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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 08:52

cohen

Gardons les pieds sur terre :

« L'Éternel parla à Moïse, après la mort des deux fils d'Aaron, lorsqu’ils s’approchèrent (békorvatam) devant l’Eternel et ils moururent. » (Lévitique / Vayikra XVI, 1).

C’est par ce verset que débute notre paracha de la semaine, cette paracha que nous relirons le jour de Kippour (une partie le matin et une partie l’après-midi).

Le texte rappelle, en son ouverture, la fin tragique des deux fils d’Aaron, Nadav et Avihou, morts en approchant un feu étranger devant l’Eternel, le jour de l’inauguration du Sanctuaire du désert.

Nous lisons en effet : « Les fils d'Aaron, Nadav et Avihou, prirent chacun un brasier, y mirent du feu, et posèrent du parfum dessus; ils apportèrent devant l'Éternel un feu étranger, ce qu'il ne leur avait point été ordonné. » (Lévitique / Vayikra X, 1).

 

Remarquons la différence d’écriture, dans le chapitre X, il est dit : « Ils apportèrent un feu étranger », alors que dans notre paracha, il est mentionné « qu’ils s’approchèrent devant l’Eternel. »

Les exégètes ont beaucoup commenté cette faute des fils aînés d’Aaron. L’une des raisons qui apparaît ici, c’est qu’en apportant un feu étranger, ils manifestèrent un zèle pour s’approcher eux-mêmes de Dieu. Si l’on se rappelle que le mot karov « proche » donne le mot korban « sacrifice », on peut affirmer qu’au fond, ils voulurent mourir pour Dieu, en étant eux-mêmes le sacrifice.

Cette idée de mourir pour Dieu, pour une grande cause, voire mourir d’amour est une donnée universelle. Le christianisme est fondé sur le sacrifice de Jésus, mort pour l’humanité.

Dans notre temps contemporain, nous pensons au chahid, de triste mémoire, ces hommes ou ces femmes bombes, qui tuent nos frères israéliens, tout en se sacrifiant pour Allah.

Dans l’histoire d’Israël, nombreux furent nos pères qui acceptèrent de mourir pour la sanctification du nom divin, plutôt que de nier leur foi.

Est-ce à dire que le judaïsme prône cette fin ? Les fils d’Aaron doivent-ils être des modèles à suivre ?

Dans le Psaume 73/28, le poète déclare : « Et (pour) moi, la proximité avec Dieu (Elo-him) est bonne... ». Nous savons qu’il existe plusieurs noms de Dieu, notamment le Tétragramme (YHWH) et Elo-him. Le premier désigne Dieu, dans sa transcendance, inaccessible, le second, Dieu, en tant que source de vie de la nature.

Dans l’expérience des fils d’Aaron c’est le Tétragramme qui est utilisé, cette recherche du Dieu transcendant peut être mortelle. C’est contre cette approche qu’il faut mettre en garde les jeunes qui, dans leur fougue, s’adonnent à l’étude de la Kabbale, et perdent souvent le sens des réalités terrestres. Par contre dans les Psaumes, il est question de la proximité avec Elo-him qui est considérée comme bonne.

Le commentateur Rabbi David Kimhi (Radak) explique que le verset fait allusion aux sciences, qui nous permettent de saisir la sagesse divine tout en gardant les pieds sur terre.

La Raison doit rester le garde-fou de toute démarche religieuse.

Philippe HADDAD

 

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 18:47

La présence des Juifs en France est plusieurs fois centenaire. Ce que nous, Juifs avons apporté de positif à ce pays, aucune autre minorité ne l'a jamais réalisé.

Il n'y a pas si longtemps l'expression "Etre heureux comme un juif en France" avait tout son sens. Ces Juifs qui venaient du Maghreb s'intégraient sans pour autant être contraints d'abandonner leurs valeurs ancestrales. Avec un minimum de "négociations" avec les chefs d'établissements on parvenait toujours à obtenir quelques dérogations, aller parfois en classe avec sa kip¬pa, s'absenter shabbat ou les jours de fête, ou encore rentrer à midi chez soi pour  respecter les règles de la cacherouth. Pratiquement pas d'anicroche, tout se passait dans la sérénité et l'acceptation de l'autre tel qu'il était. Ça, c'était il y a longtemps.

Et puis, peu à peu, face à des réalités évidentes les choses ont changé. Les musulmans conscients de leur nombre et de leur force, commencèrent à faire valoir leurs droits en voulant imposer à la cité une certaine façon de vivre et de se comporter. Les signes ostentatoires de religiosité devenaient de plus en plus visibles mais, et surtout, avaient tendance à prendre des proportions inquiétantes, si bien que l'on ne savait plus si ces marques extérieures de religiosité répondaient à des actes de foi sincères, politiques ou de provocation.

La France ajoutant à « liberté, égalité, fraternité», la laïcité, s'est agrippée à ce quatrième pilier en alignant un nombre de lois limitant ainsi certains comportements dans les lieux publics (administrations, établissements scolaires..). Mais voilà, ce qui était valable pour les musulmans le fut, par principe d'égalité, pour nous aussi, les Juifs, réduisant d'autant nos libertés religieuses.

Notre minorité subissait ainsi les répercutions des exigences d'une autre minorité devenue la deuxième religion de France. Alors, un débat sur la laïcité, pourquoi pas ? Si celui-ci met en évidence définitivement une certaine réalité que ceux qui se voilent la face ne veulent pas admettre. Chaque religion a ses spécificités, son patrimoine.

Il n'est pas question de stigmatiser qui que ce soit, mais en notre chère France nous, Juifs, avons une histoire et un passé que l'on ne peut occulter au nom de la solidarité. Toutes les re-ligions ne doivent pas être mises sur un même pied d'égalité.

Pour s'en convaincre, il suffirait simplement d'interroger la plupart des Français sur l'importance de la communauté juive en France. Les réponses vous surprendraient : "Entre 4 et 5 mil¬lions ?". Soit près de 10 fois plus que la réalité. Comme dirait ma mère (de mémoire bénie) : «II vaut mieux faire en¬vie que pitié ».

La présence des Juifs en France est plusieurs fois centenaire. Ce que nous Juifs avons apporté de positif à ce pays, aucune autre minorité ne l'a jamais réalisé. Nous n'attendons rien en retour si ce n'est tout simplement qu'on le reconnaisse et qu'on l'admette. Et puisque l'on n'est jamais mieux servi que par soi même, il serait bon d'ajouter sans crainte d'en faire trop : « La France ne serait pas ce qu'elle est sans notre présence sur son sol ».

Propos d'ailleurs confirmés par les bons antisémites : "C'est que ces juifs sont effectivement présents partout et même excellents dans tous les domaines, de la science à la médecine en passant par la culture ». Certains affirmeraient aussi que les Juifs sont, de toute façon, plus intelligents que la moyenne et même que c'est dans leurs gènes.

Fatalisme qui a au moins l'avantage de déculpabiliser tous nos détracteurs. Mais au risque de les décevoir, personne ne naît plus intelligent que les autres. Tout n'est qu'une question de volonté. Et cela est à la portée de tous. Peut-être qu'effectivement dans ce domaine, les Juifs ont un peu plus de volonté et de patience que les autres et c'est là toute la différence.

Volonté de renaître lorsque l'on nous donnait pour morts, volonté de Construire et de toujours reconstruire lorsque l'on s'acharnait, jusqu'à la dernière pierre, à nous détruire. Volonté d'aimer même parfois ceux qui nous ont fait souffrir, de sourire et de rire de notre détresse pour que jamais elle ne devienne maîtresse. Volonté de vou¬loir sans cesse s'en sortir et rejaillir de ces océans d'oppression dans lesquels nos ennemis ont voulu nous engloutir. Volonté de ne pas seulement croire qu'il y a toujours des lendemains plus radieux, mais d'avoir la force et le courage de les rendre réellement plus heureux. Volonté d'être toujours à la tête et jamais à la queue, ambition mal acceptée par les envieux qui ne peuvent faire mieux.

Mais rien n'est acquis à qui ne le mérite. Il y a ceux qui comptent les minutes qui passent et ceux qui ne comptent plus leur temps. Ceux qui prennent les trains en marche et ceux qui les font démarrer. Ceux qui attendent que le bonheur leur tombe sur la tête et ceux qui vont le décrocher à l'autre bout de la planète.

De tous les peuples, le peuple juif a été le plus rejeté, ballotté, persécuté. Immigrés, nous l'avons été parmi toutes les nations, victimes de toutes les formes de ségrégation. Nos seules violences urbaines ont été d'«envahir» le Sentier ou la rue Sedaine. Nos incendies se sont résumés à brûler les planches des scènes de la vie culturelle et intellectuelle. De tout temps nos lieux de prières on été payés à la sueur de nos fronts avec nos deniers. Partout où il y a eu une présence jui¬ve, la lumière a brillé et rejailli sur sa terre d'accueil. Voilà pourquoi on ne peut nous placer sur un même plan d'égalité que les autres religions.

 Serge BENATTAR

Actualité Juive7 Avril 2011

 

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11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 08:23

 

Le Hamas vient de commettre un crime contre des civils en envoyant un missile anti-char sur un autocar scolaire dans le Sud d’Israël.

Il a ajouté à ce crime le tir de plusieurs dizaines de roquettes envoyées en direction de zones d’habitation.

La grande presse française n’a pas jugé bon de rapporter la nouvelle.

Ou elle l’a fait sur le mode habituel : en inversant les faits, et en mettant en avant la réponse d’Israël.

« Riposte israélienne sur Gaza après des tirs dans le sud du pays », a titré Le Monde.

Lors de l’immonde massacre de la famille Fogel en Samarie, les titres parlaient de « craintes de représailles ».

Pour la grande presse française, il importe de souligner que c’est Israël qui est violent, même quand Israël ne fait que répondre à une agression ou à un crime. Et il importe de minimiser le sort des victimes israéliennes.

En un temps où on évoque la nécessité de protéger les civils et où cette nécessité sert de prétexte à des interventions militaires et à des bombardements en Libye et en Côte d’Ivoire, on pourrait en venir à penser qu’il y a des civils qu’on peut défendre, et d’autres qui sont indéfendables : les Israéliens appartiennent visiblement à la seconde catégorie. Et il me revient en mémoire une phrase prononcée par le héros du film Exodus d’Otto Preminger : « la viande juive ne vaut pas cher ».

Je pourrais penser que cette attitude de la grande presse française, conforme en cela à la grande presse du reste de l’Europe, ne relève pas de l’antisémitisme si je ne voyais pas cette indifférence dédaigneuse vis-à-vis des Israéliens assassinés ou agressés, coïncider avec une remontée de l’antisémitisme dans tous les pays d’Europe, avec une relativisation et une banalisation de la shoah, et avec une diabolisation croissante d’Israël sur tout le continent.

J’ai déjà eu l’occasion de l’écrire, mais je pense utile de le redire : la diabolisation d’un pays fonctionne comme la diabolisation d’un peuple ou d’un groupe ethnique. Elle dissémine une haine qui, à force d’imprégner l’air du temps, crée une accoutumance qui la fait paraître normale, presque légitime. Léon Poliakov a montré dans plusieurs de ses livres qu’une accoutumance de ce genre avait pris place en Europe, déjà, dans les années 1920 1930 et avait contribué à la montée des fascismes et du nazisme, à l’acceptation de politiques antijuives, à la minimisation de pogroms et de scènes de barbarie telles que la « nuit de cristal » et à la possibilité même de la shoah.

 

Il existe à Gaza et dans les terres tenues par l’Autorité Palestinienne en Judée-Samarie, dans le Sud du Liban et dans les palais gouvernementaux de Téhéran des gens qui, tout en niant la shoah, rêvent de perpétrer une nouvelle shoah en détruisant Israël et en infligeant à son peuple une forme de solution finale.

 

Et il existe en Europe des journalistes qui, dans les grands médias, préparent les esprits et conduisent à accepter l’inacceptable, à tolérer l’intolérable. Il existe aussi dans les gouvernements européens et jusqu’au cœur de l’Union Européenne des politiciens qui eux-mêmes préparent les esprits et semblent tout à fait prêts à sacrifier Israël sur l’autel d’une illusoire réconciliation avec le monde musulman et avec l’islamisme.

 

On pourrait dire que l’Europe n’a rien appris de ses propres errances et de ses propres crimes. On pourrait dire aussi qu’elle en a tiré un singulier apprentissage : l’Europe d’aujourd’hui n’est pas criminelle, non. Pas directement. Elle garde les mains blanches. Elle laisse désormais d’autres se livrer aux errances et aux crimes auxquels elle consent lâchement.

 

Jusqu’à ces deux dernières années, Israël pouvait compter sur l’appui des Etats-Unis. Depuis qu’Obama est à la Maison Blanche, Israël est seul. En portant au pouvoir un Président teinté d’islam et de gauchisme, le peuple américain a commis une erreur dont il paie le prix. Le malheur est que le prix est aussi payé par d’autres. Et on peut craindre que ce ne soit pas fini. Je ne doute pas qu’Obama fera tout pour que les Etats-Unis puissent s’abstenir lors du vote pour la création unilatérale d’un Etat palestinien aux Nations Unies en septembre. (....)

(....)Pourrais-je, en ce contexte, penser que le Hamas cherche à attirer des ripostes et des représailles jusqu’au moment où celles-ci paraîtraient « disproportionnées » ? La réponse est oui.

Le gouvernement israélien est face à l’une des situations les plus difficiles de l’histoire du pays. Je pense, fort heureusement, qu’il est aujourd’hui entre de très bonnes mains. J’ai regretté souvent qu’au temps où George Walker Bush était à la Maison Blanche, le Premier ministre israélien n’ait pas été Binyamin Netanyahou. Je pense que, face à Obama, il est bon qu’Israël soit gouverné par un Premier ministre de la qualité de Binyamin Netanyahou. Et j’y reviendrai.

 

Guy Millière

   
   

 

 

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10 avril 2011 7 10 /04 /avril /2011 15:33

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En ces temps de débat sur la laïcité sur fond de communautarisme, je voulais m'interroger avec vous sur la question si complexe de l’identité juive. La communauté juive est riche de quelques 600.000 âmes en France, plus ou moins selon différents sociologues. Cette seule estimation qui fluctue de plusieurs dizaines de milliers de personnes est à l'image de la mosaïque qui compose notre communauté.

 

 Car au fond la première question qui devrait se poser serait : Qui est Juif ? La réponse la plus simple, et la moins satisfaisante est halakhique : est Juif quiconque est né de mère juive. Selon cette acception, nous serions beaucoup moins que 600.000 en France. Mais passons l'aspect démographique. Etre Juif ne peut se limiter à une définition, serait-elle contenue dans la Loi juive. Le spectre de la judéité est formidable et si vaste.

 

Il y a ceux qui expriment leur judéité dans leur pratique religieuse en allant des plus libéraux jusqu'aux orthodoxes de stricte observance. Il y a ceux pour qui le fait d'être Juif est avant tout culturel : l'hébreu, la musique, la littérature... Il y a ceux encore qui définissent leur judéité par leur attachement à l'Etat d'Israël en épousant le destin d'une nation tout en demeurant en diaspora. Il y a ceux qui ne manqueraient pour rien un seder de Pessah ou les dernières heures de Kippour mais qui déserteront le reste du temps la vie communautaire. Il y a ceux qui restent à l'écoute de la fréquence juive tout en lisant la presse communautaire. Il y a ceux qui descendent dans la rue lorsqu'une manifestation de soutien é Israël ou contre l'antisémitisme est organisée. Il y a ceux qui se donnent rendez-vous le dimanche rue des Rosiers ou à Belleville. II y a ceux qui se retrouvent en famille le vendredi soir autour de la table du Shabbath. Il y a ceux qui demandent le silence absolu lorsque le journal télévisé parte d'Israël. Il y a ceux qui ont toujours une kippa au fond de leur poche. Il y en a tellement d'autres encore et tous sont Juifs selon leur propre définition parfois loin de celle des rabbins. Ils sont Juifs dans leur cœur viscéralement, passionnément.

 

II n'existe pas une identité juive mais des identités juives, multiples, souvent complémentaires, parfois contradictoires. La judéité n'est pas, comme dans d'autres religions, qu'une question de foi ou de religiosité ou encore de croyance. Dans quelques jours nous entrerons dans la fête de Pessah et évoquerons ces quatre enfants si différents et pourtant assis autour d'une même table. C'est un peu cela la communauté juive, une grande table dressée où l'on se sert. L'important est de choisir ce que l’on y met dessus et que le menu soit harmonieux.

 

rabbin Gabriel Farhi

 

 

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10 avril 2011 7 10 /04 /avril /2011 08:24

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Un peu d’histoire

Pessah a lieu au début du printemps : c’est peut-être la fête juive la mieux connue. à la maison comme à la synagogue, prières et rituels célèbrent la fertilité de la terre dans l’attente d’une nouvelle récolte ; ils célèbrent également l’exode biblique de l’esclavage égyptien. Cet événement fut le facteur qui détermina la création du peuple juif il y a environ 3500 ans. Des restrictions semblables à celles du Shabbat s’appliquent pour les deux premiers et les deux derniers jours de cette fête, qui dure huit jours : une restriction sur toute nourriture contenant du levain s’applique à toute la période de la fête.

La fête commence par un festin élaboré, le Seder, composé d’aliments qui revêtent une importance symbolique spéciale et au cours duquel la famille revit l’expérience de la rédemption et ou elle se concentre sur ce qu’implique le fait d’appartenir au peuple juif. Plus largement, c’est le moment de considérer le sort de tous les gens qui sont victimes de toute forme d’esclavage. On constate qu’en conjuguant les efforts de l’être humain et l’assistance divine, toute l’humanité peut prétendre aux joies et aux responsabilités de la liberté.

Bedikat ’Hamets

La coutume est de placer dans différents endroits de la maison, 10 petits morceaux de ’Hamets enveloppés dans du papier. Quand le ’Hamets est retrouvé, on le mettra dans un sac afin de brûler le lendemain avant 12h21 cette année 5771.

Le Plat du Seder sera placé au centre de la table. Il contiendra les différents mets symbolisant l’esclavage en Egypte et la délivrance du peuple juif. (Les mets en eux-mêmes de l’ordre de leur présentation différent selon les traditions.)

La préparation du Seder

La composition du plat

Zro’a : On prendra un os (de poulet ou d’agneau) en souvenir du "bras étendu" avec lequel D.ieu nous délivra d’Egypte. Cet os grillé symbolisera le quorban Pessa’h (le sacrifice de Pessa’h). On ne le mangera pas au séder, de même qu’il nous est défendu de consommer ce soir-là toute viande grillée. On pourra toutefois le manger le lendemain.

Beitsa : Un oeuf dur. On le mange en signe de deuil, en souvenir de la destruction du Temple, comme il est dit : "je placerai Yerouchalayim au-dessus de mes plus grandes joies".

Maror : Des herbes amères comme des Egyptiens rendirent amère la vie de nos ancêtres. Parmi les légumes autorisés pour accomplir la mitswa de maror, la laitue est utilisée le plus couramment. On trempera le maror dans le ’harosseth pour atténuer un peu son gout amer, mais on prendra garde de ne pas trop adoucir le maror.

’Harosset : Il symbolise le mortier avec lequel nos ancêtres fabriquèrent des briques pour les Egyptiens. Il est composé de dattes, de noix, de pommes, d’amandes et d’autres ingrédients que l’on ajoute parfois. Le vin rouge servant à délayer le mélange, rappellera le sang des nouveau-nés d’Israël qui fut versé par le décret de Pharaon.

Karpas : On utilise généralement le persil, le céleri, le radis ou la pomme de terre, que l’on trempe dans de l’eau salée en souvenir des larmes versées par nos ancêtres, esclaves en Egypte.

’Hazéreth : C’est en fait de la laitue tout comme le maror. Certaines illustrations du plat du séder indiquent en effet maror une seconde fois, à la place de ’hazéreth. De nos jours on nomme - à tort - ’hazéreth le raifort. Cette méprise est due à l’ancienne coutume d’ajouter du raifort à la laitue mangée avec la matsa, pour la rendre un peu plus amère.

Définition du ’Hamets :

La fête de Pessa’h se caractérise par une triple interdiction concernant le ’hamets : de le consommer, d’en profiter et d’en posséder.

Le ’hamets est un terme désignant tout aliment ou boisson ou tout autre produit fait à partir du blé, de l’orge, du seigle, de l’avoine, de l’épeautre ou de leurs dérivés, ayant fermenté, même si le produit n’en contient qu’une toute petit partie.

David Levy

 

 

 

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 14:19

Les sens du divin

              pessah quatres coupes

 L’un des thèmes les plus développés à l’occasion de Pessa’h est la mise en relation des quatre coupes de vin bues lors de la soirée pascale avec les quatre expressions de la délivrance mentionnées dans Exode, 11 : « Je vous ferai sortir…Je vous sauverai…Je vous délivrerai…Je vous prendrai comme peuple… ».

    Dans son Sefat Emet, Rabbi  Yehouda  Arié Leib de Gour (5647) propose une idée très innovante en mettant en rapport les quatre coupes avec les quatre réactions divines face à l’esclavage des enfants d’Israël citées dans Exode, 2, 24 et 25 : « Et l’Eternel entendit leurs plaintes…et l’Eternel se souvint de Son alliance…et l’Eternel vit les enfants d’Israël… et l’Eternel eut connaissance ».

              Les sens humains sont au nombre de cinq : l’ouie, l’odorat, la vue et le goût présents sur le visage et le toucher incarné par la main.

  Par ailleurs, si le phylactère de la tête est constitué de quatre compartiments – comportant chacun un passage de la Torah -, celui du bras n’est composé que d’un seul compartiment abritant les quatre passages sur un seul parchemin.

  Le commandement des phylactères a pour objectif d’inviter l’homme à se soumettre à la volonté divine et à lui permettre de canaliser ses forces pour le service du Créateur.  

  Pour cela, le phylactère de la tête est constitué de quatre petits boîtiers. Chacun devant assurer la soumission à D… d’un sens présent sur le visage. Quant au toucher, c’est le compartiment unique du phylactère du bras qui le sublime et l’oriente vers les sphères spirituelles.

              Ainsi, l’homme s’attache totalement à D… .

              Lors de la sortie d’Egypte, D… s’est aussi lié de façon indéfectible au peuple juif en utilisant « tous Ses sens » pour permettre sa libération.

              -« et l’Eternel entendit leurs plaintes » se réfère à l’ouie divine.

              -« et D… vit les enfants d’Israël » se rapporte à la vue du Créateur.

              -« et l’Eternel eut connaissance » se réfère au goût puisque la connaissance est liée au goût. Adam a eu accès à la connaissance provenant de l’arbre du fruit interdit par sa consommation. « Eve prit du fruit, le mangea. Elle en donna à son mari et il en consomma. Leurs yeux s’ouvrirent et ils surent qu’ils étaient nus » (Gen, 3, 6 et 7).

              -« et l’Eternel se souvint de Son alliance ». Le souvenir est à mettre en rapport avec l’odorat. « Mais quand d’un ancien passé rien ne subsiste, après la mort des êtres, après la destruction des choses, seules, frêles mais plus vivaces, plus immatérielles, plus persistantes, plus fidèles, l’odeur et la saveur restent encore longtemps, comme des âmes, à se rappeler, à attendre, à espérer, sur la ruine de tout le reste, à porter sans fléchir, sur leurs gouttelettes presque impalpables, l’édifice immense du souvenir… » (A la recherche du temps perdu de Marcel Proust). Selon les scientifiques, la mémoire olfactive semble avoir une plus grande longévité que les autres systèmes sensoriels. L’odorat est le système sensoriel dont l’accès au cerveau est le plus direct et le plus court. De plus, il est le seul sens qui enregistre le contexte sensoriel et émotionnel lié à l’odeur.

              Ainsi, D… s’est attaché à Israël par tous les sens présents sur un visage humain. Quant au toucher, D… l’a employé par « Sa main puissante et Son bras étendu » pour délivrer Son peuple.

            Les quatre coupes sont donc à mettre en rapport avec les quatre parchemins du phylactère de la tête. Les passages bibliques et les quatre verres invitent à la soumission des sens à D… et rappellent que le Créateur a utilisé tous Ses sens pour la libération. Quant au boîtier unique du phylactère du bras – en général – gauche, c’est l’obligation de boire les coupes de vin en position accoudée sur le côté gauche qui en est le pendant.

               On comprend ainsi pourquoi les sages ont précisément choisi le vin pour célébrer l’intervention des sens divins. En effet, la consommation du fruit de la vigne alerte les quatre sens supérieurs :

               -La bouche permet de définir un vin acide, amer, salé, sucré.

              -La vue est utilisée pour déterminer les différents aspects du vin : la couleur de la robe, la brillance, la limpidité, le dégagement gazeux.

              -L’odorat est aussi mis à contribution pour retrouver les arômes : fruité, floral, végétal, minéral…

              -Enfin, l’œnologue parle aussi du sens auditif qui permet d’appréhender la masse du liquide, son onctuosité, son effervescence.

               Ainsi, quand le juif boit les quatre coupes de vin qui alertent les quatre sens, il rend hommage à D… qui est intervenu dans l’histoire pour sauver Israël avec tous Ses sens.

 Rabbin Jacky Milewski

 

 

 

 

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6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 17:33
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6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 16:55

Metsora

Séparer la vie de la mort

Les lois de pureté et d'impureté et les rites de purifications peuvent nous sembler étrangers. D'ailleurs le livre de Vayikra (Lévitique) que nous lisons en ce moment se réfère à une autre réalité d'un judaïsme que nous ne connaissons plus. C'est pourtant avec la même ferveur que nous lisons ce livre chaque année.

S'il fallait retenir une idée – finalement les idées perdurent aux actes qui leur servent de véhicules - ce sera celle de séparer la vie de la mort. Idée majeure de la Torah, du judaïsme.

La mort appartient à notre réalité : nous naissons (malgré nous), nous vivons (malgré nous), nous mourrons (malgré nous). Les choses se font et se défont.

Pourtant le judaïsme se refuse à une vision tragique de l'histoire, et pour cela les prophètes ont parlé sans cesse d'espérance. Le judaïsme ne rend aucun culte à la mort, et pour cela on ne festoie ni pour la mort d'un proche ni pour la mort de son ennemi.

Le judaïsme choisit la vie, la vie pour soi (et nous devons la préserver autant que faire se peut) et la vie pour l'autre (dans la mesure de nos moyens).

Le mort est source d'impureté, aussi derrière les rites de purifications, complexes et parfois étonnants, se cachent cette volonté de servir le Dieu vivant qui demande de choisir la vie.

 

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4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 17:20

Cette semaine, une annonce qui aurait du faire scandale est encore passée sous silence dans les médias nationaux :

Mr Goldstone, auteur du fameux et fâcheux rapport, admet que "ses conclusions ne reflétaient pas la vérité.»

Il a ainsi déclaré que :

" Si j'avais su alors ce que je sais maintenant, mon rapport aurait été un document différent !"

Ainsi , lui qui accusait Israel de crime de guerre et de crime contre l'humanité dans la bande de Gaza , aujourd'hui invalide ces accusations , affirmant toutefois que"si elles ont été portées à tord, c'est la faute d'Israel qui n'avait pas coopéré avec son équipe "

Par ailleurs il maintient ses accusations de crime de guerre contre le Hamas et fustige le parti pris anti israélien du conseil des droits de l'Homme Onusien.

Qui l'eut imaginé !

Certes ce retournement de situation est important mais le mal n'est il pas déjà fait ?

Les démonstrations de haine dans toutes les capitales du monde

La Déligitimisation d'Israel et les appels au boycott économique ,scientifique et culturel

La recrudescence des actes antisémites sous couvert d'anti  Sionisme , en sont des effets directs !

Le tout se faisant dans un silence complice de tous ceux qui préparant les échéances électorales prochaines ont choisi de surfer sur la vague anti israélienne .

Sans oublier l'apôtre des Indignés qui s'appuyant sur les dires du rapport Goldstone , a pu faire de son indignation sélective , le fer de lance de la diabolisation d'Israel .

Une fois de plus , la vérité ne réussira pas à endiguer le tsunami de haine que le mensonge et la manipulation ont provoqué .

Une fois encore , les médias ne feront de ce dédit de Goldstone , qu'au mieux un titre parmi tant d'autres alors qu'ils se sont jeté avec force et sans limite lorsqu'il s'agissait de salir Israel .

Face à cette nouvelle information , nous devons agir et réagir en diffusant cette réalité avouée par Goldstone .

Nous devons faire connaitre cette vérité !

Nous devons porter ce message et tenter de redonner la vues à ceux qui nous dirigent .Nous devons les forcer à voir !

Que ce soit  par méconnaissance ou  par idéologie nous avons pour mission de leur faire savoir que celui même qu'ils ont encensé a aujourd'hui un autre regard sur ce qui s'est vraiment passé  lors de l'intervention israélienne à Gaza .

Notre combat ne sera pas simple mais nous avons le devoir de le mener .

En cette période pré Pessah. , qui nous raconte la libération de notre peuple des mains de pharaon , prions et agissons afin de nous libérer de l'esclavage mental et moral qui fait de certains Goldstone , Sivan, Hessel , et autres des geôliers ou esclaves volontaires de notre peuple cherchant plus à plaire et servir pharaon qu'à se libérer.

Gil TAIEB

 

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 13:23
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