousent, et ils emplissent les puits de terre. Logique de la destruction des biens publics justifiée par la réussite du travailleur. Au lieu de remercier, ils haïssent ; au lieu de profiter, ils détruisent. Summum de la haine de soi : personne ne profitera de la bénédiction ni toi, ni nous.

La Torah nous décrit, dans son langage laconique, les symptômes de la haine.  Les membres de cette société malade chercheront alors des boucs émissaires à sacrifier : Isaac et sa maisonnée.

Et puis après les coups en douce, les paroles en face-à-face qui font mal : « Tu es plus riche que nous, décampe ! » On se rappelle la chanson d'Herbert Pagani et Son étoile d'or. Non seulement la condition humaine est condition d'étranger, mais lorsqu'elle est surlignée par le mépris, elle devient parfois insupportable.

Isaac reste confiant en Dieu. Il surmonte l'épreuve. Il est grand dans sa foi, plus que dans ses biens matériels. Et le verset cité veut dire aussi cela.

Malgré l’expulsion, il ne se décourage pas, il creuse ailleurs. De nouveau de l’eau. Dieu, comme Ta bénédiction emplie le monde ! Querelle et « bouge de là ! » et nouveau départ et nouveau travail et… nouveau puits d’eau. Esek, Sitna, même haine ! Il lui faudra arriver à Rehovot (ville nouvelle de l’Israël moderne), pour connaître la largesse de l’esprit, « l’anti-stress ».

Et puis un jour, Isaac décide de rentrer chez lui à Beersheba. Lors d’un colloque on m’a demandé pourquoi le peuple juif voulait revenir sur sa terre ? Réponse simple : l’antisémitisme (pogroms, conditions d’infériorité, affaire Dreyfus, Shoah… (désolé pour ces points de suspension) !

Pour autant la Bible n’est pas un livre tragique. C’est un livre hébreu, non un livre grec. L’espérance tisse l’écriture. Et cette espérance s’exprime dans l’un des plus mots de la langue hébraïque, l’un des plus beaux mots du vocabulaire humain : Shalom.

 

Méditer la fin de passage :

« Il remonta de là à Beersheba. L'Éternel lui apparut dans la nuit, et dit: Je suis le Dieu d'Abraham, ton père; ne crains point, car je suis avec toi; je te bénirai, et je multiplierai ta postérité, à cause d'Abraham, mon serviteur. Il bâtit là un autel, invoqua le nom de l'Éternel, et y dressa sa tente. Et les serviteurs d'Isaac y creusèrent un puits. Abimélekh vint de Guérar auprès de lui, avec Ahouzath, son ami, et Pikhol, chef de son armée. Isaac leur dit: Pourquoi venez-vous vers moi, puisque vous me haïssez et que vous m'avez renvoyé de chez vous? Ils répondirent: Nous voyons que l'Éternel est avec toi. C'est pourquoi nous disons: Qu'il y ait un serment entre nous, entre nous et toi, et que nous fassions alliance avec toi! Jure que tu ne nous feras aucun mal, de même que nous ne t'avons point maltraité, que nous t'avons fait seulement du bien, et que nous t'avons laissé partir en paix. Tu es maintenant béni de l'Éternel (YHWH). Isaac leur fit un festin, et ils mangèrent et burent. Ils se levèrent de bon matin, et se lièrent l'un à l'autre par un serment. Isaac les laissa partir, et ils le quittèrent en paix. Ce même jour, des serviteurs d'Isaac vinrent lui parler du puits qu'ils creusaient, et lui dirent: Nous avons trouvé de l'eau. »

Nous laisserons à Abimélekh la paternité de son discours diplomatique, pour découvrir l’attitude généreuse d’Isaac. Le repas partagé et la paix (Shalom) signée. Cette paix, une source de bonheur qui multiplierait les puits d’eau (et non de pétrole) dans le monde.

 

Philippe HADDAD

 

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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 21:13

Alors que se fête le nouvel an juif, comme une façon de souhaiter une bonne année 5771 à tous mes lecteurs i juifs, et comme une façon d'expliquer aux autres quelques-unes de mes positions essentielles, je dirai ici que j'ai conscience, à chaque instant, de ce que l'humanité doit à la culture et au peuple juifs, et que j'ai cette conscience depuis longtemps.

 

J'en suis venu à m'intéresser à la culture juive par la découverte de l'antisémitisme et des ignominies auxquelles il avait conduit. De Primo Levi et Elie Wiesel, je suis passé à la lecture des œuvres de Léon Poliakov. Les œuvres de Léon Poliakov m'ont conduit à tenter de déchiffrer ce que détestaient les antisémites, et j'ai trouvé des éléments importants chez Winston Churchill qui, dans " The World Crisis", l'ouvrage qu'il a consacré à la Première Guerre mondiale, parle de la Loi, et de ce que "nous devons aux Juifs" : "un système d'éthique qui, même s'il était entièrement séparé du supranaturel, serait incomparablement le bien le plus précieux de l'humanité, plus précieux que les fruits de toute la sagesse pris ensemble".

 

 

Winston Churchill m'a conduit à relire Léo Strauss, chez qui j'ai appris la philosophie du Droit, et à découvrir l'un de ses livres, "La persécution et l'art d'écrire", où il est beaucoup question de Moïse Maïmonide.

La découverte de la pensée de Moïse Maïmonide m'a conduit vers la pensée juive en son ensemble : " La philosophie du judaïsme " de Julius Guttman, puis des textes de Mordecai Kaplan, Abraham Joshua Heschel, Joseph Soloveitchik.

 

Sachant que mes lecteurs ne pourront pas tous consacrer des années à l'étude, si je devais ne leur conseiller qu'un seul livre aux fins de comprendre, je leur conseillerais, cela dit, le volumineux mais passionnant ouvrage d'un auteur qui, comme moi, n'est pas juif : Paul Johnson. L'ouvrage s'appelle "A History of thé Jews". Il existe en édition française, je crois, mais je l'ai lu, et le relis en anglais. C'est l'ouvrage d'un historien. C'est un ouvrage lumineux, passionnant, impeccable en termes d'érudition, et c'est un livre imprégné vis-à-vis du peuple juif, du seul amour qui vaille à mes yeux : un amour lucide et pleinement fondé.

 

Je ne puis faire mieux que citer Paul Johnson, qui va dans le même sens que Winston Churchill : " Le judaïsme explique que l'être humain doit être traité avec respect et dignité, et on lui doit l'émergence de ces idées en tant que principes ". Puis : " Toutes les grandes découvertes de l'intelligence semblent évidentes une fois qu'elles sont révélées, mais il faut un génie tout particulier pour les formuler pour la première fois. Le peuple juif est porteur de ce génie ".

 

" Nous lui devons l'idée d'égalité devant la loi, divine et humaine, l'idée du caractère sacré de la vie, de l'individualité de la conscience et donc de la rédemption personnelle, de la paix en tant qu'idéal abstrait, et de l'amour en tant que fondement de la justice, mais aussi la plupart des autres éléments qui constituent le dispositif éthique fondamental de l'être humain. Sans les Juifs, le monde serait un endroit bien plus vide ".

 

Je parlerai de ce qui m'attache à Israël dans un autre texte. Mais d'une même façon que je suis un ami indéfectible d'Israël, parce que je connais l'histoire d'Israël, je tenais à dire en ce moment précis, qu'en un temps trouble où l'antisémitisme remonte de divers côtés, j'entends plus que jamais être un ami fidèle du peuple juif : parce que je connais l'histoire du peuple juif. Et parce que je sais ce que tous les hommes aspirant à vivre dignement, partout sur terre, doivent au peuple juif.

 

Je sais qu'il faut être très vigilant.

 

Je sais aussi, et je tiens à l'écrire, que les ennemis du peuple juif ne peuvent triompher, car ce qu'ils haïssent au travers de leur haine des Juifs est ce qui constitue cela précisément : " le dispositif éthique fondamental de l'esprit humain".

 

Je sais que sans ce dispositif, l'esprit humain se perd, et, avec lui, l'humanité elle-même.

 

GUY MILLIÈRE

Information Juive, Octobre 2010

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