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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 19:09

 

Cette année, le calendrier nous y amène : voici le premier Pourim qui se présente. Apparemment, il fonctionne comme une sorte de «répétition générale». Nous ne sommes que dans le premier Adar, le mois supplémentaire ajouté pour harmoniser les cycles solaire et lunaire. Or, la fête de Pourim ne tombera que dans un mois, avec la venue du Adar régulier, le second cette année. Et pourtant, c'est effectivement un Pourim qui nous est annoncé en cette fin de semaine. Certes, on n'y accomplira pas les commandements caractéristiques de la fête : lecture de la Méguila, échange de cadeaux comestibles, dons aux pauvres etc. C'est si vrai que, s'il fallait encore souligner l'idée, le jour en question est dénommé «Pourim  Katan» ou «petit Pourim». On ne saurait être plus clair pourrait-on penser. Ce jour ne serait donc qu'un écho, une vague métaphore de la célébration à venir... Mais son nom est bien là - Pourim - avec tout son éclat de joie, avec toute sa puissance de réussite et de bonheur ! Peut-être faut-il mieux comprendre ici le sens du mot «petit» ? Le récit de la création du monde l'utilise de manière profondément significative. D.ieu, dit-il, créa «le grand luminaire» - le soleil - et «le petit luminaire» - la lune. Cette formulation est littéralement fondatrice d'une manière d'être et de ressentir. De fait, dans ce cas, le «petit» possède un élément irremplaçable: il est le reflet du «grand». Matériellement, la lune n'éclaire que parce qu'elle reflète la lumière du soleil. Certes, elle n'a pas la grandeur de cet astre majeur, cependant elle resplendit toujours dans la nuit et ne perd rien de ce qu'elle reçoit. Loin d'être une présence passive, sa clarté fait du monde un lieu plus accueillant quand c'est l'obscurité qui règne. D'une certaine manière, sa «petitesse» a plus un abord d'humilité que d'impuissance. N'y a-t-il pas, dans cette comparaison, une évocation fidèle d'une journée qui s'intitule «petit Pourim» ? Sans bruit ni tumulte, elle nous introduit déjà au beau temps de l'allégresse. En notre époque où, bien souvent, seul ce qui fait vacarme a droit de cité, une précieuse leçon apparaît ici. Etre «petit», c'est parfois être «grand». C'est avancer avec assurance dans un chemin de lumière en assumant totalement ce que l'on est car la lumière remporte toujours tous les combats. Etre «petit», c'est aussi connaître son rôle et le sens de sa vie. Eclairer le chemin... comme Pourim, du «petit» au «grand».

Haïm NISENBAUM

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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 18:33

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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 18:03

CRIF 91X89Le 9 Février dernier se déroulait le traditionnel diner du CRIF. Ce rendez vous annuel s’est transformé au fil des années.

 

Initialement prévu pour être un moment d’échange entre le chef du gouvernement et la communauté, il est devenu avec le temps, et surtout par sa retransmission intégrale à la télévision, une tribune d’où les deux intervenants s’adressent à tous les français devant les représentants politiques, diplomatiques et communautaires.

 

Cette médiatisation a fait de ce diner, non plus un lieu d’échange, mais bien une occasion d’envoyer certains messages.

 

Dans son intervention, le président du CRIF de rappeler les préoccupations de la communauté juive, son attachement à Israël et sa fidélité à la nation française.

 

Cette année le président Sarkozy, invité pour la deuxième fois  à ce diner utilise avec brio cette tribune pour s’adresser à la population française.

 

Ainsi, réaffirmant son amitié pour Israël et son attachement  à la communauté juive, il envoie par son discours un message que nous nous devons d’analyser.

 

 Avec force, il  nous a parlé de son intransigeance face à l’antisémitisme.

 

Avec conviction, il a rappelé son aspiration à voir Guilad Shalit libéré.

 

Avec fermeté, il a condamné un Iran nucléarisé.

 

Avec passion, il nous a parlé de l’espoir qu’il a face à ce printemps des peuples qui, de Tunis au Caire, aspirent à la liberté ; tout en restant prudent quant aux étapes à venir et espérant voir la démocratie triompher mais en n’excluant pas les risques de dérives brutales ou totalitaires !

 

Il a rappelé  le devoir des nations et donc de la France d’aider ces mouvements mais de ne surtout pas s’ingérer !!!

L’ingérence ! Un mot tellement fort et avec tant de significations ! Surtout, lorsque quelques phrases plus loin, le président Sarkozy, en ami fidèle, ce que personne ne peut contester, rappelle son désir de voir Israël enfin en paix avec ses voisins.

 

C’est alors qu’il déclare, je cite : « la meilleure sécurité pour Israël est l’existence à ses côtés d’un état palestinien démocratique, viable et souverain ». Appelle : « Israël à reprendre les pourparlers », plaide : « pour une reprise des discussions entre la Syrie et Israël ». Et d’ajouter : « quelle transformation stratégique pour Israël si une normalisation avec la Syrie était accompagnée d’une restitution du Golan » !!!

Monsieur le président de la République, je sais combien votre aspiration à la paix pour Israël est sincère mais ne pensez-vous pas que là, il y a ingérence ?

 

 Ne pensez-vous pas que le printemps des peuples devrait d’abord souffler sur Gaza, Beyrouth, Téhéran et Damas avant de voir Israël avancer vers des négociations de paix que chaque israélien appelle de ses vœux tant il n’en peut plus d’entendre le bruit des menaces et des armes.

Monsieur le président de la République, en Israël, et vous le savez bien, la grande majorité du peuple et des politiciens est prête à saisir la moindre main tendue sans autre condition préalable, aujourd’hui comme hier avec la Syrie avec son régime dictatorial, que la reconnaissance mutuelle.

 

Monsieur le président de la République, merci de votre présence et de votre amitié. Mais je me souviens de votre discours d’il y a deux ans au cours duquel vous avez parlé de la division de Jérusalem. Aujourd’hui vous nous avez parlé de la restitution du Golan.

 

J’espère que l’année prochaine vous pourrez nous annoncer que les voisins d’Israël sont prêts à faire le pas vers sa reconnaissance dans des frontières qui lui assureront une sécurité qui ne dépend que de lui-même.

Mais permettez-moi de douter des garanties internationales.

 

Monsieur le Président de la République, vous êtes un ami, restez-le et restez vigilant. Nous, nous le resterons pour l’amour de la France et d’Israël.

 

Gil TAÏEB

 

 

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10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 10:35

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L’absence de Moïse

 

 L’une des particularités de notre paracha est l'absence du nom de Moïse. En effet, à aucun moment Moïse n’est cité nominativement. L'étonnement peut être justifié, car le fils d'Amram apparaît du début de l'Exode (sa naissance) jusqu'à la  fin de la Torah (sa mort).

 

Pourquoi le nom de Moshé n’est-il pas mentionné ici ? Pourquoi est-il évoqué uniquement comme un ata, « toi » : « Et toi, ordonne aux enfants d'Israël… »

 

La  raison nous est offerte par le Midrash, qui voit dans cette occultation, la conséquence de la demande du prophète, après la faute du veau. 

 

Suite à la volonté divine de recommencer l'histoire d'Israël uniquement à partir de Moïse, ce dernier déclare : « Pardonne donc à ce peuple-là, sinon efface-moi de Ton livre. » Et le Midrash de déclarer : « Toute parole d'un homme juste ne revient jamais vide. » Rivka avait dit :  « Pourquoi vous perdrai-je tous les deux ? » La tradition nous annonce que Jacob et Esaü sont morts le même jour. En prononçant  sinon efface- moi de Ton livre, Moïse a vu son nom disparaître de la paracha Tétsavé.

 

Freud nous a appris qu'aucune parole n'était jamais vaine. Le lapsus, le jeu de mots, la méprise, toutes ces formes verbales  expriment un discours sous le discours.

Dans quel contexte, exprime-t-il sa requête ? Après la faute du veau d'or. L'Eternel veut construire une nouvelle identité d'Israël, à partir de Moïse, disons à partir de la seule tribu de Lévi, restée fidèle au monothéisme.

 

Dans ce dialogue anthropomorphique, Dieu se situe au plan de la rigueur absolue. Il veut créer une élite juive. Nous connaissons ce thème dans le Midrash. « Le Saint, béni soit-il, voulut créer le monde à partir de l'attribut de justice, mais constatant que le monde ne pouvait subsister, Il ajouta l'attribut de miséricorde. » Au plan de la justice absolue, seul Moïse est choisi, car seul Moïse est resté fidèle (avec la tribu de Lévi). Mais Moïse n'accepte pas cette élection, qui est sélection. Pour le peuple d'Israël, l’identité nationale précède l’identité religieuse. Dieu est le Dieu des patriarches, c'est-à-dire le Dieu de tout Israël, du juif fidèle ou oublieux. Utilisons des images modernes : Dieu est le  Dieu du juif de Tel-Aviv et du juif de Jérusalem. Bien sûr, la vocation d'Israël se situe du côté de la fidélité, du côté de Jérusalem, du côté de la maison d'étude, mais tout juif est un Moïse potentiel. Comme l'enseigne Rambam : « Tout homme peut choisir d'être comme Moïse ou comme Bilaam. » Moïse met alors sa propre existence spirituelle en jeu pour sauver tout Israël. Il est exemple du vrai pasteur. Son  pouvoir est vraiment un sacerdoce, et non une domination.

 

Cette occultation de Moïse dans notre paracha souligne vraiment son humilité. Il n’existe que pour Israël. Il ne tombera jamais dans l’abus de pouvoir, il restera jusqu’au bout le berger fidèle, fidèle à Dieu et fidèle à son peuple, l’un n’allant pas sans l’autre.

 

Philippe HADDAD

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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 09:43

Il Paraitrait  que les musulmans ne sont pas, tous, des fous d’Allah. Alors, vous messieurs les intellectuels arabes, prenez vos plumes et vos crayons et dessinez nous la vie belle et prospère que nous espérons tant. Que revienne l’âge d’or des trois religions fêtant la vie comme elle ne l’a jamais été avec des rires et des chansons et que les tambours de l’inconscience cessent à tout jamais. Que chantent les nouveaux innocents, ces enfants au cœur d’or que les hommes continuent à violenter et que se taisent les clameurs du jugement dernier. Que se rebâtissent les églises, les mosquées et les synagogues et que disparaissent les fanatiques, les mécréants et les assassins. Que dans une grande farandole de bonheur, les êtres humains redeviennent des êtres humains avec le bonheur pour seul droit, seul devoir et seule ambition.

 

Que disparaisse la stupidité de ce monde de brutes et que la douceur trouve enfin sa place dans le concert des nations.

 

Faire la guerre. Pour qui et pour quoi ? Les hommes sont-ils, donc, tous fous ? Trouvez- moi une raison de tuer une personne que vous ne connaissez même pas ! Expliquez-moi pour quelle raison tenir un fusil, jeter une grenade, tuer des hommes, des femmes, des enfants?

 

Une grand mère douce de tendresse pour ses petits enfants, un ami au regard sincère qui vous tient la main sur un lit d’hôpital, un inconnu qui vous croise dans la rue en vous disant simplement bonjour, un maçon qui chante en travaillant sur un échafaudage ou un pêcheur, le visage buriné par le vent et le sel marin, exténué par une nuit de tempête mais heureux de rentrer chez lui, les cales remplies de poissons, ce sont des images d’une vie, plus respectable que la mort dessinée à chaque instant par des hommes qui ne méritent même pas les larmes de sang que versent leurs mamans.

 

Eternellement optimiste, je veux l’être comme je veux être un utopiste invétéré dans un monde qui ne crache, par ses médias, que des images de feu et de mort.

 

Je ne suis qu’un pauvre bougre pied noir né en Algérie, juif jusqu’au bout des ongles, mais qui espère en une vie harmonieuse avec les Arabes, mon autre famille auprès de laquelle je me sens si proche par tout ce qui nous rassemble et nous ressemble, par la couleur des yeux, des cheveux, de la peau si mate qu’elle se rit du soleil généreux d’Algérie ou d’ailleurs, de la façon de parler avec des mots coincés entre l’orient et l’occident et un accent qui chante tous les soleils de la méditerranée. Oui, je me sens proche de ce musulman d’Algérie qui partageait sa kesrah avec mon beignet italien, que je dribblais au football de mon quartier et qui transpirait la même sueur au soleil de ma jeunesse. Je me sens proche de la misère que d’autres lui ont léguée, perdu entre sa destinée et le respect des traditions familiales qui sont très proches de mon judaïsme oriental. Oui, je me sens proche de mon enfance, de ma jeunesse et de ma communauté sépharade d’Algérie mais je me sens également très proche de mes amitiés musulmanes car nous partagions des odeurs entêtantes, des plats aux mille épices, un langage gestuel et une sentimentalité à fleur de peau, de la musique judéo-orientale et des souvenirs des gens de ce pays.

 

Si le fanatisme des islamistes est éradiqué, alors tout sera possible. Mais tant de malades se réclament de la barbarie, tant de musulmans crient leur haine de l’occident sans que le monde libre

ne réagisse, tant de mansuétude accompagne toute critique de l’Islam que les islamistes me semblent avoir encore de beaux jours devant leurs campagnes de dénigrement et leurs bombes inhumaines.

 

C'est la raison pour laquelle, tout ralliement à la défense de l’occident est un acte de salubrité publique. Mettons de côté le racisme imbécile des anti-arabe, des anti-juif, des anti-sémite, des anti-blanc, des anti-tout et considérons seulement la sauvegarde de l’occident.

 

Hubert ZAKINE

 

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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 17:21

 

Les événements du Caire font couler beaucoup d'encre dans les médias internationaux et sont accompagnés de toutes sortes de commentaires et de prises de position qui nous interpellent.

A l'image si souvent reprise de "l'effet dominos "suite à la "révolution du Jasmin" Tunisienne, je préfère parler de l'effet Tremblement de terre que ces événements récents peuvent produire dans tout le moyen orient.

La révolte du Caire, expression légitime du peuple en colère face à une situation économique dramatique ne répond pas aux mêmes schémas que la révolution tunisienne et n'aura pas les mêmes conséquences !

Au niveau international, les événements égyptiens ont mis en lumière la faiblesse et le manque d' analyse de l'administration américaine .

Le président Obama , ne prenant aucun recul face aux effets de cette révolte et aux dommages que provoquent ses déclarations .

Une erreur que tous les égyptiens soulignent.

Ainsi, tous s'accordent à revendiquer la propriété du mouvement et rejettent avec force toute ingérence étrangère.

L'administration Obama se trouvant aujourd'hui discréditée auprès d'un allié fidèle depuis 30 ans et défiée par les frères musulmans qui prennent jour après jour plus de pouvoir dans cette révolution à grands risques.

Comment ainsi, ne pas s'interroger sur la fiabilité et la fidélité américaine vis à vis de ses alliés.

Comment ne pas douter des garanties internationales si souvent proposées ?

Comment enfin ne pas partager l'analyse faite par Fouad Ben Eliezer, ancien général, ancien président du Parti Travailliste, ancien ministre de la défense et actuel membre du gouvernement israélien qui, interrogé par la radio Galei déclare :

:"Quand je l'ai vu à la télévision annoncer son départ, j'ai eu beaucoup de peine devant cet écroulement. Car Moubarak est resté à nos côtés pendant 30ans, c'est un dirigeant fort, ayant fièrement gardé les engagements de Sadat, en suivant ses traces. Il a toujours mis en avant l'importance stratégique du traité de paix avec Israël, base de la stabilité au Moyen Orient".

Et de rajouter lorsqu'on lui demande s'il pensait que Moubarak allait obéir aux injonctions américaines et partir tout de suite, ou s'il allait s'en tenir à son discours et attendre les élections de l'automne, il répondit:

"Je ne suis pas un prophète. L'armée est toujours derrière lui, comme un bouclier d'acier. La question est de savoir si elle interviendra pour disperser la foule des manifestants… une chose est claire, pour nous c'est une énorme perte"

Il poursuit :

"C'est l'histoire qui nous donne des leçons. Le président Carter avait proposé que le Shah d'Iran parte en douceur, pour laisser sa place à Khomeini. De même à Gaza, les américains sont venus y superviser des élections démocratiques, qui ont amené le Hamas au pouvoir. S'il y a des élections en Egypte comme le veut l'administration Obama, je serais surpris si les Frères Musulmans ne gagnent pas… On aura un nouveau Moyen Orient, radical, islamique et extrémiste".

Il ajoute: "Les Américains ne mesurent pas encore l'étendue de la catastrophe où ils ont poussé le Moyen Orient. Il est encore trop tôt pour porter un jugement, mais ce n'est pas la 1ère fois qu'ils se trompent.

Malheureusement ils sont aussi les parrains du gel de la construction en Judée et Samarie. Aucune administration américaine ne l'a fait auparavant…".

Ben Eliezer conclut en parlant des dirigeants de l'Autorité palestinienne (AP) qui risquent de subir le même sort que celui de Moubarak: "On devrait accélérer le processus de paix avec l'Autorité Palestinienne, avant que l'administration Obama ne s'en mêle et impose une solution".

D'autres analystes concluent à l'inverse que ce n'est pas le moment de conclure un accord avec des gens dont l'avenir est hautement incertain.

Gil Taieb

 

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 17:22

 

michkan-construction

 

Il est demandé au peuple d’Israël de faire don de 15 matériaux – or, argent, cuivre ; laine teinte de bleu, de pourpre et de rouge ; lin, poils de chèvre, peaux d’animaux, bois, huile d’olive, épices et gemmes – desquels D.ieu dit à Moïse « Ils Me feront un sanctuaire et Je résiderai parmi eux. »

Au sommet du mont Sinaï, Moïse reçoit des instructions détaillées sur la façon de construire cette demeure pour D.ieu afin qu’elle puisse être facilement démontée, transportée et réassemblée lors du voyage du peuple dans le désert.

Dans la pièce la plus intérieure du sanctuaire, derrière un rideau artistiquement tressé, se trouvait l’arche contenant les tables du témoignage sur lesquelles étaient gravés les Dix Commandements ; sur le couvercle de l’arche, se tenaient deux chérubins ailés, taillés dans un bloc d’or pur. Dans la pièce extérieure se dressait la Ménorah à sept branches et la table sur laquelle les « pains de proposition » étaient disposés.

Les trois murs du sanctuaire étaient composés de l’assemblage de 48 planches de bois qui étaient chacune recouverte d’or et tenue par une paire de socles en argent. Le toit était constitué de trois couches de couvertures : a. des tapisseries multicolores de laine et de lin, b. une couverture de poil de chèvre, c. une couverture en peau de bélier et de ta’hach. Face à l’entrée du sanctuaire, une tenture brodée était tenue par cinq poteaux.

Entourant le sanctuaire et l’autel recouvert de plaques de cuivre, il y avait une clôture de tentures de lin soutenues par 60 poteaux en bois comportant des crochets et des ornements en argent et renforcées par des pieux de cuivre.

Israel Boccara

 

 

Libéré de la servitude en Egypte, affranchi de toute idolâtrie grâce au Décalogue et aux Lois destinées à assurer une vie sociale harmonieuse, le peuple d'Israël va maintenant s'apprêter à assumer son destin unique de Royaume de Prêtres et de Nation Sainte.

  Dans cette sidra, D.eu ordonne à Moïse d'inviter les enfants d'Israël à prélever de leurs biens, volontairement, pour une offrande, des matériaux en vue de la construction d'un sanctuaire dans le désert. Cette offrande sera faite pour l'Eternel.

  Le verset 8 du ch. XXV de l'Exode se lit comme suit : " Ils me feront un sanctuaire, et je résiderai au milieu d'eux ". On se serait attendu à lire " et j'y résiderai ". Nos commentateurs soulignent que la Providence Divine est omniprésente, mais que la construction du Sanctuaire fera que la Présence Divine se trouvera partout où se trouveront les enfants d'Israël. Par le culte qu'ils rendront à l'Unique, ils bénéficieront de sa protection et apporteront ce faisant la bénédiction à toute l'humanité, qui en " puisera " la spiritualité nécessaire à son bien-être.

 Dans le traité " Soucca " du Talmud de Babylone [page 55a], on évoque la destruction du Temple de Jérusalem dans ces termes : " Malheur aux Nations, qui ont perdu et ne savent pas ce qu'elles ont perdu ; quand le Beth Hamikdache (temple de Jérusalem) existait, l'autel [où se faisaient les sacrifices] était pour elles source de pardon, et maintenant, qui leur apporte le pardon? "

  En effet, à l'occasion de la fête des Tabernacles " SOUCCOTH ", 70 sacrifices étaient offerts, au Temple de Jérusalem, pour les 70 Nations, afin que leurs fautes soient pardonnées.

  C'est dire toute l'importance que les détails techniques (qui peuvent paraître rébarbatifs), contenus dans la Sidra " TEROUMA " concernant la construction du Sanctuaire et les différents mobiliers, ustensiles et outils qui doivent s'y trouver, revêtent dans l'économie du Judaïsme.

Proverbe de la semaine : "Acquérir la sagesse, combien cela est plus

précieux que l'or fin ! S'enrichir en sagacité vaut mieux que l'argent"(Proverbes XVI, 16).

CHABBATH CHALOM !

 

 

Leon Masliah

 

 

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 10:05

 

 dimanche 30 janvier 2011

 Les sujets d'actualité ne manquent pas, mais j’ai choisi aujourd'hui d'aborder un sujet qui fait couler beaucoup d'encre en Israël et remue beaucoup de consciences !

Je veux vous parler du problème des conversions dans Tsahal.

Il ne serait venu à l'esprit d'aucun d'entre nous de remettre en question la validité de celles ci, lorsque l'on sait le sérieux et la valeur de ces grands rabbins de Tsahal qui, contrairement à d’autres, sont, non seulement porteurs de la tradition juive et de la halaha mais participent à la défense de la terre juive d' Eretz Israël . Dignes descendant du Rav Cook et assumant avec fierté "Thora ve Tsion"

Ils font de Tsahal, non seulement l'armée d’Israel mais une armée juive dans laquelle la cacherout est respectée , les fêtes sont honorées et l'éthique juive est enseignée .

Donc, jamais, je n'aurai pu imaginer que des jeunes, désireux de rejoindre l'alliance d’Abraham, donnant les plus belles années de leur jeunesse et conscient du sacrifice que demande le service dans Tsahal, puissent se retrouver au centre d'une polémique quant à la validité de leur judaïsme

Jamais, je n'aurai pu imaginer, que des grands sages actuels, garant du judaïsme et de ses règles, puissent se confronter et s'opposer face à ces conversions !

Jamais , je n'aurai pu imaginer que la division se fasse entre Rabbins Ashkénazes et Séfarades devant  un problème aussi important et essentiel que celui de reconnaitre comme Juif , des jeunes qui pour beaucoup ont été victimes de l'antisémitisme dans leur pays d'origine et qui ont rejoins la terre de leurs ancêtres !

Comment est il tolérable de voir d'un coté, le grand Rabbin Sépharade Shlomo Amar, défendre et accepter ces conversions et de l’autre, entendre le rejet de celles ci par des autorités orthodoxes Ashkénazes ?

Comment pouvons nous supporter de voir s'affronter les 2 piliers de notre judaïsme !

Comment peut on accepter de voir Israël être divisé ,alors que nous avons plus que jamais besoin d'unité face aux dangers qui sont aux portes de ce petit pays !

Pour moi, simple juif qui aime et soutien Israël, je ne peux supporter ces luttes inutiles.

Je ne peux tolérer cette coupure, Ashkénaze /Séfarade .

Je ne peux m'empêcher de penser à ce jeune soldat d'une unité d’élite, d’origine juive, monté en Israël avec sa mère , qui a perdu la vie en opération il y a 8 ans .

Je ne peux m'empêcher de penser au drame que fut le moment de son inhumation, lorsque sa judéité avait été remise en question et qu'on lui refusait d'être enterré avec ses frères d' arme.

Je ne peux oublier le drame qui fut le notre de le voir repartir vers Moscou, avec sa mère, pour y être enterré.

Je ne peux oublier cette honte ressentie alors !

Son visage restera devant moi à jamais !

Nous pensions alors "plus jamais cela"

Rav Goren shofar at Kotel, 67Le grand rabbinat de Tsahal pris alors en charge tous ceux qui voulaient régulariser leur situation et dans les règles les plus strictes de la Halaha , les formait  et les convertissait .

Alors! Mrs les grands Rabbins, vous qui n'avez pas encore compris, ressaisissez vous!

Le peuple juif vous regarde !

Nous  ne sommes ni Ashkénaze ni Séfarade, mais simplement des juifs qui refusent de voir le judaïsme leurs être confisqué et instrumentalisé !

Je vous demande de penser, comme moi, à ce jeune mort pour Israël et rejeté par vous !

Je vous demande d'être à l'image du grand Rabbin Goren zal , grand rabbin de tsahal , qui, un Sefer Thora à la main et une arme à la ceinture , a fait parti des libérateurs de Jerusalem !

Gil Taieb

 

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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 21:04

Pourquoi lorsque l’on veut parler de Céline, on cite toujours de l’auteur de « Voyage au bout de la nuit » et non pas celui de « L’Ecole des Cadavres » ou de « Bagatelles pour un massacre » ? Il s’agit pourtant du même Louis Ferdinand Céline, du même homme dont une partie de l’œuvre se trouve au sommet de la littérature française et l’autre partie effroyable, d’un racisme antijuif haineux et violent, côtoie les bas fonds de la pensée la plus abjecte. 

En avez-vous seulement lu quelques extraits ?

Visiblement, vous ne saviez pas. Je préfère l’imaginer ainsi car si vous saviez vous ne laisseriez pas parler aujourd’hui de « polémique » autour de l’annulation, de « l’inflexion », du « volte face » ai-je lu,  du Ministre de la Culture qui a décidé de retirer le nom de Céline de la liste des célébrations nationales. Vous le féliciteriez peut-être, vous le comprendriez surement. 

 

Mais comment le Haut comité qui propose chaque année une liste des anniversaires de personnalités a-t-il pu penser à honorer Céline, à celui qui écrit dans « L’Ecole des cadavres »

 

« Les juifs, racialement, sont des monstres, des hybrides, des loupés tiraillés qui doivent disparaître. […] Dans l'élevage humain, ce ne sont, tout bluff à part, que bâtards gangréneux, ravageurs, pourrisseurs. Le juif n'a jamais été persécuté par les aryens. Il s'est persécuté lui-même. Il est le damné des tiraillements de sa viande d'hybride. » (L'École des cadavres, Paris, Denoël, 1938, p. 108).

Ou encore :

« Je me sens très ami d'Hitler, très ami de tous les Allemands, je trouve que ce sont des frères, qu'ils ont bien raison d'être racistes. […]  » (p. 151)

La voilà donc la littérature de L.-F. Céline, répugnante, écœurante, nauséabonde. Celle du Dr Destouches et Mr Hyde dont la médecine qu’il conseille pour les juifs n’est ni plus ni moins la stérilisation chirurgicale et eugénique.

Je ne comprends pas.

Toujours dans « L’Ecole des cadavres », jamais de demi mesures, mais le racisme le plus radical : « on veut se débarrasser des juifs ou on ne veut pas s’en débarrasser. Qui veut la fin, veut les moyens et pas les demi-moyens ».

Si Céline manie sa plume antisémite comme une arme, lorsqu’il n’écrit pas, il exhibe le poison de sa bouche : comme le rappelle Annick Duraffour dans « L’Antisémitisme de plume », livre écrit sous la direction de Pierre André Taguieff ( Berg International Editeurs), « le 7 décembre 1941, Ernst Jünger, alors capitaine de l’état-major de l’armée allemande à Paris, rencontre L.-F. Céline à l’Institut allemand. Il note dans son journal : « Il (Céline) dit combien il est surpris, stupéfait, que nous, soldats, nous ne fusillions pas, ne pendions pas, n’exterminions pas les juifs – il est stupéfait que quelqu’un disposant d’une baïonnette n’en fasse pas un usage illimité. » …  « Si je portais la baïonnette, je saurais ce que j’ai à faire »

Est-ce celui-là que l’on voulait honorer 50 ans après sa mort ? Celui qui dans « Bagatelles pour un massacre », oppose le juif à la « France », « aux français », « aux enfants du sol », « aux indigènes », « au blanc », « à l’aryen » ?

Si son antisémitisme paraît à certains encore flou, dans « L’Ecole des Cadavres » il écrira : « Une seule race en France : l’Aryenne ! » et proposera une alternative : « Nous nous débarrasserons des Juifs, ou bien nous crèverons des juifs »

Ma question est la suivante : Pourquoi les membres du Haut Comité ont-ils inscrit le nom de Céline dans cette liste des personnalités honorables ? Ne connaissaient-ils pas l’autre écriture de Céline ou alors voulaient-ils honorer l’écrivain en imaginant que l’on allait oublier l’homme indigne ?  

Pourquoi a-t-il fallu attendre que Serge Klarsfeld intervienne ? Faut-il être juif pour se sentir insulté comme français par Céline ? Faut-il être juif pour lire ces pamphlets en français ?  

J’attends le jour où l’Histoire des juifs de France sera l’Histoire de France et de tous les français.

Karen TAIEB

Conseillère de Paris

 

 

 

 

 

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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 09:16

 

thora-sinai-moise

LIBERER L'ESCLAVE

Après la  manifestation grandiose de Dieu (théophanie) au Sinaï qui révéla les Dix Paroles, arrive le temps des michpatim, des lois sociales. Les grands principes vont être suivis d'une jurisprudence détaillée que le juge est appelé à connaître pour pouvoir rendre la justice de la Torah. Le citoyen ne vit pas que de grands principes, mais de petits détails qu'il lui faut appliquer pour être en règle avec la cité.

L'étonnement du lecteur

Le premier grand principe du Décalogue a été l'énonciation de ce commandement fondateur "Je suis l'Eternel ton Dieu qui t'ai fait sortir du pays d'Egypte, de la maison d'esclavage". Dieu était connu que le Créateur, au Sinaï Il présente sa nouvelle carte de visite "Libérateur". Par cette première parole, Dieu rejette tout principe d'asservissement.

Quel étonnement d'entendre comme premier michpath, premier commandement de notre paracha, cette formule "lorsque tu acquerras un esclave...".

La société d'Israël peut-elle se permettre d'être esclavagiste après avoir vécu l'esclavage égyptien ? Or tout le discours de la Torah est fondé sur le refus du modèle égyptien. Le fait de mentionner régulièrement dans le texte "Je sui l'Eternel qui t'ai fait sortir du pays d'Egypte" est signifiant de ce point de vue, de même que cette formule liturgique récurrente "souvenir de la sortie d'Egypte" (zékher litsiath mitsraïm). Comment donc répondre à ce paradoxe ?

Une révolution lente

Parmi les réponses possibles, nous en citerons la suivante :

La Torah est révolutionnaire dans ses idées, mais évolutives dans l'application de ces principes révolutionnaires. L'esclavage, la domination d'un homme par un autre homme est insupportable à la conscience monothéiste, mais il faut amener progressivement les hommes à admettre ce principe de vie. Les grandes révolutions ont toujours été menées au nom d'un idéal  éthique, mais ont toujours basculé dans une dictature pour garantir le projet révolutionnaire. Au nom des valeurs révolutionnaires combien de prisons ont été élevées, combien d'hommes ont été torturés  !

Le projet toraïque est plus lent, car il mise sur une évolution de la conscience morale, qui dépend de l'éducation, c'est-à-dire de bons parents et de bons enseignants.

Dans la société biblique, l'esclavage comme la polygamie ont cours, mais la loi divine vient s'immiscer dans le système pour imposer au propriétaire ou au mari des devoirs vis-à-vis de l'esclave et l'épouse, qui sont reconnus dans leur humanité, et non comme objet de travail.

Dans les faits, l'histoire s'est ainsi construite, depuis la voix du Sinaï jusqu'à la déclaration des droits de l'homme que de guerres, que de violences. Et nous, en tant que peuple juif, savons que rien n'est jamais gagné en matière morale; les grandes civilisations peuvent basculer dans la barbarie. En légiférant la loi de l'esclave, la Torah met en place les conditions de son affranchissement définitif.

Philippe HADDAD

 

 

Les Dix Paroles et la Torah

« Il est coutume de présenter la paracha Yitro comme la paracha des Dix Commandements, grand événement qui se passa devant tout le peuple d’Israël. Mais il faut bien remarquer que cette révélation n’eut lieu qu’une fois, à cette occasion les enfants d’Israël entendirent seulement les Dix paroles.

D’un autre côté à la fin de notre paracha Michpatim, nous lisons : « L'Éternel dit à Moïse: Monte vers moi sur la montagne, et reste là ; Je te donnerai des tables de pierre, la Torah et la mitsva que J'ai écrites pour leur enseigner. » (Ex XXIV, 12).

Il y a cependant lieu de remarquer que ces tables de pierre ne sont pas l’essentiel, nous pouvons même ajouter que nous savons que ces tables seront, plus tard, détruites par Moshé.  Ce ne sont donc pas de ces tables directement que se continue la Torah en Israël, alors que « la Torah et la mitsva » mentionnées juste après les « tables de pierre » constituent le début du judaïsme toujours vivant, tant que « la Torah et la mitsva » continuent d’être des éléments vivants dans la vie juive.

Ajoutons que dans ce verset se trouvent des mots lourds de sens : « … écrites pour leur enseigner », de là la conclusion que ce qui est écrit ne possède aucun caractère exhaustif, mais appelle une étude, c’est-à-dire une étude permanente, ce qui est bien l’expression même de la tradition orale. »

En d’autres termes, ce qui aurait pu constituer une œuvre maîtresse pour l’archéologie a été réduit en poussière. Le judaïsme n’est pas une pièce de musée, il est vivant dans la mesure où nous le rendons vivant, par notre engagement communautaire, culturel, religieux.

Beaucoup de combats politiques doivent être menés à la mémoire d’Ilan zal, mais n’oublions pas celui moins spectaculaire, mais tout aussi important de la lutte pour la transmission de nos valeurs juives.

 

Philippe HADDAD

 

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