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23 décembre 2010 4 23 /12 /décembre /2010 12:09

moise

 

Le Midrash sur notre paracha enseigne : « Quand Moïse faisait paître le bétail de Jéthro dans le désert, un chevreau s'enfuit et Moïse le poursuivit en courant jusqu'à ce qu'il arrivât en un lieu verdoyant.   Arrivé près d’une source d’eau, le chevreau peut étancher sa soif, Quand Moïse l'eut rejoint, il lui dit : « Je ne savais pas que la soif te faisait courir. »

Il le mit sur son épaule et se mit en route.

Alors, le Saint, béni soit-Il lui dit : " Tu as de la miséricorde pour faire paître le bétail d'un être de chair et de sang ; tu vas donc faire paître Mon troupeau.

Voilà pourquoi il est écrit : " Moïse faisait paître le petit bétail. »

 Le bon pasteur :

C’est en arrivant à l’endroit où se trouvait le chevreau, que Moïse, Moshé, comprit la raison de la fuite de l’animal. Moïse fut alors sensible à cette question : qu'est-ce qui fait courir l'autre ? Quelle est sa soif ? Seul l’Autre peut le savoir.  Le travail du pasteur est un travail d’accompagnateur. Or Moïse est issu de la tribu de Lévi, dont le nom signifie « accompagnement » (comme dans mélavé malka = accompagnement de la reine Shabbath, samedi soir).

Chaque homme connaît sa soif, sont-elles toutes légitimes ? En tout cas cette soif peut nous mener loin du troupeau, dans la solitude.

Moïse est à la fois celui qui comprend enfin la soif de l’Autre, mais également celui qui porte sur ses épaules pour ramener au troupeau, la bête éloignée. D’une certaine manière, Moïse répond positivement à la question originelle de Dieu : « Où est ton frère ? » Moïse pourrait répondre : « Je suis gardien de mon frère ! »

Satisfaire sa soif ne signifie pas obligatoirement retrouver toutes ses forces. Il exemple une force dans le groupe, que l’individualisme ne peut apporter.

Les dimensions de la miséricorde :

Le Saint, béni soit-Il, s’exclame ici  : « Tu as exprimé de la Miséricorde (Rahamim)… »

Quels sont les critères de cette miséricorde :

  • Le zèle : Courir pour ne pas perdre l’Autre, urgence de la solidarité.
  • L’écoute de l'autre : connaître ses motivations, son manque, sa soif, les raisons de son épuisement existentiel.
  • Etre un lien : entre l’individu et le groupe.

Réfléchissons à notre communauté, à notre relation à autrui.

Ces conseils sont-ils signifiants pour nous ?

Que pensez-vous de l’attitude de Moïse ?

 

Philippe HADDAD

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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 14:48

Solidarité et lutte
 

Elie Wiesel lance une pétition pour la libération de Gilad Shalit

 

22/12/10
 
 
- - Thème: Gilad Shalit

 

 

 

Le survivant de la Shoah et défenseur des droits humains Elie Wiesel a lancé une campagne pour obtenir la libération de trois prisonniers d'Israël, de l'Iran et de la Chine. La Fondation E. Wiesel pour l'humanité a mis en place une pétition réclamant la libération du soldat israélien Gilad Shalit, du dissident chinois Liu Xiaobo et de l’iranienne condamnée à mort par lapidation, Sakineh Mohammadi Ashtiani.
 
La pétition dit: «Bien que nous et nos familles célèbrent cette saison de fêtes, rappelons-nous ceux-là et tant d'autres prisonniers et leurs familles à travers le monde. »
 
Photo : D.R.
 
Pour signer la pétition (freedom-petition
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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 09:46

 

Un professeur universitaire a défié ses étudiants avec cette question : "Est-ce que Dieu a créé tout ce qui existe ?" 

Un étudiant a bravement répondu :"Oui, Il l'a fait !"

Le professeur a alors répliqué : "si Dieu a tout créé, Il a donc aussi créé le mal puisque le mal existe et selon le principe de nos travaux qui définissent ce que nous sommes, alors Dieu est mauvais."

L'étudiant est resté silencieux devant une telle réponse...

Le professeur était tout à fait heureux de lui-même et il se vantait aux étudiants qu'il avait prouvé encore une fois que la foi en Dieu était un mythe.

Un autre étudiant a levé sa main et dit :"Puis-je vous poser une question professeur ?"

"Bien sûr" répondit le professeur.

L'étudiant a répliqué : "Professeur, le froid existe-t-il ?"

"Quel genre de question est-ce, cela ? Bien sûr qu'il existe. Vous n'avez jamais eu froid ?" interrogea le professeur.

Le jeune homme répondit : "En fait monsieur, le froid n'existe pas. Selon la loi de physique, ce que nous considérons le froid, est en réalité l'absence de chaleur. Tout individu ou tout objet possède ou transmet de l'énergie. La chaleur est produite par un corps ou par une matière qui transmet de l'énergie. Le zéro Absolu (-273°C) est l'absence totale de chaleur ; toute la matière devient inerte et incapable de réagir à cette température. Le Froid n'existe pas. Nous avons créé ce mot pour décrire ce que nous ressentons si nous n'avons aucune chaleur."

il continua : "Professeur, l'obscurité existe-t-elle ?"

Le professeur a répondu : "Bien sûr qu'elle existe !"

L'étudiant poursuivi : "Vous avez encore tort Monsieur, l'obscurité n'existe pas non plus. L'obscurité est en réalité l'absence de lumière. Nous pouvons étudier la Lumière, mais pas l'obscurité. En fait, nous pouvons utiliser le prisme de Newton pour fragmenter la lumière blanche en plusieurs couleurs et étudier les diverses longueurs d'onde de chaque couleur. Vous ne pouvez pas mesurer l'obscurité. Un simple rayon de lumière peut faire irruption dans un monde d'obscurité et l'illuminer. Comment pouvez-vous savoir l'espace qu'occupe l'obscurité ? Vous mesurez la quantité de lumière présente. N'est-ce pas vrai ? L'obscurité est un terme utilisé par l'homme pour décrire ce qui arrive quand il n'y a pas de lumière."

Finalement, le jeune homme a demandé au professeur : "Monsieur, le mal existe-t-il ?"

Maintenant incertain, le professeur répondit : " Bien sûr comme je l'ai déjà dit. Nous le voyons chaque jour. C'est dans les exemples quotidiens de l'inhumanité de l'homme envers l'homme. C'est dans la multitude des crimes et des violences partout dans le monde. Ces manifestations ne sont rien d'autre que du mal !"

 L'étudiant reprit : "le Mal n'existe pas Monsieur, ou au moins il n'existe pas de lui-même. Le Mal est simplement l'absence de Dieu. Il est comme l'obscurité et le froid, un mot que l'homme a créé pour décrire l'absence de Dieu. Dieu n'a pas créé le mal. Le Mal n'est pas comme la foi, ou l'amour qui existe tout comme la lumière et la chaleur. Le Mal est le résultat de ce qui arrive quand l'homme n'a pas l'amour de Dieu dans son cœur. Il est comme le froid qui vient quand il n'y a aucune chaleur ou l'obscurité qui vient quand il n'y a aucune lumière."

Le professeur s'est assis.

Le nom du jeune homme ? ... Albert Einstein 

 

Einstein-copie-1

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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 17:34
Dans les années 80, Adamo a cru devoir modifier ces paroles originales.
Cette version a disparu . C'est la raison pour laquelle, en cette fin décembre, je vous la propose.
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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 15:16

Kotel

 

Il y a plus de vingt quatre siècles, le 10 téveth de l’année 3336,(cette année le vendredi 17 Décembre) les armées de l’empereur babylonien Nabuchodonosor commencèrent leur siège de Jérusalem. Trente et un mois plus tard, le 9 av, le premier Temple était détruit et, pour 70 ans, les juifs exilés à Babylone.

Le 10 tévet est un jour de jeûne et de téchouva, de retour vers D.ieu. 

Tous les jeûnes de notre calendrier sont évidemment liés à l’idée de téchouvah. Cependant, celui du 10 téveth l’est éminemment.

Le début du siège ne met pas immédiatement en cause l’intégrité de la ville sainte : ses murailles sont alors encore entières. Jérusalem et le Temple peuvent encore, pour peu que les juifs y fassent véritablement téchouva demeurer intactes. Le 9 av peut encore ne pas avoir lieu.        

 

     Dans de nombreuses communautés, ce jeûne est aussi associé au souvenir des martyrs de la Shoah.

     Rabbi Chnéour Zalman explique qu'un jour de jeûne est aussi un jour de bienveillance divine. Comme l'obligation de jeûner le 10 Téveht est, à certains égards, plus stricte que pour les autres jeûnes, on peut comprendre que la bienveillance divine est aussi plus forte ce jour-là. Donc la Techouva, le retour à D.ieu que doit amener le jeûne, sera aussi d'un niveau plus élevé.

 

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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 14:48

 jacob

Les Dix-sept années en Egypte

Jacob est arrivé en Egypte. Il peut enfin passer ses dernières années de vie entouré de l’affection de tous ses enfants, et même de ses petits-enfants. Il peut notamment recevoir la visite de Joseph, le fils bien-aimé, perdu et retrouvé.

Deux nouvelles tribus :

Au début de la paracha, Joseph se présente à son père malade avec ses deux fils, Manassé et Ephraïm. Joseph les bénira en disant : « Les deux fils qui te sont nés en pays d’Egypte jusqu’à ma venue vers toi en Egypte, ils sont à moi ; Ephraïm et Manassé sont comme Ruben et Simon … » Par cette bénédiction les fils de Joseph sont inclus dans le compte des tribus d’Israël, si bien que la tribu de Joseph sera toujours décomposée selon le nom de ses garçons. Joseph est d’une certaine manière reconnu comme un père, comme un patriarche qui engendre deux identités fils.

La condition juive en exil :

Réfléchissons à ces deux noms : Manassé et Ephraïm, l’aîné et le cadet. Ces noms ont été donnés par Joseph en relation avec sa propre histoire. A travers ses enfants il se rappelle son passé et son identité d’hébreu en exil.

Manassé renvoie à l’oubli : « car Dieu m’a fait oublié mes souffrances ».

Ephraïm renvoie à la réussite sociale : « Car Dieu m’a fait fructifier dans le pays de ma souffrance. »

N’est-ce pas là une allusion à la condition juive de l’exil :

Oublier suffisamment nos malheurs pour ne pas rester figé sur notre passé, même si les commémorations sont importantes.

S’investir dans le monde pour le faire fructifier au plan matériel, intellectuel et spirituel.

Philippe HADDAD

 

 

 

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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 17:02

 L'association Europe-Israël a monté une pétition afin d'empêcher l'UNESCO de tomber dans le révisionisme

 

Madame la Directrice,

Le peuple Européen est stupéfait devant les mesures récentes prises par l’UNESCO concernant le Tombeau de Rachel et le Tombeau des Patriarches.

Que nous soyons laics, Chrétiens ou juifs, les deux décisions prisent par l’UNESCO sont choquantes pour l’ensemble du monde occidental. judéo-chrétien

Le peuple Européen s’allie aux diverses communautés juives afin de vous rappeler les points suivants:

1° La demande 184 Ex 37 du Conseil Exécutif de l’UNESCO de retirer le Tombeau de Rachel et le Tombeau des Patriarches de la liste du patrimoine national israélien pour l’appeler « Mosquée de Bilal bin Rabah » est une décision inique, sans aucun fondement historique et outrageante pour l’ensemble du monde judéo-chrétien pour les raisons suivantes:

Le monument en question porte depuis des temps immémoriaux le nom de « tombeau de Rachel ». Les Juifs ne sont pas les seuls à l’appeler ainsi : dans l’histoire les chrétiens et les musulmans ne l’ont jamais appelé autrement !

En 1996, sans aucun fondement historique, religieux ouculturel est apparu pour la première fois l’appellation « « mosquée de Bilal bin Rabah ».

Le tombeau de Rachel a été attribué en exclusivité aux Juifs par le pacha de Jérusalem en 1615. Il a fait l’objet d’un achat par le dirigeant Juif anglais Moses Montefiore en 1841 aux autorités turques. C’est le même Moses Montefiore, qui par respect a construit un mihrab attenant au bâtiment. Le tombeau de Rachel est un lieu célèbre de pèlerinage pour les Juifs. Il ne représente rien de particulier pour les autres religions.

L’Unesco, en avalisant une dénomination idéologique et toute récente, s’associe donc à une entreprise négationniste visant à effacer la mémoire juive des lieux où leurs ancêtres ont vécu et prié depuis des millénaires.

2° La seconde mesure incompréhensible et outrageante est le choix de Téhéran pour la tenue du 23 au 25 novembre 2010 d’un colloque de philosophie sous l’égide de l’UNESCO.

Faire cet honneur à un gouvernement qui maintient son peuple dans un régime de terreur et de déni des droits élémentaires de la personne humaine, en particulier en ce qui concerne les femmes, qui s’agrippe au pouvoir après avoir truqué les résultats électoraux, qui menace continuellement d’anéantissement l’Etat d’Israël membre à part entière de l’ONU, est insupportable.

Quel est l’apport du régime iranien totalitaire à la réflexion philosophique ? La lapidation fera-t-elle partie des thèmes traités ?

Madame la Directrice Générale, l’UNESCO a été créée sur la base de belles et nobles ambitions. Il lui est arrivé dans le passé de faillir sous l’influence de pressions politiques en violant les impératifs de vérité à la base de toute éducation qui mérite ce nom.

Cela s’est traduit par la déclaration honteuse de 1974 sur le sionisme comme racisme. Aujourd’hui, de nouveau, l’UNESCO se trouve à la croisée des chemins.

L’éducation, le progrès et la philosophie méritent de puiser leurs exemples ailleurs que chez le régime iranien. Votre élection a été accueillie avec joie par les partisans de la démocratie et de la liberté. Que restera-t-il demain de ces espoirs ?

L’UNESCO sous la pression Occidentale vient enfin d’annoncer qu’elle ne se rendra pas à Téhéran. Mme BOKOVA vient donc enfin reculer face aux pressions Occidentales.

3° Nous avons été stupéfaits en lisant le rapport sur l’état de la science dans les Etats Arabes rédigé par Adnan Badran de lire que « Entre 1100 et 1350, durant la première partie du Moyen Âge européen (1100-1543), les noms de quelques savants européens apparaissaient dans la littérature scientifique à côté d’un grand nombre de savants musulmans, parmi lesquels Ibn Rushd (Averroès), Moussa ibn Maïmoun (Maïmonide), Tousi et Ibn Nafis. »

Est-il besoin de rappeler à votre honorable institution que Maïmonide était un des plus grands savants juifs de l’âge d’or espagnol, et reste un des Maîtres à penser du Judaïsme ?

Moïse Maïmonide(hébreu : הרב משה בן מימון HaRav Moshé ben Maimon, acronyme ה) רמב »ם) (Ha) Rambam ; arabe: أبو عمران موسى بن ميمون بن عبد الله القرطبي اليهودي

Abou Omrane Moussa ibn Maimoun ibn Abdallah al-Kourtoubi al-Yahoudi « Moïse fils de Maïmoun fils d’Abdallah le cordouan juif » ;grec: Μωυσής Μαϊμονίδης Moyses Maïmonides) est un rabbin andalou du XII ème siecle.

Cette tentative de réécrire l’histoire en effaçant petit à petit 4000 ans d’histoire du judaïsme et par là du christianisme s’apparente à du révisionnisme.

Si l’UNESCO persiste dans cette voie il apparaitra clairement aux yeux du monde Occidental que cette institution est désormais sous la seule influence de l’Organisation de la Conférence Islamique. L’UNESCO perdra ainsi définitivement toute crédibilité et toute raison d’exister.

C’est pourquoi, le peuple Européen vous demande de retirer expressément ces diverses décisions, ainsi que de corriger l’erreur volontaire sur Maimonide.

 

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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 16:10

Pendant que le président iranien Ahmadinejad répète à qui veut l’entendre son hostilité à l’égard d’Israël, il est un symbole de l’État hébreu qui touche en plein cœur la capitale iranienne, sans provoquer la moindre réaction gouvernementale.

Ainsi, le site internet iranien Parsine révèle qu’une grande étoile de David repose sur le toit du siège de la compagnie aérienne officielle de la République islamique d’Iran, Iran Air, au sein de l’aéroport Mehrabad de Téhéran. Et c’est au logiciel américain Google Earth, qui offre grâce aux satellites une vision aérienne du monde entier, que le site iranien doit son étrange découverte.

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Mais celle-ci ne serait ni le signe d’une frappe israélienne à venir sur les installations nucléaires iraniennes, ni la preuve confirmant les rumeurs selon lesquelles le président iranien aurait des origines juives. Selon le site, repris par Al Arabiya et le Figaro.fr, l’étoile à six branches serait plutôt le fait d’ingénieurs israéliens qui ont construit le bâtiment il y a plus de trente ans, à l’époque du Shah d’Iran, qui entretenait des relations autrement plus amicales avec l’État d’Israël. « Durant le règne du fils Pahlavi, un grand nombre de sociétés israéliennes ont œuvré dans la construction de grandes installations iraniennes », révèle ainsi le site Parsine, qui en profite pour détailler l’étroite relation qui a lié les deux pays avant la Révolution islamique :

« L’historique des relations entre l’Iran et Israël, remonte aux débuts du règne du Shah d’Iran, Mohammad-Reza Pahlavi. Le gouvernement iranien, à l’époque dirigé par le Premier ministre Mohammad Sa’ed Maraghei, a reconnu de facto le Régime sioniste (c’est ainsi que la République islamique nomme l’État d’Israël), un an après sa création (le 14 mai 1948) et a ouvert sur place un Consulat.(…) Mais le 7 juillet 1951, le Premier ministre Mohammad Mossadegh, a annulé la reconnaissance officielle du régime israélien ».

« Si les relations entre l’Iran et le régime israélien durant ces années s’étendaient sur plusieurs domaines, la plupart des échanges concernaient la transaction d’armes et d’équipement militaire. Comme pour les Etats-Unis, le Régime d’Israël vendait des armes à l’Iran en échange de pétrole. L’importance de cette relation est devenue encore plus apparente au moment du boycott des exportations de pétrole de la part de l’OPEC. Le gouvernement iranien achetait chaque année à Israël plus de 500 millions de dollars d’armes qui comprenaient toutes sortes d’équipement militaire ».

« Le Régime israélien, durant l’époque Pahlavi, travaillait en Iran dans les domaines de la modernisation de l’agriculture, de la défense aérienne, du tourisme, ainsi que dans la formation de 1500 spécialistes de la « coopérative de construction ». En ce qui concerne la coopération commerciale, en 1973, Israël exportait pour 33 millions de dollars vers l’Iran. Ce chiffre est passé en 1974 à 63 millions de dollars et en 1977 à 195 millions de dollars. En 1978, le régime israélien a envoyé en Iran 7% de la totalité de ses exportations (soit 225 millions de dollars). La compagnie aérienne israélienne El Al a inauguré en 1960 ses vols entre l’aéroport international de Mehrabad (Téhéran) et l’aéroport international Ben Gourion (Tel Aviv) ».

Parsine rappelle toutefois qu’en 1975, soit toujours pendant le règne du Shah, « l’Iran a voté en faveur de la résolution 3379 des Nations Unies, qui considère le sionisme comme une forme de racisme ». Le site iranien conclut en s’étonnant que « 32 ans après la victoire de la Révolution islamique, la figure de l’étoile de David, le symbole officiel d’Israël, subsiste et n’ait pas été touché ».

L’histoire des juifs en Iran ne se cantonne à des échanges commerciaux ou au travail de quelques ingénieurs israéliens. Bien au contraire, il existe toujours en République islamique près de 30 000 Juifs, qui forment l’une des communautés juives les plus anciennes du monde et de la diaspora. Elle s’étend en effet sur près de 2 700 ans.

Il demeure en Iran une communauté de Juifs mizrahim (orientaux) depuis le VIIIe siècle av. J.-C. Ses membres descendent des Juifs qui sont restés dans la région après l’exil en Babylone, lorsque les rois achéménides de l’Empire perse ont libéré de cette ville de nombreux Juifs et leur ont permis de retourner à Jérusalem. Le Judaïsme est une des plus anciennes religions pratiquées en Iran, près de 1 300 ans avant l’invasion arabe et l’instauration de l’Islam, mais aussi avant la Bible qui relate d’ailleurs l’histoire des Juifs en Perse.

Avant la création d’Israël, l’Iran comptait la plus grande communauté juive du Moyen-Orient avec 150 000 membres. Depuis, 75 000 d’entre eux ont émigré en Israël et 45 000 aux Etats-Unis, notamment en Californie. D’ailleurs, l’actuel maire de Beverly Hills, Jimmy « Jamshid » Delshad, est un Juif iranien né en Iran avant la Révolution. En 1978, 85 000 Juifs vivaient toujours en Iran. Aujourd’hui, le pays compte toujours la plus grande communauté juive de tout pays musulman, ainsi que la seconde au Moyen-Orient, derrière Israël.

Les Juifs d’Iran sont reconnus comme minorité religieuse au même titre que les Chrétiens et les Zoroastriens (mais pas les Bahaïs), et disposent au Parlement iranien d’un siège permanent, occupé par le député Siamak Moresadegh. Ils sont libres d’étudier l’hébreu à l’école, de prier dans les synagogues, d’acheter des produits casher, et ont même le droit de boire de l’alcool chez eux.

Pourtant, même si elle jouit, en théorie, de tous les droits des Iraniens musulmans, la communauté juive se fait très discrète en Iran. Gare à eux en effet de sortir de leur silence, à l’instar de toutes les autres minorités du pays. En 1999, en pleine présidence du réformateur Mohammad Khatami, treize Juifs iraniens des villes de Shiraz et d’Ispahan, dont un rabbin et des enseignants, ont été arrêtés sous prétexte d’espionnage pour Israël et les États-Unis. Ils ont été relâchés en 2003 sous la pression internationale.

S’il est vrai qu’aujourd’hui, la République islamique et Israël n’entretiennent plus aucune relation, il est intéressant de noter que l’ex-président israélien Moshe Katsav, ainsi que l’ex-ministre israélien de la Défense, ancien chef d’État major de l’armée israélienne, et actuel ministre des Transports, Shaul Mofaz, sont tous deux nés en Iran et ont quitté le pays pour Israël alors qu’ils étaient enfants. D’ailleurs, en avril 2005, lors de l’enterrement du pape Jean-Paul II au Vatican, le président israélien de l’époque, Moshe Katsav, a affirmé avoir serré la main de son homologue iranien, le réformateur Mohammad Khatami, et avoir échangé quelques mots en persan avec lui. Une allégation démentie par ce dernier.

 

 

 

 

 

 

 

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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 10:45

 

hatikva

Le peuple juif est à la croisée des chemins. Montré du doigt après l'épisode de «la flottille», voici l'Etat d'Israël qualifié de «fasciste» parce qu'il demande à ses ressortissants arabes d'accepter les lois du pays où ils vivent.

 

 

Serions-nous seuls à ne rien devoir leur demander en contrepartie de ce qui leur est offert: du travail, des services sociaux, la santé, l'éducation? En quoi serait-il offensant pour eux de reconnaître qu'ils vivent en terre juive? Combien de juifs ont vécu et vivent encore dans les pays du Maghreb ou d'Europe? N'avons-nous pas respecté - et ne respectons-nous pas aujourd'hui- les lois de toutes ces nations dans lesquelles nous avons parfois trouvé refuge et «survécu»? N'avons-nous pas participé - et ne devrions-nous pas participer demain - à leur épanouissement? Mieux que cela, ces nations, nous les avons respectées tout en étant bafoués...

 

 

Aujourd'hui, la communauté juive française est impliquée, associée à la nation. Pourquoi ce qui est vécu et accepté dans le monde et en France ne le serait-il pas sur notre terre? Israël forme, aide, soutient, construit la vie de plus d'un million et demi de Palestiniens vivant sur son territoire, s'y couchant et s'y réveillant tous les jours, avec les mêmes droits que les Israéliens. Mais, une fois de plus, certains semblent dire qu'un musulman vivant en Israël ou ailleurs, en France, dans nos cités, n'a pas à se conformer à la loi du pays dans lequel il vit, qu'il a toute légitimité à critiquer son bien-fondé, comme si celle-ci ne pouvait, une fois pour toutes, le concerner.

 

 

Israël est une démocratie qui accepte en son sein l'étranger, parce que notre loi biblique nous a appris à le respecter. Alors, ne nous trompons pas de cible! Les leaders palestiniens ne veulent à aucun prix reconnaître Israël et enseignent aux enfants des

 

écoles, sur notre territoire même - un comble ! - la haine du juif. Comment, dans ces conditions, construire la paix?

Nous avons quitté les ghettos, les mellahs, nous sommes de retour après 2000 ans sur notre «Terre promise» -pardon, sur la terre qui tient toutes ses promesses !-, que celui qui veut vivre heureux vienne donc et s'y installe, la serve de tout son cœur et de toute son âme au lieu d'attendre la

reconnaissance du monde qui ne se viendra jamais. Soyons nous-mêmes convaincus que, là-bas, à Jérusalem, l'histoire du peuple juif se fait, l'histoire du peuple juif continue, l'histoire du peuple juif devient cette réalité tant rêvée.

 

 

Nous continuerons à lutter pour que tant de mauvaise foi cesse autour de nous et que les juifs du monde se reconnaissent entre eux en tournant leur cœur vers Jérusalem. Car la vraie reconnaissance -la seule vérité pouvant faire avancer la paix- est bien celle des cœurs !

 

MICHAËL ABIZDID

TRIBUNE JUIVE

michael@tribunejuive.com

«On peut défaire n'importe quel bonheur par la mauvaise volonté.» Emile-Auguste Chartier, dit Alain.

 

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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 10:55

Vayigach

 

L'article de Dieu

 La paracha de la semaine dernière Mikets et celle de cette semaine Vayiguash présente les vingt années de la vie de Joseph depuis sa vie de berger auprès de son père Jacob, jusqu'à sa réconciliation avec ses frères. Nous retiendrons cette semaine une leçon qui apparaît à la lecture minutieuse des versets. (Pour bien suivre cette courte, nous vous conseillons de prendre une Bible hébreu- français ou de consulter sefarim.fr).

Dieu de pharaon et « Le » Dieu de Joseph

 Nous commencerons par le texte de la semaine dernière, quand Joseph est appelé par le pharaon pour l'interprétation des rêves du souverain.

Ecoutons le dialogue dans sa littéralité hébraïque :

« … Et j'ai entendu sur toi qui tu entends les rêves pour les interpréter ». (Gn 41, 15)

Aux yeux de pharaon cet esclave hébreu possède un don particulier.

Sur ce, Joseph répond, pour remettre « les pendules à l'heure » :

« Nullement moi, c'est Dieu (Elohim) qui répondra pour la paix de pharaon. » (Gn 41, 16)

Lors de cette première réponse, Joseph mentionne Elohim, Dieu (sans l'article défini) selon le langage de pharaon. Le fils de Jacob se refuse à tirer la moindre gloire de ce don, il ramène ainsi l'honneur (kavod) à Dieu Lui-même.

Mais après la description des rêves, Joseph change de langage, par un petit détail signifiant à nos yeux, il dit :

« Le rêve de pharaon est un [et non pas deux], ce que Le Dieu va faire, je vais le montrer au pharaon ». (Gn 41, 28).

Joseph a compris le message qui concerne l'économie de l'Egypte : sept années d’abondance suivies de sept années de disette. Ce bouleversement de la nature qui va se traduire par la suspension des crues du Nil et des chutes de pluie procède du Dieu un. C'est pourquoi, il est possible de traduire h'alom éh'ad hou soit par « rêve un, c'est » soit par « rêve de Celui qui est un, c'est » ; du point de vue grammatical les deux lectures sont possibles sans le moindre forçage.

 

Fort de ce savoir, Joseph ne se réfère plus à Dieu, qui pourrait désigner une divinité égyptienne, mais il mentionne Haélohim « Le Dieu », c'est-à-dire le Dieu distinct du monde et Créateur de ce monde.

Pharaon n'assimilera pas la leçon, puisqu'il continuera à mentionner Elohim, Dieu, sans l’article.

« Le pharaon dit à Joseph : Puisque Dieu (Elohim) t'a fait connaître tout cela, il n'y a personne qui soit aussi intelligent et aussi sage que toi. » (Gn 41, 39).

Dans cette rencontre, ce sont deux conceptions de Dieu qui s'opposent : pour pharaon, Dieu est une puissance naturelle, parmi d’autres puissances, qui fait déborder le Nil régulièrement, mais qui pour des raisons connues d'elle seule, retiendra ses bienfaits durant sept ans.

Pour Joseph, porteur du message hébraïque, Dieu unique ne s'identifie pas à la nature, Il se révèle à travers la nature, tout en restant séparée d'elle. Cette disette s’inscrit dans un dessein divin[1].

A partir de ce moment, Joseph utilisera haélohim Le Dieu, en référence au Dieu créateur. Plus tard, sans révéler son identité, il déclare à ses frères en égyptien ce que le traducteur dira en hébreu :

« C'est Le Dieu que je vénère ». (Gn 42, 18).

A la fin de la paracha de la semaine dernière, c’est dans la bouche de Juda, le frère de Joseph, que l’on retrouve la référence à Haélohim :

« Juda répondit : Que te dire, mon seigneur ? Comment parler ? Comment nous justifier ? Dieu (Haélohim) a trouvé la faute de tes serviteurs. Nous sommes tes esclaves, aussi bien nous que celui aux mains de qui a été trouvée la coupe ! » (Gn 44, 16)

Ici Juda se réfère à Dieu comme garant de la morale, le Dieu des Hébreux, et non à une divinité locale.

Enfin dans la paracha de la semaine, lorsque Joseph se révèle à ses frères, il mentionnera Haélohim :

« En fait, ce n'est pas vous qui m'avez envoyé ici, c'est Dieu (Haélohim); il m'a fait père du pharaon, maître de toute sa maison et gouverneur de toute l'Egypte. » (Gn 45, 8)

Il y a « Dieu » et « Dieu »

 En conclusion, nous dirons que la mention seule de « Dieu » dans un langage ne signifie pas que nous parlions du même Dieu : s’agit-il d’une divinité, du Dieu des philosophes, du Dieu des scientifiques, ou bien de Celui dont parle la Torah et qui révélera son nom à Moïse ?

Pharaon ne connaissait que les puissances naturelles (Nil, soleil, animaux, etc.) ; depuis Abraham, les Hébreux se réfèrent à un Dieu personne (qui dit « je »), qui interpelle les hommes par leur nom, qui invite à pratiquer l’éthique monothéiste, qui définit le bien et le mal, et qui annonce les promesses.

Philippe Haddad

Allumage de la sixième bougie de Hanouka

à la Synagogue de Nîmes

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  • Responsable communautaire, j'ai souhaité créer, avec ce blog, le lien humain et amical qui nous fait tant défaut dans ce monde égoïste
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