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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 09:04

A l'appel de la communauté Juive de Nîmes, les nimois, Juifs et non-juifs étaiient réunis à la synagogue pour la commémoration de Yom Hashoah.

Après l'allumage de six bougies - une par million de victimes - par six parents de déportés, un jeune garçon préparant sa Bar-Mitzvah a donné lecture avec beaucoup d'émotion dans la voix, des noms des enfants gardois assassinés à Auschwitz.

moment émouvant où l'on a vu ce jeune garçon, au bord des larmes, prononcer les prénoms, les noms et l'âge de jeunes garçons et filles de son âge dans les années 40.

 

Puis Mr Jacques Decalo, dont la mère fut déportée, a pris la parole pour nous faire part de son sentiment.

 

Un homme l'a écouté, silencieux, digne, le regard perdu dans d'horribles souvenirs. C'est Monsieur ISAAC BORNE "Isi" dernier survivant à Nîmes de la Shoah.

 

Voici en totalité, les paroles de Jacques DECALO que je remercie pour sa collaboration.

 

YOM A SHOA JOURNEE DES MARTYRS ET DES HEROS

 

 Je suis particulièrement ému ce soir par cette commémoration du yom a shoa.

En effet, les témoins directs, anciens déportés de notre communauté juive de Nîmes nous ont pratiquement tous quittés. La dernière femme était ma mère.

Il n’en reste plus qu’un aujourd’hui, et je suis heureux de saluer avec tout le respect que nous lui devons notre ami Isaac Borne, Isi.

Regardez le bien, car ce n’est pas un brontosaure qui est avec nous, mais un homme qui ne peut ressembler à aucun d’entre nous.

Un homme qui a subi les pires outrances que l’on peut infliger à un humain.

Marqué dans sa chair, et non seulement par le matricule tatoué sur son bras, il a aussi subi les pires humiliations que nous ne pouvons imaginer. Comme pour tous ses frères déportés, rescapés des camps de la mort, nous ne pourrons sans doute jamais comprendre pleinement ce qui dans les pires des cauchemars se passe dans leur tête. Mais nous imaginons, et notre imagination ne peut supporter les affres des tortures les plus monstrueuses qu’ils ont endurées de leurs bourreaux nazis.

Pardon  Isi de ne pouvoir parler de vous sans que des sanglots n’étouffent ma voix, et merci d’être avec nous, et de continuer à témoigner contre vents et marées.

Je souhaite très sincèrement que vous soyez avec nous pendant encore de très longues années.

 

Mais, je reviens à ce yom a shoa.

 

Le terme Shoah désigne l'extermination par l'Allemagne nazie des trois quarts des Juifs de l'Europe occupée, soit les deux tiers de la population juive européenne totale et environ 40 % des Juifs du monde, pendant la Seconde Guerre mondiale — ce qui représente environ six millions de victimes selon les estimations des historiens. Ce génocide des Juifs constituait pour les nazis « la Solution finale à la question juive »Le terme français d’Holocauste est également utilisé et l’a précédé. Ce dernier se réfère aussi, mais de façon générique, à un génocide ou extermination physique de groupes de population. Le terme «judéocide» est également utilisé par certains pour qualifier la Shoah.

 

L'extermination des Juifs, cible principale des nazis, fut perpétrée par la faim dans les ghettos de Pologne et d'URSS occupées, par les fusillades massives des unités mobiles de tuerie des Einsatzgruppen sur le front de l'Est, au moyen de l'extermination par le travail forcé dans les camps de concentration et dans les chambres à gaz des camps de la mort.

 

L'extermination du peuple juif durant la Seconde Guerre mondiale se distingue toutefois par son caractère industriel, bureaucratique et systématique, qui la fait rester à l'heure actuelle unique dans l'histoire de l'humanité. Paroxysme d'un antisémitisme européen à la très longue histoire, ce génocide a voulu éliminer radicalement la totalité d'une population qui ne représentait aucune menace militaire ou politique pour les bourreaux. Les femmes, les bébés ou les vieillards furent tout aussi systématiquement traqués et voués à la mort de masse que les hommes adultes.

En particulier, 1 500 000 enfants furent victimes de l'anéantissement.

 

Le terme « Shoah », néanmoins, se réfère plus particulièrement au génocide des Juifs.

 

Shoah est un mot hébreu qui signifie « anéantissement », « cataclysme », « catastrophe », « ruine », « désolation ». Il n’apparaît pas dans la Torah, la référence de l’histoire antique du peuple juif, mais trois fois dans les Prophètes (Isaïe, 10, 3 [7] et 47, 11 Sophonie 1, 15) et trois fois dans les Autres Ecrits (Psaumes 35, 8 et 63, 10, Job, 30, 3).

 

Il est désormais préféré en France à « Holocauste », connoté religieusement et signifiant « sacrifice ne laissant subsister aucune trace de la victime ». Mais les pays anglo-saxons et leurs historiens continuent d'employer de préférence le terme d'Holocauste, ainsi que l'Organisation des Nations Unies.

 

C'est dans le quotidien Haaretz que le mot hébreu « Shoah » a été employé pour la première fois pour désigner les crimes nazis.

 

Aujourd’hui, dans cette synagogue, nous commémorons le souvenir de nos frères juifs assassinés en déportation ou ailleurs par le régime nazi avec la complicité de certains gouvernements.

Pour autant, nous ne saurions oublier nos autres frères humains, chrétiens, musulmans, hâtés, tziganes, homosexuels, résistants et autres, qui ont subi le joug de la barbarie nazie.

 

Pour nous, il s’agit de lutter contre l’oubli, le négationnisme, l’antisémitisme, le racisme, et toutes les formes de ségrégation.

 

 

Ma sensibilité personnelle me fait toujours penser aux enfants lâchement exterminés, ceux que nous qualifions d’innocents.

Nous devons entretenir leur mémoire, et dire en évoquant les enfants déportés, ce que fut l’inimaginable horreur de ce génocide pour ces innocents « coupables d’être nés juifs ». Nous devons rappeler que les idées du fascisme n’ont pas disparu, et répéter que devons rester vigilants, toujours.

 

Il n'y avait qu'une raison aux déportations d'enfants juifs : ils n'avaient pas commis de délit ou de crime, ils n'avaient pas attaqué l'armée allemande. Leur seul crime était d'être nés, d'être Juifs !

 

Surtout n’oublions jamais, car « les oublier, c’est comme si on les tuait une seconde fois ! ».

 

La froideur comptable des chiffres ne dira jamais tout.

 

Derrière elle se trouve la réalité du sort spécifique des enfants livrés à la destruction sous le signifiant maître mot du nazisme : la Selektion. Toutes les atrocités commises à l’égard des enfants. Non seulement parce que pour eux il n’y avait sur les rampes de tri d’Auschwitz qu’une et unique sélection, la première : pour les chambres à gaz, les fours crématoires. Mais encore parce que sur eux furent essayées et pratiquées toutes les formes d’assassinats, les euthanasies, les pratiques médicales sadiques d’ « expérimentation », l’esclavage sexuel, etc.

 

Quatorze mille enfants juifs de France ont été exterminés pendant la seconde guerre mondiale par les nazis et leurs collaborateurs français.

A Nîmes et dans le Gard ce nombre s’élève à une quarantaine.

N’oublions jamais !

 

Je voudrai terminer mon propos, en citant le rabbin Deutsch qui le soir de Yom Kippour 1946 s’adressait à sa communauté en ces termes :

 

Ne faisons pas parler les morts !

Ne faisons pas parler nos coreligionnaires déportés et qui ne sont pas revenus.

N'essayons pas d'interpréter quelle eût été leur pensée, leur conception de la vie, leurs désirs, s'ils étaient revenus.

Nous ne pouvons, croyez le bien, nous livrer honnêtement à ces spéculations.

Inconsciemment, nous leur faisons dire ce que nous aimerions entendre, ce que nous pensons nous-mêmes.

Mais il est une manière sûre d'honorer leur mémoire, de perpétuer leur souvenir, d'éviter que leur sacrifice n'ait été en vain : c'est de nous inspirer de la grande leçon qui se dégage de leur aventure.

 

Comme en toute chose, il y a dans ce domaine un juste milieu à tenir entre l'affliction stérile et l'oubli outrageux.

Considérons-nous tous, à tout moment, et partout, non pas comme les victimes de persécutions futures, mais comme les rescapés des persécutions d'hier.

Employons au mieux cette vie qui nous a été miraculeusement laissée, donnons-lui un but élevé, désintéressé, et surtout soyons humbles, d'une humilité consciente et voulue, sans rien abdiquer pourtant de nos droits".

C'est aussi ce que nous rappelle l'Ecriture : "Les Choses cachées, le mystère insondable de ces temps, appartiennent à l'Eternel, mais ce qui s'est produit au grand jour relève de nous et de nos enfants à jamais (Deutéronome 29,28)."

 

 

 

    A la mémoire des enfants juifs déportés de Gard

 

 


ALFANDARI Suzanne 17 ans

ALFANDARI Vital 14 ans

ARNSTEINIraml8ans

ARNSTEIN Marion 16 ans

ATHIAS François 4 ans

BAROUCH Eliane 3 ans

BAROUCH Maurice 7 ans

BAROUCH Robert 9 ans

BEER Claude 2 ans

BEER Michel 5 ans

BENICHOU Albert 16ans

BLOCH Jean Pierre 7 ans

BLOCH Jeanine 10 ans

BLUMENFELD Henri 2 ans

BLUMENFELD Jany 4 ans

BLUMENFELD Mireille 4 ans

CAZES Jacques 12 ans

GAZES Maurice 14 ans

DAVID Jeanne 16 ans

DAVID Maurice 18 ans


GUGENHEIM René 16 ans

 GUGENHEIM Bernard 17 ans

 GUGENHEIM Marcel 8 ans

KAHN Jean 14 ans

KAMINSKI Daniel 3 ans

KAMINSKI Noémie 7 ans

KLAIM Alfred 11 ans

KOHEN Liliane 16 ans

KUNE Ginette 15 ans

LEWENCON André 10 ans

MOSCOWIZC Myriam 4 ans

MOSCOWICZ Michel 7ans

SCHLESINGER Renée 13 ans

SPIEGELJeanlSans

SPIRA Jean 7 ans

TCHAPKA André 13 ans

TEHENOLE Pauline 10 ans

VIGDERHAUS Jacques 10 ans

VIGDERHAUS Daniel 13 ans

ZECKENDORF Elisabeth 17 ans


Victimes des nazis et de leurs collaborateurs de Vichy

assassinés à Auschwitz 1942-1944

 

 

 

 

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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 11:58

bandoShoah2011

A la fin de la seconde guerre mondiale, le monde découvre l'horreur de la Shoah : 6 millions de juifs exterminés dans d'atroces souffrances, soit un tiers de la population juive mondiale.

La Shoah fut la plus grande entreprise d'anéantissement industriel jamais conçue, avec ses méthodes scientifiques, son processus systématique de recherche de victimes, sa mise en place d'une organisation bureaucratique du crime, ses expérimentations médicales horribles.

Le monde découvre ces camps d'internement, ces convois de déportés transportés dans des conditions inhumaines, dans des trains de marchandises ou des wagons à bestiaux vers les camps de concentration : Dachau, Struthof, Mathausen, Dora, Bergen Belsen, Ravensbrück, Buchenwald, Flossenberg, Sachsenhausen, Neuengamme...
...et aussi tous les camps d'extermination spécialement conçus pour détruire tous les juifs tombés entre les mains de l'Allemagne nazie.

Ces noms qui ont sonné le glas de l'humanité : Auschwitz, Birkenau, Maïdanek, Treblinka, Chelmno, Sobibor, Belzec...
Leur seule évocation éveille en nous un sentiment de révolte, car chaque instant du martyr de nos frères et soeurs est à jamais inscrit dans notre mémoire collective.

Ainsi ont péri assassinés des millions de juifs

sans sépulture, sans la moindre prière

La mémoire de ce crime sans nom ne peut, ne doit être effacée. Il faut garder à l'esprit que pendant un temps, l'Homme avait cessé d'exister. Plus le moindre sentiment d'humanité. Une éclipse totale. La nuit la plus sombre, celle où tuer était la règle absolue. Il fallait anéantir, faire en sorte qu'aucune trace ne subsiste de ces victimes. Leur retirer l'identité en les marquant d'un numéro n'était pas suffisant, il fallait que leurs corps disparaissent et que le vent de l'oubli emporte à jamais leurs cendres.

Le 12 avril 1951, le Parlement Israélien a proclamé la date hébraïque du 27 nissan à la fois jour de commémoration du soulèvement du ghetto de Varsovie (19 avril 1943) et de la Shoah (en hébreu : catastrophe), où six millions de juifs ont péri, victimes des nazis.

Cette date a été choisie parce qu'elle se situe entre l’anniversaire de la révolte du ghetto de Varsovie et le Yom Hazikaron, Jour du Souvenir, qui précède l’anniversaire de la création de l’Etat d’Israël, Yom Haatsmaout.

Comme seul ce qui est ritualisé est mémorisé, il a été préconisé en Israël et dans la plupart des communautés juives d’observer la journée du 27 nissan comme journée d’évocation de l’histoire de la Shoah, au seuil de laquelle il faut allumer une bougie ou une veilleuse, comme on le fait traditionnellement à l’anniversaire de la disparition d’un être cher.

Ce jour-là, un Kaddich s'élève à l'unisson de toutes les synagogues du monde pour ceux qui sont partis sans prière.

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 18:56

Pour ne pas oublier

 

Pour ne pas oublier ce qu'est un génocide

Un juif, un holocauste, un SS, un kapo

Pour ne pas oublier la cruauté morbide

Des chefs de la milice et de la gestapo

 01

Pour ne pas oublier que l'étoile était jaune

Son port obligatoire à partir de six ans

Pour ne pas oublier qu'il existait des zones

Où le fait d'être humain n'était plus suffisant

02 

Pour ne pas oublier ce que Shoa veut dire :

"Catastrophe" en hébreu et dans le monde entier

Pour ne pas oublier les témoins du martyre

Les rafles du Vel d'Hiv, Barbie, Papon, Touvier

 

Pour ne pas oublier le trajet sans escale

De Drancy à Auschwitz, au camp de Birkenau

Pour ne pas oublier la solution finale

Treblinka, Buchenwald, Ravensbrück et Dachau

 04

Pour ne pas oublier que dans le crématoire

Après la chambre à gaz, on enfournait les corps

Pour ne pas oublier les Ombres de L'Histoire

Des lois de Nuremberg aux " marches de la mort"

 shoah 3

POUR NE PAS OUBLIER, ces mots sont un message

Aux enfants d'aujourd'hui qui les diront demain

Pour que d'autres plus tard transmettent l'héritage

qui nous est parvenu de six millions d'humains.

 

G. Cazé-12 février 2005.

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 13:48

saintete 200X287

La sainteté au quotidien

 La notion de sainteté est essentiellement religieuse. Le bouddhiste parle de sa Sainteté de Dalaï Lama, le catholique du saint Père. On ne dira pas de Zidane que c'est un saint homme pour avoir marquer des buts ; même Einstein qui fut à la fin de sa vie un partisan du pacifisme n'obtint pas ce qualificatif. La Sainteté, notion religieuse donc !

La Torah en fait l'un des thèmes majeurs du Lévitique, selon ce que nous lirons ce Shabbath : « Saints vous serez, car saint, Je suis l'Eternel votre Dieu. »

Deux remarques :

1- Le verset pose un parallélisme entre la sainteté demandé au peuple d’Israël et la sainteté de Dieu. Israël est invité à se sanctifier, car Dieu est saint.

2- Le verset ne demande pas au peuple Israël d'être saint « comme » Dieu est saint, mais « car » Dieu est saint.

Ces deux remarques nous paraissent importantes :

La sainteté de l'homme ne se confond pas avec la sainteté divine. Pour l'homme, la sainteté se situe dans un projet  « vous serez », il s'agit d'un futur permanent. L'homme se met en mouvement de sainteté, alors que Dieu EST saint.

Lorsque Isaïe (§ VI) fait sa première expérience prophétique, il entend les anges proclamer : « Saint, saint, saint, l'Eternel des armées… » / en hébreu, cela signifie le Dieu du cosmos.

Cette sainteté divine signifie la séparation radicale de Dieu par rapport au monde (ce qui s’oppose au panthéisme de Spinoza). Dieu ne s'identifie pas au monde, tel est l'enseignement ultime de la Création des Cieux et de la Terre.

La sainteté induit une séparation, dans le sens d'une élévation, dans le sens d'une rupture d'avec la nature ; à commencer par notre nature, notre instinct.

La première réaction serait celle d'un rejet radical du monde tel qu'il est. Pensons aux Esséniens cette secte juive, de l'époque du second Temple, qui coupa les ponts avec la cité judéenne, le plus souvent avec vœu de célibat. Pour les Esséniens, la sainteté s'entendait dans un sens extrême, radical, sans demi-mesure. Face à eux, il existait les Pharisiens, les Péroushim, littéralement « Séparés ».

Par ailleurs nous lisons dans les Pirkey Avoth, de la bouche de Hillel : Al tifrosh min hatsibour « Ne t'écarte pas de la communauté. »

Le Pharisien vivait dans la communauté, et non loin du monde. Comment ne pas se séparer de la communauté et vivre la séparation ? La réponse se trouve dans notre paracha. La sainteté, dont parle la Torah n'invite pas à une rupture totale, mais à introduire la volonté divine dans le monde, selon ce qu’expriment les versets d’après : respecter ses parents, laisser un coin pour le pauvre, aimer son prochain comme soi-même, aimer l’étranger comme soi-même, etc.

 

Etre saint, c’est vivre sa vie d’homme en se sachant partenaire de Dieu.

Ph. Haddad

 

 

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 12:34

IsraelTous ceux qui s’occupent de vouloir fixer des limites à l’Etat d’Israël pour lui coller un état palestinien qui ne sera en rien démocratique comme ils osent le prétendre, utilisent un jour ou l’autre l’expression qui présente l’état palestinien dans « les frontières de 1967 ».

Remarquez que la phrase n’est jamais finie. Les frontières de 1967 oui, mais de quel pays au juste ?

La méthode est malhonnête parce qu’elle laisse entendre q’un état palestinien existait avant 1967 et qu’il a été occupé par Israël, faisant de l’Etat juif une puissance impérialiste et colonialiste d’un état souverain.

Or si les médias malhonnêtes ne précisent pas à quels pays appartiennent ces frontières, on doit dire ici même aux lecteurs la vérité, la seule véritable et vérifiable partout sauf chez les émules des nouveaux nazis, à savoir qu’en 1967, les frontières étaient entre Israël, et ses voisins la Jordanie, l’Egypte, le Liban et la Syrie. D’Etat palestinien, il n’y en avait point. Mais comme c’est Israël qu’on veut clouer au pilori, tous les moyens sont bons pour le rendre coupable aux yeux des lecteurs.

Ce que l’on appelle couramment aujourd’hui les « territoires palestiniens occupés », ont été curieusement appelés « territoires palestiniens occupés » que depuis qu’Israël les a conquis à l’Egypte et à la Jordanie lors de la guerre des six jours en 1967.

Pourquoi n’étaient-ils pas appelés palestiniens quand ils étaient sous domination égyptienne et jordanienne ?

Pourquoi n’étaient-ils pas considérés occupés ?

Il faut chercher dans le « manuel du petit antisémite déguisé en antisioniste » pour y trouver sa réponse. Et apparemment, ce manuel fait fürher, dans les chancelleries et les rédactions du monde, y compris chez certains qui se présentent comme les « amis » d’Israël pour mieux le trahir.

Aujourd’hui, dans une interview de Mahmoud Abbas , président illégitime des Palestiniens puisque son mandat de président s’est terminé en 2009, que de nouvelles élections n’ont pas eu lieu depuis de peur de les perdre devant le Hamas, mais qui continue d’être reconnu par la communauté internationale tant qu’il peut nuire à Israël, le Figaro pousse encore le bouchon un peu plus loin dans l’accusation d’Israël.

Il pose la question suivante : « vous comptez obtenir, en septembre, à l’assemblée générale des Nations Unies, une reconnaissance internationale de l’Etat palestinien, dans SES frontières de 1967 ».

Le Figaro, parle de l’Etat palestinien et de SES FRONTIERES DE 1967, inventant du coup un état qui n’a jamais existé, et présentant de fait Israël comme coupable d’occuper un pays souverain. Alors que les salauds précédents avaient au moins la pudeur de laisser la phrase incomplète, laissant à l’imagination du lecteur-futur-antisémite le soin de voir en Israël un occupant, le Figaro, lui, emporté par son phantasme de culpabiliser l’Etat Juif, fait du révisionniste et transforme l’histoire.

La faute n’est pas tant à faire porter par les seuls journalistes-propagandistes. La responsabilité de donner au public des fausses informations, pour les orienter vers une haine d’Israël revient aussi aux politiques qui côtoient et se font interviewer par ces mêmes organes de presse, leur donnant ainsi une certaine légitimité. Le mensonge devient alors la règle.

Israël est une fois de plus diabolisé, comme on diabolisait les Juifs dans les années 30.

Alain Legaret

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24 avril 2011 7 24 /04 /avril /2011 16:08

ShoahEn ce jour de commémoration de la déportation, partout en France, des cérémonies du Souvenir sont organisées.

Dans toutes les villes et les villages de France, on se souvient ou plutôt certains se souviennent !

A la télévision cette semaine, était rediffusé le procès d’Adolf Eichmann.

50 ans après, l’organisateur de la solution finale se retrouvait face à ceux de ses victimes qui avaient miraculeusement échappé à l’extermination.

Leurs témoignages dignes, poignants et bouleversants contrastaient avec la froideur glaciale de la machine à tuer.

Pas un mot de compassion, pas un geste d’émotion, pas l’ombre d’un regret n’étaient perceptibles dans le regard ou l’attitude du bourreau Eichmann.

Sa seule réponse était l’obéissance et la fidélité au serment qu’il avait fait à Hitler et III° Reich.

On a pu entendre des centaines de récits qui décrivaient l’horreur absolue. Tous les coupables étaient désignés : en premier lieu les nazis et leur inhumanité, les troupes allemandes et leurs mécaniques infernales, les collaborateurs ayant prêté main forte à ce génocide organisé.

Mais aussi, le silence des nations face à la Shoah et à la déportation. Comme cette négociation, racontée dans le reportage, entre Eichmann et les représentants des alliés, au cours de laquelle le régime nazi proposa d’échanger 1 million de juifs contre 10 000 camions. Une occasion unique et exceptionnelle de sauver 1 million de juifs de l’extermination, une occasion que nul n’avait le droit de laisser passer.

Et bien non, pour les Forces alliées, 1 million de vies juives ne valaient pas 10 000 camions !

Voilà une triste vérité que nous ne devons jamais oublier. Comme nous ne devons jamais oublier celles et ceux qui ont donné leur vie pour libérer l’Europe du joug nazi.

Mais, comment ne pas être indigné devant ce calcul machiavélique qui on le sait, dans le monde fortement antisémite de ces années noires, ne voulait surtout pas que la propagande dise que l’on allait pouvoir mourir pour sauver des juifs. On se battait pour la liberté mais pas pour des juifs !

Telle est la réalité historique. Avec ses côtés sombres et ses côtés lumineux, rendons ici hommage aux justes parmi les nations.

Aujourd’hui, 66 ans après cette tragédie déshonorante pour l’humanité, nous devons nous souvenir, raconter et en tirer des conclusions : celles pour l’Humanité, afin que chacun sache qu’il peut avoir à choisir entre la bête et l’humain ; et celles pour nous, juifs, qui ne devons jamais oublier mais rester vigilants et conscients du fait que l’ingérence des nations est souvent trop tardive ou mal employée. 

Notre combat humaniste et antiraciste est un devoir. Nous devons être forts de notre histoire passée et avoir à l’esprit que la Liberté est une valeur que nous devons défendre.

L’Etat d’Israël n’est pas la solution à la Shoah mais il en est la meilleure réponse. Voilà pourquoi nous devons être à ses côtés.

Gil TAIEB

 

 

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24 avril 2011 7 24 /04 /avril /2011 11:09

Le Centre Culturel Sarah et Aimé Grumbach vous rappelle

qu’il reprend ses repas hebdomadaires ce

JEUDI 28 AVRIL 2011 à 12h30

Nous vous y accueillerons  amicalement.

 

0°0°0°0°0°0°0°0°0°0°0°0°0°0°0°0°

 

MARDI 3 MAI 2011 à 18 heures

GRANDE CONFERENCE-COCKTAIL

Avec la participation effective de :

 

Mr le Rabbin Didier KASSABI

Rabbin Régional

Mr le Professeur JOUBERT

Chef de service de réanimation, CHU de Nîmes

Docteur Georges BENFREDJ

Psychiatre

Ils débattront du thème :

« Questionnement sur l’euthanasie à la

Lumière du Judaïsme »

P.A.F. 15 €uros.

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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 08:30

Projet non

QUI EST JUIF ? PAR ABRAHAM HESCHEL

Qui est juif ? Celui qui sait comment rappeler et maintenir en vie ce qu'il y a de sacré dans le passé de notre peuple et de chérir la promesse et la vision de la rédemption dans les jours à venir.

Nous publions ci-dessous un des textes qui ont fait la réputation d'Abraham Heschel. On sait qu'il fut un érudit et philosophe de la religion. Né en Bologne au sein d'une famille de rabbins hassidiques, il fut déporté par les nazis.

 Ses travaux couvrent pratiquement tous les domaines de la pensée juive. Le texte que nous publions ici est extrait d'un discours prononcé par le docteur Heschel lors du Congrès sioniste mondial de 1972.

 Qui est juif ? Celui qui sait comment rappeler et maintenir en vie ce qu'il y a de sacré dans le passé de notre peuple et de chérir la promesse et la vision de la rédemption dans les jours à venir.

ui est Juif ? Un témoin de la transcendance et de la présence de Dieu ; une personne dans la vie de laquelle Abraham se sentirait chez lui, une personne pour laquelle le rabbin Akiba éprouverait des sentiments de profonde affinité, une personne dont les martyrs juifs de toutes les époques n'auraient pas à rougir.

Qui est juif ? Celui dont l'intégrité se dégrade s'il ne se sent pas ému par la connaissance des torts causés à d'autres peuples. Qui est Juif ? Celui que préoccupent les rêves et les desseins de Dieu ; celui pour qui Dieu est une réalité et non une abstraction. Celui à qui il est demandé de connaître la contribution de Dieu à l'Histoire ; de participer à la sanctification du temps et à l'édification de la Terre Sainte, de nourrir une véritable passion pour la Justice, de pouvoir considérer comme un véritable événement le retour, chaque semaine, du vendredi soir. Qui est juif ? Celui qui sait comment rappeler et maintenir en vie ce qu'il y a de sacré dans le passé de notre peuple et de chérir la promesse et la vision de la rédemption dans les jours à venir.

 

Comment assurer la survivance des   juifs  ?   Le    meilleur prophète de notre avenir est notre passé. Comment avons-nous réagi aux assauts et aux défis du changement et de la décadence, de la  persécution  et  du  mépris,   et comment avons-nous survécu en tant que   peuple   à   travers   tant   de siècles ? Nous n'avions ni puissance, ni alliés, ni amis, ni territoire, ni organisation apparente susceptible de nous garder intacts, fidèles à nous-mêmes, sains et saufs.

La réponse souvent fournie et selon laquelle nous aurions gardé notre cohésion grâce à la force de l'idée d'un Dieu unique ; que notre allégeance à ce Dieu aurait transcendé le pouvoir des rois et des

tyrans ainsi que le mépris et la haine de nos voisins - tout cela n'est que pure affabulation. Les juifs ont été souvent attaqués au nom de mythes et d'idées séduisants et puissants et cependant ils ont résisté à la tentation de la conversion et de l'assimilation. En outre, l'homme est fait de chair et de sang ; il a un cœur et un esprit. Comment pourrait-il vivre sur de simples abstractions ?

Ce qui nous permit de rester intacts fut un engagement du cœur et de l'âme, l'amour qui va de pair avec le caractère et la conviction.

La réponse la plus sage qui puisse être apportée au mystère de notre survivance peut être trouvée dans la parole célèbre : Dieu, Israël et la Torah ne font qu'un. Ces trois réalités sont inséparables, interdépendantes, et y souscrire signifie appréciation et amour.

Toute vie à laquelle manque l'engagement à une seule de ces trois réalités ressemble à un trépied qui n'aurait que deux jambes et cependant, ces trois notions ne sont pas d'égale valeur et doivent être

paru dans Information Juive

 

 

 

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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 11:35
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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 15:38
Ils prétendent oeuvrer pour éclairer les esprits
 
Et multiplient articles et inepties ;
 
Ils sèment élégamment les graines de la confusion,
 
Les faussaires de l’information.
Ils argüent d’une pseudo objectivité
 
Qu’ils habillent de leurs concepts glacés ;
 
Leurs litanies sont moulées dans un méchant jargon,
 
Les faussaires de l’information.
Ils affirment et prennent le parti pris
 
Des assassins revêtus de leurs plus beaux habits
 
Ainsi, ils instillent le poison de leurs visions
 
Les faussaires de l’information.
Israël est l’éternel coupable idéal,
 
Il faut bien que sur un peuple se dépose tout le mal !
 
C’est ainsi qu’ils conçoivent leurs missions,
 
Les faussaires de l’information.
Il n’y a plus de famille et plus d’enfants,
 
Il y a seulement de lointains colons ;
 
On ne peut donc pleurer leurs sangs.
 
Qu’il est doux d’être faussaire de l’information !
Leurs reportages sont truffés de mots codés
 
Qui brouillent les esprits des honnêtes gens
 
Ils avancent masqués,
 
Les faussaires de l’information.
 
Ils sont les collaborateurs de la pensée unique,
 
Surtout ne jamais être à contre-courant !
 
Mais ils trahissent les libertés démocratiques
 
Les faussaires de l’information !
Honte sur les journalistes
 
Qui ont choisi d’être les complices
 
De l’abomination de ces assassins
 
Qu’ils couvrent de leurs articles pro-palestiniens.
Rachel Franco
 
Israël, le 14 mars 2011
 
Écrit suite au massacre à l’arme blanche de la famille Fogel et à la manière honteuse dont les médias ont couvert cette abomination.
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  • Responsable communautaire, j'ai souhaité créer, avec ce blog, le lien humain et amical qui nous fait tant défaut dans ce monde égoïste
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